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actualité - Page 5725

  • Le plus vieux métier du monde aura toujours l’éternité devant lui

    Chronique hebdomadaire de Philippe Randa

    Fréquenter les dames de petite vertu aurait-il une connotation politique ? À en croire certains, oui… D’un côté, les talibans d’une moralité fâcheusementinquisitrice entendent sanctionner financièrement les clients ayant recours à leurs services, de l’autre les « droite néoréacs » comme ainsi dénoncés par Alice Géraud dans le quotidien Libération qui s’y opposent et le font savoir haut et fort… Et tant pis si parmi les signataires de la pétition (qui parait cette semaine dans le mensuel Causeur et intitulée « Touche pas à ma pute ! Le manifeste des 343 salauds »), se trouvent Nicolas Bedos (fils du néo-has been Guy) ou Frédéric Beigbeder qui, en 2002, s’occupa de la campagne médiatique d’un certain Robert Hue, candidat du Parti communiste français !

    C’est vrai que Dominique Stauss-Kahn et Frédéric Mitterrand n’ont pas (encore ?) signé, mais qu’importe aux procureurs médiatiques qui fustigent ainsi ceux qui « clament leur droit à leur pute » !

    La prostitution, à défaut de toujours chauffer les sens, enflamme bel et bien les esprits.

    Alors, peut-être faut-il rappeler quelques vérités à ceux qui fustigent ainsi le plus vieux métier du monde en restant sourds et aveugles aux réalités humaines.

    Tout d’abord, comme les signataires du manifeste prennent soin de le préciser, il convient de différencier une liberté de sexe tarifé « sans contrainte », sans « violence » et de condamner tout « trafic d’êtres humains » : c’est l’insupportable obsession des « sanctionneurs » de toujours faire un amalgame trompeur entre les professionnelles libres de leur choix et les victimes de réseaux maffieux.

    Quelques vérités gênantes, maintenant :

    Financièrement, où commencent et où s’arrêtent la notion de prostitution ? Quelle valeur autorisée pour les petits cadeaux échangés entre deux amants ? Quelle différence acceptable de niveau de salaires de l’un ou de l’autre ? de niveau culturel ?

    Sexuellement, quelle fréquence tolérer pour les changements de partenaires ? Quelles privautées autoriser dans l’intimité des relations physiques ? Rappelons que fellation et sodomie sont interdites et passibles de prison ferme dans certains États américains et qu’il en est de même de l’homosexualité, quand ce n’est de l’adultère ou du divorce, dans d’autres pays du monde…

    Physiquement, la beauté humaine est aléatoire, mais les goûts multiples et c’est heureux ! Il n’en reste pas moins que la nature n’a guère avantagé (euphémisme !) certains femmes et certains hommes… Ces humains-là doivent-ils pour autant renoncer aux plaisirs sexuels ? Ou s’accoupler exclusivement entre eux et faire contre mauvais physique bon cœur (et le reste, alors !) à l’ouvrage ? Ou ne servir que les seuls partenaires que leur disgrâce physique excite au lieu de dégoûter ? Ces derniers ne sont tout de même pas légion…

    Psychologiquement, au-delà des aspects physiques ingrats, nombre de femmes et d’hommes n’ont pas forcément les facilités nécessaires pour nouer des relations, passagères ou durables. Tant pis pour eux ? « N’ont qu’a se décoincer » ?

    Pour toutes ces raisons, les pourfendeurs de la galipette tarifée – de droite comme de gauche – pourront toujours éjaculer, faute de mieux, leur venin souvent hypocrite, le plus vieux métier du monde aura toujours l’éternité devant lui…

    Philippe Randa collabore régulièrement au site Boulevard Voltaire (www.bvoltaire.fr).

    www.francephi.com

  • L'intox du jour : le racisme à toutes les sauces

     

    Pour ne pas avoir à traiter les vrais problèmes, le gouvernement se plaint du racisme, avec la complicité des médias, selon Ivan Rioufol :

     

    R"Assiste-t-on à une montée du racisme en France ? Deux quotidiens –Libération et Le Parisien- font leur Une sur ce thème, ce mercredi. "La France raciste est de retour", s’alarme le présentateur de TF1, Harry Roselmack, dans Le Monde daté de ce jour. Les réflexions imbéciles d’une ex-candidate FN aux municipales, qui avait comparé Christiane Taubira à un singe, alimentent l’accusation. L’Internet sert aussi de défouloir à des propos indéfendables. Mais dans l’esprit des deux confrères, ce racisme serait exclusivement porté contre les "minorités visibles". Le Blanc serait l’unique responsable de cette régression. Ce qui fait d’ailleurs regretter à la militante du multiculturalisme et du port du voile islamique, Rokhaya Diallo, que votre serviteur soit présent dans les médias : "Des polémistes comme Ivan Rioufol, que personne n’invitait il y a quinze ans, car leurs propos n’étaient pas jugés respectables, sont devenus audibles", se désole-t-elle dans Libération. N’étant pas raciste - je n’ai rien contre Rakhaya Diallo et je la mets au défit de sortir une phrase de moi qui pourrait alimenter ce procès en sorcellerie - j’en conclus que c’est ma propre personne - Français dit "de souche" - qui est insupportable à cette arbitre des élégances. Or je ne l’ai jamais entendue non plus prendre ses distances avec les nouveaux discours "nauséabonds" anti-juifs, anti-français et anti-blancs qui font le fond de sauce de l’idéologie différentialiste et querelleuse qu’elle cautionne.

