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actualité - Page 5806

  • Entretien avec Génération Résistante, un des soutiens de Jour de Colère

    Génération Résistante fait partie des soutiens de Jour de Colère…Nous avons pu nous entretenir avec un des responsables du collectif pour en savoir un peu plus…

    MPI: Pourriez-vous nous présenter votre association et ses objectifs?

    Génération Résistante: Comme beaucoup de mouvements d’opposition au gouvernement, Génération Résistante tient ses racines dans les manifestations contre le projet de loi du mariage pour tous.
    Cette période de prise de conscience pour un grand nombre de français a fait émerger une envie forte de réveiller les esprits silencieux. Un combat intergénérationnel, regroupant français de 7 à 77 ans. Ainsi, on aurait pu croire à un choc des générations se traduisant en un rassemblement faible, mais aux contraire, une seule génération était observable, la génération des français de la Résistance d’hier, d’aujourd’hui, mais surtout de demain.

    Génération Résistante a voulu entreprendre ce souci de représenter ces personnes qui ont lutté pour la préservation des valeurs fondamentales qui font notre société.

    Arrivé sur les réseaux sociaux fin Mai 2103, la volonté du collectif a été immédiatement d’être apolitique. C’est la mise en avant d’une désobéissance civique mais pacifique: « Désobéir, c’est servir ». Un leitmotiv qui a pour ambition de recueillir chaque personne qui ne se reconnaît pas ou plus dans le gouvernement actuel. Chaque citoyen a sa raison de résister, nous lui donnons l’opportunité de l’exprimer.

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  • L'humour républicain :

    J’ai mal à la France

    Qu'il est affligeant de voir l'actualité d'aujourd'hui. Un système qui patauge dans les scandales et les magouilles de toutes sortes, se sert de la loi pour condamner un comique, voir même de lui interdire la parole. Le socialisme déjà sous Mitterrand, incapable de gérer l'économie et le reste, se vautrait dans des combats sociétaux comme le prétendu racisme afin de cacher son incapacité à gérer un pays. Tout le monde y va de son petit mot, de ses insultes, pendant ce temps on oublie les délocalisations, la misère grandissante, le chômage pléthorique, bref le réel…

    Que devrions-nous dire, nous chrétiens, parents pauvres de l’indignation. Ceux qui gouvernent, n’ont que faire des injures, des destructions, des humiliations pratiquées chaque jour par des harpies au nom de « femen », sponsorisées par un milliardaire, voire de la souffrance des minorités chrétiennes d’Orient payant l’inconsistance des ingérences européennes dans les politiques intérieures d’autres pays !!! Je me gausse de voir ces «paltoquets » s’agiter, ces soi-disant bonnes consciences, ces « philosophes » en rupture de lecteurs, conseilleurs d’Etat qui déclenchent des guerres pour des intérêts fumeux cachés, maquillés façon humanisme. Ces milliards dépensés pour faire les « gendarmes du monde », pendant que les pauvres crèves de froid dans nos rues et nos entreprises ferment. La république des coquins menacée et en danger, drapée dans la vertu, elle qui ne doit sa survie que dans les massacres historiques d’ouvriers, de contestataires et dans les guerres autant inutiles que coûteuses. Cette république si adulée par nos ministres, régime de « tolérance » pour certains, dont les ancêtres portaient des pantalons en "peau humaine", lorsque l’on brûlait les femmes dans des fours. Lorsque la république empalait les enfants sur les baïonnettes en Vendée (voir les travaux de R. Secher) et déportait les Basques. C’est cela les fondements de ce système. C’est cela que l’on vous cache, inutile que vous sachiez que ceux qui souffrirent le plus de la Révolution furent les petites gens du peuple. Ces Français à qui on supprima toutes les protections sociales corporatives d’alors afin de mieux les soumettre à la dictature bourgeoise libérale, qui venait de prendre le pouvoir…

    La justice à deux vitesses, c’est ce que comprend le peuple de France voyant agir ce gouvernement de guignols. Que vont tirer comme conclusions ceux qui dans la rue voient agir la police et une justice, aux ordres politiques ?? Quelle réussite, quelle publicité ! La bêtise et le comportement de certains offusqués, va déchaîner un mécontentement général qui ne fera qu’augmenter. Où le système défend sur le même pied d’égalité, le respect de toutes les tendances religieuses, où il laisse la liberté d’expression totale pour tous mais en aucun cas il ne doit agir, plus pour certains, car là, il va créer lui-même ce contre quoi, il croyait s’insurger…

