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actualité - Page 4749

  • 290 djihadistes ont touché des prestations sociales en 2014

    Nos impôts. Lors de la séance questions d’actualité au Gouvernement, le député UMP Alain Marsaud a interpellé le ministre de l’Intérieur sur le versement des prestations sociales aux djihadistes partis combattre en Syrie ou en Irak.

     

    « Impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations »

    Le Député a jeté un pavé dans la marre de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur : « comment expliquer que un ou deux milliers de Français (…) quittent la France pour aller combattre à l’étranger ou y vivre (…) A maintes reprises, j’ai eu l’occasion d’interpeller le ministre de l’intérieur sur l’utilisation supposée des allocations familiales ou prestation de toute nature que continuent à percevoir lesdites familles dans ces zones ». Le député poursuit en relatant des échanges qu’il a eus avec des directeurs de caisses d’allocations familiales, « qui [lui] ont fait part de leur impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations au profit de ces personnes ». L’ancien magistrat antiterroriste a « constaté hélas que ces versements se poursuivaient aujourd’hui et que certains Français faisaient usage de leur carte de crédit (…) pour débiter leur compte crédité en France par nos organismes sociaux ». Le député UMP a ajouté : « Il est temps que nos services de renseignement croisent leurs fichiers avec les caisses d’allocations familiales ». [....]

    La suite sur Valeurs Actuelles

  • Le capitalisme néolibéral en procès (article paru dans L’Action Française 2000, 19 mars 2015)

    Alors que le gouvernement dit socialiste vient d’utiliser le 49.3 pour “flexibiliser” le marché du travail, il est important de saisir la réalité – présente et future – de cet énième avatar du système capitaliste qu’il est convenu d’appeler le “néolibéralisme”. Pour ce faire, le Cercle Henri Lagrange propose deux ouvrages : Brève histoire du néolibéralisme de David Harvey et un livre écrit à cinq mains, Le capitalisme a-t-il un avenir ?

     

    Le néolibéralisme en acte

    Les historiens des idées n’auront pas leur compte en lisant la Brève histoire du néolibéralisme de David Harvey. L’objectif du géographe marxiste n’est pas d’exposer la doctrine des disciples de Friedrich Hayek, contempteurs de l’ingérence étatique et ardents défenseurs du libre-échange. S’il les évoque ici ou là, l’essentiel de son livre est ailleurs. Comme l’écrit François Denord, son préfacier, ce « qui intéresse ce matériali ste, c’est le néolibéralisme “réellement existant”, celui qui [...] façonne le monde dans lequel nous vivons ». L’histoire du néolibéralisme réel que nous relate Harvey commence dans les années soixante-dix. Il rappelle qu’à cette époque, à différents endroits du globe, un certain nombre d’États rompent avec les modèles keynésiens hérités de la Seconde Guerre mondiale. Qu’il s’agisse de Pinochet au Chili, Thatcher au Royaume-Uni ou Reagan aux États-Unis, tous mènent une même politique : lutte contre les syndicats, flexibilisation du marché du travail, privatisations, réduction d’impôts, ouverture aux capitaux étrangers, démantèlement de l’État-providence. Les États collectivistes ne sont d’ailleurs pas en reste, et Harvey consacre un chapitre entier à la néolibéralisation de la Chine sous l’ère Xiaoping. Il montre ensuite qu’à partir de la fin des années quatre-vingt, le paradigme néolibéral va progressivement s’étendre au monde, quoique en empruntant des voies diverses. Certains États vont l’adopter spontanément, tandis que d’autres vont s’y voir contraints par suite d’une guerre d‘ingérence humanitaire (Irak) ou d’un réajustement structurel imposé par le FMI. À la fin, le bilan dressé par l’auteur est sans appel : il n’est plus un État aujourd’hui qui ne soit néolibéral, ou ne soit en passe de le devenir.

