Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

actualité - Page 4392

  • France, le pays où il ne fait plus bon vivre

    Un sondage, mené en milieu estudiantin dans divers pays d’Europe et d’Amérique du Nord classe la France au 19e rang des pays « où il fait bon vivre », loin derrière de nombreux pays réputés moins riches. Est-ce étonnant ?

    Il est bien loin le temps où les Allemands disaient : « Heureux comme Dieu en France » (à moins que, par une géniale anticipation, ils n’évoquaient la situation en Gaules d’un Allah exotique au XXIe siècle). Lorsque l’on a connu la France des années 1960-80 – c’est l’un des rares privilèges que l’on obtienne par la vieillesse -, l’on peut très facilement comprendre la dégringolade en matière d’attraction pour les étrangers hautement désirables (les gens honnêtes, intelligents et travailleurs) et l’entrée dans la dangereuse zone de répulsion, éprouvée par des Français autochtones de grande qualification technique et de haute valeur morale. Pourquoi vivraient-ils dans une France aveulie et se complaisant dans sa médiocrité, envahie d’extra-européens de comportement agressif, voire parasitaire, et continuant inlassablement d’en accueillir de nouveaux ?

    À partir de 1981, de soi-disant socialistes ont fait entrer la France dans le monde merveilleux de l’économie globale et de la mondialisation des vies politique et sous-culturelle. Les politiciens de la droite molle et du centre marécageux ont poursuivi ce chemin, pavé d’or pour eux-mêmes et leurs familles, à défaut de l’être pour la Nation. Délocalisations d’entreprises, restructurations et « plans sociaux » ont fait passer le chômage réel (pas obligatoirement celui annoncé par des organismes truqueurs de statistiques) d’1,5 million en avril 1981, à 3 millions en 1983 et à plus de 5 de nos jours. Beaucoup de chômeurs, gavés d’allocations et de stages de formation plus ou moins utiles, se sont contentés d’engraisser, de s’alcooliser et de vivoter sans projet d’avenir. En 2015, des centaines de milliers de Français diplômés sont chômeurs ou sous-employés (donc sous-payés).

    On conçoit que l’attraction soit faible pour des Européens cherchant un lieu de vie et qu’une répulsion se fasse jour chez de nombreux diplômés autochtones aventureux. C’est le schéma inverse de ce que l’on constatait durant les années 1970-80.

    Il est une autre cause à cette double désaffection : l’immigration-invasion des Africains (noirs et maghrébins) et des Moyen-Orientaux, apportant avec eux leurs haines racistes anti-Blancs, leur religion médiévale, fanatique et conquérante, l’islam, important sur le sol français la guérilla – par définition extra-européenne – entre Juifs et musulmans, au nom de la lutte antisioniste, indifférente à tout Français autochtone.

    À terme, soit dans un demi-siècle, même sans faire intervenir l’intervention terroriste des « fous d’Allah », par le simple jeu de la différence de rythmes de reproduction, entre autochtones victimes de la sottise féministe et immigrés à la démographie de primitifs, il est évident que l’on assistera au « génocide mou », à la substitution de population dominante, à l’instauration d’un État islamique en France (et en Belgique, en Allemagne, en Grande-Bretagne etc.). 

    Les Français, veules autant que sottement accueillants, auront transformé en un Enfer, régi par la charî’a, ce qui avait été, sinon un Éden, du moins un pays où, en dépit de querelles politiques et sociales devenues avec le temps non sanglantes, il faisait bon vivre.

    On peut soit constater tristement le résultat logique de ce sondage et reconnaître qu’une 19e place, c’est peut-être inespéré, quand l’on sait ce qui se passe à Roubaix, Marseille, Tours-Nord et Joué-lès-Tours, Rouen-Sotteville etc. (soit plus d’un millier de « cités de non-droit », dominées par la « racaille immigrée »), soit s’insurger : chasser les politiciens ineptes, inaptes et corrompus, renvoyer massivement les extra-Européens dans leurs continents d’origine (Afrique, Proche-Orient, Asie du Sud-Ouest) – en conservant les Extrêmes-Orientaux travailleurs et calmes s’ils se plaisent chez nous et demeurent en faible nombre -, enfin se lancer dans l’aventure de l’union des nations autochtones d’Europe… c’est, pour les vrais Européens, le défi du XXIe siècle.

