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actualité - Page 4288

  • Mathieu Bock-Côté : les limites de l’antifascisme carnavalesque

    Mathieu Bock-Côté revient sur les moyens déployés par les partis de gouvernement pour lutter contre le FN ; ceux-ci ne contribuent qu’à le faire progresser.

    Les formules sont convenues et un peu creuses, mais elles sont encore utilisées, comme si elles étaient rassurantes, et même réconfortantes : la poussée du Front national aux élections régionales est accueillie par des cris indignés qu’on veut aussi douloureux. Pour les uns, l’intolérance progresse et la percée du FN confirmerait en fait l’avilissement moral des Français. Pour les autres, les années 1930 pointent leur museau. Dans tous les cas, la démocratie serait en danger contre lequel il faudrait se mobiliser. Les éditorialistes, pour l’essentiel, partagent cette grille d’analyse, qui reconduit, pour l’essentiel, les catégories de l’antifascisme des dernières décennies. Et un peu partout, la presse étrangère, avec quelques nuances, reprend ces catégories et annonce une poussée historique de l’extrême-droite en France.

    Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce cri de scandale ne nous aide pas vraiment à comprendre sa progression. Il confirme la vétusté de l’appareil conceptuel utilisé pour penser le populisme européen. Mais quoi qu’on en pense, on ne pourra pas toujours rabattre la vie politique contemporaine sur la Deuxième guerre mondiale. On cherche souvent, pour confirmer la disgrâce démocratique du Front national, à l’associer à différentes figures de la droite antiparlementaire de la première moitié du vingtième siècle. Mais l’opération est moins scientifique que rhétorique : elle vise à confirmer la culpabilité originelle d’un mouvement politique condamné à représenter l’ennemi de la République, même quand il prétend s’y rallier et cherche à y donner des gages.

    Mais dans les faits, la référence à l’extrême-droite est de moins en moins opérante : il faut sans cesse redéfinir cette notion pour y faire entrer ceux qu’on veut y associer à tout prix. Politologues et sociologues en élargissent sans cesse la définition. Mais aujourd’hui, elle sert moins à décrire qu’à décrier. Elle a surtout pour fonction d’assurer l’exclusion politique de ceux à qui on l’accole, à tort ou à raison et en vient presque à relever de la démonologie. De ceux à qui on accolera l’étiquette, on dira qu’ils sentent le soufre, ou encore, qu’ils ont des idées nauséabondes. C’est l’argument olfactif. On renifle l’adversaire, on l’accuse de puer, on le transforme en ennemi, et on le chasse du domaine public. On conviendra qu’il ne suffit plus à détourner massivement les Français du FN. On atteint probablement aujourd’hui les limites d’un antifascisme anachronique. [...]

    La suite sur Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Mathieu-Bock-Cote-les-limites-de-l

  • Xavier Bertrand (LR) vante la "dignité" et la "grandeur" de la gauche

    6a00d83451619c69e201b8d1819836970c-120wi.pngXavier Bertrand a prononcé ces paroles dans une salle de Marcq-en-Barœul (Nord) notamment en présence Hamza El-Kostiti, qui était en 13e position sur la liste EELV dans le Nord, et qui fait désormais campagne pour Les Républicains :

    "Je sais que cette campagne dépasse maintenant ma seule personne, ma seule famille politique. C’est un combat pour une région républicaine. Ceux qui se sont engagés à voter pour nous ont beaucoup de dignité et de grandeur. Ils n’auront pas à renier leur identité de gauche, je ne serai pas sectaire (...)

    Ce programme est-il gaulliste, centriste, communiste, écologiste ? Il est avant tout tourné vers la région."

    Au moins les électeurs sont prévenus...

