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actualité - Page 4460

  • Vers une 3e Guerre Mondiale ?

    Pour comprendre le monde qui nous entoure, il ne suffit pas de lire les ouvrages de ses exégètes préférés. Il faut aussi sortir de son confort de secte recluse et confronter ses idées à celles qui leur sont radicalement opposées. Nous proposons ici un exercice périlleux.

    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/vers-une-3e-guerre-mondiale/

    (Pour comprendre le monde qui nous entoure, il ne suffit pas de lire les ouvrages de ses exégètes préférés. Il faut aussi sortir de son confort de secte recluse et confronter ses idées à celles qui leur sont radicalement opposées. Nous proposons ici un exercice périlleux. Nous présentons le texte d'un "économiste" - professeur à l'université Paris-Dauphine, président du Cercle des économistes - ayant convaincu quelques hobereaux que son coeur de droite saigne à gauche. Le docteur Jean-Hervé Lorenzi est un national-socialiste universitaire sans complexe, présentant des sophismes pour des vérités révélées, et déclinant des apparences comme des évidences. D'une plume acerbe le professeur résume en quelques libelles la planification politique que cogite les ploutocrates pour les trente prochaines années, un chemin de Calvaire devant nous mené à la Troisième Guerre nucléaire (TGM), notre destiné assurée selon Hervé Lorenzi. La classe prolétarienne a intérêt à connaître ces élucubrations métaphysiques afin d'éviter d'y sombrer. Nous parsemons les allégations de l'universitaire de nos commentaires. En annexe, nous présentons un texte de Paul Craig Roberts confirmant les plans de guerre de la puissance impérialiste américaine. Robert Bibeau. Directeur, LES7DUQUEBEC.COM).

     Pour commencer une citation de Karl Marx à propos de l'organisation et de la consicince de classe du prolétariat : “L’organisation du prolétariat en classe, donc en parti politique, est sans cesse détruite par la concurrence que se font les ouvriers entre eux, mais elle renaît toujours, toujours plus forte, plus ferme, plus puissant.” Karl Marx.

     La Troisième guerre mondiale : prédictions

    Jean-Hervé Lorenzi 

    Une Troisième guerre mondiale, d’une ampleur probablement égale ou supérieure aux deux précédentes est en préparation et éclatera dans la première moitié de ce siècle. Voici pourquoi et voici quels seront ses protagonistes. La guerre de 1914-1918 dont nous fêtons le centenaire et qui fut une catastrophe majeure pour l’Europe était prévisible bien des années auparavant. La Seconde Guerre mondiale ne fut que son prolongement et, elle aussi, était prévisible dès la signature du Traité de Versailles et surtout dès l’arrivée de Hitler au pouvoir et du parti belliciste au Japon (1).

    La Guerre froide (1945-1991) qui opposa les Alliés, sous direction américaine, au camp soviétique (et, partiellement communiste chinois) ressembla à un avortement. Parce que c’était un affrontement sans enjeux forts. L’URSS s’est effondrée comme un soufflet, sans violences. Pourquoi la guerre froide, communisme contre monde libre, n’a-t-elle jamais débouché sur une guerre chaude ? Parce qu’elle était idéologique et non ethnique, religieuse ou économique. Les trois ressorts passionnels et belliqueux de l’humanité, ceux qui donnent naissance aux guerres, sont le nationalisme ethnique, la religion et l’intérêt économique sous toutes ses formes. La sacralité et le matérialisme vital. L’affrontement communisme/capitalisme, purement idéologique, relevait d’une forme froide de conflit qui n’a jamais débouché sur une confrontation générale, mais seulement sur des guerres limitées (Corée, Vietnam). C’est cette raison, et non pas la crainte d’une apocalypse nucléaire, qui a évité la guerre généralisée entre l’OTAN et l’URSS. Dans l’Antiquité, les guerres puniques étaient prévisibles parce que Rome et Carthage étaient dans une rivalité économique vitale pour le contrôle des circuits économiques de la Méditerranée occidentale. La Première Guerre mondiale était prévisible (et tout le monde s’y préparait) à cause de l’exacerbation nationaliste des États européens et de leurs peuples, opinions publiques chauffées à blanc. De même, aujourd’hui, une troisième grande confrontation mondiale est prévisible, nous allons le voir. 

