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actualité - Page 5804

  • « Populistes » contre « Progressistes » : une majorité minoritaire

    Tribune libre de Paysan Savoyard

    La société française est profondément divisée, en deux camps qui s’opposent sur les points les plus essentiels et partagent un état d’esprit de « guerre civile froide » : le camp des « populistes-réactionnaires » d’un côté ; celui  des « progressistes-humanistes-républicains » de l’autre (On utilisera ici à dessein le vocabulaire des progressistes. Ceux-ci comme chacun sait incarnent le Bien, le Bon et le Beau : il est donc normal que leur grille de lecture et leur façon de présenter les choses soient mises à l’honneur).

    Les populistes, donc, veulent un arrêt de l’immigration, souhaitent un durcissement sécuritaire et sont hostiles à la mondialisation. Les positions du camp progressiste sont inverses.

    Il est intéressant de mettre en évidence ce phénomène étrange, et c’est à cela qu’on s’attachera ici. On voit chacun des deux camps accuser l’autre de représenter les idées dominantes, de constituer « la pensée unique », d’être « politiquement correct », d’incarner la « bien pensance ».

    Curieusement ces accusations croisées, en principe antinomiques, sont pourtant toutes deux avérées. Les deux camps ont raison : chacun d’entre eux incarne effectivement la pensée dominante.

    Si une pareille bizarrerie est possible, c’est, bien sûr, que la domination exercée par l’un et l’autre camp idéologique n’est pas de même nature et ne s’exerce pas dans les mêmes secteurs de la société. La situation est en effet la suivante. Les idées « réactionnaires et populistes » sont très probablement largement majoritaires dans l’opinion (même si cela ne se traduit pas par un débouché politique en raison de la duplicité de la droite : celle-ci abuse les électeurs en adoptant avant les élections un discours de fermeté proche de celui du FN, pour mieux appliquer une fois élue une politique presque identique à celle de la gauche). Les idées « progressistes et humanistes » sont, elles, en situation de monopole chez ceux qui détiennent le pouvoir, pouvoir politique, médiatique, intellectuel et économique.

    La situation pourrait être considérée dès lors comme peu démocratique. La classe dirigeante la juge pourtant pleinement légitime. Elle la justifie avec une parfaite bonne conscience. Mieux, elle en retire une forme de jouissance.

    • Le sophisme du contre-pouvoir

    L’oligarchie n’accorde pas de place à l’opposition « populiste » dans la politique (grâce en particulier au mode de scrutin). Elle lui laisse peu d’espace dans les médias (les médias étant la propriété des oligarques, seuls peuvent être recrutés les journalistes qui partagent les idées et les objectifs du Système). Elle n’organise pas de référendum sur des sujets susceptibles de donner libre cours aux pulsions malsaines du « populisme » et de la « démagogie » (qu’il s’agisse de l’immigration ou du mariage homo).

    Lorsqu’elle commet l’erreur d’organiser un référendum dont le résultat s’avère négatif, l’oligarchie le fait revoter (comme en Irlande en 2009) ou bien choisit de ne pas appliquer la décision populaire (c’est ainsi que le contenu du TCE rejeté en France par référendum en 2005 a été pourtant mis en œuvre par le biais du traité de Lisbonne).

    Pour justifier la persistance de cette situation peu conforme à l’idée démocratique, l’oligarchie emploie un premier argument qui a les allures d’une provocation.

    Elle s’adresse en effet aux représentants des idées populistes en leur tenant en substance le discours suivant. « Vous êtes déjà majoritaires dans l’opinion. Le plus grand nombre des électeurs partagent peu ou prou vos idées. Une partie même de ceux qui votent pour les partis de gouvernement se sentent des affinités avec plusieurs de vos analyses. Que voulez-vous de plus ? Il faut bien que votre place dans les médias et la politique soit limitée, sinon vous exerceriez un complet monopole sur la société, et se mettrait en place une forme de totalitarisme. En occupant les postes de direction de la société française, nous ne faisons jamais, nous progressistes, que jouer les contrepoids et exercer un contre pouvoir… ».

    Ce raisonnement est un sophisme. Il a les apparences d’une certaine rationalité et peut abuser certains. Il est en réalité évidemment mensonger et malhonnête puisque la démocratie, dont se réclament les progressistes, consiste précisément à donner le pouvoir aux représentants des idées dominantes.

    La situation ainsi constituée est particulièrement crispante pour les populistes. Non seulement leur position dans les institutions et les cadres de la société est anormalement minorée mais ils sont en outre accusés d’occuper trop de place dans les esprits.

    • « La démocratie s’arrête là où commencent les menaces contre la république »

    L’oligarchie sait bien qu’elle fait subir plusieurs entorses à la démocratie : elle assume tout à fait ce comportement. Pour elle en effet, la démocratie ne consiste pas seulement à faire s’appliquer la loi de la majorité : elle doit être accompagnée du respect de certaines valeurs. Ces valeurs sont celles de la république : liberté individuelle, égalité, laïcité, universalisme (l’universalisme étant la traduction républicaine du mot fraternité). C’est pourquoi dans l’esprit des républicains, il est légitime d’empêcher par tout moyen l’accession au pouvoir des populistes par la voie des urnes, puisqu’ils sont accusés de ne pas partager les valeurs républicaines.

