En demandant à l'ONU de reconnaître l'État palestinien, Mahmoud Abbas a mis les grandes puissances au pied du mur.
Le 16 septembre, à New-York, Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité palestinienne, a demandé aux Nations-Unies de reconnaître l'État palestinien et de l'admettre au sein de l'ONU comme un membre à part entière. Cette revendication est soutenue par des nations musulmanes d'envergure, comme la Turquie, l'Egypte ou l'Arabie Saoudite où le prince Turki al-Faisal, frère et possible successeur du ministre des Affaires étrangères, a affirmé que la collaboration avec les États-Unis ne peut continuer sous sa forme actuelle.
Elle se heurte en revanche à l'opposition d'Israël (qui a condamné une « initiative unilatérale » - mais comment pourrait-elle être autrement ?) et des États-Unis. Du côté européen, Catherine Ashton, chargée des Affaires étrangères pour l'Union européenne (UE), a travaillé d'arrache-pied à un compromis avec les Palestiniens, afin qu'ils renoncent au droit de poursuivre les politiciens israéliens devant la cour pénale internationale. Nicolas Sarkozy, quant à lui, a suggéré à Mahmoud Abbas de formuler sa demande auprès de l'Assemblée générale de l'ONU - plutôt qu'auprès du Conseil de sécurité, comme le Président de l'autorité palestinienne l'avait annoncé - afin d'obtenir un statut d'État associé.
Abbas s'en est pourtant tenu à ce qu'il avait annoncé : le 23 septembre, c'est au Conseil de sécurité qu'il a adressé sa requête - ce qui obligera les puissances à se prononcer et les États-Unis à mettre leur veto si une majorité se dessine en faveur des Palestiniens, qui peuvent déjà compter sur le soutien de la Chine, du Brésil, de la Russie, du Liban et de l'Afrique du Sud.
« C'est l'heure de vérité, a déclaré Mahmoud Abbas devant l'Assemblée générale de l'ONU. Les Palestiniens attendent de connaître la réponse du monde. L'heure a sonné pour le printemps palestinien, c 'est le moment de l'indépendance. »
Les Israéliens ont eux aussi cherché des soutiens : début juillet, le Premier-ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était rendu à Sofia et à Bucarest, où il avait reçu l'engagement des gouvernements bulgare et roumain que ces pays ne voteraient pas à l'ONU en faveur de la création d'un État palestinien. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, fondateur du parti d'extrême droite Israël Beytenou, s'était pour sa part rendu en Albanie.
En attendant la réponse de l'ONU, le Quartette des médiateurs sur le Proche-Orient - dirigé par l'ancien premier-ministre britannique Tony Blair et qui réunit les États-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations-Unies - a proposé le 23 septembre aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre les négociations de paix, gelées depuis un an, avec l'objectif d'aboutir à un accord final fin 2012. Dès le 1er octobre, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, affirmait cependant que l'initiative du Quartette n'avait « pas réussi ». Les négociations de paix butent notamment sur la question des colonies israéliennes. Une jeune Palestinienne expliquait récemment : « Je suis contre la création de deux États car cette perspective nous accorderait seulement 22 % du territoire palestinien, où sont déjà implantées des colonies israéliennes ».
La « plus mauvaise situation diplomatique »
Dans ce contexte le feu vert donné par Tel Aviv à la construction de 1100 nouveaux logements dans un quartier de colonisation juive à Jérusalem Est apparaît comme une provocation, en tout cas une fin de non-recevoir à la demande de reconnaissance d'un État palestinien.(1)
Tel Aviv semblait pourtant avoir baissé le ton ces derniers temps, surtout depuis l'assaut donné par la population égyptienne de son ambassade au Caire, le 10 septembre dernier : les diplomates israéliens avaient dû fuir par l'arrière du bâtiment - Benjamin Nétanyahou a d'ailleurs remercié la police égyptienne pour son intervention, qui sauva la vie de l'ambassadeur israélien. Avigdor Lieberman, qui menaçait jadis de bombarder le barrage d'Assouan si l'Égypte participait à une guerre contre Israël, a estimé que les liens avec l'Égypte devait être renforcés. Et Dan Meridor, vice-premier ministre et ministre des services de renseignement, a souligné la nécessité d' « infléchir la tendance qui s'est emparée de l'Égypte et qui commence à poindre en Turquie ».
Les services de renseignement israéliens et le journal Haaretz ont d'ailleurs averti que la sécurité d'Israël passe par une entente au Proche-Orient. La dirigeante du parti d'opposition Kadima, Tzipi Livni, reproche à Nétanyahou d'avoir placé le pays dans sa « plus mauvaise situation diplomatique ». Et le ministre de la Défense, Ehud Barak, prévient : « Si nous accentuons les tensions avec les Palestiniens, nous contribuerons à isoler Israël ».
L'ensemble de la communauté internationale a d'ailleurs vivement réagi à l'annonce des nouvelles constructions - y compris Barack Obama, pourtant plus mal jugé qu' aucun président américain ne le fut jamais par les Palestiniens, qui n'ont pas oublié qu'en septembre 2010, il avait promis la création d'un État palestinien dans un délai d'un an. Depuis, Obama est entré dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2012, pour laquelle il aura besoin de l'électorat juif-américain...