    (Une pose s'impose. Le docteur universitaire a totalement raison d'affirmer que la Première et la Seconde Guerre mondiale étaient parfaitement prévisibles, mais les motifs qu'il invoque en sont les conséquences et non pas les contingences. Exemple, ce n'est pas la montée en puissance de ses amis nationaux-socialistes qui a entraîné la guerre, mais les nécessités de la guerre impérialiste incontournable qui ont amené au pouvoir les nazis allemands et les militaristes japonais. Par contre, l'érudit économiste ment effrontément quand il présente l'affrontement URSS - OTAN comme une bataille entre deux idéologies opposées. L'URSS était une puissance capitaliste monopoliste d'État, leader du camp social impérialiste soviétique, affrontant les États-Unis, chef du camp impérialiste occidental plus puissant économiquement et donc militairement. L'alliance impérialiste la plus puissante l'emporta comme elle l'avait fait dans l'affrontement contre l'alliance Allemagne-Italie-Japon quelques années auparavant. Une guerre, petite ou grande, est d'abord et toujours l'aboutissement d'un affrontement économique entre diverses puissances. La guerre est le prolongement du politique, qui est lui-même le prolongement des tensions dans l'instance économique. Robert Bibeau). 

    Depuis l’Antiquité, le déclenchement des guerres est, au fond, prévisible. Il repose sur les mêmes mécanismes que les lois de la physique : une tension finit toujours par éclater en déflagration. La montée en température d’un gaz donne lieu à une explosion, la poussée de plaques tectoniques se termine en séisme, l’accumulation de cumulo-nimbus finit par provoquer un orage, des précipitations trop fortes provoquent des inondations, etc. On peut parfaitement prévoir, donc, le déclenchement des guerres. En revanche, on ne peut pas pronostiquer la forme qu’elles prendront.

    Comme l’éthologie humaine le démontre, l’état de paix ne correspond pas à la nature humaine. L’agressivité intra spécifique est la règle dans notre espèce. L’idéal kantien ou chrétien moderne de la paix perpétuelle n’a jamais fonctionné. L’histoire humaine est véritablement structurée par la guerre. L’état de paix n’est qu’une transition passagère entre deux états de guerre. La guerre est très ambiguë, ambivalente plutôt, comme la fameuse innovation destructrice de Schumpeter. Elle est à la fois un facteur de destruction et d’évolution. Contrairement à une idée reçue, depuis la fin du néolithique les guerres n’ont représenté qu’une cause marginale de la mortalité. Vouloir éliminer la guerre (idéologie pacifiste), c’est aussi stupide que de vouloir éliminer la sexuation (idéologie du genre), la religion et l’économie privée (idéologie marxiste) ou le sentiment d’appartenance et d’identité ethniques (idéologie cosmopolite).

    Le problème n’est pas d’éliminer les guerres, c’est de les gagner ; et le plus rapidement possible, pour que les effets positifs de la victoire l’emportent sur les effets négatifs de l’effort guerrier trop prolongé. L’auteur de cette vision de la guerre n’est ni Sun-Tzu ni Clausewitz, c’est un certain Jules César.

    Pourquoi parler de guerre mondiale ? Depuis 1945, on s’imagine qu’il n’y aura plus jamais de guerre mondiale, mais seulement des guerres locales et régionales, et que l’ONU parviendra à éviter une Troisième guerre mondiale. On avait commis la même grave erreur après 14-18 qu’on appelait d’ailleurs la Der des Ders et la création de la SDN. Or, dans un environnement mondialisé, ce qui est le cas, en gros, depuis 1880, il est inévitable qu’éclatent des guerres mondiales. Dire il n’y aura plus jamais de guerre mondiale, c’est comme dire je ne mourrai jamais ou l’été durera éternellement. Étudions maintenant le scénario de la future Troisième guerre mondiale, la TGM. Les foyers de tensions sont multiples et ne cessent de s’aggraver. Jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, d’une humanité devenue globalisée et de plus très nombreuse (9,5 milliards bientôt), sur une planète rapetissée, les risques d’un incendie général n’ont été aussi forts. 