    Notons que, sur ce point, les progressistes-humanistes-républicains sont sans aucun doute dans le vrai : les populistes-réactionnaires sont généralement assez peu républicains. Non qu’ils soient hostiles aux idéaux de liberté individuelle, d’égalité ou de laïcité. Mais le contenu qu’ils donnent à ces concepts diffère sensiblement de ce qu’il en est dans les conceptions progressistes. En outre les populistes sont nettement opposés à l’universalisme, tandis que cette utopie constitue un élément essentiel des valeurs républicaines.

    C’est donc en toute conscience que les progressistes-humanistes dénient aux populistes tout droit d’occuper une position de pouvoir quelconque, quelle que soit l’étendue de leur faveur dans l’opinion. On retrouve là l’esprit de la célèbre proclamation révolutionnaire : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».

    • Les oligarques jouissent d’être détestés 

    Les oligarques progressistes-humanistes savent que les idées qu’ils défendent sont minoritaires et que la majorité des Français souhaiteraient sur les points les plus essentiels – immigration, sécurité, mondialisation – un changement radical de politique. Ils n’envisagent pas pour autant le moins du monde de tenir compte du vœu du peuple et de renoncer à leur pouvoir. Mieux, ils tirent une certaine jouissance de se trouver ainsi en butte à l’opinion majoritaire.

    La première source de jouissance découle de ce qui vient d’être d’évoqué. Les progressistes croient à la supériorité de leur système de valeurs : dès lors ils aiment à se trouver dans le rôle d’une avant-garde à son service. Cette position est par nature celle des révolutionnaires. Ceux de 89 ne représentaient qu’une petite fraction de la société du temps. Mais ils bénéficiaient des Lumières : leur revenait donc naturellement la mission de guider le peuple pour lui permettre d’échapper à l’obscurantisme. C’est avec le même sentiment de constituer une avant-garde que les communistes ont conduit la révolution russe.

    Quant au peuple, l’oligarchie éclairée considère que sa condition socio-économique et son asservissement aux patrons qui le font vivre l’empêchent de raisonner par lui-même de façon autonome : il est dès lors légitime que l’avant-garde progressiste se donne pour mission de faire en quelque sorte son bonheur malgré lui.

    Il est une autre source de jouissance pour les oligarques républicains, secrète, indicible, inavouable, bien réelle pourtant : les progressistes jouissent d’exciter la colère de ceux qu’ils méprisent.

    Ils savent que leurs idées et leurs objectifs ne correspondent pas aux vœux de la majorité. Ils n’hésitent pas à reconnaître que leurs adversaires populistes sont majoritaires dans l’opinion. Ils font pourtant ressortir le fait que tout sera fait pour qu’un « cordon sanitaire républicain » soit dressé devant eux afin de leur interdire l’accès au pouvoir. Les progressistes ajoutent également diverses injures à leurs proclamations républicaines et dénoncent « les idées nauséabondes » de leurs adversaires, incarnations toujours renouvelées de « la bête immonde ». Ils agitent également les menaces judiciaires contre ceux qu’ils accusent d’être « des porteurs de haine ». Les oligarques attisent ainsi la colère de leurs adversaires. Et cette colère les fait jouir.

    Les oligarques sont détestés par le peuple : ils jouissent de cette détestation. Car de leur côté ils nourrissent pour le peuple, ses idées, ses conceptions, ses aspirations, sa culture, ses loisirs, son comportement, un insondable mépris.

    **

    On peut se demander d’ailleurs si l’immigrationnisme n’est pas finalement motivé pour une bonne part par le dédain pour le peuple et la volonté de s’en distinguer. On sait que les chefs et les inspirateurs de l’immigrationnisme ont souvent des liens étroits avec le monde des clubs, des cercles, des réseaux d’influence, lesquels ont pour principe et pour finalité la sélection d’une élite.

    Quel meilleur moyen que l’immigrationnisme pour permettre à l’oligarchie bourgeoise, au pouvoir depuis deux cents ans, de se distinguer radicalement de la foule et de marquer sa distance d’avec ce peuple spontanément xénophobe et vulgaire pour lequel elle n’éprouve que mépris !

    http://www.fdesouche.com/411255-proposition-de-tribune-libre-populistes-contre-progressistes-une-majorite-minoritaire