    AJe sais bien que de telles remarques sont immédiatement récusées par les "antiracistes", qui ont décidé d’y voir la marque de l’extrême droite. Mais ce petit jeu ne trompe personne. Le racisme anti-gaulois et l’antisémitisme qui s’observent dans les cités mériteraient la même vigilance des sonneurs de tocsin. Or leur silence les décrédibilise. Pour ces sectaires et ces fanatiques, est raciste celui qui ne leur ressemble pas. Je suis vu comme raciste aux yeux des inquisiteurs, car je mets en garde, en effet, contre la salafisation des esprits, la montée des communautarismes, les atteintes portées à la laïcité par l’islam politique, le nouveau fascisme qui dresse ses listes noires d’indésirables. Je suis vu comme raciste car je dénonce le refus de s’intégrer de ceux qui n’estiment pas devoir faire l’effort de devenir français. Je suis vu comme raciste car j’estime qu’il ne revient pas à la république de se soumettre aux exigences des minorités, mais l’inverse. Dans Le Parisien, Alain Jakubowicz, président de la Licra, voit même du racisme dans le fait que "les Français sont 73% à penser que les étrangers viennent en France pour profiter de son système de protection sociale". Cette opinion serait-elle aussi délictueuse ? Tout ceci me fait dire que le pire danger qui nous menace est moins ce racisme-là, indéfini et mis à toutes les sauces, que le totalitarisme qui le porte, pour l'exhiber unilatéralement."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/lintox-du-jour-le-racisme-%C3%A0-toutes-les-sauces.html

  • Un grand cartel anti-européiste et souverainiste : Marine Le Pen tend la main à Beppe Grillo

    C’est avec une grande admiration que toute une sphère politique italienne regarde la progression de Marine Le Pen, que ce soit le résultat encourageant des présidentielles de 2012, la victoire à Brignoles, ou bien encore l’engouement populaire reflété à travers divers sondages nationaux.

    Les élections européennes s’approchent à grand pas et qui mieux que le Front national peut exprimer son désaccord dans le Temple de Bruxelles contre cette Union ? En Occident, le vent est en train de tourner. D’une part, il y a la volonté d’aller au-delà de la stérile alternance gauche-droite ; d’autre part, il y a un contraste effarant entre la politique ultra-libérale de l’Union européenne et les conditions sociales des citoyens. En effet, il ne relève pas du hasard que l’ascension électorale du Mouvement 5 étoiles en Italie se dirige dans la même direction, dans la mesure où ces organisations et mouvements politiques se jettent au cœur des failles du système, provoquées par les contradictions du capitalisme lui-même.

    Le Front national cherche des alliés sur le continent, puisque pour former un groupe parlementaire au Parlement européen, il faut au minimum vingt-cinq députés européens d’au moins sept pays différents. Il est donc nécessaire de réunir sous un seul et même drapeau, bien qu’en gardant chacun sa propre identité, les différents leaders qui luttent contre cette Europe. Pas contre l’Europe en tant que telle, que ce soit clair, mais bien contre cette Europe. Chaque mouvement ou parti doté de voix devient utile. Qui peut donc être l’interlocuteur de Marine Le Pen en Italie ?

    Ces derniers mois, quelques représentants du centre-droit italien (de la Ligue du Nord aux Frères d’Italie en passant par Forza Italia et divers groupuscules minoritaires) ont tenté d’apprivoiser le phénomène « Le Pen » et, bien à leur habitude, de se l’accaparer. Berlusconi sortira de la scène politique, il y passera certes encore un peu de temps mais finira par disparaître. Bien évidemment pas grâce à la magistrature ou à la gauche, qui en réalité n’a cessé de le maintenir en vie en faisant de l’anti-Berlusconi son cheval de bataille. Ses démissions ont été provoquées, « le coup d’État en douceur » réussi par Mario Monti, émanation de l’oligarchie (de Goldman Sachs aux pouvoirs européistes). De fait, le centre-droit est sans idées, sans véritable leader charismatique et sans grandes prospectives pour l’avenir. Il y a ceux qui, pour changer de cap dans cette phase d’immobilisme, ont regardé en direction de la France, celle vue par Marine Le Pen. Il y a Matteo Salvini, vice-président de la Ligue du Nord, il y a Francesco Storace, secrétaire de « La Droite », il y a Gianni Alemanno, leader de l’association « D’abord l’Italie » et ex-maire de Rome, et enfin il y a Giorgia Meloni de « Frères d’Italie ».

