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Zoom : Alain Paucard :"Oui, c'était mieux avant... Et je le pense !" (04-11-2015)
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45 veillées pour la vie
De nombreuses régions de France n'ont pas encore programmé de veillées pour la vie en la vigile du 1er dimanche de l'Avant : Vendée, Basse-Normandie, Pyrénées, Corse, Auvergne, Limousin, Alpes, Vosges, les Charentes...
"Peut-être que vous vous posez une question : pourquoi prier alors qu’il y a urgence d’agir ?
Il est vrai qu’en cette période où nous comptons presque 230 000 avortements en France, nous devons agir, nous ne pouvons pas rester attentiste devant ce désastre ! Nombreux sont les Saints qui nous interpellent, comme la bienheureuse Mère Téresa :
« Le plus grand destructeur de la paix, aujourd’hui, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu’est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? »
C’est à l’occasion de la remise du Prix Nobel de la Paix en décembre 1979 que Mère Térésa s’exprimait ainsi. Elle nous alertait sur l’incohérence fondamentale d’une conception de la paix qui oublierait les plus petits d’entre nous. Le pape Jean-Paul II insistera plus tard dans son encyclique Evangelium Vitae sur l’urgence « de se livrer à une mobilisation générale des consciences et à un effort commun d’ordre éthique, pour mettre en œuvre une grande stratégie pour le service de la vie. » Il nous exhortait à «renouveler la culture de la vie à l’intérieur des communautés chrétiennes elles-mêmes» (EV 95).
Alors comment agir ?
Souvenons-nous des bons conseils de Mère Térésa : « Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active. » Nous voulons nous donner activement pour protéger et accueillir la vie naissante, alors commençons par prier !
Dans l’évangile de Saint Jean, au chapitre quinze, le Christ nous dit : « Demeurez dans mon amour ». Il prend ensuite une comparaison :
« Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. »
Nous sommes avertis que nous ne porteront pas de fruits si nous ne sommes pas connectés à la Vigne, c’est à dire fidèle à ce cœur à cœur dans la prière avec le Christ. Ainsi, nous avons conscience de la force de la prière qui nous aidera à agir pour mieux accueillir et protéger la Vie !
En attendant les veillées pour toute vie naissante, cette neuvaine est le moyen idéal pour confier à Dieu notre désir de voir renaître une culture de la Vie au sein de notre société. Elle vous permettra de prendre « 9 jours pour 9 mois » comme un symbole de votre volonté de soutenir toute Vie naissante. Mais c’est plus qu’une simple neuvaine, c’est un cocktail de formation Spi & Bioéthique qui alliera la prière et la formation en vu de l’action.
Et pour agir, créez dès maintenant votre veillée et retrouvez-les près de chez vous sur notre site : www.veilleespourlavie.com/ Ces veillées ont été lancé par Benoît XVI et bénies et encouragées par le Pape François, alors n’hésitez pas à les rejoindre et à aider votre curé à l’organiser dans votre paroisse !
« En ce temps de l’Avent où l’Église veille et prie dans l’attente aimante de la venue du Seigneur et tourne ses regards avec espérance vers la crèche de Bethléem, le Saint-Père vous encourage à persévérer dans la prière. » Extrait de la lettre de bénédiction apostolique du Pape François."
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4e édition de Chronique du choc des civilisations, d'Aymeric Chauprade
La première édition de Chronique du choc des civilisations datait de 2008.Minute présente la 4e :
"[...] La 4e édition de Chronique du choc des civilisations, qui vient de paraître, intègre les évolutions considérables survenues en sept ans dans un monde complexe sans que les thèses défendues à l’époque par le géopoliticien soient invalidées. La relecture de son ouvrage de 2008, qui, avec le recul, aurait pu être cruelle pour Aymeric Chauprade, montre que la réflexion de l’auteur s’inscrit bien dans « le temps long des civilisations » et que, à ce titre, sa pensée reste valable au-delà des développements intérieurs et extérieurs de la politique des États qui, loin d’invalider ses thèses, viennent au contraire les conforter.