  • Le travail dominical : un détestable symbole

    Je ne sais quelle mouche a piqué la droite et une partie des ultras de droite pour oser affirmer que le gouvernement qui dirige actuellement la France est socialiste. Charles de Gaulle qui ne s’y trompait pas, considérait à juste titre qu’il n’aimait pas les socialistes, justement au motif qu’ils n’étaient pas socialistes. J’ai eu l’occasion d’évoquer le problème en ce début de mois avec une quinquagénaire, directrice des ressources humaines, aussi bien chez France Telecom puis à la Poste, qui m’a assuré que les grandes avancées en matière de capitalisme étaient bien plus le fait de la gauche que de la droite. Elle ne faisait là que confirmer ce que nous savions déjà, à savoir par exemple, que Jospin quand il fut premier ministre, libéralisa beaucoup plus que lorsque ce fut Balladur et Juppé réunis, qui occupèrent le même poste.
    A chaque fois, le rituel est le même et se voit auréolé d’un nuage schizophrénique. Dans les paroles, les gouvernements de gauche claironnent à tous que l’essentiel sera sauvé au motif des droits de l’homme, de la question sociale et du cœur à gauche, avant dans les faits de faire le jeu du grand capital. Il faut aussi impérativement noter que les syndicats connaissent sur le bout des doigts le refrain, eux qui se veulent très timorés dans leurs revendication et opposition, dès lors où c’est la gauche qui exerce les pouvoirs. La encore, la schizophrénie est de mise, et ces syndicats ont aujourd’hui de plus en plus de mal à masquer à leurs supporters, le décalage entre leurs propos et leurs actes.
    L’une des caractéristiques du totalitarisme est de claironner au quotidien un concept ou une expression jusqu’à la nausée. Bien sur, les plus jeunes ne peuvent ressentir ce qu’est devenue notre société depuis quelques décennies, faute de pouvoir comparer. En revanche, ceux qui disposent d’internet depuis une douzaine d’années, dont des jeunes, savent à quel point ce media a changé en raison de l’omniprésence de la publicité et des liens commerciaux. Ce qui est vrai sur la toile l’est tout autant dans la vie réelle où économie, comptabilité et publicité rythment notre quotidien. Nouveau totalitarisme, et bien plus dangereux que les précédents sachant qu’il n’est pas perçu comme tel, le totalitarisme actuel dont nous avons à subir les ravages, a pour toile de fond l’argent. Le slogan de naguère, « les riches toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres », s’il fut proclamé bien longtemps à tort au motif des réels progrès effectués au début de la cinquième république, redevient d’actualité. Et la toute puissance du capital s’exerce désormais avec de moins en moins de limites. Alors qu’il eut fallu méditer la catastrophe qui fut celle du communisme et éviter à tout prix de sombrer dans l’excès inverse, les occidentaux sont tombés dans le panneau. C’est ainsi que le grand balancier de l’histoire après l’infini, est en train de nous imposer le zéro (1). Infini cette fois ci du Capital et zéro de l’humain au sein d’une société qui de plus en plus vit et existe à la lueur des seuls chiffres. Ce primat de la quantité (2) doit bien entendu être perçu comme la déchéance de la qualité. Et fallait-il être barbare pour accepter la concurrence avec des pays où le revenu médian était – chiffres d’aujourd’hui – de 300 euros mensuels. On ne me fera pas croire que les dirigeants de l’époque ne savaient pas, les conditions à l’origine étant ce qu’elles étaient, que tout de par chez nous allait s’effondrer ; c’est ainsi que nous perdîmes chantier naval, construction automobile, textile, électroménager, ameublement, sidérurgie… Oui, ils ne pouvaient ne pas savoir, qu’en acceptant une concurrence qui n’était qu’un nom, la France mais aussi l’Europe, les Français mais aussi les Européens allaient tout perdre. En ce sens le chômage mais aussi ses corollaires comme la drogue et la délinquance ont été acceptés par les gouvernements de droite et de gauche de l’époque qui jouèrent à la roulette russe, toutes les balles dans le barillet, la France étant visée.
    Le travail dominical n’est autre que la mise en cause d’un des fondements essentiels d’un pays qui est helleno-chrétien. Ce n’est certes pas à moi qu’il faudra imputer une quelconque accointance avec l’islam mais je dois avouer que les cinq prières quotidiennes qu’impose cette religion m’apparaissent fort sympathiques. Il va d’ailleurs de soi que les Catholiques, plus exactement ceux qui le sont restés, en font tout autant. Il me semble très sain de rythmer une journée par l’intermédiaires de prières – invocations pour les païens ? – au simple motif de n’être ni prisonnier d’un temps quantitatif ou d’un quelconque matérialisme biologique. Je reste intimement convaincu de ce que je croyais voilà quelques décennies, à savoir que l’animal humain doit perdurer dans l’effort (3), ce afin d’atteindre la dignité d’homme qui n’est nullement naturelle mais se voit acquise par l’intermédiaire de l’investissement de toute une vie. Il est d’ailleurs une autre interprétation que celle couramment admise, du titre d’une des œuvres du Baron : dans le titre « les hommes au milieu des ruines », il n’est pas certain que ces dernières représentent des minéraux. Le Baron avait peut être en tête que quelques hommes seulement émergeaient de la sous humanité environnante, réduite à l’animalité, n’ayant su atteindre l’altitude humaine (4).
    Au motif du toilettage des lois qui ne sont pas claires, de l’emploi et comme toujours de l’effroyable liberté – celle là même qui oppresse – le gouvernement, tout sauf socialiste ou de gauche, va permettre progressivement – ne pas désespérer les succursales de Billancourt – le travail dominical. L’objectif est évidemment d’accroitre les revenus, surtout des multinationales, celles là même qui délocalisent et volent aux Français leurs emplois. Il n’est pas impossible d’ailleurs que l’on finisse – et ce serait là dans la logique du Système – de considérer que tous les jours soient équivalents (plus de primes pour le travail samedi et dimanche) mais aussi qu’il en soit de même pour les heures, également payées de jour comme de nuit.
    Encore une fois, ce n’est pas tant dans le domaine strictement économique que le procédé est détestable (5), mais dans les domaines liés à l’humanité et à la hauteur qu’elle présuppose. Dans un monde où les valeurs boursières s’envolent, l’Homme est désormais une valeur à la baisse.

