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actualité - Page 4353

  • Le président Hollande doit soustraire la France aux lois sur l’Union Bancaire pour protéger les comptes en banque et l’épargne des Français

    Communiqué de presse‏ de Philippe Murer, économiste au cabinet de Marine Le Pen

    Le gouvernement de François Hollande a adopté une loi scélérate à l’encontre des citoyens français avec une discrète ordonnance, sortie le 20 Août 2015 au cœur de l’été.

    Cette ordonnance délègue à la Commission Européenne la garantie des dépôts et de l’épargne des Français gérée par les banques en vertu de la loi sur l’Union Bancaire. Il est prévu qu’en cas de difficulté d’une banque française, les dépôts et l’épargne bancaire seront saisis, on devrait dire volés, pour rendre la banque à nouveau solvable, la recapitaliser en langage technique !
    Si les dirigeants d’une banque prennent des risques inconsidérés, l’argent des épargnants sera donc confisqué sous l’égide de la Commission Européenne, afin de sauver cette banque ! C’est exactement le mécanisme qui fut utilisé pour sauver les banques à Chypre.

    En théorie, seule l’épargne supérieure à 100.000 euros sera saisie. Dans la pratique, les Institutions Européennes sont autorisées à abaisser ce montant si les conditions le justifient.
    On se rappellera que de nombreuses banques françaises étaient dans une situation très délicate en 2008 et avaient dû recevoir une aide de l’Etat. Cette situation de crise bancaire peut malheureusement se reproduire ; à l’avenir, l’appui de l’Etat ne pourra pas être sollicité, les banques seront recapitalisées avec l’argent des épargnants.

    Nous demandons instamment au président Hollande de revenir sur cette ordonnance scélérate et de soustraire la France aux lois européennes sur l’Union Bancaire afin de protéger les comptes en banque et l’épargne des Français.

    Front National

    http://partinationalfrancais.hautetfort.com/

  • Syrie : COMMENT POUTINE A ROULÉ HOLLANDE ET OBAMA DANS LA FARINE

    Selon Machiavel, « pour échapper à une guerre perpétuelle ruineuse, ils [les pays] devront tenter de maintenir un équilibre des forces ». C’est le but de la plupart des traités de paix. C’est visiblement aussi celui de la coalition menée par les États-Unis en Syrie où un an et quatre mille bombardements aériens n’ont visiblement servi qu’à stabiliser les positions de l’État Islamique (ad-dawla al-islāmiyya, acronyme arabe Daesh) et éviter « une guerre perpétuelle ruineuse », comme en Afghanistan où les troupes américaines sont contraintes de prolonger leur séjour pour une durée indéterminée.

    Les Russes ont fait mieux en une semaine, et les coalisés sous le pavillon américain se demandent comment et pourquoi. Répondre à pourquoi est simple, comme pour la France en Libye « pour des raisons militaires et économiques… une opportunité pour (la Russie) de se réaffirmer en tant que puissance militaire ». C’est aussi parce que les Russes ont compris qu’il n’y aura pas de paix et de retour à un État multiethnique et multiconfessionnel sans Bachar el-Assad et que si Bagdad et la région de Lataquié, berceau des Alaouites, tombent aux mains des terroristes, qu’ils soient ceux de l’État Islamique ou ceux d’al-Qaïda-al-Nosra et ses satellites dits modérés, ils perdront leur grande et seule base militaire en Méditerranée. Ils ne soutiennent pas Bachar el-Assad par amitié ni sympathie, mais uniquement par intérêt.

    Leur seconde raison d’intervenir est qu’ils ont compris quel l’objectif réel des États-Unis et de leurs sous-fifres, la France et les États arabes du Golfe : ils veulent le départ de Bachar el-Assad, et dans son cas,partir c’est mourir un peu. Mais ce n’est pas non plus pour faire plaisir aux quelques Sunnites, soi-disant modérés, alliés à al-Qaïda que Bachar el-Assad avait entrepris d’exterminer quand ils ont voulu le renverser. États-Unis et coalition, agissent aussi par intérêt : prendre le contrôle des champs de pétrole et de gaz syriens, et par la même occasion chasser les Russes de la Méditerranée. Pourquoi les Russes ont-ils attendu quatre ans pour intervenir ?
    Parce qu’il leur a fallu ce temps-là pour se préparer à prendre la place de la coalition en Syrie.
    Prêts ? Ils le sont aujourd’hui.

