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actualité - Page 3703

  • Les mécomptes de Touraine sur la Sécu

    On sait déjà que Marisol Touraine ne sait pas élever sa progéniture, avec un fils fort connu de la  gendarmerie qui, quand il « n’emprunte » pas la carte bleue et la voiture de maman, se livre à des fréquentations prolongées avec les substances psychotropes, de celles qui se fument et vous font voir des visions psychédéliques telles des dromadaires fuchsia jouant de l’accordéon, des grenouilles avec des cravates ou des chevrettes enseignant l’anglais…

    On sait aussi que dame Touraine fut une lamentable ministre de la Santé. Comme le déclarait de docteur Benzaqui dans Le Figaro du 13 novembre 2015 : « Anti-ministre de la Santé par excellence, Mme Touraine a fait du conflit permanent sa marque de fabrique. En près de 4 ans, elle a réussit à rompre un à un les liens qui unissaient les acteurs du système de santé…au détriment des patients ». Et de montrer combien sa politique sectaire animée par le dogmatisme économique, montant « le privé » contre « le public », a dégradé et l’un, et l’autre.

    On apprend maintenant que notre andouillette de Touraine ne sait pas compter, ou plutôt, se tire elle-même une balle dans le pied en échafaudant une démonstration… en oubliant au passage les trois quarts des éléments.  Ainsi, elle prétend que le programme de Fillon provoquera un surcoût de 3200 euros par famille pour se soigner. Un chiffre obtenu en prenant le montant total de l’objectif national des dépenses de santé (Ondam), soit 190 milliards d’euros, en soustrayant la part des affections longue durée soit 100 milliards d’euros, et en divisant par 28 millions de foyers. Elle va jusqu’à prétendre que « Les familles doivent savoir que le cycle des angines et gastros hivernales, que les vaccinations, le traitement des caries, les consultations régulières chez l’ophtalmologue ou, pour les femmes, le gynécologue devront être payés de leur poche».

    Désolée Madame la ministre, mais c’est DEJA le cas chez beaucoup de familles, même pauvres… Chez les XIEP par exemple, où l’on ne roule pas sur l’or ni même sur la ferraille, les dépenses de santés grèvent le budget de manière drastique. La gastro ? Elle est soignée par le bon vieux coca-cola, qui a au moins cette qualité. La Sécu ne rembourse pas l’ostéopathe, bien plus efficace que les anti-inflammatoires.   La grippe ? On la soigne à l’oscillococcinum (pas remboursé bien sur) au lieu du vaccin. Les douleurs ? Le bon vieil arnica, pas remboursé quand il est en gel. Une jeune Xiep s’étant fait une entorse, elle fut soignée à l’argile verte et à l’arnica, remise sur pied moins d’une semaine… par des produits non remboursés. Pour tout ce qui est virus, le phytostantard Echinacée-Cyprès, pour les allergies le cassis-plantin, pour l’acné, bardane-pensée sauvage-fumeterre. La vénérable ancêtre de la tribu Xiep a laissé tomber le médicament générique pour la tension, certes remboursé, mais nocif pour sa santé, et pris un produit d’embryon-thérapie, Gemo tension, très efficace et bien sur payant…    Quant à l’auteur de ses lignes, il a guéri sa tension récurrente grâce à un complément, le Cardiel… oui, vous avez deviné… non remboursé.

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  • Comprendre le terrorisme et relever le défi, par Philippe Conrad

    « Comprendre le terrorisme et relever le défi », tel est le titre de l’éditorial du hors série n° 13 de la Nouvelle Revue d’Histoire, consacré au terrorisme. C’est ce texte, signé par Philippe Conrad, que nous publions ci-dessous.

    Terrorisme-NRH-2-300x300.jpgSemant l’inquiétude et suscitant une condamnation générale, le « terrorisme » s’est progressivement installé au premier rang des préoccupations des Français. Mais, demeure le sentiment diffus qu’il n’a pas été analysé pour ce qu’il est, que les dirigeants des pays occidentaux n’ont pas évalué correctement la nature du défi qui leur est lancé. La définition du phénomène demeure incomplète, au point que les grilles d’interprétation utilisées pour en rendre compte apparaissent dangereusement obsolètes, le mot « terrorisme » désignant souvent des réalités bien différentes.

    Si l’on se réfère à l’étymologie, le latin terrere signifie « terrifier » ou « effrayer », mais le mot peut recouvrir des acceptions très larges. Il apparaît dès 1794 pour rendre compte de la politique de « Terreur » mise en œuvre à partir de l’automne 1793 par le Comité de salut public pour sauver la République menacée. Cette terreur organisée par l’État n’a guère à voir avec les violences aveugles exercées par des minorités se jugeant opprimées. Dans un autre registre, le tyrannicide légitimé par les clercs, notamment dans le contexte des guerres religieuses de l’époque moderne correspond à un contexte bien particulier. L’assassin d’Henri III ou les conspirateurs qui tentent de faire sauter le Parlement anglais appartiennent à un autre monde de croyances et de représentations.

    La machine infernale de la rue Saint-Nicaise, qui doit tuer le Premier Consul Napoléon Bonaparte s’inscrit davantage dans notre vision contemporaine du terrorisme, tout comme l’attentat qui coûte la vie – à Marseille, en octobre 1934 – au roi Alexandre de Yougoslavie. Il s’agit là, en faisant disparaître un chef d’État, de créer les conditions d’un chaos dont on attend qu’il permette de changer la situation politique mais l’attentat, réussi ou non, n’est qu’un épisode d’une lutte pour le pouvoir, il ne signifie pas une volonté de bouleversement radical de l’ordre établi et de la société dans son ensemble.

    L’émergence du sentiment national va bientôt fournir, à partir du XIXe siècle, une légitimité nouvelle aux actions violentes de peuples luttant pour leur émancipation, des Irlandais rebelles aux Macédoniens privés d’État lors des recompositions territoriales balkaniques, des combattants de l’Irgoun sioniste aux fellaghas algériens. Selon le point de vue adopté à propos de ces différents conflits, le « terroriste » peut se transformer en « résistant », sans qu’il soit possible de départager sans appel les différents acteurs, le cas de l’interminable conflit israélo-palestinien demeurant exemplaire à cet égard.

    Le terrorisme révolutionnaire visant à abattre l’ordre politique et social existant est d’une autre nature. Les nihilistes russes champions de la « table rase », les militants de la Fraction armée rouge allemande d’Andreas Baader hostiles à « l’impérialisme », ceux des Brigades rouges déterminés à établir un « pouvoir ouvrier » aux contours des plus flous se reconnaissent dans leur volonté commune du recours à la violence sachant que celle-ci, selon la formule de Raymond Aron, va obtenir « des effets psychologiques hors de proportion avec ses résultats physiques. » Elle doit intimider et faire peur, afin de créer les conditions d’un chaos dont on espère qu’il mobilisera « les masses » en vue du triomphe de la Révolution, porteuse des éternels « lendemains qui chantent ». Il faut toutefois constater que, le plus souvent, les capacités de résilience des sociétés ont permis de venir à bout des minorités violentes.