    Docteur Bernard Plouvier

    http://www.voxnr.com/cc/di_varia/EuuVEpEpFliHPlKOpx.shtml

  • Nation et identité ethnique – 1re partie : L’affaire Morano et la « race blanche »

    Cet article, en deux parties, est une brève analyse des rapports entre nation. La première partie porte sur le caractère explosif de la notion de « race blanche » appliquée à la France et à l’Europe. La seconde partie, à paraître ensuite, portera sur l’homogénéité ethnique de la France et de l’Europe, qui est au centre des débats avec la « crise des migrants », qui ne fait que commencer.

    La transgression du tabou idéologique

    Nadine Morano a mis les pieds dans le plat, avec sa verve naïve (ce n’est pas un reproche) de fille du peuple méprisée par l’oligarchie, pour ses propos sur « la France, pays de race blanche », en reprenant une réflexion de De Gaulle citée par Alain Peyrefitte dans C’était de Gaulle, au cours d’une émission On n’est pas couché de Laurent Ruquier en septembre 2015. Cette émission polémique et superficielle de France 2 est connue pour être le temple du politiquement correct, de la propagande officielle ; elle est le symbole de la pseudo-dissidence médiatique camouflée par la création de scandales maîtrisés. Eric Zemmour et Natacha Polony, trop incorrects, en ont été éjectés, remplacés par des perroquets de l’idéologie dominante (Aymeric Caron, Léa Salamé, Yann Moix…). Bref, Nadine Morano a enfreint le grand tabou. Elle a été piégée, certes, par le talentueux Ruquier (qui ne songe qu’à son audience et à ses cachets et qui adapte ses convictions à celles de son employeur) mais il fut l’arroseur arrosé. Il n’a pas ridiculisé Mme Morano, il a été son meilleur impresario politique.

    Elle a été punie par son propre parti pour sa transgression de l’interdit idéologique absolu. Néanmoins, elle est gagnante, ainsi d’ailleurs que le Front national, qui peut remercier M. Ruquier. Sarkozy, en effet, est très embêté : ses sanctions contre Nadine Morano lui ont fait perdre immédiatement 6 points auprès des sympathisants des Républicains, selon le baromètre Ipsos–Le Point. Ce qui, au lieu de lui permettre de récupérer des électeurs passés au FN, va encore augmenter l’hémorragie des électeurs LR passant au vote frontiste. Nadine Morano a dit tout haut ce que le peuple de base pense tout bas.

    Le politicien Juppé, cheval de retour, qui vise la présidence de la République sur une ligne centriste molle, a déclaré à propos de la polémique suscitée qu’assimiler la France à « la race blanche » le scandalisait : « Ça n’a aucun sens, c’est même intolérable de dire que la France est un pays de race blanche ». Usant de la langue de bois de la vulgate, il a rappelé le catéchisme : le sentiment national est fondé sur le « vivre ensemble » et réaffirmé son objectif oiseux de l’ « identité heureuse » – en réponse à l’essai de Finkielkraut L’Identité malheureuse qui a scandalisé l’intelligentsia bien-pensante.

    Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a comparé Nadine Morano rien moins qu’à « une porte–parole du Ku Klux Klan. Une telle outrance laisse rêveur. Les deux grandes cocottes politiciennes bourgeoises de l’Ouest parisien, Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet, ont été outrées par les propos de la fille de chauffeur routier, la seconde jugeant ses propos « exécrables ». Et Nadine Morano est évidemment éliminée par Sarkozy de l’investiture aux régionales dans la région Est. Elle est coupable d’avoir prononcé le mot tabou, « race », associé à l’épithète « blanche », circonstance aggravante. On est là dans une logique sémantique de nature religieuse, pour ne pas dire magique, très loin de la rationalité politique.

    Nicolas Sarkozy, commentant la petite phrase de Nadine Morano, a lâché : « Ses derniers propos ne correspondent ni à la réalité de ce qu’est la France ni aux valeurs défendues par les Républicains ». Il a raison, paradoxalement : après des décennies de laxisme migratoire extra-européen en accélération constante, il est certain que le caractère « blanc » (d’origine ethniquement européenne) de la France est démographiquement en grand recul. A ce phénomène subi et refusé par le peuple s’ajoute la rupture culturelle provoquée par l’islamisation, elle aussi imposée au peuple qui n’a pas son mot à dire dans cette dépossession de son identité et de ses territoires. C’est la « démocratie », n’est-ce pas ? Cette dernière, qui s’oppose au « populisme » honni, signifie maintenant en réalité pouvoir de l’oligarchie, mot français pour Establishment.

    Vulgate antiraciste, racisme anti–Blancs et obsession raciale

    Ces réactions traduisent la haine ethnique de soi, l’ethnomasochisme des dirigeants et intellectuels français et européens, coupés des populations autochtones et ahuris par cette idéologie « antiraciste » dont les ressorts psychologiques – voire psychanalytiques – relèvent de l’obsession raciale.

