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anti-national - Page 1026

  • EXCLUSIF. La condamnation qui ébranle la magistrature

     

    Un haut magistrat, indigné, anonyme et rebelle, brise son devoir de réserve pour crier sa rage après la condamnation d’un manifestant contre le mariage gay.

     

    La condamnation, jeudi, à deux mois de prison ferme pour "rébellion" envers les forces de l’ordre de Nicolas, un étudiant sympathisant de la Manif pour tous, choque dans les commissariats et les tribunaux. Mais pas seulement. Ce jeune homme de 23 ans devient un martyr sur les réseaux sociaux. L’étudiant, engagé dans le mouvement en janvier dernier, a participé, dimanche 16 juin, à un rassemblement devant les locaux de M6 alors que François Hollande y était interviewé. Il a ensuite manifesté sur les Champs-Élysées en compagnie de 200 opposants au mariage pour tous. Repéré par les forces de l’ordre, déjà condamné en comparution immédiate le 28 mai dernier pour "non-dispersion après sommation", Nicolas est en détention.

    Sa condamnation sévère ébranle la magistrature comme la hiérarchie policière. Non que tous ces magistrats et grands policiers soutiennent aveuglément le mouvement anti-mariage gay, mais ils s’inquiètent d’une dérive, d’un glissement, d’une certaine partialité, d’une justice qu’ils craignent de voir devenir injuste, d’une police aux ordres. Ces hauts fonctionnaires ne se reconnaissent pas dans les interpellations et condamnations des manifestants anti-mariage pour tous. Et certains affirment, non sans grandiloquence, être entrés en résistance face à cette dictature. Une défiance qui ne saurait être un bon signe dans une société crispée et fragile. Le Point.fr reçoit de nombreux témoignages d’incompréhension et de révolte à l’égard de ce que certains serviteurs de l’État vivent comme une supposée répression.

    Nous donnons aujourd’hui la parole à l’un d’eux. Un magistrat anonyme, indigné, rebelle. Excessif sûrement, mais son cri est le symptôme d’une France qui se clive.

    RETROUVEZ la tribune du magistrat : ici

    Le Point  http://www.actionfrancaise.net

  • Soutien au maire de Mésanger

    Ce matin plus de 200 personnes se sont rassemblées à Mésanger pour soutenir Jean-Yves Clouet le maire qui refuse la loi Taubira. Sur les marches de la mairie 3 maires attendaient. Jean-Yves Clouet, bien sûr, mais également le maire de Trans sur Erdre et celui de Saint Sulpice des Landes. Tous trois, écharpes tricolores ceintes, ont réclamé la clause de conscience que l’Etat leur refuse ! Pourtant, c’est le peuple qui les a élus et à qui ils devront rendre des comptes, pas l’Etat ! C’est un immense espoir qui se lève de voir nos maires entrer en résistance !

    M
    2013 06 LMPT M+®sanger (40)
    2013 06 LMPT M+®sanger (43)

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Goldman Sachs finance la prostitution des mineures

    « Goldman Sachs, la plus pourrie des banques. Au menu du jour, le trafic des prostituées mineures. L’info ne vient pas d’un site alter, allumé à l’anti-US primaire, mais du New York Times de ce samedi, et sous la signature d’un journaliste de renom, Nicholas D. Kristof.

    Kristof écrit : « La plus grande plateforme du trafic sexuel de jeunes filles mineures aux Etats-Unis semble être un site Internet appelé Backpage.com ». Ce site gère les annonces pour les escort girl. Mais écrit Kristof, Backpage joue un rôle majeur dans la prostitution des mineurs. Le journaliste fait état de nombreuses démarches de la justice et de parlementaires, et il évoque notamment une affaire judiciaire en cours à New York concernant une jeune fille de 15 ans « droguée, ligotée, violée et vendue à travers Backpage »

    Ce véritable magasin de femmes et de fille est la propriété de la société Village Voice Media, et comme pour nombre de sociétés US, il est difficile d’en connaitre les propriétaires. C’est sur cette question que Kristof a enquêté… et a trouvé : « Nous avons résolu le mystère. Il apparaît que les vrais propriétaires incluent des sociétés financières, parmi lesquelles figure Goldman Sachs dans une proportion de 16% ».

    Kristof raconte que, lorsque la banque a appris qu’il enquêtait sur le sujet, elle s’est activée pour vendre ses actions, et elle l’a appelé vendredi après midi pour lui dire qu’elle venait de signer la fin de sa participation à la direction du site.

    Andrea Raphael, porte-parole de Goldman Sachs, plaide comme un voyou de seconde zone : « Nous n’avons eu aucune influence sur la conduite de cette compagnie ». Donc, en gros, « on est planté jusque là, mais nous ne sommes que de misérables financiers, sans pouvoir de décision ». Mais Kristof précise  que Scott L. Lebovitz, l’un des managing directors de Goldman, a siégé pendant quatre ans au conseil d’administration de Village Voice Media, jusqu’en 2010.
    Un repentir ? Tu parles ! A cette époque, la situation leur est apparue intenable… car après des enquêtes judiciaires, le Congrès avait lancé les premières enquêtes sur cette société. Scott L. Lebovitz s’est cassé, mais le fric est resté !

    Village Voice Médias annonce être vigilant pour écarter les annonces des trafiquants, mais c’est une juste une plaisanterie. L’État de Washington vient d’adopter une loi prévoyant des sanctions pénales qui seraient applicables si Backpage publie des annonces sans vérifier l’âge des femmes, loi qui s’annonce d’application délicate du fait de la protection de la vie privée.

    Kristof conclut : « Ainsi, depuis plus de six ans Goldman détient une participation importante dans une société connue pour ses liens avec le trafic sexuel, et a siégé parmi les dirigeants de l’entreprise pendant quatre ans. Il n’y a aucun indice pour dire que Goldman a utilisé sa participation au capital pour pousser Village Voice à abandonner annonces d’escort girl ou à vérifier l’âge des jeunes femmes ».