    La notion d’“État néolibéral” semblera peut-être paradoxale puisque Hayek, Friedman et les autres enseignaient au contraire le retrait de l’État de la sphère économique. Mais c’est précisément l’un des intérêts du livre que de montrer les distorsions que la praxis néolibérale fait subir à la doxa. Pour garantir la propriété du capital ou la libre concurrence, privatiser les biens communs ou contenir les mouvements sociaux, bref pour créer un climat propice aux affaires, il est impossible de se passer de la violence légale. C’est pourquoi, dit Harvey, « le néolibéralisme [réel] ne condamne pas l’État », mais s’appuie sur lui en réorientant sa fonction. En même temps, l’auteur souligne que les praticiens néolibéraux n’ont jamais été intéressés par la réalisation de l’utopie hayekienne. C’est d’ailleurs là le fond de son propos. Le néolibéralisme, écrit-il, c’est « l’échec d’un discours utopique dissimulant la réussite d’un projet de restauration du pouvoir de la classe dominante ». Mises en difficulté par la crise des années soixante-dix, les élites économiques ont en effet trouvé chez Hayek de quoi doter leurs aspirations d’un habillage scientifique. Pendant que la théorie convainquait les gouvernants des bienfaits d’une politique néolibérale et suggérait aux travailleurs d’abandonner toute forme de lutte collective, puisque les lendemains chanteraient d’eux-mêmes, le processus d’accumulation capitalistique, bien réel quant à lui, pouvait repartir de plus belle. Il ne s’est pas arrêté depuis.

    Louis Narot

    David Harvey, Brève histoire du néolibéralisme, editions Les Prairies ordinaires, 320 pages, 20 euros.

    Vers la fin du capitalisme ?

    Il n’est nul besoin d’être devin pour apercevoir dans les récents déboires de l’économie mondiale les signes annonciateurs de grands bouleversements à venir. Alors que prospèrent un peu partout en Europe des partis politiques anti-austérité et que s’élèvent un nombre toujours grandissant de voix opposées aux dogmes néolibéraux de l’hyperclasse mondialisée, il semblerait que le capitalisme connaisse une crise de légitimité inédite. Où situer les origines de cette crise ? Le capitalisme y survivra-t-il ? Quelle société émergera des ruines de l’ancien monde ? Autant de questions auxquelles se proposent de répondre cinq des plus éminents chercheurs en sciences politiques réunis pour la première fois dans un même ouvrage, Le capitalisme a-t-il un avenir ? Si le constat de l’essoufflement du capitalisme semble faire l’unanimité parmi les auteurs, leurs avis n’en divergent pas moins quant aux mesures à mettre en œuvre afin d’éviter la catastrophe. Là où Wallerstein et Collins se font les avocats d’un socialisme marxisant fondé sur la planification économique, l’encadrement strict de la finance et la redistribution des profits, les sociaux-démocrates Mann et Calhoun plaident de leur côté pour un sauvetage du système à coup de réformes d’inspiration keynésienne. Autre point de divergence : les seconds, contrairement aux premiers, ne souscrivent pas à l’hypothèse d’une vulnérabilité structurelle du capitalisme. Sa faiblesse se situerait plutôt, selon eux, du côté des effets délétères de son empreinte écologique.

    Le lecteur retiendra surtout la contribution d’Immanuel Wallerstein pour la fécondité de son approche systématique du capitalisme, qui appréhende celui-ci à la manière d’un “système-monde” unifié et répondant de ce fait à certaines lois qui en déterminent les modes d’apparition, de développement et de déclin. Ceux qui s’intéressent plus particulièrement à la question de la place de la technique dans nos sociétés modernes feront quant à eux leur miel des inquiétantes prédictions de Randal Collins au sujet des menaces que fait peser sur les emplois des classes moyennes le développement incontrôlé des technologies de pointe. Pour lui, la mise en concurrence globale des travailleurs permise par les progrès des techniques de communication et le remplacement progressif des employés du tertiaire par des intelligences artificielles sonneront le glas du capitalisme à moyen terme. En effet, la hausse vertigineuse du chômage privera la production des débouchés indispensables à la pérennité du système. Reste alors à savoir si la transition post-capitaliste se fera de manière pacifique, au travers d’une réappropriation démocratique par les citoyens des leviers de leur souveraineté, ou de manière autoritaire, par le déploiement de politiques de répression et de surveillance au service d’une oligarchie transnationale soucieuse de maintenir son hégémonie. Une question qui semble n’avoir jamais été autant d’actualité.

    Antoine Lecot

    Immanuel Wallerstein, Randall Collins, Michael Mann, Georgi Derluguian, Craig Calhoun, Le capitalisme a-t-il un avenir ?, La Découverte, 200 pages, 20 euros.

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Le-capitalisme-neoliberal-en

  • Nouveau coup de boutoir des féministes contre la grammaire française

    Les hystériques du genre attaquent une nouvelle fois notre langue pour imposer leurs lubies par la sémantique.

