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actualité - Page 4746

  • Entretien avec un caricaturiste français poursuivi pour un dessin "antisémite"

    Zéon, pour ceux qui ne le connaîtraient pas, est un artiste français de 31 ans qui habite à Paris. Il publie fréquemment des dessins et des bandes dessinées, tout en faisant partie d’un groupe de dessinateurs français dissidents ostracisés par les médias traditionnels. Avec d’autres artistes, il produit des BD telles que L’Almanach pour tous.
    Brandon Martinez, du site Non-Aligned Media (NAM) a réalisé un entretien avec Zéon, qui a récemment été arrêté et accusé d’ « incitation à la haine » en France pour un dessin antisioniste réalisé en 2009.

    Brandon Martinez — Depuis combien de temps faites-vous des dessins politiques ?
    Zéon — J’ai réalisé mes premiers dessins sous le pseudonyme de Zéon en 2007.
    Quand avez-vous pris conscience du lobby sioniste et de son influence sur la France ?
    En 2003, lorsque Dieudonné, un humoriste français, a été banni des médias officiels pour un sketch sur Israël.
    Vous avez récemment été arrêté pour avoir « offensé Israël » dans l’un de vos dessins. Qu’en est-il de cette affaire, et quelle est l’accusation qui pèse contre vous ?
    Le juge m’accuse de « provocation à la discrimination raciale et religieuse par le biais de mots, images et moyens de communication électronique offensifs », car j’ai dessiné un enfant palestinien poignardé par une lame en forme de carte d’Israël. J’ai réalisé ce dessin en 2009, lors du massacre de Gaza.
    Beaucoup sont agacés par l’hypocrisie du gouvernement français qui, d’un côté, se présente en champion de la liberté d’expression suite aux caricatures contre les musulmans de Charlie Hebdo, et de l’autre, persécute sans pitié les dissidents qui critiquent Israël ou les juifs (des dissidents comme vous). Ce deux poids, deux mesures est-il compris par la majorité des Français, ou bien le peuple français est-il encore majoritairement ignorant de ces faits ?
    Zéon — Une bonne partie des Français sont au courant, surtout les jeunes d’aujourd’hui, principalement dans la classe ouvrière.
    Après l’attentat de Charlie hebdo, nous avons vu le régime français mettre en application des lois liberticides qui rendent pour ainsi dire illégale toute contestation de la politique étrangère de ce gouvernement néoconservateur. Est-ce que ces lois auront un impact sur des artistes tels que vous ?
    Zéon — Oui, bien évidemment ! Après l’attentat de Charlie Hebdo, de nombreuses personnes ont été accusées sur base de la loi contre l’ « apologie du terrorisme ». Même un gosse de 8 ans a été arrêté !
    Qu’est-ce que les Français pensent de l’affaire Charlie Hebdo ? De nombreuses personnes affirment qu’il s’agirait d’une mise en scène, ou que tout du moins, on a laissé cet attentat se produire. Qu’en pensez-vous, personnellement ?