    Alain Rebours http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFlpuAVFyAFityZrYH.shtml

    Notes :

    (1) Arthur Koestler : le zéro et l’infini.
    (2) René Guénon : le règne de la quantité et les signes des temps
    (3) Petit clin d’œil à Spinoza et à son « conatus »
    (4) Julius Evola : les hommes au milieu des ruines
    (5) Karl Marx « La morale de l’économie politique consiste à faire l’économie de la morale » mais aussi « la tutelle du bourgeois est autrement plus lourde que celle du noble »

  • Bientôt une royaliste au Panthéon ? Ou : comment on réécrit l’Histoire, à propos d’Olympe de Gouges, qui n’était pas révolutionnaire, mais... royaliste !

     

    Olympe de gouges tele.jpg

    N'est-elle pas charmante, Louise Bourgoin ? Il semblerait qu'on puisse lui donner le Bon Dieu sans confession, comme on dit, non ? Par contre, pour ce qui est de l'Histoire, nous serions partant, à lafautearousseau, pour nous "occuper d'elle" (en tout bien tout honneur, évidemment, vous l'imaginez...) et lui proposer un stage intensif de remise à niveau, qui s'impose; et lui apprendre, par exemple, qui fut vraiment Marie Gouzes, plus connue sous le pseudonyme qu'elle s'était choisi d'Olympe de Gouges, broyée, comme tant d'autres victimes innocentes,  par la Révolution...

    Dans l'espèce d'hystérie qui s'est emparée d'un peu tout le monde depuis que l'idée a été lancée de "féminiser le Panthéon" - ce lieu dont la crypte sinistre est d'un symbolisme abracadabrantesque, comme le dit Léon Daudet - cet article de La Provence, en date du mois d'avril dernier, est le premier d'une longue série de déclarations et prises de positions aussi comiques que révélatrices.

    Révélatrices de quoi ? Mais, de l'ignorance crasse, de l'inculture générale qui sévit partout, de la consternante "ignaritude" comme pourrait le dire Ségolène, qui sévit chez celles et ceux qui, ne sachant pas, n'en éprouvent cependant pas la moindre gêne pour se mettre en avant, parler de ce qu'ils ignorent et, donc, offrir le spectacle à la fois réjouissant et consternant de ceux qui disent n'importe quoi. Mais, vraiment, n'importe quoi... Même plus des choses "hénaurmes", à la Flaubert, mais, pour en revenir à Ségolène, des "hénaurmitudes"...

    La plus pitoyable, mais aussi celle qui nous a fait passer le meilleur moment, il faut bien le dire, fut Anne Hidalgo, au JT de TF1, le lundi 2 septembre, lorsqu'elle prit parti, elle aussi, pour l'entrée au Panthéon de "la révolutionnaire Olympe de Gouges" : certes, il vaut mieux entendre cela que d'être sourd, mais tout de même ! La candidate socialiste à la Mairie de Paris a gagné ce soir là un surnom : non plus "Anne", mais "bonnet d'âne" Hidalgo... 

    Car, enfin, arrêtons le délire, et sifflons la fin de la récréation : Olympe de Gouges n'ayant jamais existé (pas plus que Stendhal, Georges Sand ou Molière), qui fut en réalité cette Marie Gouzes, qui jugea, on la comprend, que le pseudonyme "Olympe de Gouges" vous avait une autre allure ?

    Royaliste, comme tout le monde, en 1789 (il n'y avait pas dix républicains en France, selon le mot de Saint Just, mais il y avait bien, selon le mot d'Alain Decaux, "26 millions de royalistes"), elle adopta l'enthousiasme des idées nouvelles au moment où, pour tout le monde, cette révolution semblait n'être que l'évolution nécessaire dont avait rêvé, par exemple, un Mirabeau. Mais assez vite, par la suite, révoltée et effrayée par les horreurs dont Marat, Danton, Robespierre et consorts se rendirent coupables, et lucide sur les conséquences de ce qui ne pouvait plus que déboucher sur le Totalitarisme, Marie/Olympe redevint la royaliste qu'elle avait été.