    Comment ?
    Ce comment inquiète énormément les Occidentaux d’où ce déferlement d’hostilité qui frise la haine contre la Russie, complaisamment relancé par les médias, qui se contentent de relayer les dépêches de l’agence socialiste AFP, dont la direction et la rédaction se contentent elles mêmes de répéter les instructions élyséennes, le tout sans la moindre analyse et réflexion.

    Car en acheminant jusqu’en Syrie 28 avions et hélicoptères russes venant de Russie après avoir survolé la mer Caspienne et l’Irak – zones sous étroite surveillance radar et optique – sans être repérés, les Russes ont fait la démonstration que leurs systèmes d’invisibilité aux radars sont au point !

    « C’est avec surprise que la presse internationale a constaté la « téléportation » de 28 avions et hélicoptères de combat russes à l’aéroport international de Lattaquié… La découverte ne s’est faite qu’après l’étude d’images obtenues par satellite. » (Courrier International)

    Soit 12 chasseurs-bombardiers Sukoï 24, 25 et 34 et 16 hélicoptères d’attaque Mil-24. Personne n’a détecté au radar le vol de cette armada aérienne jusqu’à l’atterrissage en Syrie, malgré les AWACS « d’alerte précoce » américains à la frontière de l’Irak, qui ont un rayon de détection de 500 km, les radars militaires au sol, les avions-patrouilleurs Gulfstream G550 d’observation israéliens le long de la côte de la libanaise et syrienne.

    La flotte militaire aérienne russe a pu parcourir 2 400 km en survolant à moyenne altitude et vitesse subsonique – autrement dit sans presque se cacher ni se presser – des pays ennemis sans être repérée, montrant ainsi que les Russes ont pris une bonne avance sur les occidentaux en matière de combat aérien. En effet, les hélicoptères ont volé à moins de 4 000 m et entre 240 et 300 km/h, les Sukoï un peu plus haut, moins de 8 000 m, et plus vite, entre 600 et 700 km/h, sans que personne ne les voie, qu’aucun radar ne les repère !!!
    Une vraie claque pour le Pentagone, Obama et Le Drian.

    Il ne s’agit évidemment pas de « téléportation » comme le dit Courrier International, mais de l’application de techniques évoluées de manipulation des radars ennemis. Comme celles qui ont permis au vol MH370 reliant Kuala Lumpur à Pékin de virer au-dessus de la Mer de Chine ultra-surveillée, de survoler la Malaisie, la Thaïlande et tous leurs radars civils et militaires et d’aller se perdre en Océan indien sans que personne ne sache par où il est passé, ni où il a disparu.

    D’abord, le trajet de la flotte aérienne russe a été repéré jusqu’à Lattaquié, depuis les bases aériennes 387 et 368 de Boudionnovsk dans le Caucase, jusqu’à la base aérienne russe en Syrie, par un Iliouchine-20 M1 quadri-réacteurs d’observation, passé lui aussi inaperçu.

    Syrie : COMMENT POUTINE A ROULÉ HOLLANDE ET OBAMA DANS LA FARINE

    Il a pris autant de photos qu’il a voulu. L’avion a un système ELINT (Electronic Intelligence). Il dispose de divers équipements pour l’interception et le brouillage des communications militaires : radar et téléphonie mobile, appareils-photo haute résolution (A – 87P), un radar Kvalat-2 embarqué qui permet d’afficher sous forme numérique une carte du terrain jusqu’à une distance de 300 km, détectant automatiquement les véhicules en mouvement, les blindés, les pièces d’artillerie ou le déploiement de ceux déjà connus dans un autre emplacement.

    Pour voir certains points sensibles de plus près, des drones de reconnaissance Pchela 1T sont allé repérer et filmer d’éventuels sites EI équipés de batteries anti-aériennes. Pas vus non plus, les drones !

    Syrie : COMMENT POUTINE A ROULÉ HOLLANDE ET OBAMA DANS LA FARINESyrie : COMMENT POUTINE A ROULÉ HOLLANDE ET OBAMA DANS LA FARINE

    Pour parcourir 2 400 km, avions et hélicoptères russes sont équipés de réservoirs supplémentaires, sinon il faudrait les faire accompagner d’un Antonov 124 ravitailleur. Sur les Sukoï sont ajoutés des containers ECM de type SAP-518/ SPS-171, et aux hélicoptères des équipements de contre-mesures électroniques de type Richag-AV, le tout ayant un rayon d’action de 400 km.

