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actualité - Page 3987

  • Marion Maréchal Le Pen : "Karim Benzema est un récidiviste dans l'antipatriotisme"

  • Beatrix von Storch, député AfD : « La crise des migrants a tout changé »

    Minute-2774-Couv-Droite-251x350.jpgL’hebdomadaire Minute publie aujourd’hui un long entretien avec Beatrix von Storch, vice-présidente du parti Alternative für Deutschland (AfD) et député au Parlement européen, où elle siège au sein du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe, co-présidé par le patron de l’Ukip, le Britannique Nigel Farage. Extrait :

    « Ce qui a tout changé [en Allemagne], c’est la crise des migrants, car aujourd’hui chacun peut voir ce qui ne fonctionne pas. La politique de l’euro est plus discrète, la très forte inflation est dissimulée, et les gens n’ont pas encore compris qu’ils vont devoir payer ce qui se passe du fait de l’euro dans les années qui viennent. Il n’y a pas là un moment précis où chacun voit qu’il faut mettre un coup d’arrêt. Mais avec les migrants, c’est autre chose : nous avons eu jusqu’à 10 000 migrants par jour en Allemagne.

    Les médias ont bien sûr essayé de cacher tout ce qui s’est passé, alors que nous avons des problèmes jusque dans certains villages. Il y a des migrants partout, dans les hôtels, dans les centres-villes, c’est une situation folle. Les gens commencent à comprendre et se demandent ce qui se passera s’il est vrai qu’il n’y a pas seulement des réfugiés parmi eux. En ce qui concerne les femmes et les enfants, qui sont vraiment en danger, ils ne se posent pas de question, mais il y a aussi beaucoup de migrants qui ne sont pas des réfugiés.

    On parle d’une proportion d’un pour cent de terroristes, ce qui est énorme. Et ce d’autant qu’on ne sait pas exactement combien de gens sont arrivés en Allemagne. Officiellement, ils sont 1 200 000. Mais il peut bien y avoir 500, 600 ou 700 000 personnes de plus… On n’a même pas une idée de la fourchette.

    http://fr.novopress.info/201566/beatrix-von-storch-depute-afd-crise-migrants-a-change/

  • Deux grandes mosquées à Nice, ou comment se prendre les pieds dans le tapis…

    Nice compte déjà 18 lieux de prières musulmans…

    De longue date, Christian Estrosi voulait une grande mosquée à Nice. En 2006, lorsqu’il n’était pas encore maire mais président du conseil général des Alpes-Maritimes, il avait défendu cette idée avec ferveur. Il risque, aujourd’hui, d’être satisfait bien au-delà de ses espérances !

    Nice, qui compte déjà 18 lieux de prière musulmans (selon le sitetrouvetamosquee.fr), pourrait bientôt s’appeler Nice-les-Deux-Grandes-Mosquées.

    En effet, un bâtiment, situé à Nice-Ouest et appartenant à un sujet saoudien qui a investi 4 millions d’euros, a fait l’objet de travaux pour être aménagé en grande mosquée. Christian Estrosi, depuis plusieurs mois, tente en apparence de s’opposer à cette construction. Mais l’association culturelle et cultuelle En-Nour, en charge du projet, a déposé la semaine dernière un référé auprès du tribunal administratif de Nice. La décision est tombée le 6 juin : sous cinq jours – avant le début du ramadan -, cette mosquée devra ouvrir ses portes aux fidèles. La ville de Nice s’est immédiatement pourvue en cassation auprès du Conseil d’État.

    Christian Estrosi en pointe face à l’islam radical ? Voir. Car comme le faisait remarquer, le 23 avril dernier dans Nice-Matin, Olivier Bettati, conseiller régional Front national et conseiller municipal de Nice, « qui peut imaginer une seconde qu’une mosquée de cette taille soit construite dans la circo du maire sans qu’il ne se soit occupé de rien ? » Et Benoît Kandel, ancien premier adjoint d’Estrosi, de préciser que c’est le maire qui a signé les autorisations de travaux en ajoutant : « Aujourd’hui, le maire veut apparaître comme le sauveur d’une situation qu’il a lui-même créée… C’est lui qui a fabriqué la mosquée. »

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  • Sécurité euro 2016 : la polémique autour des fans-zones est-elle fondée ?