    Frédéric Winkler

    http://www.actionroyaliste.com/articles/actualites/1307-lhumour-republicain-

  • La dérive fasciste de Manu le chimique

    Quoi qu'on pense de Dieudonné, les évènements juridico-médiatico-exécutivo-policiers (on ne sait plus très bien où on en est au pays de la sacro-sainte "Sépâratiooon des pouvouâârs") de la semaine passée sont extrêmement graves - et en même temps une bénédiction.

    Extrêmement graves car ils consacrent l'accélération du passage de la dictature molle de la pensée unique, celle que nous vivions depuis que les 68ards s'étaient emparés officiellement de la machine à lobotomiser au début des années 80, à une forme plus répressive, en cours de durcissement manifeste, de l'exercice de la totale-démocratie par la Ripoublique franchouillarde. Nous en avions eu un avant-goût au printemps dernier avec les rafles perpétrées sur les militants anti faux mariage. Toutefois, ce n'étaient là que des excès policiers, en distorsion plus ou moins manifestes avec le droit en vigueur, et sanctionnés comme tels, dans la plupart des cas, par les juridictions compétentes. Ici, nous franchissons un pas, puisque c'est l'exécutif, le premier flic de la Ripoublique (ne pas confondre avec la France, merci), qui tord le bras (bras complice, acquis à la cause, ...) à la plus haute juridiction administrative pour obtenir une décision d'exception de restriction d'une des libertés proclamées à temps et contre-temps par la même Ripoublique comme l'un de ses fondements. Quand l'on met ça en parallèle avec les projets d'interdiction totale d'information alternative sur l'IVG, on peut être légitimement très inquiet sur ce qui nous attend.

    Pour convaincre le lecteur du caractère fasciste du procédé employé (fasciste: nous ne nous priverons pas de l'utilité, et du plaisir savoureux aussi, avouons-le, de récupérer cet épouvantail à notre profit et nous en abuserons sans vergogne), nous lui conseillons fortement de lire cet article qui résume bien les procédés d'exception employés. Extrait.

    « De plus, la quasi-totalité des magistrat(e)s qui purent s’exprimer sur les média ce jour-là étaient clairement choqués par l’incroyable brutalité a laquelle Valls soumit le processus judiciaire et ses institutions à son agenda politique (à savoir interdire le spectacle à tout prix avant qu’il ne commence). C’est ainsi en extrême urgence qu’il saisit le Conseil d’État à Paris vers 3 heures dès que le tribunal administratif de Nantes eut annoncé sa décision d’autoriser Dieudonné à jouer. L’audience fut convoquée pour 5 heures à Paris ce même après-midi, ne laissant aucune chance aux avocats de préparer leur mémoire écrit. Et la totalité de la session, plaidoiries, décision, et annonce, dura à peine 90 minutes ! Une belle justice à la hussarde que Valls et Stirn nous donnent là. Et une chronologie hallucinante pour qui connaît le droit. Du jamais vu dans toute l’histoire du Conseil d’État, sauf un seul cas, en 1962, pour une condamnation a mort.

     Encore plus grave, surtout pour un individu qui entend un jour devenir notre Président et nous gouverner, fut le mépris total avec lequel Valls, dans sa rage à faire interdire le spectacle avant qu’il ne débute, piétina allègrement les droits de l’accusé Dieudonné. Imposant l’audience parisienne à 5 heures alors que les avocats de l’humoriste étaient encore à Nantes à 3 heures 30 sans aucune possibilité d’arriver à temps à la capitale, on empêcha de fait, et bien évidemment en toute connaissance de cause, l’avocat principal de Dieudonné, Jacques Verdier, de pouvoir venir défendre son client. »

