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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Dîner du SIècle (ou presque) - Emmanuel Ratier
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Le fait de participer à une manifestation non déclarée ou interdite ne suffit pas à caractériser l'infraction
D'après les dispositions de l'article 431-3 du Code pénal relatif à la la participation délictueuse à un attroupement :
"Constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l'ordre public. Un attroupement peut être dissipé par la force publique après deux sommations de se disperser demeurées sans effet, adressées par le préfet, le sous-préfet, le maire ou l'un de ses adjoints, tout officier de police judiciaire responsable de la sécurité publique, ou tout autre officier de police judiciaire, porteurs des insignes de leur fonction. Il est procédé à ces sommations suivant des modalités propres à informer les personnes participant à l'attroupement de l'obligation de se disperser sans délai. Toutefois, les représentants de la force publique appelés en vue de dissiper un attroupement peuvent faire directement usage de la force si des violences ou voies de fait sont exercées contre eux ou s'ils ne peuvent défendre autrement le terrain qu'ils occupent. Les modalités d'application des alinéas précédents sont précisées par décret en Conseil d'Etat, qui détermine également les insignes que doivent porter les personnes mentionnées au deuxième alinéa et les conditions d'usage des armes à feu pour le maintien de l'ordre public."
Alexia Boyeau-Janecourt auteur d'une thèse de droit sur la DESOBEISSANCE POLITIQUE publiée chez l'Harmattan en 2010 indique que cette "infraction n'est donc consommée que si un trouble suffisant apprécié" en fonction du nombre, de l'équipement, des intentions des participants ou de toutes circonstances de temps et de lieu "est démontré".
Visant un arrêt déterminant pour les actions des Veilleurs de la chambre criminelle du 24 novembre 1899 de la chambre criminelle de la Cour de cassation, elle indique :
"Il a pu ainsi être jugé qu'un rassemblement "calme et pacifique" (..) n'était pas constitutif d'un attroupement prohibé, alors même qu'il n'y avait pas eu dispersion après les sommations des forces de l'ordre et qu'une contravention aux règlements de police était patente."
Madame Boyeau-Janecourt cite un jugement du tribunal correctionnel de Nice en date du 22 février 1973 confirmé par un arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 6 juillet 1973 pour indiquer que
"Le juge a déjà considéré que la présence de plus de 250 personnes sur le parvis d'une église, en vue de protester pacifiquement contre la guerre du Vietnam "n'était pas en soi un événement pouvant faire craindre aux forces de police que l'ordre pût être troublé", alors même qu'il n'y avait pas eu ni déclaration préalable ni exécution des sommations de dispersion.
Madame Boyeau-Janecourt, spécialiste incontestable de la matière, ajoute :
"Ainsi le fait de participer à une manifestation non déclarée ou interdite ne suffit pas à caractériser l'infraction"
Dès lors, et sur la base de la jurisprudence "Veilleurs" qui a montré partout en France et depuis plusieurs mois qu'aucun trouble à l'ordre public n'était commis, on voit mal comment des sommations de dispersion régulières pourraient être faites par les forces de l'ordre contre des veilleurs immobiles, "calmes et pacifiques". Si les sommations étaient jugées illégales, les arrestations qui en résulteraient seraient alors arbitraires, les détentions illégales et les personnes ayant données des ordres illégaux ou ayant procédés à des>arrestations arbitraires (forces de l'ordre) sanctionnables pénalement.
Pour rappel :
Article 432-4 du code pénal :
"Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public, agissant dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission, d'ordonner ou d'accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d'emprisonnement et de 100000 euros d'amende. Lorsque l'acte attentatoire consiste en une détention ou une rétention d'une durée de plus de sept jours, la peine est portée à trente ans de réclusion criminelle et à 450000 euros d'amende."
Article 122-4
"N'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte prescrit ou autorisé par des dispositions législatives ou réglementaires. N'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l'autorité légitime, sauf si cet acte est manifestement illégal."
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P. Scholl-Latour: “L’Occident s’allie avec Al-Qaeda”
Peter Scholl-Latour, le grand expert allemand sur le Proche et le Moyen Orient s’exprime sur la guerre civile syrienne, sur le rôle de l’Europe et des Etats-Unis, sur le programme nucléaire iranien qui suscite bien des controverses...
