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culture et histoire - Page 1799

  • À la fête des Bourguignons, la droite unie ?

    VITTEAUX (NOVOpress) – Ambiance. La “droite” bourguignonne se mettrait-elle en ordre de bataille en vue des municipales ? C’est du moins l’intention évidente de François Sauvadet (président du conseil général de Côte d’or, Union des démocrates et indépendants [UDI] ) et instigateur de cette première « Fête des Bourguignons » samedi dernier à Vitteaux (Côte d’Or), qui s’est réjoui d’accueillir plus de 600 personnes à cette manifestation intitulée « Territoires et mondialisation »

     

    Durant la matinée consacrée à l’information et à la formation des proches de l’UDI, de nombreux intervenants (politiques, mais aussi universitaires et spécialistes des sondages) se sont succédé dans une atmosphère des plus politiquement correctes. Bien qu’ait été déploré la versatilité et le pessimisme d’électeurs convaincus d’être « gouvernés par des nuls » (sic), les intervenants auront évoqué également pêle-mêle la difficulté de définir ces territoires tant ils sont divers, le poids du jacobinisme et des schématisations extrêmes, et la chance que peuvent finalement constituer les inégalités. Car les territoires qui s’en sortiraient le mieux seraient aussi ceux – ils ont osé le mot ! – à la plus forte identité, ceux qui se sont spécialisés mais qui ont aussi su anticiper.

    Et il aura été insisté également sur la nécessité du maillage de proximité – bien malade en beaucoup de régions mais détricoté par qui ? – et de subsidiarité…

    Pour la petite histoire, l’on aura aussi pu relever quelques perles, comme la mise au même niveau du sentiment d’abandon de certains cantons reculés et de celui des habitants des cités de l’immigration, par le déjà connu Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy (1).

    De toute la journée, bien sûr pas la moindre évocation du grand remplacement, de l’islamisation ou de l’immigration, et aucun état d’ âme face à la mondialisation dont on ne saurait que tirer profit grâce au libéralisme économique, à la libre circulation et à l’accès à l’information (vive la fibre optique ! ).

    Nombreux furent ensuite les invités (sénateurs, députés..) à se succéder au micro au cours du repas de midi, autour de l’invité d’honneur François Baroin (UMP). Mais les vœux de rassemblement de la « droite » sont rigoureusement restés dans les clous : louanges aux années Sarkozy et surtout pas question de fricoter avec de quelconques populistes ou autres « extrêmes », on vous aura prévenus. Inutile de rajouter que l’invocation d’un esprit de reconquête sonnait ici bien plus mollement que l’an dernier à Orange, à la Convention identitaire !

    Voilà pourtant une fête que F. Sauvadet aimerait bien reconduire, pour faire contrepoids à celle des bobos-socialos de l’homme à la marinière à  Frangy en Bresse.

    Et d’aucuns d’évoquer déjà l’appel de Vitteaux. Mais comme on a pu l’observer au cours de cette journée, tous les ingrédients semblent déjà présents pour que l’appel de 2013 puisse – pour rester dans l’évocation des outils de jardin – se transmuter en râteau de 2014.

    http://fr.novopress.info/141117/a-la-fete-des-bourguignons-la-droite-unie/#more-141117

    (1) Pas si étonnant puisqu’on a pu entendre les derniers temps J. C. Lagarde prendre position en faveur de la légalisation du cannabis, souhaiter que l’islam trouve sa place en France et se montrer favorable au « mariage pour tous ».

  • Montbéliard : Dieudonné déprogrammé de l’Axone

    Moscovici censure Dieudonné.
    Dieudonné était drôle au début de sa carrière quand il combattait le Front national à Dreux. Depuis qu’il aborde d’autres sujets, nos oligarques ne le trouvent plus drôle. Ils n’hésitent pas à le censurer au nom de la lutte contre le blasphème : « Son humour est contraire aux valeurs de la République » explique sans rire le ministre des finances. Nos lecteurs trouveront ci dessous un double article du « Pays de Montbéliard » décrivant cette censure à la française.