    Bénédiction car, dans sa suffisance et son autisme, le régime ne se rend pas compte qu'il permet au Pays réel, qui était privé de cette possibilité depuis longtemps, de multiplier les anti-corps, de réagir, de se rendre compte qu'il n'est pas mort, et, petit à petit que la Ripoublique, qu'on lui présente depuis toujours comme la vraie France, pourrait ne pas l'être vraiment, voire même pourrait se révéler le cancer qui la ronge. Comme au Printemps dernier, le régime qui ne connait plus le pays, qui l'imagine aussi mentalement corrompu (et qui l’aimerait aussi spirituellement inverti) qu'il l'est lui-même, va trop loin au regard des effets qu’il cherche à réaliser. C'est l'image de la grenouille dans l'eau qui chauffe. Si l'eau chauffe lentement, la grenouille s'engourdit irrémédiablement jusqu'à ce qu'elle soit cuite. Si la température monte d'un coup, la grenouille réagit et peut sauter hors de la casserole. L'autisme système version socialiste l'a faite sortir une première fois au Printemps dernier (La gamelle UMP essaie bien de la récupérer - avec la complicité plus ou moins consciente de certains mouvements), et il récidive maintenant avec l’affaire Dieudonné. Ce qui nous permet de le percevoir dans toute sa réalité d’hystérie, de haine, de service d’intérêts particuliers, et tentative de contrôle de la pensée: nous qui le savions déjà, et tous ceux qui n’en avaient pas encore suffisamment conscience, et là est la bénédiction.

    Quelques conclusions pratiques, partielles.

    1/ Ni Dieudolâtre, ni Dieudophobe (merci à Gabrielle Cluzel), notre combat catholique et français doit saisir toutes les occasions de multiplier les coups de boutoir contre le système qui tue la France. Se réfugier sur l’Aventin est contre-productif, à moins de se mettre dans une posture exclusivement communautariste, qui est celle que le système attend, pour mieux nous réduire. Cette posture n’est pas politique.

    2/ Il ne s’agit en aucun cas de cautionner les excès de l’humoriste, ni de lui donner plus d’importance qu’à un humoriste, précisément. En revanche il s’agit de prendre le régime dans ses contradictions, et d’en jouer le plus systématiquement possible pour qu’elles apparaissent aux méninges du plus grand nombre possible de nos compatriotes, en contournement de la censure médiatico-politicienne « mainstream ».

    3/ Il est vital de traquer, dénoncer, mettre en lumière, sans répit les magouilles, abus de pouvoir, vilenies et manigances de Manu le chimique qui a notre sens est l’un des plus dangereux représentants-système, vindicatif, haineux, sans aucun scrupule, gonflé d’orgueil, d’ambition et ayant partie liée à des intérêts qui se nourrissent de la décomposition française. 

    Paula Corbulon

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La semaine où tout a basculé

    Difficile de ne pas revenir sur la semaine qui vient de s’écouler. Oh, rassurez-vous : les questions qui fâchent vraiment (comme la dette, le chômage ou ces choses qui touchent pourtant tout le monde directement) ne furent pas abordées et aucun débat houleux à leur sujet ne s’est installé dans le pays ; de ce point de vue, les médias ont consciencieusement évité ces problématiques. En revanche, à force de monter en épingle des affaires ridicules ou des faits divers sordides, ce qui devait arriver arriva : des questions au départ périphériques ont métastasé, et en l’espace d’une semaine, la France a basculé dans le n’importe quoi total et chimiquement pur.

    Certes, on avait déjà plusieurs fois constaté que l’ensemble des institutions républicaines marchaient de guingois, pour ne pas dire zigzaguaient comme un homme ivre, depuis plusieurs années, ballotées par les événements. Certes, on sentait depuis un moment que ceux qui nous gouvernent avaient lentement abandonné toute prétention à la cohérence sans pour autant lâcher quelque millimètre que ce soit aux prérogatives du pouvoir qui se fonde pourtant sur cette cohérence qui les a fui. Mais au moins avait-on l’impression que les paquets de bureaucrates et autres gratte-papiers républicains se déplaçaient en groupe, vaguement cornaqués par ces politiciens incohérents qui occupent la galerie.

    La semaine écoulée a fait voler en éclat cette impression : non seulement, la République n’est plus une et indivisible, mais elle n’est plus qu’un salmigondis louche de petites humeurs, de pulsions, de lubies ou de décisions contradictoires touillées vigoureusement par des médias auto-alimentés.

    Difficile en effet de prétendre encore que l’actuel pouvoir socialiste cherche le bonheur de ceux qui l’ont porté au pouvoir. Et si ceux qui lui sont opposés savaient déjà qu’ils prendraient cher avec le quinquennat hollandiste, c’est maintenant à ceux qui lui étaient favorables de découvrir qu’ils vont s’en manger aussi quelques unes bien sordides.