    Le terrorisme auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est d’une nature différente. Il ne vise pas le triomphe d’une idéologie révolutionnaire telle que celles que nous avons connues depuis deux siècles, il ne revendique aucun territoire particulier. Il vise en revanche l’établissement d’un Dar al-Islam appelé à se confondre avec l’ensemble du monde. La bataille engagée dans un monde musulman, fort d’un milliard trois cents millions d’âmes apparaît, de ce point de vue, décisive car la victoire des islamistes, aujourd’hui encore minoritaires, signifierait la fatalité d’un « choc des civilisations » porteur de terribles conséquences.

    Philippe Conrad

    http://fr.novopress.info/

  • Fondation Polémia : 2e Forum de la dissidence. Compte rendu. Troisième partie

     2e table ronde

    Animée par Karim Ouchikh

    La dissidence face à l’islamisme

    Et

    3e table ronde

    Animée par Romain Lecap

    La répartition des clandestins en France

    Deuxième table ronde

    La 2e table ronde a été dirigée par Karim Ouchikh (SIEL). Elle réunissait Alain Wagner (Union de défense des citoyens et contribuables), Maurice Vidal (Riposte laïque), Alain de Peretti (Vigilance Halal).

    Pour Karim Ouchikh, la dissidence exprime une volonté de résister à l’oppression du politiquement correct. Il observe que la question de la place de l’islam dans notre pays relève d’un considérable tabou. L’islam constitue un réel problème pour la société française. Dans sa théologie, l’islam paraît incompatible avec la République. Face à ce défi, beaucoup de partis politiques montrent une grande frilosité. S’il faut reconnaître à quelques personnalités une perspicacité dans l’approche de la question, en revanche elles ne proposent aucune solution. Il ne peut y avoir aucun accommodement confessionnel avec l’islam : il est inconciliable avec notre civilisation et notre modèle politique et juridique.

    Dans la situation présente, l’islam tend à jalonner notre société de marqueurs identitaires : le vêtement exotique, le halal, les mosquées. A l’encontre de cette emprise progressive, le modèle français de civilisation doit être défini sans détours : soit il s’agit d’un modèle de société républicaine fait de principes abstraits et, en définitive, insipides ; soit ce modèle trouve son fondement dans la civilisation chrétienne. C’est bien dans ce second sens que réside l’identité française. Alors les musulmans qui souhaitent demeurer sur le territoire doivent admettre cette identité et se plier aux règles qu’elle implique. S’ils s’y refusent, en ce cas, ils doivent faire le choix de terres en accord avec les préceptes qui guident leur existence.

    Alain Wagner a pour approche de parler des faits. En premier lieu il s’appuie sur un document publié par l’ISESCO (Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture), intitulé Stratégie de l’action islamique culturelle à l’extérieur du monde islamique. Cette stratégie a été arrêtée à la neuvième session de l’Organisation de la conférence islamique réunie à Doha en 2000. Dénommée aujourd’hui Organisation de la coopération islamique, elle associe 57 pays. Elle a notamment pour but de consolider les relations dans les domaines du commerce, de l’éducation et de la culture. Pour l’Europe, il s’agit de conjurer toute intégration des musulmans au mode de vie des sociétés d’accueil. Des communautés islamiques doivent s’implanter dont le fonctionnement répondrait aux règles de la charia. Parallèlement, l’objectif est de conquérir des postes dans les domaines politique, économique et de la communication médiatique. Pour s’assurer de cette authenticité islamique et sa perpétuation, il est essentiel de faire obstacle à toute acquisition par les enfants des valeurs de nos sociétés occidentales. Cette visée passe par le développement de centres culturels islamiques guidés dans leur action par la charia, avec la construction de mosquées, l’implantation de centres culturels proprement dits et l’ouverture d’écoles islamiques. L’apprentissage de l’arabe, langue de l’islam, fait, bien sûr, partie des lignes éducatives. Il faut observer que parmi les ministres deux sont binationaux et le ministre de l’Education nationale a décidé de développer l’enseignement de la langue arabe.

    Concernant l’édification de mosquées, il faut souligner qu’elle est favorisée par le gouvernement et que leur financement repose sur de l’argent public à hauteur de 30% des montants.

    Parmi les actions à entreprendre, il est nécessaire d’engager des procédures pour l’annulation des permis de construire de ces mosquées. Un exemple emblématique est le projet de Grande Mosquée de Bordeaux pour lequel Alain Juppé a donné son accord en 2008. A ce propos, il faut remarquer les liens entretenus par le maire de Bordeaux avec l’imam Tarek Oubrou qui fut proche de l’UOIF.

    Maurice Vidal (Riposte laïque) est un professeur de philosophie qui a été confronté dans son enseignement à l’attitude d’élèves musulmans.

    Outre l’apprentissage des différentes matières nécessaires à la formation des élèves, l’Education nationale a pour rôle de leur enseigner les valeurs associées à la nation. Aujourd’hui ces élèves face auxquels s’est trouvé Maurice Vidal se moquent de ces valeurs et ils le disent à leurs maîtres. Le délitement de l’institution est tel qu’un élève qui menace de frapper son professeur n’encourt aucune sanction. Faire part de la situation qui prévaut dans les établissements est considéré comme faire le jeu du Front national.

    La carrière de Maurice Vidal est ainsi émaillée d’incidents :

    • le dessin d’une main avec un doigt coupé affiché sur la porte de la classe ;
    • une agression avec un extincteur par deux élèves d’origine maghrébine ; quelque temps plus tard un autre élève signale au professeur que ses agresseurs sont venus de la mosquée de Lunel où l’imam a jugé que ses cours n’étaient pas conformes au Coran ;
    • lors d’un cours de philosophie dans lequel Maurice Vidal évoque les grandes notions de la condition humaine et les religions, il est interrompu par un élève qui affirme que la seule religion c’est le Coran;
    • professant sur la philosophie du soupçon en citant Nietzsche, Marx et Freud, il est, là aussi, pris à partie pour s’être référé à des auteurs pour lesquels Dieu n’existe pas ;
    • de même, son enseignement a été perturbé lors d’un cours sur la vérité par un lycéen qui a déclaré de manière péremptoire que la vérité c’est le Coran;
    • un dernier exemple concerne le choix du livre que les élèves auraient à présenter à l’oral du baccalauréat ; le professeur avait retenu l’Existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre ; cette sélection a été rejetée par des élèves musulmans.

    Ces diverses péripéties illustrent ce que représente le Coran : une parole et une récitation. Il s’agit de l’apprendre par cœur et de le réciter à la lettre. L’islam apparaît comme une soumission face à laquelle il n’y a pas de compromis possible.

    Maurice Vidal conclut en proclamant qu’il faut avoir le courage d’être debout.

