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actualité - Page 4396

  • Invasion migratoire : à Bruxelles, sommet de dupes, la Turquie grande bénéficiaire

    Entre les promesses non tenues qui s’accumulent et les concessions bien réelles à la Turquie, le dernier sommet de l’Union européenne consacré à la crise migratoire ressemble fort à un nouveau marché de dupes.

    Les hotspots destinés à canaliser et comptabiliser les « migrants » ? Promis et pas tenus, sauf deux en sous-effectif flagrant, à Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce). La zone tampon « démilitarisée » le long de la frontière turco-syrienne afin d’accueillir les réfugiés ? Aux oubliettes. Les renforts pour Frontex et l’EAS0, le bureau européen d’appui à l’asile, l’agence chargée d’aider les pays européens à gérer les frontières extérieures de l’UE ? On les attend encore. Les assauts de fermeté des dirigeants allemands ou français, expliquant que seuls les « vrais » réfugiés seraient accueillis et les migrants économiques refoulés ? Des ronds dans l’eau du marécage médiatique. Sommet après sommet, l’Union européenne accumule les promesses de fermeté non tenues et les renoncements bien réels.

    Rien de surprenant donc à la lecture du bilan de celui qui s’est clos hier. Côté nouvelles promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, la création d’un corps de garde-frontière européen… Ce pas acté, mais pour Hollande, « l’idée a progressé »… c’est dire si le projet a peu de chance de voir le jour avant la fin des temps. Afin de soigner l’image humanitaire de tout le monde, l’Union européenne ouvrira six camps d’accueil pour réfugiés dans le sud de la Turquie et pour rassurer la Grèce et la Bulgarie il est prévu une fois de plus un renforcement de la coopération entre Frontex, les garde-côtes grecs et les garde-côtes turcs.

    La Turquie puisqu’on en parle, qui est la principale bénéficiaire des renoncements de l’UE. Le pays, qui accueille plus de deux millions de Syriens, est en effet en position de force face à l’UE. C’est lui qui est en mesure d’ouvrir ou de fermer (du moins partiellement) les vannes des flots de « réfugiés » qui déferlent sur l’Europe.

    Renoncement financier, tout d’abord, puisque Bruxelles, qui envisageait de payer un milliard d’euros à Ankara pour l’aider à garder ses « réfugiés » sur son sol, va finalement en débourser trois. Trois milliards pour avoir l’illusion que la Turquie nous aide à contenir l’invasion migratoire, c’est cher.

    Illusion, car quand bien même le pays en aurait la volonté politique (ce qui reste à démontrer, le contraire étant même assez solidement étayé), l’état de corruption endémique dans lequel il baigne garantit aux « passeurs » la complaisance nécessaire à tous les échelons de l’administration turque pour accomplir leur besogne.

    En tout état de cause, les détails de ce financement, qui est sur la table depuis le 5 octobre, seront discutés par Jean-Claude Junker, qui a carte blanche, et ses homologues turcs. La seule nouveauté du sommet d’hier, c’est que ce sera finalement Angela Merkel qui ira à Ankara dimanche 18 cueillir les lauriers de l’accord, raffermir ainsi la traditionnelle alliance turco-allemande, et confirmer son image de conductrice de l’Union européenne.

    Car c’est évidemment Merkel qui a pesé de tout son poids auprès de ses « partenaires » (vassaux ?) européens pour obtenir cet accord. La chancelière semble enfin avoir réalisé qu’elle a ouvert avec ses promesses d’accueil de « réfugiés » une véritable boîte de Pandore, cherche maintenant à limiter la casse.

    Aussi l’Europe de Bruxelles a-t-elle cédé sur tous les points d’achoppement avec la Turquie. De manière relativement symbolique à ce stade – et en tout cas très floue —, Merkel a annoncé que les Européens avaient convenu de relancer le processus d’adhésion de la Turquie et d’ouvrir de nouveaux chapitres de discussions. Lesquels ? mystère.