Entretien avec Peter Scholl-Latour
Q.: En Syrie, l’armée vient de reprendre un bastion des rebelles, la ville de Qussayr et a enregistré d’autres succès encore. Ces victoires représentent-elles un tournant dans cette guerre civile atroce, cette fois favorable à Bechar El-Assad?PSL: Jamais la situation n’a vraiment été critique pour le Président El-Assad, contrairement à ce qu’ont toujours affirmé nos médias. Il y a bien sûr des villages qui sont occupés par les rebelles; des frontières intérieures ont certes été formées au cours des événements mais on peut difficilement les tracer sur une carte avec précision. La Syrie ressemble dès lors à une peau de léopard. Aucun chef-lieu de province n’est tombé aux mains des rebelles, bien que bon nombre d’entre eux soient entourés de villages hostiles à El-Assad. Il est tout aussi faux d’affirmer que tous les Sunnites sont des adversaires d’El-Assad, et la chute d’une place forte stratégique aussi importante que Qussayr est bien entendu le fruit d’une coopération avec le Hizbollah libanais.
Q.: Le Liban sera-t-il encore plus impliqué dans la guerre civile syrienne qu’auparavant?
PSL: Le Liban est profondément impliqué! Quand j’étais à Tripoli dans le Nord du pays, il y a trois ans, des coups de feu s’échangeaient déjà entre les quartiers alaouites et sunnites. La ville de Tripoli a toujours été considérée comme le principal bastion au Liban de l’islam rigoriste et, pour l’instant, on ne sait pas encore comment se positionneront vraiment les chrétiens. On peut cependant prévoir qu’ils en auront bien vite assez de la folie des rebelles syriens, dont le slogan est le suivant: “Les chrétiens à Beyrouth, les alaouites au cimetière!”.
Q.: L’UE vient encore de prolonger l’embargo sur les armes contre la Syrie, vu que l’Europe ne montre aucune unité diplomatique ou stratégique. Peut-on considérer cette posture comme un prise de position inutile de la part de l’UE?
PSL: Les Européens montrent une fois de plus une image lamentable, surtout les Français et les Anglais. Cette image lamentable, à mes yeux, se repère surtout dans la tentative maladroite des Français de prouver que le régime d’El-Assad utilise des gaz de combat, affirmation purement gratuite car il n’y a pas l’ombre d’une preuve. Cependant, les seuls qui auraient un intérêt à utiliser des gaz, même en proportions très limitées, sont les rebelles, car Obama a déclaré naguère que l’utilisation de telles armes chimiques constituerait le franchissement d’une “ligne rouge”, permettant à l’Occident d’intervenir.
Q.: L’Occident pourra-t-il encore intervenir, surtout les Etats-Unis, même sans utiliser de troupes terrestres et en imposant militairement une zone interdite aux avions d’El-Assad?
PSL: Les Américains ne sont pas prêts, pour le moment, à franchir ce pas parce qu’ils ne veulent pas s’impliquer encore davantage dans les conflits du Proche Orient et surtout parce qu’ils en ont assez du gâchis libyen. L’Occident a certes connu une forme de succès en Libye, en provoquant la chute de Khadhafi, mais le pays est plongé depuis lors dans un inextricable chaos dont ne perçoit pas la fin. En Cyrénaïque, plus précisément à Benghazi, où l’on a cru naïvement qu’un soulèvement pour la démocratie avait eu lieu, l’ambassadeur des Etats-Unis a été assassiné. On aurait parfaitement pu prévoir ce chaos car la Cyrénaïque a toujours été, dans l’histoire, la province libyenne la plus travaillée par l’islamisme radical.
On a cru tout aussi naïvement que des élections allaient amener au pouvoir un gouvernement modéré et pro-occidental, mais on n’a toujours rien vu arriver... Les luttes acharnées qui déchirent la Libye sont organisées par les diverses tribus qui ont chacune leurs visions religieuses propres.
Q.: L’Occident soutient les rebelles en Syrie tandis que la Russie se range derrière El-Assad. Peut-on en conclure que, vu les relations considérablement rafraîchies aujourd’hui entre l’Occident et la Russie, la guerre civile syrienne est une sorte de guerre russo-occidentale par partis syriens interposés?
PSL: Bien sûr qu’il s’agit d’une guerre par partis syriens interposés: les Russes se sont rangés derrière El-Assad, comme vous le dites, de même que l’Iran et le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. La frontière entre la Syrie et la Turquie est complètement ouverte, ce qui permet aux armes, aux volontaires anti-Assad et aux combattants d’Al Qaeda de passer en Syrie et de renforcer le camp des rebelles. De plus, en Turquie, on entraîne des combattants tchétchènes, ce qui me permet de dire que l’Occident s’est bel et bien allié à Al-Qaeda.