    David Hornus, directeur de Corpguard, est un spécialiste des questions de sécurité. Il s'interroge sur les choix sécuritaires autour des fan-zones pour l'Euro 2016 qui commence dans 10 jours (article à lire en entier sur le magazine en ligne de Corpguard) :

    [...] "Rien ne permet de remettre en cause le professionnalisme et le sérieux des sociétés de gardiennage qui vont être chargées d’assurer la sécurité à l’intérieur des fans-zones. Elles assurent déjà la sécurité des matchs dans les stades lors des compétitions plus traditionnelles et locales. Cependant, sont-elles adaptées face au risque que représentent des zones à forte densité de population, où la consommation d’alcool sera autorisée et alors que nous sommes en plein état d’urgence avec une menace terroriste à son paroxysme ?

    Nous sommes en droit de nous interroger sur la pertinence de la mission qui leur est confiée.

    D’autant que les plus grosses entreprises de sécurité en France, telles que Sécuritas, ont toutes refusé de sécuriser les fans-zones, car “elles jugent trop difficile, mais aussi trop risquéd’assurer la protection de dizaines de milliers de personnes rassemblées devant un écran géant“.

    Quelle sera la capacité de réaction des vigiles en cas d’incident et comment interviendront-ils pour fixer et neutraliser une menace potentielle, particulièrement dans le cas d’une attaque terroriste du type de celle du 13 novembre.?

    A moins d’être secondés et accompagnés par un OPJ, comment interviendront-ils lors d’affrontement entre supporters ou encore en cas de hooliganisme bien plus violent, sans moyens de coercition, ni pouvoirs de police ?

    Si le patron de Synergie-Officiers, Patrice Ribeiro assure que : « Le problème principal demeure le hooliganisme et les débordements conventionnels » ; pour Jean-Claude Delage, numéro un d’Alliance, les fans-zones sont « un souci de plus à gérer, dans un contexte déjà très tendu ». Au sein d’Unité-SGP-FO, Nicolas Comte estime quant à lui, que « les déplacements anarchiques hors des fans-zones seront tout aussi compliqués à gérer ».

    Quid en cas d’attaque ou d’attentats ?

    Ça passe ou ça casse

    A Paris seuls 400 vigiles assureront la sécurité des 90 000 supporteurs de la fan-zone du Champ-de-Mars (soit 1 agent pour 225 personnes), alors que le ratio appliqué en Pologne lors de l’Euro 2012 était de 1 pour 100. Soit 2 fois plus…

    Dans son édition du 29 mai , Libération interroge un bon connaisseur du milieu(sic), selon lequel certaines sociétés auraient raclé les « fonds de tiroir » du côté du Bénélux (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas) afin d’engager ce qu’il restait de francophones disponibles.

    Alain Bauer déclare même que « le casse-tête se situe plutôt du côté de l’humain » et se demande si « …les opérateurs privés ont réussi à recruter tous les agents nécessaires, et notamment un nombre suffisant de femmes pour assurer les palpations sur le public féminin », avant de poursuivre : « …on rappelle des gens qui étaient à la retraite, …mais la vérité, c’est qu’on n’a plus d’agents en stock. ».

    Il conclut le 27 mai sur le plateau de BFM « Une partie de l’organisation est aléatoire ».[...]

    Le statut d’agent de sécurité armé : un effet d’annonce

    Nous l’avons déjà écrit, les enseignements de l’attaque du Bataclan ont mis en lumière que les premières minutes qui suivent une attaque sont décisives et que si le primo intervenant dispose d’une capacité de neutralisation (donc d’une arme) ce sont de nombreuses vies qui peuvent ainsi être sauvées. (Au Bataclan, l’intervention d’un commissaire de la BAC et de son chauffeur ont permis de neutraliser un terroriste qui n’a pu faire usage de son arme ni déclencher sa ceinture d’explosifs).

    Cependant, malgré les annonces relatives à la création d’un statut d’agent de sécurité renforcée (ASR) après les attaques contre le Bataclan, rien n’a été réalisé à ce jour.[...]