    Tous ces partis, même unis, ne dépasseraient pas les 12 % si nous allions voter demain. Mais il y a un facteur d’autant plus important : toutes ces organisations n’ont aucunement la même crédibilité que le Front national, notamment en raison du fait que le parti français n’ait jamais vanté les partis traditionnels, participé à quelconque majorité gouvernementale ni même joui du soutien de l’appareil médiatique, contrairement aux personnalités citées plus haut. Pendant des décennies ces personnages ont eu les effectifs nécessaires au Parlement pour renverser le pouvoir de Bruxelles, mais ils ont surtout eu les moyens de communication nécessaires (de Mediaset aux différentes unes de journaux, en passant par les maisons éditrices aux mains de la famille Berlusconi) pour informer de la dérive ultra-libérale de la Banque centrale européenne et préparer l’opinion publique à une éventuelle sortie de l’Union.

    D’un autre côté, il y a le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo et Gianroberto Casaleggio (personnage énigmatique dont il faudrait traiter à part), fort de ses résultats obtenus lors des élections de février (25,55 % des voix). Malgré de nombreuses limites, il s’apparente à une alternative transversale, courageuse et avant-gardiste, qui a réussi en seulement trois années à forcer l’admiration d’intellectuels comme Massimo Fini, Dario Fo, Giulietto Chiesa, Serge Latouche, de blogueurs comme Claudio Messora, d’économistes comme Alberto Bagnai, Loretta Napoleoni, le professeur Rinaldi ou bien encore Claudio Borghi, de juristes comme Lidia Undiemi, de journalistes comme Marco Travaglio pour ne citer qu’eux. Toutes ces différentes personnalités que l’on pourrait identifier en France à d’autres, comme l’essayiste Alain Soral, le professeur Pierre Hillard, le journaliste Thierry Meyssan ou bien encore le chercheur Aymeric Chauprade.

    Le Mouvement 5 étoiles est surtout parvenu à réunir étudiants et retraités, citoyens de droite et de gauche, ouvriers et petits entrepreneurs. Un modèle politique révolutionnaire d’un caractère le plus démocratique qu’il soit, qui est sorti des barrières idéologiques en refusant le langage imposé par le pouvoir (droite/gauche). C’est un mouvement qui, en quelques mois, a réaffirmé l’économie réelle sur la finance apatride, le citoyen sur le consommateur, la lire sur la monnaie unique, le travail sur le capital, l’identité communautaire sur l’hyper-individualisme, l’Italie sur l’Europe, la paix sur l’ingérence impériale américaine, les valeurs pré-politiques (honnêteté, humilité, honneur, dignité) sur les valeurs politiques (corruption, compromis, clientélisme, favoritisme), la nationalisation des secteurs clés du pays sur le libéralisme, le secteur public sur le privé.

    « Portez votre voix haut et fort sinon l’Italie sera perdue. Vous ne pouvez pas croire que, avec l’aide d’une SARL et avec une poignée d’hommes au Parlement, je puisse combattre tout seul la partitocratie, la maçonnerie, le système bancaire, la BCE, le crime organisé, tous les médias. Sans vous, ce sont eux qui vaincront », avait écrit Beppe Grillo sur son blog quelques semaines après les élections. Le Mouvement 5 étoiles est seul contre tous, tout comme le Front National en France.

    Récemment interviewée par la 7 (émission télé italienne), Marine Le Pen n’a pas tari d’éloges sur Beppe Grillo : « En Italie, il n’y avait pas un seul parti critique sur la question européenne, Grillo a comblé ce manque. Je suis d’accord avec lui sur la nationalisation des banques et sur le referendum pour la sortie de l’euro, je l’ai moi-même proposé. » Des rapports directs avec lui, non (« s’il souhaite me rencontrer , je suis ici »), mais « nos équipes sont en contact. La personne en charge des questions européennes m’a dit qu’elle attendait un appel téléphonique d’un des responsables du Mouvement 5 étoiles. D’ailleurs, pourquoi attendre ? Une responsabilité historique nous attend. Les forces eurosceptiques doivent se rencontrer. » Casaleggio a, par la suite, démenti sur le blog (« Aucun des collaborateurs de Beppe Grillo n’a eu des contacts avec Marine Le Pen, ni même souhaité en avoir »), peut-être pour ne pas dévoiler les cartes avant la présentation des listes électorales ou bien parce qu’il n’y a absolument aucune intention de créer le moindre contact en vue des élections de mai 2014.

    Bien que le Front national ait pour symbole une flamme tricolore – reprise par le Mouvement social italien –, Marine Le Pen ne doit pas se tromper d’interlocuteur en Italie (éviter plus exactement le centre-droit italien dans son ensemble), et doit créer un regroupement anti-européiste qui rassemble toutes les entités aspirant à la souveraineté. Avec par exemple l’UKIP de Nigel Farage, l’Alternative für Deutschland (AfD) allemand et le Mouvement 5 étoiles, le concept de souveraineté nationale pourrait être mis au cœur du débat, aussi bien du point de vue économique que politique ; les prémices d’un dialogue avec la communauté musulmane d’Europe sur de nouvelles bases pourraient être lancées ; les intérêts des ouvriers, tout comme ceux des agriculteurs, des éleveurs et des petits entrepreneurs pourraient être défendus. On pourrait également s’opposer aux guerres atlantistes et aux ingérences américaines dans la politique intérieure des nations, voire même se tourner en direction de la Russie de Poutine en vue d’un monde multipolaire.