    Alain de Peretti (président de Vigilance Halal), praticien vétérinaire exerçant dans le secteur libéral, a débuté son intervention par ce constat : dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es. Il souligne que prendre ensemble un repas est la première activité de sociabilité de l’homme.

    L’abattage halal est licite du point de vue de la charia. Mais cette méthode d’exécution de l’animal lui cause une souffrance ; elle comporte un risque sanitaire ; elle constitue une pompe à finances. Elle permet de maintenir le musulman dans un état d’apartheid volontaire. Le halal est le Cheval de Troie de l’islamisation et il permet de montrer un aspect de l’islam.

    Il faut observer que dans nos sociétés les animaux ont toujours été assommés avant d’être saignés.

    Par rapport au phénomène du halal, qui est une voie d’emprise de l’islamisme, quelles formes doit prendre la dissidence ?

    La dissidence implique un engagement personnel. Le dissident soviétique ne disposait que du papier. Pour nous, les moyens sont plus larges. En créant un mouvement Les vigilants et en observant ce qui se passe autour de soi, il est possible, par exemple, d’intervenir auprès de la cantine scolaire des enfants dans le cas d’une entorse aux principes qui fondent notre vie commune. La démarche, si elle n’aboutit pas, peut être poursuivie auprès du département, de la mairie et du fournisseur.

    Nous sommes aussi des consommateurs et nous pouvons être amenés comme tels à réagir face à l’arrivée du halal. Ainsi, il était inscrit sur une boîte de somnifères vendue par un laboratoire connu que l’enveloppe du produit était fabriquée au moyen de gélatine de bœuf halal. Aux interrogations qui furent adressées au laboratoire celui-ci a répondu qu’il ne pouvait pas prendre en compte les opinions de tous les clients. Une campagne a alors été engagée avec des photos de la boîte incriminée et l’envoi de courriels destinés à saturer la messagerie de l’entreprise. Il s’agit d’exercer une pression constante permise notamment par le développement des réseaux sociaux : Facebook, Twitter…

    Il existe d’autres formes de recours :

    • pour le moment, les procédures judiciaires n’ont donné aucun résultat et une action en carence est entreprise devant la juridiction européenne ;
    • une association a adressé des propositions au ministère de l’Agriculture qui a jugé les mesures préconisées comme acceptables mais inapplicables ;
    • une pression exercée auprès des bouchers.

    3e table ronde 

    Animée par Romain Lecap

    La répartition des clandestins en France

    Romain Lecap était entouré par Nicolas Faure (porte-parole du LIEN), Thibault Audra (« Pas de migrants en Ile-de-France »), Aurélien Verhassel (Collectif « Les Hauts de France sans migrants »).

    L’association dont Nicolas Faure est le porte-parole (LiEn) a été créée à l’annonce de la dispersion dans toute la France des immigrés clandestins jusque-là au camp de Calais. Elle met à la disposition un modèle de procédures pour l’engagement de toute action mais aussi des formules de pétition ou de tract.

    Le site de l’association (www.libertes-entraide.fr) présente six argumentaires pour contrer l’accueil de migrants en Ile-de-France. En effet, pour offrir toute leur portée aux arguments énoncés, il est nécessaire d’être factuel : alors, dans la dialectique qui s’engage, les éléments avancés étant fondés et précis, la victoire est certaine.

    Thibault Audra, responsable du collectif « Pas de migrants en Ile-de-France », s’est investi contre l’arrivée à Louveciennes-Rocquencourt des migrants venus de Calais. Les populations des communes concernées sont plutôt aisées et leurs préoccupations sont d’abord orientées vers leurs carrières professionnelles qu’ils privilégient par rapport aux questions politiques. L’action a commencé par l’ouverture d’une page Facebook. Il était indiqué notamment les coordonnées de la mairie de Rocquencourt et celles de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique qui se propose d’accueillir des migrants dans ses locaux.

    Aurélien Verhassel, reponsable du collectif « Les Hauts de France sans migrants », observe qu’il n’a pas rencontré de personnes disposées à accueillir à leur domicile des migrants. A l’échelon communal, certaines villes ont réussi à s’opposer à l’accueil de ces immigrés clandestins. A l’inverse, d’autres, du fait de l’attitude de leurs élus, n’ont pas pu y faire obstacle. Ainsi à Croisilles (Pas-de-Calais), malgré des manifestations de la population auxquelles le Collectif avait notamment appelé, le conseil municipal a voté à une large majorité en faveur de l’implantation d’un Centre d’accueil et d’orientation (CAO). Ces immigrés, en majorité soudanais, étaient pour certains d’entre eux les membres de la troupe théâtrale du camp de Calais. Ils ont reçu la visite de Manuel Valls, tout rassemblement d’opposition étant interdit. Quant à ceux qui applaudirent leur arrivée, ils appartenaient à des associations de défense des immigrés extérieures à la ville.

    Face à l’action autoritaire et impérative de l’Etat, les intervenants ont souligné que la riposte devait être globale. Lorsqu’une commune s’oppose à une implantation, le gouvernement se tourne vers une autre. Il joue sur la parcellisation des réactions et sur des réponses favorables quoique minoritaires pour parvenir à son objectif de dissémination des immigrés clandestins sur l’ensemble du territoire. Il est relayé localement par les manifestations d’associations de défense de ces clandestins dont les membres sont extérieurs aux communes concernées. Le relais est aussi national par le discours et les images diffusés par les médias qui présentent les migrants sous le jour le plus favorable de malheureuses victimes fuyant les persécutions sans jamais s’interroger sur les motifs réels et les conséquences.

    http://www.polemia.com/fondation-polemia-2e-forum-de-la-dissidence-compte-rendu-troisieme-partie/

  • La grande tricherie mise à découvert à Alep

    Lorsque les terroristes se révèlent être des mercenaires à la solde de la coalition internationale, la lutte contre les terroristes prend un tout autre sens.

    Déjà, certains milieux, à l’affût d’informations de sources crédibles, avaient dénoncé des liens directs de Washington et de la Coalition internationale avec les terroristes. Ces informations, prises au sérieux par beaucoup d’autres intervenants, avaient amplement circulé sur le Net, mais de là à convaincre le grand public qu’il en était bien ainsi, ce n’était pas encore chose faite.

    Ce qui se passe présentement à Alep, ville de 1 693 603 habitants, met à découvert cette grande mise en scène d’une coalition internationale qui se proclame contre le terrorisme tout en l’alimentant, le soutenant et l’orientant militairement.

    Les derniers évènements de la confrontation des forces gouvernementales syriennes et de ses alliés contre ces terroristes qui utilisent la population locale comme bouclier humain mettent en évidence ces liens étroits qui existent entre ces terroristes et Washington.

