Agression des veilleurs à Paris par Nuit Debout et leur milice fasciste, les antifas. Les prôneurs de libertés et de tolérance s’en remettent une fois de plus à la violence.
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Agression des veilleurs à Paris par Nuit Debout et leur milice fasciste, les antifas. Les prôneurs de libertés et de tolérance s’en remettent une fois de plus à la violence.
Yvan Benedetti, directeur de Jeune Nation et militant du PNF, répondait au magazine Vice. Extraits de l’article :
Hey les gens de l’extrême droite : qu’est-ce que vous haïssez, au juste ?
Depuis que Marine Le Pen et Florian Philippot occupent le devant de la scène médiatique au FN, on n’entend plus parler des autres mouvances de la droite nationaliste hardcore – que d’aucuns qualifient « d’ultra-droite ». Surtout depuis le décès de Clément Méric, le militant d’extrême gauche tué le 5 juin 2013 lors d’une rixe contre des skins d’extrême droite. Celle-ci a abouti sur l’interdiction pure et simple de Troisième voie et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) coachés par le vétéran Serge Ayoub, ainsi que de l’Œuvre française et des Jeunesses nationalistes, menées par le militant nationaliste Yvan Benedetti.
De fait, le FN et la répression politique avaient-ils eu raison de la mouvance d’ultra-droite ? Pas vraiment. L’espace laissé vacant à la droite du FN s’est rapidement comblé, avec les mêmes têtes d’affiches, leaders de nouveaux groupuscules formés pour l’occasion. […] Quoique les objectifs demeurent souvent les mêmes : « remigration » des populations immigrées, souverainisme ou interdiction de l’Islam en France.
[…] ont accepté de répondre à mes questions. Il s’agit […] d’un nationaliste hardline en la personned’Yves Beneditti des JNR (sic). J’ai demandé à ces divers profils s’ils avaient des ennemis communs. Plus qu’il n’en faut, manifestement.
Paradoxalement, le FN cristallise désormais la haine ou la suspicion de nombre de mes interlocuteurs. Pour des raisons diverses : certains en ont été éjectés et nourrissent de la rancune, d’autres déplorent l’évolution idéologique du FN dirigé par Marine Le Pen et Florian Philippot.
Yvan Benedetti, Parti nationaliste français
« Ce qui nous différencie du FN, c’est que nous ne sommes pas un rassemblement autour d’un homme ou d’une femme qui aurait des velléités présidentielles. Ça, c’est la première chose. Ensuite le néo-FN est dans le système. Il veut modifier le système de l’intérieur. Nous, nous rejetons catégoriquement le système. »
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Grand marronnier de l’extrême droite, le consensus est ici quasi absolu. Avec des nuances, tout de même. Pierre Cassen, républicain, ne considère pas la France comme la « patrie des Blancs ». Pour autant, il déplore, à l’instar de Benedetti, les ravages de l’immigration massive, et le « grand remplacement » de la population de souche par des immigrés, cher à l’écrivain Renaud Camus. Les arguments défendus sont ici tout à fait embarrassants.
Yvan Benedetti, Parti nationaliste français
« La nation est menacée dans tous ses éléments par l’immigration. Je parle d’immigration extra-européenne et de l’Islam, qui n’a aucune légitimité en Occident. Nous ne sommes pas des ennemis de l’Islam. Nous considérons que l’Islam est la conséquence de l’immigration et nous luttons contre l’immigration. Autre danger : le métissage, qui casse les structures traditionnelles et nous coupe de nos traditions, des repères et des forces dans une communauté nationale. Un peu comme dans un cancer, l’islamisme serait l’équivalent des cellules malades, mais il faut éradiquer la tumeur, l’immigration, qui dispense son poison dans le corps social. »
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Si les nationalistes révolutionnaires appellent à revisiter les fondements de la République française universaliste de 1789, Riposte Laïque en revanche s’avoue, elle, farouchement républicaine.