    Comme je suis moins modéré que Nicholas D. Kristof, je conclurai en disant que les dirigeants de cette banque sont des fumiers. »

    Lu ici   http://www.contre-info.com

  • Pierre Bergé, un George Soros à la française

    George Soros et Pierre Bergé n’ont pas seulement en commun un âge avancé et un compte en banque bien garni. Ils ont aussi, chacun à leur manière, une façon bien précise d’influencer le monde culturel et politique. Comme nous allons le constater, notre philanthrope français utilise les mêmes leviers que son homologue américain.

    Né en 1930 sur l’ile d’Oléron, d’une mère institutrice progressiste adepte de la pédagogie Montessori et d’un père fonctionnaire des contributions, il monte sur Paris en 1948 et fait connaissance de nombreuses personnalités du monde culturel, telles que Cocteau, Aragon, Camus, Sartre. Il sera même le compagnon et gestionnaire de carrière de Bernard Buffet pendant 8 ans [1].

    Il créé en 1950 son premier journal, Patrie mondiale, en collaboration avec Garry Davis, dont il avait rejoint le mouvement au nom très évocateur de « Citoyens du monde ». Il est d’ailleurs toujours au conseil consultatif de la World Citizen Foundation à laquelle contribuent, entre autres, le think tank « progressiste » Terra Nova ainsi que Le Monde diplomatique [2].

    La rencontre avec « l’homme de sa vie », Yves Saint-Laurent, remonte à 1952. Ils créent en 1961 la maison de couture « Yves Saint-Laurent » en s’appuyant sur le financement du milliardaire américain J. Mack Robinson [3]. Ils acquièrent en 1966 la villa du serpent dans la médina de Marrakech et le Jardin Majorelle plus tard dans la même ville en 1980 [4]. Ils publient en 1967 La Vilaine Lulu, bande-dessinée sataniste aux allusions pédophiles plus qu’explicites [5].

    Du coté politique, Pierre Bergé soutient d’abord Mitterrand lors des élections présidentielles de 1988, à travers le magazine Globe, puis ensuite Jacques Chirac lors des élections de 1995 [6]. Lors des municipales de 2001 et 2008, il se range officiellement du coté de la gauche parisienne de Delanoë [7]. Il s’engage pour Ségolène Royal dans la présidentielle de 2008, en prenant en charge le loyer du siège de la candidate et en créant l’Association des amis de Ségolène Royale. Il continue à la soutenir lors de la primaire de 2011 en affirmant néanmoins ne plus la financer. Rappelons que son homologue américain est, quand à lui, connu pour financer le parti démocrate et les associations avec lesquelles ce parti est affilié, même s’il déclare ne pas être l’homme d’un parti [8].

    Bergé a présidé l’association Arcat Sida avant de créer en 1994, avec Line Renaud, Ensemble contre le Sida, qui deviendra plus tard le Sidaction (mais aussi en 2009 le fonds de dotation Pierre Bergé, qui s’engage à verser 2 millions d’euros par ans pendant 5 ans) [9]. Dans la foulée, en 1995, il créé le magazine Têtu, qu’il revendra pour 1 euro symbolique en 2013 à un proche de François Hollande, Jean Jacques Augier, qui fut son trésorier de campagne lors de l’élection présidentielle de 2012 mais aussi actionnaire de deux sociétés offshore dans les îles Caïmans, par le biais de son holding financier Eurane [10].

    Pierre Bergé soutient par ailleurs activement SOS Racisme et Act Up Paris (il a d’ailleurs été entendu par la justice dans le cadre de l’affaire Julien Dray). Soros est lui aussi engagé dans la lutte contre le sida, à l’échelle mondiale, et il est intéressant de noter que l’Open Society est en lien avec Gregg Gonsalves, qui a longtemps été l’une des figures d’Act Up avant de critiquer l’activisme thérapeutique d’Act Up Paris, qu’il jugea « irrationnel et dangereux pour les malades » [11].

    Du coté des médias, George Soros est supposé avoir des liens avec une trentaine de médias dont le New York Times, le Washington Post, Associated Press, NBC et ABC. Pierre Bergé, lui, a créé en 1990 avec Jacques Rosselin le Courrier International [12]. En 2010, en association avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, il devient actionnaire majoritaire du Groupe Le Monde et il fait voter une augmentation de capital, ainsi que la perte de contrôle du groupe par ses salariés actionnaires et internes (dont notamment les journalistes). Le 15 décembre 2010 Il devient président du Conseil de surveillance du Monde SA et de la SEM (Société éditrice du Monde) [13].

    Comme George Soros par l’intermédiaire de l’Art and Culture Program de l’Open Society, c’est aussi dans la culture que Pierre Bergé s’investit le plus à travers sa fondation Pierre Bergé/Yves Saint-Laurent.

    En 1977, il achète le théâtre de l’Athénée-Louis-Jouvet, avant de le revendre à l’État. Il créé l’Institut français de la mode et du textile en 1986 (il en assure toujours la présidence). Il est nommé président de l’Opéra national de Paris en 1988, poste qu’il conserve jusqu’en 1994 avant d’en devenir président d’honneur. Il participe à la souscription nationale pour l’achat du tableau Saint Thomas à la pique de Georges de La Tour par le Musée du Louvre la même année [14].

    En 1993, il est nommé ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO et promu commandeur de la Légion d’honneur, puis nommé commandeur des Arts et des Lettres [15].

    Il est en 1996 le mécène de Charlotte Perriand pour son exposition au Design Museum de Londres. Il supporte aussi en 1998 avec Yves Saint-Laurent la rénovation de deux salles de l’aile nord de la National Gallery à Londres et du pyramidion de bronze posé sur l’obélisque de la place de la concorde [16].

