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actualité - Page 5769

  • Mafia rose, le lobby gay. Fantasme ou réalité ? Ce soir 18 octobre sur Méridien Zéro avec Philippe Randa

    Mafia rose, le lobby gay. Fantasme ou réalité ? Ce soir 18 octobre sur Méridien Zéro avec Philippe Randa

    PARIS (NOVOpress) – Ce vendredi 18 octobre, de 21 heures à 23 heures, la webradio Méridien Zéro s’intéresse à la maffia rose – le lobby gay – et se pose la question de sa réalité avec Philippe Randa, auteur du livre du même nom aux édtions DUALPHA.

    A la barre, Gérard Vaudan accompagné d’Eugène Krampon. JLR à la technique.

    Pour écouter Méridien Zéro, c’est ici.

    http://fr.novopress.info/142267/mafia-rose-le-lobby-gay-fantasme-ou-realite-ce-soir-18-octobre-sur-meridien-zero-avec-philippe-randa/

  • Les aléas de la liberté de conscience

    Refuser l’objection de conscience face aux réformes sociétales, c’est en revenir au principe totalitaire selon lequel l’État a toujours raison.

    Le développement récent des réformes “sociétales” — c’est-à-dire concernant les moeurs, l’éthique, la liberté individuelle, la famille, le couple et les comportements — rend plus légitime encore qu’auparavant un questionnement sur la liberté de conscience et même sur l’objection de conscience. Car tout cela ressort au domaine de l’infiniment discutable, concerne l’intime et les convictions profondes sur ce qu’est un humain, ce qu’il lui faut, ce qu’il doit rechercher.

    On peut avoir l’impression que nous sommes justement arrivés au bon moment de l’Histoire pour défendre la liberté de conscience. C’est le nazisme qui en est l’occasion. Voir ces bourreaux qui ont obéi comme des fantassins aveugles à des ordres barbares et qui se trouvaient capables, des dizaines d’années après, de légitimer encore leur allégeance, cela nous a révulsés au point de nous inciter à toujours défendre la conscience individuelle. La hantise du bourreau fidèle aux ordres a même suscité chez nous une méfiance instinctive du côté institutionnel des choses, à ce point que les groupes les plus conformistes se prétendent indépendants d’esprit. Nous vivons à une époque où tout le monde se prend pour Antigone.

    Il est donc assez déconcertant de voir les réponses données à ceux qui en appellent à la liberté de conscience, et même à l’objection de conscience, face aux réformes sociétales dont le gouvernement actuel semble s’être fait une spécialité, et particulièrement face au mariage homosexuel. On leur rétorque qu’ils ne sont pas républicains, car allant à l’encontre de l’égalité républicaine, et aussi homophobes, évidemment. Nantis de ces tares rédhibitoires, ils n’ont évidemment pas droit à la décision individuelle, à vrai dire ils n’ont même pas de conscience, puisqu’ils s’opposent à la seule vérité sociopolitique.

    Autrement dit, nous retournons subrepticement à ce que le combat antitotalitaire avait réussi à démanteler : le positivisme — c’est-à-dire l’idée selon laquelle l’État a toujours raison, parce qu’il est l’État. Dans notre cas, il faudrait plutôt dire : ce qui est consacré républicain (progressiste, égalitariste, émancipateur) a toujours raison.

    Il faut bien rappeler que la conscience personnelle, celle d’Antigone, celle de l’objection de conscience, représente exactement le contraire du positivisme. Elle présuppose, si elle existe ou plutôt si elle est légitimée (car elle existe même si personne ne la reconnaît), qu’aucune instance supérieure ne peut prétendre avoir toujours raison. Et que le dernier mot, toujours particulier et relatif, revient à la conscience personnelle — ce qui suppose évidemment que l’être humain soit une personne et non un individu programmé par l’État, formaté par l’École.

    C’est seulement dans ce cadre que la liberté de conscience existe : si l’idéal républicain, passe au second rang, après la conscience personnelle — autrement dit, si l’on imagine que le progressisme tout-puissant peut être jugé ! Faute de quoi nous en revenons au positivisme, qui était la tare principale des deux totalitarismes, donc du nazisme contre lequel nous ne cessons de lutter.