    De fait, pendant que l’armée arabe syrienne et ses alliés combattent fermement ces terroristes, Washington et la presse qui en est l’écho transforment ces combats contre ces terroristes en combats contre les civils et le peuple syrien. Voici ce qu’écrit le journaliste – analyste, Bill Van Auken, sous le titre Le New York Times exprime la fureur de Washington sur la débâcle en Syrie.

    « Les troupes syriennes, soutenues par les combattants du Hezbollah du Liban et les milices chiites d’Irak, ont réussi à envahir près de la moitié de la partie orientale d’Alep, que les « rebelles », une coalition des milices dominée par la filiale syrienne d’Al-Qaïda, le Front al-Nosra, avait tenue pendant plus de quatre ans. »

    La consolidation du contrôle gouvernemental sur l’ensemble d’Alep, désormais presque universellement reconnue comme inévitable, priverait ces forces, soutenues par les Américains de leur dernier bastion urbain, et placerait tous les principaux centres de population de la Syrie sous le contrôle du gouvernement.

    Pour le Times, c’est vraiment un choc. Depuis que le président Barack Obama a déclaré en 2011 que« Assad doit partir », et que la CIA et le Pentagone, travaillant avec les dictatures monarchiques les plus réactionnaires au Moyen-Orient – Arabie Saoudite, Qatar, Émirats Arabes Unis – afin de fournir des armes et de l’argent pour soutenir les mercenaires djihadistes, le Times, « le journal de référence » des États-Unis, a fonctionné comme le principal propagandiste pour un changement de régime en Syrie.

    À Alep-Est, tandis que les combattants islamistes reculent, les civils-otages peuvent enfin fuir les violents combats et rejoindre des camps d’accueil… mis en place par le «régime». Cherchez l’erreur. Mais les médias meanstream, eux, persistent.

    Autant les médias se portaient à la défense de ces pauvres civils, cibles perpétuelles des attaques des forces armées gouvernementales, autant leur libération et hébergement dans des milieux sécurisés par ce même gouvernement est passé sous-silence. Ce sont plutôt ces pauvres terroristes qui les préoccupent, lesquels doivent laisser la place aux forces légitimes du gouvernement syrien. Tout indique que Assad, contrairement à ce dont les forces de la coalition internationale rêvaient, ne partira pas. Tout indique également que le peuple, enfin libéré de ces terroristes, dans cette région d’Alep, s’en réjouit pleinement.

    Le vent vient de tourner et ces terroristes qui faisaient la pluie et le beau temps dans cette partie d’Alep, se retrouvent pris au piège d’une coalition internationale de l’armée gouvernementale syrienne qui avance d’un pas ferme vers la reprise des espaces occupées par ces terroristes. Ce qui devient une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent la libération de cette partie d’Alep, sous contrôle des terroristes, devient une mauvaise nouvelle pour ceux qui se présentent pour les défenseurs des populations civiles tout en soutenant ces terroristes confrontés à une défaite inévitable. Une fois que nous savons que ces terroristes sont des leurs au service de la cause visant le départ du président Bachar Al Assad, nous pouvons comprendre qu’ils souhaitent les sauver de l’extermination qui les attend.

    C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre le représentant des Nations Unies, Staffan de Mistura, qui exhorte les combattants d’Al-Nosra à quitter au plus vite Alep. Il faut également comprendre dans ce même contexte les dernières propositions de Washington présentées à la Russie pour faciliter l’évacuation des terroristes d’Alep.

    « «Jusqu’à maintenant, tous les pourparlers entre la Russie et les Etats-Unis sur la Syrie butaient contre l’intention des Américains de mettre en œuvre des dispositions qui auraient pu faire sortir les combattants du Front al-Cham qui contrôle les combattants dans la partie non-libérée d’Alep-est. Pourtant, les propositions faites par Kerry maintenant sont conformes aux approches des experts russes», a déclaré Sergueï Lavrov à Rome le 3 décembre après la rencontre avec son homologue américain. »

    Ce n’est toutefois pas chose faite, puisqu’on annonce à l’instant même des attaques de la population civile avec des lance-roquettes de la part de la dénommée armée libre, soutenue et financée par Washington.

    « L’Armée syrienne libre (ASL, opposition) a attaqué aux lance-roquettes multiples le quartier de Salah-al-Din à Alep, a annoncé dimanche le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie. »

    Vladimir Poutine, dans sa récente intervention devant les parlementaires russes a dénoncé avec force l’usage que font certains états des groupements terroristes pour atteindre leurs objectifs de changement de régime.

    « La Russie s’oppose catégoriquement à l’utilisation d’organisations terroristes par des États pour atteindre leurs buts politiques, idéologiques et autres. Moscou condamne le terrorisme sous toutes ses formes et croit que l’acte terroriste ne peut être justifié par des motifs idéologiques, politiques, religieux, raciaux, ni par n’importe quels autres. »

    Si Barack Obama se plaint de la désinformation, il ne peut que s’en prendre à lui-même qui l’alimente par des mensonges toujours de plus en plus gros. Il est au cœur d’un immense système fondé sur le mensonge et qu’il entretient à travers sa présidence.

    La guerre pour la vérité fait lever les boucliers de la censure qui ne cesse de se multiplier dans les médias, dans les agences gouvernementales, dans les réseaux sociaux. Tout récemment, l’Union Européenne a émis une résolution visant à limiter l’accès des réseaux à l’information russe.

    Ce que nous reprochions à l’ex URSS est ce que l’Occident applique au niveau de l’information, c’est à dire la censure la plus stricte.

    Source  | 4 décembre 2016

    http://www.voxnr.com/7036/la-grande-tricherie-mise-a-decouvert-a-alep

  • Fondation Polémia : 2e Forum de la dissidence. Compte rendu. Deuxième partie

     1re table ronde

    Animée par Françoise Monestier

    Face à la dictature des juges, des préfets et de la presse
    quotidienne régionale, la résistance des maires

    Françoise Monestier a réuni Valérie d’Aubigny (conseiller municipal de Versailles), Marie-Claude Bompard (maire d’Orange), Ethel Lesade (conseiller municipal d’une commune de Vendée), Robert Ménard (maire de Béziers).

    En préambule, Françoise Monestier a souligné que Donald Trump a gagné l’élection présidentielle américaine face à une presse qui lui était opposée dans une proportion de 90%. Par cette élection et dans ce contexte, les dissidents américains ont permis de siffler la fin de la partie.

    En France, en 1985, la victoire électorale du Front national dans quatre municipalités marque un premier signe de dissidence. Malgré l’avalanche de critiques qui accablèrent leur gestion, l’examen objectif de cette gestion laisse apparaître que les maires de ces quatre villes auraient mérité un triple AAA au vu du redressement budgétaire réalisé durant leurs mandats.

    Mais les électeurs ont su aussi montrer leur satisfaction vis-à-vis d’élus de la dissidence. Marie-Claude Bompard, élue maire de Bollène en 2008 après avoir été conseiller municipal, a été réélue en 2014.