    Zéon — Pour l’instant, une vague d’émotion pèse sur le débat public, mais cela ne peut pas durer éternellement, et la réflexion rationnelle va refaire surface… « Vous pouvez tromper quelques personnes une fois, mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps ! ». Concernant l’attentat contre Charlie Hebdo, je ne suis pas un spécialiste, mais à mon avis, ce genre d’attentats terroristes est le plus souvent supervisé et contrôlé par les services secrets. Ce sont les seuls à disposer des moyens et de la logistique nécessaires pour faire en sorte que ces opérations aboutissent. Il y a de nombreux exemples, comme les attentats du 11-Septembre, ou ceux de Toulouse, de Montauban… Ils infiltrent des groupes radicaux, puis détectent et manipulent selon leurs besoins les plus fanatiques d’entre eux pour commettre ces actes de violence. Je crois que c’est ce qui s’est produit dans l’affaire Charlie Hebdo.
    Nous avons vu la grande marche des hypocrites peu après les attentats, avec notamment quelques-uns des pires criminels de guerre au monde, comme Netanyahou. Les Français ne sont-ils pas dégoûtés de voir ce tragique événement être instrumentalisé par des politiciens pour réduire les libertés et prendre des mesures plus belliqueuses encore au Moyen-Orient afin de satisfaire les désirs d’Israël ?
    Zéon — Si. Chaque jour, de plus en plus de gens s’éveillent et luttent contre ce type de manipulations. C’est un gros problème pour le régime de François Hollande. Ils essaient par tous les moyens de nous ramener vers la seule et unique bonne façon de penser, la « pensée unique ». Ils veulent nous faire croire que tout ce que les médias officiels racontent est la vérité et nous diriger comme des moutons.
    Quel lien entretenez-vous (si c’est le cas) avec le groupe Égalité et Réconciliation d’Alain Soral ?
    Zéon — Je travaille fréquemment avec eux et leur maison d’édition, Kontre Kulture. Par exemple, nous allons publier dans quelques jours une petite BD : Je ne suis pas Charlie… et j’t’emmerde !, afin de répondre avec humour à cette oligarchie qui veut nous faire choisir entre deux camps : les Charlies ou les terroristes. 
    Comment les gens peuvent-ils consulter vos créations et vous apporter leur soutien ?
    Zéon — Vous pouvez trouver mes dessins sur Internet ou sur mon blog : https://zeondessinateur.wordpress.com. Pour me soutenir, vous pouvez acquérir ma BD, Yacht People, que j’ai réalisé avec Dieudonné et Alain Soral. Malheureusement, elle n’est disponible qu’en français, pour l’instant… Mais nous travaillons sur un dessin animé en 3D qui sera traduit en anglais et en espagnol

    Al manar :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EukylupuFErJgmlaaC.shtml

  • État Islamique : L’apocalypse au nom d’Allah – 3e partie

    II. Territoire

    Le nombre de musulmans étrangers ayant émigré vers l’État islamique est estimé à plusieurs dizaines de milliers. Les recrues viennent de France, du Royaume-Uni, deBelgique, d’Allemagne, de Hollande, d’Autriche, d’Indonésie, des États-Unis et de bien d’autres pays. Beaucoup sont venus pour combattre, et beaucoup entendent y mourir.

    Par Graeme Wood

    Peter R Neumann, professeur au King’s College de Londres, m’a affirmé que les discussions en ligne jouent un rôle essentiel pour la diffusion de la propagande et pour s’assurer que les nouveaux venus savent ce qu’il faut croire.

    Le recrutement par internet a également contribué à élargir la démographie de la communauté djihadiste, en permettant à des musulmanes conservatrices -ne quittant pas leur domicile- d’entrer en contact avec des recruteurs, de se radicaliser et d’organiser leur voyage en Syrie. Grâce à ces appels vers les deux sexes, l’État islamique espère construire une société à part entière.

    Au mois de novembre, je me suis rendu en Australie pour rencontrer Musa Cerantonio, un homme âgé d’une trentaine d’années que Neumann et d’autres chercheurs avaient identifié comme une des deux plus importantes “autorités spirituelles” pour ce qui est d’inciter les étrangers à rejoindre l’État islamique.

    Il y 3 ans, il était télévangéliste au Caire sur Iqraa TV, il a quitté la chaîne lorsque celle-ci lui a reproché ses fréquents appels à établir un califat. Il prêche désormais sur Twitter et sur Facebook.

    Cerantonio – un grand gaillard avenant aux allures d’intello – m’a affirmé pâlir à la vue des vidéos de décapitation. Il déteste les scènes de violence, même si le soutien à l’État islamique exige de les endurer. (Il se prononce contre les attentats suicides, à contre-courant des autres djihadistes, au motif que Dieu interdit le suicide; il se différencie également de l’État islamique sur d’autres points).

    Les cheveux en bataille à la manière de certains fans hirsutes du Seigneur des Anneaux, son obsession pour la fin des temps islamiques apparaît coutumière. Il semble surgir tout droit d’un drame qui, vue de l’extérieur, ressemble à un roman médiéval fantastique, mais où le sang coule pour de vrai.