    On ne peut pas porter les antifascistes sur le bouclier de la gloire et ne pas permettre aux maires de récuser le mariage gay en leur âme et conscience. Si la conscience d’Antigone existe et si elle doit être révérée, ce n’est pas seulement pour lutter contre le nazisme et contre les dictateurs exotiques. C’est aussi pour juger les croyances de notre République et dénoncer ses excès, ses abandons, ses lois scélérates. La conscience d’Antigone n’est pas un outil qu’on saisit quand cela nous arrange — pour fustiger Papon ou crier haro sur les accusés des tribunaux internationaux, complices de gouvernements criminels. Et qu’on mettrait sous le boisseau, réclamant dès lors l’obéissance absolue, quand cela nous sied — devant l’égalité républicaine, devant la souveraineté de la pensée d’État. Brandir une théorie pour ses adversaires et la décréter inepte dès qu’elle s’applique à soi : c’est la spécialité des imbéciles, et des idéologues.  Chantal Delsol

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2013/10/15/temp-1a25c56fe5c8a3ca54343ba1565df65a-5197130.html

  • Loi Taubira : liberté de conscience refusée pour les maires !

    Malgré les promesses de Hollande en décembre dernier, les maires seront tenus de célébrer des mariages homosexuels. Ce n’est qu’une promesse de plus qu’il ne tiendra pas.  Le Conseil constitutionnel a rejeté la demande des maires : « Le Conseil a jugé qu’eu égard aux fonctions de l’officier de l’état civil dans la célébration du mariage, le législateur n’a pas porté atteinte à leur liberté de conscience. Il a jugé les dispositions contestées conformes à la Constitution ». Les procédures ne vont pas s’arrêter là.

    La résistance continue face à cette loi. Elle commence dès la marche du 20 octobre, organisée par l’Institut Civitas, contre la politique anti-familiale du gouvernement. Continuons de soutenir les élus !

    http://medias-presse.info/loi-taubira-liberte-de-conscience-refusee-pour-les-maires/

  • Panorama des 30 pays les plus christianophobes 2/2

    L'Aide à l'Eglise en détresse (AED) dresse le tableau de la situation des chrétiens entre 2011 et 2013 dans les 30 pays les plus christianophobes. En voici une traduction (le rapport étant rédigé en anglais) :

    Les pays où les persécutions ou l'oppression contre les chrétiens sont extrêmes :

    • Erythrée : forte dégradation. Persécution reforcée début 2013 avec l'arrestation d'au moins 191 chrétiens. Entre 2 000 et 3 000 chrétiens continuent de subir torture ou mauvais traitements en prison.
    • Afghanistan : forte dégradation. La seule église officielle encore debout a été détruite en mars 2010. Les personnes engagées dans des associations humanitaires chrétiennes ont été expulsées pour prosélytisme.
    • Vietnam : forte dégradation. Le décret 92, prenant effet le 1er janvier 2013, a étendu le contrôle du gouvernement dans un pays déjà très restrictif sur le plan de la liberté religieuse.
    • Pakistan : dégradation. Des chrétiens tués et des maisons détruites à la suite d'accusations de blasphème. Les femmes issues des minorités religieuses subissent davantage de harcèlements sexuels ou d'autres abus.
    • Chine : dégradation. Le gouvernement contrôle étroitement les activités religieuses : les prêtres "officiels" qui défient l'Etat sont punis, les communautés non reconnues font l'objet de descentes de police.
    • Maldives : dégradation. En vertu de la Constitution, les non-musulmans sont privés de citoyenneté et les lois doivent être islamo-compatibles. Appels à l'application complète de la charia.
    • Corée du Nord : situation inchangée. Officiellement athée, l'Etat fait exécuter les personnes surprises en train de prier. Les prisonniers religieux subissent la torture et les pires abus.
    • Arabie saoudite : situation inchangée. Le pays reste en tête de ceux qui bafouent le plus la liberté religieuse - par exemple, une simple réunion de prière chez soi justifie une descente de police.