    (Voici que l'économiste se révèle être aussi un éthologue malthusien qui ressort de l'enfer nazi les théories eugéniques, l'arianisme, la guerre des races et le nationalisme bourgeois réactionnaire. Ceci donne un aperçu du désespoir de la classe au pouvoir pour qu'elle déterre ces rengaines éculées ayant déjà servi à provoquer les deux premières guerres mondialisées. Cependant, ne nous faisons aucune illusion, compte tenu du rapport de force des classes en présence la bourgeoisie a les moyens d'imposer sa Troisième Guerre mondiale, quels que soient les prétextes qu'elle invoquera. Il nous revient à nous communistes révolutionnaires de trouver la façon de transformer l'insurrection que cette guerre ne manquera pas d'engendrer en une révolution prolétarienne qui devrait mettre fin aux guerres de partage et de rapine. Robert Bibeau). 

     

    La globalisation est un facteur de confrontation géante, plus que de création d’un État universel qui n’aurait que des problèmes de police à régler. Cette globalisation (ou mondialisation poussée au maximum) n’est pas un facteur de paix, mais de guerre généralisée. Voici quels sont les foyers de tension qui risquent d’interagir et de provoquer un embrasement général :

    1) L’immigration massive en Europe (surtout de l’ouest) sous la bannière de l’islam va progressivement dériver vers une guerre civile ethnique. L’incapacité de l’Europe à endiguer l’immigration invasive en provenance du Maghreb et de l’Afrique continentale en explosion démographique débouchera inévitablement sur un conflit majeur. (2) La présence en Europe de très fortes masses de jeunes, d’origine arabo-musulmane, de plus en plus islamisées, avec une minorité formée militairement et voulant en découdre dans un djihad d’émeutes insurrectionnelles et de terrorisme, sera le facteur déclencheur d’une spirale incontrôlable. 

    (Les communistes révolutionnaires doivent prendre acte du projet de guerre civile qui est mis de l'avant au point précédent. L'immigration massive en provenance d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient est le résultat de trois facteurs combinés soient : a) les guerres de rapines où s'affrontent différentes puissances impérialistes concurrentes en Afrique et au Moyen-Orient ; b) la crise économique systémique qui détruit les moyens de production, les forces productives, et les rapports de production capitalistes dans les pays de la périphérie impérialiste ; c) la volonté des capitalistes européens d'accroître la concurrence dans les rangs de la classe ouvrière européenne. Ce dernier objectif est toutefois difficile à rencontrer, car les travailleurs immigrés qu'ils importent ou qu'ils forcent à se déplacer sont souvent non qualifiés - catégories de salariés déjà surreprésentés sur le marché alors que les ouvriers spécialisés font défaut. Les communistes révolutionnaires devront imaginer de nouvelles tactiques de lutte insurrectionnelle. Robert Bibeau). 

    2) La confrontation globale entre islam et Occident (y compris Russie) en dépit de la guerre de religion entre sunnites et chiites va peu à peu dominer le paysage et prendre une forme militaire, avec conflits interétatiques. Impossible actuellement de prévoir leur forme. À l’échelle du monde, l’islam, qui est une idéologie-religion, ou idéaux-religion fortement ethnicisée, ne cesse de se renforcer et de s’extrémiser dans le monde entier. L’islam est un facteur majeur de l’explosion mondiale inévitable.

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  • Election municipale à Venelles le 20 septembre

    Organisée dans la discrétion et sans battage médiatique, cette élection municipale n'en est pas moins symbolique surtout en ces temps troublés dû au contexte migratoire. Il s'agit de renouveler le conseil municipal qui avait démissionné suite aux propos de son maire, Robert Charonexclu de l'UMP depuis les propos qu'il avait tenus sur twitter à propos de l'islam. On se souvient qu'il avait ensuite disparu de la circulation sans qu'aucune information ne filtre laissant supposer qu'il avait été interné de force :

     Sans-titre
    Parmi les 5 listes qui se présentent, deux sont conduites par des anciens colistiers de Robert Chardon qui souhaitent saisir leur chance et deux sont issues de l'opposition de gauche. Quant à Robert Chardon, visiblement "rétabli", il conduira une liste pour se succéder à lui-même. Il avait expliqué se spropos dans une lettre adressée à ses administrés.

    Philippe Carhon

  • Les responsables de la situation catastrophique des migrants, ce sont nos gouvernants !

    Messieurs les gouvernants français et européens, nous en avons assez de votre lâcheté, de votre faiblesse qui conduisent ces centaines de milliers de migrants, et demain des millions, à envahir un espace où tant de « souchiens » ont déjà peine à vivre. 