    Les Russes ont clairement imposé leur suprématie en matière de guerre électronique (EW-Electronic Warfare), mais la façon dont ils y sont arrivés reste entourée de mystère. Le redoutable système russe de collecte et de traitement de l’information reste également enveloppé de mystère. 

    Ils peuvent identifier les cibles des bombardements et leur répartition parmi les différents types d’avions, tout en empêchant les Américains et leurs alliés de découvrir quoi que ce soit de leur modus operandi. 

    Or, en l’absence d’un minimum d’informations, les Américains ne peut pas déclencher de contre-mesures électroniques (ECM) efficaces contre les Russes en Syrie ! Pour protéger leur dispositif contre les moyens de recherche, les Russes ont déployé en Syrie, plusieurs Krasukha-4.

    Syrie : COMMENT POUTINE A ROULÉ HOLLANDE ET OBAMA DANS LA FARINE

    Le Krasukha-4 est un équipement à bande large mobile, monté sur le châssis 8 X 8 de type BAZ-6910-022, qui brouille les radars de surveillance des satellites militaires, les radars au sol et aériens de type AWACS et ceux montés sur des avions sans pilote (drone). Le Krasukha-4 est le seul système capable de brouiller les satellites-espions américains.

    À cela s’ajoute le navire Priazovye (de classe Vishnya), appartenant à la flotte russe de la mer Noire, qui a été déployé en mer Méditerranée, près de la côte syrienne. Ce navire est spécialisé dans le brouillage et la collecte des informations de type SIGINT et COMINT (interception de tous les réseaux de communications).

    De plus, les alentours de l’aéroport de Lattaquié sont surveillés en permanence par 4 à 6 mini avions et hélicoptères sans pilote de type de ZALA, ultralégers et silencieux, propulsés par un moteur électrique, avec un rayon d’action allant jusqu’à 30 kilomètres.

    Pour détecter les cibles pour les missions de bombardement de moyenne distance, les Russes utilisent 36 avions sans pilote type Yakovlev Pchela-1T et Orlan-10, et pour la surveillance de la totalité du territoire syrien, ils utilisent des drones de reconnaissance Dozor 600 ou Altius, similaires aux MQ-1B Predator américains.

    Syrie : COMMENT POUTINE A ROULÉ HOLLANDE ET OBAMA DANS LA FARINE

    Pour la surveillance de l’ensemble du territoire syrien, les Russes ont également déployé des avions de reconnaissance ELINT, de type Iliouchine-20M1, équipés de radar Kvalat-2, qui peuvent détecter des avions, des véhicules terrestres et des pièces d’artillerie jusqu’à une distance de 300 km. Ils sont, de plus, équipés de systèmes d’interception et de brouillage de toutes les communications militaires, radars et téléphonie mobiles.

    On comprend mieux pourquoi les Américains et l’OTAN sont tellement furieux de la présence russe en Syrie : les Russes les rendent aveugles quand ils le veulent et ils pourraient casser le beau plan de « bordel productif » mis en place depuis quatre ans par les Occidentaux pour détruire Bachar el-Assad !

    L’Imprécateur

    http://combattants-volontaires-de-la-resistance.fr/

  • Marine Le Pen se fera représenter au meeting LMPT

    Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, déclare à Libération :

    «Il s’agit de questionner pendant une trentaine de minutes les candidats aux régionales sur leur projet, et notamment sur la famille. Xavier Bertrand (LR) sera là, tout comme Jean-Philippe Tanguy (Debout la France). Même Sandrine Rousseau (EE-LV) nous a fait parvenir une intéressante réponse écrite. Dans les autres régions, les têtes de liste FN sont venues ou ont promis de le faire. Mais Marine Le Pen a juste proposé de nous envoyer l’un de ses colistiers, Eric Dillies. Alors qu’elle se trouvera presque au même endroit

     «M. Dillies sera le bienvenu parmi le public, mais c’est Marine Le Pen qui est invitée à s’exprimer. Dans les autres régions, les têtes de listes FN sont venues, ou ont promis de le faire. En tout cas, il y a une logique : elle ne vient pas à nos manifestations, elle ne vient pas à notre meeting. Il y a peut-être des différences de conception sur la famille au sein du FN.»