    Le Pays jpg

    Le nouveau spectacle de l’humoriste controversé, prévu en avril 2014 dans la salle de spectacle de la cité des princes, n’aura sans doute pas lieu.

    Le 15 juillet dernier, l’Axone, le grand équipement sportif et culturel du Pays de Montbéliard, annonçait la montée sur scène de Dieudonné avec son spectacle « Le Mur » le samedi 19 avril 2014. Un mois plus tard, le nom du très controversé humoriste et de son nouveau show (actuellement joué à Paris), a disparu de la programmation de la salle.

    Annulation, déprogrammation, souci quelconque ? La société Vega, qui gère l’Axone et 25 autres scènes et Zénith en France, répond, que « la salle traite elle-même ses dossiers » et qu’il convient de voir directement avec elle. Sauf que le directeur de l’Axone, Florent Masson, garde, sur ce sujet, un silence total.

    Mis en cause par Dieudonné (lire ci-après), le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, dit ne pas être officiellement au courant d’une quelconque annulation et n’avoir pas fait pression dans ce sens sur la salle montbéliardaise et son directeur. Élu de Valentigney et surtout ancien président de l’Agglomération (propriétaire de l’Axone, confiée en délégation de service public à Vega), le ministre s’était pourtant ému de la venue du provocateur (« Dieudonné à l’Axone : Moscovici ne rit pas », notre édition du 18 juillet 2013). Il évoquait alors les différentes condamnations pour injures raciales et incitation à la discrimination du saltimbanque, « son humour contraire aux valeurs de la République » et ses propos à la limite de l’antisémitisme. Il avait dénoncé enfin les propos du directeur de l’Axone, qui parlait d’un artiste « comme un autre », remplissant, les salles. D’ailleurs, à Montbéliard, où la billetterie avait été lancée dans la foulée de l’annonce du spectacle, 2 500 spectateurs étaient espérés.

    En juillet donc, le ministre avait demandé à ce que les élus de l’Agglo « évoquent les différents moyens de revenir » sur la décision de faire monter Dieudonné sur scène dans la cité des Princes. « Je parlais en temps que citoyen. J’ai fait connaître mon point de vue. Si la nouvelle est confirmée, le groupe Vega a pris la décision qu’il estimait utile et fondée. Je la saluerai », explique Pierre Moscovici aujourd’hui. « L’important est que notre territoire ne soit pas pollué par les propos de ce personnage. » La plainte évoquée par Dieudonné ? L’élu la balaie : « Il ne peut y avoir aucun débat juridique entre lui et moi. Il faut laisser cette personne dans sa dérive. »

    Mauvaise publicité à Montbéliard

    Annulation, demande-t-on au maire PS de Montbéliard, par ailleurs vice-président de l’Agglomération ? « Ça ne m’intéresse pas d’en parler, c’est sans intérêt et fait de la mauvaise publicité à Montbéliard », élude Jacques Hélias. « Je ne règle pas ce genre d’affaires sur la place publique. » Plus que la mauvaise grâce à assumer une décision que personne ne revendique, le maire de Montbéliard craint peut-être les suites de cette déprogrammation. Jusqu’ici, toutes les villes qui ont récemment essayé d’annuler les spectacles du provocateur ont, soit dû reculer, soit ont perdu en justice (Perpignan en juin, en référé), soit ont été condamnées (La Rochelle à 40 000 €).

    Reste à connaître la suite que Dieudonné – qu’un autre ministre, Manuel Valls, vient de fustiger à l’université d’été du PS – va donner, ou non, à cette déprogrammation (voir ci-après). « De toute façon, je viendrai à Montbéliard », assure-t-il. « Dorénavant, cette ville fera partie de toutes mes tournées ! »

    Dieudonné, qui s’était produit en mars à Besançon avec son précèdent opus, « Fox-trot », doit partir en tournée en janvier 2014. Il est notamment affiché avec « Le Mur » dans les programmations des Zénith de Strasbourg (également géré par Vega) et de Nancy.