On peut prévoir qu'un rejet par l'ONU de la demande palestinienne se traduira par un accroissement des tensions au Proche-Orient et une nouvelle flambée de violence. Il n'est pas certain qu'Israël le redoute : l'État hébreu pourrait alors imputer au Hamas la multiplication des actions terroristes, et en tirer argument pour ne rien céder. Mais à terme, cette politique du pire pourrait être la pire des politiques.
Laurent Glauzy monde & vie 8 octobre 2011
(1) Rappelons que la communauté internationale n'a jamais reconnu l'annexion par l'État hébreu de Jérusalem Est en 1967.
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Le « printemps palestinien » sous haute tension diplomatique
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La France veut armer les rebelles syriens le plus vite possible !
La France et l’Angleterre ont décidé de faire un pas supplémentaire dans l’ingérence concernant la Syrie. Persuadées que leur grille de lecture idéologique doit s’imposer au monde entier, et sans considération poussée plus avant sur les enjeux géopolitiques et géostratégiques en présence, ni sur la fragile stabilité du Moyen Orient, Paris et Londres veulent armer les rebelles syriens contre l’État de droit d’un pays souverain et reconnu comme tel.
C’est ainsi que ces deux pays se sont accordés pour solliciter l’avancée de la prochaine réunion de l’Union européenne, afin de discuter de la levée de l’embargo sur les armes destinées la Syrie. Mais qu’à cela ne tienne, si l’Union européenne n’abondait pas dans leur sens, chacune des deux nations prendrait sur elle de livrer, à titre national, des armes aux rebelles. C’est ce qu’a annoncé en effet hier matin Laurent Fabius, chef de la diplomatie française -qui nourrit vraisemblablement une idée très singulière de la diplomatie.
La France et la Grande-Bretagne demandent « aux Européens, maintenant, de lever l’embargo pour que les résistants aient la possibilité de se défendre« , a ainsi déclaré le ministre français sur France Info. Et pour justifier la livraison d’armes, avec ou sans l’accord de l’Union, Laurent Fabius de déclarer que la France, de toute façon, « est une nation souveraine« . Grosse blague. Quand on sait que la quasi totalité de ses prérogatives régaliennes, expression de sa souveraineté, ont été abdiquées à Bruxelles.
« On ne peut pas accepter qu’il y ait ce déséquilibre actuel avec d’un côté l’Iran et la Russie qui livrent des armes à Bachar et de l’autre des résistants qui ne peuvent pas se défendre« , s’est défendu Laurent Fabius. « Lever l’embargo c’est un des seuls moyens qui restent pour faire bouger politiquement la situation« , a-t-il estimé. Il reste que l’idéologie, fut-elle couverte des meilleurs sentiments, est un critère de discernement un peu fragile dans le cas d’une déclaration de guerre : à quelle alternative aboutirait la victoire des rebelles ? Cette question a-t-elle seulement été posée ? Ont-ils donc déjà oublié l’épisode de la Libye ? N’ont-ils donc aucun écho, à Paris, sur la nature religieuse de la rébellion, sur ces massacres perpétrés par les islamistes armés par l’Occident contre les chrétiens ?
A l’idéologue, nous préférerons toujours l’homme prudent.
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Non au 19 mars du FLN, du PC et de la FNACA ! par Alain Sanders
Pour la première fois en cinquante ans – triste première – les communes de France sont officiellement « invités » à commémorer le 19 mars 1962. À savoir la victoire de l’ennemi fellouze. Sous les applaudissements du PC, de la FNACA et des gaullistes résiduels.