    Pour leur pouvoir d’achat, par exemple, là où l’on aurait pu s’attendre à des efforts notables de la clique au pouvoir d’améliorer le sort des petites gens, c’est tout le contraire qui se passe ; et je passe pudiquement sur les avalanches d’impôts, tout le monde a maintenant compris.

    suite sur contrepoints.org

    http://solidarisme.fr/14498-la-semaine-ou-tout-a-bascule/

  • Manuel Valls piégé ? Après l’offensive anti-Dieudonné, l’offensive anti-Valls ?

    En laissant Valls orchestrer seul l’offensive, son propre camp semble espérer autre chose que la mise au pilori médiatique du saltimbanque...

    Les commentaires sur « l’affaire Dieudonné » se font autour de quelques arguments rabâchés de part et d’autre, mais personne, semble-t-il, n’envisage qu’elle ne serait peut-être qu’un simple prétexte : et si Manuel Valls, obsédé qu’il est par ses ambitions personnelles – Matignon au plus tôt, l’Élysée dans trois ans – n’avait pas vu le coup venir ? S’il était tombé dans un piège ?

    Piège nullement tendu par le sulfureux humoriste, mais par une (grande) partie de son propre camp qui supporte de moins en moins sa morgue et ses ambitions ? Depuis deux ans, on ne cesse de s’interroger sur la popularité de Manuel Valls dans l’opinion publique, tandis que celles du Premier ministre ou du Président se sont effondrées et peinent à ne pas être englouties… Ne suppute-t-on pas à tout bout de champ qu’il pourrait bientôt remplacer Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement ? Ce, alors même qu’il est loin de faire l’unanimité au PS qui regorge d’ambitieux, d’hier et d’aujourd’hui… sans parler de la détestation qu’il inspire aux dirigeants d’Europe Écologie Les Verts après quelques tirades – sans suite ! – sur les Roms.

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  • Kosovo : les Chrétiens empêchés de célébrer les offices de Noël

    Nada allume des bougies devant l'autel. L’église de l'Assomption de la ville de Djakovica au sud du Kosovo se prépare aux offices religieux de Noël, célébrée le 7 janvier fidèlement à l’ancien calendrier julien. Si la joie de la Nativité du Christ demeure, la cérémonie s’en tiendra à son minimum. Nada rejoint ses trois consœurs dans la nef. Le prêtre orthodoxe n’arrive toujours pas. 
    Dehors, 150 Albanais étouffent l’entrée de l’église. Les poings levés, chargés de pierres, la foule se compacte pour bloquer l’accès à la rue. 
     « Pas de Chrétiens à Djakovica ! Pas de Noël au Kosovo! » 
    Ils étaient 12.000 Serbes orthodoxes en 1999. Elles ne sont plus que 4 en 2014. Plus un seul foyer chrétien ne vit à Djakovica. Seules quatre rescapées sexagénaires appelées affectueusement les « grands-mères de Djakovica», entretiennent l’église de la ville. Une église emblématique pour les Serbes du Kosovo. D’abord refuge en 1999 pendant la guerre, l’église de l'Assomption fut détruite au cours des pogroms antichrétiens de mars 2004. Dix ans plus tard, à la veille de la Nativité, c’est une église condamnée par une marée humaine. 
    Des persécutions sans pitié ni appel 
    Pour la première fois depuis la guerre, une centaine de Chrétiens de Djakovica réfugiés en Serbie ont formulé le vœu de célébrer la veille de Noël dans leur paroisse d’origine. Ils auront voyagé un jour durant pour arriver jusqu’au Kosovo et atteindre enfin leur ville d’antan. Finalement, ils n’auront pu caresser le parvis de l’église de l’Assomption que du regard depuis leurs sièges. A leur arrivée, les deux cars spécialement affrétés pour l’occasion ont été la cible de jets de pierre et de mouvements de foule obligeant les chauffeurs à rebrousser chemin. Les réfugiés de Djakovica n’assisteront pas aux offices religieux de Noël, empêchés par le rassemblement de 150 Albanais. 
    Hier soir, les passagers serbes ont tous été contraints de repartir de Djakovica sans même y avoir posé le pied. Plusieurs d’entre eux ont été blessés dont un grievèment à l’œil par éclats des vitres des cars pris pour cibles par les jets de pierre des manifestants albanais. 
    Le dernier apartheid en Europe 
    Pour Aleksandar Vulin, ministre du gouvernement serbe, invité à commenter les faits de la veille pour la télévision du Kosovo : « Hier, ce fut une triste journée pour les Serbes qui représentent le seul peuple en Europe à ne pas pouvoir se rendre dans une église pour y célébrer la Nativité ». Interdit lui-même de séjour à Djakovica, le ministre rappelle dans son interview que depuis la guerre pas un seul Noël ne s’est déroulé sans incidents à l’encontre des Chrétiens avant de conclure « à quand la fin de l’apartheid au Kosovo-Métochie ? » 
    Alors que le Kosovo constitue le seul territoire du continent européen à apparaître sur l’Atlas de l’intolérance 2014, Solidarité Kosovo condamne sévèrement l’atteinte à la liberté religieuse dont les Chrétiens du Kosovo-Métochie ont été cette année encore victimes à la veille de la Nativité. Deux ans auparavant c’était le Président serbe, Boris Tadic, venu assister aux cérémonies de Noël au monastère de Visoki Decani qui fut accueilli à Pec dans les mêmes conditions. 
    Revenue tout juste de son 30ème convoi humanitaire, Solidarité Kosovo exprime son fidèle soutien aux hommes et aux femmes qui, la foi chevillée au corps, vivent un nouveau Noël sous tension.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2014/01/kosovo-les-chretiens-empeches-de.html