    Sebastiano Caputo pour Égalité & Réconciliation

    (Corrections de Damien Bondavalli)

    Sebastiano Caputo est fondateur et directeur du quotidien en ligne L’Intellettuale Dissidente. Il a collaboré pendant deux ans avec le quotidien de gauche national Rinascita et écrit actuellement pour La Voce del Ribelle, dont le directeur politique est Massimo Fini. Le 5 décembre prochain, il sortira son premier essai politique, Le Pouvoir. Le monde moderne et ses contradictions (Historica Edizioni, 180 pages), préfacé par Carlo Sibilia (député du Mouvement 5 étoiles) et dont l’épilogue est réalisé par Diego Fusaro (essayiste, professeur, philosophe).

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/Un-grand-cartel-anti-europeiste-et-souverainiste-Marine-Le-Pen-tend-la-main-a-Beppe-Grillo-21148.html

  • La Turquie remercie François Hollande pour son soutien…

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    L’Union européenne et la Turquie ont ouvert hier mardi à Bruxelles un nouveau chapitre dans les négociations d’adhésion de ce pays et ont affirmé leur volonté d’accélérer le processus après plus de trois ans de paralysie.

    « C’est un tournant dans les relations entre l’UE et la Turquie après un hiatus de 40 mois », s’est félicité le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis, à l’issue de la dixième réunion consacrée au processus d’accession de la Turquie.

    M. Bagis et le commissaire à l’élargissement, Stefan Füle, ont officiellement ouvert le chapitre 22 portant sur la politique régionale.

    Le feu vert avait été donné en octobre par les ministres de l’UE chargés des Affaires européennes, soit quatre mois après la date prévue en raison de la répression par les autorités turques de la vague de contestation civile partie de la place Taksim à Istanbul.

    L’Union européenne a appelé Ankara à « s’engager davantage » afin de permettre l’ouverture de deux autres chapitres, les 23 et 24, portant sur les droits fondamentaux, la justice, la liberté et la sécurité. « Cela prendra, nous l’espérons, moins de trois ans et demi », le délai depuis la dernière ouverture, a-t-il déclaré devant la presse.

    M. Bagis a assuré qu’Ankara était prêt « pour le mariage, c’est-à-dire l’accession totale à l’UE » même si l’opinion turque souffrirait de « lassitude » vis-à-vis de ce long processus, a-t-il ajouté avec un brin de reproche. Et de se permettre une audacieuse affirmation : « L’UE a besoin de la Turquie au moins autant que la Turquie a besoin de l’UE ». Ce qui ne manque pas de culot quand on sait que l’entrée de la Turquie dans l’UE signifierait au contraire à plusieurs titres un effondrement de l’Europe. Un déferlement sans précédent d’immigration incontrôlée et une islamisation galopante du continent en seraient les premières conséquences dramatiques.

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  • La République « taxatrice »

     

    Dans le dernier numéro de Politique Magazine, Hilaire de Crémiers écrit :

    P"La République « taxatrice », tel est le qualificatif d’un français exact qu’il convient de lui accoler : elle n’est plus que ça. Elle a prétendu tout gérer, tout prendre en main, depuis l’éducation des tout-petits jusqu’aux soins et même aux non-soins des vieillards, assurer la justice sociale, redistribuer les richesses, garantir les assurances sociales et en établir les budgets, imposer les conceptions de ses sectateurs dans tous les domaines, y compris et d’abord dans l’instruction, l’information et même la morale politique. Bref, elle est censée tout faire, même la décentralisation, ce qui est un comble pour une République centralisée qui, en fait de décentralisation, n’organise que la pagaïe et ne fait prospérer que les partis, les hommes de partis qui vivent d’elle, de ses prébendes, des innombrables privilèges dont ils ont su se doter, plus nombreux, plus sûrs que les privilèges du passé qui se payaient en charges à assumer, en honneur à sauvegarder, en sang à verser. Là, rien !

    Rien ! D’un côté des taxes, encore des taxes, toujours des taxes ; de l’autre de moins en moins de services rendus et de plus en plus mal rendus, une France à l’encan, des administrations pléthoriques dont nul ne connaît les innombrables arcanes, au point que le chef de l’Etat lui-même n’arrive pas à chiffrer à moins de 800 000 (!) – il est en fait largement en-dessous – le nombre de règles dont l’administration républicaine a su enserrer le citoyen français, pour l’empêcher de vivre, de respirer, de travailler, de s’épanouir, ce qui a amené François Hollande à proposer récemment avec cette incroyable impudence qui le caractérise, l’idée d’un « choc » de simplification administrative. Eh bien, tous ceux qui affrontent les difficultés de la vie quotidienne, en fait de simplification, n’ont rien vu venir ; en revanche, ils ont subi de plein fouet choc fiscal sur choc fiscal, doublé en conséquence de chocs administratifs à répétition, puisqu’à chaque fois que les impôts augmentent, que les taxes se multiplient, les systèmes de contrôles se renforcent, ce qui, après tout, est logique. Mais alors, quelle indécence d’oser parler de simplification !