    Lu sur le Figaro : «Que les hommes et les femmes soient belles!» C’est le cri de ralliement des féministes qui veulent en finir avec la règle de grammaire selon laquelle le masculin l’emporte sur le féminin. Pour en finir avec cette règle «sexiste», le collectif d’associations L’égalité, c’est pas sorcier! et la Ligue de l’enseignement proposent de remettre au goût du jour la règle de proximité. «Avant le XVIIIe siècle, la langue française était plus libre. Quand un adjectif se rapportait à deux noms, il pouvait s’accorder avec le plus proche qu’il soit féminin ou masculin. Cette règle de proximité remonte à l’Antiquité. On la retrouve en latin et en grec ancien», plaide Henriette Zoughebi, vice-présidente PCF du conseil régional d’Île-de-France. Pourquoi ne pas y revenir? La langue participe à l’apprentissage de l’égalité. On ne peut pas nier son importance sur les représentations sociales.»

     

    « Mettre la dignité des femmes dans une règle, c’est méconnaître la langue française »

    Après une pétition adressée à l’Académie française et restée lettre morte, les féministes en appellent aujourd’hui à Najat Vallaud-Belkacem. «La ministre de l’Éducation pourrait publier une nouvelle circulaire considérant comme correcte la règle de proximité», suggère leur nouvelle pétition, qui a pour l’instant recueilli quelque 1 300 signatures. Si la proposition a reçu le soutien de la romancière Marie Desplechin, elle ne manque pas d’agacer des défenseurs de la langue française.

    Alain Bentolila dénonce ainsi «une erreur majeure d’analyse linguistique et une confusion totale entre le genre linguistique et le sexe». «Le mot “chapeau” est de genre masculin et le mot “canne” de genre féminin. Ont-ils pour autant un sexe? Mettre la dignité des femmes dans une règle, c’est méconnaître la langue française, tempête ce professeur de linguistique. Les règles de grammaire servent à mieux nous comprendre, à nous réunir. Penser faire avancer la parité en changeant le genre d’un adjectif, c’est invraisemblable.»

    http://www.contre-info.com/nouveau-coup-de-boutoir-des-feministes-contre-la-grammaire-francaise#more-37257

  • L'Europe a désarmé et a affaibli ses défenses

    Il ne faut jamais désespérer. Tout arrive. Manuel Valls a déclaré des choses très justes mercredi à huis-clos devant la Commission européenne :

    "L'Europe a désarmé et a affaibli ses défenses. J'ai noté avec intérêt ce que Jean-Claude Juncker a déclaré il y a quelques jours sur une armée européenne. Ma réponse est simple: cette armée, elle existe, en l'état ... car c'est la France qui en assume le plus gros de la charge, notamment au Mali et au Sahel, pour lutter contre le terrorisme."

    Quelqu'un peut-il lui rappeller que c'est François Hollande qui a décidé deréduire les forces armées françaises de 24 000 hommes entre 2016 et 2019 ? Il est vrai que cela est peu de choses par rapport à la déflation de 54 000 postes imposée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy...

    Philippe Carhon  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Alliance VITA dénonce la suppression du délai de réflexion de l’IVG

    Communiqué d'Alliance Vita :

    "Cette mesure a été votée par amendement en Commission des affaires sociales durant la nuit par quelques député(e)s. Elle s’ajoute aux réformes engagées depuis des années qui visent à banaliser toujours plus un acte qui n’est pas anodin, notamment la suppression de la notion de détresse (loi du 4 août 2014 sur l’égalité entre les femmes et les hommes).

    Pour Caroline Roux, coordinatrice des services d'écoute de l'association :

    « Obliger les femmes à s'enfermer dans une décision précipitée, c'est méconnaître ce qu'elles vivent lors de grossesses imprévues. Beaucoup d'entre-elles nous confient envisager l'IVG à contrecœur, sous la pression d'un compagnon, ou par peur de leur employeur. Banaliser davantage un acte qui n'a rien d'anodin, ce n'est pas aider les femmes.