    Chaque jour, de frêles embarcations font naufrage entre la Libye et l’Italie, noyant leur lot d’Africains venus tenter d’atteindre un eldorado qui leur est interdit, mais dont on leur a tant vanté les fabuleux avantages sociaux. Chaque jour, sur les îles grecques, débarquent, de zodiacs ou autres engins flottants, des centaines, des milliers de Moyens-Orientaux ayant fui les horreurs de la barbarie islamique. Et de là, ils se répandent par colonnes entières à travers l’espace Schengen, dans l’espoir de gagner l’Allemagne puisque Mme. Merkel a offert le gîte et le couvert à 800.000 d’entre eux !

    Ceux qui traversent la Méditerranée n’ont pas toujours les mêmes raisons de tenter l’émigration que ceux qui arrivent des zones en guerre de Syrie ou d’Irak. Les premiers qui le font pour des causes économiques n’auront, en principe, aucun droit à demander l’asile et devraient par conséquent être refoulés et renvoyés chez eux. Je dis bien en principe car, malgré les mensonges de notre ministre de l’Intérieur, proférés encore cette semaine, la France ne renvoie que 1 % des déboutés du droit d’asile. Bien souvent, ce sont des hommes seuls, vigoureux, parfois diplômés qui sont nécessaires à la construction de leur pays.

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  • Des technologies russes protègeront la Chine d’éventuelles attaques US

    Selon le Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS) américain, la Chine cherche à égaler la Russie dans le domaine militaire, mais beaucoup dépend toujours de Moscou et Pékin comptera sur la coopération avec les Russes à l'avenir.

    La Chine utilise des technologies militaires russes pour augmenter le potentiel de ses navires en matière de défense contre les frappes aériennes et les attaques de missiles balistiques à longue portée américains, estime le Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS) basé à Washington.

    Les technologies de défense antiaérienne russes permettent notamment aux bâtiments de surface chinois de nouvelle génération d'effectuer des missions hors de la zone protégée par le système terrestre chinois de défense antiaérienne et loin des côtes chinoises, a indiqué le CSIS dans un rapport publié en août dernier.

    Le CSIS étudie les succès de l'Armée populaire de libération chinoise dans le contexte d'un éventuel conflit contre les Etats-Unis.

    Les nouveaux missiles de croisière antinavires chinois, dont beaucoup utilisent des technologies russes, ainsi que les systèmes antiaériens à long rayon d'action "représentent une menace pour les navires de surface de la Marine américaine opérant dans le Pacifique ouest", lit-on dans le rapport.

    D'après le CSIS, la Chine se montre plus indépendante à l'égard de la Russie, mais les meilleurs missiles antinavires chinois sont soit produits en Russie soit fabriqués selon des projets russes (P-270 Moskit, Kalibr, Kh-31). Mais l'armée chinoise dépend toujours de Moscou dans le domaine de la reconnaissance aérienne et navale, de la défense antiaérienne et des systèmes de gestion de combat. Ces prochaines années, la Chine continuera de compter sur l'aide militaire et technique de Moscou dans plusieurs domaines, notamment dans les missions de lutte anti-sous-marine, conclut le Centre.

    source : Al manar :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EuuEyAyAVVFEBjqBFq.shtml

  • Les maires FN n'accueilleront pas d'immigrés clandestins

    Réponse ce matin de Marine Le Pen sur RMC à la question de savoir si les mairies FN allaient accueillir des immigrés clandestins que François Hollande a décidé d'accepter en France :

    "Vous demanderez à leurs maires, mais non, je ne crois pas. Je pense que les mairies FN sont conscientes qu’elles ont en charge un lot important de misères, de pauvretés et de difficultés, et qu’elles réservent leur énergie à essayer de soulager la souffrance de leurs administrés. Or nous le disons et nous comme cohérents : nous ne pouvons plus accueillir personne. Nous sommes déjà ultra saturés.

    Je pense que les réfugiés politiques sont ultra minoritaires. J'en veux pour preuve les images que je vois à la télévision. Moi, j'ai vu les images des clandestins qui descendaient, qui étaient emmenés en Allemagne de la Hongrie, etc. Eh bien, sur l'ensemble de ces images, il y a 99% d'hommes. Il y a une ultra minorité de familles. Or, moi je pense que des hommes qui quittent leur pays pour laisser leur famille là-bas, ça n'est pas pour fuir la persécution. C'est évidemment pour des raisons économiques (...)