    La France est exsangue ; tous ses comptes sont dans le rouge : 2 000 milliards de dettes publiques à la fin de l’année, un déficit qui sera si loin d’être corrigé qu’il dépassera encore les prévisions au-dessus de 4% ; des déficits aggravés sur les comptes sociaux devenus irrémédiables, 350 milliards cumulés, qui sont dissimulés par des jongleries de branche à branche et de compte à compte dont les procédés relèvent de la menterie organisée ; le matraquage fiscal et aussi bien parafiscal qui frappe les contribuables et pas seulement les plus aisés, la matière et l’assiette des impositions s’élargissant au-delà même des capacités contributives ; des entreprises qui n’ont plus de marge et qui perdent leur compétitivité ; partout des arrêts d’activité, des plans sociaux, un chômage qui gangrène la France tout entière malgré les rodomontades d’un François Hollande de plus en plus coupé de la réalité et qui persiste à affirmer que la fameuse courbe va s’inverser ; enfin une agriculture bradée et toute la chaîne agroalimentaire mise en difficulté, l’Allemagne s’étant assurée la place que la France perd inéluctablement.

    Plus de 35 milliards de prélèvements obligatoires supplémentaires, une dépense publique qui loin de diminuer atteint aujourd’hui 57% du PIB et qui fait ainsi de la France le pays le plus étatisé et le plus imposé d’Europe et du monde civilisé, avec des dépenses sociales à hauteur de 600 milliards – 200 milliards de plus que le budget du seul état ! – dont nul ne contrôle plus la croissance, l’efficience ni même l’utilisation, soit 33% du PIB, 58% de la dépense publique ; cette année encore, 16 milliards de déficit et non compensés, la cadès n’y suffisant plus. Tous ces chiffres effarants sont votés, coup sur coup, budget de l’état, budget de la Sécurité sociale, par des députés et des sénateurs, la plupart inconscients et, d’ailleurs, largement absents aux séances. [...]

    L’état n’est plus l’état et le peuple, dans toutes ses différentes composantes, ne sait plus à qui se fier. Le consentement à l’impôt dont nul ne sait plus à quoi il sert, est remis en cause. Les institutions fondamentales sont touchées, cependant que les appareils de partis sont toujours là, qui prétendent profiter de la situation. La Ve République est aussi malade que la IVe finissante.  Aucun procédé politicien, changement ministériel, même dissolution de la Chambre, ne la sauvera de son mal endémique devenu institutionnel : elle n’est plus qu’un avatar du régime des partis, celui qui fit toujours le malheur de la France et la jeta régulièrement en guerre civile. [...]"

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/11/la-r%C3%A9publique-taxatrice-.html

  • Au plus bas dans les sondages, la gauche nous ressort les gros sabots d’un supposé racisme des Français

    PARIS (NOVOpress) – La crise sociale et économique s’accentue, l’exécutif et la majorité législative n’ont jamais été aussi impopulaires, la crainte d’une contagion de la révolte des Bonnets rouges associant révolte sociale et fiscale et problématique identitaire n’a jamais été si forte, mais que fait le gouvernement ? Eh bien, ils nous ressort les gros sabots d’une propagande d’un supposé racisme de la société française et des Français.

    Cela a commencé hier avec la tribune publiée par Le Monde du journaliste vedette de TF1 Harry Roselmack

     

    Un Harry Roselmack qui fustige « la France raciste », mais qui doit son poste à TF1 à un lobby très efficace quant à la discrimination positive, le Club Averroes, suite à une promesse de Nicolas Sarkozy. Et Harry Roselmack est lui-même membre de ce lobby qui vise à faciliter l’intégration des minorités au sein des postes d’influence.

    Dans cette tribune Harry Roselmack indique s’insurger contre le « racisme » dont serait victime Christiane Taubira. Et là patatras, Libération fait sa Une aujourd’hui avec un entretien où le garde des Sceaux fait aussi part d’un supposé racisme des Français. Sans oublier la Une du Parisien d’aujourd’hui.

    Entretien avec Libération au cours duquel elle s’insurge contre une soi-disant libération de la parole, et de politiques responsables de la montée de ce prétendu racisme.

    Et pis que tout, Christiane Taubira s’offusque du peu de réactions face aux attaques « racistes » qu’elle aurait subies depuis les manifestations contre le mariage gay. Et si c’était cela le vrai fond de l’affaire ? Trouver l’argument ultime pour sauver le soldat Taubira. Surtout quand les conséquences délétères de ses réformes laxistes, positives pour les bourreaux et négatives pour les victimes, vont se faire sentir.

    Oui, trouver la parade sidérante comme le décrit si bien la fondation Polémia. Celle qui vous oblige à justifier à chaque fois que vous critiquez un fait ou un projet que vous n’êtes pas raciste. Justification qui malgré tout vous rend suspect.