  • La Grèce qui souffre...

    L’Europe doit beaucoup à la Grèce, historiquement comme politiquement, et jusqu’à son nom, celui de la fille d’Agénor et de Téléphassa, enlevée et violée par Zeus en Crète… Les noms et les principales notions de politique, mais aussi des différentes sciences sociales, de l’histoire à l’économie, des mathématiques à la philosophie, sont d’origine grecque : ainsi, la monarchie et la démocratie, par exemple, qui sont, à mes yeux, les éléments essentiels du débat politique en France, même si le terme république, d’origine latine, a tendance à les cannibaliser ou à les occulter dans la plupart des expressions politiques et civiques, jusqu’à entretenir quelques confusions malheureuses, en particulier lorsque les hommes du pays légal évoquent les « valeurs »…

    L’Europe doit beaucoup à la Grèce et pourtant, l’Europe ne lui en est guère reconnaissante ces dernières années, et encore moins l’Union européenne depuis 2010 et le déclenchement de la crise grecque qui a révélé, non seulement la forte corruption des féodalités politiciennes locales, mais aussi et surtout que les institutions européennes avaient fait le choix d’un libéralisme qui, en définitive, s’accorde mal à la solidarité pourtant nécessaire à la cohésion de l’ensemble européen : ainsi, c’est une Grèce exsangue qui va, à partir du 1er janvier, présider l’Union européenne pour six mois, une Grèce qui n’en finit pas d’expier les fautes des siens politiciens et les défauts de construction de la monnaie unique, et de subir un véritable régime punitif de la part d’une troïka constituée de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international. « Cinq ans de traitements de cheval des bailleurs financiers ont produit le plus haut chômage d’Europe (27 % en moyenne et près de 60 % pour les jeunes de moins de 25 ans) », rappelle Laurent Marchand dans son article du quotidien Ouest-France (lundi 30 décembre 2013), tandis que, dans ce même journal, Marc Pennec enfonce le clou : « Dans un pays d’à peine onze millions d’habitants, on compte désormais 1.450.000 chômeurs, un million de plus qu’il y a trois ans. Le PIB a chuté de 25 %, le pouvoir d’achat de 37 %. Entre 2008 et 2012, la consommation a reculé de 30 %. » Et Le Figaro d’ajouter : « La dette publique atteint 322 milliards d’euros fin 2013, soit 176 % du PIB. Elle est jugée insoutenable sur le long terme. » Un tableau économique et social terrifiant, et dont les effets se font dramatiquement sentir, y compris dans le domaine de la santé publique : « Trois Grecs sur dix n’ont plus de couverture sociale, si on compte les ayants droits, rapporte Christina Psarra, responsable de Médecins du Monde à Athènes. De plus en plus d’enfants qui ne sont ni couverts ni vaccinés. (…) Depuis septembre, (…), si l’enfant ne présente pas de carnet de vaccination, il peut être déscolarisé. » Sans oublier l’augmentation tout aussi terrifiante du taux de suicide des Grecs, pourtant jadis le plus bas d’Europe ! On aurait pu attendre de l’Union européenne envers les citoyens grecs une certaine solidarité, même critique des causes intérieures qui avaient aggravée la situation : or, l’UE n’a joué qu’un rôle sinistre de Père Fouettard, et, par ses principes idéologiques libéralistes, ses blocages europhiliques, ses institutions mêmes, cette « Europe légale » qui apparaît si lointaine de « l’Europe réelle » a manqué à ce qui aurait pu être ses devoirs si elle avait eu quelque conscience au-delà de ses seuls intérêts financiers…