Q.: Quelles motivations poussent donc les Turcs? Sont-ils animés par un rêve de puissance alimenté par l’idéologie néo-ottomane?
PSL: Selon toute vraisemblance, de telles idées animent l’esprit du premier ministre turc Erdogan. Mais, depuis peu, des troubles secouent toute la Turquie, qu’il ne faut certes pas exagérer dans leur ampleur parce qu’Erdogan est bien installé au pouvoir, difficilement délogeable, ne peut être renversé. Mais les événements récents égratignent considérablement l’image de marque de la Turquie, telle qu’elle avait été concoctée pour le public européen, celle d’un pays à l’islam tolérant, exemple pour tout le monde musulman. Cette vision vient d’éclater comme une baudruche. Mais les véritables inspirateurs des rebelles syriens sont les Saoudiens, dont la doctrine wahhabite est précisément celle des talibans.
Q.: L’Autriche va retirer ses casques bleus du Golan. On peut dès lors se poser la question: la mission de l’ONU dans cette région pourra-t-elle se maintenir? Si la zone-tampon disparaît, ne peut-on pas craindre une guerre entre Israël et la Syrie?
PSL: Pour les Israéliens, ce serait stupide de déclencher une guerre, ce serait une erreur que personne ne comprendrait car depuis la fin de la guerre du Yom Kippour, il y a près de quarante ans, il n’y a pas eu le moindre incident sur la frontière du Golan. J’ai visité là-bas les casques bleus autrichiens et ils ne m’ont pas mentionné le moindre incident. Aujourd’hui toutefois les échanges de tirs ont commencé et les groupes islamistes extrémistes s’infiltrent; il vaut donc mieux que les Autrichiens, qui ont l’ordre de ne jamais tirer, se retirent au plus vite.
Q.: Mais alors une guerre entre Israéliens et Syriens devient possible...
PSL: Israël a une idée fixe: la grande menace viendrait de l’Iran, ce qui est une interprétation totalement erronée. Si les rebelles ont le dessus en Syrie, Israël aura affaire à des islamistes sunnites sur les hauteurs du Golan. Bien sûr, on me rétorquera que le Hizbollah chiite du Liban est, lui aussi, sur la frontière avec Israël, mais il faut savoir que le Hizbollah est une armée disciplinée. Sa doctrine est aussi beaucoup plus tolérante qu’on ne nous l’a dépeinte dans les médias occidentaux: par exemple, dans les régions tenues par le Hizbollah, il n’y a jamais eu de persécutions contre les chrétiens; les églises y sont ouvertes et les statues mariales y demeurent dressées. Toutes choses impensables en Arabie Saoudite, pays qui est un de nos chers alliés, auquel l’Allemagne ne cesse de fournir des chars de combat... Nous vivons à l’heure d’une hypocrisie totale.
Q.: Vous venez d’évoquer l’Iran: un changement de cap après les présidentielles est fort peu probable, surtout si la figure de proue religieuse demeure forte en la personne de Khamenei...
PSL: On a largement surestimé Ahmadinedjad. Il a certes dit quelques bêtises à propos d’Israël mais dans le monde arabe il y a bien d’autres hommes politiques qui ont dit rigoureusement la même chose, sans que les médias occidentaux n’aient jugé bon de lancer des campagnes d’hystérie. Certes, le zèle religieux est bien repérable chez les Chiites d’Iran et, dans les villes surtout, le nationalisme iranien est une force politique considérable. Si un conflit éclate, l’Iran n’est pas un adversaire qu’il s’agira de sous-estimer.
Q.: Le programme nucléaire iranien, si contesté, est aussi et surtout l’expression d’un nationalisme iranien...
PSL: On ne peut prédire si l’Iran se dotera d’un armement nucléaire ou non. Mais on peut émettre l’hypothèse qu’un jour l’Iran deviendra une puissance nucléaire. Cela ne veut pas dire que l’Iran lancera des armes atomiques contre ses voisins car Téhéran considèrera cet armement comme un atout dissuasif, comme tous les autres Etats qui en disposent. L’Iran, tout simplement, est un Etat entouré de voisins plus ou moins hostiles et aimerait disposer d’un armement atomique dissuasif.
Propos recueillis par Bernhard Tomaschitz.http://euro-synergies.hautetfort.com/
(entretien paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°24/2013).