    Eric Dillies dénonce : 

    «On n’impose pas son agenda comme ça. Là, ça prend une tournure politicienne, on est dans le règlement de compte vis-à-vis du FN. Ces gens prétendent défendre des valeurs, mais je ne sais pas où ils ont mis leur christianisme dans cette histoire 

    Le FN rappelle qu’il est favorable à l’abrogation de la loi Taubira, sans exclure une «amélioration du Pacs».

    Michel Janva

  • Migrants, Euro, Russie, nationalisme : la désintégration apocalyptique de l'UE

  • Démission Myriam El Khomri !

    On commence à en avoir plus que marre de leur incompétence, de leurs faux semblants, de leur je m’en foutisme !

    Mais quelle équipe !

    Après le DSK, le Cahuzac, le Fabius qui est toujours en retard d’une guerre et va nous en mettre une sur le dos, le Machin truc qui cirait ses chaussures dans les salons de l’Elysée, le Chose machin qui ne payait pas ses impôts, le Valls la tremblotte, le gouvernement en entier qui promulgue une loi et l’efface le lendemain, leurs décisions plus que vaseuses, ainsi les homosexuels peuvent donner leur sang… s’ils n’ont pas eu de rapporte sexuels depuis un an ! Il faut les pucer pour qu’on vérifie ? Et leur communication ridicule ! Le coup de Lucette pour donner à Hollande tout le lustre de la réputation de Poutine…………………….. (Attendez, je ris !)

    Là, donc ce matin, brunette bis, l’une aussi compétente que l’autre, s’est fait moucher en beauté chez Bourdin ! Figurez-vous qu’elle est incapable de savoir combien de fois un CDD peut être renouvelé !!!!!!

    http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/myriam-el-khomri-admet-ne-pas-connaitre-le-nombre-de-renouvellement-possible-de-cdd-687667.html

    C’est vrai, que pour un ministre du travail, c’est quand même une notion très complexe. Rebsamen était déjà le prototype du pote qui a bien travaillé pour le clan et qu’il faut caser, mais elle, dès sa première intervention, elle bat tous les records !

    Et tellement sûre d’elle avec ses airs, essayant de mentir autant que possible. La honte ! La chouma !

    -il peut être renouvelé combien de fois le CDD ? 

    -Heu…Plusieurs fois …

    On pense au sketch de Fernand Raynaud !!!!

    Et sur un sujet aussi sensible que le Chômage ! Pauvres malheureux qui vous retrouvez à la rue ! Voilà qui vous défend !

    Là, c’est trop !

    Marre, marre, marre !

    Il est évident, si je me rapporte au remarquable documentaire sur Hollande, « Un air de président », (Il n’en a ni l’air, ni l’art .) que choisir une ministre est pour eux prendre une jeune brunette qui fait exotique et dont les compétences sont secondaires et même tertiaires. Ainsi, dans ce doc, un chef-d’œuvre de la com de Hollande, on voit Hollande et Valls sur le perron de l’Elysée, discutant avec brunette ter, Fleur Pellerin, celle qui n’a pas le temps de lire, vu l’importance de son taf, et qui prend conseil auprès de l’intelligentsia . Hollande la conseille, tel Cicéron un sénateur.

    -Il faut que tu sortes tous les soir , oui, tape-toi un spectacle tous les soirs. Et va demander des conseils à Jack !!!!!!

    L’ineffable Valls la tremblote ajoute un détail qui vaut son pesant de cacahuètes

    -Et aussi à Monique…

    Quelle Monique , ce sont dit certains ? Mais Monique Lang !!!!

    Ainsi donc quand on est ministre de la culture , il suffit d’aller demander des conseils à Lang et surtout à son épouse !

     !!!!!!!!

    Ils nous auront tout fait !

    Menteurs, non pas incompétents car on ne leur demande rien en haut lieu si ce n’est d’obéir aux injonctions des banques et du capital, mais lamentables, dangereux. Qu’est-ce que c’est que ce méga-attentat qu’on nous annonce de tous les côtés ? Celui de Charlie-hebdo avait aussi été annoncé ! Il faut essayer de créer une situation tragique pour bloquer les réseaux sociaux ? Le FBI opère en France comme aux US où il prend des paumés et leur fait monter un attentat pour toucher des subventions ? (« Envoyé spécial » sur la 2, qui ne passe pas jusqu’à présent pour une chaîne complotiste !)