    Et d’ailleurs, la troïka qui « occupe » Athènes (selon le terme employé par de nombreux Grecs), cette troïka dans laquelle l’Europe a la part la plus importante, continue à écraser la Grèce et à lui compter l’aide à lui apporter de la façon la plus sordide : ainsi, elle réclame instamment la levée du moratoire sur les expulsions et les saisies immobilières, et cela pour permettre, dit-elle, le recouvrement des créances impayées des banques…

    Mais quelle est donc cette Europe qui oublie les hommes et les réduit à la misère lorsque ce sont les banques et les politiciens qui ont, d’abord, failli ? La Grèce, « cette Grèce où nous sommes nés », comme l’écrivait Thierry Maulnier (ce royaliste qu’il est urgent de relire en ces temps troublés), mérite mieux que les oukases des banquiers de l’euro : elle peut être, au-delà de ses épreuves terribles, l’occasion de penser une nouvelle fondation de l’Europe, au-delà et peut-être même hors des clivages et des habitudes d’une Union européenne trop peu sociale pour être viable à long terme…

    Jean-Philippe Chauvin

    http://www.actionroyaliste.com/articles/nouvel-ordre-mondial/1305-la-grece-qui-souffre

  • Contre l'Europe, l'Ukraine choisit la Russie

    Au grand dam de Bruxelles, l'Ukraine a décidé de tourner le dos à l'Union européenne pour lui préférer une proposition d'alliance avec la Russie. La décision fait scandale en Europe où l'on imagine mal qu'on puisse refuser une proposition aussi alléchante. Mais les motivations de Kiev sont loin d'être uniquement politiques. Elles s'adossent aussi fortement à des considérations économiques.
    Le président ukrainien Viktor Lanoukovitch a renoncé, fin novembre, à signer un accord, qui était pourtant presque acquis, aux termes duquel il aurait renforcé les liens unissant son pays à l'Union européenne, pour lui préférer l'union douanière par laquelle la Russie tente d'organiser les relations économiques dans la région. Et renforcer sa place sur les marchés. La frustration de l'Union européenne à cette annonce s'est traduite dans les média par des moqueries longuement renouvelées à l'égard de l'Ukraine, par des articles dithyrambiques sur les manifestations populaires contre le pouvoir, et par l'exhibition du spectre, maintes fois agité, de l'URSS. Tout cela pourrait se résumer par ce slogan d'Ukrainiens mécontents : « Nous ne sommes pas l'URSS, nous sommes l'Union européenne ! »
    Bref ! Washington craint « l'escalade », et Bruxelles le « déraillement » d'une situation qui ne leur convient pas.
    Comme souvent, ces images d'Epinal prennent quelques libertés avec la réalité - mais quand c'est pour la bonne cause, n'est-ce pas ? Car les manifestations - et les violences qui les ont accompagnées de part et d'autre - n'ont pas eu, si l'on regarde images et chiffres, une ampleur telle que le torrent populaire en ait bousculé le pouvoir. Celui-ci d'ailleurs, devant la fureur que manifeste l'Occident à son encontre, ne doit guère être poussé à réviser sa position...
    Accord politique ?
    On peut sans doute s'inquiéter, plus ou moins objectivement, de ce que Moscou tente de reconstituer une puissance politique, qui viendrait faire pièce à l'Union européenne. Mais de là à le reprocher à Vladimir Poutine comme le font les Européens, ou à lui demander de se retirer pour favoriser la paix comme le font les Américains, il y a une marge, qui est d'abord celle du ridicule.
    D'abord, parce qu'il faudrait trouver un argument convaincant, à défaut d'être diplomatique, pour convaincre Moscou de favoriser le jeu de son voisin plutôt que le sien. Surtout à un moment où Bruxelles risque de fragiliser l'équilibre de la région en attirant (ou en tentant d'attirer) à elle d'autres pays voisins.