     Sophie Dougnac
    Le Pays ;fr
    30/08/2012

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    « Je vais porter plainte contre Pierre Moscovici »

    « Je vais porter plainte contre Pierre Moscovici. Il a usé de son pouvoir pour m’empêcher de travailler. »

    Officiellement, Dieudonné n’a pas été informé « J’attends d’avoir un écrit, quelque chose de légal m’annonçant l’annulation ou la déprogrammation du spectacle. Mais je ne l’aurai pas puisque ce n’est pas légal ! » Dans sa ligne de mire, un seul responsable : Pierre Moscovici. « Il a exercé des pressions extrêmes sur la salle car lui et ses amis se sont aperçus qu’ils ne pouvaient pas annuler le spectacle autrement, c’est-à-dire en justice. Si ce que je fais ou je dis était contraire aux lois de la République, ils n’avaient qu’à saisir un tribunal. » Selon lui, sa société de production – Les Productions de La Plume – a signé un contrat et a versé une caution sur ce spectacle à l’Axone. « Je vais voir mes avocats très vite ; ils verront la suite à donner. »

    D’ores et déjà, le provocateur l’assure : il va porter plainte personnellement contre Pierre Moscovici. Aux motifs qu’il a ici « abusé de son pouvoir »,  à la fois en « faisant pression » et en « interdisant à un citoyen français de travailler sur le territoire ».

    Sur le fond, Dieudonné estime que le ministre confond son anti-sionnisme, qu’il revendique, avec l’antisémitisme, qu’il nie. « Moi, je fais profession d’humoriste ; j’ai droit au travail, j’ai droit à la liberté d’expression », conclut-il, prêt à entamer un long bras de fer.

    Sophie Dougnac
    Le Pays.fr
    30/08/2012

    http://www.polemia.com/montbeliard-dieudonne-deprogramme-de-laxone/

  • Comment être parents d’élèves à l’heure de l’arrivée du « Gender » à l’école ?

    En cette rentrée scolaire, les AFC proposent aux parents de décrypter l'idéologie du genre qui risque d'être inculquée à leurs enfants :

    "Les parents sont les premiers et principaux éducateurs de leurs enfants. Le premier lieu où s’exerce cette primauté éducative est l’école.

    Si le mot « Genre » n’est pas dans la loi de refondation de l’école, cette perspective inspire, à la rentrée 2013, plusieurs initiatives et évolutions dans le cadre scolaire. Elles sont à considérer comme autant d’actions pour atteindre l’objectif de « changer les mentalités en s’appuyant sur la jeunesse ».

    Comment, tout en restant ces « premiers éducateurs », les parents peuvent-ils être force de propositions positives au sein de l’école de leurs enfants ? Comment être parents d’élèves à l’heure de l’arrivée du « Gender » à l’école ? Qu’est-ce que le « genre » ? Sous quelle forme se présente-t-il à l’école ? Que révèle-t-il ?  Que pouvons-nous proposer ? Voilà quelques questions auxquelles les AFC entendent apporter des réponses. [Lire la suite]"

    Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • La bibliothèque d'Henry Coston (arch 1987)