    S’attendre au pire, espérer le meilleur : un pari risqué

    Enfin, à défaut d’avoir des Agents de Sécurité recrutés parmi les anciens militaires ayant les compétences professionnelles pour être armés, comme de nombreuses sociétés et syndicats professionnels le suggèrent depuis longtemps ; le bon sens ne commanderait-il pas que les vigiles des sociétés de sécurité soient déployés en périphérie et autour des fans- zones et affectés au filtrage et au contrôle des accès, voir à l’ilotage ?

    Cela permettrait d’assurer une sécurité périphérique et périmétrique et de déceler de manière précoce des fauteurs de troubles, des comportements ou individus « suspects » qui, en liaison avec les forces de l’ordre, seront contrôlés, expulsés ou interpelés.

    Cette mission parait beaucoup plus en adéquation avec l’expertise des sociétés de gardiennage, la sécurité à l’intérieur des fans-zones restant de la responsabilité d’agents des forces de l’ordre armées et ou en civils ayant capacités à intervenir là où le risque sera le plus grand.

    Malheureusement, il semble que, faute de moyens, ce ne soit pas le choix qui ait été arrêté."[...]

    Marie Bethanie

  • Le mythe du réfugié syrien

    Dans cet article, nous tâchons de déconstruire l'une des formidables impostures de cette crise migratoire : l'amalgame politico-médiatique faisant de tous les migrants des réfugiés syriens.
    Nos sources 
    Sauf mention contraire, tous les chiffres utilisés dans le texte ci-dessous, sont issus du rapport annuel pour la région Méditerrannée rendu par l'Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR).  Voici le site officiel de cette organisation ainsi que le lien direct pour télécharger le rapport annuel 2015.
    Combien de Syriens officiellement ? 
    Sur les 1 015 078 migrants officiellement arrivés en Europe au cours de l'année 2015, ils seraient 487 096 à venir de Syrie.
    Cela représente 47,9 % du total. 
    Plus de 1 migrant sur 2 n'est donc pas Syrien !
    Pour information, l'Afghanistan est le deuxième pays le plus représenté avec 209 367 personnes, soit 20,63 % du total.
    Les chiffres officiels sont-ils crédibles ? 
    Les migrants
    Le chiffre même d'environ 1 000 000 de migrants est sujet à de vives discussions.
    Courrier International relaie un article de Bild (journal de référence en Allemagne) qui parle de plus d'1 500 000 arrivées. Source
    Les Syriens 
    L'enregistrement en tant que Syrien se fait sur simple déclaration aux autorités locales des pays d'accueil (en Grèce pour l'essentiel des migrants).
    Le véritable nombre de Syrien est donc bien inférieur à celui avancé par l'UNHCR. 
    Quelques éléments prouvant cela : 
    "Beaucoup" de migrants prétendent être syriens afin de se faire passer pour des réfugiés.
    Source 
    "De nombreux migrants prétendent venir de Syrie mais ne parlent pas un mot d'arabe."
    Source
    Diane Jägers (CDU), conseillère de Dortmund en charge des affaires juridiques a déclaré : « Nous présumons que la majorité de ceux qui depuis l’été se sont fait enregistrer comme Syriens dans nos centres de premier accueil de Dortmund, ne sont pas du tout des Syriens. »
    Source
    Cela se vérifie dans les demandes d'asile effectuées en Europe en 2015 qui témoignent que 29 % (362 775) de ces demandes seulement ont été effectuées par des Syriens.
    Source
    La demande d'asile ne requiert pas a priori de passeport syrien. Cependant, sans papier officiel, la demande d'asile est compliquée. Les migrants se prétendant réfugiés fuyant l'État Islamique savent cela et rechignent à entamer cette démarche. D'où une baisse de plus de 100 000 personnes entre les arrivées de prétendus Syriens et le nombre de demandes d'asile effectivement déposées.
    Notons qu'il est relativement aisé de se procurer un passeport syrien imité à la perfection (source), voire même réel.
    De nombreux stocks de passeports syriens vierges sont en effet tombés entre les mains de l'État Islamique.
    Source
    Conclusion : Sur 47,9 % de prétendus Syriens, beaucoup n'en sont pas.
    Seulement 29 % des demandes d'asiles liées à cette crise migratoire de 2015 émanent de ressortissants de ce pays.
    Et parmi ces demandes, nombreuses sont celles effectuées à l'aide de documents falsifiés.