Le temps était néanmoins venu de procéder à une refonte de Chronique du choc des civilisations afin d’analyser les phénomènes émergents. Aymeric Chauprade s’y est attelé au point de livrer une édition actualisée et augmentée qui est quasiment un nouvel ouvrage et qui permet, avec une clarté remarquable, de comprendre les lignes de force des mouvements à l’œuvre sur l’ensemble des conti- nents. De sorte que « le Chauprade » – comme les latinistes parleraient du Gaffiot – est un manuel de lecture aisée qui offre les clefs de compréhension d’une actualité dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle n’est que rarement conceptualisée."
Aymeric Chauprade est longuement interrogé dans ce numéro de Minute. Extrait :
"Vous racontez, exemples à l’appui, que les décapitations commises par des islamistes ne datent pas de la création de l’État islamique mais qu’il y en a eu de nombreuses, en Europe, au début des années 1990, durant la guerre de Bosnie. Comment se fait-il qu’on ne découvre cette effroyable pratique que maintenant ?
Mon atlas de géopolitique révèle en effet de nombreuses choses sur l’État islamique, ses spécificités, ses modes de financement, mais il inscrit le retour de ce califat islamique dans la continuité de l’Histoire. C’est d’ailleurs ce qui caractérise mon travail. Je suis un géopolitologue du temps long. Ce qui est nouveau, ce n’est pas la pratique de l’État islamique, laquelle s’appuie déjà sur la pratique des premiers siècles de l’islam ; ce qui est nouveau, c’est la médiatisation des crimes et l’utilisation de la terreur comme arme d’influence et de recrutement.
En quoi la création d’un califat, par l’État islamique, est-elle différente des actions terroristes menées par Al Qaida ?
Il y a une différence de stratégie entre Al Qaïda et l’État islamique : Al Qaïda pensé par Ben Laden menait un combat global, transnational, déterritorialisé. L’État islamique d’Al Baghdadi mène une stratégie radicalement différente : le combat est territorialisé. Il faut construire un État islamique fort, posé sur un immense territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak, puis prendre les deux grandes capitales de l’histoire islamique (ommeyade et ab- basside), Damas et Bagdad, et s’étendre ensuite sur le reste du monde à partir de cette base étatique forte.
La génération Al Qaïda du début des années 2000 étant encore influencée par l’idéal du mondialisme transnational, des réseaux, la conviction que les États étaient finis. La nouvelle génération de djihadistes est à l’image du monde multipolaire : elle est marquée partout par le retour des États et des souverainetés. [...]"
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C’est dit : moins de bébés = plus d’immigrés
La vie, ça n’est pas compliqué. C’est même simple comme une équation. La preuve par l’information du jour et les commentaires qui l’accompagnent.
On a tort de se prendre le chou : la vie, ça n’est pas compliqué. C’est même simple comme une équation. La preuve par l’information du jour et les commentaires qui l’accompagnent.
Donc, les Françaises, cette année, ont fait moins de bébés : la natalité a baissé de 2,75 % sur les neuf premiers mois de l’année, ce qui constitue, paraît-il, le chiffre le plus bas depuis 1999. Là, je glisse une petite parenthèse : si les chiffres étaient bas en 1999, c’est parce que les Français ont majoritairement sauté en marche, réservant leurs gamètes pour le passage à l’an 2000… À corréler sans doute avec le boom sur la vente de préservatifs, mais c’est une donnée qui n’intéresse pas nos statisticiens. -
Entretien avec Philippe de Villiers Le moment est venu de dire ce que j’ai vu
« Qu’est ce qui va nous rester ? Ils ont défigurés nos paysages, ils ont tué tous les indépendants, les paysans, les artisans, les commerçants, les pêcheurs… Aujourd’hui, nous sommes face à deux menaces simultanées : l’américanisation du monde qui est en même temps la marchandisation du vivant, le corps vénal et l’islamisation du monde. La France va devenir une république islamique… ».