    En prétendant simplifier toujours davantage l'accès à l'IVG, on occulte la complexité des dilemmes qui les font hésiter. On leur interdit la possibilité de trouver une solution et d'éviter un acte définitif. Une vie est en jeu, ce qui n'est tout de même pas le cas pour d'autres décisions pour lesquelles un délai de réflexion est requis par la loi. N'oublions-pas que pour une immense majorité de femmes, l'avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre. Notre société a besoin d'une véritable politique de prévention et d’accompagnement à destination de ces femmes dont la grossesse est imprévue. »

    Tugdual Derville, délégué général, souligne d’autre part la provocation que constitue l’amendement visant à supprimer la clause de conscience spécifique à l’IVG :

    « Cet amendement a été retiré à la demande du gouvernement, non pas pour défendre les professionnels de santé, mais uniquement pour des motifs de circonstance afin de, selon la ministre Marisol Touraine, ne pas ranimer ‘’un débat éminemment symbolique’’. En réalité, supprimer cette clause serait d’une portée considérable, car elle protège depuis 1975 non seulement les médecins, mais aussi les sages-femmes, les infirmiers et infirmières, et tous les auxiliaires médicaux. Ces professionnels n’ont pas de clause générale de conscience dans leur code de déontologie, seuls les médecins en ont une. Il faut arrêter d’avoir une approche uniquement idéologique de l’IVG et prendre en compte toutes les dimensions de cette question de société si douloureuse. »

    Alliance VITA demande aux parlementaires, quand le projet de loi sera examiné en séance publique dans quelques jours, demaintenir ce délai de réflexion et de voter des mesures pour développer cette politique de prévention et d’accompagnement dont les femmes ont besoin."

    Michel Janva

  • Salafistes, Pegida et antifas en viennent aux mains à Wuppertal

    La situation est de plus en plus tendue en Allemagne. Samedi dernier, dans la ville de Wuppertal, se tenaient simultanément un meeting salafiste en plein air, une manifestation de Pegida et une manifestation de l’extrême gauche et des antifas. La police a eu bien du mal à séparer les différents groupes.

    http://www.medias-presse.info/salafistes-pegida-et-antifas-en-viennent-aux-mains-a-wuppertal/27763

  • Attaque du RER D, surtout n’en parlons pas ! (Présent 8318)

    Plus de 48 heures et un afflux de plaintes : c’est ce qu’il aura fallu attendre pour que la véritable « attaque de diligence » perpétrée dimanche par une vingtaine de « jeunes » contre une rame du RER D à Juvisy-sur-Orge, dans l’Essonne, soit enfin révélée aux Français par les médias !

    Attaque du RER D, surtout n'en parlons pas ! (Présent 8318)Nouveau « Far West »

    C’est à une scène digne du Far West qu’ont assisté, bien malgré eux, les voyageurs. Mais sans Wyatt Earp ni Wild Bill Hickok, hélas ! pour « défourailler ». Dimanche matin, vers 5 heures, une vingtaine de « jeunes » embarquent en effet à bord d’une rame arrêtée en gare de Juvisy. Très organisés, une dizaine d’entre eux monte immédiatement à l’étage, tandis que le reste de l’équipe s’occupe du rez-de-chaussée. Insultant les passagers et distribuant quelques gifles, ils extorquent téléphones portables, portefeuilles et argent liquide aux voyageurs, avant de prendre la fuite en descendant à Vigneux-sur-Seine.

    Une attaque qui n’est pas sans rappeler celle commise en mars 2013 dans un train en gare de Grigny. Qui avait d’ailleurs de quoi inspirer les voyous puisque, après avoir dévalisé une rame entière du RER, les « jeunes » impliqués n’avaient été condamnés qu’à des peines de prison avec sursis, des « avertissements solennels », une mesure de protection judiciaire ou encore 70 heures de TIG…

    Omerta

     

    A l’époque cependant, l’affaire avait fait du bruit. Or, dans le cas de Juvisy, rien. Il aura fallu attendre mardi soir pour que Le Parisien révèle ce scandale au public. Alors même que Valls était lundi dans le département. Même le maire UMP de Juvisy, Robin Reda, s’est plaint d’avoir appris la nouvelle « par la presse (…) alors qu’il existe une cellule de veille ». Et de s’interroger : « Pourquoi cette omerta ? Ça ne m’étonnerait pas que Manuel Valls ait voulu cacher le côté obscur de l’Essonne. » Il est vrai qu’à la veille de départementales qui devraient être marquées par un raz de marée FN, ni Valls ni Cazeneuve n’ont intérêt à laisser passer ces nouvelles de nature à conforter les Français dans leur choix, voire à convaincre ceux qui hésitaient encore à glisser pour de bon un bulletin FN dans l’urne.

    FRANCK DELÉTRAZ

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  • Le philosophe et les crétins

    Michel Lhomme, essayiste, contributeur régulier de Metamag.fr…

    Les crétins s’excitent parce qu’ils sont à genoux !

    S’il y a en ce moment une confrontation, c’est bien celle-là : celle du philosophe et des crétins, les crétins de gauche qui sont paniqués de voir, comme le souligne Alain de Benoist dans l’entretien au journal Le Point, le sol du pouvoir se dérober sous leurs yeux.