    Bien plus concrète en revanche est l’avancée de l’ex-Sublime Porte vers l’intégration dans l’espace Schengen. Première étape, la Turquie sera inscrite sur la liste européenne des « pays sûrs », probablement dès le 18 novembre. Cette liste permettrait de renvoyer plus rapidement certains migrants vers leur pays d’origine au motif qu’il respecte les droits de l’homme et que les migrants qui y seraient renvoyés ne risquent rien à retourner dans leur pays. Plus qu’un outil de régulation des flux migratoires, cette liste valide en fait la conformité du pays en question avec les critères idéologiques européens. elle permet au pays en question d’assister à des sommets européens (quelle veine !) et constitue un préalable aux négociations les plus sensibles…

    Deuxième étape, l’exemption de visas pour les 78 millions de Turcs soit l’entrée de facto dans l’espace Schengen. De nombreux pays européens y rechignent encore, cela se fera donc par étapes, dans l’immédiat par une libéralisation de l’octroi de visas pour les hommes d’affaires et les étudiants turcs.

    François Hollande a cependant dit avoir « insisté pour que, si libéralisation des visas il doit y avoir, avec la Turquie, ce soit sur des bases extrêmement précises et contrôlées ». Une libéralisation des visas sur des critères très souples semble donc à l’ordre du jour.

    Le quotidien turc Cumhuriyet a publié le 29 mai dernier des images d'obus de mortier, dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire pour la Syrie. Selon des documents officiels, les camions seraient en réalité propriété des services de renseignements turcs. L'interception des armes date de janvier 2014 et a été menée par la gendarmerie turque.

    Le quotidien turc Cumhuriyet a publié le 29 mai dernier des images d’obus de mortier, dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire pour la Syrie. Selon des documents officiels, les camions seraient en réalité propriété des services de renseignements turcs. L’interception des armes date de janvier 2014 et a été menée par la gendarmerie turque.

    Enfin, signalons pour la bonne bouche que rien évidemment n’a été dit au sujet de Chypre, membre de l’UE occupé par la Turquie ni sur le non-respect par la Turquie de la Convention de 1951 sur les réfugiés, qu’elle a signée et ratifiée, mais dont elle refuse de faire bénéficier les millions de Syriens, Irakiens et autres présents sur son sol. Les droits de l’homme régulièrement bafoués sont balayés sous le tapis, les craintes de dérive autoritaire du président islamo-conservateur Erdogan passées par pertes et profits… Quant au soutien passif (refus pendant longtemps de mettre à disposition de l’OTAN ses bases aériennes pour les frappes anti-EI…) ou actif (fournitures d’armes, libre-circulation des djihadistes étrangers vers la Syrie, attaques coordonnées contre les Kurdes…) de la Turquie à l’État islamique, il faudrait perte bien malpoli pour évoquer de telles inconvenances…

    Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles, l’Union européenne, pour régler la crise migratoire est en train d’accorder un brevet de bonne conduite à l’un des boutefeux qui a embrasé la Syrie… et favorisé par tous les moyens ladite crise.

    Charles Dewotine

    http://fr.novopress.info/193739/invasion-migratoire-a-bruxelles-sommet-de-dupes-la-turquie-grande-beneficiaire/#more-193739

  • RSA : quand "la politique sociale de la France n'est plus financée"

    Les départements n'arrivent plus à équilibrer leur budget à cause de l'explosion de l'ex-RMI. Ils réclament une recentralisation de l'aide sociale.

    « Aujourd'hui, la politique sociale de la France n'est plus financée. » L'affirmation de l'Association des départements de France (ADF), vendredi dans un communiqué, fait froid dans le dos. Mais elle n'est pas totalement infondée.

    Lorsqu'il a transféré le RSA aux départements en 2004, pour gérer les programmes d'insertion des bénéficiaires au plus près des réalités de terrain, l'État leur a alloué parallèlement une fraction de la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Une recette a priori dynamique. De 2004 à 2008, le taux de couverture des dépenses du RSA par cette recette (et par le modeste Fonds de mobilisation départementale pour l'insertion) a augmenté de 92,2 % à 95,2 %, selon les chiffres de l'Observatoire national de l'action sociale. Mais il s'est ensuite effondré à 71,3 % en 2013, avec la crise et l'explosion de bénéficiaires du RSA que cette dernière a entraînée. Depuis, la situation continue de se dégrader. Selon le dernier rapport de la Cour des comptes sur les finances publiques locales publié mardi, les dépenses de RSA ont encore explosé de 9,2 % l'année dernière !