    Ah ! Quelle infection.

    Bonne journée à tous, je vais me laver les mains !

    L’ignorance d’El Khomri est inadmissible, honteuse.

     Elle doit démissionner.

    #DémissionMyriamElKhomri

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/demission-myriam-el-khomri-173733

  • L'Europe jusqu'à Vladivostok

    Histoire et géopolitique(1992)
    L’histoire connaît les cités-états : Thèbes, Sparte, Athènes, plus tard Venise, Florence, Milan, Gênes.
    Aujourd’hui elle connaît les Etats territoriaux : la France, l’Espagne, l’Angleterre, la Russie.
    Finalement elle découvre les Etats continentaux, tels que les Etats-Unis d’Amérique, la Chine actuelle et l’URSS d’hier. [1]
    L’Europe d’aujourd’hui subit une période de transformations.
    Elle doit passer du stade plus ou moins stable des Etats territoriaux au stade de l’Etat continental.
    Pour la majorité des gens, cette transition est entravée par l’inertie mentale, sans parler de la paresse de l’esprit.
    Bien que n’étant pas plus grande qu’un morceau de tissu, Sparte avait une forte vitalité, d’un point de vue historique, vivant avant tout dans son aspect militaire. Ses dimensions et ses ressources étaient suffisantes pour contenir une armée capable de gagner le respect de tous ses voisins.
    Nous approchons ici le problème basique de la vitalité des Etats. La cité-état historique fut supplantée par l’Etat territorial. L’Empire romain supplanta Athènes, Sparte, Thèbes. Et sans grand effort [2].
    Aujourd’hui la vitalité historique de l’Etat dépend de sa vitalité militaire, qui à son tour dépend de sa vitalité économique ; ce qui nous conduit à l’alternative suivante :
    Première hypothèse : les Etats territoriaux sont obligés de devenir des satellites des Etats continentaux. La France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre ne représentent qu’une fiction d’Etats indépendants. Car depuis longtemps, depuis 1945, tous ces pays sont devenus des satellites des Etats-Unis d’Amérique.
    Seconde hypothèse : ces Etats territoriaux se transforment en un seul Etat continental : l’Europe.
    L’échec historique d’un Etat continental : l’URSS
    La regrettable désintégration de l’URSS s’explique, en particulier, par l’insuffisante compréhension théorique de l’Etat par Marx, Engels, Lénine et à certains égards Staline. Déjà en 1984 mon disciple et collaborateur, José Cuadrado Costa, se basant sur les travaux de Ortega y Gasset et de moi-même, publia un essai brillant et prophétique sous le titre : « Insuffisance et obsolescence de la théorie marxiste-léniniste de la nationalité » [3].
    Concernant la compréhension de l’essence de l’Etat, les Jacobins étaient manifestement bien plus avancés que les marxistes. Dans ce domaine, Marx resta toujours limité à la période romantique de la Révolution de 1848. Déjà à la fin du XVIIIè siècle, Siéyès parla de la manière d’obtenir un Etat-nation « homogène ». L’Etat-nation est le fruit d’une volonté politique.
    Un autre exemple de l’idiotie marxiste, remontant au romantisme du XIXè siècle, est l’idée de la disparition de l’Etat. Il est difficile de penser à une plus grande stupidité. C’est un vieux rêve anarchiste. [4]
    Ainsi Lénine préserva l’existence formelle des républiques. J’écris intentionnellement le mot au pluriel.
    Du fait de l’application du principe du centralisme à l’intérieur du parti communiste et à la personnalité particulière de Staline, cette fiction ou cette comédie dura jusqu’en 1990. L’affaiblissement du Parti entraîna l’éclatement de l’URSS sur des problèmes remontant à l’époque 1917-1922.
    La fiction devint réalité.
    En 1917 les Jacobins russes créèrent la République des Conseils (j’attire votre attention sur le singulier). Lénine accepta cette fiction de l’Union des Républiques Soviétiques (j’attire votre attention sur le pluriel) et la toléra. De 1946 à 1949, à l’apogée de son pouvoir, Staline aussi préserva cette apparence d’Etats « indépendants », s’étendant de la Pologne à la Bulgarie.
    Une imprudence théorique de plus.
    L’Etat politique par opposition à l’Etat ethnique
    Dans le dictionnaire « Le Petit Larousse », il est écrit que les conditions de l’uniformité d’une ethnie sont sa langue et sa culture.
    Pour les besoins de cette analyse, je donnerai ma propre interprétation élargie de ce concept, ayant dit que l’unité de l’Etat ethnique a ses racines dans l’unité de race, de religion, de langue, d’imagerie commune, de mémoire commune, de frustrations ou de craintes communes.