    Journaliste, écrivain, éditeur, Henry Coston est né à Paris, en 1910, de parents originaires d'Auvergne. Il fit ses études au collège de Villeneuve-sur-Lot, où il était le condisciple de Paul Guth, l'auteur du Naïf, de Georges Bordeneuve, qui devint sénateur, et de Guy Fontès, l'un des militants les plus actifs de la France aux Français.
    Il débuta dans le journalisme à 16 ans, d'abord au Paysan du Sud-Ouest, hebdomadaire nationaliste du Lot-et-Garonne, puis à L'Express du Midi (future Garonne), quotidien de la droite catholique de Toulouse. Il donna, par la suite, une collaboration régulière à divers quotidiens (Petit Oranais, Paris-Soir, Cri du Peuple, etc.) et périodiques (La Libre Parole, La Défense de Seine-et-Oise, Le Porc-Epic. L'Echo de la Presse) et créa en 1957 Lectures Françaises, revue de documentation politique, dont il fut pendant vingt-cinq ans le directeur.
    Il a, en outre, fait paraître une trentaine de livres, dont Les Mystères de la Franc-Maçonnerie, Le Journalisme en 30 leçons (écrit avec son épouse), qui eut 4 éditions, Ce qu'il faut savoir quand on publie un livre, Les Financiers qui mènent le monde (17 éditions successives en trente ans), Le veau d'or est toujours debout et, surtout, son monumental Dictionnaire de la Politique Française, qui lui a valu le titre de « mémoire de la Droite », décerné par son ami François Brigneau.
    Avant de vous dire, ainsi que m'y invite la rédaction de National Hebdo, quels livres doivent lire les militants nationaux, permettez-moi de faire cette déclaration préliminaire :
    Contrairement à ce que trop de politiciens. « de droite » ou « de gauche », veulent nous faire croire, la France n'est pas seulement une expression géographique ; c'est un pays européen, façonné par le christianisme, fécondé, habité, possédé par des générations de Français. Nos ancêtres nous l'ont transmis comme un dépôt que nous devons transmettre, à notre tour, à nos enfants. Il n'est pas notre propriété personnelle, mais la propriété inaliénable des Français, de tous les Français, mais des seuls Français. Ceux d'entre nous qui consentent à partager la France avec qui que ce soit, puissances étrangères, banquiers cosmopolites, trusts internationaux ou ressortissants d'autres nations, violent un fidéi-commis, abandonnent un dépôt sacré ; ils participent à une véritable trahison.
    J'ai consacré plusieurs livres à cette colonisation insidieuse, à cette invasion silencieuse de notre économie par la Haute Banque. (Les Financiers qui mènent le monde, La France à l'encan). Plus récemment, dans Les 200 Familles au pouvoir et La Fortune anonyme et vagabonde, j'ai confirmé ces premières révélations par une description souvent minutieuse d'une colonisation d'un nouveau genre.
    Depuis la disparition d'Emmanuel Beau de Loménie, dont Les Responsabilités des Dynasties bourgeoises (1) nous éclairent sur les origines et les développements des oligarchies en France, rares sont les écrivains qui dénoncent les méfaits du « Gros Argent ». Ils étaient, hier, nombreux : il y avait, bien entendu, La Tour du Pin (2) et Edouard Drumont, à qui Aramis, ici même, a rendu hommage (3) en évoquant La Grande Peur des bien-pensants de Georges Bernanos (4) ; ils étaient classés à droite et, de l'autre côté de la barricade, ouvertement de gauche, Augustin Hamon et Francis Delaisi faisaient un travail analogue.
    Aujourd'hui, spécialisés dans la recherche ou la démonstration, nous ne sommes plus que quelques-uns, dont les livres, boycottés par le monde de l'édition et les médias, restent ignorés du grand public. Chercheur infatigable, Yann Moncomble apporte, dans ce domaine, un concours inappréciable ; nul mieux que lui n'a démasqué les puissances financières qui, dans l'ombre d'assemblées internationales discrètes, tirent les ficelles des gouvernements. Une demi-douzaine de ses livres, notamment « La Trilatérale et les secrets du mondialisme » (5), sont des armes redoutables entre les mains de militants avertis. Tout comme Robert Camman, dans ses « Véritables maîtres du monde » (6), il cloue au pilori des centaines d'affiliés secrets de ces mystérieuses et puissantes sociétés qui ont pour nom Bilderberg et Trilatérale.