    Les propos de la directrice de France Télevision sont hallucinants : elle déplorait qu’il y eût parmi son personnel « trop d’hommes blancs de plus de 50 ans ». Si ce n’est pas du racisme anti–Blancs, on se demande ce que c’est… De même, les discours innombrables sur la « diversité » et la « mixité sociale », assortis d’obligations et de sanctions de la loi, sont des euphémismes, des simulacres linguistiques : ils dissimulent une stratégie de mélange forcé ethno-racial (et non pas « social ») dont les conséquences, par ailleurs, seront explosives.

    Le racisme anti-Blancs (et antijuif), le seul réel, est une nouveauté sociologique qui n’est pas prise en compte par les élites et dissimulée par les médias. Il provient d’une population fort bien repérée, mais intouchable. Les lois « antiracistes » vont encore être durcies, en ciblant uniquement ceux qui s’en prennent à l’islamisation et à l’immigration invasive. Il s’agit d’intimider et de faire taire des médias comme Valeurs actuelles. Une telle logique mentale fait songer au syndrome collaborationniste des années 1940–1945…

    On admet parfaitement et avec sympathie qu’un Africain estime que son continent est par essence de « race noire », ou qu’un Asiatique (Chinois, Japonais, Thaïlandais, Coréen, etc.) estime que son pays est de « race jaune ». En revanche, suggérer que l’Europe est de « race blanche » est criminalisé.

    Il est en effet prohibé, incorrect, déplacé, nauséabond, scandaleux et immoral de penser et de prétendre que la France et l’Europe sont des ensembles de « race blanche » et, pis encore, qu’elles doivent le rester. Et personne ne s’offusque de la création du CRAN (Conseil représentatif des associations noires), ouvertement racialiste, qui, sous prétexte de lutter contre une « inégalité » et une « discrimination » fantasmées, vise à promouvoir le favoritisme envers les Noirs. Puisque les « races » n’existent pas, selon le catéchisme pseudo-scientifique de l’idéologie dominante, pourquoi le CRAN est-il subventionné ? Il s’agit bel et bien d’un lobby racial. Se revendiquer de la « race noire » est licite. Se revendiquer de la « race blanche » est illicite. On marche sur la tête.

    Imaginons qu’il existe une structure mentionnant des associations blanches : elle serait immédiatement poursuivie et interdite. En réalité, ce n’est pas tant la mention de la « race » qui choque que l’allusion à la « race blanche », qui est seule a être accusée d’être « raciste ». N’est donc raciste que celui qui se réclame de la « race blanche » (supposée ne pas exister…), ce racisme constituant le péché capital le plus grave dans l’échelle du catéchisme de l’idéologie dominante.

    L’antiracisme produit l’obsession raciale. Cette dernière est schizophrène, comme toute obsession : d’un côté, on nie le fait racial (pour soi), de l’autre, on le sublime (pour les autres). La notion de « race blanche » provoque un choc sémantique et psychologique dès qu’elle est évoquée. Le puritanisme antiraciste est autant lié à l’obsession raciale que le puritanisme sexuel à l’obsession sexuelle et il représente une forme biaisée de racisme.

    Classes populaires et révolte ethnique

    Nadine Morano a été autant condamnée pour ses propos dans sa famille politique, la droite, que par la gauche. Ce qui prouve à quel point la droite politique est ligotée par les idées de gauche qui la complexent et la paralysent, depuis bien longtemps. Et pourtant ce que Mme Morano a dit recoupe ce que pense la majorité de la population, surtout dans les classes populaires. Ce qui confirme l’énorme césure entre ces dernières et leurs représentants politiques. Les appareils politiques, de droite et de gauche, comme 90% des élites médiatiques, sont totalement déconnectés des sentiments du peuple. Facteur révolutionnaire à moyen terme.

    Ivan Rioufol écrit, en faisant allusion au roman de George Orwell 1984, paru en 1949 :

    « L’épisode Morano, né d’une polémique orwellienne sur l’emploi du mot “race”, a montré l’emprise de la pensée fléchée : elle commence par la mise sous surveillance du langage, passe par le détournement de mots vidés de leur sens, finit par la correction de la mémoire afin de l’accorder au présent. Rappeler ce qu’était la nation – blanche, gréco-latine, chrétienne – est devenu un délit pour le Système. En imaginant un “commissariat aux Archives” et un “ministère de la Vérité”, l’auteur de 1984 avait visé juste ; nous y sommes. » (Le Figaro, 16/10/2015).

    Oui, nous sommes bel et bien entrés dans un totalitarisme soft.