    Il créé en 2001 la maison de vente Pierre Bergé & associés et fait du mécénat pour la rénovation et les aménagements intérieurs des collections historiques du Musée national d’art moderne au Centre Pompidou et de l’exposition « Picasso érotique » à la Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris. La même année, il est nommé Grand Mécène des Arts et de la Culture. Il devient, en 2007, actionnaire du journal Libération [17].

    En 2009, après le décès d’Yves Saint-Laurent, il organise des ventes de leurs collections dont les profits iront à la recherche sur le VIH et le Sida. Il finance en 2010 le projet de restauration de la Maison Zola à Medan et crée le musée Alfred Dreyfus, dont il assure la présidence. La même année, il s’illustre internationalement en proposant de restituer à la Chine des statues de bronze rares volées par l’armée française en 1860, à condition que la Chine applique les droits de l’homme : « Je suis absolument prêt à donner ces deux têtes à la Chine. Tout ce que je demande en contrepartie est que ce pays donne les Droits de l’Homme, la liberté au Tibet et accueille le dalaï-lama. » Ceci avait évidement provoqué la colère de Pékin [18].

    Il est par ailleurs le financier de la Fondation Danielle Mitterrand et de la Fondation de l’université d’Avignon [19].

    Il organise au Théâtre du Rond-Point, par le biais d’un collectif qu’il préside avec Jean Michel Ribes, une soirée de soutien au « mariage pour tous » le 27 janvier 2013, qui compte parmi les partenaires médias la fondation Terra Nova, qui travaille parfois en partenariat avec l’Open Society de George Soros ou qui reprend les recherches de celle-ci [20].

    D’ailleurs, Terra Nova compte parmi ses partenaires des think tanks progressistes financés par l’Open Society [21].

    Ajoutons que la fameuse pièce très controversée de ce même théâtre, Golgota Picnic, était déjà financée par la Fondation Pierre Bergé/ Yves Saint-Laurent, la société anonyme Baron de Rothschild, EDF, Arte, Air France, le ministère de la Culture et celui des Affaires étrangères et européennes, le Conseil régional d’Île-de-France et la mairie de Paris [22].

    On peut donc s’apercevoir assez facilement que Pierre Bergé, tout comme George Soros à une échelle supérieure, influence le monde culturel, médiatique ou politique par le biais de ses groupes communautaires et élitistes, mais aussi grâce à sa fortune. La culture, l’information sont ainsi aux mains d’une minorité homogène d’un point de vue idéologique. La « démocratie » est-elle donc le reflet de la volonté bien comprise des peuples, ou un outil au service d’une minorité apatride ?

    http://www.egaliteetreconciliation.fr

    Notes

    [1] http://www.evene.fr/celebre/biographie/pierre-berge-14929.php

    [2] http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/qui-vraiment-pierre-berg%C3%A920121026.html

    http://www.worldcitizen.org/advisory-council

    http://www.worldcitizen.org/contributors

    [3] http://www.fondation-pb-ysl.net/fr/Rencontres-30.html

    [4] http://www.riadaladdin.com/hotel-marrakech/riad-marrakech/guide-maroc/marrakech/tourisme/jardins-de-majorelle.html

    [5] http://www.lelibrepenseur.org/2009/09/07/satanisme-ysl-et-la-vilaine-lulu-12/

    [6] http://www.humanite.fr/node/207425

    [7] http://www.rfi.fr/actufr/articles/013/article_5545.asp

    [8] Pierre Bergé : http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Pierre-Berge-arrete-de-payer-le-loyer-du-QG-de-Segolene-Royal-a-Paris-277265

    George Soros : http://www.zonebourse.com/barons-bourse/George-Soros-56/actualites/George-Soros-verse-75-000-$-pour-aider-le-parti-democrate-americain—13702190/

    [9] http://www.liberation.fr/vous/0101168210-frederic-edelmann-prend-la-tete-d-arcat-sida-pierre-berge-celle-d-ensemble-contre-le-sida

    [10] http ://www.liberation.fr/medias/2013/03/29/jean-jacques-augier-bille-en-tetu_892381

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/04/les-investissements-aux-caimans-du-tresorier-de-campagne-de-francois-hollande_3153282_3234.html

    [11] Pierre Bergé : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/pierre-berge-temoin-dans-l-affaire-julien-dray_767125.html

    George Soros : http://www.tac.org.za/community/node/2386 http://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/open-society-fellowship/grantees/gregg-gonsalves

    [12] http://www.lepoint.fr/politique/pierre-berge-fier-d-etre-multimillionnaire-et-a-gauche-16-03-2012-1442074_20.php

    [13] http://www.lefigaro.fr/medias/2010/06/28/04002-20100628ARTFIG00643-berge-niel-et-pigasse-rachetent-le-monde.php

    http://phbm.blog.lemonde.fr/structure-du-groupe/lmsa-surveillance/

    [14] http://www.fondation-pb-ysl.net/medias/fichiers/Reperes_chronologiques_Pierre_Berge.pdf

    [15] http://www.fondation-pb-ysl.net/medias/fichiers/Reperes_chronologiques_Pierre_Berge.pdf

    [16] http://www.fondation-pb-ysl.net/medias/fichiers/Reperes_chronologiques_Pierre_Berge.pdf

    [17] http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/un-fondateur-de-la-repubblica-pierre-berge-et-bhl-au-capital-de-liberation_118520.html

    [18] http://www.rue89.com/2013/04/26/mystere-cadeau-bronzes-pierre-berge-a-chine-241845

    [19] http://www.midilibre.fr/2012/11/29/pierre-berge-finance-la-fondation-de-l-universite-d-avignon,602565.php

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/18/97001-20120918FILWWW00649-trierweiler-a-la-fondation-mitterrand.php