Yvan Benedetti, parti nationaliste français
« Le Parti nationaliste français est contre les institutions actuelles. Nous sommes contre la République universelle qui se situe au-dessus des nations. Nous ne sommes pas fanatiques d’une forme particulière d’institution : ce qui est important, c’est que les institutions soient au-dessous de la France, au service de la pérennité de la nation, et de la communauté nationale. »
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Alain Escada, Civitas
Yvan Benedetti, Parti nationaliste français
« Ce gouvernement a une politique anti-naturelle et nous impose la théorie du genre, la PMA, la GPA, la commercialisation du ventre des femmes. Il détruit la famille constituée selon le droit de l’enfant, pour pérenniser la vie et la communauté nationale. Nous sommes pour la défense de la famille qui est le pilier de toute communauté humaine, au regard du droit de l’enfant. La famille, c’est un papa et une maman ; rien d’autre. »
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Yvan Benedetti, Parti nationaliste français
« Nous ne sommes pas laïcs car la France n’est pas laïque. La France, depuis le baptême de Clovis, est catholique. Nous sommes politiquement catholiques. Nous sommes pour la liberté de conscience, on ne peut obliger personne à croire. Mais politiquement, il suffit de regarder nos villages, nos fêtes, notre calendrier, les coutumes et les traditions : nous sommes catholiques. »
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Si la plupart des nationalistes français se présentent comme des catholiques fervents, ils ont, paradoxalement, fait du pape François leur bête noire. Évidemment, à cause de ses positions considérées trop à gauche. Il était en revanche difficile de prévoir cette histoire de « mondialisation des épidémies ».
Yvan Benedetti, parti nationaliste français
« Nous dénonçons toutes les politiques mondialistes, à commencer par celle du pape : elle est plus annonciatrice d’enfer que de rédemption. Quand il revient avec des migrants tirés au sort, c’est un appel d’air pour ces populations, c’est un encouragement à la traite des êtres humains, au déracinement de populations pour traverser des océans, s’entasser dans des camps, se retrouver sous les ponts de Paris… Tout ça en facilitant le retour des épidémies ! C’est le grand chaos qui s’installe : c’est la mondialisation des maladies, des dangers, des épidémies. »
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Une notion floue que le mondialisme, surtout brandie par Yvan Benedetti, et qui l’associe de manière totalement arbitraire au « judaïsme politique ». Selon eux, le mondialisme doit être assimilé à tout ce qui mine la nation française, pour faire simple.
Yvan Benedetti, Parti nationaliste français
«Nous ne combattons non pas un peuple, non pas une communauté, mais une idéologie qui est celle d’une minorité du peuple juif, qui voudrait imposer un gouvernement mondial, en détruisant toute forme d’enracinement. Nous combattons le judaïsme politique qui est le cœur nucléaire du mondialisme, dont la Ve République est le représentant en France. C’est un gouvernement hors-sol, transgénétique. Nous nous battons contre ces institutions au service de l’oligarchie mondiale, de cette finance internationale qui permet à cette classe politique de se faire réélire, de jouir de tous les avantages alors que nous voulons un gouvernement au service du peuple et de la communauté nationale. »
Gréves dans les transports en commun, grève des pilotes d’Air France, gréve des éboueurs, blocage des raffineries, des routes, manifestations virant à l’émeute, avec son lot de saccages, de violences, de voitures brûlées, de policiers attaqués, le tout sur fond d’inondations, de menaces islamistes, quelques mois après le plus sanglant attentat jamais commis sur le sol français depuis la seconde guerre mondiale… En ce premier jour de l’Euro, l’image de la France, chez nos voisins européens mais aussi dans le reste du monde, est sérieusement écornée, brouillée, associée au drame, au déclin, à la chienlit, à l’anarchie. Il est même possible qu’Elisabeth Lévy (Causeur) ait raison quand elle affirme - c’était hier sur RTL – que tout cela n’est rien comparé à la stupeur attristée, à la consternation, voire aux sarcasmes qui ont accueilli à l’étranger les images du jogging au milieu des tombes de Verdun lors de la commémoration du centenaire de la terrible bataille par le couple Hollande-Merkel.