    Elle eut le courage, la noblesse de coeur et la grandeur d'âme de défendre Louis XVI, et rédigea des pamphlets contre Marat et Robespierre. Mais les conventionnels lui interdirent d'aider concrètement Malesherbes à défendre le Roi, au cours de son pseudo-procès. Un tel courage (et il en fallait, en ces temps où la Terreur n'était pas loin !...) ne pouvait bien sûr pas rester impuni : Robespierre la fit guillotiner le 3 novembre 1793, trois semaines après Marie Antoinette, à qui Marie/Olympe avait crânement adressé le préambule de sa "Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne" !...

    Il est attesté qu'elle monta à l'échafaud en faisant preuve d'un grand courage et d'une grande sérénité, illustrant le naufrage des Lumières dans la Terreur...

    Et voilà celle que des journalistes (!) ou une candidate socialiste nous présenteraient comme une révolutionnaire !

    On croit rêver devant une telle ignorance, mais, prenons les choses du bon côté, soyons patients, et vous verrez qu'un jour, "ils" ou "elles" nous proposeront peut-être (qui sait ?)... Maurras, pour le Panthéon !

    olumpe de gouges 1.jpg
    Le supplice d'Olympe de Gouges, gravure d'époque
  • Nicolas Doze sur le débat budgétaire 2014

    Le 01 octobre, Nicolas Doze est revenu sur le débat budgétaire 2014 et la possible suppression de la baisse de la TVA de 5,5% à 5%.

  • Solidarité Kosovo : Inauguration de la ferme alpine au Kosovo !

    Solidarité Kosovo : Inauguration de la ferme alpine au Kosovo !

    NOVO BRDO (NOVOpress) – L’heure était aux réjouissances avant-hier dans le village de Novo Brdo situé au cœur du Kosovo-Métochie. Au beau milieu de ses champs, une centaine de personnes s’était réunie aux côtés des bénévoles de l’association humanitaire française Solidarité Kosovo pour assister à l’inauguration de la ferme alpine. Une coupure de ruban qui symbolise l’aboutissement d’un projet inédit de développement économique local pour les minorités chrétiennes persécutées.

    Pour cette ferme le choix s’est porté sur la chèvre alpine, une variété rustique originaire de France qui présente l’avantage de bien résister aux conditions climatiques extrêmes des Balkans et de prospérer sur des terrains difficiles où même le mouton a du mal à vivre. Les 150 chèvres ont été fournies par Solidarité Kosovo

    Solidarité Kosovo : Inauguration de la ferme alpine au Kosovo !

    Lors de l’inauguration de la ferme alpine, Svetlana, représentante de la Soupe Populaire est entourée du Père Serdjan et d’Arnaud Gouillon, directeur de Solidarité Kosovo

    Au cours de la visite inaugurale, les invités ont pu découvrir la ferme alpine de 1 hectare et demi, composée d’un bâtiment de stockage et d’une chèvrerie abritant 150 bêtes tout récemment installées.

    Ce fut également l’occasion pour Arnaud Gouillon, Directeur de Solidarité Kosovo, de rappeler les objectifs du nouveau site agricole. «Grâce à la ferme alpine, la Soupe Populaire ne dépendra plus uniquement de l’aide humanitaire puisque la production issue des activités d’élevage de la ferme sera réservée à la confection de ses repas dont dépendent directement 3000 foyers chrétiens de la région. En plus de renforcer la sécurité alimentaire en faveur des plus démunis, la ferme alpine sera également génératrice de huit emplois et de revenus complémentaires liés à la vente du surplus de production dans les réseaux monastiques».

    La cérémonie s’est achevée par la bénédiction de la ferme alpine par Monseigneur Théodose, évêque du Kosovo-Métochie qui, lors de son interlocution de clôture, a souhaité souligner la portée du chantier humanitaire achevé. « La ferme alpine constitue un outil pour favoriser notre autonomie fonctionnant sur la base de la solidarité».

    Solidarité Kosovo : Inauguration de la ferme alpine au Kosovo !

    Aranud Gouillon interviewé par la presse lors de la visite inaugurale.

    Fraîchement sorti de terre, l’ouvrage a été achevé en moins de quatre mois sous l’impulsion conjointe de Solidarité Kosovo et de ses partenaires au premier rang desquels les représentants de l’Église, de la Soupe Populaire et du fond humanitaire serbe B92. La mutualisation de leurs moyens a permis la création de la ferme alpine reposant sur un triptyque d’objectifs emplois-production-ressources.

    Pour aider Solidarité Kosovo à poursuivre ses actions, c’est ici.

    Crédit photos : Solidarité Kosovo.

    http://fr.novopress.info/141880/solidarite-kosovo-inauguration-de-la-ferme-alpine-au-kosovo/

  • La gestion économique des villes : l'exemple d'Orange

     

    L'analyse suivante est effectuée à partir des comptes de gestion des communes. Exemple avec la ville d'Orange (d'autres villes suivront).

     

    O3e ville du Vaucluse, Orange comprend plus de 29 600 habitants. En 2011, le budget de la ville était de 61 977 440 00 €.