    Relevons l’hypocrisie de cette oligarchie politique, médiatique, intellectuelle qui pratique l’adage : « Faites ce que ce je dis, pas ce que je fais. » Partisans ombrageux de cette « diversité » et de cette « mixité », ces gens la refusent pour eux-mêmes. Jamais ils ne mettraient leurs enfants dans des écoles publiques avec une forte proportion d’élèves d’origine immigrée extra-européenne ; jamais ils n’accepteraient de cohabiter dans des immeubles ou des quartiers avec des familles africaines. Leurs sermons moralisateurs et leurs dogmes idéologiques sont en contradiction flagrante, schizophrénique, avec leur comportement privé.

    Pour être clair, dans l’inconscient collectif du peuple français la France est un pays de « race blanche » et doit le rester très majoritairement. Le même sentiment est partagé dans l’opinion populaire de la plupart des pays d’Europe. C’est la conséquence de l’immigration incontrôlée depuis trente ans, dont seule (pour l’instant) la grande bourgeoisie oligarchique ne souffre pas. Une nostalgie de l’ « ancienne nation », ethniquement et culturellement européenne, est en train de se répandre. Elle est complétée par un refus croissant de cohabiter avec les nouvelles populations, dont une partie n’est pas pacifique. Cette configuration débouchera sur une explosion.

    BIENTÔT, SECONDE PARTIE DE CETTE ARTICLE : « NATION ET IDENTITÉ ETHNIQUE 2. LES RACINES DE LA FRANCE »

    Guillaume Faye, 17/10/2015

    SourceJ’ai tout compris (blog de Guillaume Faye)

    http://www.polemia.com/nation-et-identite-ethnique-1re-partie-laffaire-morano-et-la-race-blanche/

  • Allemagne : succès de la manifestation anti-immigration Pegida

    20 000 manifestants se sont rassemblés lundi soir à Dresde, en Allemagne, à l'appel des Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident (Pegida) pour protester contre la politique d'asile du gouvernement.

    P

    Face à eux, 13 000 contre-manifestants sont venus clamer «Bienvenue aux migrants». Ces amis de la tolérance ont grièvement blessé un sympathisant de Pegida.

    Michel Janva

  • Élisabeth Lévy : « Au-delà de l’émotion, il faut penser la crise des migrants »

    Le dernier Causeur est dans les kiosques. Pour la journaliste Élisabeth Lévy, certains Européens redoutent « une nouvelle vague migratoire qui leur sera imposée alors qu’ils ne parviennent pas à intégrer les précédentes. »

     

    LE FIGARO. - Le nouveau numéro de Causeur est consacré à la crise des migrants. En sous-titre, vous affirmez : « La compassion n’est pas une politique. L’égoïsme non plus ». Certes, il faut sans soute dominer l’émotion, mais encore faut-il l’avoir tout d’abord ressentie, cette émotion…

    Elisabeth LEVY. - Pour commencer, il ne peut pas y avoir de devoir d’émotion. Or après la publication de la photo du petit Aylan Kurdi, non seulement nous avons été sommés de manifester notre émotion, et de la manifester bruyamment, mais toute tentative de réflexion, de mise en perspective, d’analyse a été tenue pour une preuve d’inhumanité, une sorte de trahison de l’espèce. Bien entendu, cela n’a duré que quelques jours, mais pendant lesquels le chantage compassionnel a atteint un niveau qu’on n’avait pas connu depuis longtemps. On aurait voulu que l’image de cet enfant nous interdise de penser. Je crois au contraire qu’elle nous ordonne de le faire. Raison pour laquelle je suis heureuse de publier le dialogue de très haut vol à ce sujet entre Renaud Camus et Alain Finkielkraut.

    Vous n’avez pas répondu. Prétendrez-vous n’avoir rien éprouvé en la voyant ?

    Bien sûr que j’ai été bouleversée, et alors ? Que faire de cette émotion, que suggère-t-elle ? Souffrir pour cet enfant est à la portée de n’importe qui, c’est le degré zéro de l’empathie humaine, c’est la preuve qu’on fait partie de la famille humaine. Penser avec lui, c’est autre chose. Or, alors que cette image raconte une situation infiniment complexe, on s’est empressé de lui faire dire des choses simples et même simplistes. Le seul choix, après Aylan, c’était l’accueil illimité pour éviter d’autres Aylan. On ne discute pas avec la mort d’un enfant, on ne pèse pas le pour et le contre, on ne marchande pas. L’ennui, c’est que toute cette émotion, aussi légitime soit-elle, ne suffit pas à définir une politique. Et bien entendu, il ne suffit pas non plus de l’écarter pour avoir une politique. Ceux qui prônent l’hospitalité zéro au nom du principe « le malheur Français d’abord » ne sont pas plus convaincants que les tenants de l’hospitalité intégrale. Du reste je ne crois pas que nous soyons malheureux au point de ne jamais pouvoir aider plus malheureux que nous… [....]