    Persécutions ou oppression élevées, voire extrêmes :

    • Syrie : forte dégradation. Les chrétiens ont été menacés, chassés de leurs maisons et parfois tués à cause de leur foi. Des évêques et des prêtres kidnappés, certains toujours portés disparus.
    • Egypte : forte dégradation. Exode d'au moins 200 000 chrétiens depuis février 2011. Rapts de jeunes filles, assauts, meurtres de chrétiens à cause de leur foi, destructions et fermetures d'églises.
    • Iran : forte dégradation. Augmentation des arrestations, tortures, séquestrations de croyants, mais également des raids contre les églises et des confiscations de bibles.
    • Nigeria : forte dégration. Augmentation des attaques contre les édifices religieux et les maisons des chrétiens. Depuis 2007, plus de 700 églises ont été attaquées, la plupart par des islamistes voulant imposer la charia.
    • Irak : légère amélioration. L'exode des chrétiens continue avec les attaques contre les personnes et les édifices. Mais les attaques de grande échelle qui ont marqué la période 2009-10 se sont réduites.

    Lire la suite "Panorama des 30 pays les plus christianophobes 2/2"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les chrétiens de plus en plus persécutés dans le monde 1/2

    L'Aide a l'Eglise en détresse examine chaque année la situation des chrétiens dans les 30 pays les plus christianophobes. Les conclusions du rapport 2013 (en anglais), qui porte sur les 30 derniers mois, font froid dans le dos :

    "Selon John Pontifex, directeur de l’Information du bureau britannique de l’AED, « la principale conclusion du rapport est que dans les deux-tiers des pays où la persécution des chrétiens est la plus sévère, les problèmes ont sans doute encore empiré. En fait, dans certaines régions – notamment au Proche-Orient – la survie même de l’Église est maintenant en jeu. »

    Pour les chrétiens, le soi-disant « printemps arabe » est devenu dans de nombreux cas ce que le rapport appelle un « hiver chrétien ». (...) Le rapport décrit l’exode comme atteignant des « proportions presque bibliques ».

    Selon les informations présentées dans ce rapport, l’influence des groupes islamistes fondamentalistes a considérablement augmenté au cours des trente derniers mois. Ils représentent peut-être la plus grande menace à l’encontre de la liberté religieuse dans le monde aujourd’hui. Leur objectif est l’élimination, ou au moins l’assujettissement des chrétiens.

    Dans les pays communistes aussi, les efforts visant à exercer un contrôle sur les populations chrétiennes ont augmenté. Toutefois, dans ces pays les chrétiens tendent à être persécutés avant tout en raison de leurs contacts avec des dissidents et avec l’Occident et non pas uniquement en raison de leur foi. (...)

    Comme l’explique John Pontifex, « (...) le rapport « Persécutés et oubliés ? » soulève de profondes interrogations quant à l’engagement de la communauté internationale à se dresser en faveur de la liberté religieuse. »"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Les populistes entrent nombreux au gouvernement en Norvège

    STOCKHOLM (NOVOpress/Bulletin de réinformation) – Les populistes du Parti du Progrès, partisans d’une ligne dure sur l’immigration et de baisses d’impôts importantes, ont accédé pour la première fois au pouvoir ce mercredi. Le Parti du Progrès compte sept ministres (sur 18). La dirigeante du parti, Siv Jensen, devient ministre des finances, le second plus important poste, juste après le premier ministre.

    La Norvège possède le plus gros fonds souverain au monde, dont la valeur, actuellement de 790 milliards de dollars, ne cesse d’augmenter. Et le gouvernement est autorisé à y puiser jusqu’à 4 % chaque année pour abonder son budget. Parmi les mesures envisagées par la droite figurent aussi la possibilité pour les policiers de s’armer et celle donnée aux municipalités d’interdire la mendicité. Comme c’est la règle en Norvège, le nouveau gouvernement respecte la parité avec neuf hommes et neuf femmes. Aucun de ses membres n’est issu de l’immigration.

    http://fr.novopress.info/142256/les-populistes-entrent-nombreux-au-gouvernement-en-norvege/#more-142256

  • Topographie du FN

    Le parti de Marine Le Pen entretient la rumeur (et, subséquemment, les fantasmes ; les branchés emploieraient volontiers le terme « buzz », cette affreuse onomatopée « globisch »), à proportion qu’il effraye manifestement le système.

    S’il fait peur, c’est qu’il est insaisissable, tant pour les « spécialistes » des élections que pour les responsables du parti lui-même, sans oublier les électeurs, finalement les premiers concernés.