    Il faut en effet le dire et nous l’avons dit ici à plusieurs reprises , le système perd les pédales car il ne contrôle plus rien. Tout est en roue libre et plus personne, même chez les élites de gauche et surtout d’ailleurs dans les élites de gauche, ne croit plus aux discours. Vue de loin, la France est brisée non seulement économiquement par les choix irrationnels d’hier – la désindustrialisation – comme ceux d’aujourd’hui – la transition énergétique – mais plus grave, elle s’effondre intellectuellement par son délire fascisant, voyant des nazis partout, y compris chez les libraires ou les philosophes.

    Dans la confrontation du jour (Alain de Benoist, Michel Onfray contre Manuel Valls ou Le Guen, la « mafia de gauche » comme désigne si bien Michel Onfray ceux que nous appelons ici les « solfériniens »), il y a de l’hystérie dépressive, de la paranoïa latente mais surtout et avant tout un refus du penser, une démission du penser. Or, ce refus, cette démission du penser qui consiste par exemple à ne pas vouloir discuter avec leGRECE ou le Front National, à dénoncer en permanence les intellectuels ou professeurs qui franchiraient la ligne jaune, est une maladie incurable.

    Cette maladie couvait depuis longtemps, depuis le tournant « libéral » de 83, l’idéologie antiraciste mièvre de « Touche pas à mon pote », depuis la pitoyable et sirupeuse « culture de gauche », ou  le totalitarisme de l’édredon (l’homosexualité à tous les étages). La Gauche, les élites de gauche c’est-à-dire en gros tout le corps enseignant ont ainsi abandonné toute forme de lucidité critique. Mais sans lucidité critique, la culture s’effondre sous son propre poids. C’est exactement ce qui arrive à la France, pays pourtant si cultivé. Elle ne pense plus, pire se refuse à penser. Non seulement, Manuel Valls n’a jamais lu une seule ligne d’Alain de Benoist – ni d’Onfray sans doute – mais il lance un appel sournois à ne pas lire exactement comme cet inspecteur qui réprimandait une professeur de français parce qu’elle faisait « trop lire » ses élèves et risquait du même coup de leur faire « adopter des habitudes élitistes » . Nous avions évoqué ici-même le propos d’une inspectrice de philosophie qui réprimandait un jeune stagiaire parce qu’il donnait à travailler à ses élèves un texte de Kant en classe technologique. Or, ce qu’oublie le pouvoir  – et il faudrait sur ce point reprendre à la lettre les Sophistes si décriés – c’est qu’on ne gouverne pas par la force mais par les mots c’est-à-dire les idées et la pensée. Un pouvoir qui ne pense plus, qui pire en appelle à ne plus penser est un pouvoir mort, un pouvoir nu, un pouvoir abandonné.

    Mais disons autrement et plus positivement : ils sont coléreux parce qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu. C’est comme la mer, – qui ne contrôle pas la mer, ne contrôle pas le monde – : qui a perdu le terrain des idées a perdu le pouvoir. La situation est donc pour le moins paradoxale. Le problème des Français est économique,  et le gouvernement répond intellectuellement, crie à l’aide, en appelle aux élites « cultivées » contre le peuple (de gros veaux qui ne savent forcément pas voter !). C’est ainsi, quand tout s’effondre, qu’on croit encore pouvoir s’accrocher aux idées progressistes qu’on a pourtant en permanence toujours trahies sans se rendre compte que ces trahisons soutenues hier, ont du coup rendues obsolètes toutes ces idées.

    Le roi est nu, oscillant entre le ressassement édulcoré des anciennes utopies de sa jeunesse et le constat désenchanté de l’état présent du pays. Il devient dès lors colérique, hystérique, nerveux, capable de frapper demain sur quiconque contesterait son angélisme à la croisée des chemins. Mais il est sans bataillon républicain. Il n’y a plus personne même chez les élites de gauche pour rédiger les argumentaires, militer au sens noble du terme, coller les affiches, plus personne capable de soutenir le débat et d’élever la contradiction. Ils ne pensent plus mais dénoncent, insultent, en fait s’excitent pour un rien.

    Souvenez-vous : De Gaulle et les Sartriens. Quand on attaque les philosophes, c’est qu’on a déjà perdu.

    Michel Lhomme, le 10/03/2015

    Source : Metamag.fr

    http://www.polemia.com/le-philosophe-et-les-cretins/