    Nous sommes confrontés à une immigration économique, une immigration d'installation qui est la conséquence du laxisme gigantesque de nos gouvernants successifs"

    Et pendant ce temps-là, les "journalistes"-fonctionnaires de France Musique, mènent des enquêtes (forcément inquiétantes) pour savoir "comment vit la culture dans une ville Front National"...  

    Philippe Carhon

  • Allemagne : Des fermes d’État à l’agrobusiness

    Main basse sur les terres de l’Est. Après avoir connu la noblesse prussienne, la collectivisation, les coopératives et la transition, l’agriculture est-allemande suscite désormais l’appétit de grands investisseurs souvent étrangers au secteur. Une situation paradoxalement favorisée par les structures héritées du régime communiste.

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    Peu après la réunification de 1990, l’agriculture est-allemande a vu arriver des investisseurs sans passé d’exploitants mais aux poches bien pleines. Le patron d’un empire industriel de la gestion des déchets (Remondis) a ainsi acheté en 1994 plusieurs des 465 domaines agricoles gérés directement par l’État au temps de la République démocratique allemande (RDA).

    Appelées « biens du peuple », ces fermes représentaient moins d’un dixième des terres est-allemandes cultivées. L’agriculture de la RDA s’organisait plutôt autour de coopératives agricoles de production, soumises au contrôle du régime mais constituées des sols et des équipements mis en commun lors de la collectivisation forcée qui dura jusqu’en 1960 — en 1945, les Soviétiques avaient exproprié les propriétaires terriens possédant plus de 100 hectares et étatisé les terres.

    « Regardez donc ça ! » M. Stefan Palme se tourne vers une carte des terrains agricoles de la région affichée sur son écran d’ordinateur. Le quinquagénaire dirige une exploitation de céréales biologiques à 80 kilomètres au nord de Berlin. Mille cent hectares de blé, seigle, épeautre, orge, avoine, et un corps de ferme en partie construit au XVIIe siècle sur un ancien domaine de junkers, ces grands propriétaires terriens de la noblesse prussienne.

    Sur la carte, l’homme désigne des polygones colorés : « Les parcelles en rouge sont au Land du Brandebourg, celles en rose à l’Église. » Puis il pointe les surfaces les plus larges : « Ces terrains-ci sont à Steinhoff, ceux-là à Thomas Philipps. »

    Steinhoff est un grand fabricant de meubles allemand, adossé à une holding internationale dont le siège se trouve en Afrique du Sud. Thomas Philipps possède une chaîne de magasins de fins de série. Face à de tels concurrents, même la grande exploitation de M. Palme ne fait pas le poids quand il s’agit d’acheter ou de louer des terres. « Voilà la situation en ce moment. Il y a un combat pour chaque terrain. C’est le Far West », déplore le Bavarois, installé dans la région depuis 1996.

    Plus des trois quarts des 3.800 coopératives ont maintenu leur activité sous une forme juridique nouvelle après 1990 (1). Les voici au centre de toutes les convoitises. L’accaparement a changé de visage et d’ampleur à partir de 2007, avec la hausse du prix des céréales et l’effondrement de Wall Street.

    «La crise financière a attiré de nouveaux acteurs. Ils se disent que le placement dans le foncier agricole est sûr, même si le rendement est modéré », analyse M. Wolfgang Krüger, chef du département juridique du plus grand groupement allemand d’agriculteurs, le Deutscher Bauernverband (DBV). Parmi les investisseurs ouest-allemands, le fabricant de meubles Steinhoff, mais aussi Lindhorst, un groupe spécialisé dans l’immobilier et les maisons de retraite.

    Le plus puissant de ces géants agricoles s’appelle KTG Agrar. Entrée en Bourse en 2007, la société gère aujourd’hui 35000 hectares et 30 exploitations un peu partout dans l’est de l’Allemagne. Un chiffre en constante augmentation. KTG opère aussi en Lituanie et en Roumanie pour le compte d’autres investisseurs, et cultive du fourrage en Russie pour une entreprise allemande de viande.

    Les affaires sont si prometteuses que le conglomérat chinois Fosun a pris en juin une participation de 9 % au capital de KTG. Ces sociétés s’intéressent avant tout aux productions les plus rentables: céréales, colza et biogaz, lequel est subventionné par les tarifs réglementés d’achat des énergies renouvelables.