Son dernier livre « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » sorti chez Albin Michel est en train de devenir un énorme succès littéraire. Il aurait déjà dépassé les 100.000 exemplaires à ce jour et irait sur les brisées du livre d’Eric Zemmour – « Le suicide français » – Eric Zemmour que nous avions interviewé l’année dernière.
Un entretien exceptionnel
S’il a déjà répondu aux questions des journalistes de la sphère parisienne, c’est dans l’intimité de son bureau au Puy du Fou, en Vendée, que Philippe de Villiers a accordé à Réinformation Tv un entretien exceptionnel. Il se livre à nos questions, sans masque, sans ambiguïté comme il ne l’a sans doute encore jamais fait devant une caméra.
“Le moment est venu de dire ce que j’ai vu”
Dans cet entretien, il nous parle de l’islamisation à venir de la France, de son dégoût pour la politique : « Je les ai vu tricher, je les ai vu mentir » nous a-t-il expliqué. Il nous révèle ce jour où notamment, alors député européen, il se retrouve par hasard dans un salon du Parlement de Strasbourg, assistant à une réunion de la Trilatérale… organisation privée, crée en 1973, à l’initiative des principaux dirigeants du Groupe Bilderberg (dont Rockefeller, le plus « célèbre ») et regroupant des personnalités du monde politique, économique, financier et médiatique et dont le but est d’établir un Nouvel Ordre Mondial, s’appuyant sur la disparition des souverainetés et des Etats.
Entretien dirigé par Armel Joubert des Ouches
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La reprise des travaux de l’aéroport de Notre-Dame des Landes a été annoncée vendredi dernier
La préfecture de Loire-Atlantique a annoncé vendredi l’intention de l’Etat de reprise des travaux. Le communiqué officiel annonce : « L’État a demandé aux maîtres d’ouvrage de la future plate-forme et de sa desserte routière de mettre en œuvre les démarches qui permettront de démarrer les travaux. »
Cette annonce réjouit les partisans de ce nouvel aéroport nantais.
Sans surprise l’association Des Ailes pour l’Ouest s’en félicite par la voix de son président Alain Mustière. Il a ainsi déclaré « La démocratie et l’Etat de droit seront respectés et l’Aéroport du Grand Ouest se fera. » Il espère également la création de 3.500 emplois, alors que l’aéroport actuel Nantes Atlantique est encore sous exploité par rapport à sa surface et par rapport à d’autres aéroports européens.Les opposants élèvent la voix.
La principale organisation d’opposition Acipa rappelle que contrairement aux déclarations de la préfecture tous les recours ne sont pas épuisés. Appel a en effet été interjeté concernant la loi sur l’eau et la loi sur les espèces protégées le 17 septembre dernier. Les candidats EELV aux régionales dénoncent quant à eux un double discours alors que la COP 21 débute le mois prochain à Paris. Les zadistes, les occupants du bocage menacé, restent quant à eux plus déterminé que jamais à s’opposer à tout début des travaux et à toute expulsion.http://www.oragesdacier.info/2015/11/la-reprise-des-travaux-de-laeroport-de.html
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L'affrontement triangulaire devient permanent
Tous les observateurs de la vie politique française se focalisent désormais sur l'idée que les élections régionales de décembre préfigurent l'élection présidentielle prévue pour 2017.
Or, la Ve république avait réussi à fonctionner, de 1958 à 2012, sur un affrontement principalement binaire. Divers mécanismes avaient largement éliminé le "Centre", le MRP, les radicaux, les indépendants, qui avaient dominé la vie politique de la IVe république.(1)⇓ Mais, comme dans de nombreux pays, d'autres forces sont apparues, qui mettent à mal le train des alternances. Et l'on ne peut plus tabler sur un simple jeu entre droite et gauche.