C’est dans ce climat que Le Monde mettait en ligne avant-hier sur son site un article intitulé, « Le football, un sport qui hérisse le Front National » dans lequel Olivier Faye souligne le peu d’empathie et/ou d’intérêt des dirigeants frontistes – Marine, Marion, Bruno, Florian sont au nombre de ceux-ci- pour un sport très populaire.
Pourtant tout serait fait pour rassembler les Français, y compris les 30% d’électeurs frontistes, autour de cet événement sportif… Non ? Jugez-en plutôt, l’interprétation de l’hymne officiel des Bleus pour cet Euro 2016 (chanté en anglais, simple décalque d’un vieux tube du groupe américain Kiss) a été confié au (médiocre) groupe de rock lillois Skip The Use. Or celui-ci est aussi connu, comme l’étaient Noir Désir, NTM ou Diam’s, pour ses éructantes diatribes anti FN, récurrentes, lors de ses concerts.
Une maladresse non intentionnée ? Un choix symbolique qui met en tout cas à mal le discours du gouvernement sur ce moment de « communion laïque » (dixit le ministre des sports Patrick Kanner) qu’est censée être cette compétition se voulant fédératrice, susceptible de réunir tous les Français derrière le onze tricolore
« La fracture entre le Front National et l’équipe de France n’est pas neuve » affirme Le Monde. « En 1996, au moment de l’Euro de football qui se jouait en Angleterre, Jean-Marie Le Pen jugeait artificiel de faire venir des joueurs de l’étranger et de les baptiser équipe de France. Marine Le Pen,elle, oppose au mythe grotesque de la France black-blanc-beur invincible monté de toutes pièces en 1998 un républicanisme supposé qui invite à ne pas s’intéresser à l’origine des uns ou des autres (…). L’équipe de France n’est pas représentative de la nation telle que le Front National peut se la représenter, en dépit du discours “républicain” qu’il s’efforce de tenir depuis quelques années, analyse le sociologue (spécialiste es FN, NDLR) Sylvain Crépon (…). Beaucoup de joueurs de l’équipe de France sont perçus au FN comme des lascars qui ont réussi. »
Certains d’entre eux, précise Bruno Gollnisch, sont surtout perçus par nos compatriotes comme des enfants gâtés bien peu reconnaissants, qui n'aiment pas spécialement la France, joueurs de l’équipe de France avec lesquels beaucoup de Français ne peuvent donc entrer dans un processus d’identification…
Mais sachez-le, si le foot français black-blanc-beur ne brille pas au firmament comme il le devrait, c’est de la faute d’une sombre idéologie d’inspiration gaullo-vichyssoise, qui contamine toujours les instances footballistiques dans notre pays. C’est en tout cas ce qui ressort du livre de Thibaud Leplat, « Football à la française« , tel qu’il l’expliquait ces derniers jours sur le site du Point.
En effet, « à partir des années 1940, les pouvoirs publics veulent cantonner le ballon rond dans l’idéal hygiéniste. Le diplôme d’entraîneur (que l’on appelle le moniteur) est né sous le régime de Vichy. L’objectif non feint de l’État français était d’éradiquer le professionnalisme, synonyme d’immoralité et anti-éducatif (…) La base théorique et méthodologique de l’entraîneur français d’aujourd’hui s’est donc constituée durant la Collaboration où l’on envisage d’abord le footballeur comme un athlète. L’édifice de notre football devient alors pyramidal et fortement hiérarchisé. »
Puis, « des personnalités comme Marceau Crespin, ancien colonel proche de l’OAS et partisan de l’Algérie française, sont nommées à la tête du sport français » par le régime gaulliste qui cherche a recaser des personnages encombrants. « En 1968, un dénommé Georges Boulogne devient l’homme fort de la Fédération. Et c’est là que la décrépitude de notre football s’est amorcée. » Un fossoyeur du football français en ce qu’il « a repris une partie des idées développées sous le régime de Vichy, notamment la primauté du système sur l’individu. Et ses idées ont fait mouche dans un pays au contexte morose. Face au traumatisme de la décolonisation (…) Le sport de haut niveau se voyait alors chargé de replacer la France sur les podiums du monde pour faire oublier sa perte d’influence à l’international. L’État instaure une politique de grandeur nationale et symbolique pour le football avec l’équipe de France comme centre de gravité. »
« En parallèle, les méthodes eugénistes (sic) de Georges Boulogne continuaient à uniformiser notre foot et à dissocier le jeu de l’enjeu. » Méthodes bien évidemment stupides qui, dit-il, « s’inspiraient en partie de l’ouvrage honteux et pro-nazi d’Alexis Carrel L’Homme, cet inconnu. » M. Leplat ne connait apparemment de l’oeuvre et de la vie de ce docteur, prix Nobel de médecine, que la caricature qui en ont été faites par les officines extrémistes qui ont lancé il y a quelques années une vaste campagne visant à débaptiser les rues et les édifices portant son nom.