    Premier parti de France ?

    Un récent sondage (à prendre avec les pincettes de rigueur) réalisé pour le Huffington Post et I-Télé fait ressortir que 57% des Français, toutes tendances politiques confondues, considèrent le Front national comme un parti situé à « l’extrême droite » du paysage politique français. 32% proches du FN estiment même que cette étiquette lui convient parfaitement. Pis, seulement 11% des sondés répondent que le FN est un parti « ni de droite, ni de gauche » (20% chez les sympathisants marinistes), résultat qui tend à montrer que la posture gaulliste d’un parti qui se veut au-dessus de la mêlée partisane est inaudible électoralement. Marine Le Pen contribue à opacifier un peu plus cette situation. N’a-t-elle pas déclaré à L’Express (2 octobre), que son parti n’était « absolument pas un parti de droite, ceux qui le pensent [faisant] une erreur d’analyse totale » ? La même, avertissait le lendemain sur RTL, devant un Jean-Michel Apathie blêmissant, qu’elle intenterait des actions judiciaires à l’encontre de quiconque diffamerait son mouvement en le taxant d’« extrême droite ». Dès lors, de deux choses l’une : soit le FN n’assume plus, même lointainement, l’héritage idéologique du père fondateur, Jean-Marie Le Pen, soit il ambitionne une refondation de la gauche, entreprise folle, s’il en est. Car, le parti frontiste est pressé. Il doit remporter un certain nombre de mairies lors des prochaines élections municipales, tout en ravissant, aux européennes, la place enviée de premier parti de France qui lui donnerait la dynamique nécessaire pour la présidentielle de 2017. Néanmoins, c’est cet écart entre la stratégie électoraliste d’un parti dont la vocation naturelle est d’accéder au pouvoir et son positionnement idéologique dès plus vaporeux (y compris pour son partenaire souverainiste du SIEL, prônant clairement l’union des droites) qui risque, à moyen terme, d’entamer son ascension.

    Le nouveau parti radical ?

    Il convient de reconnaître que la doctrine du FN est frappée du sceau inaltérable de l’ambiguïté. Or, c’est précisément le talon d’Achille d’un parti qui tout en ayant parfaitement diagnostiqué la dilution de la gauche et de la droite dans l’océan du mondialisme, demeure, nonobstant, comme tétanisé au milieu du gué. En d’autres termes, le FN semble englué dans une incapacité intellectuelle à choisir son camp idéologique. Il oublie que, dans un régime ayant la démocratie comme facteur exclusif de légitimité du pouvoir, il est suicidaire de ne pas proposer une « offre » politique à ceux dont on sollicite les suffrages. Même l’élection présidentielle qui implique, paraît-il, la rencontre d’un homme (ou d’une femme) avec son peuple ne peut, sans hypocrisie, s’affranchir d’une telle donnée élémentaire. Ainsi va le régime électif, sauf à le dénoncer comme la source de bien des maux institutionnels, comme le fait inlassablement l’Action française depuis un siècle. C’est que Marine Le Pen n’est pas le roi et qu’on la somme, prestement, de se déterminer.

    Osons, modestement, le faire pour elle. Dans son programme présidentiel, Pour que vive la France, elle déplore qu’« il n’y a plus d’alternative à gauche ». Dans le même temps, s’appuyant sur Jaurès elle fait l’éloge de la patrie, seul bien des pauvres quand ils ont tout perdu et se lance dans une défense acharnée de la laïcité et de l’Etat conçu comme « indissociable de la nation ». Ce tropisme centralisateur conjugué à un certain volontarisme gaullien placerait d’emblée le parti frontiste dans la catégorie politique, assez polymorphique, il est vrai, des radicaux1. Ni du centre et encore moins de gauche et de droite, mais farouchement républicain dans une perspective sociale et nationale, certes rénovée mais ancienne puisque s’enracinant dans la fin du Second Empire. Ce faisant, elle emprunterait davantage à Jules Simon ou à Gambetta qu’à Adolf Hitler, n’en déplaisent à ses détracteurs ignares.