    Des augmentations de RSA pas totalement financées

    La crise n'est pas la seule responsable de cette situation devenue intenable. L'État a encore aggravé le problème lorsqu'il a décidé, avec les meilleures intentions du monde, de revaloriser le RSA de 10 % au-dessus de l'inflation en cinq ans, de 2013 à 2017, dans le cadre de son plan de lutte contre la pauvreté.

    Conscient qu'une telle largesse avec l'argent des autres allait faire passer les départements dans le rouge, l'État a en partie financé cet effort par anticipation du coût total de la mesure dès 2014. Il l'a fait grâce au transfert aux départements des frais de gestion qu'il facturait sur la gestion de la taxe foncière sur les propriétés bâties, soit 800 millions d'euros. Il a aussi autorisé les départements à augmenter leurs droits de mutation à titre onéreux (une partie des fameux « frais de notaire ») de 3,8 à 4,5 %. Il a enfin créé un fonds de solidarité entre les départements. Autant de mesures qui doivent permettre de récolter, au total, près d'un milliard d'euros, d'ici fin 2016, selon le chiffrage d'un responsable administratif. Mais cela ne suffit pas. Car la revalorisation de 2 % par an devrait coûter, de l'aveu même de l'administration, environ 250 millions d'euros par an aux départements, soit 1,25 milliard à terme.

    En septembre, le président du Conseil national d'évaluations des normes (Cnen), Alain Lambert, s'était d'ailleurs ému du fait que la dernière revalorisation de 2 % au-dessus de l'inflation du RSA, intervenue en septembre, n'ait pas été prise en charge par l'État. Le président du conseil général de l'Orne (UDI) avait ironisé sur la « générosité » de l'État qui « autorise les départements à lever de l'argent sur les contribuables » en guise de financement.

    Une baisse douloureuse des dotations

    D'autant qu'au même moment, il impose aux départements une baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF) qu'il leur alloue chaque année (3,49 milliards en 3 ans). Si cette cure de rigueur est sans doute supportable pour les plus riches d'entre eux, elle s'avère difficilement absorbable pour ceux dont les réserves financières sont déjà affaiblies, souvent parce qu'ils font face à un nombre important d'allocataires (du RSA, mais aussi des autres aides sociales, comme l'allocation personnalisée d'autonomie, et la prestation de compensation du handicap…).

    « D'ici 2017, à législation constante, de nombreux départements pourraient être dans l'incapacité d'équilibrer leur budget. En effet, la baisse de la DGF devrait représenter environ 6 % de leurs recettes réelles de fonctionnement entre 2015 et 2017 », s'alarme la Cour des comptes. La Guyane, la Creuse, le Gard, la Martinique, le Nord ou encore le Pas-de-Calais, La Réunion, la Seine-Saint-Denis et l'Yonne n'auraient ainsi pas assez d'excédents pour couvrir la baisse à venir de la DGF, alors qu'ils sont « déjà très fragilisés par le fort dynamisme de leurs dépenses sociales », et « exposés à la volatilité de leurs produits fiscaux (cotisation sur la valeur ajoutée, droits de mutation à titre onéreux) », explique la Cour. L'Association des départements de France (ADF) et le gouvernement chiffrent même le nombre de départements en difficulté pour boucler leur budget 2016 à une quarantaine !

    Une aide d'urgence encore non chiffrée

    Jeudi, la ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation a donc promis une aide financière pour les collectivités les plus fragilisées, mais sans en chiffrer le montant. Marylise Lebranchu a d'ailleurs conditionné cette aide aux efforts de gestion entrepris jusqu'à présent par les départements pour contenir leurs dépenses.

    Une solution d'urgence qui ne réglera pas le problème. L'ADF réclame d'ores et déjà la recentralisation de la gestion du RSA au niveau national. Une hypothèse à laquelle l'État ne ferme pas la porte, même s'il prévient que cela doit s'accompagner d'une recentralisation d'une recette correspondante. Sauf que les départements, eux, veulent conserver des recettes propres « dynamiques »...

    Marc Vignaud

    source : Le Point :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuuVEuAFEVaJhcxCbZ.shtml

  • Frappes de drones US : un nouveau lanceur d’alerte déballe

    C’est l’une des toutes dernières scènes de « Citizen Four », le documentaire de Laura Poitras sur Edward Snowden, oscarisé l’an passé. On y voit le lanceur d’alerte se faire expliquer par le journaliste Glenn Greenwald la teneur de nouvelles informations obtenues par une personne présentée comme une source inédite.