    En juin dernier, Cerantonio et sa femme ont essayé d’émigrer – il n’a pas voulu dire où (“il est illégal d’aller en Syrie“, dit-il prudemment) – mais ils ont été interceptés aux Philippines, puis son visa ayant expiré il a été reconduit en Australie. L’Australie a criminalisé le fait de vouloir rejoindre l’État islamique et il lui a confisqué son passeport.

    Il est coincé à Melbourne, où il est bien connu des services de police locaux. Si Cerantonio se faisait prendre à aider des individus dans leur voyage vers l’État Islamique, il serait emprisonné. Toutefois, jusque là, il est libre – un idéologue sans affiliation technique, qui s’exprime néanmoins et dont l’opinion sur les sujets doctrinaux relatifs à l’État islamique font référence auprès des autres djihadistes.

    Nous nous sommes retrouvés pour un déjeuner, à Footscray, une banlieue dense et multiculturelle de Melbourne comme le décrit le guide de voyage Lonely Planet. Cerantonio a grandi ici, dans une famille irlando-calabraise. Des rues typiques où on trouve des restaurants africains, des boutiques vietnamiennes et où de jeunes arabes vont et viennent en tenue de salafiste, la barbe étroite, la chemise longue et le pantalon sur les mollets.

    Cerantonio m’a relaté toute la joie qu’il a ressentie lorsque Baghdadi a été déclaré calife le 29 juin et la soudaine attirance que la Mésopotamie a dès lors exercé sur lui et ses amis. “J’étais dans un hôtel [aux Philippines], j’ai suivi la déclaration à la télévision, j’étais vraiment épaté, à me demander pourquoi j’étais coincé ici dans cette p**** de chambre ?“.

    Le dernier califat remonte à l’empire Ottoman qui a atteint son apogée au XVIe siècle avant de connaître un long déclin, jusque à ce que Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la République de Turquie ne lui porte le coup de grâce en 1924.

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  • Les réformes ou la faillite

    Les négociations de cette semaine à Bruxelles le confirment. Ce 20 mars au matin, Le Figaro en ligne pouvait résumer la situation en titrant : "La Grèce promet des réformes en urgence pour déjouer la faillite". (1)⇓

    Car le gouvernement gauchiste de Tsipras, soutenu par les souverainistes locaux du délirant Kammenos, a plongé la malheureuse Grèce dans une situation dramatique dont son prédécesseur était en train de la sortir.

     

    Aujourd'hui comme hier ce pays, ne saurait envisager par conséquent que deux issues possibles : les réformes, les vraies, celle que requiert le bon sens économique et social, quel que soit le costume porté par les représentants, nécessairement impopulaires, des créanciers – ou la faillite, conséquence désormais inéluctable de la démagogie.

    On peut l'observer de diverses manières : froidement, si l'on n'entretient aucun rapport affectif avec le pays considéré ; tristement si l'on confond le peuple et son gouvernement ; hardiment si l'on se situe dans l'action politique.

    Mais, dans tous les cas, ceci vaut en fait, comme la loi de la pesanteur, sous toutes les latitudes.

    Retenons 3 règles, que le socialisme, et pas seulement les politiciens étiquetés sous ce label prétendent ignorer :

    1. On ne peut pas faire de social à crédit.

    2. On ne doit pas engager de dépenses publiques au-delà des recettes budgétaires effectives.

    3. On doit concentrer l'action du gouvernement sur les tâches régaliennes de l'État. Point final.

    Or depuis le début de ce qu'on appelle la "crise grecque", le prétendu "modèle français" s'entrevoit en filigrane.

    Peut-être la faillite hexagonale ne prendra-t-elle pas les mêmes formes que la faillite d'autre pays. C'est la seule originalité qui demeurera.