     

    Si en 2011, la France a découvert que certaines municipalités avaient souscrit des emprunts toxiques, on aurait du mal à trouver cela dans la comptabilité de la ville d'Orange. De 2008 à 2012, l'endettement de la ville n'a fait que décroître. En 2012, il atteint 63 € par habitant, soit 18 fois moins que les villes de même strate démographique. Evidemment, avec un endettement proche de zéro, les charges financières (2€ par habitants) sont 20 fois plus faibles que celles des villes de même strate.

     

    Et l'investissement ?

     

    L'emprunt se justifie essentiellement pour financer les investissements. Si Orange n'emprunte pas, Orange ne doit donc pas investir ! Sur la période 2008 à 2012, les ressources par habitants consacrées aux investissements ont toujours été sensiblement plus importantes que celles des villes de même strate. En 2012, les dépenses d'investissements sont supérieures à celles des autres villes de 43%, 621 € par habitant pour Orange contre 432 € en moyenne.

     

    Et les impôts alors !

     

    Pour financer autant sans emprunter, une seule solution : augmenter les impôts. C'est vrai, les taux votés sont supérieurs aux taux moyens. Mais là encore, la réflexion n'est pas pertinente. Le montant d'un impôt est toujours le produit d'un taux par la base fiscale de l'impôt. Si le taux est bas, mais que la base est élevée, le prix à payer pourra être néanmoins élevé. Pour comparer des éléments, il faut revenir à une notion qui neutralise la valeur des facteurs : le produit fiscal par habitant. Celui-ci rapporte le montant des impôts direct au nombre d'habitant. A Orange, le produit des impôts directs est de 781 € par habitant contre 845 €. Il est donc plus faible de 8%. En outre, de 2008 à 2012, les taux d'impositions votés par la municipalité ont baissé régulièrement.

     

    Mais ce n'est pas possible ! Comment peut-on investir plus, en empruntant moins et en ayant moins d'impôt ?

     

    BA Orange, les charges de fonctionnement sont maîtrisées. En 2012, elles sont 39% plus faibles que celles des villes de même strate démographique. A Orange, la maîtrise des charges de fonctionnement permet de dégager une capacité d'autofinancement 3 fois plus importante que celle des villes de même strate. La ville peut, une fois sa dette remboursée (très minime rappelons le !), consacrer 591 € par habitant au financement de ses investissements. Sur ses seuls produits de fonctionnement, elle peut dégager 591 € par habitants pour financer ses investissements soit 4,6 fois plus que les villes de même strate.

     

    Chacun pourra ici constater ce qu'est la gestion d'Orange. Jacques Bompard y est maire depuis 1995, à l'occasion d'une triangulaire. Lors du scrutin de 2008, il n’y eut qu’un seul tour, Jacques Bompard a été réélu avec 60,97 % des suffrages exprimés, lui donnant 29 conseillers municipaux sur 35, devant la liste d'union de la Gauche de Jean Gatel qui a obtenu 21,86 % et 4 conseillers.

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Prospectives Royalistes de l’Ouest

    Le numéro n° 36 du nouveau journal royaliste unitaire centré sur la région ouest BRETAGNE-LOIRE ATLANTIQUE-VENDEE vient de sortir.

    Vous pouvez le télécharger ici

  • NOUVEAU CYCLES DE FORMATION JALONS POUR UNE VIE CHRETIENNE

    “Il est urgent que se lève une nouvelle génération d’apôtres enracinés dans la parole du Christ, capables de répondre aux défis de notre tempset prêts à répandre partout l’Évangile.” Benoit XVI

    Pour plus de précision, le site du centre Saint Paul

  • La loi Royer et ses conséquences perverses

    131002Votée en 1973 la loi Royer va fêter son 40e anniversaire. Elle avait été adoptée sous couvert "d'orientation du commerce et de l'artisanat". Elle est aggravée depuis 1996 par le dispositif Raffarin, qui l'aggrave en abaissant à 300 m2 le seuil des autorisations administratives nécessaires pour ouvrir ou agrandir un magasin. Elle prétendait répondre au prétexte de la protection du petit commerce et de l'artisanat.

    On considérait, à la fin des années 1960 que le développement des hypermarchés, grands magasins en libre-service, à dominante alimentaire, de plus de 2 500 m2 de vente, disposant de parcs de stationnement conséquents, risquait d'éliminer les boutiques traditionnelles du centre des villes.

    Et les pouvoirs publics redoutaient alors de voir réapparaître électoralement le phénomène poujadiste (1954-1959). Recueillant 2,6 millions suffrages aux élections législatives de 1956 ce mouvement avait contribué à déstabiliser la IVe république.

    Or en 1969 était apparu le Cidunati de Gérard Nicoud. Il se révélera, certes, un feu de paille selon l'habitude commune à tous les mouvements protestataires des classes moyennes en France depuis les années 1920. Auparavant, les poujadistes étaient ainsi devenus élus consulaires dans les chambres de commerce et de métiers ; leurs successeurs deviendront, en partie grâce à cette loi, administrateurs des caisses sociales monopolistes. Et ils le sont demeurés.