Dans un communiqué signé par son président national, Thierry Rolando, le Cercle algérianiste, qui « condamne sans réserve cette initiative qui divise la communauté nationale, heurte les consciences et avive les blessures de milliers de familles de victimes », demande aux maires de faire « le choix de la concorde et de la réconciliation nationale en renonçant à s’associer à ces commémorations de la honte ».Jusque-là, seules les mairies socialistes, communistes, plus quelques mairies de félons gaullistes, se vautraient dans la commémoration de cette sinistre date. Aujourd’hui, c’est toutes les communes qui sont incitées à participer à l’ignominie. Aussi rappelons encore – et nous ne cesserons jamais de le faire – ce qu’on commémore en commémorant le 19 mars : de mars à juillet 1962, 150 000 Français musulmans et leurs familles massacrés, 10 000 Européens assassinés et, pour nombre d’entre, eux, enlevés et disparus à jamais.Dès le 19 mars 1962, le FLN commença les tueries. Le 26 mars, à Alger, une foule pacifique qui se portait au secours de Bab-el-Oued quadrillée et matraquée par les forces régimistes, fut mitraillée : 80 morts, plus de 200 blessés.Rappelons que Mitterrand – Mitterrand lui-même – déclarait le 24 septembre 1981 (et il ne varia jamais là-dessus) : « S’il s’agit de marquer le recueillement national et d’honorer les victimes de la guerre d’Algérie, je dis que cela ne peut être le 19 mars. »Et ce sont ceux qui, aujourd’hui, se réclament de son héritage qui fêtent avec les fellouzes au pouvoir à Alger – mais eux, c’est normal – une honte nationale. Aussi faut-il que, ce 19 mars 2013, tous les patriotes, tous les Anciens Combattants, se mobilisent pour manifester leur rejet. Il y aura bientôt des élections municipales : il faut faire savoir aux maires indignes qu’on ne les ratera pas.Comme chaque année, le 26 mars prochain, l’Association des Familles des Victimes du 26 Mars 1962 (portée exemplairement par Nicole Ferrandis) appelle à une cérémonie de recueillement au Mémorial national du quai Branly à 14 h 30. Une cérémonie qui associe la mémoire des disparus, des Harkis, des victimes des massacres (et notamment à Oran sous les yeux d’une armée française restée l’arme au pied). Le même jour, à 18 h 30, une messe sera célébrée en l’église Saint-Nicolas du Chardonnet où, depuis le 26 mars 1999, se trouve une statue de Notre-Dame d’Afrique.Ceux qui fêtent le 19 mars 1962 sont les mêmes que ceux qui fêtaient Berlin, Varsovie, Budapest, Prague, Saïgon, Phnom Penh comme « des victoires de la paix et du socialisme ».En choisissant de commémorer le 19 mars 1962, ce gouvernement – un gouvernement de porteurs de valises et de porte-coton du FLN – nie en toute connaissance de cause (1) le droit à la mémoire des harkis et des Pieds-Noirs. Il choisit, comme le dénonce le Cercle algérianiste, de leur infliger « une double peine puisque, désormais, l’injustice mémorielle s’ajoute à l’injustice du déracinement et de l’exil ».C’est une provocation insupportable. Il ne faut donc pas la supporter. Et y apporter une réponse à la mesure des souffrances qu’elle provoque.¢
(1) À commencer par Hollande qui sait parfaitement à quoi s’en tenir : son père fut un militant Algérie française très engagé.Alain Sanders pour Présent -
Mali : la France partie, la septicémie islamiste reprendra
Entretien réalisé par Timothée Macé Dubois
Alors que certains dans l’opposition craignent un enlisement de la France dans le conflit malien, un retrait partiel des troupes vient d’être annoncé pour le mois d’avril. L’historien Bernard Lugan, éminent spécialiste de l’Afrique, décrypte et analyse l’opération Serval.

En réponse aux doutes de Nicolas Sarkozy quant à l’utilité de l’intervention au Mali, François Hollande l’a justifiée par la nécessaire action de la France pour sauver des femmes victimes de la barbarie et de l’oppression islamistes…
Si l’attitude de Nicolas Sarkozy me paraît très insolite, dans la mesure où il a officiellement déclenché la campagne libyenne pour des raisons « humanitaires » qui n’ont jamais tenu la route, l’opération Serval au Mali me semble beaucoup plus licite. Il était en effet impératif d’y intervenir rapidement, au risque de laisser Bamako tomber sous les feux islamistes et d’abandonner à leur sort d’otages près de 3 000 Français ou binationaux. [...]
La suite sur Boulevard Voltaire
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Des économies sur les collectivités territoriales ? Le bon sens et le bon mot du journaliste de France info qui contredit les illusions présidentielles...
Ce mercredi matin, un journaliste de France info explique que François "normal" veut faire des économies; enfin ! se dit-on, pensant qu'il a - même un peu tard... - été finalement touché par les ailes du génie du bon sens. Sauf que...
Posant la question à un autre journaliste, en duplex, et lui demandant où le président va faire ses économies, l'autre journaliste - qui suit le président dans son déplacement en Bourgogne - répond sans langue de bois (pour une fois !) que c'est "avec les collectivités territoriales". Et d'expliquer que c'est là que le bât blesse parce que, au fond, qu'est-ce que c'est, dit-il, que les collectivités territoriales : en substance, "une grosse PME socialiste à laquelle, vu les retombées électorales auxquelles leurs dépenses renvoient, il va être extrêmemnt délicat de toucher, et qu'il ne va pas falloir trop titiller...".
Saluons la franchise du ton, et la justesse de l'analyse.
La décentralisation, c'est la meilleure des choses. Faite par le Système, avec les Lois Deferre, elle s'est révélée aboutir au pire des résultats : recréer des dizaines de féodalités, gourmandes en fonds publics, et à visées électoralistes et clientélistes évidentes. Tout cela parce qu'il n'y a pas de fédérateur, pas d'arbitre au sommet de l'Etat; où, si l'on préfère, parce que la République, qu'est-ce que c'est, sinon "l'absence de Roi" - comme le rappelait Hilaire de Crémiers dans son Café politique de samedi dernier à Marseille...