    Et cet énième procès en racisme des Français arrive opportunément face à une réaction des Français, qui confrontés à la réalité hyperviolente du Grand remplacement veulent tenter autre chose. Pour tant le réel est bien là, et comme l’indique Gabriel Maztneff dans a tribune pour Le Point : « La première fois que, regagnant ma garçonnière après un dîner chez des amis, je me rendis compte que dans le wagon de métro (entre la station Gare-de-l’Est et la station Odéon) j’étais l’unique voyageur blanc, que tous les autres étaient soit noirs soit café au lait, cela me surprit tant, je sortis mon carnet, mon stylo, et je le notai. C’était en 1977 ou 1978. Je le notai sans acrimonie, comme j’aurais noté n’importe quelle autre bizarrerie ou curiosité, mais aujourd’hui cette phrase, lue par un oeil malveillant, pourrait assurément être interprétée comme un aveu de racisme. En effet, si nous avions été tous blancs, je n’aurais rien noté. Je n’ai sorti mon carnet et mon stylo que parce que j’étais le seul et que c’était la première fois. »

    Et comme le fait remarquer Fabrice Robert ce combat contre le racisme sert aussi à nier la réalité de sociétés multiraciales.

    Et ce d’autant que Christiane Taubira expliquait lors de la dernière élection présidentielle que le mot race allait disparaître (ce qui a été fait). Mais alors si le mot race n’existe plus, cela voudrait-il que le racisme n’a plus de raison d’exister, et qu’il n’a plus à être utilisé ?

    Arnaud Naudin

    http://fr.novopress.info/144118/au-plus-bas-dans-les-sondages-la-gauche-nous-ressort-les-gros-sabots-dun-suppose-racisme-des-francais/#more-144118

  • Français de souche : ne vous laissez pas voler la mémoire de 1914 !

    « Nous avons des devoirs à l’égard de la génération de 1914 : devoir de dénoncer le grand travestissement des faits ».
    François Hollande et son gouvernement veulent imposer leur idéologie négatrice de l’identité nationale aux cérémonies commémorant la Première Guerre mondiale. Les Français doivent refuser de se voir priver de leur mémoire. Jean-Yves Le Gallou rappelle ici que dans cette guerre civile européenne c’est le sang gaulois qui a coulé.
    Polémia.
    La grande ordalie de 1914-1918, c’est 8 millions et demi de Français mobilisés, des millions de blessés, 1.400.000 tués.
    Honorer nos ancêtres, à nous Français de souche !
    Il n’y a pas un Français de souche dont le patronyme ne figure pas sur le monument au mort d’un village.
    Il n’existe pas un Français de souche qui n’ait eu un grand-père, un arrière-grand-père ou un trisaïeul qui n’ait combattu sur la Marne, en Champagne, sur les Hauts de Meuse, au Chemin des Dames ou sur la Somme.
    Il n’existe pas un Français de souche qui n’ait pas dans ces ancêtres des « Poilus », c’est-à-dire, si les mots ont un sens, des hommes courageux, stoïques sous les obus, aptes à supporter l’inconfort et la souffrance, capables de résister au froid, à la pluie, à la boue, bref, des hommes « qui en avaient »… pas des épilés.
    Les témoignages écrits des Poilus sont à la fois nombreux et précis. Il y a des trésors de vérité dans les archives familiales, les recueils de lettres, de mémoires, de carnets de bord : toute une mémoire privée qui rejoint la mémoire publique.
    Il y a aussi des œuvres littéraires immenses : ainsi Ceux de 14, de Maurice Genevoix, récit de guerre naturaliste, est devenu un pan de notre patrimoine littéraire et historique.
    Dans un an la France commémorera le centenaire de 1914. Il ne faut pas laisser brouiller le message. Ce sont les combattants de 1914, nos ancêtres à nous, Français de souche, qui doivent être honorés, ces poitrines paysannes, bretonnes et corses, auvergnates et tourangelles, champenoises et lorraines, savoyardes et périgourdines, occitanes et provençales qui ont été sacrifiées.
    Ne nous laissons pas voler ou détourner notre mémoire. Refusons le mémoricide.
    La manœuvre gouvernementale : trahir les faits pour servir l’idéologie mondialiste
    Or c’est précisément l’intention du gouvernement. Brouiller le message par une manœuvre en trois temps.
    D’abord, en jumelant le 70e anniversaire de 1944 et le 100e anniversaire de 1914. Pour permettre à l’événement le plus récent (70 ans au compteur, tout de même) d’occulter le plus ancien tout en répétant ad nauseam la grand-messe antifasciste, paravent du politiquement correct.
    Ensuite, en focalisant les commémorations sur le rôle des troupes coloniales : rôle important lors du débarquement de Provence en 1944 mais marginal de 1914 à 1918 (5% des tués, un mort sur 20).
    Enfin, en centrant les débats autour de la réhabilitation des fusillés (0,05% des morts, un mort sur 2000, y compris les condamnés à mort de droit commun). Même si l’on peut comprendre la lassitude des soldats devant la prolongation de la guerre (et le gaspillage des vies humaines par certains généraux), il n’est pas légitime de faire des fusillés pour l’exemple le cœur de la commémoration du centenaire de 1914. C’est en première ligne dans les tranchées de la Marne, des Hauts de Meuse et de la Somme que bat la mémoire française. Là où nos ancêtres tentaient de vaincre ou tout simplement de survivre.
    Voilà pourquoi il faut continuer de se recueillir sur les monuments aux morts de nos villages, de nos villes, de nos églises, de nos cimetières. Et s’imprégner des noms de nos ancêtres sacrifiés. « Ils ont des droits sur nous », disait Clemenceau en parlant de ces Français jetés dans la bataille. Nous avons des devoirs à l’égard de la génération de 1914 : devoir de dénoncer le grand travestissement des faits ; devoir de combattre le grand effacement de la mémoire française ; devoir de refuser le grand remplacement de la population.
    Jean-Yves Le Gallou, 5/11/2013
    http://www.polemia.com/francais-de-souche-ne-vous-laissez-pas-voler-la-memoire-de-1914/