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Les veillées de la semaine
MARDI 25 JUIN
- Anneyron : 20h45 devant la salle des fêtes de Châteauneuf de Galaure
- Beauvais : 21h30 place Jeanne Hachette
- Béziers: 21h00, devant les Arènes
- Bourg-en-Bresse : 21h30 devant la Grenete
- Bourges : 20h45 place Jacques Coeur
- Carcassonne: 21h00, square Gambetta.
- Carpentras : 21h devant Saint-Siffrein
- Lille : 21h place de l’Opéra
- Limoges : 21h place d’Aine
- Lyon : 21h place de la Comédie
- Luçon : 21h15 place Sochet des Touches
- Mâcon : 20h45 quai Lamartine
- Metz : 21h place d’Armes
- Montpellier : 20h30, sur la Place de la Préfecture
- Moulins-sur-Allier : 21h place d’Allier
- Nantes : 21h30 cours des 50 Otages
- Narbonne : 21h00, place de l'hôtel de Ville
- Reims : 21h30 place Royale
- Rennes : 21h square de la Motte
- Saint-Quentin (Picardie) : 21h30 place de l’Hôtel de Ville
- Sélestat : 21h devant la Mairie
- Aix-en-Provence : 21h30 devant Sciences Po
- Arras : 21h place des Héros
- Autun : 18h kiosque place de l’Hôtel de Ville
- Belfort : 21h place Corbis
- Besançon : 20h30 (lieu @Veilleurs_besac sur Twitter)
- Grenoble : 21h place de Verdun
- Montluçon : 20h devant l’Hôtel de Ville
- Nantes : 21h30 cours des 50 Otages
- Paris : 21h30 (lieu à déterminer)
- Poitiers : 21h devant le palais de justice
- Strasbourg : GRANDE VEILLEE EUROPEENNE 21h place Broglie
- Toulouse : 21h30 derrière le Capitole
- Valence : 21h près de la mairie (si pluie : sous les Halles)
- Annecy : 21h30 place de la Mairie
- Chatou : 21h veillée itinérante, départ 75 av E. Thiébaud (Vésinet)
- Compiègne : 21h place de l’Hôtel de Ville
- Montélimar : 21h sur les Allées Provençales
- Nancy : 21h (lieu)
- Nantes : 21h30 cours des 50 Otages
- Pau : 21h place Georges Clémenceau
- Romorantin : https://www.facebook.com/lesveilleursduloiretcher
- Thonon-lès-Bain : 21h devant l’Hôtel de Ville
- Vannes : 21h au pied des Remparts
- Versailles : 21h30 place du Marché
- Bordeaux : 21h30 place Pey-Berland
- Caen : 21h30 place Saint-Pierre
- Chartres : 21h portail sud de la Cathédrale
- Colmar : 21h Koïfhus
- Fréjus : 21h Rond point des Tirailleurs Sénégalais
- Le Havre : 21h30 place Perret
- Londres : 21h30 Hyde Park
- Nantes : 21h30 cours des 50 Otages
- Nîmes : 21h30 sur les marches de la médiathèque, face à la Maison Carrée
- Poissy : 21h30, plus d’infos (Première Veillée !)
- Saint-Brieuc : 21h devant le centre commercial des Champs
- Saint-Dizier : 21h place de l’Hôtel de Ville
- Sélestat : 21h devant la Mairie
- Troyes : 21h place de l’Hôtel de Ville
- Vichy : 21h place de l’église Saint Louis
- Ajaccio : 21h Cour Napoléon
- La Réunion : 19h30 place Labourdonnais (Première Veillée !)
- Nantes : 21h30 cours des 50 Otages
- Ancenis : 21h près du pont sous la statue de Joachim du Bellay
- Dreux : 20h30 devant la Sous-Préfecture
- Dijon : 20h30 place de la Libération
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Une situation qui peut se radicaliser
Plusieurs événements ces derniers jours m'ont semblé revêtir une importance considérable pour l'avenir.
Le premier s'est déroulé dans la Lot-et-Garonne marque peut-être pas la fin du prétendu front républicain mais le recul décisif, peut-être définitif, de ce mot d'ordre. Les électeurs de gauche eux-mêmes ne marchent plus. Un nombre considérable s'est déplacé pour voter blanc, plus de 5 000. Accessoirement les résultats bruts semblent aussi indiquer la persistance de ce qu'on a appelé "l'anti-sarkozysme", moteur essentiel de la victoire du candidat Hollande en 2012, et dont manifestement le pouvoir actuel cherche encore à se servir encore. Il ne dispose d'ailleurs guère d'autres arguments.