Ce qu'une Royauté moderne pourrait faire et ferait, car l'Etat serait "nationalisé par le Roi" (la formule célèbre est de Léon Daudet), une République caracterisée par l'absence d'un pouvoir stable, permanent, a-démocratique au sommet de l'Etat ne peut pas le faire. Et si elle le fait - comme elle s'y est essayé avec les lois Deferre - cela aboutit à la catastrophe à laquelle on assiste avec nos collectivités locales budgétivores, et pièce supplémentaires du monstrueux millefeuille de notre sur-administration, qui nous ruine, nous étouffe, nous paralyse...
Précisément parce que cette absence d'autorité stable, ce court-termisme institutionnel, empêche l'Etat de jouer le rôle de régulateur, d'arbitre, sans lequel les autorités locales dégénèrent en autant de féodalités, dont le centre d'intérêt n'est pas le Bien commun, mais leur bien à elle, tout court, et tout simplement...
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Manif pour tous et interdiction de la préfecture : Frigide Barjot veut « dialoguer »
La préfecture de Paris, aux ordre évidemment, vient d’interdire la Manif pour tous de défiler sur les Champs-Elysées le 24 mars. Elle invoque « des raisons tenant à la préservation de l’ordre public », pour justifier que la Manif pour Tous ne pourra pas « emprunter un itinéraire passant par les Champs-Élysées ». Réaction de Frigide Barjot : « Nous ne sommes pas des révolutionnaires, nous allons continuer à dialoguer« .
Frigide dialoguera, très bien. Mais le motif qu’elle invoque ne tient pas. Car les révolutionnaires, ce sont précisément ceux qui décident de renverser l’ordre traditionnel de la société, ce sont ceux qui nient l’ordre naturel, ou qui déclarent vouloir s’en émanciper, sous le fallacieux prétexte d’une liberté mal comprise, qui recouvre en fait un nouvel esclavage, celui du consumérisme. Les opposants à leur funeste projet sont au contraire des contre-révolutionnaires, qui veulent reconstruire la société sur ses fondements traditionnels, comme la famille, condition de sa pérennité. Il reste que la légitimité d’un gouvernement révolutionnaire qui détournerait du bien commun l’exercice de son autorité et la confisquerait à des fins idéologiques et destructrices des principes traditionnels sur lesquels s’est bâtie la civilisation, est fortement discutable.
Le peuple pourrait bien avoir choisi majoritairement et librement ses gouvernants, cela ne changerait rien. Est-ce en effet de l’addition arithmétique des suffrages que procède la vérité ? Certes non. La loi doit-elle alors s’enraciner dans la volonté générale, en être l’expression ? Non plus, car la volonté de l’homme ne détermine pas le bien et le mal.
Si le système est fondamentalement vicié, il faut donc le remplacer : non madame Barjot, lutter contre la Révolution n’est pas là un acte révolutionnaire.
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Un « salut fraternel »
Invité du média communautaire Radio J dimanche dernier, le député socialiste de l’Essonne et heureux possesseur d’un Rolex avant l’âge de cinquante ans, Julien Dray, a de nouveau mis en garde contre le danger d’une arrivée au pouvoir de l’opposition nationale. Cela a tout de même mis ses petits camarades du Front de Gauche en rogne. Alexis Corbière, membre du Parti de Gauche, commissaire politique en charge de la lutte contre le FN auprès de Jean-Luc Mélenchon, s’est fendu d’un billet sur son blog pour expliquer pourquoi. « Au milieu d’analyse et de critiques plutôt justes contre la politique actuelle du gouvernement et même dans la défense d‘Hugo Chavez écrit-il, Julien Dray a oser (sic) établir un parallèle entre «la méthode du Parti de gauche, et donc de Jean-Luc Mélenchon», et celle «qui avait prévalu dans les années 20-30, la troisième période de l’Internationale communiste, qui était de dire qu’il fallait dénoncer les sociaux-traîtres plutôt que de dénoncer les autres. Et ça a conduit en Allemagne en 1933 à faire que la gauche, alors qu’elle était majoritaire, a laissé Hitler devenir chancelier».
Une analyse historique battue en brèche par Alexis Corbière sur son blog, qui fort d’une ligne de lecture aussi débile (au sens étymologique) que fantasmatique, a établi lui aussi implicitement un parallèle foireux et assez nauséabond entre la montée du nazisme, l’incapacité des forces de gauche à l’entraver, et l’espoir d’une politique alternative à l’euromondialisme porté par le FN et sa présidente.
Peu ou prou le même procédé de sidération, qui en dit long sur la fossilisation intellectuelle des adversaires des défenseurs de l’identité nationale, que celui utilisé par Thomas Guénolé, « politologue de Sciences-Po », dans une tribune publiée sur le site du Nouvel Obs.