    Un autre « whistleblower ». Qui lèverait, cette fois, le voile sur les frappes de drones américaines menées à l’étranger, notamment à partir d’une base située en Allemagne.

    Lire la suite sur Rue89…

    http://www.contre-info.com/

  • Les Chrétiens face aux Migrants

    Voici une conférence faite par l'Abbé de Servigny, pour les paroissiens de Notre-Dame des Armées le 13 octobre. Ce n'est pas là une conférence politique mais plutôt un appel à avoir un regard plus haut.

    Michel Janva

  • Guerre en Syrie : l’autre propagande

    La majorité des commentaires journalistiques sur la guerre en Syrie s’accompagne de doigts pointés sur des cartes permettant, paraît-il, de se faire une idée précise sur la situation des combats. Des cartes faussées, selon le docteur et chercheur associé à l’université d’Aix-Marseille, Olivier Hanne.

     

    Généralement, les zones contrôlées par le régime de Damas sont en rouge, celles de Dae’ch en noir (forcément), les espaces kurdes en violet, et enfin les zones rebelles en jaune. On nous propose ainsi une géographie militaire et politique à peu près claire. Les nombreuses critiques formulées contre les frappes aériennes russes des 30 septembre et 1er octobre s’inspiraient de ces mêmes cartes montrant, de toute évidence, que les Russes avaient ciblé des zones rebelles et non les espaces de Dae’ch.

    En réalité, cette cartographie courante n’a qu’une seule source : l’Institute for the Study of War (ISW), un think tank américain fondé en 2007 visant, sous couvert d’études stratégiques objectives et argumentées, à fournir des éléments justificatifs à la diplomatie militaire américaine.

    C’est ce même institut qui, dans ses cartes d’implantation de l’État islamique (EI), présente généralement les territoires concernés sous trois appellations : “zones sous contrôle de l’EI”, réduites à de minces fils comme ceux d’une toile d’araignée ; “zones d’attaques récurrentes de l’EI” et “zones de soutien de l’EI”. Or, personne d’autre que Dae’ch n’a d’autorité sur ces deux derniers espaces. Ces “zones de soutien” sont plus qu’un réservoir de terres à conquérir, elles sont de facto les territoires de Dae’ch. Les réduire à de simples lignes le long des axes n’a aucun sens, puisque les espaces interstitiels ne relèvent ni de Bagdad ni de Damas, mais seulement du califat. Ce faisant, l’ISW minimise l’influence réelle de Dae’ch.

    Concernant la guerre en Syrie, cette cartographie fautive ignore totalement la réalité : chaque katiba (groupe combattant), chaque village et même chaque individu, obéit à plusieurs allégeances à la fois et à plusieurs intérêts. Sur le terrain, les djihadistes ferment les yeux sur leur idéologie et se font payer pour laisser passer du matériel ou des gens, même armés. Des soldats de l’armée syrienne passent d’un camp à l’autre pour protéger leur famille, sans être des fidèles du régime ni du parti Baas. Enfin, les fameuses zones “jaunes”, où les rebelles sont tous mis sous une même étiquette par l’ISW, correspondent à des nébuleuses infinies de djihadistes, de mercenaires, parfois liés à Jabhat al-Nosra, parfois à des milices formées par l’armée américaine ayant aussitôt [....]

    La suite sur Valeurs Actuelles

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Guerre-en-Syrie-l-autre-propagande

  • Hollande vice-chancelier ? un bon toutou prêt à défendre sa patronne, plutôt !

    Marine Le Pen qualifiait François Hollande au parlement européen de « vice-chancelier de la province France », c’était lui faire encore beaucoup d’honneur. Écoutez cette interview donnée en marge du dernier sommet européen, elle vaut le détour. Notre « président » n’a de mots que pour l’Allemagne, que pour ses intérêts, en bon serviteur docile.

    Certes, la construction européenne suppose des solidarités entre pays, mains le niveau de soumission de Hollande à Merkel que révèle cette interview est sidérant. Le « président » de la France se présente comme le VRP des intérêts allemands et n’a pas un mot pour ceux de son pays. Il déclare :

    Oui, il s’agit maintenant de faire sen sorte que l’Allemagne, puisse, avec d’autres pays, être sûre que nous pourrons contrôler les frontières extérieures […] pour éviter qu’il y ait de nouveaux accueils de populations, car l’Allemagne ne pourra le supporter et nous devons le comprendre.