    Aussi, cette approche doit-elle relativiser le « mouvement dextrogyre » théorisé par le politologue, Guillaume Bernard (s’inspirant d’Albert Thibaudet), selon lequel le peuple français inclinerait à droite. Le FN cherche à se dégager de cette traditionnelle taxinomie « droite » et « gauche » et, partant, oblige les autres forces politiques à rebattre leurs cartes idéologiques. Plus qu’une translation de la gauche vers la droite, c’est à une recomposition profonde de l’échiquier politique à laquelle nous commençons d’assister qui opposera, dans un futur proche, les libéraux mondialistes (PS, UMP, UDI-MOdEM), les étatistes libertaires (PC, Parti de Gauche, EELV) et les souverainistes (FN, SIEL, DLR).

    Aristide Leucate - L’AF 2872

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Topographie-du-FN

  • Une petite histoire de la tyrannie médiatique

    Par La Voix de la Russie | (lundi 14 octobre 2013).
    Le président fondateur de la Fondation Polémia a été interviewé par La Voix de la Russie (french.ruvr.ru/‎), station de radio russe émettant depuis Moscou des émissions en langue française et présentant les actualités russes, françaises et internationales. Cet entretien a été principalement consacré au dernier ouvrage de Jean-Yves Le Gallou, « La tyrannie médiatique » et aux particularismes des médias français.
    Polémia

    La Voix de la Russie : Jean-Yves Le Gallou bonjour, pourriez vous tout d’abord vous présenter aux lecteurs de La Voix de la Russie qui ne vous connaitraient pas ?
    Jean-Yves Le Gallou : Je suis énarque, j’ai été co-fondateur du Club de l’Horloge (un influent « think tank » national-libéral) et député européen. J’ai créé en 2002 la Fondation Polémia (1), centre de réflexion dont le but est de « fournir des clés d’analyse des évènements en dehors de la grille d’interprétation du politiquement correct et du conformisme ambiant ». Fondamentalement, je me considère comme un combattant politique national et un dissident intellectuel identitaire.

    LVdlR : Vous avez écrit un livre assez exceptionnel et qui à mon avis fera date, intitulé  La Tyrannie médiatique (2) Vous y mettez dedans en lien l’orientation du flux médiatique et informationnel global avec les intérêts de l’oligarchie régnante. Pourriez-vous expliquer ?
    JYLG : Le système « démocratique » français (et de manière plus générale occidental) est simple : les médias sélectionnent les hommes politiques (ceux qui « méritent » de devenir maires de grandes villes, ceux qui sont ministrables, ceux qui sont présidentiables) en choisissant les personnalités qu’ils font connaître (en les invitant) et en fabriquant leur image (en opposant les « bons » et les « méchants »). Or, les médias dépendent de l’argent. D’abord du capital financier qui les contrôle : les banques (Rothschild, Lazard, BNP-Paribas, Crédit agricole, Crédit mutuel) et le monde du luxe (PPR, Saint-Laurent, LVMH). De la manne publicitaire ensuite, là aussi répartie par de grands oligopoles (Publicis et Havas, Euro-RSCG). Ces forces-là ont intérêt à un monde sans frontières, sans racines, sans traditions, pour que le capitalisme et la société marchande puissent se développer sans limites (3). Résultat, les hommes politiques ne sont pas des hommes d’État – ni des démagogues d’ailleurs – ce sont des médiagogues, des hommes qui flattent les médias, qui tiennent le discours conformiste qui plaît aux médias.

    LVdlR : D’après vous, le traitement médiatique de l’actualité est donc conforme à des objectifs politiques, sociétaux ou moraux définis qui sont en général conforme avec le profil unique du journaliste qui serait un « homme de gauche » à en croire les sondages et analyses que vous citez sur les votes des étudiants en journalisme et des rédactions lors des élections en France. L’analyste Xavier Moreau pense lui qu’il ne « faut pas surestimer la corruption et la malhonnêteté et sous-estimer la bêtise. Les journalistes français étant bien plus stupides et paresseux que méchants ». Qu’en pensez-vous?
    JYLG : Parbleu ! Un journaliste qui veut faire carrière a intérêt à être stupide et paresseux. Car s’il se met à vérifier les faits, il va travailler moins vite que ses collègues et risque de s’éloigner de la doxa dominante : ce ne serait pas bon pour sa carrière. Ce qui est le plus grave, c’est que globalement l’engagement à gauche des journalistes (mondialistes et internationalistes, immigrationnistes, favorables aux réformes sociétales, pour le mariage homo par exemple) recoupe les intérêts du capital financier. Le journalisme français, c’est un exemple réussi de l’association capital /travail : servir ses idées en servant son patron, c’est plutôt sympa, non ?