    Les quatre participants à la table ronde réunis autour de François Monestier ont témoigné de l’ampleur des pressions et des oppositions auxquelles ils se heurtent lorsque leurs actes d’élus vont à l’encontre du dogme dominant. Mais ils ont présenté aussi les résultats obtenus par leur détermination.

    Ces quatre élus ne sont pas dans les mêmes positions : deux d’entre eux siègent parmi la minorité au sein des conseils municipaux ; les deux autres sont des maires.

    Valérie d’Aubigny est conseiller municipal de Versailles, élue sur la liste Famille avenir. Elle a exposé l’action qu’elle a menée pour contester l’accueil officiel d’immigrés clandestins dans les municipalités de son département. Leur arrivée a été marquée par plusieurs manifestations de protestation organisées par les habitants des communes concernées. Certains maires ont eu une attitude ambiguë. Quant à l’Etat, le propos qui fut tenu par le préfet de la Région Ile-de-France, Jean-François Carenco, lors d’une conférence de presse tenue au début du mois de novembre 2016 est emblématique du mépris affiché, dans le fond et dans la forme, à l’égard de toute forme d’opposition par rapport à une question essentielle : « Je vais installer des centres. Beaucoup gueulent pour la forme. Je m’en fous. Les gens ont peur de tout. On verra qui râlera vraiment lorsque ce sera fait et combien de temps ».

    Devant l’intransigeance des autorités, la résistance s’est organisée par l’action conjuguée :

    • d’élus locaux minoritaires mais décidés

    Au conseil municipal de la ville de Versailles où la droite parlementaire détient 43 sièges, la gauche 4 sièges et l’opposition de droite 6 dont 2 sièges pour le mouvement Versailles famille avenir de Valérie d’Aubigny, ces deux derniers conseillers très minoritaires ont pris l’initiative de l’opposition d’élus au projet gouvernemental ;

    • du soulèvement spontané des habitants concernés

    Ces habitants se sont constitués en collectifs après s’être informés des conséquences sur leurs communes et sur leurs personnes de l’arrivée des migrants. A cet égard, il faut observer l’effet du commentaire de Jean-Pierre Pernaut relatif à l’absence de places pour les sans-abris alors qu’étaient ouverts des centres d’accueil pour les migrants, commentaire relayé par Twitter. Tout cela a conduit à une mobilisation d’ampleur de la population à l’encontre du projet gouvernemental. Il faut souligner la position de certains maires comme celui de Versailles qui, tout en critiquant certaines formes de l’accueil, ont défendu le principe sur le fond.

    Par rapport à l’action qu’elle mène, Valérie d’Aubigny se considère comme une dissidente dans son opposition à des politiques qui défient le bon sens. Mais elle n’est pas une dissidente lorsqu’elle répond à l’amour qu’elle a pour son pays et à l’héritage qu’il représente. Elle souligne que, en prononçant ses propos retentissants, le préfet d’Ile-de-France a fait tomber le masque d’un homme et d’un Etat acculés par l’étendue de l’hostilité rencontrée.

    Mais le pouvoir assaille aussi sous d’autres axes : la mise en cause par le ministre de l’Education nationale de l’enseignement dans les établissements indépendants ; la campagne menée par le ministre de la Santé sur les relations sexuelles dites éclair. Toutes ces campagnes visent « à faire sortir du bois les dissidents pour les aligner ».

    Pour toutes les informations utiles dans cette dissidence Valérie d’Aubigny invite à consulter le site www.78actu.fr

    Marie-Claude Bompard, élue maire de Bollène en 2008, s’est trouvée face à une situation financière et culturelle de la ville catastrophique après soixante-dix ans d’une direction socialo-communiste.

    Une nouvelle politique culturelle a été engagée. Une première mesure a été de fermer un centre socio-culturel laïc dont l’activité était essentiellement orientée vers la promotion d’une vingtaine de jeunes rappeurs et qui recevait d’importantes subventions de la commune. Cette décision s’est heurtée aux pressions de la préfecture et de diverses autorités. Néanmoins, le conseil municipal n’a pas plié et la décision a été exécutée.

    Dans les réalisations entreprises par la mairie, trois axes sont à souligner :

    • l’acquisition par la bibliothèque municipale de livres qui y étaient précédemment interdits ;
    • l’invitation pour des conférences adressée à des personnalités peu ou pas conviées ailleurs ;
    • la restauration d’une très belle collégiale qui n’était pas déconsacrée et à l’intérieur de laquelle les socialo-communistes organisaient des spectacles profanes.

    Pour Marie-Claude Bompard, l’un des points d’orgue de l’expression de sa dissidence fut son opposition à la célébration de mariages homosexuels. En ce domaine, elle revendiquait sa liberté de conscience. Elle a été sommée par le préfet d’appliquer la loi. Parallèlement, elle a fait l’objet d’une intense campagne médiatique. Une enquête préliminaire a même été ouverte par le procureur de la République, qui s’est traduite dans un premier temps par une irruption de la gendarmerie dans les locaux de la mairie. Finalement, une adjointe au maire s’est proposée pour célébrer ces mariages. Néanmoins, une plainte ayant été déposée par une association homosexuelle à quelques jours de la date de prescription du supposé délit, Mme Bompard a été convoquée pour une comparution devant le tribunal.

    Ethel Lesade a été élue en 2014 conseiller municipal d’une commune de Vendée dont le maire est acquis aux thèses écologistes et au politiquement correct.

    Des projets en relation avec ces deux aspects, l’un relatif à l’implantation d’éoliennes et l’autre portant sur l’accueil de migrants l’ont conduite à s’engager dans une confrontation avec son maire.

    Concernant les éoliennes, pour lesquelles le maire avait créé une société d’économie mixte en association avec des promoteurs privés, elle a réussi par la présentation d’un argumentaire étayé à réunir au sein du conseil municipal une majorité opposée à l’entreprise municipale.

    Pour l’accueil des migrants, là aussi, à partir d’une argumentation fondée à la fois sur des données officielles (Cour des comptes, OFPRA) et sur des articles de presse (Voix du Nord, Le Figaro), elle a obtenu, après une longue délibération du conseil, une consultation des habitants. Tout débat leur a été refusé. Néanmoins, les trois quarts d’entre eux ont répondu négativement à l’installation des immigrés dans une ancienne maison de retraite.

    Robert Ménard, élu maire de Béziers en 2014, a transformé sa ville en un véritable laboratoire de la dissidence.

    A notre encontre, affirme Robert Ménard, nous avons l’Etat, les médias, la classe politique.

    Avec l’Etat, Robert Ménard se confronte, entre autres, sur la question de l’accueil de migrants. Béziers devrait héberger un nouveau Centre d’accueil de demandeurs d’asile (CADA). Pourtant la ville compte déjà une proportion particulièrement importante de populations issues de l’immigration. Dans certaines écoles 90% des élèves sont d’origine musulmane.