    Contestées outre-Rhin, elles se montrent discrètes. Steinhoff et Lindhorst refusent de parler à la presse ; KTG renvoie à son prestataire de relations publiques. Acteur de taille intermédiaire, AgroEnergy se montre plus disert. Cette entreprise hambourgeoise créée en 2008 présente à ses actionnaires le placement dans l’agriculture est-allemande comme particulièrement sûr face au risque d’inflation, mais aussi comme tout à fait profitable.

    Grâce à une première levée de fonds de 34 millions d’euros en 2008, la société par actions avait racheté deux exploitations sur plus de 4.000 hectares, avant de revendre le tout en 2011 avec un retour sur investissement moyen de 13,5%. AgroEnergy tente désormais de réunir 120 à 150 millions d’euros de capitaux pour acquérir 20.000 hectares supplémentaires.

    Une kyrielle de nouveaux investisseurs lorgnent eux aussi l’est du pays: une société de logistique, le propriétaire d’une chaîne de vente de lunettes, l’ancien gérant d’une entreprise financière, un ex-directeur d’imprimerie ou encore ce producteur de sucre qui possède des milliers d’hectares en Saxe, mais aussi en Moldavie, en Pologne et au Chili.

    «Les groupes qui achètent à grande échelle n’acquièrent pas directement des terrains, mais plutôt des parts dans des exploitations existantes, explique M. Andreas Tietz, coauteur d’une étude sur le sujet (2). Par ce biais, ils contrôlent les surfaces.»

    En effet, la loi allemande ne permet de vendre des terres agricoles qu’à des agriculteurs. Mais elle n’interdit à personne de reprendre des exploitations. KTG et consorts acquièrent ainsi d’immenses fermes puis emploient des agriculteurs comme simples salariés. L’accaparement des exploitations entraîne celui des terres. Des prix deux fois plus bas qu’à l’Ouest Dans les Länder de l’Est, les trois quarts des terres sont cultivées en fermage (3).

    Elles appartiennent le plus souvent à des particuliers ou à l’Église protestante. Celle-ci reste un grand propriétaire terrien en Allemagne de l’Est, mais ne vend pas. Le régime communiste n’avait pas formellement remis en cause son droit de propriété foncière agricole. Si le clergé ne pouvait disposer de ces terres à sa guise, il est resté propriétaire en titre sur le cadastre.

    «Les directeurs des grandes exploitations de l’Est atteignent tous l’âge de la retraite, souligne M. Moritz Spilker, l’un des gérants d’AgroEnergy. Il n’y a personne pour prendre la suite.»

    Personne, sauf des sociétés comme la sienne, capables de lever rapidement des dizaines de millions d’euros. Cette subite passion agricole tient pour une part au prix des sols, près de quatre fois plus bas que dans l’ouest de l’Allemagne en 2007, et toujours deux fois plus bas en 2012. Mais elle s’explique surtout par la structure des exploitations dans l’ex-RDA.

    Avec une surface moyenne de plus de 230 hectares, elles sont bien plus grandes qu’à l’Ouest (49 hectares en moyenne) et qu’en France (55 hectares). Beaucoup dépassent même les 1.000 hectares, en particulier les exploitations directement issues des coopératives agricoles.

    «Lors de la collectivisation, les surfaces ont été fusionnées pour constituer de très grandes unités, explique l’historien Arnd Bauerkämper, professeur à l’Université libre de Berlin. La situation allemande est bien particulière par rapport au reste de l’ancienne Europe communiste: en Allemagne, la réunification et l’entrée immédiate dans l’Union européenne ont tout de suite favorisé les grandes structures agricoles de l’ex-RDA.»

    Par un curieux renversement historique, la collectivisation mise en œuvre par le régime communiste favorise désormais la mainmise de grands groupes privés. M. Krüger, lui-même fils d’agriculteurs anciens membres d’une coopérative, se veut rassurant : « Ces investisseurs représentent tous ensemble peut-être 100.000 hectares. C’est moins de 2% des 5,5 millions d’hectares agricoles des régions de l’Est. »

    Mais la concentration s’accentue et, dans certains cantons aux sols de qualité, la part des terres passées dans les mains de ces nouveaux propriétaires fonciers atteint 10 à 25 %, selon les calculs des politiques et observateurs locaux.