  • Invasion migratoire : Polémia vous révèle ce que les médias vous cachent sur l’Allemagne (2e partie)

    La presse allemande

    Polémia poursuit sa revue de presse sur l’invasion migratoire telle qu’elle est perçue par la grande presse germanique.

    La chancelière voit sa popularité toujours en baisse : des troubles surgissent dans les grandes villes et de violents débats s ‘expriment dans les instances politiques. Voici donc à nouveau quelques titres de la grande presse allemande des 8-14 et 15 octobre que nous devons, tout comme la première partie, à un contributeur que nous remercions vivement.
    Polémia

    DIE WELT :

    L’appel de bienvenue de Merkel se propage jusqu’en Afrique de l’Ouest (14 oct.)
    La « Willkommenskultur » allemande produit son effet au Mali, même chez ceux qui jusqu’ici ne voulaient pas partir. Les images, à la télévision, de gens sympathiques offrant des cadeaux de bienvenue attirent les migrants. Un visa pour l’Allemagne s’achète.

    Destitution du gouvernement : Merkel se bat contre sa propre fraction (14 oct.)
    Lors d’une réunion mémorable du groupe CDU/CSU [au Bundestag], il y a eu un violent débat sur la politique des réfugiés. Certains députés ont exigé de Merkel la fermeture des frontières. La chancelière se bat pour préserver son autorité.

    Strobl, vice-président de la fraction CDU/CSU [au Bundestag] exprime sa confiance en Merkel (14 oct.)
    Malgré les critiques portées contre sa politique des réfugiés, la chancelière Merkel continue de jouir de la confiance de la fraction CDU/CSU, selon les mots de Thomas Strobl. Nouvelle bagarre à Hambourg. D’autres nouvelles dans le fil d’actualités.

    L’UE promet de l’argent pour les réfugiés – et ne paye pas (14 oct.)
    Mauvais payeurs : plusieurs pays de l’UE avaient promis de débloquer rapidement des milliards pour faire face à la crise des réfugiés. Pourtant, les sommes convenues n’ont toujours pas été versées.

    La disparition des frontières menace l’existence de l’Allemagne (14 oct.)
    La CSU exige des mesures efficaces pour limiter l’immigration. Le ministre de la Justice de Bavière redoute que l’Allemagne ne perde sa souveraineté. L’Etat fédéral doit agir, dit-il, menaçant.

    http://www.welt.de/politik/deutschland/article147567638/CSU-will-das-Recht-auf-Familiennachzug-beschraenken.html

    La CSU veut restreindre le droit au regroupement familial (14 oct.)
    Un demandeur d’asile reconnu a le droit inconditionnel de faire venir sa famille en Allemagne. La CSU veut changer cela : « Sinon, il faudra multiplier les chiffres actuels par un facteur trois ou quatre ».

    La « Willkommenskultur » a mis le feu à l’Espace Schengen (14 oct.)
    La Grande-Bretagne essaie de maintenir les réfugiés à proximité de leur patrie abandonnée. La France défend l’Europe en Afrique du Nord. Seule, l’Allemagne « exhale » sa « Willkommenskultur » et met ainsi l’UE en danger.

    « Ici, on nous traite comme des insectes »(14 oct.)
    Chaque jour, des centaines de réfugiés attendent devant le LAGeSo [Landesamt für Gesundheit und Soziales, Office des affaires sociales et sanitaires] de Berlin pour s’enregistrer. On peut voir ici à quel point l’administration est dépassée. Il manque même les tickets de file d’attente. Une Syrienne raconte.

    7 réfugiés sur 10 interrompent leur formation (14 oct.)
    On a, en Allemagne, un besoin urgent de professionnels. Les réfugiés pourraient être une solution, disent certains experts. Les premières expériences réalisées dans l’artisanat avec des stagiaires laissent cependant extrêmement perplexe.

    Un expert des questions sociales s’attend à des augmentations d’impôt massives (15 oct.)
    L’Allemagne est le « seul pays d’immigration sans règle », déplore l’économiste Raffelhüschen. Les réfugiés s’intégreront au système des prestations sociales – pas au marché du travail. Cela aura des conséquences.