    Le 18 octobre dernier, Robert Ménard a fait adopter par son conseil municipal un projet de référendum sur l’ouverture de ce nouveau centre. Le sous-préfet, qui dispose de deux mois pour contester la décision du maire, l’a assigné devant le tribunal administratif. L’audience a été fixée au 2 décembre. Légalement, si l’organisation d’un référendum municipal est une prérogative du maire, la politique migratoire relève de la responsabilité de l’Etat. Si bien qu’une consultation relative à l’immigration n’entre pas dans le champ de ces référendums. S’agissant d’une question politique et non d’un contentieux juridique, Robert Ménard ira lui-même plaider la cause de sa ville devant le tribunal.

    La dissidence interviendra si le projet de référendum est maintenu contre une décision défavorable du tribunal. Là intervient un choix d’opportunité. Passer outre l’arrêt administratif induit pour le maire le risque d’une révocation. Le jeu en vaut-il la peine ? Un maire révoqué est alors inéligible pendant un an. La dissidence locale se trouve ainsi étouffée. Il ne faut donc pas passer outre à certaines limites. Robert Ménard ne célèbre pas lui-même des mariages homosexuels mais ils le sont par des adjoints. La défense de ses idées ne saurait être confondue avec la gestion de la ville.

    La presse est probablement un adversaire plus redoutable. En ce domaine, la presse régionale n’est pas moins insupportable que la presse nationale. C’est pour cela que la communication est un enjeu essentiel. La ville a donc créé un journal municipal qui est un organe de combat dont le style est conçu pour accrocher le lecteur. Dans cette action de communication et de contre-propagande l’affichage constitue un autre moyen qui se révèle particulièrement efficace. A cet égard, Robert Ménard a évoqué la campagne menée contre le projet de fermeture par les Galeries Lafayette de son magasin de Béziers : d’abord insensible aux arguments présentés par le maire, la direction a dû effectuer une volte-face spectaculaire après l’apposition dans la ville d’affiches présentant le nom et la photo de la propriétaire des Galeries ; face à une menace de poursuivre cette campagne visuelle aux abords du magasin du Boulevard Haussmann à Paris, la société des Galeries Lafayette a finalement renoncé à son intention.

    La classe politique compte aussi parmi les adversaires. La droite parlementaire se couche face à l’idéologie de la gauche. Dans certaines villes, elle préfére s’allier à des islamistes plutôt que s’accorder avec le Front national ou des mouvances proches qui défendent l’identité française.

    Si Robert Ménard préfère encore un président de droite plutôt qu’un autre venu de la gauche, néanmoins il considère que, si les prochaines élections présidentielles ne sont pas gagnées par Marine Le Pen, une catastrophe se profile pour le pays.

    Voir aussi :

    Première partie
    Troisième partie
    Quatrième partie

    http://www.polemia.com/fondation-polemia-2e-forum-de-la-dissidence-compte-rendu-suite/

  • « Défendre son domicile n’est pas un crime »

    La Ligue du Midi soutient Luc Fournié :

    Les affaires de légitime défense se suivent et se ressemblent. Au bout du compte on constate, au fil du temps, que la légitime défense est de moins en moins retenue ou alors dans des cas improbables; les prétendus coupables (ceux qui sont agressés chez eux) sont lourdement condamnés (l’affaire Galinier, Jacqueline Sauvage et maintenant Luc Fournié). Et même quand, par extraordinaire ils sont acquittés, l’institution judiciaire qui les considère à priori comme des suspects, ruine leur vie, leur carrière et leur honneur (voir le professeur de la faculté des Sciences de Montpellier).

    Pour Luc Fournié, le Président du tribunal a du faire de nombreuses contorsions pour écarter la légitime défense. Il y avait effraction, on était en pleine nuit et l’agressé était dans son logement. Aucun problème direz vous, on est en plein dans les conditions prévues par le code pénal. Seulement, voilà, la jurisprudence depuis une période qui doit se situer aux alentours de 1968 a mis en avant la notion de “proportionnalité de la riposte” , y compris quand on est dans son logement, y compris lorsqu’il y a eu escalade ou effraction, y compris quand c‘est la nuit.

    Avec cette condamnation inouïe à 10 ans d’emprisonnement, alors que l’avocat général avait requis “cinq ans d’emprisonnement, en n’excluant pas l’octroi du sursis simple pour une partie, voire pour la totalité de la peine”, nous assistons à une véritable inversion des valeurs, et le peuple ne s’y trompe pas, qui considère à une large majorité que, dans notre société, les délinquants sont mieux traités que les victimes surtout quand celles-ci sont des « de souche ».

    L’affaire Luc Fournié est emblématique du sort réservé aux gens de ce pays, parce que demain, comme l’a fait remarquer l’avocat du buraliste, cela peut arriver à chacun d’entre nous, et que la jurisprudence ne doit pas dénaturer la loi; les magistrats semblent oublier, en effet, que c’est parce que la légitime défense est un droit fondamental qu’elle figure dans le code pénal . En effet, à travers toutes les époques et en tous lieux, on a eu le droit de se défendre lorsque l’on était attaqué, surtout chez soi, la notion de “riposte proportionnée”, n’étant qu’un faux nez destiné à incapaciter les braves gens en raison du discours ambiant droit de l’hommiste qui met sur le même pied une racaille et un honnête citoyen.

    On se souvient qu’à l’époque de l’affaire Galinier, un membre du Parquet avait déclaré sans vergogne : “ Galinier aurait dû s’enfermer dans une pièce et téléphoner à la gendarmerie”. Le problème, c’est que “Papy Galinier” avait téléphoné à deux reprises aux forces de l’ordre et que, se sentant abandonné et tenaillé par la peur, il avait fait ce que son devoir d’homme lui imposait, à savoir assurer sa défense quand l’Etat n’était pas capable d’y pourvoir. Si cette réaction ne rentre pas dans le cadre juridique actuel de la légitime défense, nombreux considèrent que ce type de défense est légitime.

    Le syndicat professionnel des buralistes –très remonté- a indiqué dans un communiqué “éminemment politique”, sitôt connu le verdict, que “cette peine maximale est celle d’un peuple qui ne comprend légitimement pas qu’on puisse avoir la main aussi lourde pour sanctionner un acte désespéré qui n’est à l’évidence pas celui d’un criminel. Comment ne pas rapprocher les condamnations de Jacqueline Sauvage devenue un symbole des victimes de violences conjugales et Luc Fournié, devenu le symbole des victimes de ces délinquants jamais condamnés à la hauteur des vies qu’ils traumatisent par leurs actes”. Sur les réseaux sociaux, les buralistes considéraient que ce verdict ubuesque constituait un signal encourageant pour les malfaiteurs au moment de cette période de fêtes. D’ailleurs le second cambrioleur qui s’est introduit au domicile de Luc Fournié ne semble pas avoir été poursuivi et ne s’est pas présenté à l’audience alors qu’il était un témoin crucial, “en voyage”, semble-t-il en Nouvelle Zélande.