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • « Avortement de masse, immigration de masse, ça va ensemble ! »

    À l’occasion du prochain examen par le Sénat de la loi « santé », Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune, revient pour Boulevard Voltairesur les enjeux politiques de l’avortement…

    http://www.bvoltaire.fr/jeanmarielemene/avortement-de-masse-immigration-de-masse-ca-va-ensemble,224497

  • La défaite les divise

    Retrouver l'enregistrement de ces chroniques sur le site de Lumière 101

    Ce phénomène bien connu, la discorde chez les vaincus, n'épargne pas en ce moment notre gauche hexagonale, toujours si intelligente. Le Monde qui distille toujours son venin avec doigté, avec une once de jésuitisme, avec l'air de ne pas y toucher, ne cherche pas trop à jeter d'huile sur le feu. Pour le moment la ligne présidentielle semble lui convenir. Profil bas, sauf quelques crocs en jambe discrets, par-ci par-là, à propos des difficultés des désistements, magouilles et fusions.

    En revanche, Mediapart, beaucoup plus influent dans la gauche militante, ne fait pas dans la dentelle. La ligne du journal d'Edwy Plenel c'est feu sur le premier ministre. Titre de l'article du 8 décembre : "Jusqu’à quand Manuel Valls ?"

    Non que, bien sûr, le site gauchiste ne puisse reprendre contre l'ancien maire d'Évry les critiques devenues habituelles aux cercles de la droite catholique ou nationaliste, qui se sont particulièrement développées depuis les manifestations contre la Loi Taubira.

    L'image du "franc-maçon Valls" a été encore largement popularisée, après bien d'autres autres, par telle couverture de "L'Express"(1)⇓.

    De tels angles d'attaque ne sauraient trouver d'écho au sein de la gauche de la gauche.

    Ce 8 décembre le site gauchiste avec sa question "jusqu'à quand Manuel Valls" laisse entendre, et même développe l'idée, que notre espagnol de l'armée en déroute, lui et personne d'autre, porterait la responsabilité du désaveu infligé au gouvernement et au parti socialiste lors du premier tour des élections régionales.

    Les penseurs de Mediapart, au nom de ce qu'on hésite à nommer encore "la gauche de la gauche" font subtilement appel à François Hollande. Ils savent mieux que nous combien celui-ci escompte leur soutien et leur vote d'appoint en vue de 2017.

    Et ils cherchent à le négocier en demandant que soit sacrifié le "concept Manuel Valls" au profit d'un autre concept, celui que représente la ministre de la Justice Christiane Taubira qui semble avaler de nombreuses couleuvres mais qui demeure en poste, imperturbable, silencieusement, pour parfaire une œuvre qui se mesure chaque jour non seulement dans l'autorité judiciaire qu'elle exerce mais également dans l'administration pénitentiaire. Il s'agit bien du maillon le plus faible de ce gouvernement et Mediapart se garde certes de le remettre en cause.

    Il est donc permis de se régaler d'un tel argumentaire.

    Il suggère en effet qu'une politique plus à gauche aurait immanquablement remobilisé la majorité parlementaire, camouflant aux Français ce que pourtant les citoyens savent parfaitement : l'impasse où les mène le socialisme en général, c'est-à-dire pas seulement les socialistes étiquetés comme tels.

    C'est là une réalité quasi scientifique, presque une loi économique, démontrée par Vilfredo Pareto.

    Connue sans doute de quelques économistes ou sociologues depuis le début du XXe siècle sa vérité s'en propage factuellement dans tous les pays accablés par l'étatisme, que celui-ci se présente sous un visage de gauche ou sous un visage de droite, voire même sous un visage prétendant dépasser ce clivage.(2)⇓

    Dans la France actuelle, par conséquent, ce n'est pas un simple changement d'équipe qui redressera le pays, et qui réduira notamment le chômage et l'insécurité sociale, mais une modification du mode de gouvernement aboutissant à une réduction des coûts fiscaux et sociaux. Valls n'est probablement pas l'homme le plus approprié pour y conduire mais le rejet auquel nous conduirait le retour d'influence de l'extrême gauche ferait encore plus de mal.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1. cf. L'Express du 25 mai : "un franc-maçon nommé Valls". Valeurs actuelles du 8 décembre nous signalait que "le Grand Orient appelle à faire barrage au FN". Pour ma part je vois surtout dans la franc-maçonnerie le syndicat des médiocres, redoutable à ce simple titre.
    2. on lira à ce sujet son "Péril socialiste".