Il y descend en flamme le petit livre La France Orange mécanique de Laurent Obertone, que nous avons succinctement évoqué il y a peu sur ce blog. M. Guénolé explique ainsi que cette recension de crimes odieux et la mise en lumière du lien entre immigration et insécurité (ce qui n’induit pas bien évidemment précise Bruno Gollnisch que tous les immigrés sont des criminels ou des délinquants en puissance), « participe de la tentative de création d’une pseudo-science pour fonder en raison le racisme identitaire. »
« Ce n’est pas historiquement nouveau » glisse-t-il gravement car « au XIXe siècle, on peut songer, par exemple, à l’Essai sur l’inégalité des races humaines du comte de Gobineau paru en 1853. Au XXe siècle, l’exemple le plus évident a trait aux expériences de Josef Mengele sur des prisonniers tsiganes pour confirmer médicalement la théorie nazie de la hiérarchie des races. »
Bref pour l’un, pointer (une des) conséquences de l’immigration sans frein, c’est vouloir la réouverture des camps de concentration et pour l’autre, c’est de l’échec de la gauche et de l’extrême gauche allemandes à juguler l’hitlérisme dans les années 30, qu’il faut tirer des enseignements pour combattre victorieusement le FN en 2013 ! Nous sommes priés d’admirer la kolossale finesse de la comparaison et l’intelligence de la démonstration !
Dans sa réponse à M. Dray, M. Corbière ne ménage pas son indignation : « Bidouiller le passé pour essayer de démontrer que (le Parti de gauche de Mélenchon) est potentiellement responsable d’une future victoire de l’extrême droite est une forfaiture. Comparer les heures sombres du stalinisme avec la critique que nous portons contre le gouvernement actuel est scandaleux.»
« A l’inverse, poursuit-il, ce qui fait prospérer l’extrême droite dans les années 30 comme aujourd’hui c’est le refus de la part de partis politiques de rompre avec les folles logiques du capitalisme et l’incapacité pour eux d’apporter des réponses sociales réelles aux difficultés de leurs concitoyens. »
« Penses-tu vraiment écrit il en s’adressant toujours à Julien Dray, que le FN a 17 %, c’est la même chose que les nazis à plus de 30 % ? Si c’est le cas dis le haut et fort à tes camarades du PS qui n’ont absolument rien fait contre le FN durant la campagne présidentielle. Ni tract, ni argumentaire, ni affiche, rien… Nous étions seuls à l’affronter. »
Une rancœur qui ne s’est pas calmée depuis la rouste administrée par Marine au conducator du FG à Hénin-Beaumont et les petites phrases durant la présidentielle des amis socialistes. On se souvient des saillies du président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon ( « Mélenchon est pire que Le Pen») ou du très atlantiste Manuel Valls (Mélenchon « dangereux pour la démocratie »).
A dire vrai, le choix de Julien Dray d’établir sur Radio J une comparaison entre l’attitude du FG en 2013 vis-à-vis au gouvernement et les rivalités entre forces de gauche qui auraient permis la victoire du nazisme il y a plus de 80 ans, n’est peut être pas fortuit non plus. Nous sommes ici au mieux dans l’inconscient, au pire dans le subliminal.
Pour évoquer de nouveau Mc Luhan , cité sur ce blog avant hier , et il y a quelques mois lorsque Claude Guéant sur cette même radio avait eu des mots très déplacés vis-à-vis du FN, « the medium is the message ».
C’est-à -dire que le moyen de transmission par lequel nous recevons le message, le média, exerce autant, sinon plus d’influence sur nous que le contenu lui-même. La manière dont nous percevons l’information est transformée par le média qui nous la transmet.
Bref, tancer sur Radio J Mélenchon sur ce thème, déjà accusé au cours de la campagne, notamment par la délicate NKM, « (d’accueillir) sur son site internet les gens qui font profession d’antisémitisme » n’est bien sûr pas neutre.
Enfin, remarquons aussi qu’Alexis Corbière maire-adjoint du 12ème arrondissement de Paris, robespierriste encarté également à la très maçonnique et lambertiste Fédération Nationale de la Libre Pensée, ne peut s‘empêcher tout de même de saluer « fraternellement « son ami Julien. Il reste pour lui « une des figures majeures de la gauche du PS ». Et accessoirement un frangin qui enfile son tablier dans la même loge maçonnique que son patron Mélenchon, le Grand Orient.
Un salut fraternel pour l’ex militant trotskyste et vice président de SOS racisme qui avait écopé (miraculeusement ?) d’un simple rappel à la loi par le parquet de Paris et échappé au renvoi en correctionnelle dans l’enquête sur des mouvements de fonds suspects sur ses comptes et ceux d’associations comme la Fidl (organisation lycéenne proche du PS) et SOS racisme.
Même le quotidien Le Monde relevait en décembre 2009 qu’il n’y aurait eu aucune ambigüité « si une telle décision (de justice) n’était entachée d’aucun doute sur les motivations réelles de cette soudaine bienveillance. »
« Or, comment ne pas en avoir dans une affaire qui, de bout en bout, a été gérée en opportunité par le parquet ? Opportunité dans le choix de la procédure; opportunité dans les fuites régulières distillées par le pouvoir sur le contenu d’investigations accablantes sur le train de vie de Julien Dray. »L’enquête avait détaillé le train de vie somptuaire du notable socialiste, les achats de luxe effectués dans différentes capitales, de Paris à Tel- Aviv.