    La suite dans Le Figaro.vox

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Elisabeth-Levy-Au-dela-de-l

  • Essor de la « superclasse globale » (ou hyperclasse) et crise des classes moyennes.

    « La mondialisation heureuse » : la formule est de Dominique Strauss-Kahn ; elle est constamment rebattue dans les médias qui dénoncent les « dangers du protectionnisme ». Pourtant la réalité est plus complexe. S’il y a des gagnants dans la mondialisation, il y a aussi des perdants. Et derrière la loi des marchés, il y a de puissants réseaux de pouvoirs. Pour mieux cerner cette réalité complexe, le professeur Gérard Dussouy vient de publier un ouvrage magistral : Les théories de la mondialité . Polémia en fera une critique approfondie. Dans l’immédiat, nos lecteurs trouveront ci-dessous une analyse pertinente du conflit entre classes moyennes et superclasse mondiale.
    Polémia
    A la crise en gestation des classes moyennes fait face l’insolente réussite de cette « superclasse globale » que décrit David Rothkopf, et qu’il évalue à 6000 personnes pour six milliards d’humains (1). Hyperclasse vaudrait-il mieux écrire, en ce sens où dans son esprit, elle répond moins à la catégorie marxiste (caractérisée par une forte homogénéité et une relative solidarité) qu’à un réseau transnational d’élites aux origines multiples. Parce que mélange d’hommes d’affaires et des medias, banquiers, financiers, chefs d’entreprise, écrivains, journalistes, vedettes du show-business, Rothkopf pense en effet qu’elle est la juste transcription de ce que Vilfredo Pareto, et plus tard Wright Mills, caractérisait comme une « élite de pouvoir » (2).Il n’empêche que son dénominateur commun est l’argent puisque selon le rapport de l’ONU de 2006 qu’il cite, 10% de la population mondiale contrôlait 85% des richesses, 2% en possédaient la moitié et 1% en détenaient 40%. Son essor est donc directement lié au marché mondial parce que « la globalisation n’a pas seulement produit un marché sans frontières, mais aussi le système de classe qui va avec lui », écrit Jeff Faux (3). L’économie mondiale est en train de créer une élite globale, que celui-ci appelle le «  parti de Davos », et qui a fait depuis longtemps du cosmopolitisme un style de vie comme le montre bien Rothkopf dans son livre. Son vecteur est l’usage de plus en plus répandu de l’Anglais en liaison avec des pratiques professionnelles standardisées. A quoi s’ajoutent la référence commune aux mêmes sources d’information et la fréquentation des mêmes lieux de passage et de loisirs. Toutefois, cette culture commune n’est pas exempte des rapports de force et à l’abri d’un choc culturel interne ou d’un renversement d’influence. En effet, il serait naïf, et quelque peu condescendant, que de croire que la participation de plus en plus nombreuse d’Asiatiques à l’élite mondiale implique leur occidentalisation systématique (4). La montée en puissance des milliardaires issus d’Asie et d’autres régions du monde ne peut qu’engendrer un changement de valeurs, dans le sens par exemple d’une plus grande tolérance envers la corruption, et un repli des conceptions occidentales du monde, de la société, de la condition humaine. De ces constats dérivent deux conséquences majeures. D’abord, que les individus qui participent à la nouvelle élite mondiale ont plus d’intérêts en commun qu’ils n’en ont avec les classes moyennes ou pauvres dont ils partagent la nationalité. Le fossé se creuse parce que si dans le passé, en dépit des conflits interclasses, le travail et le capital allaient de pair, il n’en va plus du tout ainsi. C’est la notion même de société que la mondialisation rend caduque. Avec la dégradation des conditions de vie des peuples, une opposition de plus en plus nette se dessine entre ceux que Rothkopf appelle les « globalistes et nationalistes », c’est à dire l’oligarchie mondialiste, d’une part, et les multiples mouvements populistes à venir, d’autre part (5). Cette « ligne de faille politique du nouveau siècle » va traverser tous les Etats. A l’occasion de la grande crise qui s’annonce, elle pourrait susciter des changements politiques inattendus dans leur composition. Ensuite, l’hétérogénéité axiologique (celle des valeurs) de l’hyperclasse, qui n’existe que par et que pour l’argent, et, nous l’examinerons plus loin, la généralisation du communautarisme et des phénomènes d’ethnicisation à l’échelle globale, rendent inepte l’idée d’une société mondiale en devenir.
    Au centre de l’hyperclasse se tient l’élite financière. Elle contient les immenses fortunes privées et institutionnelles. Autour gravitent les élites de différents ordres qui sont autant de relais d’influence. Rothkopf décrit leurs liens, montre comment le pouvoir de l’argent, le pouvoir institutionnel, le pouvoir médiatique et le pouvoir politiques sont mobilisés et interconnectés pour que le monde aille dans la direction voulue. Il ajoute que si « aujourd’hui, les compagnies dominent la superclasse et que les Américains dominent parmi les leaders de ces compagnies », les choses sont en train de changer(6). Cela s’explique par la percée de nouveaux leaders issus des pays émergents. C’est que l’accès à l’hyperclasse est relativement ouvert, en tout cas plus qu’il ne l’était aux anciennes élites (7). La rapidité des fortunes est stupéfiante. Néanmoins, la porte reste étroite et l’auteur se demande si le conflit entre les partisans de la mondialisation et les peuples n’est pas inévitable, si les marchés se montrent toujours aussi injustes dans la distribution de la richesse, si sous l’apparence de la libre concurrence il n’existe toujours pas de véritable égalité des chances (8). D’autant plus qu’avec la crise les exaspérations vont grossir. Elles vont le faire, dans les pays développés, si la « dégringolade des classes moyennes » se poursuit (9), et si les allocations de retraite fondent avec les hedge funds comme cela est déjà le cas pour nombre de Britanniques (10) et dans les pays émergents, si l’arrêt de la croissance ruine les espérances et se double d’une crise alimentaire. Il y a fort à parier que la classe moyenne, dont Robert Rochefort explique qu’elle n’existe plus tellement elle s’est émiettée (11), rejoigne dans l’avenir les mouvements populistes. Maintenant qu’elle n’a plus rien à attendre de la mondialisation en termes de pouvoir d’achat comme le déplore le directeur du Credoc, parce que la faible progression des salaires en France et en Europe n’est plus compensée par la baisse spectaculaire des prix grâce aux importations de produits fabriqués en Chine(12). La poursuite du libre-échange ne fera qu’accentuer le sentiment de « déclassement » des classes moyennes constaté par Louis Chauvel (13), en raison de son dysfonctionnement reconnu par ses propres théoriciens.
    Gérard Dussouy
    Extraits des pages 83 à 85 de l’ouvrage : Les théories de la mondialité : Traité de Relations internationales, (Tome 3), L’Harmattan, mai 2009.
    Gérard Dussouy est professeur de géopolitique à l’Université Montesquieu de Bordeaux.
    Notes:

    1 David Rothkopf, Superclass. The Global Power Elite And The World They Are Making, Londres, Little Brown, 2008, Preface, p.XIV et p. 29-33.
    2 Ibid., p. 37-39.
    3 Jeff Faux, The Global Class War, New York, John Wiley, 2006.
    4 David Rothkopf, op.cit. p.313
    5 Ibid., p.145-189. 
    6 Ibid., p. 143.
    7 Ibid, « How to become a member of the Superclass », p.254-295.
    8 Ibid., p. 322. 
    9 « Classes moyennes, la dégringolade », Le Point, 26 Juin 2008, p.74-82.
    10 Virginie Malingre « La crise boursière fragilise les régimes de retraite des Britanniques », Le Monde, 30.11.08.
    11 Le Point, op.cit., p.75.
    12 Ibid., p.75 et p. 81. « La société de consommation et les classes moyennes ont marché main dans la main jusqu’à la fin des années 90. Le divorce s’est produit lorsque le pouvoir d’achat s’est mis à stagner, tandis que l’innovation, elle, continuait » écrit Robert Rochefort qui distingue entre des « classes moyennes supérieures » et des « classes moyennes inférieures ».
    13 Louis Chauvel, Les classes moyennes à la dérive, Paris, Seuil, 2007.

    http://archives.polemia.com/article.php?id=2278

  • Mettre en doute le réchauffement climatique, bientôt interdit et puni ?

    A quelques semaines de la Cop 21, l’affaire Philippe Verdier fait grand bruit. Voici le monsieur météo de France 2 au milieu de la tourmente pour avoir signé un livre intituléClimat investigation qui lui vaut d’être accusé d’un crime grave aux yeux de la police de la pensée : être « climato-sceptique ». La sanction fut immédiate : le voilà écarté de l’antenne !