    « Il n’est pas question de discuter qui doit s’aligner sur qui » (15 oct.)
    Le ministre des Affaires sociales de Bavière reproche à l’Etat fédéral de ne pas tenir ses engagements. Les réfugiés devraient en supporter les conséquences, s’ils venaient à fouler au pied les valeurs de la société allemande – comme l’égalité homme-femme.

    HANDELSBLATT :

    « Fermez les frontières! » (14 oct.)
    La chancelière Merkel défend sa politique des réfugiés devant la base est-allemande de la CDU. Dans la ville saxonne de Schkeuditz, les militants écoutent d’abord avec recueillement, puis s’en prennent frontalement à la présidente de leur parti.

    Celle-ci riposte.

    Tusk, président du Conseil de l‘UE : subordonner les aides à la Turquie à la réduction du nombre de réfugiés(14 oct.)
    Le président du Conseil de l’UE, Tusk, a subordonné un accord avec la Turquie à la réduction du nombre de réfugiés. Dans une lettre aux chefs d’Etat et de gouvernement, il met par ailleurs en garde contre une vague plus importante encore, au printemps.

    Crise des réfugiés dans la capitale : recherche désespérément sénatrice en charge de l’intégration (14 oct.)
    A Berlin, une dispute violente a éclaté, en lien avec la crise des réfugiés. La CDU reproche son échec au SPD, son partenaire dans la coalition [Land et ville]. Au centre des critiques : Dilek Kolat, sénatrice en charge de la politique d‘intégration.

    PEGIDA, NPD, AfD : la grande peur devant l’Allemagne du côté obscur (14 oct.)
    Dans le contexte de la crise des réfugiés, les manifestations de PEGIDA prennent un tour de plus en plus radical – principalement en Allemagne de l’Est. L’AfD et le NPD s’en mêlent aussi avec entrain. Des politiciens parlent d’un développement très inquiétant.

    Le patron de l’institut Ifo [Leibniz-Institut für Wirtschaftsforschung an der Universität München e.V.], Hans-Werner Sinn, à propos des flots de réfugiés : ce qui vient d’arriver là, nous aurons du mal à l’intégrer (14 oct.)

    Nombreux sont les jours où les réfugiés affluent par milliers. C’est un défi majeur pour tout le pays – mais, selon de nombreux économistes, c’est également une grande chance. Est-ce que cet afflux pourrait même accélérer la croissance économique ? Un entretien avec Hans-Werner Sinn, patron de l’institut Ifo de Munich.

    L’héroïne tragique (15 oct.)
    On pardonne beaucoup à sa patronne, mais rarement qu’elle touche à l’essentiel. Il en est ainsi de Merkel et de sa politique des réfugiés. A l’Est, désormais, la CDU lui tourne le dos – par peur de perdre le pouvoir.

    FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG :

    Le SPD dans la tourmente (8 oct.)
    Après l’interview de la chancelière chez Anne Will, le SPD se déchire sur la conduite à tenir dans la crise des réfugiés. Il pourrait se trouver à l’aube d’une épreuve de vérité analogue à celle qui frappe l’Union.

    Sévère critique à la chancelière lors du congrès de la CDU en Saxe (14 oct.)
    A Schkeuditz, en Saxe du Nord, la critique de la base de la CDU à l’égard de la politique des réfugiés d’Angela Merkel a été particulièrement audible, mercredi soir. Nombreux sont ceux qui ont exprimé publiquement leur souhait d’une nouvelle présidente.

    Le maire de Magdeburg quitte le SPD (14 oct.)
    Lutz Trümper, le maire de Magdeburg, ne veut pas que le SPD le prive de sa liberté de parole sur la question des réfugiés. C’est pourquoi il quitte le parti – non sans conserver son mandat.

    La majorité des Allemands ne veut plus aucun réfugié supplémentaire (14 oct.)
    Tendance claire dans la crise des réfugiés : deux tiers des Allemands ne croient plus à la promesse de Merkel que « Nous allons réussir ». Ils ne sont plus qu’un sur cinq à croire que l’Allemagne peut encore accueillir d’autres demandeurs d’asile. Les partis de l’Union perdent les faveurs des électeurs.

    Demandeurs d’asile : Tusk ne veut d’accord avec la Turquie que si le nombre des réfugiés diminue (14 oct.)
    Le président du Conseil de l’UE met en garde contre une hausse supplémentaire de l’immigration vers l’Europe. Il considère qu’il est du devoir du gouvernement d’Ankara d’agir.