Pas de quoi choquer pour le coup Alexis Corbière nos militants antifascistes, humanistes, et autres autoproclamés défenseur en peau de lapin de la France qui souffre.
Les Français trouveront-ils bientôt le ressort nécessaire pour se débarrasser de tous ses menteurs, de ses faux prophètes alliés de revers du mondialisme? Nous nous y employons et Bruno Gollnisch y consacre toute son énergie. Mais d’ores et déjà, pour citer Marc-Aurèle, « la meilleure manière de se venger d’eux, c’est de ne pas leur ressembler ». Jamais.
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Journalisme, ou propagande ? par Le Crieur du Cœur
Propagande, et pas qu’un peu !!! Même et surtout en «journalisme» de bureau; donc très loin des décisions ultrarapides que tout bon photoreporter doit souvent assumer (j’en sais quelque chose, j’ai aussi été photographe de Presse dans des lieux pas très pacifiques...), et choisir tel ou tel aspect de ce qui peut prendre la plupart du temps l’aspect d’un événement essentiel mais ne l’est pas forcément, donc «sélectionner» froidement telle ou telle image à publier. Ce n’est plus, n’est pas, ne peut jamais être un acte neutre.
Il y a aujourd’hui au moins cent millions de personnes dans le monde qui, fût-ce avec un téléphone portable, peuvent photographier tout événement dramatique ou politique : souvenez-vous des événements au Caire.... Donc, choisir un jury de «seulement» 5666 (quel nombre bizarre, qui pue le coup monté !!!), soit à peu près un pourcentage de 1 sur 17.668 possibles, ce n’est pas, vraiment pas, une garantie d’objectivité !!! Et là où cette proportion devient un scandale, c’est quand une organisation qui ose prétendre représenter la Presse mondiale s’adjuge la capacité et le droit d’affirmer la valeur de telle ou telle image et de la récompense; alors là, en toute vérité, elle dépasse toutes les bornes, que ce soient les bornes de l’objectivité mais aussi et surtout celles de l’honnêteté, non seulement mais surtout de la morale (celles qui n’ont pas de prix parce qu’il augmente toujours !!!)...Sans même rappeler que 2013 vient seulement de commencer, et nous réserve encore plus d’un évènement marquant, choisir la photo d’une exhibition mortuaire (quelle civilisation trimballe ses morts en parade?) surtout lorsqu’il s’agit des victimes d’une guerre qui n’ose pas afficher son nom (subventions oblige !!!) paraît pour le moins outré (« World Press Photo, cité par Valeurs Actuelles, N° du 21 février, page 36, sans le moindre commentaire...).Il ne m’appartient de juger la guerre qui oppose l’entité Gaza à son propre peuple et à son pays sans État : la Palestine, et aussi à son voisin Israël. Mais célébrer ainsi des morts victimes de représailles contre des actes terroristes (roquettes lancées sur des civils) provoqués par le refus de la résolution 242 des Nations Unies – ce «machin» disait De Gaulle), paraît pour le moins très orienté, et fort peu journalistique !!! Enfin, quoi ?À quoi rime l’action de donner un « prix 2013 » alors que l’année est à peine commencée ? À quoi rime de biffer tant d’évènement mille fois plus graves et plus dangereux ?À quoi rime de négliger la tentative de conquête islamiste du Mali et des tortures, des mains coupées, des femmes violées puis lapidées ?Pourquoi ne pas dénoncer l’embrigadement des jeunes filles de Corée du Nord ?Pourquoi ne jamais montrer les victimes des explosions d’autobus civils de Tel Aviv ?Pourquoi négliger les destructions systématiques de mausolées historiques mahométans à Tombouctou ?Pourquoi ne pas montrer l’affront du brandissement de drapeaux étrangers sur la place de la Bastille ?Pourquoi ne pas montrer la sortie fière des pirates somaliens acquittés par une «justice» française ?Pourquoi oublier la réplique immédiate sans appel et conforme à la loi historique maritime internationale, qui a été récemment appliquée sans délai par la marine de guerre russe, qui n’a pas hésité à torpiller le navire d’autres pirates somaliens ?Et, si toute tristesse devait être ainsi affichée, pourquoi alors ne pas montrer la douleur de l’épouse du soldat français tué en Somalie par d’autres commerçants d’otages lors d’une tentative courageuse de libérations de Français ?Pourquoi, si tant est qu’il puisse ne s’agir que d’un accident de l’Histoire, négliger l’accaparation des printemps arabes par des extrémistes ultra-religieux, qui n’hésitent pas à violer en groupes et en public des opposantes de leur peuple et même des femmes journalistes étrangères ?Pourquoi aussi feindre d’oublier que deux jeunes filles quelque peu idéalistes sont brimées pour deux ans et brisées dans un camp du goulag restant ouvert, pour avoir simplement pour avoir chanté sans permission dans une cathédrale de Moscou ?Et pourquoi pas la douleur de la mère des soldats français assassinés à Toulouse ?Et pire encore, la détresse des Kurdes, peuple coupé en quatre pas des frontières qui ne sont pas les siennes ?Tous ces faits et tant d’autres, justes donc politiquement incorrects devraient être oubliés ???Pourquoi enfin, alors que la Presse étasunienne se dit informative et objective, pourquoi se laisse-t-elle embrigader par un tel parti pris ?Et pourquoi un journaliste (???) suédois se mêle-t-il d’un conflit historique vieux de plus d’un siècle dans une région aux conflits millénaires, ignorant des problèmes cent fois plus graves et mille fois plus dangereux... mais plus loin de Stockholm !!! Peut-être était-ce par prudence : il est plus facile de photographier une parade de cadavres que d’aller là où les drones châtient les terroristes, et là où des autobus explosent...Le grand écrivain russe, Boris Pasternak, a mis dans la bouche de l’un des personnages de son livre « Le docteur Zhivago » la triste constatation suivante : « ...(la dictature a dû) les convaincre à voir ce qui n’était pas là ; et à affirmer le contraire de ce que leur yeux montraient.) »Hélas ! Il semble de plus en plus souvent que des « néo-munichois » n’attendent même plus le déploiement d’une «cinquième colonne» pour s’empresser de lécher les bottes de qui leur promet un monde meilleur... demain !!!¢Lien permanent Catégories : actualité, anti-national, France et politique française, lobby 0 commentaire -
Vote des étrangers : c’est mort !