    [20] http://www.francetv.fr/culturebox/une-soiree-en-faveur-du-mariage-pour-tous-au-theatre-du-rond-point-130741

    http://www.bfmtv.com/societe/une-soiree-pro-mariage-tous-organisee-pierre-berge-jean-michel-ribes-429504.html

    http://www.tnova.fr/note/jeunes-et-police-du-conflit-au-dialogue

    http://www.cnrs.fr/inshs/recherche/docs-actualites/rapport-facies.pdf

    [21] http://www.tnova.fr/les-partenaires

    http://www.opensocietyfoundations.org/about/programs/us-programs/grantees/center-american-progress-3

    http://www.csdpmap.eu/

    http://www.demos.co.uk/projects/opensocietydialogues

    [22] http://www.ndf.fr/identite/23-07-2011/paris-deferlement-christianophobe-a-lautomne

  • Le G8 appelle à des pourparlers de paix afin de fournir une couverture aux préparatifs de guerre américains contre la Syrie

    Le plan en cinq points pour la Syrie, préparé pour le sommet du G8 par le premier ministre britannique David Cameron, s’avère être un plan qui n’a pas vocation à être appliqué.

    Le 39e sommet du G8 a rassemblé le président américain Barack Obama, le président russe Vladimir Poutine, la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre japonais Shinzo Abe, le président français François Hollande, le premier ministre italien Enrico Letta, le premier ministre canadien Stephen Harper, le président de l’Union européenne Herman van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

    Cameron a passé deux jours entiers à mettre le maximum de pression sur Poutine pour qu’il signe la demande de démission du président syrien Bashar el-Assad comme condition préalable à tout accord négocié sur la fin de la guerre civile sanglante dans le pays. Cela serait nécessairement rejeté par le régime syrien, lui ferait boycotter un sommet qui est proposé à Genève, ce qui serait par la suite utilisé comme prétexte pour une intervention militaire complète.

    Il était également espéré que la résolution comprendrait des dénonciations de l’usage des armes chimiques, y compris les assertions sans preuve que les forces syriennes s’en étaient servies. Le gouvernement Obama a employé la technique du «gros mensonge», citant les accusations d’utilisation par la Syrie de telles armes pour affirmer qu’Assad avait franchi une «ligne rouge,» qui justifierait la décision de Washington de commencer à envoyer ouvertement des armes à l’opposition syrienne.

    La Russie rejette l’affirmation que des armes chimiques ont été utilisées et a demandé à voir les preuves sur lesquelles s’appuient les États-Unis. Un autre point proposé était un engagement à s’opposer aux opérations des éléments liés à Al-Qaïda en Syrie. Ce point était inclus pour prendre en considération les inquiétudes sur le fait que l’opposition est dominée par des forces islamistes djihadistes.

    Ce plan proposait en outre «une planification dès le premier jour» pour une transition vers un nouveau gouvernement ayant un pouvoir exécutif.

    Le refus de Poutine d’accéder à ces demandes a fait échouer la machination préparée par Cameron et Obama, mais il ne fera rien pour arrêter les préparatifs de guerre qui sont déjà en cours.

    Le communiqué du G8 demande des pourparlers de paix dès que possible, mais ne mentionne pas le sort d’Assad. Bizarrement, il appelle tant les autorités syriennes que l’opposition à s’engager à la destruction de toutes les organisations affiliées à Al-Qaïda.

    Avant le sommet, Cameron a rencontré Poutine au 10, Downing Street, où le premier ministre russe a dénoncé la décision américaine d’armer l’opposition syrienne. Une réunion avec Obama a été tout aussi glaciale.

    La Maison-Blanche a annoncé vendredi soir qu’elle fournirait des armes au Conseil militaire suprême de l’opposition syrienne, ayant déterminé «avec un haut degré de certitude» que les combattants d’Assad avaient utilisé du gaz neurotoxique sarin. Avant de se rendre au sommet de Lough Erne en Irlande du Nord, Obama a fait des entretiens télévisés pour dissimuler la réalité du fait que les États-Unis vont armer des islamistes affiliés à Al-Qaïda et d’autres groupes du genre qui mènent une guerre sectaire brutale en Syrie.

    Obama a rejeté les comparaisons avec l’Irak sans expliquer pourquoi, insistant au contraire pour dire que «Le fait est que nous avons des intérêts sérieux là-bas [en Syrie] […] Nous ne pouvons avoir une situation de chaos qui perdure dans un pays important qui est frontalier d’un pays comme la Jordanie, qui est lui-même frontalier d’Israël. Et nous avons un besoin légitime de nous engager et d’être impliqués.»

    «Nous ne prenons pas partie dans une guerre de religion entre chiites et sunnites,» a-t-il affirmé.

    En fait, les États-Unis sont responsables d’avoir délibérément attisé une guerre civile sectaire, et ils se servent maintenant des morts et du chaos qu’elle a provoqués comme prétexte pour intervenir militairement.

    Faisant une critique explicite de Moscou, Obama a ajouté, «Assad, à ce stade – en partie en raison du soutien de l’Iran et de la Russie – croit qu’il n’a pas à s’engager dans une transition politique, il croit qu’il peut tout simplement continuer à réprimer par la violence plus de la moitié de la population.»

    Le président américain n’a pas pu expliquer comment Assad est censé s’engager dans une transition politique alors même qu’il va en être exclu.

    Obama et Poutine se sont rencontrés pendant une heure lundi, leurs premiers pourparlers en face à face depuis un an, et ont tenu une conférence de presse après. «Bien sûr nos opinions ne coïncident pas,» a dit Poutine, pendant qu’Obama notait que lui et Poutine avaient «des perspectives divergentes sur la Syrie.»

    Ce soir-là, Cameron a organisé un dîner privé pour les chefs de gouvernement uniquement, soi-disant pour permettre à tout le monde de parler franchement. Cependant, l’atmosphère était sans aucun doute ternie par les révélations du lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden qui a dit que la Grande-Bretagne espionne systématiquement tous ceux qui participent à de telles conférences.