    La Ligue du Midi exige une modification de la loi en instaurant, par la sanctuarisation du domicile, une présomption absolue de légitime défense dès lors que ce dernier subit une intrusion de jour comme de nuit. Voila une des premières tâche que le prochain gouvernement issu des élections de 2017, devra avoir à cœur de supporter, s’il veut incarner enfin la légitimé que les socialistes n’ont jamais portée.

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  • «L’immense majorité au FN est d’accord avec Marion Maréchal Le Pen»

    Geoffroy Lejeune (Rédacteur en chef politique de Valeurs Actuelles) réagissait aux tensions entre Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot sur la question de l’IVG et plus globalement aux 2 lignes au sein du Front National.

    « Florian Philippot a accusé Marion Maréchal le Pen sur BFMTV d’être «Seule et isolée» au sein du Front National. La vérité, quand on connaît un peu le Front National, l’organisation territoriale, c’est que l’immense majorité des gens sur le terrain sont d’accord avec Marion Maréchal Le Pen plutôt qu’avec Florian Philippot. Et le fond du problème, c’est que Marine Le Pen est d’accord avec Florian Philippot. Donc aujourd’hui, on a une candidate à la Présidentielle soutenue par un parti, qui finalement n’est plus tellement en adéquation avec sa base. Ca pose une autre question, celle du choix stratégique que le Front National fait dans cette Présidentielle : Va-t-on très à droite en continuant à marteler les fondamentaux ou essaie-t-on de faire une espèce de «Grande Alliance» des souverainistes à la Chevènement, qui, à mon sens, est le meilleur moyen de perdre ? Marine Le Pen a fait le choix de faire une alliance vers la gauche et aujourd’hui, c’est ce que lui reproche sa nièce. »

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Fondation Polémia : 2e Forum de la dissidence. Compte rendu. Première partie

     Allocution d’ouverture

    Par Michel Geoffroy

    Et

    Un aperçu de la dissidence en Hongrie

    par Ferenc Almassy et Nicolas de Lamberterie

    Partout, dans le monde occidental une dissidence se développe. Mais le terme de dissidence n’est pas tout à fait approprié pour décrire un phénomène qui couvre différents aspects tels l’opposition au mariage pour tous, la contestation policière en France, le Brexit au Royaume-Uni… Ainsi le qualificatif de dissident n’apparaît plus comme l’attribut de l’individu isolé en rupture avec son Eglise, son parti ou son pays.

    Par l’ampleur prise par le mouvement, cette dissidence cède progressivement la place aux prémices d’une révolte voire d’une révolution dans l’ordre politique et social.

    La dissidence, si l’on retient encore cette désignation, a un sens : celui du réveil des majorités qui mettent en cause le pouvoir minoritaire des classes dirigeantes. Elle a des causes : la perte par les gouvernements de leur légitimité, d’une part ; la désillusion vis-à-vis des promesses de l’oligarchie sans cesse trahies et les mensonges de leurs médias affiliés, d’autre part.

    Le réveil des majorités : une démocratie qui ne fonctionne plus

    Dans une démocratie qui fonctionne la politique conduite par les gouvernements doit répondre aux attentes des peuples. En Europe, de nos jours, ce n’est plus le cas parce que nous vivons en postdémocratie, même si celle-ci conserve les apparences de la démocratie. S’il est permis de changer les hommes qui détiennent le pouvoir, pour autant aucun renversement des politiques menées n’est autorisé. Au surplus, au sein de la zone euro, les gouvernements sont devenus de simples mandataires de la Commission de Bruxelles, des banques et des différents groupes de pression qui représentent les intérêts d’entreprises mondialisées. Partout prévaut une politique libérale/libertaire marginalisant l’idée de nation et mettant en exergue les droits de l’homme et le principe de non-discrimination. Peu importe alors que l’apparence donnée à ces politiques soit de gauche ou de droite.

    Une illustration symbolique de cette défiance de l’oligarchie vis-à-vis de la démocratie tient au propos énoncé par Jean-Claude Juncker dans un entretien accordé au journal Le Figaro (édition du 29 janvier 2015) à l’occasion des élections législatives grecques : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Ainsi la démocratie se transforme en une soumission à cette idéologie libérale/libertaire que véhiculent les traités européens. Sous le vocable d’Etat de droit, cette soumission a pour fondement la tutelle exercée par des juges inamovibles sur des législateurs amovibles. Dans un système politique ainsi contraint le référendum, expression de la volonté du peuple, ne saurait avoir sa place. D’autant que ceux tenus en France et aux Pays-Bas sur le Traité constitutionnel européen en 2005, sur le Brexit au Royaume-Uni, le 23 juin 2016 et concernant l’immigration en Hongrie, le 2 octobre 2016, ont abouti à des résultats à l’encontre des vœux de l’oligarchie. Ils ne peuvent donc inspirer à cette dernière qu’une phobie.

    La postdémocratie, comme elle apparaît ainsi, est la manifestation institutionnelle d’une « révolte des élites » selon l’expression du sociologue américain Christopher Lasch.

    Affranchies de l’hypothèque de la révolution sociale après la chute du communisme et fortes du ralliement des gauches parlementaires au capitalisme mondialisé dans les années quatre-vingt, les classes dirigeantes européennes ont décidé de remplacer par une immigration de masse des peuples qu’elles ont abandonnés. Il ne s’agit pas d’une fatalité qui s’imposerait par le fait d’une pression externe mais d’un projet qui vise à une domination de l’oligarchie mondialiste.

    Face à cette substitution en cours les populistes, qui affirment nous sommes chez nous et nous entendons rester libres, sont les démocrates de notre temps.

    Des gouvernements qui ont perdu leur légitimité

    Affichant une rhétorique fataliste, contre le chômage on a tout essayé, la crise est mondiale, la crise contre le terrorisme sera l’affaire d’une génération, les gouvernements montrent leur impuissance à assurer le bien commun. Ils n’en disposent même plus les outils. Ils ont transféré à l’Union européenne les principaux attributs de la souveraineté nationale : l’émission de la monnaie, la maîtrise du budget, le cadre législatif. De plus, cette Union européenne n’est même pas un Etat souverain ; elle se refuse à l’être car elle a renoncé à l’idée de puissance.

    Mais si les Etats, par les abandons consentis, provoquent la désagrégation des fonctions régaliennes propres à assurer la paix civile et la concorde des peuples, ils n’en développent pas moins une force oppressive afin de contrôler les populations : espionnage des communications, création de fichiers électroniques, chasse aux automobilistes… Ils montrent ainsi leur impuissance pour la sauvegarde du bien commun.

    Si les Etats européens sont impuissants, ils sont aussi malfaisants

    Cette malfaisance est manifeste dans le domaine de l’immigration où les Etats apparaissent même comme collaborationnistes :

    • ils se refusent à distinguer l’immigration régulière de l’immigration clandestine ;
    • ils combattent mollement le terrorisme car ils n’osent pas désigner ouvertement l’ennemi ;
    • ils encouragent le communautarisme par l’appel au vivre-ensemble.