    Les textes de 1973 et de 1996 se fixaient comme but explicite la limitation de l'implantation dans l'Hexagone des hypermarchés apparus dans les années 1960.

    Ce phénomène commercial s'était en fait développé dans l'Hexagone du fait de l'évolution urbaine. La réalité s'était alourdie au gré de la carence de l'offre de distribution concurrentielle de supermarchés, et de la difficulté d'implanter et de développer un appareil de commerces indépendants dans les zones d'urbanisation planifiée.

    La logique de l'aménagement du territoire repose, dans ces domaines, sur un concept pernicieux : celui d'un niveau "d'équipement suffisant", à ne pas outrepasser. Cette idée se trouve à l'origine même de la législation malthusienne française. La préhistoire de celle-ci comprend la circulaire du 27 août 1970, signée par MM. Giscard d’Estaing et Albin Chalandon. Celle-ci prévoyait qu'un comité consultatif de 15 membres, présidé par le préfet du département, serait habilité à se prononcer sur l’ouverture de toutes les surfaces de vente supérieures à 1 000 m2, et même des plus petites "si celles-ci constituent une menace pour les structures commerciales existantes."

    On ne pouvait se prononcer plus clairement contre la libre concurrence. Les textes ultérieurs confieront aux chambres de commerce le soin d'établir, dans le même esprit, mais sous une apparence "scientifique" l'utilité des projets soumis aux commissions d'urbanisme commercial.

    Les conséquences de ce système peuvent être analysées de plusieurs points de vue, après 40 ans de fonctionnement.

    1° Par rapport à l'objectif affiché : échec total. Dans la décennie précédente, il s'ouvrait en France, en moyenne, environs 28 hypermarchés par an. De 1975 à 2013, le rythme annuel est passé au-dessus de 40 en moyenne. Le nombre de grandes surfaces s'est multiplié par 7 en 40 années.

    2° Quelques enseignes de la grande distribution se sont ainsi trouvées à la tête de petits quasi-monopoles locaux. Quadrillant l'Hexagone elles agissent en tant que centrales d'achats toutes-puissantes auprès des petits fournisseurs qu'elles écrasent en imposant leurs conditions.

    3° En transférant au Département et à l'État, le pouvoir de vie et de mort sur les projets commerciaux, le système de la loi Royer a puissamment fait reculer les libertés et responsabilités des municipalités théoriquement compétentes en matière de permis de construire, et intéressées à l'encaissement d'impôts locaux.

    4° De leur côté, loin d'être sauvegardés, les travailleurs indépendants, de toutes catégories, ont été incorporés de force, par la loi de 1973, aux régimes sociaux dits "alignés". La dernière mouture s'appelle le RSI, régime social monopoliste des indépendants imposé en 2003 par la réforme Fillon, qui les fusionne tous. Or cet "alignement" constitue, par les charges qu'il impose aux petites entreprises, la cause essentielle de leurs difficultés et de leur mortalité.

    5° Les conséquences perverses ne se sont pas seulement manifestées pour le commerce de détail, mais aussi pour l’administration et pour la classe politique.

    Dans les années 1990, on s'est préoccupé de corriger les actes de corruption constatés pendant 20 ans, dans la mesure où la grande distribution assurait une partie du financement occulte de la vie politique. Le gel des implantations annoncé par le Premier ministre Édouard Balladur fin 1993 et la loi Raffarin en juillet 1996 étaient censés stopper ce phénomène.

    En fait cette dernière réglementation, baissant le seuil d'intervention de la puissance publique et renforçant encore l'intervention de l'État central est surtout parvenue à aggraver la situation, toujours sous prétexte de protéger les petits et d'obtenir les votes de classes moyennes.

    On a pu définir la politique comme l'art d'obtenir les suffrages des pauvres et l'argent des riches sous prétexte de les protéger les uns des autres. L'adage ne s'est jamais trouvé aussi proche de la réalité, résultant depuis 40 ans de la malencontreuse loi Royer, pavée, comme l'enfer, de bonnes intentions.

    JG Malliarakis  http://www.insolent.fr/

  • Le grand tabou US : de ce que l’on (ne) dit (pas) quand on parle de crimes de guerre