    Le concept d’Etat politique (en tant que système ouvert, en expansion) est complètement opposé au concept d’Etat ethnique (en tant que système fermé, fixé). L’Etat politique est l’expression de la volonté d’hommes libres d’avoir un avenir commun.
    L’Etat politique, ou plus précisément l’Etat-nation politique – dont je suis considéré comme le théoricien moderne, après Ortega y Gasset [5] – permet aux individus de préserver leur individualité personnelle (veuillez excuser ce pléonasme barbare et grossier) à l’intérieur du cadre de la société. Il y a moins de deux mois [6], j’ai donné mon opinion sur l’importance des concepts d’Imperium et de Dominium. Depuis 1964 je n’ai jamais cessé de développer ces concepts d’origine romaine.
    A un ami politique qui m’appelait « wallon » (ce n’était pas suffisant pour moi !), j’écrivis, comme d’habitude, que je ne suis ni wallon, ni flamand, ni allemand, ni belge, et pas même européen. Je suis moi. La personne de Jean Thiriart, c’est Jean Thiriart, lui écrivis-je. Je n’aime pas du tout être classé dans une catégorie avec d’autres gens, où il est dit qu’« ils me ressemblent ». Je veux constamment conserver mon ironie socratique. Partisan du totalitarisme quand on parle de l’Imperium, je deviens un anarchiste pour la question du Dominium.

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  • Zoom : Jean Louis Butré : "La COP21 est basée sur un mensonge général" (05-11-2015)

  • Étrangers: naturalisés !

    (Présent 8477)

    Il y a des sujets qu’il vaut mieux enterrer juste avant les élections. Entre deux cafouillages sur les impôts locaux des retraités et les allocations handicapés, Manuel Valls déclare renoncer au vote des étrangers : « Il ne faut pas courir derrière des totems ». La décision et la formule font hurler Libération qui parle d’« ultime reniement » sur ce marqueur historique qui porte une si belle exigence de gauche.
    8477-Une-Présent
    Selon le premier ministre, cette promesse [du candidat Hollande] ne sera pas mise en œuvre et ne sera pas reproposée à la prochaine élection présidentielle « parce qu’elle tend inutilement et que ce n’est plus le sujet ». Surtout avec l’absence d’une majorité des 3/5e nécessaire au Parlement réuni en congrès pour faire passer une telle réforme constitutionnelle. Fureur des « assoces » et de Cambadélis qui affirme que le projet est toujours à l’ordre du jour du Parti socialiste et qu’« il adviendra un jour ».

    Trêve de comédie, car derrière cette annonce si bien mise en musique par les médias, Manuel Valls a bien mieux dans sa manche. Le meilleur substitut au droit de vote des étrangers et qu’il entend encore accélérer : « Le vrai sujet est de renouer avec la naturalisation ». Comme s’il n’avait jamais rompu avec ! Lui qui, pour accélérer le nombre des naturalisations, demandait dans une circulaire à tous les préfets de France en 2012 de revenir sur les critères « discriminants » mis en place par son prédécesseur, Claude Guéant.

    Manuel Valls veut un nouvel assouplissement des conditions de naturalisation pour les étrangers qui résident en France depuis plus de cinq ans. « Pour voter, devenez Français ».

    Faciliter les démarches de naturalisation et assouplir les critères en pleine submersion migratoire alors que les clandestins entrent sur notre territoire par paquets de mille, relève de la plus haute trahison et d’une braderie de notre nationalité sans précédent. Tous Français dans cinq ans ?
    Bravo, Valls, le changement de peuple et de civilisation est bien plus certain et acquis comme cela qu’en passant par les urnes.

    Caroline Parmentier

    http://fr.novopress.info/

  • Le déclin des intellectuels français

    Source : Politico et http://www.les-crises.fr

    Paris a cessé d’être un centre majeur d’innovation dans les sciences humaines et sociales.

    Une des inventions les plus caractéristiques de la culture française moderne est «l’intellectuel».