Le discrédit de la classe politique dans son ensemble progresse dans le pays.
Un autre fait doit être souligné : le rassemblement des bandes gauchistes dans le Quartier de l'Opéra dimanche soir avec quelques violences notables. Le chiffre de "6 000 manifestants antifascistes" est sans doute inflaté, mais il n'en annonce pas moins de prochaines provocations.
Un point extrêmement positif et à soutenir : la mobilisation en faveur du jeune Nicolas, arrêté violemment le 16 juin lors d'une manifestation pacifique et condamné le 19 juin, alors qu'il avait surtout été la victime des forces de répression. Cette protestation doit être soutenue, notamment parce qu'elle transcende toutes les divisions coutumières de la droite en chapelles. Des pétitions circulent : il faut les signer et les faire connaître.
Enfin, en filigrane, on notera la montée du péril islamo-terroriste intérieur. Il est largement représenté par des convertis décidés à frapper notre société, et leur pays. Cette situation peut se radicaliser, par la faute du sectarisme du pouvoir et particulièrement celui des ministères de l'Intérieur et de la prétendue Justice.
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Liberté d’expression : ce vent mauvais qui souffle sur Internet
Faisant écho à la proposition d'Esther Benbassa, sénatrice écologiste du Val-de-Marne, qui réclamait en février dernier la mise en place d'un groupe de travail sur la liberté d'expression sur Internet, le député socialiste Malek Boutih a souhaité, le 12 juin à l'Assemblée nationale, que les pouvoirs publics prennent « le contrôle sur Internet », en confiant cette surveillance au CSA : pour l'ancien président de SOS Racisme « contrôler les tuyaux, c'est contrôler les contenus » ! Déjà, dans son rapport sur la politique culturelle à l'ère des contenus numériques, remis le 13 mai dernier au Président de la République, Pierre Lescure avait préconisé la dévolution au CSA de missions de régulation nouvelles touchant aux vidéos distribuées via internet et la création d'une taxe sur les plateformes vidéos. Dans une tribune publiée le 13 juin par le Huffington Post, Esther Benbassa récidivait en n'hésitant pas à voir dans la mort de Clément Méric la marque des réseaux sociaux....Répétées à l'envi, ces déclarations troublantes constituent autant de signes avant-coureurs, annonciateurs sans doute d'une loi inédite qui viserait à domestiquer la liberté d'expression en ligne. En procédant à la refonte substantielle de la loi sur la liberté de la presse de 1881, pour l'adapter aux nouvelles technologies, il s'agirait ni plus ni moins pour nos e-censeurs que de faciliter la répression des propos diffusés sur les réseaux sociaux.
Considérant que l'état du droit français est largement opérationnel pour réprimer les éventuels dérapages qui se produisent sur le net, le SIEL met solennellement en garde le gouvernement Hollande contre la tentation liberticide qui l'anime manifestement en voulant ainsi mettre au pas les libertés numériques. Echappant aux pesanteurs de la pensée dominante et du politiquement correct, Internet demeure en France le dernier espace de liberté d'expression : son intégrité est devenue aujourd'hui à ce point irremplaçable que nos compatriotes ne toléreront jamais qu'il y soit porté atteinte aussi peu que ce soit.
par Karim Ouchikh
Président exécutif du SIEL
Administrateur du RBM http://www.siel-souverainete.fr -
500 personnes soutiennent Nicolas devant le Palais de justice d'Angers
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Vous avez déjà perdu
Intervention des Hommen hier soir, place Dauphine :
"Alors si on fait les comptes:
*Vous faites adopter une loi qui viole les droits de la majorité et des plus vulnérables pour plaire à un lobby qui représente la minorité d'une minorité.
*Vous manipulez les sondages en dissociant les questions de mariage et d'adoption quand la loi porte sur les deux ensemble.
*Vous ignorez des centaines de milliers de personnes descendues pacifiquement dans la rue à plusieurs reprises et falsifiez les chiffres de leurs mobilisations.
*Vous foutez au panier une pétition historique de 700 000 signatures.
*Vous accélérez le calendrier législatif pour prendre de vitesse les opposants.
*Vous refusez d'organiser un référendum en invoquant le fait que l'article 11 ne prévoit qu'on y ait recours que pour les questions sociales et non sociétales; alors même que le terme "sociétal" est un néologisme qui n'existait pas en 58, et que la commission choisie pour examiner le texte à l'assemblée est précisément la commission des affaires SOCIALES.