    La polémique, violente, enfle au sein de l’Union – malgré une nouvelle loi sur le droit d’asile (15 oct.)
    Ce jeudi, le Bundestag délibère sur la nouvelle loi sur le droit d’asile, qui est censé limiter le flot des réfugiés. La polémique au sein de l’Union se propage malgré les changements législatifs prévus.

    Une association d’enseignants demande une limitation de la proportion de migrants (15 oct.)
    L’association des philologues met en garde contre la présence d’un trop grand nombre de réfugiés dans les classes. Dès 30% d’enfants non germanophones, on observerait une baisse de performance.

    SÜDDEUTSCHE ZEITUNG :

    Crise des réfugiés : le ministre de la Justice de Bavière considère que l’Etat est menacé dans son existence(14 oct.)
    Bausback, ministre de la Justice de Bavière, craint que les Länder ne soient bientôt plus en mesure de faire face au flot de réfugiés. Il a déclaré à la Frankfurter Allgemeine Zeitung qu’il voyait l’Etat [Staat] menacé dans son existence si l’Etat fédéral [Bund] n’agissait pas.

    DIE ZEIT :

    Des bénévoles du « Tafel » chahutés par des xénophobes (15 oct.)
    Les « Tafeln » [NDT : Organisation caritative] nourrissent 150.000 réfugiés. Récemment, des bénévoles ont été insultés à cause de leur engagement, a déclaré leur président. Des racistes ont demandé que les repas soient réservés aux seuls Allemands.

    FOCUS :

    Rude automne pour la chancelière : un destin à la Schröder menace-t-il désormais Merkel ? (15 oct.)
    A la CDU et à la CSU, nombreux sont ceux qui tiennent la politique des réfugiés d’Angela Merkel pour une faute. Cette question n’est pas l’unique point de discorde au sein de l’Union. Gerhard Schröder a perdu sa place à cause de telles confrontations. Est-ce ce qui attend Merkel ?

    Duel à distance avec Merkel : Horst Seehofer s’exprime au Landtag [de Bavière] sur la crise des réfugiés (15 oct.)
    Le patron de la CSU, Horst Seehofer, fait une déclaration sur la crise des réfugiés dans le cadre de l’heure des questions d‘actualité au Parlement de Bavière. Le ministre-président va-t-il à nouveau faire feu contre la politique de la chancelière Angela Merkel ? Discours à suivre sur le fil d’actualité.

    Polémia
    15/10/2015

    Voir : Invasion migratoire : Polémia vous révèle ce que les médias vous cachent sur l’Allemagne (1re partie)

    http://www.polemia.com/invasion-migratoire-polemia-revele-ce-que-les-medias-cachent-sur-lallemagne-2e-partie/

  • Invasion migratoire : Polémia vous révèle ce que les médias vous cachent sur l’Allemagne (1re partie)

    La presse allemande.

    ♦ Les médias de propagande présentent Merkel comme un ange et Orban comme un diable. Mais Orban a le soutien de son Parlement et de son peuple. Merkel est contestée par les Allemands et sa majorité. Quoique conformiste, la presse allemande commence à faire émerger les critiques.

    La baisse de la cote de popularité de la chancelière et la disharmonie des responsables politiques allemands sur le dossier des réfugiés fait l’objet de nombreux commentaires dans les journaux allemands.
    Voici, à titre d’exemples, quelques titres de la grande presse allemande des 11 et 12 octobre 2015.
    Polémia


    Dans le quotidien Die Welt :

    Merkel fuit ses responsabilités
    La politique d’immigration sans limites et pour une large part sans contrôle de Merkel est un aveu d’impuissance. Lorsque le dernier gymnase sera plein, tous les citoyens allemands en prendront conscience.

    L’alliance des xénophobes se constitue
    L’AfD, le NPD, les néo-nazis et les micro-partis de droite s’allient dans le combat contre les réfugiés. L’alliance des xénophobes se renforce – et embringue de plus en plus souvent des citoyens intègres.

    Angela Merkel a un plan. Mais lequel ?
    La chancelière a dit clairement ce qu’elle ne voulait pas : être dégueulasse avec les réfugiés, afin qu’ils arrivent moins nombreux. Mais comment veut-elle ralentir le rythme des arrivées ? Jusqu’à maintenant, ses propositions n’ont pas convaincu.