    http://www.insolent.fr/2015/12/la-defaite-les-divise.html

  • Médiapart a bénéficié d’une amnistie fiscale grâce aux attentats

    Amnistie fiscale pour Médiapart et Arrêt sur images, qui s’étaient auto-appliqués un taux de TVA réduit depuis 2008. Le gouvernement était réticent à effacer les ardoises de respectivement 4,1 millions et 540 000 euros. Mais il y a eu un petit effet “13 novembre” comme il y a eu un effet “Charlie”. Piquant de voir en plein état d’urgence et accumulation de mesures liberticides le gouvernement se poser en défenseur de la liberté d’expression pour sauver les copains… quant à la presse vraiment pluraliste, elle est privée de subventions… 

    http://fr.novopress.info/

  • En PACA, le CRIF a peur de perdre ses subventions

    ...et appelle donc à voter pour Christian Estrosi. Suite à l'engagement de Marion Maréchal-Le Pen de supprimer les subventions aux associations communautaristes, la présidente du Crif en PACA Michèle Teboul réagit :

    "Si le FN refuse l’aide aux communautés comme elle l’a dit, autant dire que notre travail au quotidien sera réduit à zéro. Il va falloir que j’aille chercher des dons, des sponsors, pour chacune des activités du tissu associatif. Là où on va avoir une grosse difficulté, c’est que, au dîner du Crif, une fois par an, toutes les autorités territoriales sont représentées. Est-ce que vous croyez que je vais inviter Marion Maréchal-Le Pen, si elle est élue ? Jamais de la vie"

    Il est vrai qu'on imagine difficilement Marion Maréchal-Le Pen prononcer le même genre de discours que celui de Christian Estrosi le 25 octobre dernier au dîner du CRIF à Marseille :

    " Les moyens de la Région devront être enfin mis à votre disposition pour seconder efficacement les efforts faits jusqu’ici par les autres collectivités (...) Si j’ai déclaré publiquement, lors de l’allumage de ‘Hanouka 5774, que je suis un Juif de cœur, je dois ajouter ici qu’Israël est, après la France, ma seconde passion nationale."

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Marseille: six mois avec sursis et un an d’inéligibilité requis en appel contre le sénateur Guérini et le député Ciot

    Six mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité ont été requis mercredi par l’avocat général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence à l’encontre du sénateur Jean-Noël Guérini et du député PS Jean-David Ciot, jugés pour détournement de fonds publics et recel de détournement.

    L’ex-président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini (g) et le député PS Jean-David Ciot, le 25 novembre 2015 à Aix-en-Provence Photo BORIS HORVAT. AFP

    Le jugement a été mis en délibéré au 13 janvier.

    M. Guérini, ex-président du conseil général des Bouches-du Rhône et M. Ciot, qui fut son collaborateur au conseil général, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Marseille, en décembre 2014. Mais le parquet avait fait appel.

    « La décision du premier juge est extrêmement critiquable », a estimé l’avocat général, Pierre Mathieu qui a également requis 15.000 euros d’amende. Des réquisitions identiques à celles du procureur de la République en 1ère instance.

    La justice soupçonne M. Ciot d’avoir bénéficié le 26 mai 2011 d’un licenciement de complaisance de son poste de conseiller technique à la présidence du département, moyennant 65.000 euros d’indemnités et de chômage, pour lui permettre de se présenter aux législatives de 2012.

    « C’est un licenciement bidon », a fait valoir l’avocat général, s’interrogeant sur l’absence de motif, l’absence de préavis et l’absence d’entretien préalable alors que M. Ciot soutient qu’il désirait garder son emploi.[....]