*Vous laissez des racailles de flics en civil malmener des jeunes filles et tabasser des gamins de 14 ans.
*Vous refusez aux maires leur droit à l'objection de conscience en les menaçants de 7 ans de prison.
*Vous faites coffrer des promeneurs parce qu'ils portent un sweat de la Manif.
*Vous multipliez les détentions arbitraires et les procédures abusives.
Et maintenant vous foutez en taule un étudiant qui est allé chanter la Marseillaise sur les Champs Elysées...
Mais continuez M. Hollande! A ce train-là vous finirez par faire tirer sur la foule…
Continuez mesdames et messieurs les juges, ministres, chroniqueurs et autres bonnes consciences subventionnées! Bientôt vous réhabiliterez la gégène…
Continuez! Vous êtes en train de forger une génération de résistants.
Vous croyez n'avoir à faire qu'à des cathos réacs mus par leur sentiment religieux? Vous êtes mal! L'ordre naturel qu'ils défendent est universel et vos coups de tonfa ont trempé leur conscience politique. Ils ont compris que ce mariage homo était le fruit vénéneux d'un arbre pourri par le mépris du peuple, la propagande médiatique et la dictature des minorités. S'ils pointent encore le fruit, ils pensent désormais à couper l'arbre. Et demain ils rallieront à eux le pays réel qui ne supporte plus votre condescendance.
Continuez! Votre société utopique ne fait plus rêver. Notre génération en a soupé de votre progrès. Nous avons vu où mène votre libération des mœurs, votre marché-roi et votre relativisme déguisé en ouverture d'esprit. Nous sommes les enfants du divorce de masse, de la gay pride et de l'adultère en publicité dans le métro. Nous ne voulons pas de vos vies de merde de cocus compréhensifs et de working-girl dépressives.
Continuez! De toute façon vous avez déjà perdu... Déjà Cohn-Bendit est tombé, le monde dégueulasse qu'il incarnait le suit. Votre activisme n'y changera rien, c'est du bouche-à-bouche à un cadavre."
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De pareils monstres ont-ils le droit de vivre ? par Manuel Gomez
Tous les experts psychiatres s’accordent aujourd’hui pour affirmer que Mathieu M. est un psychotique, un pervers et d’une dangerosité majeure. Dans un langage « Rabelaisien » on dirait : « Quand on voit les c……. on dit que c’est un mâle ».Il a fallu qu’il viole, assassine de 17 coups de couteau et carbonise une jeune fille de 13 ans, Agnès, pour qu’ils en arrivent à cette conclusion. Est-il besoin d’être un expert pour parvenir à une telle évidence ?Après avoir déjà violé, sous menace d’un couteau, et traumatisé à vie une autre jeune fille, Julie, en son village de Noges-et-Solorgues (Gard) en août 2010, Mathieu est libéré après quatre mois de détention provisoire, en novembre 2010 (sous soi-disant contrôle judiciaire !) car considéré comme « non dangereux » par l’expert psychiatre le Dr Claude Aiguesvives.
Est-ce que ce médecin, est-ce que les juges, est-ce que tous les magistrats qui en avaient la responsabilité, ne se sentent pas complices des atrocités subies par Agnès ?Passons sur les détails qui ont conduit Mathieu M. à rejoindre l’établissement cévenol de Chambon-sur-Lignon (dissimulation du père, non présentation du dossier de suivi médical, etc.)Mathieu va probablement être condamné à une très lourde peine mais il est jeune et sortira un jour.Aura-t-il été soigné afin qu’il ne récidive pas ?Aura-t-il été castré chimiquement ?Aura-t-il été « lobotomisé », comme cela se pratiquait à l’époque, avant les années 50 ?Certainement pas… nous ne sommes pas des sauvages !Il ne faudrait pas que la fille, ou la petite fille, de l’un de ces experts, juges, magistrats, etc. tous complices de l’assassinat d’Agnès, croise le chemin de cet être malfaisant quand il sera libre de sévir de nouveau car leur analyse sera certainement différente !Un monstre pareil a-t-il le droit de vivre ? Éternelle question.Je ne sais pas si la peine de mort est dissuasive mais ce dont je suis certain c’est qu’elle nous débarrasserait de ce monstre à tout jamais.Mais ne sommes-nous pas des humains civilisés ? Alors laissons-leur le droit de vivre pour qu’ils puissent récidiver. -
Le Venezuela en état d’alerte
Ce n’est pas d’aujourd’hui que le Venezuela est mis à l’épreuve des forces oligarchiques nationales et des politiques agressives de Washington. Depuis l’élection d’Hugo Chavez, en 1998, de l’adoption d’une nouvelle constitution , en 1999, d’une nouvelle élection présidentielle, conformément à la nouvelle constitution, en 2000, les anciens maîtres du Venezuela ne déragent plus. Oligarchies nationales, cupule ecclésiale et Washington serrent les rangs pour briser à sa racine ce nouveau régime.Dès 2002, une première tentative de coup d’État qui n’aura duré que quelques heures aura mis au grand jour les adversaires de la révolution bolivarienne. On se souviendra qu’avec l’aide de certains hauts gradés de l’armée, l’oligarchie nationale prit le contrôle des lieux décisionnels de l’État. Chavez fut transporté dans un lieu secret et les principaux acteurs de ce coup militaire (le patronat, la hiérarchie ecclésiale, les représentants oligarchiques et les médias meanstream célébrèrent cette victoire, le temps que le peuple et une partie de l’armée, restés fidèles à Chavez, interviennent et mettent fin à la fête. Chavez est aussitôt localisé, libéré et ramené au poste auquel le peuple l’avait élu, à savoir celui de Président.