En effet, les projections de sondages prévoient, à plus ou moins juste titre, une répartition des régions métropolitaines, qui étaient toutes de gauche à l'exception de l'Alsace, et qui deviendraient à hauteur de 7 pour la droite, 3 pour la gauche et 2 pour le front.
Ouest-France, le 23 octobre, affinait ce pronostic en pronostiquant que "la gauche ne garderait que 3 à 5 régions" et en l'assortissant d'une carte coloriée, persistant à qualifier le FN "d'extrême droite".(2)⇓
Cette appellation se veut éliminatoire, mais elle ne veut plus rien dire.
On se trouve, à vrai dire, en présence d'un parti dont le même journal indique que sa poussée se confirme : "28 % d’intentions de vote (niveau national), plus de 30 % dans 6 régions (Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Bourgogne-Franche-Comté, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Normandie, PACA, Nord-Pas-de-Calais-Picardie)."
Rappelons aussi qu'il s'agit désormais d'un parti au programme économique largement démagogique, très proche de celui de la gauche la plus dure. Il désigne pour cible, constamment la droite institutionnelle, sur la base d'une trouvaille de propagande fort efficace : la convergence, véritable ou supposée, entre celle-ci et le parti socialiste sous le sigle UMPS. Pourquoi continuer par conséquent à raisonner comme s'il s'agissait d'une "extrême droite" ?
On devrait plutôt s'interroger sur la portée et les conséquences de l'actuel jeu politique.
Il n'est plus partagé en deux blocs principaux, mais pour une période indéterminée, entre trois. La Théorie des jeux, initiée par le mathématicien américain John Nash, fort prisée par certains économistes, a ses adeptes. Ils prétendent et croient pouvoir énoncer sous forme de théorème qu'un jeu à trois se résout nécessairement à deux.
Or, curieusement l'évolution du jeu politique depuis 30 ans a plutôt démontré, en France et pas seulement, le contraire.
Je me permets donc d'en déduire que les brillants schémas de cette Théorie ne s'appliquent pas à court terme. Les trois camps s'inscrivent dans leurs périmètres respectifs et ne s'apprêtent à aucune véritable concession.
Plus précisément, pour l'instant nous avons affaire à trois "galaxies", de structures différentes, où, au sein du camp "droite" par ex., le rapport LR/UDI reste fort différent de celui du PS et de ses partenaires écolos ou d'extrême gauche, et où les clivages internes du FN ne jouent pas de la même manière que ceux des appareils partisans classiques, etc.
Les trois interlocuteurs étant inégalement friables, et tout le monde le sachant, le jeu du président de la république reste celui de l'affrontement triangulaire permanent.
Et en même temps, il mise sur un éclatement entre, d'une part, le "centre", mou et changeant, aujourd'hui représenté par Juppé, derrière lequel se profile Bayrou – et une "droite" plus dure. Et cette distorsion reste la seule hypothèse lui permettant d'être lui-même présent au second tour. Dans une telle perspective tout deviendrait possible, y compris la victoire d'une candidate qui, jusque-là, n'était conçue par ses adversaires que comme une sorte de "sparring-partner", pour match de box truqué.
Ce développement autorise, notamment, à se poser des questions quant aux "merveilleuses institutions" mises en place par Michel Debré en 1958. Elles étaient conçues comme taillées sur mesure pour le général De Gaulle. Or, si l’on n'en finit plus de chercher à réincarner, ou d'évoquer ce personnage atypique, on devrait au moins constater, à l'instar des musulmans chiites, à propos de leur imam "caché" depuis mille ans, sa "Grande Occultation".
De Gaulle en janvier 1946 avait claqué la porte d'une Quatrième république naissante, déjà infestée par le tripartisme, et qui allait mourir, mais hélas seulement 12 ans plus tard, après Dien Bien-Phu en 1954, Suez en 1956, etc. Incapable de résoudre les grandes divisions du pays, elle mourut faute d'en avoir exorcisé les nuisances.