  • Un combat de trop de la Sécu monopoliste ?

    Dans une tribune libre, publiée le 2 novembre 2013 sur le site Contrepoints (1)⇓ le PLD prend position en faveur du libre choix par chacun de son assurance-maladie. Cet article souligne que seule une telle réforme permettrait, – espérons de pouvoir écrire : permettra – de sauver vraiment la Santé publique.

    Comme je soulignai combien je trouve cette attitude exceptionnellement courageuse, un de mes amis, adhérent de longue date de ce mouvement, m'indiquait que ce point figure depuis le départ dans la charte commune, et plus encore, au nombre des fortes convictions partagées par l'ensemble des dirigeants de ce mouvement.

    La pierre d'achoppement actuelle est constituée par la question des travailleurs frontaliers travaillant en Suisse et résidant en France. Le 20 octobre, 3 000 d'entre eux manifestaient à Pontarlier (2)⇓ pour le maintien de leur droit d'option. Jusqu'ici les tribunaux leur reconnaissaient le droit de s’assurer intégralement auprès d’une assurance santé privée, moins coûteuse et protégeant mieux que la sécurité sociale française.

    Ainsi donc 160 000 de ces travailleurs vont voir "leur choix remis en cause par la Sécu qui souhaite les forcer à revenir vers elle. Pourtant, la remise en cause du monopole de l’assurance-maladie a pourtant bel et bien été décidée par les instances européennes" et elle est reconnue aux frontaliers par les autorités de l'Hexagone. 

    "Le PLD (3)⇓ appelle donc au remplacement du monopole actuel de la Sécu par un cadre ouvrant à tous les Français le libre choix de leur assureur."

    Cette revendication légitime se révèle absolument originale par rapport à la classe politique. Elle sera qualifiée de "suicidaire" par les commentateurs conformistes, les Français passant pour "très attachés à leur système de protection sociale". Diverses organisations syndicales se sont mobilisées depuis les directives européennes d'assurance de 1992, pour les faire reconnaître par les autorités parisiennes. Toutes ont été désavouées par les politiciens. Aucun parti jusqu'ici n'a osé soutenir leur bon droit face à l'administration jacobine. Le PLD se trouve être le premier.

    La morale, ou la justice immanente à laquelle je suis porté à croire, devrait récompenser cette originalité.

    Car l'histoire démontre que depuis 70 ans toutes les étapes de l'installation du monopole de la sécurité sociale ont été désavouées par les Français.

    1. Mise en place en 1946 : échec
    En 1946 Trois grandes nouvelles en première page de L'Humanité le 20 avril 1946 "Grande victoire républicaine": accueilli aux accents de La Marseillaise le projet de constitution avait été adopté par l'assemblée par 309 voix contre 249. Au conseil des ministres, le même jour, "grâce à Maurice Thorez les fonctionnaires auront leur statut." Et, enfin : "sur proposition d'Ambroise Croizat, sécurité sociale pour tous, retraite à tous les vieux." (4)⇓

    Ce dernier programme clairement démagogique était formulé par le ministre communiste du Travail. Il allait être votée à l'Assemblée le 26 avril. Sur proposition du chef de file des députés du PCF, Jacques Duclos, en effet, cette "constituante" avait prolongé son mandat de quelques jours.

    Le peuple français allait être consulté, une semaine plus tard par référendum le 2 mai. Il répondit "non" à 53 %. D'autres élections eurent lieu la même année : les adversaires du plan obtinrent en fait la majorité et la loi Croizat ne fut jamais appliquée sous la IVe république.

    2. Les ordonnances de 1967
    En 1966, déçu par sa mise en ballottage lors de l'élection présidentielle de décembre 1965, le fondateur de la Ve république avait déclaré "j'irai plus loin que leur front populaire".

    Et, en effet, au cours de l'année 1967 un certain nombre de mesures seront donc mises en place par le troisième gouvernement Pompidou constitué en avril. Titulaire d'un grand ministère des Affaires dites "sociales", Jean-Marcel Jeanneney se trouve flanqué d'un jeune et prometteur secrétaire d'État nommé Jacques Chirac. Ils s'emploient à mettre en œuvre le nouveau programme social : création de l'ANPE, de l'Unedic, garantie de ressources pour tous les sans-emploi, participation des salariés aux fruits de la croissance, etc.