    LVdlR : Vous avez créé la cérémonie des Bobards d’or (4) destinés à « primer » les pires mensonges journalistiques, pourriez vous rapidement la présenter aux lecteurs et donner quelques exemples parlants ?
    JYLG : C’est un peu comme les « Césars » ou les « Oscars » mais sur le mode de la dérision. Il s’agit de récompenser les « meilleurs des journalistes », ceux qui mentent, qui « bobardent » le mieux pour servir le politiquement correct. En 2012, des attentats ont endeuillé la région de Toulouse et de Montauban. Tant que le tueur n’était pas connu, les médias (tous les médias) ont lourdement sous-entendu qu’il serait « d’extrême droite », qu’il « sentait le nazi » (Le Canard enchainé) et qu’il était « de type européen, blond, aux yeux bleus » selon TF1 et France 2. Ce qui est quand même très fort puisque le tueur opérait avec… un casque de moto intégral. Quand la police a neutralisé le tueur, un islamiste franco-algérien, changement de ton. Les médias – tous les médias – parlent alors d’« un jeune français de Toulouse », « gentil garçon », « au visage d’ange ».

    LVdlR : Votre livre met également le doigt sur le traitement médiatique totalement incroyable dont souffre la Russie au sein des medias français. Pourriez-vous en parler ? A quoi est due cette agression médiatique assez systématique contre la Russie d’après vous ?
    JYLG : Pour les médias français, il y a les « bons » et les « méchants », les « héros » (du politiquement correct) et les salauds (ceux qui s’y opposent). Quand Obama a été élu, c’était selon l’hebdomadaire l’Express « l’homme qui peut changer le monde ». Poutine, c’est différent, c’est le méchant qui vient du froid puisqu’il s’oppose à l’impérialisme américain. Tous les moyens de le diaboliser sont bons : lorsqu’il y a eu des manifestations à Moscou, les médias français ont grossi les manifestations anti-Poutine et minoré les manifestations pro-Poutine : le grand quotidien Le Parisien a poussé le zèle jusqu’à utiliser en « une » une photo d’une manifestation pro-Poutine pour vanter le succès d’une manifestation d’opposition ! Lorsqu’un islamiste tchétchène a tué un collégien breton, son nom a été changé dans Le Monde : Souleymane est devenu Vladimir. Suivez mon regard. Tout est à l’avenant.

    LVdlR : Quel est votre regard d’intellectuel et d’homme politique français sur l’élite politique russe actuelle ?
    JYLG : Elle montre six qualités qui font singulièrement défaut aux dirigeants français : patriotisme, sens de l’État, indépendance, courage, tenue, habileté aussi, comme on l’a vu lors de l’affaire syrienne. Ils servent une vue du monde, l’identité russe, et inscrivent leur action dans une perspective géostratégique.
    A rebours, des dirigeants français qui sont cour-termistes et à la remorque d’intérêts étrangers : ceux des États-Unis, d’Israël et des pétromonarchies sunnites.