    Cameron avait menacé qu’à moins que Poutine n’accepte son plan en cinq points, les sept autres membres du G8 feraient leur propre déclaration. Mais les responsables russes ont clairement dit qu’il n’y aurait aucun accord substantiel.

    Le vice-ministre des Affaires étrangères Sergei Ryabakov a dit plus tôt que la Russie avait refusé d’accepter une quelconque mention du sort d’Assad dans le communiqué. «Cela ne serait pas seulement inacceptable pour les Russes, mais nous sommes convaincus que ce serait totalement faux, dommageable et modifierait complètement l’équilibre politique,» a-t-il dit.

    Le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov, s’exprimant depuis le Koweït, a dit, «Nous sommes catégoriquement contre […] les déclarations que la conférence devrait être une sorte d’acte de capitulation politique de la part de la délégation du gouvernement [Syrien] suivie d’une passation du pouvoir à l’opposition.»

    Donnant une idée de l’intensité des tensions, Hollande a déclaré publiquement, «Comment peut-on admettre que la Russie continue de livrer des armes au régime d’Assad alors que l’opposition n’en reçoit que très peu – et se fait massacrer ?»

    Après une dernière session non prévue sur la Syrie mardi, au prétexte de discuter du contre-terrorisme, le communiqué final dilué a été publié. La Russie et les États-Unis ont ainsi officiellement accepté de se rendre à des pourparlers de «paix» à Genève le mois prochain, bien que la plupart des commentateurs disent qu’ils s’attendent à présent à ce qu’il n’y ait aucune réunion avant au plus tôt le mois d’août.

    Le Guardian a cité des sources britanniques disant que Poutine aurait affirmé en privé qu’il n’avait aucun engagement personnel envers Assad et accepterait un gouvernement de transition sans lui, tant qu’il n’y aurait aucun vide politique au pouvoir et que le gouvernement comprenait des représentants de confiance du régime actuel et de son armée. Quoi que Poutine ait dit ou non, ceci un appel tacite à un coup d’État pour déposer Assad tout en préservant le régime bassiste.

    Quoi qu’il advienne par la suite sur le front diplomatique, les choses vont se poursuivre rapidement sur la scène militaire. Washington s’engagera dans une discussion sur le type d’armes et d’autres mesures nécessaires pour «faire pencher la balance» en faveur des opposants d’Assad.

    Obama va présenter les envois d’armes sous les termes les plus anodins – de petites armes qui ne sont «pas à la hauteur» de l’armement sophistiqué de l’armée syrienne, alors même que la France s’associe à l’Arabie saoudite pour apporter aux prétendus «rebelles» des missiles anti-aériens MANPADS de la classe Mistral, ainsi que des armes antichars.

    Obama va en outre continuer à questionner publiquement l’efficacité d’une zone d’exclusion aérienne, alors même que l’on en prépare une activement.

    Les États-Unis étudient déjà la possibilité d’établir une zone d’exclusion aérienne en Syrie, proche de la frontière sud avec la Jordanie, d’après deux diplomates occidentaux de haut rang en Turquie et un troisième dans la région. Samedi, les États-Unis ont confirmé que le ministre de la Défense Chuck Hagel avait approuvé une demande jordanienne que les chasseurs F-16 et les missiles Patriot restent dans le pays après un exercice militaire conjoint cette semaine. Des batteries de missiles Patriot ont déjà été stationnées à la frontière turque.

    Pour leur part, les gouvernements de Cameron et de Hollande vont entamer leurs propres discussions sur la question de savoir si le Royaume-Uni et la France se joindront aux États-Unis dans leurs envois officiels d’armes à l’opposition.

    La guerre contre la Syrie est refusée par la grande majorité des travailleurs aux États-Unis et en Europe. 70 pour cent des Américains s’opposent à l’armement de l’opposition, d’après l’institut Pew Research, tandis que 17 pour cent seulement des Britanniques soutiennent l’initiative américaine. Mais la guerre va continuer à être préparée à l’insu des peuples pour que les grandes puissances puissent se partager entre eux les pays riches en pétrole du Moyen-Orient.

    Chris Marsden http://www.mondialisation.ca

    Article original, WSWS, paru le 19 juin 2013

  • Le gaz sarin est aussi volatile que les promesses de Washington

    La Syrie a-t-elle ou non utilisé du gaz sarin contre son opposition armée ? Après avoir hanté les colonnes des journaux, la question a trouvé pour Paris, Londres et Washington une réponse positive. La ligne rouge aurait été franchie. La guerre serait donc imminente. En réalité, ce jeu médiatique arrive trop tard. En termes de droit international, la Syrie n’est pas signataire de la Convention sur les armes chimiques et peut donc les utiliser librement. Inutile d’inventer l’usage par Damas d’armes de destruction massive, la guerre touche à sa fin.

    La question de l’usage de gaz sarin par les troupes régulières syriennes ressemble à un jeu de dupes. Interrogé à ce sujet, le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdisi, déclarait, le 23 juillet 2012, que son pays était susceptible d’en disposer et d’en faire usage exclusivement contre des ennemis extérieurs. Cette déclaration a été interprétée par la presse des États de l’OTAN et du CCG comme une menace à l’encontre des « rebelles », dans la mesure où Damas affirme qu’ils sont —comme jadis au Nicaragua— des « Contras », largement étrangers. Elle désignait en fait, et sans contestation possible, à la fois les membres de l’OTAN et Israël. Le porte-parole avait été extrêmement clair sur le fait qu’aucune arme de ce type ne serait utilisée contre des « insurgés » syriens.