    Les enseignements à tirer
    Même si l'on suit les chiffres officiels, les Syriens représentent moins d' 1 migrant sur 2. 
    En réalité, comme nous l'avons vu, ils sont sans doute beaucoup moins encore.
    L'accueil des réfugiés est soumis à un impératif moral et émotionnel éminemment plus puissant que celui des simples migrants économiques. C'est pour cela que les bien-pensants réalisent l'amalgame entre réfugiés et migrants.
    Ceux qui vous répètent qu'il faut accueillir les réfugiés et que c'est un devoir d'humanité d'accueillir les migrants vous mentent !
    Les migrants sont très largement des migrants économiques. Seule une petite minorité d'entre eux vient de Syrie pour fuir l'État Islamique.

    http://www.ventscontraires.fr/

  • Conférence Dextra vendredi 10 juin : Bilan d'une année marquée par l'urgence, par Matthieu, président de Dextra

    Chers amis, chers camarades, 
    Pour clôturer notre cycle de conférences annuel, Matthieu, président de Dextra organisera la conférence sur "Bilan d'une année marquée par l'urgence", une urgence marquée en de nombreux domaines. 
    Nous vous attendons nombreux pour cette dernière conférence de l'année ! 
    Au 96 boulevard de Port Royal, Paris Ve, à partir de 19 h. 
    A vendredi !

  • Eric Zemmour : « Le peuple a le droit de changer de gouvernement, pas de politique »

    En Suisse, le peuple a dit non à plus de 75 %à un « revenu de base inconditionnel ». « Gagner 2.260 euros par mois sans travailler, se gausse Eric Zemmour, c’était le rêve de tous les fainéants ou tous ceux qui se prenaient pour Van Gogh ou Mozart ou tous ceux qui sont convaincus que le développement du numérique réduira au chômage dans un proche avenir la masse des salariés ». Mais le peuple suisse n’a « pas marché dans la combine » et c’est bien cela le sujet de sa chronique matinale sur RTL, le peuple : « Le peuple, lui, s’en tient aux principes traditionnels : tout travail mérite salaire et à chacun selon ses mérites. Le peuple n’est pas moderne. Le peuple n’est pas fun. Le peuple est tradi. En tout cas le peuple suisse. Le même qui dans un passé récent a dit non à une augmentation massive du smic et à des congés payés qui seraient passés de quatre à six semaines. »

    « Le même peuple, rappelle Eric Zemmour, avait aussi décidé le plafonnement des salaires des patrons, bien avant que l’Assemblée nationale française ne s’empare du sujet. Les mêmes aussi avaient décidé l’arrêt de l’immigration et refusé les minarets sur les mosquées au grand dam de toutes les élites du pays et de tous les médias internationaux. Le peuple n’est pas sensible aux joies frelatées de la diversité. »

    Et d’ajouter : « À force de référendums […], nos voisins helvètes dessinent une sorte d’autoportrait de peuple raisonnable et responsable, qui rejette autant la démesure que les modes » : « Un peuple qui veut rester un peuple, des Suisses qui veulent rester des Suisses, deux ambitions qui paraissent folles et réactionnaires à notre époque individualiste et mondialiste. »

    Et en France ? En France, conclut-il, « le peuple ne répond jamais à la question posée nous dit-on d’un air faussement contrit. Le peuple est dangereux pense-t-on au fond. Un référendum sur l’Europe ? Voyons, vous n’y pensez pas, on favoriserait les nationalistes. Alors sur l’immigration ? On favoriserait les xénophobes. Sur l’assistanat ? On favoriserait les démagogues. Sur l’école ? On favoriserait les réacs. La démocratie a des limites quand même ! Le peuple a le droit de changer de gouvernement, mais pas de changer de politique. »

  • Le capital fictif, ce Léviathan

    La financiarisation est à l'économie ce que le modernisme est à la société : un mécanisme qui conduit à créer un monde déraciné et apatride.