D’ailleurs, les mauvais Français qui associent foot et patriotisme,« toutes les polémiques identitaires d’aujourd’hui (sur le fait de chanter ou pas la Marseillaise, la dernière affaire Benzema, le ton passionnel des éditocrates sur l’affaire Knysna) sont d’ailleurs liées, consciemment ou pas, à cette idéologie gaullienne fondatrice de notre foot. »
Thibaut Leplat affirme ensuite qu’après « la génération dorée de 1998-2000 », qui a occulté un temps ce champs de ruine, « le football français a ensuite connu sa pire période. La DTN avait beau marginaliser le meneur de jeu, l’équipe de France a dû quand même s’appuyer sur Zidane pour aller au bout de ses aventures. Ce joueur a été le cache-misère du foot français grâce à son talent. Pour cacher tout ce vide, on a fait de lui un sauveur, un messie plus qu’un footballeur. »
De Gaulle, Pétain, Carrel et l’OAS responsables de la rareté des victoires françaises dans les grandes compétitions internationales de football ? Il fallait y penser ! Voila qui apportera peut-être du grain à moudre aux adeptes du french bashing, de la repentance éternelle, voire à Karim Benzema s’il lui venait l’idée d’ouvrir ce livre. Et qui dédouanera d’avance joueurs et staff technique d’un éventuel échec de l’équipe de France lors de cet Euro. Mais ne boudons pas notre plaisir, oublions nos soucis, place à la fête et au vivre-ensemble!
http://gollnisch.com/2016/06/10/malgre-lheritage-gaullo-vichyssois-place-a-fete-vivre-ensemble/
Sébastien Jallamion, brigadier-chef de la Police Nationale à Lyon, témoigne des incroyables persécutions dont il est victime de la part de sa hiérarchie et du système judiciaire, ainsi que de l’agression sauvage dont il a été victime — pour la seule raison qu’il avait mis sur son compte Facebook une photo du chef terroriste de l’Etat Islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, avec une cible sur sa tête !
Le gouvernement, voulant le faire taire, a été jusqu’à recourir à de la racaille pour le passer à tabac.
Quand un système atteint ce point de corruption et de capitulation devant l’ennemi, sa chute n’est plus qu’une question de temps.
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Le second volume sortira fin septembre.
Marine Le Pen mise tout sur une victoire d'Alain Juppé aux primaires et espère l'affronter au deuxième tour dans un "sain duel". Ce scénario pourrait ne pas se produire avec le retour en force, certes hypocrite et mensonger, de Nicolas Sarkozy sur le terrain identitaire et des valeurs comme m'explique Fabien Bouglé dans cette tribune publiée sur Boulevard Voltaire :
"Le départ théâtralisé de Marion Maréchal-Le Pen et de la délégation Front national de Béziers pourrait avoir des conséquences plus graves qu’il n’y paraît pour le premier parti politique de France. En effet, depuis quelques mois, il apparaît clairement que Florian Philippot, vice-président du Front national, dispose d’une influence telle qu’il fait prévaloir un discours gauchisant au sein de son parti, au détriment de toute la base idéologique droitière à l’origine du parti. Nous avions déjà eu l’occasion d’aborder ce thème dans ces colonnes sur la question du traitement, par le FN, de la question de la famille et du grand mouvement sociétal intervenu dans le cadre de l’adoption de la tristement célèbre loi Taubira.