    Peu importe, les propos de Jihad Makdisi étaient trop beaux pour une OTAN qui, en 2003, n’avait pas hésité à inventer des « armes de destruction massive » irakiennes. Par deux fois, les 20 août et 3 décembre 2012, le président Barack Obama mettait en garde la Syrie contre le recours à l’arme chimique. « Si nous commencions à voir des quantités d’armes chimiques déplacées ou utilisées, cela changerait mon calcul et mon équation », déclarait-il d’abord. Puis « Je veux être absolument clair pour Assad et ceux qui sont sous son commandement : le monde vous regarde, l’utilisation d’armes chimiques est et sera considérée comme tout à fait inacceptable. Si vous faites l’erreur tragique d’utiliser ces armes chimiques, il y aura des conséquences et vous en répondrez ».

    Les faucons libéraux et les néoconservateurs font alors campagne pour une intervention militaire occidentale. Selon eux, la Syrie connaîtrait un « printemps arabe » sauvagement réprimé par un « dictateur  ». La communauté internationale se devrait d’intervenir au nom de grands idéaux. Pas un mot évidemment sur les années de préparation et le financement de ce « printemps arabe », par l’OTAN et le CCG, pour s’approprier les hydrocarbures syriens et imposer un régime sioniste islamiste. Ainsi, le professeur Anne-Marie Slaughter, ancienne directrice de la planification auprès d’Hillary Clinton (2009-2011), compare le laissez-faire d’Obama en Syrie au cas rwandais dans le Washington Post [1].

    En 2003, la preuve des « armes de destruction massive » irakiennes était venue d’un témoin surprise. Alors que le chef de la mission d’inspection des Nations Unies, Hans Blix, confirme devant le Conseil de sécurité que de telles armes n’existent plus en Irak depuis 1991, Hussain al-Shahristani, un scientifique en exil, expose un témoignage donnant raison au secrétaire d’État Colin Powell : Saddam Hussein dispose d’armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Ses propos sont confirmés par l’International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres. Aucune de ses affirmations ne résistera aux faits. Une fois, l’Irak envahi, pillé et détruit, Washington admettra s’être trompé, tandis que son faux témoin deviendra Premier ministre adjoint de l’Irak « libéré » et que l’IISS continue ses opérations de propaganda.

    Cette fois, le travail d’intoxication revient à la France et au Royaume-Uni. Les deux puissances coloniales qui s’étaient partagées le Proche-Orient en 1916 poussent à une intervention militaire occidentale malgré les trois vétos russes et chinois. Le 27 mai, à la veille d’une réunion cruciale des ministres européens sur la possible livraison d’armes aux « rebelles », Le Monde publie une enquête de Jean-Philippe Rémy attestant de l’usage de gaz sarin à Damas. Le reporter a rapporté des échantillons de sang et d’urine qui ont été testés par un laboratoire militaire français. Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, réagit au quart de tour, puis le gouvernement britannique qui dénonce un « crime de guerre ». En définitive, selon la Maison-Blanche : « notre communauté du Renseignement atteste que le régime d’Assad a utilisé des armes chimiques, incluant du gaz sarin, à une petite échelle, contre l’opposition de multiples fois durant l’année passée ».

    Le problème est qu’il n’y a pas de problème : premièrement l’usage du gaz sarin est interdit depuis 2007 par la Convention sur les armes chimiques qui n’a été ratifiée ni par Israël, ni par la Syrie [2] De facto, ces deux États peuvent en fabriquer, en détenir et en utiliser légalement sans commettre de « crime de guerre ». Deuxièmement, l’usage de gaz sarin par les troupes régulières a beau être confirmé par Paris, Londres et Washington, elle reste fort peu probable. Le cas rapporté par Le Monde ne peut que surprendre : l’Armée arabe syrienne en aurait fait usage dans Damas, dans le quartier de Jobar, sans que le gaz franchisse la rue et atteigne la population civile du reste de la capitale. Les combattants touchés ne souffriraient pas de convulsions, indiquant une dissémination très faible. Ils se soigneraient avec des ampoules d’atropine, mais aussi avec des traitements locaux, notamment des gouttes dans les yeux, ce qui paraît inutile pour un gaz qui pénètre par la peau. Bref, les preuves franco-anglo-US ne résisteront probablement pas plus à l’épreuve des faits que celles accumulées par George W. Bush et Tony Blair contre l’Irak.

    Transmises par Washington à Moscou, les preuves occidentales ont fait rire Yuri Ushakov, le conseiller de politique étrangère du Kremlin. Il n’a pu s’empêcher de penser à la prétendue fiole d’anthrax brandie par Colin Powell au Conseil de sécurité.

    Dans la cas où l’usage de gaz sarin serait considéré comme une abomination nécessitant une intervention internationale, on se demande bien pourquoi les allégations de Carla del Ponte, membre de la Commission d’enquête du haut Commissariat aux Droits de l’homme, n’ont pas suscité les mêmes réactions. Elle déclarait, le 5 mai 2013, à la télévision suisse, que : « Lors de notre enquête – c’est-à-dire que notre équipe d’enquête interroge dans les pays voisins les diverses victimes ainsi que les médecins dans les hôpitaux de campagne sur place – j’ai lu la semaine dernière dans un rapport qu’il y a des indices concrets, même s’ils ne sont pas encore prouvés de façon irréfutable, que du sarin a été utilisé. On peut déduire cela de la façon dont les victimes ont été traitées. Et qu’il a été utilisé par les opposants, donc par les rebelles, et non pas par le gouvernement ». Les propos de la magistrate ne faisaient que confirmer les revendications de l’Armée syrienne libre qui, le 5 décembre 2012, montrait de pénibles tentatives de se doter d’armes chimiques et menaçait les alaouites d’en faire usage contre eux [3]. Toutefois, il n’y eut aucune réaction, vu le démenti cinglant apporté par sa propre Commission à la demande de la Haut-Commissaire, Navy Pilai. En l’absence de consigne politique, les propos de l’ex-procureure helvétique n’engagent qu’elle même.