On ne va tout de même pas en pleurer : François Hollande renonce à faire voter les étrangers. C’était pourtant l'une de ses promesses phares, la 50ème de son « programme présidentiel ». Mais c’est surtout une belle victoire pour toutes celles et ceux qui se sont mobilisés dans leurs formations politiques et associations respectives, notamment par le biais de pétitions qui ont recueilli des centaines de milliers de signatures.Alors qu'il est déjà très affaibli dans son électorat sur sa politique économique et sociale (voir le sondage IFOP), ce renoncement est une des rares bonnes choses qu’il ait accomplies depuis 10 mois… mais par la force des choses puisqu’il n’a pas pu réunir les 60% nécessaires au Parlement (Assemblée Nationale + Sénat).Une partie de la gauche espérait encore sa résurrection. Rêvait, sans trop y croire, que l'exécutif se résoudrait à saisir le Parlement pour mettre la droite face à ses responsabilités et montrer qu'il essaie de tenir ses promesses. Las, François Hollande a définitivement enterré hier son engagement 50. En catimini. Sans fleur, sans couronne. Le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales ne figure pas dans la révision constitutionnelle présentée en Conseil des ministres. Et ne devrait pas refaire surface d'ici à la fin du quinquennat, sauf raz de marée bien improbable du PS aux prochaines sénatoriales.
Le chef de l'État s'est rendu à l'évidence : il n'y a pas de majorité des trois cinquièmes dans les deux Assemblées pour voter cette mesure. Tentés un temps d'apporter leurs suffrages, les centristes de l'UDI avaient dès l'an dernier fait machine arrière, au vu de l'hostilité de leur électorat à cette disposition portée en étendard par la gauche. L'introduire dans le paquet dévoilé hier aurait inévitablement braqué l'UMP, qui en a fait un cheval de bataille, et probablement compromis le reste de la réforme de la Constitution. Un risque que François Hollande n'a pas voulu prendre. La raison l'a emporté sur la passion. Un autre sondage IFOP paru sur le JDD du 2 février 2013 donnait par ailleurs 56% de Français CONTRE le droit de vote des étrangers.UNE PROPOSITION VOUÉE À L‘ÉCHEC DEPUIS L'AUTOMNEPlus difficile est de comprendre pourquoi il a fallu aussi longtemps à l'exécutif pour dresser en douce l'acte de décès d’une proposition vouée à l‘échec depuis l'automne. Fin janvier, Jean-Marc Ayrault l'avait encore relancée. Et le Parti socialiste n'a jamais cessé de la pousser. Il n'est certes pas facile de renvoyer aux calendes grecques une promesse déjà présente dans les 110 propositions de François Mitterrand. De saborder une mesure plébiscitée lors des meetings de campagne de François Hollande. Bref, de faire un sort à un symbole à gauche.
Mais à trop attendre, le chef de l'État s'est placé en situation de devoir renoncer à l'un de ses engagements au plus mauvais moment pour lui. A l'heure où le doute grandit sur son action. Où sa popularité s'effondre. Où une bonne partie de son électorat lui reproche ses reniements sur les retraites ou la TVA.Avec Les Échos http://www.francepresseinfos.com/ -
La solidarité palestinienne est-elle une zone occupée ?
Une fois impliqué dans la solidarité palestinienne, il faut accepter que les Juifs, ainsi que leur souffrance, sont spéciaux ; les Juifs ne sont pas comme les autres, leur Holocauste ne ressemble à aucun autre génocide et l’antisémitisme est la forme de racisme la plus horrible que le monde ait jamais connu et ainsi de suite.