    Politiquement, tout le système des socialistes a jusqu'ici reposé sur l'union de la gauche. Cette union se trouve sérieusement mise en péril par une partie des anciens soutiens de la campagne Hollande de 2012. Et aujourd'hui le pouvoir s'efforce de présenter pour des "réformes" un certain nombre de mesures démagogiques ou destructrices. Car toute loi votée peut ainsi, faussement, être appelée "réforme".

    Le contresens est total, car la plupart de ces lois nouvelles enfreignent l'une des trois règles citées plus haut. Soulignons au besoin que la prétendue "droite" fait en général de même, quoique sur une échelle un tout petit plus "modérée", quand elle occupe le pouvoir : on prétend faire du social à crédit, on accepte des budgets en déficits couverts par emprunt, on multiplie les interventions de l'État dans des domaines où il ne devrait pas se mêler, en laissant de côté les tâches prioritaires de défense des frontières, de défense de la sûreté des citoyens, de défense de l'ordre et de la loi.

    Ajoutons que ces questions devraient, auraient dû, constituer la trame du débat des élections départementales puisque les finances de nos collectivités territoriales surannées reposent toutes sur des fictions et des subventions. Mais qui s'en préoccupe ?

    Alors, sans préconiser l'abstention, – et ne votant pas moi-même ce 22 mars puisqu’électeur parisien, – je vois mal comment en condamner la progression annoncée, pas plus que l'on ne devrait s'étonner du nombre des voix protestataires promises par sondages aux diverses forces d'opposition.

    JG Malliarakis

    Apostilles

    1.  cf. Le Figaro du 20 mars. 

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  • Remigration : Intensifier la mobilisation !

    Communiqué de la Dissidence Française

    Quelques semaines après son lancement, notre Campagne Nationale pour la Remigration prend de l’ampleur.

    À Paris, en Bretagne, en Champagne, en Normandie, en Aquitaine, en Essonne ou encore en Provence-Alpes-Côte-d’Azur : nos affiches se propagent partout !

    Au total, nos militants et sympathisants ont déjà organisé une vingtaine d’opérations militantes sur l’ensemble du territoire.

    Et ce n’est qu’un début !

    Nous comptons sur la mobilisation de chacun pour que cette campagne essentielle se diffuse encore davantage dans les semaines qui viennent, sur internet comme sur le terrain.

    Plus que jamais, les Français doivent prendre conscience des périls qui menacent la France, au premier rang desquels se trouve évidemment le Grand Remplacement qui menace la substance même de notre pays, et face auquel nous devons dépasser les divisions stériles pour nous rassembler dans un mouvement général de refus et de résistance radicale.

    L’Histoire, ça se brusque.

    La Dissidence Française

  • Le vote catholique est-il soluble dans la démocratie ?

    Question posée par Jacques de La Vallée sur Boulevard Voltaire, qui montre que, comme dans la Bible, le petit David catholique éternellement jeune et vaillant aura raison du gros Goliath poussif et fatigué, champion de la laïcité :

    [...] "On peut citer l’attaque frontale du journal L’Humanitécontre Catholiques en campagne, mouvement petit mais actif qui, lors de chaque élection depuis une dizaine d’années, interroge les candidats aux suffrages des électeurs, à partir de questionnaires sur des sujets de fond.

    C’est un peu un remake du combat de David contre Goliath, du petit David catholique, toujours jeune, toujours agile à la fronde, contre le gros ours laïc Goliath essoufflé qui, lui, supporte de plus en plus mal sa vieillesse. [...]

    Que les lobbys écologiste, pro-avortement et euthanasie, de protection des animaux – et j’en passe – parlent, cela relève de leur liberté d’expression, mais que des catholiques s’expriment en politique, là, ils outrepassent leur droit… de se taire. Pourtant, depuis trois années, l’émergence d’un vaste mouvement de défense de la famille n’a pas dû échapper à la sagacité deL’Humanité, en particulier autour de la Manif pour tous. Des centaines de milliers de « paroissiens » sont sortis de leurs chapelles pour venir battre le pavé des villes. Ils continuent d’organiser prières, veillées, manifestations silencieuses…

    La laïcité serait donc en danger et Goliath voit rouge ! Les diatribes anticatholiques de Vincent Peillon n’ont pas suffi à écraser « l’infâme ». Décidément, ils ont la vie dure, ces cathos !Mais quel est donc, au bout de vingt siècles, le secret de leur éternelle jeunesse ? Ont-ils découvert dans la foi le secret de quelque potion magique ?