    La suite sur Liberation.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Marseille-six-mois-avec-sursis-et

  • Augmentation en flèche du financement des études de genre par la région Ile-de-France

    De 2011 à 2014, le financement de l’Institut Émilie du Châtelet (IEC) par la région Ile-de-France est passé de 0,9 à presque 8 millions d’euros. L’IEC fait partie du domaine d’intérêt majeur : « genre, inégalités, discriminations » et participe au « développement de la recherche et des enseignements sur les femmes, le sexe ou le genre ». Il compte 18 établissements, 11 laboratoires, et emploie 200 chercheurs considérants, selon le site Vigi-Gender que « le concept de genre pose les catégories de femmes, d’hommes, de sexe, de sexualité et les notions de féminin, de masculin, de féminité et de masculinité comme des constructions sociales et non comme des données naturelles intangibles ». 8 millions d’euros, c’est beaucoup pour une théorie qui n’existe pas, surtout en temps de crise et de hausse des impôts.

    http://fr.novopress.info/195884/augmentation-en-fleche-du-financement-etudes-genre-region-ile-france/

  • L’extrême droite néerlandaise reprend du poids dans la vie politique

    Alors le Front national a réalisé des scores exceptionnels au premier tour des élections régionales, l’extrême droite néerlandaise connaît elle aussi une remontée.
    Crée en 2006 par Geert Wilders pour dénoncer l’islamisation des Pays-Bas, le « Parti pour la Liberté » (PVV), semblait en perte d’influence. Mais la question de l’accueil des réfugiés polarise à nouveau les débats.
    Mouvements de résistance contre la venue de centres d’accueil pour réfugiés, échanges d’insultes, lettres de menaces aux maires et adjoints des communes, attaques de centres de demandeurs d’asile, les débats locaux et nationaux sur les aspects concrets de l’accueil des réfugiés ont été houleux ces derniers mois aux Pays-Bas. La polarisation avait pris une telle tournure que le roi Willem-Alexander et les chefs de file des partis néerlandais, ont lancé mi-octobre un appel au calme.
    Souveraineté nationale et demandeurs d’asile
    Dans ce contexte, le député d’extrême droite Geert Wilders, s’est positionné en « chef de la résistance contre l’accueil des demandeurs d’asile ». Il n’a pas hésité à lancer un site Internet de dénonciation des « désagréments causés par les demandeurs d’asile » et réclame haut et fort la fermeture des frontières de son pays afin d'empêcher « la venue de milliers de réfugiés », qu'il qualifie « d'invasion islamique ».
    « La seule et unique manière de gérer la crise des réfugiés est de retrouver notre souveraineté nationale », assure le député qui explique que les Pays-Bas ne devraient pas « payer pour la stupidité d'Angela Merkel » (qui a ouvert les portes de l'Allemagne aux réfugiés syriens, NDLR).
    Favori pour les législatives
    « Au-delà d’un groupe radical de Néerlandais qui ne veut pas de réfugiés, de plus en plus de gens se font du souci par rapport aux conséquences de l’accueil de ces populations et ont le sentiment que la classe politique est impuissante. Cela s’exprime clairement dans les sondages », explique Frits Wester, commentateur politique néerlandais.
    Selon les derniers sondages, si des législatives étaient organisées maintenant, le PVV, parti du leader populiste, remporterait 39 sièges de députés (sur 150) à la Deuxième Chambre, devenant ainsi la première force du pays. Un nouveau record potentiel pour Geert Wilders dont le plus grand succès politique remonte aux législatives de 2010 où son parti avait décroché 24 sièges de députés.
    Encouragé par ces pronostics, il lance le recrutement de futurs élus en vue des législatives qui se tiendront en mars 2017, avec pour lui à la clé un possible poste de premier ministre. S'il devait remporter les élections, Geert Wilders voudrait « lancer le processus pour quitter l'Union européenne ».

    Source : La Croix :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dep_interieur/EuuAykuykuxMGOMOPx.shtml