    Une fois admis l’usage de gaz sarin par l’armée régulière, la Maison-Blanche dispose d’un argument pour légaliser ce qu’elle fait depuis le début du conflit : livrer des armes aux « Contras » [4]. S’engouffrant dans la brèche, le général Salim Idriss, commandant en chef de l’Armée syrienne libre, a passé commande de roquettes antichar et de missiles sol-air. Elles peuvent être utiles, mais pas décisives, car ce dont son « armée » a besoin, c’est d’hommes bien plus que de matériels. Cependant les livraisons US devraient se limiter à des armes légères et à des munitions : la guerre tire à sa fin. Washington n’espère plus conquérir la Syrie, juste faire liquider le Front Al-Nosra par l’ASL. Ceux qui ont cru en ses promesses en paieront les frais. La Turquie est paralysée par un soulèvement contre la politique des Frères musulmans, incarnée par Recep Tayyip Erdoğan, tandis que Washington vient de contraindre l’émir Hamad Al-Thani à céder le trône du Qatar à son fils Tamim. Le moment du nouveau partage du Proche-Orient, entre Russes et États-uniens, approche.

    [1] « Obama should remember Rwanda as he weighs action in Syria », par Anne-Marie Slaugter, The Washington Post, 26 avril 2013.

    [2] Cf. le site officiel de l’OPWC.

    [3] « L’ASL expose son laboratoire d’armes chimiques », Réseau Voltaire, 5 décembre 2012.

    [4] « Exclusive : Obama authorizes secret U.S. support for Syrian rebels », par Mark Hosenball, Reuters, 1er août 2012.

  • [Vidéo] Nicolas en prison, Frigide expulsée : Jean-Pierre Pernaut note qu’« il ne fait pas bon être hostile au mariage homosexuel »

    Dans le JT de 13h de TF1 ce jeudi, le présentateur n’a pas caché son étonnement devant les méthodes utilisées par les autorités pour faire taire les opposants à la dénaturation du mariage.

  • Pour le Gouvernement, la religion catholique doit disparaître

    De la bouche même de Vincent Peillon, ministre : 

    "On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'au début du XXe siècle, on a pu parler de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d'un esprit public, d'une morale laïque, et donc l'adhésion à un certain nombre de valeurs".


  • Face à l’injustice de la Justice, organisons la riposte


    Appel au coeur de Solidarité Pour Tous par actuclip

  • Presse totalitaire : l’exemple de la mosquée d’Angers

    L’affaire Couëtoux.
    Pour la presse régionale de l’Ouest les choses sont simples : protester contre la construction avec l’argent public d’une grande mosquée à Angers, ce n’est pas une opinion, c’est un délit. A la suite de l’interpellation bon enfant du conseil municipal d’Angers par des Identitaires (en avril 2011), la presse locale s’est déchaînée. Les journalistes n’ont pas rapporté des faits, ils ont réclamé des sanctions. Ils ont fait pression sur la justice et sur la préfecture pour obtenir de lourdes condamnations pénales d’un père de famille nombreuse et sa révocation de la fonction publique. Le corps préfectoral a fait profession de lâcheté. La justice a plutôt bien résisté. La presse locale a renvoyé en bas de page la décision de la Cour de cassation donnant raison à Benoît Couëtoux, sans le citer mais en réitérant ses accusations. Nous n’avons pas affaire à une presse d’information mais à des organes de propagande, subventionnés par les contribuables !
    Polémia

    La Cour de cassation a définitivement blanchi Benoît Couëtoux le 11 juin dernier en rejetant la demande de pourvoi déposée par le procureur général d’Angers suite à la relaxe dont avait bénéficié le militant Identitaire devant la Cour d’appel d’Angers. Cette affaire, déjà évoquée par Polémia
    Affaire Couëtoux : Ubu antiraciste est emblématique de l’influence et du parti pris des médias dans le traitement d’une affaire judiciaire. Si les médias nationaux sont experts en matière de désinformation, les plumitifs locaux d’une ville moyenne de l’Ouest de la France n’ont rien à leur envier, jouant de leur influence afin de dicter la conduite à suivre aux autres pouvoirs : politique, administratif et judiciaire.

    « Le journalisme citoyen »
    Le 11 avril 2011, un groupe de jeunes Identitaires manifeste, en début de séance du conseil municipal d’Angers, afin de protester contre le projet de construction d’une mosquée cathédrale et dénoncer son éventuel financement par la commune. La séance est brièvement interrompue, il n’y a ni casse, ni violences. Cet innocent chahut n’aurait dû faire l’objet que d’une mention dans le compte rendu du conseil municipal par la presse locale. Mais le maire socialiste porte plainte et l’affaire prend rapidement une tout autre tournure : l’information est très vite diffusée par différents médias nationaux. Il prend surtout localement une ampleur inconsidérée, les journalistes de Ouest-France et du Courrier de l’Ouest frisent l’hystérie, relayant l’indignation des édiles socialistes avec force superlatifs : « L’agression est raciste et islamophobe » ; le groupe de jeunes étudiants entrés dans la salle du conseil à visage découvert devient un « commando masqué ». Le titre barrant la Une du Courrier de l’Ouest du 14 avril, trois jours après les faits, est éloquent : « Vague d’indignation en Anjou après l’agression anti-islam ». Il faut absolument faire croire au brave Angevin lisant son journal le matin que l’action des Identitaires est forcément scandaleuse et condamnée par tous (la « vague d’indignation » n’est qu’une vaguelette, voire une simple ride sur une mer d’huile : seuls le maire socialiste d’Angers, un conseiller municipal centriste jouant un rôle d’opposant de pacotille et l’association des musulmans s’indigneront…). Le tragique le dispute au ridicule avec les déclarations grandiloquentes d’un pigiste du mensuel gratuit Angers Mag Info qui ose écrire : « Il nous appartient, nous journalistes citoyens (sic), de dénoncer ces situations et faire en sorte qu’elles ne se multiplient pas, en rappelant à ceux qui voudraient se tourner vers ces idées que c’est grâce au croisement des cultures que l’on fait progresser la nôtre (…) Il est de notre devoir de dire NON et de refuser ce genre d’action. »