    Malfaisants, les Etats se sont rangés explicitement aux côtés des clandestins contre les autochtones. En témoigne la déclaration du premier ministre Manuel Valls : « Ceux qui se mettront en travers de l’accueil des réfugiés trouveront l’Etat devant eux. »

    Face à cela, les majorités autochtones refusent la prétendue fatalité du Grand Remplacementmigratoire et de l’islamisation de l’Europe. Ils contestent les gouvernements et ils n’hésitent pas à les siffler lors de manifestations officielles.

    Si le socialisme exprimait le cri de douleur du prolétariat, la dissidence est la manifestation d’une détresse face à une identité européenne, diabolisée, trahie, assassinée.

    Pour les peuples, la défense de l’identité prend désormais le pas sur celui de la souveraineté.

    Les promesses sans cesse reniées de l’oligarchie et les mensonges des médias à leur service

     Au sein des peuples occidentaux, qu’il s’agisse de l’Europe ou des Etats-Unis, les majorités se soulèvent contre une oligarchie arrogante qui les trompe sur la situation économique et leur assène l’idée que l’immigration est une chance. Elles n’ont pas la moindre confiance dans des médias qui relaient le discours de l’oligarchie, véritables boussoles qui indiquent le sud.

    Ce désaveu des peuples marque la fin de la révolte des élites. Il fuse des profondeurs de la population autochtone qui se refuse à entrer dans le jeu d’une culpabilisation prônée par ces élites et à la censure qu’elles exercent. La résistance qui émerge d’une opinion majoritaire rend caduque la stratégie de mobilisation des minorités au service de l’oligarchie, thème notamment promu par Terra Nova.

    La résistance qui se développe n’est pas le gage de la certitude du succès

    Si les politiciens au service du pouvoir dominant gouvernent mal et suscitent de ce fait l’opposition des peuples, pour autant ces politiciens savent défendre leurs positions. Ainsi, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, déclarait en août 2016 : « Nous avons le devoir de ne pas suivre les populistes et de bloquer leur venue au pouvoir ». Dans ce sens, la classe dirigeante apparaît plus préoccupée de mater la dissidence populaire que de réprimer l’immigration clandestine ou les apprentis djihadistes. Cette volonté d’étrangler une dissidence en ascension s’exprime par exemple au travers du projet de loi soumis au vote du Parlement français qui vise à créer un nouveau délit d’entrave numérique à l’avortement.

    Force est de reconnaître que dans l’action de résistance des majorités, les pays anglo-saxons offrent plus d’ouverture qu’en Europe continentale. Les médias y sont plus libres et le bipartisme constitue un rempart contre une offre politique très éclatée qui permet la constitution de combinaisons politiciennes au service du pouvoir.

    Dans cette postdémocratie, il ne saurait y avoir de confiance aveugle envers les élections. Il appartient alors à chacun d’agir à son niveau sans attendre les résultats électoraux.

    Cette action consiste en des mobilisations face à diverses causes : l’annulation du concert sacrilège du rappeur Black M à Verdun ; l’aide aux SDF ou aux Chrétiens d’Orient ; les policiers en colère ; les Corses victimes des comportements d’une racaille ou de familles qui veulent islamiser des plages.

    La dissidence résistante peut d’ores et déjà inverser le cours des choses.

    Un peuple européen en dissidence : les Hongrois

    Ferenc Almássy, journaliste indépendant basé en Hongrie, collaborateur au Visegrád Post, a présenté les grands traits de la politique menée par le gouvernement hongrois pour préserver la souveraineté du pays et s’opposer à l’action des institutions et des organismes internationaux qui veulent le soumettre.

    Historiquement, la Hongrie, qui était un pays de plaines et de cavaliers ouvert aux invasions par sa géographie, a développé par les épreuves qu’elle a traversées une âme résistante. Ainsi, elle s’est défendue contre l’islamisation que voulurent lui imposer les Ottomans qui avaient déferlé sur le pays au XVIe siècle. Constituant l’un des deux piliers de l’Empire austro-hongrois, la Hongrie fut amputée par le Traité de Trianon qui la dépouilla d’une partie de ses territoires. Pendant l’entre-deux-guerres, le régent Horthy s’est employé à lui restituer une dimension politique. Sous la domination soviétique, la Hongrie fut, parmi les pays soumis à la férule communiste et au Pacte de Varsovie, celui qui mena la révolte la plus violente et la plus sanglante contre le régime imposé par Moscou. En 1989, c’est en Hongrie à travers la frontière qui la sépare de l’Autriche que s’ouvre la première brèche dans le Rideau de fer.

    Libérée du joug communiste, la Hongrie adhère à l’OTAN en 1999 et à l’Union européenne en 2004. Mais il se révèle que ces organismes recèlent une nouvelle forme de soumission économique et militaire. Viktor Orbán exerça son premier mandat de premier ministre de 1998 à 2002. Durant celui-ci, il marqua sa préoccupation pour les questions touchant à la famille. Après huit années de pouvoir socialiste, Orbán revint au pouvoir. Infiltrée notamment par des ONG dont certaines sont financées par George Soros, la Hongrie va alors affirmer ses racines et son identité. Une réforme de la Loi Fondamentale intervenue en 2011 a permis d’inscrire dans celle-ci la référence aux racines chrétiennes du pays.

    Lors de la crise dite des migrants de 2015, l’opposition, exprimée par Viktor Orbán (soutenue par le parti Jobbik) à l’encontre de la décision d’accueil prise par la chancelière allemande suivie par la Commission européenne, a placé la Hongrie à la pointe de la résistance face au déferlement migratoire. Cette crise fut l’occasion de raviver l’action du Groupe de Visegrad créé en 1991 et qui réunit la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie. Avec ce groupe réactivé, la Commission allait se heurter à une force de contestation de plus en plus vive. Les pays d’Europe centrale qui le composent se montrent particulièrement attachés à une identité européenne religieuse, culturelle et ethnique qui les dresse contre une immigration porteuse de valeurs profondément différentes et qui n’entend pas y renoncer. Dans ce combat pour la sauvegarde d’une identité européenne, la Hongrie a donc pris une part essentielle.

    En conclusion Ferenc Almássy souligne que l’islam n’a pas sa place en Hongrie, nation chrétienne.

    Nicolas de Lamberterie, animateur de Nationalité, Citoyenneté, Identité (NCI), a présenté dans un documentaire la manière dont une petite ville frontalière de Hongrie (Asotthalom) avait organisé la défense de ses 25 km de frontières face au déferlement migratoire au moyen notamment de l’aide matérielle apportée par NCI. Les dispositions prises ont permis une protection efficace contre le passage des immigrés clandestins.

    http://www.polemia.com/fondation-polemia-2e-forum-de-la-dissidence/