    En France, les intellectuels ne sont pas seulement des experts dans leurs domaines particuliers, comme la littérature, l’art, la philosophie et l’histoire. Ils parlent aussi en termes universels et l’on attend d’eux qu’ils donnent des conseils moraux sur des questions générales, sociales et politiques. En effet, les plus éminents intellectuels français sont des figures presque sacrées, qui devinrent des symboles mondiaux des causes qu’ils ont soutenues – ainsi la puissante dénonciation de l’intolérance religieuse par Voltaire, la vibrante défense de la liberté républicaine par Rousseau, l’éloquente diatribe de Victor Hugo contre le despotisme napoléonien, le plaidoyer passionné d’Émile Zola pour la justice pendant l’Affaire Dreyfus et la courageuse défense de l’émancipation des femmes par Simone de Beauvoir.

    Par-dessus tout, les intellectuels ont fourni aux Français un sentiment réconfortant de fierté nationale. Comme le dit le penseur progressiste Edgar Quinet, non sans une certaine dose de fatuité bien gauloise : « La vocation de la France est de s’employer à la gloire du monde, pour d’autres autant que pour elle, pour un idéal qui reste encore à atteindre d’humanité et de civilisation mondiale. »

    * * *

    Cet intellectualisme français s’est aussi manifesté à travers un éblouissant éventail de théories sur la connaissance, la liberté et la condition humaine. Les générations successives d’intellectuels modernes – la plupart d’entre eux formés à l’École Normale Supérieure de Paris – ont très vivement débattu du sens de la vie dans des livres, des articles, des pétitions, des revues et des journaux, créant au passage des systèmes philosophiques abscons comme le rationalisme,l’éclectisme, le spiritualisme, le républicanisme, le socialisme, le positivisme et l’existentialisme.

    Cette fiévreuse activité théorique atteint son apogée dans les décennies suivant la Seconde Guerre mondiale avec l’apparition du structuralisme, une philosophie globale qui soulignait l’importance des mythes et de l’inconscient dans la compréhension humaine. Ses principaux représentants étaient le philosophe Michel Foucault, homme de culture et d’influence, et l’ethnologue Claude Lévi-Strauss, tous deux professeurs au Collège de France. Parce qu’il partageait son nom avec celui d’une célèbre marque de vêtements américains, Lévi-Strauss reçut toute sa vie des lettres lui commandant des blue-jeans.

    Le symbole suprême de l’intellectuel « Rive Gauche» fut le philosophe Jean-Paul Sartre, qui mena le rôle de l’intellectuel public à son paroxysme. L’intellectuel engagé avait le devoir de se consacrer à l’activité révolutionnaire, de remettre en cause les orthodoxies et de défendre les intérêts de tous les opprimés. Le rayonnement de Sartre tient beaucoup à sa manière d’incarner l’intellectualisme français et sa promesse utopique d’un avenir radieux : son ton radical et polémique et sa célébration de l’effet purificateur du conflit, son style de vie insouciant et bohème qui rejetait délibérément les conventions de la vie bourgeoise, et son mépris affiché pour les institutions établies de son époque, qu’il s’agisse de l’État républicain, du Parti communiste, du régime colonial français en Algérie ou du système universitaire.

    Selon ses termes, il était toujours « un traître » – et cet esprit d’anticonformisme était au centre de l’aura des intellectuels français modernes. Et bien qu’il détestât le nationalisme, Sartre contribua inconsciemment à ce sentiment français de grandeur par son incarnation de la prééminence culturelle et intellectuelle, et par sa supériorité facile. En effet, Sartre était sans aucun doute une des figures françaises les plus célèbres du 20e siècle et ses écrits et polémiques furent ardemment suivis par les élites culturelles à travers le monde, de Buenos Aires à Beyrouth.

    * * *

    La Rive gauche d’aujourd’hui n’est plus qu’un pâle reflet de cet éminent passé. À Saint-Germain-des-Prés, les boutiques de mode ont remplacé les entreprises de la pensée. En fait, à de rares exceptions près, comme le livre de Thomas Piketty sur le capitalisme, Paris a cessé d’être un centre majeur d’innovation en sciences humaines et sociales.

    Les traits dominants de la production intellectuelle française contemporaine sont ses penchants superficiels et convenus (qu’incarne un personnage comme Bernard-Henri Lévy) et son pessimisme austère. Aujourd’hui, en France, les pamphlets en tête des ventes de littérature non-romanesque ne sont pas des œuvres offrant la promesse d’une nouvelle aube, mais de nostalgiques appels à des traditions perdues d’héroïsme, comme « Indignez Vous! » (2010) de Stéphane Hessel, et des monologues islamophobes et pleurnichards répercutant le message du Front national de Marine Le Pen sur la destruction de l’identité française.