    Madame Merkel, accueilleriez-vous des réfugiés chez vous ?
    Malgré le fait que les musulmans soient majoritaires parmi les demandeurs d’asile, Angela Merkel ne voit aucune menace de l’islam en Allemagne. Pour ce qui est des expulsions, la chancelière admet un manque de rapidité et de cohérence.

    Le pire résultat de sondage depuis les élections pour l’Union
    L’Union perd les faveurs des électeurs et tombe à son plus bas niveau depuis les élections au Bundestag. Presque la moitié des sondés désapprouvent la politique de Merkel vis-à-vis des réfugiés.

    Dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung :

    Les sondages ne sont pas ma référence
    Dans une interview, la chancelière déclare s’en tenir résolument à sa ligne dans la crise des réfugiés. Elle ne peut donner la date de fin de cette vague migratoire. Elle se montre indifférente aux critiques

    Qu’est-ce que c’est que ce pays, Frau Merkel ?
    L’UE est submergée par les réfugiés. Mais chaque espace a ses limites. Angela Merkel devrait le dire clairement, au lieu de susciter de faux espoirs. L’état d’urgence ne doit pas devenir un état permanent.

    Mensonge aux temps de l’immigration
    L’immigration est-elle utile à l’Allemagne. Beaucoup d’études l’affirment. Mais de nombreux chercheurs préfèrent plaire plutôt que dire la vérité.

    Polémia 12/10/2015

    http://www.polemia.com/invasion-migratoire-polemia-vous-revele-ce-que-les-medias-vous-cachent-sur-lallemagne/

  • Refaire la démocratie

    Article paru dans L’Action Française n°2918 du 15 octobre 2015

    Claude Bartolone vient de faire paraître un rapport sur la réforme des institutions. Il est très content de lui. On se demande pourquoi.

     

    C’est un rapport de neuf cent soixante pages, intitulé Refaire la démocratie (comme on “fait France”), et ce n’est que le tome I. Bientôt le tome II, comme l’affirme le site de l’Assemblée nationale, s’essayant avec délices au suspense. Bartolone est, selon le rapport, un héros de la démocratie contemporaine : « Il s’agit de la première mission de réflexion sur les institutions d’importance qui n’a pas été réunie par un président de la République mais par le Parlement lui-même. Cette genèse a permis au groupe de travail d’organiser ses travaux avec une grande liberté et de produire une réflexion originale dans l’histoire de la Ve République. » Le travail a été acharné : « Au cours de ces dix mois de travaux, le groupe de travail a organisé dix-sept réunions et entendu trente et une personnes. » Total respect.

    À qui la faute ?

    On est presque dans la précipitation, mais c’était par volonté de bien faire. Car pourquoi vouloir réformer les institutions ? « Nos compatriotes, à l’aube de ce nouveau siècle, pour l’écrasante majorité d’entre eux, ne partagent nullement » le sentiment que leur « volonté politique est pleinement représentée et que cette volonté soit en mesure d’agir sur l’avenir collectif de la nation » À qui la faute ? Aux élus irresponsables (Cahuzac, par exemple), à la disparition de la responsabilité politique (que Sarkozy appelait de ses vœux, mais qui a disparu de sa réforme constitutionnelle), aux médias hystériques (« l’hystérisation du débat public par certains médias au détriment de l’information ») ; mais aussi, tout simplement, parce que le monde a changé : Europe politique, immédiateté numérique, la société de 2015 n’est plus celle de De Gaulle. Et dans ce nouveau monde, il faut une nouvelle république.

    La République est malade

    On peut douter que la France ait réellement besoin d’une VIe République après les cinq premières, mais les constats et certaines solutions sont intéressants si on en fait la mesure de la faillite actuelle de Hollande, de ses gouvernements, de son administration et des partis : le malade s’est diagnostiqué lui-même. Inflation législative, règles obscures, émergence d’une classe politique déconnectée des réalités, tout y passe – et les propositions abondent. Par exemple, contre la professionnalisation de la vie politique, exiger le non-cumul des mandats (mais le rapport préconise de les limiter à trois…) et introduire de la proportionnelle aux élections législatives (pas avant 2017) ; réinventer, une fois de plus, le référendum, auquel aucun grand parti n’a cependant jamais eu recours [....]

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    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Refaire-la-democratie-article-paru