    «Du néo-féodalisme, commente M. Helmut Klüter, professeur de géographie régionale à l’université de Greifswald, dans l’extrême nord-est du pays. Même du temps de la noblesse, les plus grands domaines atteignaient rarement plus de 400 hectares. Pas des milliers comme maintenant. Et ces exploitations gigantesques sont subventionnées par la politique agricole commune. »

    KTG Agrar touche par exemple, selon ses propres dires, 6 millions d’euros de subventions communautaires annuelles. Pendant ce temps, dans les villages du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, de la Saxe, du Brandebourg, les agriculteurs allemands subissent l’explosion du prix des sols, multiplié par deux dans les régions de l’Est depuis 2007 – par trois depuis la fin des années 1990 (4).

    «Lindhorst s’est implanté au sud-est d’ici, KTG vient d’acheter une ferme dans la localité voisine», rapporte M. Holger Lampe. L’homme de 56 ans dirige une coopérative agricole près de la frontière polonaise. Lui et les douze autres membres de la structure, dont cinq femmes, y élèvent 200 vaches sur 1.400 hectares, dont plus de la moitié en location.

    « Ici, c’était un domaine de junkers. Cela n’a rien de nouveau, vous savez, les grands propriétaires terriens », ironise l’éleveur, qui dirige l’exploitation depuis 1987. Arrivé comme jeune ingénieur agronome, il y a vécu la chute du Mur, la réunification, le passage à l’économie de marché et le plongeon dans l’«eau froide» de la politique agricole commune, à laquelle il n’a «toujours pas trouvé de fil conducteur ».

    Il est aujourd’hui confronté à l’arrivée des nouveaux investisseurs et à des prix du foncier devenus inaccessibles : « Dans les années 1990, nous avons acheté à 1 000 euros l’hectare. Aujourd’hui, c’est 10.000 à 12.000 euros. Trop cher pour nous. » Les terres acquises à bon prix il y a vingt ans l’ont été auprès de l’organisme public chargé depuis 1992 de restituer et privatiser les 2 millions d’hectares agricoles qui appartenaient à l’État est-allemand.

    La Société pour l’exploitation et la gestion des sols (Bodenverwertungs-und-verwaltungs GmbH, BVVG [5]), a ainsi vendu plus de 800.000 hectares agricoles, générant pas moins de 6 milliards d’euros de recettes. Et ce n’est pas fini. «La BVVG reste le plus grand propriétaire terrien à l’Est. Mais les prix qu’elle pratique ne sont plus défendables », accuse M. Udo Folgart, vice-président du groupement agricole DBV, élu au parlement régional du Brandebourg et lui-même directeur d’une exploitation de l’Est depuis les années 1980.

    Longtemps, la BVVG a cédé des terrains à prix d’ami aux fermes comme la sienne, légataires des coopératives est-allemandes. Mais la stratégie a changé en 2007: les transactions s’effectuent au terme d’appels d’offres où le plus fort enchérisseur l’emporte, ce qui tire les prix vers le haut. La BVVG dément nourrir une telle inflation, mais ses propres documents confirment qu’elle vend ses parcelles très au-dessus des prix moyens.

    Pour M. Ralf Behring, propriétaire d’une ferme familiale d’une centaine d’hectares dans le Brande- bourg, « il est évident que la BVVG fait monter les prix ». Lui et sa femme cultivent des céréales, élèvent des moutons et produisent des pommes vendues dans la capitale, le tout en bio.

    L’homme a grandi dans le sud-ouest de l’Allemagne ; il est arrivé ici en 1992, à tout juste 29 ans, et a récupéré à la faveur de la réunification l’ancienne ferme de son grand-père, qui avait fui le régime socialiste en 1958. Aujourd’hui, il se trouve à son tour en conflit ouvert avec le pouvoir, celui de la société publique de gestion des sols. Car une bonne partie de ses terres appartient encore à la BVVG, qui veut les vendre au plus vite.

    La survie même de la petite entreprise agricole du couple serait alors compromise. « Je ne pourrai pas acheter les terres en cas de vente au plus offrant, déplore l’agriculteur. Je sais que je vais les perdre. Après, il nous restera toujours la ferme de vacances » – une dépendance louée à des touristes au centre du village. A quelques dizaines de kilomètres au nord, à Schwerin, M. Till Backhaus, ministre social- démocrate de l’agriculture dans le Land du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, aurait bien une solution à proposer : stopper tout bonnement la privatisation.