    Deux exemples récents sont « L’Identité Malheureuse » (2013) d’Alain Finkielkraut et « Le Suicide Français » d’Eric Zemmour (2014), tous deux imprégnés d’images de dégénérescence et de mort. L’œuvre la plus récente dans cette veine morbide est « Soumission » de Michel Houellebecq (2015), un roman dystopique qui met en scène l’élection d’un islamiste à la présidence française, sur fond d’une désintégration générale des valeurs des Lumières dans la société française.

    * * *

    Comment expliquer cette perte de repères française ? Les changements du paysage culturel environnant ont eu un impact majeur sur la confiance en soi française. La désintégration du marxisme à la fin du 20e siècle a laissé un vide qui n’a été rempli que par le post-modernisme.

    Mais les écrits de gens comme Foucault, Derrida et Baudrillard aggravèrent le problème, par leur opacité délibérée, leur fétichisme du jeu de mots insignifiant et leur refus de la possibilité d’un sens objectif (la vacuité du post-modernisme est brillamment parodiée dans le dernier roman de Laurent Binet, « La septième fonction du langage », une enquête criminelle autour de la mort du philosopheRoland Barthes en 1980).

    Mais la réalité française est elle-même loin d’être réconfortante. L’enseignement supérieur français, surpeuplé et sous-financé, part en lambeaux, comme l’indique le rang relativement bas des universités françaises dans le classement académique des universités mondiales de Shanghai. Le système est devenu à la fois moins méritocratique et plus technocratique, produisant une élite manifestement moins sophistiquée et intellectuellement créative que celle de ses prédécesseurs du 19e siècle et du 20e siècle : le contraste à cet égard entre Sarkozy et Hollande, qui peuvent à peine s’exprimer en français, et leurs prédécesseurs à la présidence, éloquents et cérébraux, est saisissant.

    Sans doute la raison la plus importante de cette perte de dynamisme intellectuel française est le sentiment croissant qu’il y a eu un recul important de la puissance française sur la scène mondiale, dans ses dimensions basiquement matérielles, mais aussi culturelles. Dans un monde dominé politiquement par les États-Unis, culturellement par les sournois « Anglo-Saxons » et en Europe par le pouvoir économique de l’Allemagne, les Français luttent pour se réinventer.

    Peu d’auteurs français contemporains – avec l’exception notable de Houellebecq – sont très connus hors de leurs frontières, pas même de récents prix Nobel comme Le Clézio et Patrick Modiano. L’idéal de la francophonie n’est qu’une coquille vide, et derrière ses beaux discours, l’organisation a peu de résonance réelle parmi les communautés francophones du monde.

    Ceci explique pourquoi les intellectuels français semblent si sombres quant à leur avenir national et sont devenus d’autant plus égocentriques, et de plus en plus tournés vers leur passé national : comme l’historien français Pierre Nora l’a déclaré plus franchement, la France souffre « de provincialisme national ». Il est intéressant de noter, dans ce contexte, que ni l’effondrement du communisme dans l’ancien bloc soviétique, ni le printemps arabe, n’ont été inspirés par la pensée française – en opposition totale avec la philosophie de libération nationale qui a soutenu la lutte contre le colonialisme européen, qui fut façonnée de manière décisive par les écrits de Sartre et Fanon.

    En effet, alors que l’Europe cafouille honteusement dans sa réponse collective à l’actuelle crise des réfugiés, force est d’admettre que la réaction qui a été le plus en accord avec l’héritage rousseauiste d’humanité et de fraternité cosmopolite des Lumières n’est pas venue de la France socialiste, mais de l’Allemagne chrétienne-démocrate.

    Sudhir Hazareesingh est enseignant en sciences politiques au Balliol College, à Oxford. Son nouveau livre, « How the French think: an affectionate portrait of an intellectual people » [« Comment pensent les Français : un portrait affectueux d'un peuple intellectuel »], est publié par Allen Lane à Londres et Basic Books à New York. La version française est publiée par Flammarion sous le titre « Ce pays qui aime les idées ».

    Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

    http://euro-synergies.hautetfort.com/