    Le grand tabou US : de ce que l’on (ne) dit (pas) quand on parle de crimes de guerre
    « Quand on s’engage à servir son pays et qu’on prête serment, on s’y tient. Ce n’est pas une option. » Steven Bussi de la Fondation Néoconservatrice Heritage, à propos de Chelsea Manning, (anciennement connu sous le nom de Bradley). Vraiment ? Peu importe ce que l’on demande à un individu qui s’est engagé ? Peu importe ce qu’il voit ou ce qu’il sait, il doit ignorer sa conscience et obéir aux ordres ? Mais Steven, mon ami, vous n’êtes pas sans savoir qu’après la Seconde Guerre Mondiale de nombreux Allemands utilisèrent, bien évidemment, l’excuse d’avoir obéi aux ordres. Les alliés victorieux exécutèrent pourtant beaucoup d’entre eux.
    Les condamnations à mort furent prononcées par le Tribunal Militaire International de Nuremberg, en Allemagne, qui déclara que les individus ont des devoirs internationaux qui surpassent les obligations nationales d’obéissance. C’est pour cela que les citoyens, en tant qu’individus, ont le devoir d’enfreindre les lois nationales pour empêcher que des crimes contre la paix et contre l’humanité n’aient lieu.
    En outre, le Principe IV de Nuremberg stipule : le fait qu’une personne agisse selon les ordres de son Gouvernement ou d’un supérieur ne l’exonère pas de sa responsabilité au regard des lois internationales, pour peu qu’on parvienne à démontrer qu’il avait la possibilité d’agir autrement.
    Manning, mais aussi Edward Snowden, avaient des alternatives d’ordre moral et ils les ont saisies.
    Il convient de dire que Barack Obama a refusé de présenter à la justice ceux qui, sous l’ère Bush, étaient impliqués dans les actes de torture car, affirme-t-il, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres. Cet homme instruit, n’a-t-il jamais entendu parler du Tribunal de Nuremberg ? Pourquoi n’est-il pas gêné de répéter encore et toujours le même argument ?
    Durant les trois dernières années d’incarcération, de torture et d’humiliation que Manning a vécues et qui ont augmenté considérablement ses difficultés personnelles déjà existantes, j’imagine que l’idée du suicide lui a traversé l’esprit à bien des reprises. Cela aurait été le cas si j’avais été à sa place. Au cours des milliers de jours et de longues nuits d’incarcération à venir, ces pensées habiteront peut-être Manning. Si les pensées se transforment en désir et si le désir devient insupportable, j’espère que cette jeune femme courageuse trouvera le moyen de le réaliser. Toute personne possède ce droit, même les héros.
    Les Etats-Unis et leurs petits caniches européens sont peut-être allés trop loin, pour leur propre bien, dans leurs tentatives de contrôler toute communication dissidente en exigeant toutes les données de la part des sociétés impliquées dans la messagerie codée, en mettant la pression pour fermer plusieurs d’entre elles, en obligeant l’avion du président bolivien à atterrir, en détruisant les ordinateurs d’un journal important, en arrêtant la conjoint d’un journaliste pendant plus de neuf heures dans un aéroport, en s’appropriant les conversations téléphoniques de journalistes de l’Associated Press, en menaçant d’emprisonnement un journaliste du New York Times s’il ne révélait pas sa source lors d’une opération d’infiltration, en mentant de manière éhontée au plus haut niveau, en dissimulant des micros au sein du Parlement Européen et des Nations Unies, en organisant des surveillances sans limites. Où tout cela s’arrêtera-t-il ? A quel moment cela sera-t-il contreproductif et permettra aux Etats-Unis de revenir à un niveau de surveillance normal ? Le 24 Juillet, une loi limitant le pouvoir de la NSA a été retoquée par seulement 217 votes contre 205 à la Chambre des Représentants.
    Et combien de temps encore Amnistie Internationale continuera-t-elle à salir son image en niant l’évidence ? A savoir que Manning rentre dans la catégorie des Prisonniers d’Opinion. Quiconque visite le site d’Amnistie Internationale à la recherche de Prisonniers d’Opinion en trouvera un grand nombre, dont plusieurs cubains. Existe-il un lien entre l’oubli de Manning et le fait que la Directrice Exécutive d’Amnistie Internationale, Suzanne Nossel, ait pris ses fonctions actuelles tout de suite après son départ du Département d’Etat Américain, où elle occupait le poste de Vice-Secrétaire Adjointe en charge des Organisations Internationales ?
    Un coup de fil au siège d’Amnistie Internationale à New York ne m’a pas permis d’obtenir une quelconque explication sur l’oubli de Manning. Je suggère que les lecteurs essaient de l’obtenir en contactant le bureau d’Amnistie Internationale de leur pays.
    En attendant, l’autre grande organisation internationale de défense des droits de l’homme, HRW, a vu le Directeur du bureau de Washington, Tom Malinowski, être nommé par Obama, Secrétaire d’Etat Adjoint en charge de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Droit du Travail. Est-il vraiment exagéré d’attendre d’un haut fonctionnaire à la tête d’une organisation de défense des Droits de l’Homme qu’il refuse de travailler pour un gouvernement qui a le plus enfreint les Droits de l’Homme au cours des cinquante dernières années ? Et si cette nomination vous semble écœurante, il vous faut considérer la torture comme le meilleur exemple de la cruauté humaine. Qui d’autre que les Etats-Unis a été le plus impliqué dans cette horreur ? Allant même jusqu’à l’enseigner, fournissant manuels et équipements, créant des centres de torture un peu partout dans le monde, séquestrant des personnes pour les conduire vers ces lieux, incarcération, alimentation forcée, Guantanamo, Abu Ghraib, Bagram, Chili, brésil, Argentine, Chicago…
    Que Dieu nous pardonne !
    source : Counterpunch