Les Journées de Béziers avaient pour objectif de réunir et de rassembler des forces de droite attachées aux valeurs qui, indépendamment de leur courant ou parti politique initial, souhaitaient dialoguer, voir ce qui les unissait et ce qui pouvait les diviser. Assurément, cet objectif a été parfaitement atteint malgré les dénégations des médias aux ordres qui ne veulent pas d’unité à droite, gage d’une victoire sur le très long terme.
La volte-face et le départ précipité (peut-être à la demande de Marine Le Pen ou de Florian Philippot) du FN de Béziers constitue une erreur politique majeure et regrettable pour le Front national qui aura des conséquences dans les urnes si la logique actuelle de rejet des aspirations des électeurs de droite au profit des électeurs du Front de gauche continue.
En effet, les élections régionales ont démontré que le FN ne pouvait pas gagner sans force d’appoint complémentaire. Or, ses forces d’appoint se situent incontestablement à droite, et en particulier dans les partisans de la Manif pour tous, qui ressentent un rejet viscéral de Hollande, qui a montré sa volonté de détruire la famille. Le départ de Hollande est, pour eux, une priorité absolue ! Et cela représente des millions d’électeurs.
Si ces derniers comprennent que Marine Le Pen est incapable de faire perdre François Hollande au deuxième tour par son incapacité à fédérer des forces parfois contradictoires, il n’est pas à exclure que leur voix se porteront dès le premier tour vers Nicolas Sarkozy, et ceci même si ce dernier est parfaitement ambigu sur la loi Taubira, alors même qu’elle aurait pu les gagner si elle montrait sa capacité à attirer vers elle des forces de droite et de gauche convergentes, notamment sur la question de l’exploitation de l’homme par l’homme, point commun entre la lutte contre la GPA et la loi El Khomri
Ce rejet actuel des partisans d’une ligne droitière du parti fait d’énormes dégâts également au sein d’électeurs fidèles du Front national, et beaucoup n’hésitent plus à faire part de leur vote aux primaires au premier tour en faveur de Jean-Frédéric Poisson qui adopte, ces derniers temps, une ligne beaucoup plus ferme et radicale.
De son côté, Nicolas Sarkozy a su profiter de cette faille et son discours à Lille ou lors de sa convention sur la culture montre que ce dernier a décidé de jouer une posture très droitière en renouant ainsi avec les valeurs du parti gaulliste et en abordant des thèmes qui avaient pu être développés à Béziers.
La stratégie politique du vice-président du Front national contraint donc les électeurs de droite à se positionner dans les primaires et à pousser Sarkozy comme candidat par le refus d’Alain Juppé, vu comme Hollande en pire. Cette stratégie politique de Florian Philippot fait qu’il se transforme, finalement, comme le meilleur militant de Nicolas Sarkozy !"
L’image de la situation économique fabriquée par la transe du consensus national n’a jamais été autant hors de tout contact avec la réalité de ma vie.
Aussi les questions que tout le monde devrait se poser, deviennent difficile à aborder. Comment puis-je protéger mes économies ? Pour qui dois-je voter ? Comment puis-je penser l’avenir de mon pays ? L’incohérence règne, en particulier dans les cercles dirigés par ceux qui protègent le statu quo, ce qui comprend les médias officiels qui ont échoué.
La Réserve fédérale s’est transformée en une institution sans visage agissant dans l’ombre pour les objectifs plus que limités d’une claque de nécromanciens et d’astrologues, dirigée par un grand vizir, bien en vue du public, semblant guider un bateau économique gigantesque qui a, en fait, perdu son gouvernail et se trouve à la dérive dans un gigantesque tourbillon.
Depuis plus d’un an, le sort de la nation est accroché à la décision de la Fed de relever ou non ses taux d’intérêt de référence d’un quart de point. Ils en parlent sans cesse, et la foule des observateurs des marchés financiers doit donc sans cesse aborder ce sujet et ce bavardage sert lui-même à éviter la nécessité d’une action réelle sur cette question. La Fed arrive à influencer les marchés sans jamais avoir à faire quoi que ce soit. Et surtout elle a travaillé pour produire le mythe d’une économie avancée qui fonctionne magnifiquement bien à l’avantage du bien commun.