Mais quand il s’agit des Palestiniens, c’est le contraire qui devient le cas. Pour une raison ou pour une autre, nous sommes censés croire que les Palestiniens ne sont pas spéciaux du tout - ils sont comme tout le monde. Les Palestiniens ne sont pas soumis à un mouvement nationaliste juif raciste et expansionniste unique, au contraire, nous devons tous convenir que, tout comme les indiens et les Africains, le calvaire palestinien est le résultat du colonialisme ordinaire du 19ème siècle – simplement encore ce même apartheid barbant.
Ainsi, les Juifs, les sionistes et les Israéliens sont exceptionnels, comme personne d’autre, alors que les palestiniens sont toujours en quelque sorte, ordinaires, font toujours partie d’un plus grand récit politique, et sont toujours comme tout le monde. Leur souffrance n’est jamais due à la particularité du nationalisme juif, du racisme juif, ou même de l’AIPAC qui domine la politique étrangère américaine ; ainsi, le Palestinien est toujours victime d’une dynamique terne et sans intérêt : générale, abstraite et totalement dépourvue de particularité.
Cela soulève de sérieuses questions.
Pouvez-vous penser à un autre mouvement de libération ou de solidarité qui se targue d’être ennuyeux, ordinaire et sans intérêt ? Pouvez-vous penser à un mouvement de solidarité qui rétrograde son sujet simplement en une exposition de plus dans un musée d’histoire d’événements matérialistes ? Je ne le crois pas ! Est-ce que les noirs sud-africains se considéraient comme étant comme tout le monde ? Est-ce que Martin Luther King croyait que ses frères et sœurs étaient intrinsèquement indiscernables ?
Je ne le pense pas. Alors comment se fait-il que la solidarité palestinienne a réussi à tomber si bas que leurs porte-parole et défenseurs se concurrencent les uns contre les autres pour voir qui peut le mieux éliminer la singularité de la lutte du peuple palestinien vers un simple rôle de tendances historiques générales tels que l’apartheid ou le colonialisme ?
La réponse est simple. La solidarité palestinienne est une zone occupée et, comme toutes les zones occupées elle doit se consacrer à la lutte contre « l’antisémitisme ». Unis avec dévouement contre le racisme, entièrement en prise avec les questions relatives au LGBT en Palestine et dans le mouvement lui-même, mais pour une raison ou une autre, le mouvement est presque indifférent à l’égard du sort de millions de Palestiniens vivant dans les camps de réfugiés ainsi que leur droit au retour dans leur patrie.
Mais tout cela peut changer. Les Palestiniens et leurs partisans pourraient commencer à voir leur cause pour ce qu’elle est, c’est-à-dire unique et distinctive. Cela n’a pas besoin non plus d’être tellement difficile. Après tout, si le nationalisme juif est par nature exceptionnel comme le proclament les sionistes, n’est-il pas naturel que les victimes d’une telle démarche raciste distinctive soient au moins, elles-mêmes, tout aussi distinctives ?
Jusqu’à présent, la solidarité avec la Palestine n’a pas réussi à libérer la Palestine, mais elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous à créer une industrie de solidarité avec la Palestine, et cette industrie est largement financée par les sionistes libéraux. Nous avons été très productifs dans le trimballage de militants à travers le monde afin de promouvoir le « boycott » et les « sanctions » pendant que le commerce entre Israël et la Grande-Bretagne est en plein essor et que l’Humus Tzabar est clairement apparent dans chaque épicerie britannique.
Toutes ces tentatives pour réduire le calvaire palestinien en un récit matérialiste généralisé, daté et sans intérêt doivent être exposées pour ce qu’elles sont : une tentative pour apaiser les sionistes libéraux. La souffrance des Palestiniens est en fait unique dans l’histoire, au moins aussi unique que le projet sioniste.
Hier, je suis tombé sur ceci du ministre sud-africain Ronnie Kasrils. Dans un commentaire sur l’apartheid israélien, il dit :
« C’est bien pire que l’apartheid. Les mesures israéliennes, la brutalité, font ressembler l’apartheid à un pique-nique. Nous n’avons jamais eu de Jets qui attaquaient nos cantons, nous n’avons jamais eu de sièges qui duraient mois après mois. Nous n’avons jamais eu de tanks qui détruisaient les maisons. »
Kasrils a totalement raison. C’est bien pire que l’apartheid et beaucoup plus sophistiqué que le colonialisme. Et pourquoi ? Parce que ce que les sionistes ont fait et font n’est ni un apartheid ni du colonialisme. L’apartheid voulait exploiter les Africains, Israël veut que les Palestiniens s’en aillent. Le colonialisme est le remplacement d’une mère patrie par un État colonial. Israël n’a jamais eu de mère patrie, bien qu’elle puisse avoir eu quelques « mères patries de substitution ».
C’est maintenant le temps de regarder le calvaire unique du peuple palestinien. De même, il est maintenant temps de regarder les crimes sionistes à la lumière de la culture juive et de la politique identitaire.
Le mouvement de solidarité peut-il relever ce défi ? Sans doute, mais comme la Palestine, il faut d’abord, qu’il se libère lui-même.
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par Gilad Atzmon, une traduction E&R http://www.egaliteetreconciliation.fr
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