    Et tous les médias mainstream de sonner l’hallali. Philippe Verdier utiliserait… « la rhétorique complotiste », le modèle « conspirationniste ». Bref, il est devenu un paria à éliminer. « C’est possible que ce soit l’Elysée qui soit intervenu dans cette affaire. Quand quelqu’un se met au travers de la route de la COP21, ça gêne l’Elysée », a répliqué Philippe Verdier.

    Ceci n’est-il qu’un avant-goût d’un nouvel interdit en préparation ?

    Dans une atmosphère quasi-secrète, une conférence internationale réunissant des juges s’est tenue dans la plus haute salle d’audience en Grande-Bretagne, afin de proposer de rendre illégal pour quiconque de remettre en cause les preuves scientifiques du réchauffement climatique d’origine humaine.

    Lire la suite

  • Pour le préfet, LMPT a enfoncé les barrages avec des poussettes !

    Mis en cause dans Le Monde du 8 juillet, le préfet Boucault répond le 18 octobre. Il évoque notamment la répression de la manifestation du 24 mars 2013, oubliant qu'il avait largement minoré l'affluence, entrainant la congestion de la foule près de la place de l'Etoile, entrainant en répression le gazage des familles :

    P"S'agissant de la manifestation du 24 mars 2013 contre le mariage pour tous, rappelons que les organisateurs se sont obstinés à défiler sur les Champs- Elysées malgré mes mises en garde et mon arrêté d'interdiction validé par le juge administratif. Ils ont fait le choix très risqué d'un rassemblement sur l'avenue de la Grande-Armée. Pire, certains ont entrepris d'enfoncer les barrages en mettant en avant des enfants en poussette! La gestion de cette manifestation ne peut objectivement être considérée comme un « échec» : aucun blessé grave n'a été recensé, la protection des institutions a été assurée. Sur les autres événements cités, j'ai eu l'occasion de répondre à l'article déjà consacré à ces sujets dans Le Monde du 22 juillet 2014. Nous avons connu en 2013 une année sans précédent en nombre de manifestations (4 300) et de participants (plus de 9 millions). Toutes ces manifestations ont été traitées par l'équipe placée sous mon autorité avec un savoir-faire et une maîtrise exemplaires."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Deux poids deux mesures : le Figaro ne parle pas d’acte raciste après le meurtre d’un noir en Israël

    Imaginons qu’en France après les attentats du 11 janvier, une foule de blancs se mette à battre à mort un homme pris pour un jihadiste et à empêcher les secours d’arriver tout en criant « mort aux arabes »… Nul besoin de décrire le déchaînement médiatique. Une chape de plomb émotionnelle s’abattrait sur le pays pendant plusieurs semaines.
    En Israël, un noir a été lynché à mort aujourd’hui par une foule en colère.Lefigaro.fr fait un article de plus de 30 lignes sur le sujet (voir ici), sans jamais mentionner le mot racisme pour décrire les motivations des meurtriers… Un véritable exploit littéraire !

    N’oublions pas que le propriétaire du journal n’est autre que Serge Bloch Dassault.

    http://www.contre-info.com/

  • Les élections à Vienne (Autriche) : une leçon pour la politique française ?

    Les sondages laissaient planer le doute. Durant plusieurs semaines, les instituts autrichiens maintenaient le suspense : le parti patriote et anti-immigration autrichien, le FPÖ, mené par Heinz-Christian Strache, allait-il arriver en tête à l’élection régionale et municipale de la ville-Etat de Vienne ? Le sensationalisme médiatique aidant, cette probable victoire « populiste » dans la capitale autrichienne était devenue une hypothèse convenue.

    Alors, quand les résultats sont tombés dimanche soir, la surprise fut de mise. Le SPÖ (les sociaux-démocrates autrichiens) arriva largement en tête avec 39% des suffrages, 9 points devant le FPÖ de HC Strache.

    Les grands médias ont célébré en Autriche cette victoire des sociaux-démocrates, repris docilement par les médias français (le journal Le Monde a ainsi pu titrer sur son site Internet le soir de l’élection : « La gauche résiste à l’extrême droite à Vienne). De leur côté, les sympathisants n’ont pas pu cacher leur déception, les prédictions omniprésentes dans les journaux télévisés ayant créé un espoir de victoire.

    Si l’on s’écarte de la vision médiatique autrichienne de ces résultats (qui manque de hauteur, car trop proche des événements) et des commentaires de la grande presse française, qui s’est souvent contentée de reprendre les articles de la presse autrichienne sans prise de recul aucune, une analyse à froid montre que le gagnant dans cette élection n’est pas celui que l’on a présenté.