Revanche malsaine de la Quatrième : le jeu tripartite étant revenu, la Cinquième république pourrait bien se voir à son tour menacée. Je ne la regretterais guère, pas plus que dans ma jeunesse on ne souhaitait le retour aux pratiques de la constitution précédente.
Dussé-je surprendre, je ne vois pas d'autre issue préférable, en effet, pour les pays en proie à la crise des systèmes bi-partisans, au recours à ce qui marche, dans les nations européennes ou extrême-orientales qui ont le bonheur d'en bénéficier, en Suède comme en Angleterre, aux Pays-Bas comme en Espagne, etc. : la monarchie constitutionnelle, où l'existence une personnalité au-dessus des partis, symboliquement issue de la tradition historique assure au pays un ciment civique.
Qu'une telle conclusion fasse hurler, en attendant qu'ils se calment, les adorateurs de la révolution française, les intégristes du laïcisme et les coupeurs de têtes de l'égalitarisme, me rend par ailleurs cette hypothèse sympathique. Il est vrai cependant que le principal bienfait de la royauté tient en principe à son caractère autant rassembleur que réparateur.(3)⇓
JG Malliarakis
À lire en relation avec cette chronique : Les "Considérations" de Mallet du Pan… "sur la nature de la révolution française et sur les causes qui en prolongent la durée" à commander aux Éditions du Trident, sur la page catalogue ou par correspondance en adressant un chèque de 15 euros aux Éditions du Trident, 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris.
Apostilles
- Seuls Giscard d'Estaing et Raymond Barre avaient semblé vouloir incarner le centrisme et, ainsi, exorciser en partie, de 1976 à 1981, cette bipolarisation : dès 1985 ils s'y étaient à nouveau enchaînés ⇑
- cf. "Élections régionales. Sondage : la gauche ne garderait que 3 à 5 régions".⇑
- Cette solution n'entre pas dans le champ des conceptions maurrassiennes qui ont tant marqué la droite française. Cette école de pensée a toujours esquivé, en effet, pour des raisons historiques, de répondre à la question de la Constitution qui serait celle d'une monarchie "restaurée". Le "Dictionnaire politique et critique" rassemblé en 1932 sous le pseudonyme de Pierre Chardon, reste sur ce sujet étonnamment elliptique [une colonne et demie sur un total de plus de 4 000]. Son indispensable "Complément" publié à partir de 1960 par Jean Pélissier se révèle plus riche, tout en refusant de trancher. La nostalgie de Louis XIV y ouvre la voie à une indulgence pour l'étatisme bonapartiste, officiellement abhorré par la Vieux Maître du nationalisme intégral, mais non par ses épigones, et encore moins par son public.⇑
http://www.insolent.fr/2015/11/laffrontement-triangulaire-devient-permanent.html
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L’Arctique, nouvelle zone stratégique
On voit l’émergence d’une nouvelle zone stratégique
Outre la Syrie et l’Ukraine, une autre zone stratégique cristallise, petit à petit, les futurs enjeux de demain : il s’agit de la région arctique. L’Arctique, qui entoure le pôle Nord de la planète, touche cinq pays : les États Unis, le Canada, le Danemark (via le Groenland), la Norvège et la Russie.Que signifie l’émergence de cette zone stratégique ?