    LVdlR : Revenons aux médias. Face à la crise de la presse française, l’État français en 2010 aurait versé 1,8 milliard d’euros d’aides, à ajouter aux recettes croissantes de la publicité. Cela prouve que la presse est non seulement en total déficit mais donc également de moins en moins indépendante. Qu’en pensez-vous, et dans cette tendance lourde, pourriez-vous présenter votre fondation Polémia ? Pensez vous qu’apparaisse dans le futur proche un réel media d’opposition d’un nouveau genre ?
    JYLG : La presse écrite française est sous assistance respiratoire : il faut la débrancher ! Radios et télévisions sont sous perfusion publicitaire : ce sont les troupes d’occupation mentale de la société marchande et de l’« empire du bien ».
    Mais les médias dominants sont en crise. Crise financière avec des déficits croissants. Crise de confiance car leur parole est de plus en plus mise en doute (à juste titre). Crise commerciale car leur audience est en baisse.
    Les médias alternatifs les contestent et leur taillent des croupières. Les flux de la réinformation (une vision non conformiste et complémentaire des faits) circulent grâce aux sites internet, aux blogs et aux réseaux sociaux. La prochaine étape, c’est l’arrivée de télévisions dissidentes sur Internet. Ainsi, les actualités de ProRussia.tv sont vues chaque semaine par plus d’un million de personnes. Radio Courtoisie va filmer et diffuser sur Internet les temps forts de ses émissions. Un autre projet, lancé grâce au « found raising », Télé liberté, est en train de voir le jour. Entre médias dissidents et médias dominants, le rapport de force était de 1 à 1000, il est en train de passer de 1 à 10, cela change tout.
    Dans cette perspective, Polémia a un triple rôle : conscientiser l’opinion, mobiliser des forces dans la bataille médiatique, préalable de la bataille politique, être une passerelle entre les différentes formes et les différents acteurs de la dissidence.

    LVdlR : Vous parlez du rétrécissement du champ démocratique, en mentionnant les choix de plus en plus restreints offerts aux lecteurs ou aux citoyens. Vous citez par exemple les débats types entre des journalistes du même bord même s’ils sont dans des organes de presse différents, ou encore les duels politiques entre candidats qui sont de bords différents mais au fond d’accord sur tout. Comment analysez-vous et expliquez-vous cette tendance ?
    JYLG : Le parti unique est un mode d’expression dépassé. Mais la France (et l’occident) vivent sous le régime d’une idéologie unique camouflée par un pluralisme de façade et un simulacre d’alternance. Tout ce qui sort d’une idéologie convenue est interdit d’antenne. Patrick Cohen, l’un des principaux journalistes de radio et télévision, a sommé l’un de ses confrères (Frédéric Taddei) de France 3 « de ne pas inviter d’esprits malades » (sic). Et à l’objection de la liberté de pensée, il a concédé « dans le cadre des lois qui l’encadrent et l’organisent » (re-sic). Et ce sont ces petits esprits médiocres et totalitaires qui prétendent donner des leçons de droit de l’homme au monde entier…

    LVdlR : Vous citez l’existence d’un carré carcéral de l’idéologique médiatique auquel il est impossible d’échapper et constitué par :
    1) le mondialisme et le libre échangisme économique ;
    2) l’antiracisme et l’immigrationisme ;
    3) la rupture avec les traditions ;
    4) la repentance et la culpabilisation historique. Pourriez-vous précisez de quoi il s’agit exactement ?
    JYLG : Si vous êtes journaliste (ou homme politique) et que voulez faire carrière (ce qui est bien humain), il vous faut inscrire vos propos dans ce cadre. Sinon, on vous reprochera des « dérapages » qu’on qualifiera de « nauséabonds » et vous serez diabolisé et marginalisé. Seuls les esprits les mieux trempés y sont prêts.

    LVdlR : Un désaccord de fond subsiste pour savoir s’il faut qualifier l’idéologie dominante au sein des médias de voix « libérale ou assimilée » via la domination structurelle et financière de flux et d’intérêts financiers transnationaux, ou de « de gauche ou assimilée », via la pernicieuse pensée dominante de journalistes qui sont très majoritairement de gauche sur le plan moral ou sociétal. Quelle est votre opinion à ce sujet ?
    JYLG : Les deux marchent la main dans la main. Les médias français fonctionnent sur la sainte alliance du capitalisme financier et du trotskysme de salle de rédaction. Les uns et les autres promeuvent la révolution capitaliste mondiale : c’est-à-dire la suppression de toute frontière physique et de toute frontière morale.
     Entretien avec Jean-Yves Le Gallou
    Président fondateur de Polémia, 14/10/2013
    http://www.polemia.com/une-petite-histoire-de-la-tyrannie-mediatique/

    Rédaction en ligne, Alexandre Latsa
    Radio http://french.ruvr.ru
    14/10/2013

    Notes :

    (1) Voir le site de la Fondation Polémia
    (2) Voir sur le site Boutique en ligne
    (3) Voir Les médias en servitude
    (4) Voir Les Bobards d’Or