Cela survient dans le contexte d’un réseau mondial plus large de relations économiques qui est très clairement en train de se briser tout seul. Les tensions croissantes entre les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Union européenne ont grandi parallèlement aux bêtises monétaires innovantes de notre banque centrale, en particulier les manigances autour de la monétisation de la dette, qui ont créé des distorsions dangereuses sur les marchés, dans le commerce et dans la perception de l’intérêt national. Les nations sortent les sabres du fourreau et fanfaronnent les unes en face des autres. Le monde est en faillite après trente ans de traites tirées sur l’avenir pour financer les fêtes du présent, et les autorités ne peuvent pas le reconnaître.
Mais elles peuvent fournir les conditions pour déguiser cela, en particulier par le jeu statistique de miroirs qui il-était-une-fois produisaient des signaux sensés concernant la circulation des capitaux. Au lieu de choix et de décisions fondés sur la réalité, la tâche à accomplir par les personnes en charge a été d’élaborer un faux-front économique à la Potemkine de plus en plus baroque, derrière lequel se trouve un paysage de ruine balayé par des racketteurs désespérés. Que ce racket ait évolué de manière si transparente dans l’enceinte autrefois sacrée des médicaments et même au delà, doit nous informer sur le désespoir et le danger de la situation.
Le dernier opus du jeu de la désinformation concernait le communiqué de presse sur l’emploi de vendredi publié par l’US Bureau of Labor Statistics. C’était un blockbuster, ce qui implique un ciel bleu partout, de Montauk à Malibu. Sauf que personne ayant gardé une parcelle minimale de faculté critique ne peut y croire. 80% des nouveaux emplois ont été attribués au mythique modèle naissance-mort1, un fantasme pseudo-scientifique d’hypothétiques nouvelles mises en chantier d’affaires associées à de nouvelles hypothétiques embauches. Démographiquement, la plupart des nouveaux emplois sont allés à la cohorte des plus de 55 ans, ensacheurs d’épicerie et agents d’accueil chez Walmart – beaucoup moins pour les hommes de 25 à 54 (cette tranche a sensiblement perdu des emplois). Le taux de chômage officiel est tombé à 5%, sans discussion sérieuse sur le grand nombre de gens découragés qui ont abandonné la population active.
Mais la perception d’une économie qui tourne à plein régime a envoyé les indices boursiers vers le ciel. Le Dow Jones, le S&P et le Nasdaq sont les seuls signaux que les médias officiels regardent avec attention et les politicards prennent leurs repères sur eux, dans une boucle de rétroaction de fausses informations qui engendre une psychologie positive plus délirante sur ces mêmes marchés. Je soupçonne que le sentiment qui règne maintenant est bien capable de passer au travers de la saison des fêtes sans accident financier.
Mais cette Fed se trouve maintenant dans un piège de sa propre fabrication. Ayant interminablement jappé à propos de la hausse des taux d’intérêt, la banque centrale devra la mettre en place ou se taire en décembre. Seuls les chiffres définitifs de l’emploi annuel du BLS pourraient jeter un froid, si les chiffres ne semblent pas si phosphorescents. Je pense que la vérité est que cette économie bidon de la foutaise ne peut pas résister même à un maigre quart de point d’augmentation des taux d’intérêt de référence. Pour une seule raison, cela ferait exploser les modèles d’exploitation de Fannie Mae et Freddie Mac, les acheteurs de prêts immobiliers qui gardent en vie l’industrie de la construction, ainsi que le racket en parallèle dans les prêts automobiles et étudiants titrisés. Imaginez tous les paris sur les dérivés (CDS) [paris sur le non remboursement des prêts, NdT] qu’il faudrait honorer. En réalité, la Fed sait qu’elle aura à bourrer à la pelle plus d’argent ZIRP [à intérêt zéro, NdT] dans la gueule d’un Léviathan financier mourant, saturé de dettes. Elle peut le faire, bien sûr, et probablement elle le fera au cours de l’hiver 2016, mais le moment venu, elle n’aura absolument plus aucune crédibilité en réserve. Et le Léviathan sera un peu plus près d’être rejeté mort sur la plage.