    Las, cette politique sera triplement désavouée par les Français. En 1968 elle n'empêcha pas l'explosion que l'on n'a toujours pas oubliée. Puis, lors des élections qui s’en suivirent une poussée de droite sans précédent arriva au Palais-Bourbon. Cette poussée conservatrice n’avait plus grand chose à voir avec le vieux président qu'elle n'allait pas tarder à lâcher. Enfin, l'année suivante échec du référendum.

    3. L'échec politique du plan Juppé
    En 1996 une réforme constitutionnelle aberrante allait instituer les lois de financement de la sécurité sociale. Elles seraient accompagnées de mesures d'étatisation coercitives. Il s'agissait de la plus grande nationalisation de l'Histoire. Désormais, les comptes de la Sécu dépassent ceux de l'État. En 1997 en riposte aux ordonnances autoritaires qui s'en suivirent une vague de grèves du corps médical tentèrent de l'enrayer. Dissolution de l'Assemblée nationale. Exit M. Juppé.

    Au rebours de toutes ces tribulations, et au nom de tous ceux qui ont lutté hier contre ce monopole injuste, destructeur et ruineux, on doit souhaiter une grande carrière politique aux courageux défenseurs de la Liberté, que je salue amicalement ici.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/2013/11/un-combat-de-trop-de-la-secu-monopoliste-.html

    Apostilles
    1 cf. "Le libre choix de son assurance maladie, clef de toute réforme".
    2 cf. France 3 le 20 octobre
    3 cf. le site internet duParti libéral démocrate.
    4 cf. Humanité du 20.4.46.

  • Les portiques écotaxe vous surveillent tous de près

     

    Anodins, pour vous, automobilistes, motards? Ne conduisant pas des camions de plus de 3.5 tonnes, vous vous dites que ces énormes portiques d’aluminium, bardés de caméras et de capteurs, et reliés par internet à des serveurs stockant toutes les données, ne vous concernent pas plus que ça? Grosse erreur.

    Un discours officiel bien huilé

    Officiellement, ces beaux portiques sont censés enregistrer le passage des poids lourds, pour pouvoir ensuite calculer leur parcours, et les taxer en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Une taxe de l’ordre de 13 centimes par kilomètre.

    les portiques écotaxe vous surveillent de près

    Franchement, pas vraiment une prouesse technologique, les transpondeurs sont au point depuis des décennies, coûtent aujourd’hui très peu chers, la technologie de lecture automatisée des plaques est également perfectionnée, et de manière générale l’informatique associée au traitement de toutes ces données ne coûte plus grand chose. Alors pourquoi un tel budget pour ce projet écotaxe en apparence si simple?

    Ecotaxe un coût colossal qui cache quelque chose

    Alors qu’il n’avait pas encore reculé face à la colère en Bretagne, le gouvernement Ayrault annonçait le coût d’une annulation du projet : près d’un milliard d’euros!
    Et ce n’est pas tout : alors que les bretons font tomber ou brûler les portiques, le coût de ces engins est révélé : environ 1 million d’euros la pièce…
    Un million pour une grosse poutre en alu portée par deux poteaux, une vingtaine de caméras, quelques capteurs pour les transpondeurs des camions, un serveur et une connexion adsl… Bizarre.

    Les portiques écotaxe enregistrent tout ce qu’ils voient

    En fait, les portiques écotaxe font plus que simplement calculer le kilométrage des poids lourds. Ils enregistrent tout ce qu’ils voient, et ils voient presque tout : en particulier les plaques d’immatriculation. Ainsi, ce système permet de savoir qui et quand est passé sous tel ou tel portique. Une surveillance généralisée, un véritable flicage.

    Ce système de surveillance explique le coût phénoménal. Il est également un coin de plus dans la porte qui défend votre liberté.

    Qui a ou aura accès à ces données? Quand on voit le degré de pénétration de nos données par les services de surveillance américains, on peut être sûr que ces données privées ne seront pas privées pour tout le monde.

    On peut facilement imaginer, que dans quelques années, la grande majorité des données personnelles, des opinions, des habitudes, des faits et gestes de la majorité de la population seront connus et suivis dans leur ensemble par la surveillance de leur comportements sur internet, de leurs liens sociaux, de leurs déplacements, de leurs achats. Une sorte de métaconnaissance ou métasurveillance qui sera une arme redoutable pour qui voudra assoir son autorité sur le peuple ou le priver de ses libertés. Ces portiques écotaxe sont un des éléments permettant le développement de cette métasurveillance. Il apparait important, après les révélations sur la surveillance de la NSA et de ses contreparties européennes, que le gouvernement annonce clairement les possibilités techniques de ces portiques et s’emploie à les réduire à leur objectif désigné (écotaxe) en utilisant la loi pour interdire la collecte et le stockage des autres informations et ainsi protéger nos libertés.

    Source Controleradar

    http://www.contre-info.com/les-portiques-ecotaxe-vous-surveillent-de-pres#more-30029