    Tout d’abord, un rappel des résultats s’impose. Le SPÖ a obtenu 39,6% des suffrages, soit 4,75 points de moins qu’à l’élection régionale de 2010. En seconde position, le FPÖ rassemble 30,8% des voix, soit 5 pointsde plus qu’au scrutin précédent. En troisième position, les écologistes Die Grünen obtiennent presque 12% des suffrages, résultat stable par rapport à l’élection précédente (une très légère baisse par rapport à 2010). Quant à eux, les conservateurs de l’ÖVP s’effondrent, passant de 15% à 9% des voix. Enfin, le jeune parti libéral NEOS (qui n’existait pas encore en 2010) obtient 6% des suffrages.

    En termes de progression par rapport à l’élection précédente, les patriotes du FPÖ sont donc les seuls à améliorer leur score par rapport à l’élection régionale précédente. Si l’on regarde brièvement les résultats des élections européennes à Vienne l’an passé, l’évolution est encore plus nette. Les sociaux-démocrates obtenaient 27% des voix, le FPÖ 18%, Les Verts 20% et l’ÖVP 16%. L’importance donnée à la première place dès le premier tour dans le cadre de l’élection régionalo-municipale de dimanche dernier explique en grande partie la bipolarisation de ce scrutin : de quatre grands partis aux élections européennes, seulement deux ont su tirer leur épingle du jeu. Que le SPÖ à gauche ait rassemblé les voix des Verts ne crée pas de surprise. Mais à droite, le FPÖ opère une véritable razzia sur les voix des conservateurs. Phénomène étonnant, vu de France.

    La disparition de la droite classique ?

    La vie politique autrichienne donne un aperçu tout à fait intéressant d’une évolution possible des forces politiques de droite. L’ÖVP, conservateur, comparable à notre parti Les Républicains, se retrouve pris entre deux feux : d’un côté, un nouveau parti jeune, ouvertement libéral, pro-Union européenne, et libertaire en termes de sujets de société, le parti NEOS, et, de l’autre, un parti patriote, social-libéral, anti-immigration et critique vis-à-vis de la construction européenne, le FPÖ. Durant cette élection municipale, la défaite des conservateurs au profit des patriotes est d’autant plus forte qu’elle se déroule à Vienne, réputée ville rouge. L’ÖVP disparaît presque du paysage politique dans cette élection, ce qui pourrait présager un avenir très sombre pour la droite classique (la droite républicaine, dirait-on en France).

    La situation autrichienne montre sous un autre jour les contradictions internes à la droite en Europe. La coexistence dans un même parti de forces radicalement opposées finit par ne donner satisfaction à personne, et chacun à terme prend sa liberté et part dans sa direction propre. Les plus libéraux-libertaires de l’ÖVP s’en sont allés du côté du dynamique parti NEOS, et les patriotes et souverainistes se tournent vers le FPÖ.

    Si loin, si proche

    Deux différences majeures semblent opposer France et Autriche en matière politique, qui n’ont qu’une même origine : le mode de scrutin en Autriche est toujours à un tour, et laisse une place majeure à la proportionnelle, tout à l’inverse de la France. La conséquence est double (et là résident les deux différences) : il n’y a traditionnellement pas de bipolarisme politique, et les coalitions gouvernementales sont la règle. On a souvent pris le contre-exemple de l’Autriche pour expliquer qu’en France aucune place n’existait pour le Front national, troisième voie impossible, en raison du mode de scrutin majoritaire à deux tours. La deuxième différence (les coalitions) n’empêche pas non plus une convergence austro-française : dans les deux pays, la collusion entre les partis traditionnels de la droite et de la gauche est un sentiment populaire répandu.

    On remarque, par ailleurs, empiriquement que le mode de scrutin n’influe que peu sur le vote. Ou plutôt l’obstacle que représente un mode de scrutin est davantage un frein pour de bons scores mais, une fois le frein usé, les résultats des patriotes sont en roue libre et peuvent grimper, grimper, jusqu’à évincer la droite classique. C’est précisément ce qui s’est produit dimanche à Vienne. Au gré d’une élection qui conjoncturellement favorisait le bipolarisme, le FPÖ a su mettre KO le parti conservateur.

    De même en France, le scrutin majoritaire pourrait bien se retourner finalement contre la droite classique, une fois que le Front national aura atteint un seuil de non-retour, et que Les Républicains auront fini de montrer au grand jour leurs contradictions internes, comme le retrait du président des Jeunes de la Droite populaire, Pierre Gentillet, semble le présager.

    Vincent Lefebvre, 15/10/2015

    http://www.polemia.com/les-elections-a-vienne-autriche-une-lecon-pour-la-politique-francaise/