En 2004, selon une procédure prévue par la constitution, les opposants de Chavez font campagne afin d’obtenir suffisamment de signatures pour demander sa destitution. Un référendum a lieu et Chavez en sort encore plus fort. Il peut compter sur la majorité du peuple. À la même époque, mai 2004, 126 Colombiens, paramilitaires en mission au Venezuela, sont capturés. Ils avaient pour mission d’assassiner Chavez et de déstabiliser le gouvernement par des actions de sabotages. À cette époque, la Colombie est sous la gouverne d’Alvaro Uribe.
Cette guerre souterraine contre Chavez et la nouvelle démocratie, celle du peuple pour le peuple, n’a jamais cessé. Les oligarchies et Washington avec la collaboration de la Colombie ne décolèrent toujours pas.
En mars 2013, le président Chavez meurt d’un cancer bien mystérieux. Cette mort donne un nouvel espoir à ses adversaires, celui de reprendre le contrôle du pays et des richesses pétrolières. À ces objectifs s’ajoute également le sabotage des organismes régionaux d’intégration et d’unification des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes. Il faut penser à UNASUR, MERCOSUR, ALBA, CELAC. Dans aucun de ces organismes ne figurent les États-Unis et le Canada.
L’élection présidentielle du 14 avril dernier donna gagnant Nicolas Maduro, le candidat désigné par Chavez. Sa victoire a été bien en deçà de ce que les sondages disaient, mais il en est sorti gagnant.
Une élection qui s’est déroulée dans un climat de paix et sous l’œil vigilant de plus de 300 observateurs étrangers. Une victoire, reconnue par tous des pays de l’Amérique latine. Les États-Unis sont le seul pays qui ne reconnaît pas les résultats de cette élection. En cela, l’Administration Obama apporte tout son soutien à l’opposition vénézuélienne sous la direction du candidat perdant, Henrique Capriles. Il faut préciser que ce dernier avait refusé, tant avant que pendant l’élection, de reconnaître les résultats de l’élection. Ces derniers jours, le Conseil électoral national a rendu publiques les conclusions de la révision totale des résultats de la dernière élection. À 99.009 %, ces résultats confirment ceux du 14 avril 2013.
Le soir des élections, le candidat perdant, Henrique Capriles a invité ses partisans à aller manifester et à exprimer leur colère. Ce fut le début de nombreux saccages dans des lieux publics, dans des centres médicaux, dans des locaux du Coneil national électoral et ainsi que de nombreux blessés et de plusieurs morts. La nuit du 15 avril demeurera une page tragique de l’histoire vénézuélienne.
« Dès l´annonce de Capriles, des groupuscules néofascistes déferlent dans les rues du pays. Des symboles du chavisme sont détruits, des militants attaqués et assassinés, des petits commerces sont saccagés et brûlés. On dénombrera 7 morts et 61 blessés, par balle pour la plupart. Cinq sièges régionaux du Parti socialiste Uni du Venezuela (Psuv) sont dévastés par les flammes, tout comme douze cliniques populaires où officient des médecins cubains. »
Le 26 mai, Jos Biden arrive à Bogota pour une rencontre avec le président Santos. Il vient donner le signal d’une nouvelle offensive contre le Venezuela. En effet, à peine reparti de Bogota pour le Brésil, le président Santos reçoit officiellement Enrique Capriles, cet opposant qui n’a jamais voulu reconnaître les résultats de l’élection du 14 avril en dépit du fait que tous les pays de l’Amérique latine, y incluant la Colombie, les aient reconnus et que tous les observateurs internationaux en aient confirmé la pleine crédibilité. Capriles, c’est, également, celui qui a incité à la violence laquelle a fait plus de 63 blessés et 7 morts.