    Ensuite, parce que la position ukrainienne est avant tout économique. Le premier ministre Mykola Azarov l'a dit diplomatiquement, mais simplement : « La décision de suspendre le processus de signature de l'Accord d'association avec l'UE a été difficile, mais c'était le seul choix étant donné la situation économique de l'Ukraine. »
    Pourquoi ? Tout simplement parce qu'un quart des exportations ukrainiennes se font vers la Russie.
    On comprend qu'il soit donc assez délicat pour Kiev de se placer en porte-à-faux par rapport à un tel voisin, sous peine d'en subir des conséquences économiques qu'elle n'a manifestement pas les moyens de supporter.
    Difficile...
    Mykola Azarov a d'ailleurs justifié cette décision en mettant en cause ceux qui, aujourd'hui, reprochent à son pays de l'avoir prise. Ainsi a-t-il dénoncé les conditions « extrêmement difficiles » posées par le FMI en vue d'un refinancement demandé par son pays, à savoir, entre autres, l'augmentation des prix intérieurs du gaz de 40 %.
    Comme il a reproché à l'Union européenne de n'avoir pas répondu à leur appel à l'aide, lancé afin de surmonter le processus d'intégration économique difficile - parce qu'en plus ce processus est difficile...
    Et on hésite ensuite à comprendre la réaction des autorités ukrainiennes ? Et on veut nous faire croire que le peuple ukrainien, dans sa majorité, préférerait une situation qui multiplierait, pour chaque Ukrainien, les difficultés économiques ?
    À Washington, on prétend ainsi que les Ukrainiens voient leur avenir dans l'Europe. Et qu'il convient donc de leur laisser « la possibilité de choisir ». Comme il faut laisser la possibilité aux peuples qui votent « mal » de revoter, sans doute ?
    Le sommet européen de Vilnius, fin novembre, n'a pas arrangé la situation, qui a prétendu placer l'Ukraine devant un choix impératif : l'Europe ou la Russie. Comme le faisait remarquer quelques temps auparavant l'ancien directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, « c'est un peu comme si on demandait au Mexique si le Mexique, c'est l'Amérique du Nord ou l'Amérique du Sud ».
    Mais c'est sans doute cela qu'on appelle l'idéologie...
    Olivier Figueras monde & vie 27 décembre 2013

  • Dans la logique républicaine...

    Regardez le visage de ce ministre, il représente ce qu'un système où la liberté n'est plus que celle martelé sur les mairies. Il veut manipuler les plus faibles, les plus petits, bref nos enfants. Et pour en faire quoi, non pas ce qu'il dit, mais des esclaves soumis, des robots aux ordres de la finance, des muets devant la vie scandaleuse d'une ripoublique se vautrant dans les scandales et les tripatouillages de l'argent public. Regardez bien cet homme, c'est le même genre d'homme qui veut enlever les enfants de l'éducation parentale pour en faire demain des outils aux ordre d'un gouvernement antisocial. Durant la révolution, la misère régnait et sur simple dénonciation, le peuple défilait sous le couperet de la guillotine. On enlevait les enfants aux parents pour les former "à la spartiate" selon les vœux de conventionnels dégénérés, avant de les voir mourir par souffrance du froid et de faim. C'est cela les référence de cet homme une période durant laquelle ses héros circulaient devant la misère du peuple avec des pantalons en peau d'homme (les tanneries se trouvaient à Pithiviers, Meudon...), c'était le bon temps pour ce ministre...
    Ce genre d'homme représente en vérité ce qu'une dictature du "prêt à penser" est capable d'amener de pire, sous un regard bonhomme de bourgeois cossu, ce qu'en d'autres temps, on aurait expulsé d'une véritable cité autonome et démocratique...

    Frédéric

    Winkler http://www.actionroyaliste.com/articles/republique-et-democratie/1304-dans-la-logique-republicaine