La fonte des glaces rend la zone arctique de plus en plus praticable pour les navires, jusque là empêchés par la glace. De fait, de nouvelles routes commerciales voient le jour : si, en 2011, un million de tonnes de marchandises a transité par la région, c’est 20 millions de tonnes qui sont attendues pour 2018. De plus, de nouvelles exploitations d’hydrocarbures vont être découvertes dans les années à venir. Or, il se trouve qu’aucun droit international ne délimite un partage de l’Arctique entre ses voisins. Aussi, des tensions commencent à poindre à ce sujet. D’autres pays, tels que la Chine, la Corée du Sud, ou même l’Inde et le Brésil, s’intéressent aussi au potentiel de ces routes commerciales en devenir. Pour la Russie, passer par l’Arctique rendrait son commerce moins dépendant des pays baltes et de l’Ukraine. Quant à la Chine, elle envisage, au vu de la reconfiguration régionale, de faire de l’Islande un futur partenaire privilégié pour répandre ses marchandises en Europe.Les enjeux sont également militaires
Comme on pouvait s’y attendre, le potentiel militaire de l’Arctique intéresse principalement les États Unis et la Russie. D’ici 2020, cette dernière a pour projet de construire sur sa côte nord des ports, des brise glaces à propulsion nucléaire, ainsi qu’un satellite de surveillance maritime.
Les États Unis, via l’Alaska, sont concernés de près par les tensions nouvelles qui voient le jour. La Russie semble jouer un jeu provocateur dans la région : en 2014, dix vols russes ont été opérés dans la zone d’identification de défense aérienne américaine de l’Alaska. En avril dernier, deux bombardiers russes ont aussi survolé la zone. En outre, le 2 septembre, cinq navires de guerre chinois ont été localisés dans les eaux internationales, non loin des côtes de l’Alaska, et ce pour la première fois. Ces considérations ne sont sans doute pas étrangères à la récente décision étatsunienne de conserver des effectifs militaires conséquents dans la région. -
JT du Mercredi 04 Novembre 2015
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Florian Philippot : "N'oublie pas que si tu es là, c'est parce que tu t'appelles Le Pen"
On ne peut pas dire que les histoires de famille s'apaisent au sein du FN. La situation n'est pas simple car Marine Le Pen doit désormais gérer les tensions palpables entre, d'un côté, son éminence grise Florian Philippot et, de l'autre, sa nièce et son compagnon :
"Le Canard Enchaîné de cette semaine rapporte quelques scènes de franche camaraderie ayant eu lieu lors de la réunion d'investiture du 21 octobre dernier.
Premier acte : Florian Philippot s'agace devant tout le monde que Marion Maréchal-le Pen ait déjeuné avec son grand-père, quelques jours plus tôt. La tête de liste PACA pour les régionales est alors furax : "Et de quoi je me mêle ? Il faut maintenant que je demande l'autorisation pour aller déjeuner avec quelqu'un ?" Ce à quoi le vice-président du FN répond, sans mollir : "Oui". Acte deux : Marion Maréchal Le Pen s'indigne que Sophie Montel ait voulu présenter ses listes de candidats pour les régionales en Bourgogne, Franche-Comté sans passer par la case de la commission d'investiture. Compte tenu des relations privilégiées qu'entretiennent Sophie Montel, Marine Le Pen et Florian Philippot, on imagine que la jeune députée du Vaucluse ait quelques craintes sur la composition des listes et que peu - voire aucun - de ses fidèles n'y apparaissent. Le Canard dévoile la "volée de bois vert" que lui a alors envoyée Florian Philippot : "Mêle-toi de ce qui te regarde, n'oublie pas que si tu es là, c'est parce que tu t'appelles Le Pen". Des propos pas très amicaux, mais pourtant tenus sans que Marine Le Pen, qui assistait à la scène, n'intervienne... [source]
"Militant historique, longtemps proche de Jean-Marie Le Pen, Louis Aliotsait qu'il a un avantage: son implantation locale (...) : «Je fuis, suis bien ici. La politique, ça devient très parisien, il faut courir les émissions ça flatte l'ego. Il y a des solutions: soit vous faites campagne à la télé, soit vous êtes sur le terrain». Et Louis Aliot ne fait pas mystère du cadre qu'il vise dans sa réflexion: «Florian, il est à la télé, on le voit, mais in fine, c'est quand même Marine qui décide»." [source]
Ce que Florian Philippot a dit à Marion Maréchal-Le Pen, le dira-t-il un jour à Marine ? C'est probable...