    Pour comprendre la notion de capital fictif, il faut remonter à l'aube du libéralisme. Comme le rappelle Cédric Durand, dans son ouvrage Le Capital fictif - Comment la finance s'approprie notre avenir, ce sont les libéraux qui ont défini les premiers cette notion. Pour eux, Friedrich Hayek ou encore David Riccardo notamment, il s'agit d'un excès de création monétaire qui ne repose sur aucune création de valeur réelle. Dans cette vision libérale, le problème n'est pas tant que le capital fictif existe, mais qu'il soit une source d'inflation ou de déflation : pour ces économistes, si le crédit (via la création monétaire) bute sur des limites de ressources (c'est-à-dire le "stock" d'épargne qui constitue la richesse réelle d'un pays), alors ceci crée une altération des prix.

    Hypothèque sur la valeur future

    Comme l'explique Cédric Durand, pour Karl Marx, le capital fictif est en fait une hypothèque sur la valeur future d'un bien productif. Dans cette perspective, le capital fictif est le mécanisme spéculatif par excellence distinguant la valeur spéculative d'un bien de sa valeur fondamentale. Karl Marx dénombre trois principaux outils du capital fictif : la monnaie de crédit, les actions des entreprises et les titres de dette publique. Cédric Durand montre que les outils désignés par Karl Marx ont été utilisés à plein régime durant la financiarisation de l'économie des années quatre-vingt, provoquant un ressenti de déconnexion entre la finance et le réel. L'auteur explique que ce ressenti tient au fait que le lien entre valeur spéculative et valeur fondamentale s'est distendu, mais surtout déplacé. La titrisation d'une part et l'asymétrie d'information d*autre part ont été les deux principaux vecteurs de ce déplacement.

    La crise des prêts hypothécaires à risques (dite crise des subprimes), survenue en 2006 aux États-Unis et dans les années suivantes en Europe et dans le reste du monde, en est un bon exemple. Le point de départ de la crise est l'accord de prêts hypothécaires et spéculatifs à des ménages déjà endettés ou sans grande capacité de remboursement. Premier aspect : la spéculation via la monnaie d'endettement. En prêtant des sommes importantes à des ménages endettés, les prêteurs couraient un risque de défaut de paiement important, qu'ils comptaient couvrir avec une croissance future anticipée comme élevée. On voit ici ce que Karl Marx appelle « l'hypothèque sur l'avenir ».

    La titrisation diffuse le risque

    Deuxième aspect : la titrisation. Cette opération consiste à rassembler des titres de créance au sein d'une société, dont les actions sont ensuite revendues sur les marchés financiers. Le risque initial de défaut de paiement se diffuse aux acheteurs des actions. Dans cette phase de titrisation, l'asymétrie de l'information, évoquée plus haut, prend toute son importance. En usant de véhicules financiers sophistiqués, il devient impossible, pour les acheteurs des actions des sociétés de prêts toxiques, de connaître exactement ce qu'ils achètent. C'est pour cette raison, notamment, que l'ensemble de l'économie mondiale a été touchée. Dernier aspect : le déplacement de la valeur fondamentale. Pour freiner cette crise mondiale, les États se sont mobilisés. Ils ont dû investir, racheter, "renflouer" les institutions bancaires malades. Et pour ce faire, les Etats se sont endettés. D'une crise de prêts hypothécaires, nous sommes arrivés à une crise des dettes souveraines. C'est ici qu'est le déplacement de la "valeur fondamentale", en passant des dettes de ménages américains vers des dettes de nations. On le voit, ce capital fictif ou spéculatif est le vrai mal de l'économie moderne. Véritable Léviathan, il se transforme, se déplace, s'adapte. En 1865, Gustave Doré réalisa une gravure représentant la destruction du Léviathan par l'Éternel. C'est peu dire si nous souhaitons sa vision comme prophétique.

    Raoul Trinchais

    ✔︎ Cédric Durand, Le Capital fictif - Comment la finance s'approprie notre avenir, Les Prairies ordinaires, novembre 2014, 224 pages, 17 euros.

    L'Action Française 2000  Du 19 novembre au 2 décembre 2015