James Howard Kunstler
9 novembre 2015.
James Howard Kunstler est l’auteur « Too Much Magic: L'amérique désenchantée » (Le Retour aux Sources, 2014)
Traduit par Hervé, édité par jj, relu par Literato pour la Saker Francophone
1Délai existant entre l’enregistrement statistique de la disparition d’une entreprise et celui de la création d’une autre.
La Révolution française est souvent évoquée en des termes laudateurs par les ministres et partis de la République, en particulier sous le règne de M. Hollande, et parfois avec des élans de lyrisme qui feraient presque monter les larmes aux yeux s'il n'y avait un grand écart entre les proclamations révolutionnaires de ces messieurs-dames du gouvernement et la réalité, à la fois historique et contemporaine... Ainsi, la manifestation au petit matin, ce mercredi 8 juin, sous les fenêtres du ministre du travail Mme El Khomry, d'une vingtaine d'intermittents du spectacle, a soulevé, dans les rangs socialistes une vague d'indignation, et provoqué une réaction outrée du dit ministre, qui a cru y déceler une tentative d'intimidation qui, évidemment, ne le fera pas céder !
De qui se moque-t-on, en fait ? Ce n'était tout de même pas le 6 octobre 1789, quand les émeutières venues de Paris massacrèrent deux gardes du château de Versailles avant de s'engouffrer dans les escaliers et couloirs du palais à la recherche de la famille royale et menacèrent la reine de mort, quelques fusils braqués sur elle qui s'avançait au balcon des appartements royaux ! Pourtant, n'est-ce pas cette « geste » révolutionnaire que vantent le gouvernement et le parti socialiste quand ils célèbrent à l'envi la Révolution française et ses « valeurs » qui seraient, paraît-il, fondatrices de notre société ? Hypocrisie...
Les quelques éclats de voix matinaux des contestataires, aussi désagréables soient-ils pour le sommeil du ministre et de son entourage, semblent bien inoffensifs au regard des violences des révolutionnaires de 1789 et des années suivantes, et ils ne méritent pas tant de déclarations enflammées et indignées de la part de ses collègues et des socialistes qui, en d'autres temps, étaient moins regardants sur les manifestations et leurs débordements, en particulier quand ils étaient dans l'opposition et que ces désagréments visaient des partis adverses. J'aurai aimé autant de promptitude dans l'indignation quand, à Rennes ou à Paris, des militants monarchistes étaient agressés pour le simple fait d'exprimer (ou d'être) ce qu'ils étaient, ou qu'une bombe dévastait, à l'automne 1984, les locaux d'Action Française alors même que s'y trouvaient quelques trente jeunes royalistes (dont votre serviteur...), au risque d'en blesser quelques uns. J'aimerai autant de promptitude à dénoncer la violence des plans « sociaux » (sic) qui, en quelques traits de plume, jettent des ouvriers à la rue sans sursis quand les multinationales, elles, ne visent désormais que la satisfaction de la Bourse et des actionnaires, sans pitié pour les victimes de leur avidité...
Mme El Khomry, de grâce, arrêtez de pleurnicher et gardez vos leçons de morale pour vous : commencez plutôt par essayer de comprendre cette sourde colère qui gronde aux quatre coins du pays et d'ailleurs, et pas seulement celle des intermittents du petit matin... Cessez de fuir vos responsabilités, et consultez, non votre parti, mais ce que l'on désigne encore du beau nom de pays ! Vous y trouverez aussi, au-delà de cette fâcherie du pays réel avec le monde légal, des motifs d'espérance et des volontés de créer, de fonder et de transmettre pour les générations futures. Oui, vous pourrez alors le comprendre, la France vaut mieux que cette République qui ne cesse de diviser et d'affaiblir, tuant les plus beaux rêves au lieu d'en faire de belles réalités...