    Les catholiques s’impliquent en politique car elle est la forme suprême de la charité. Non pas dans un parti catholique qui ne serait que l’expression d’un communautarisme, mais plutôt dans cette action capillaire, chère à Jean Ousset, qui veut ancrer dans les réalités terrestres les vertus du Décalogue. Ils sont naturellement les promoteurs d’une doctrine sociale, réaffirmée par les papes, qui place l’universelle loi naturelle au-dessus des idéologies.

    Voilà pourquoi la fronde du petit David catholique abattra certainement le poussif Goliath et les panzers du laïcisme. Que Catholiques en campagne continue donc, avec ses questions gênantes, à interroger les candidats aux élections. Il en va de la transparence du débat, d’apporter un peu de vérité et d’intérêt dans des élections qui, trop souvent, sont empreintes de langue de bois et de conformisme « bien-pensant »."

    Marie Bethanie http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Nous ne sommes pas Charlie – Emmanuel Ratier et Maurice Gendre sur Méridien Zéro (23 janvier 2015)

  • Richard Millet : « Le Système a élevé le mensonge au rang de vérité »

    Sur son blog, il a été l’un des premiers à écrire qu’il n’était pas Charlie. Romancier, essayiste, polémiste, Richard Millet est de ces écrivains francs-tireurs dont la critique de l’idéologie dominante indigne et révolte les gentils et les bien-pensants. Sa mise à mort médiatique en 2012 et son départ de chez Gallimard, suite à la publication de son éloge littéraire d’Anders Breivik, en dit long sur cette « liberté d’expression » chérie par la France depuis l’attentat contre Charlie Hebdo…

    Depuis l’attentat de Charlie Hebdo, on assiste au déploiement d’une effarante propagande où il n’est question que de liberté d’expression. Que vous inspire la pseudo-unité nationale qu’elle suscite, vous qui avez été condamné à mort socialement et médiatiquement pour vos écrits ?

    Ce genre d’unanimité ne peut se faire, comme René Girard l’a montré, qu’au détriment de quelques-uns. La prétendue recomposition nationale qui a eu lieu après les meurtres de Charlie Hebdo nous dit deux choses : d’abord qu’elle n’aurait pas été aussi grande si les victimes n’avaient pas été des journalistes (les meurtres de Toulouse et de Montauban, il y a deux ans, pourtant de même nature, n’avaient pas suscité un pareil émoi) ; il est vrai, ces journalistes appartenaient à l’extrême-gauche, celle-là même qui clame qu’il n’ y a pas encore assez d’immigrés, pas assez d’« Europe », et qu’il faut en finir avec les nations. D’autre part, cette unanimité s’est faite au détriment même de la « liberté d’expression », c’est-à-dire de ceux qui, Français de souche et catholique sont constamment insultés par Charlie Hebdo. Il en va de cette liberté comme de la « tolérance » : elle est une arme de contrôle, pour le pouvoir médiatico-politique qui trouve à présent chez Zemmour, Camus, Finkielkraut et moi-même des « responsabilités » dans le climat d’ « islamophobie » qui fait des musulmans les victimes d’un « amalgame », d’une « stigmatisation » (ces mots ayant remplacé celui, dévalorisé, de racisme). Le serpent socialiste se mord d’ailleurs la queue : son discours rejoint ici celui des islamistes prétendus « modérés ».

    La religion républicaine peut-elle s’aveugler encore longtemps sur le fait qu’elle n’est qu’un dangereux simulacre ? Est-ce finalement l’islam qui va le lui apprendre ?