Le Venezuela est en colère. Les principes de bonne entende, établis en 2010 entre les deux gouvernements, viennent se heurter à un autre agenda qu’a la Colombie. Les médias meanstream trouvent la réaction du Venezuela exagérée et présentent l’événement comme quelque chose de normal et d’interne à la Colombie.
Pour le président Maduro, il ne s’agit pas d’un événement normal, relevant de la seule souveraineté de la Colombie. Cette colère vient du fait que le président Santos était bien au fait des crimes de Capriles et qu’il sait pertinemment que la dernière élection, sanctionnée par le Conseil électoral national, instance suprême de validation de toute élection, est la référence à prendre en considération. D’ailleurs, ce même président Santos avait participé avec tous les membres d’UNASUR pour discuter des élections au Venezuela et de la légitimité du président Nicolas Maduro. Tous, sans exception, y compris Santos, avaient alors reconnu la validité de l’élection et confirmé leur soutien au nouveau Président.
Imaginons un seul instant que le Président du Venezuela reçoive officiellement le chef des groupes armés qui veulent renverser le gouvernement colombien ! Que se passerait-il alors de la part des autorités colombiennes et de ses alliés ? Ce serait, à n’en pas douter un motif suffisant pour couper toutes les relations diplomatiques entre les deux pays.
Ce n’est pas tout. Deux jours à peine après cette rencontre explosive, le président Santos annonce son intention de demander l’intégration de la Colombie à l’OTAN. Une autre intervention qui vient semer la confusion dans les relations des pays de l’Amérique latine qui ont déjà décidé de faire de ce territoire une terre de paix.
Sur ce point précis de l’OTAN, je vous invite à lire cet excellent article d’Alberto Rabilotta.
Depuis, les évènements se succèdent.
D’abord deux groupes de paramilitaires colombiens ont été arrêtés, début juin, en sol vénézuélien. Leur mission devait les conduire jusqu’à Caracas pour y assassiner le Président et d’autres personnalités du gouvernement.
Vient par la suite cette information, transmise par le journaliste et ancien vice-président du Venezuela, Jose Vicente Rangel, à l’effet qu’une représentation de la opposition s’est rendue à San Antonio, Texas, pour y acheter 18 avions de guerre à être livrés sur une des bases militaire étasuniennes en Colombie.
Je termine ce survol d’évènements avec cette double information. La première porte sur l’audience privée que le pape François accordera au président Maduro, lundi, le 17 juin. Une rencontre à suivre de près.
La seconde est que trois représentants de l’opposition vénézuélienne seront reçus, deux jours plus tard, par le grand patron de la diplomatie vaticane. Il semblerait que ce soit pour réclamer la libération des soi-disant prisonniers politiques au Venezuela.
Ce dernier point met en relief les relations privilégiées qu’a cette opposition avec l’épiscopat et le nonce apostolique vénézuéliens. À ma connaissance, c’est la première fois qu’une telle requête est présentée par une opposition politique à un si haut niveau. En général, elle s’adresse à l’épiscopat national qui voit ou non la pertinence d’en saisir le Nonce apostolique et par la suite ce dernier décide de s’en faire ou pas l’avocat auprès des plus hautes autorités de l’Église. D’autant plus que le Venezuela n’a pas la réputation d’avoir des prisonniers politiques, à tout le moins, pas depuis l’arrivée de Chavez à la Présidence, en 1998.
On verra bien ce que la presse internationale va nous en dire de ces deux rencontres. Je vous promets que je vais y être attentif.
Il n’y a pas de doute que la presse internationale meanstream sera là pour recueillir les commentaires et observations de ces représentants de l’opposition. Sur la rencontre du Président avec le Pape, il faudra, sans doute, que des scribes de l’information alternative prennent la relève.
Bonne journée à vous tous et toutes qui avez eu le courage de me lire jusqu’à la fin.
Oscar Fortin http://chantaldupille.over-blog.com/
http://www.mondialisation.ca/le-venezuela-en-etat-dalerte/5339349.