    « Nous voulons acquérir, et à un prix modéré, les 50.000 hectares du Land qui sont encore entre les mains de la BVVG. Ensuite, nous les louerions à de jeunes agriculteurs, à des fermes bio, à des exploitations qui créent des emplois et de la valeur. » Venant d’un homme de l’Est, lui- même ancien chef de coopérative, l’idée a pour l’instant peu de chances de passer.

    Notes:

    (1) Cf. Michel Streith, «Retour vers le futur. Les premières années de la transition agricole postsocialiste dans l’ex-RDA», Économie rurale, 325-326, Paris, 2011.

    (2) Bernhard Forstner, Andreas Tietz, Klaus Klare, Werner Kleinhanss et Peter Weingarten, «Aktivitäten von nichtlandwirtschaftlichen und überregional ausgerichteten Investoren auf dem landwirtschaftlichen Bodenmarkt in Deutschland», Sonderheft, n o 352, Thünen-Institut, Braunschweig, 2011.

    (3) Dans l’ensemble de l’Allemagne, seules 38 % des surfaces agricoles appartiennent en propre aux agriculteurs.

    (4) En 2013, un hectare de terre agricole était près de deux fois plus cher en ex-RDA qu’en France (10.500 euros en moyenne, contre 5.750 euros).

    (5) La BVVG a pris le relais de la Treuhand, organisme créé en 1990 pour privatiser les entreprises de l’ex-RDA et dissous fin 1994.

    Le Monde diplomatique

    http://fortune.fdesouche.com/390181-allemagne-des-fermes-detat-lagrobusiness#more-390181

  • Marine Le Pen s'étonne de voir «99% d'hommes» sur les images de réfugiés

    La présidente du Front national juge qu'il y a peu de familles dans les cortèges de réfugiés parcourant l'Europe. Pour elle, il ne s'agit donc pas de réfugiés politiques mais plutôt de migrants économiques.

    La photo du garçonnet mort sur une plage turque ne serait pas une preuve suffisante. Pour Marine Le Pen, les Syriens et Irakiens en route vers l'Europe ne sont pas majoritairement des réfugiés politiques. Sur RMC, la présidente du Front national a expliqué son raisonnement: «J'en veux pour preuve les images que je vois à la télévision. Moi, j'ai vu les images des clandestins qui descendaient, qui étaient emmenés en Allemagne de la Hongrie, etc. Eh bien, sur l'ensemble de ces images, il y a 99% d'hommes». «Il y a une ultra minorité de familles», a continué l'eurodéputée. Ajoutant: «Moi je pense que des hommes qui quittent leur pays pour laisser leur famille là-bas, ça n'est pas pour fuir la persécution. C'est évidemment pour des raisons économiques.»

    Une estimation contredite par des statistiques de l'Unicef sur les réfugiés qui transitent par la Macédoine. «Un tiers sont des femmes et des enfants, contre (...) 10% en juin». «Parmi ces femmes, 12 % sont enceintes» a détaillé le 1er septembre dernier, Christophe Boulierac, porte-parole de l'organisation onusienne.

    Pas de réfugiés dans les villes FN

    Un chiffre qui n'est pas retenu par Marine Le Pen qui estime, elle, que «nous sommes confrontés à une immigration économique, une immigration d'installation qui est la conséquence du laxisme gigantesque de nos gouvernants successifs». Et ce au lendemain de l'annonce par François Hollande de l'accueil de 24.000 réfugiés en France pour les deux prochaines années.

    La présidente du Front national a prévenu: ces derniers seront persona non grata dans les mairies dirigées par son parti. «Vous demanderez à leurs maires, mais non, je ne crois pas». «Je pense que les mairies FN sont conscientes qu'elles ont en charge un lot important de misères, de pauvretés et de difficultés, et qu'elles réservent leur énergie à essayer de soulager la souffrance de leurs administrés. Or nous le disons et nous comme cohérents: nous ne pouvons plus accueillir personne. Nous sommes déjà ultra saturés», a-t-elle expliqué.

    Tristan Quinault Maupoil

    source : Le Figaro :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuuEZpVyyELAWsKbfq.shtml

  • Marine Le Pen était l’invitée de Jean-Jacques Bourdin sur RMC.


    Marine Le Pen - 8 septembre 2015 par hurraken75