    L’islam, dans sa violence comme dans ses conquérantes prétentions juridiques, a le mérite de rappeler, involontairement, que la classe politique joue, depuis une trentaine d’années, avec le feu immigrationniste. Soyons réalistes ; il y a une bonne immigration : celle qui veut s’assimiler, et une autre, problématique, généralement musulmane, qui trouve dans le multiculturalisme une citoyenneté minimaliste. Je suis « français » faute de mieux (faute d’être américain, par exemple, ou de vivre selon la charia), peuvent se dire les jeunes immigrés. L’islam est, pour beaucoup, un ordre politique avant d’être une religion, comme l’a rappelé Houellebecq dans son roman Soumission. Tout cela occulte le fait majeur : la déchristianisation de l’Europe, dont la religion laïque ou celle des droits de l’homme ne peut plus masquer qu’elle fait le lit de l’islam, lequel a horreur du vide religieux. Et si les catholiques ont montré qu’ils sont une force puissante lors de la Manif pour tous, cette force ne semble pas avoir, hélas, d’avenir politique. Les socialistes continuent leur œuvre de destruction, cette forme de guerre civile, commencée en Vendée, en 1793.

    Pensez-vous qu’il soit plus difficile d’écrire en France qu’ailleurs ? Depuis votre mise à l’écart, constatez-vous un durcissement de la bien-pensance, ou au contraire, son affaiblissement … ?

    Certains sont sauvés par les institutions (Finkielkraut) ou par leurs ventes (Zemmour). D’autres, comme Renaud Camus ou moi, qui vivons dans la haine médiatique, sont désormais voués à publier chez de petits éditeurs (les grands ne prenant plus aucun risque) ou à se publier eux-mêmes. La liberté d’expression est donc infiniment surveillée, et mesurée comme la liberté conditionnelle. Il n’y a plus de débats, ce qu’on appelle ainsi, dans les médias, n’étant qu’un faux-semblant destiné à nourrir les « talk shows » et à faire croire qu’on vit « en démocratie », et donc « libre » de parler. Plus on se dit sans concession, ou de référence, comme Arte ou Le Monde, plus on fait allégeance au grand Consensus de la Propagande qui consiste à inventer, comme le Nouvel Observateur, une sphère « néo-fasciste » qui créerait un climat rappelant les années « 1930 ». Ces fariboles montrent en réalité que le Système a élevé le mensonge au rang de vérité. Pour paraphraser une formule célèbre, je dirai que tout étant inversé, le vrai n’est plus qu’un moment du simulacre médiatique.

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    http://la-dissidence.org/2015/03/13/richard-millet-le-systeme-a-eleve-le-mensonge-au-rang-de-verite/

  • Selon la justice, contrairement aux Noirs, les Blancs n’existent pas

    Si la justice française voulait instaurer un apartheid racial, s'y prendrait-elle autrement ?

    L’affaire remonte à 2010, quand le sociologue Saïd Bouamama et le rappeur Saïdou – du collectif ZEP (Zone d’expression populaire) – enregistrent un disque Nique la France – Devoir d’insolence, entraînant une plainte de l’AGRIF pour « injure publique à caractère racial et une provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes ».

    Nique la France martèle le passé colonialiste et impérialiste du pays, « ses odeurs, ses relents, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes » et oppose les « petits Gaulois de souche » et « les culs tout blancs présents à l’Assemblée nationale » aux « Arabes, Noirs et musulmans ».

    L’AGRIF relève alors l’escroquerie du procédé sémantique consistant à amalgamer ces trois catégories « comme si tous les Arabes et les Noirs étaient musulmans et comme si tous les musulmans étaient anti-français ». 

    La XVIIe chambre du tribunal de Paris vient pourtant de débouter l’Alliance générale contre le racisme et l’identité française de sa plainte au motif que « la blancheur » ne repose sur aucun « critère scientifique », et ne constitue pas « une composante juridique de la qualité de Français ». En outre, la « blancheur », pour le juge de la XVIIe chambre, « varie selon les époques, les cultures et les classifications administratives propres à chaque pays ».

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