    Les « journalistes » de la PQR : des professionnels de la chasse à l’homme
    Pour les gazetiers locaux, l’objectif est clair : il s’agit de dénoncer, de répéter, de marteler que l’action des Identitaires est forcément, obligatoirement, évidemment islamophobe. Cette accusation sera répétée en boucle lors de chaque épisode du feuilleton judiciaire. Dans les jours précédant le procès, différents articles font monter la pression, annonçant la comparution prochaine du meneur du « commando raciste » et relayant complaisamment les appels à manifester de la communauté musulmane. Aux yeux des journalistes, nul doute que la « Bête immonde » sera lourdement condamnée, et les journalistes envisagent déjà avec gourmandise la radiation de la fonction publique de ce fonctionnaire, père de trois enfants en bas âge… Pourtant, les poursuites pour incitation à la haine raciale sont d’emblée écartées par les magistrats (et pour cause…) et l’essentiel des débats traite de la réalité ou non d’un délit d’entrave des débats du conseil municipal. Les journalistes présents cependant n’en démordent pas et semblent obnubilés par un prétendu mobile raciste : « Etes-vous raciste ? » interroge le journaliste de France 3 à la sortie de l’audience. « Les nez de cochons sont-ils racistes ? » titre sur toute sa Une l’édition du Courrier de l’Ouest du lendemain. A l’évidence, poser la question revient déjà à répondre par l’affirmative. L’avocat des associations musulmanes qui dénonce les pseudo-motivations racistes des Identitaires voit ses accusations largement relayées par la presse tandis que la brillante plaidoirie à dominante juridique de Me Guillou, le défenseur, est expédiée en trois lignes…

    Le corps préfectoral tétanisé de trouille par… les médias
    Ce parti pris n’est pas sans conséquences : d’ordre professionnel, tout d’abord, pour Benoît Couëtoux. Celui-ci, fonctionnaire excellemment noté à la préfecture d’Angers, a, dès sa mise en cause, prudemment été suspendu par le préfet. Par ses collègues (qui, tous, lui exprimeront une solidarité discrète mais sans faille…), Benoît Couëtoux apprendra que le corps préfectoral est tétanisé de trouille par cette affaire. En effet, si jamais le fonctionnaire était condamné pour incitation à la haine raciale, la radiation du fautif serait immédiate !
    Le comportement des médias n’est sans doute pas également sans conséquence sur la décision du tribunal : s’il apparaît, lors de l’audience, que les trois magistrats sont sensibles aux arguments de la défense, la pression médiatique est telle qu’une relaxe semble inenvisageable en première instance. De fait, Benoît Couëtoux est condamné à 1500 euros d’amende, à la grande déception du Courrier de l’Ouest dont le journaliste regrette la « relative clémence » du tribunal. Preuve de la gêne des magistrats vis-à-vis des médias, les attendus du jugement ne sont pas rendus publics comme il est de coutume habituellement. Mais les journalistes se rassurent : il y aura un deuxième round, le parquet fait appel de la décision judiciaire tandis que la préfecture, après avoir envisagé d’entamer une procédure disciplinaire à l’encontre de son agent, maintient prudemment sa mesure de suspension au cas où…

    Juger selon le droit et non ce qui s’écrit dans les journaux
    Six mois plus tard, lors du procès en appel à Angers en juin 2012, la pression médiatique est retombée et l’audience se déroule cette fois dans une indifférence quasi générale. L’avocat général se félicite d’ailleurs du climat apaisé permettant un jugement en toute sérénité pour les magistrats de la Cour d’appel, selon le droit et non selon ce qui s’écrit dans les journaux : Benoît Couëtoux est relaxé ! Il n’y a pas eu d’entrave aux débats, ni bien entendu de racisme… Le journaliste du Courrier de l’Ouest semble catastrophé et écrit : « Benoît Couëtoux n’est pas condamné et va pouvoir réintégrer ses fonctions à la préfecture… » Mais le parquet général se pourvoit en cassation du jugement de la Cour d’appel. Quant au préfet, il attend deux longs mois avant de décider de sanctionner le fonctionnaire mal pensant, contre l’avis du conseil de discipline (!). Le fautif est muté loin de la préfecture. On aimerait une telle sévérité pour les nombreux étrangers en situation irrégulière dans le Maine-et-Loire…
    Au terme de deux ans de procédure, la décision de la Cour de cassation confirmant la relaxe de Benoît Couëtoux sera traitée très laconiquement par la presse locale : rien dans le Courrier de l’Ouest et un article relégué en page locale dans Ouest-France. Comme le constate Jean-Yves Le Gallou dans son livre La Tyrannie médiatique, le bruit médiatique décline avec le temps : considérable à l’annonce des poursuites, fort à l’annonce de la condamnation de première instance, faible en cour d’appel et quasi inexistant en cassation…
    La conclusion de ce dernier article est édifiante, ressassant une fois encore les arguments de l’avocat de la communauté musulmane, il se termine ainsi : « Il est dommage que le ministère public ait requalifié les faits de provocation à la haine raciale, ces faits eux-mêmes étaient condamnables… ».
    Pour les journalistes, quelles que soient les décisions de justice, y compris celle de la plus haute juridiction, Benoît Couëtoux devait être condamné, il est coupable, c’est un raciste et un islamophobe…
    http://www.polemia.com
    Voir aussi :

    Affaire Couëtoux : Ubu antiraciste

    http://www.fdesouche.com/197550-angers-contre-la-mosquee-masques-ils-interrompent-le-conseil-municipal