    À la lecture de ces documents, le Français moyen est abasourdi :
    - Mon quotidien, ma radio, ma télé ne me parlent jamais de ces gens !... 
    Bien sûr, et là encore, Yann Moncomble nous éclaire : dans son livre « Quand la presse est aux ordres de la finance » (7), il explique pourquoi.
    Comment résister à ces forces occultes ? François Brigneau nous le dit dans ses écrits : un corps sain affronte sans peine la maladie. Pour guérir les Français, son œuvre de débourrage de crâne est le meilleur des remèdes. Dans Jules l'imposteur (8), il bouscule allègrement les faux frères qui ont créé l'école laïque, et l'ont voulue gratuite et obligatoire, non pour éduquer le peuple, mais pour mieux assurer leur pouvoir sur les masses. François Brigneau est un des rares qui, de nos jours, osent affronter la toute-puissance des loges maçonniques. À lire et à faire lire.
    Lisez aussi Une main cachée dirige, le meilleur livre de Jacques Bordiot, qui fait le procès des sociétés politico-financières, responsables des derniers conflits, et Ni trusts, ni Soviets, réquisitoire accablant de Jean-Gilles Malliarakis contre les forces qui menacent notre indépendance (9).
    Je vous recommande également les livres d'André Figueras, en particulier Ce Canaille de D... (10). Documents à l'appui, l'auteur démontre que l'affaire Dreyfus, qui a si profondément divisé les Français, n'est pas ce que les officiels nous disent. Il démolit un tabou.
    Au plan de la doctrine, rares sont les auteurs dont je peux recommander les livres. La raison en est donnée au début de cet article : pour que notre pays reste aux Français, il faut que les défenseurs de la France française aient une notion juste de l'idée de nation. La plupart des ouvrages de nos maîtres, de Barrès à Maurras, ne sont pas réédités. Toutefois - et nous devons en être reconnaissants à de jeunes éditeurs courageux - l'œuvre fondamentale de Charles Maurras : L'Enquête sur la Monarchie (11), qui date de 1900, a été réimprimée cette année.
    Mon vieil ami Jacques Ploncard d'Assac a non seulement vulgarisé la doctrine du maître de l'Action Française et de l'auteur de Scènes et doctrines du nationalisme (paru en 1902), mais il a rajeuni leur enseignement dans ses magistrales Doctrines du Nationalisme (12) : le militant de 1987 qui refuse le socialisme rampant de nos centristes et qui veut résister aux lubies libérales des héritiers du Général, trouvera dans ce livre et dans son complément, Critique nationaliste (13), la justification de son attitude. De même qu'il lira avec profit Éditoriaux et chroniques, de Jean Madiran, l'un des fondateurs et directeurs de Présent, ardent défenseur des traditions chrétiennes de la France (14) .
    À l'heure du grand affrontement de l'élection présidentielle, une connaissance approfondie du personnel politique, des partis et de leurs moyens d'expression me paraît absolument indispensable. Pas seulement des hommes, des groupes et des journaux d'aujourd'hui, mais aussi de ceux qui ont participé au bourrage de crâne des Français depuis cent ans. En premier lieu, bien sûr, la remarquable Histoire secrète du Parti communiste français (15) de Roland Gaucher, qui a su démontrer, avec la minutie d'un horloger, l'appareil compliqué d'une monstrueuse machine. Ensuite, Les Droites dans la rue (16), de Francis Bergeron et Philippe Vilgier, magnifique album qui fait revivre les moments, souvent dramatiques, vécus par les militants nationaux d'hier. Enfin, Partis, journaux et hommes politiques (17), un dossier de 620 pages de précisions historiques et doctrinales, constitué sous ma direction par une douzaine de chercheurs et de journalistes ; ce volume comporte un index de 10 000 noms cités : du mouvement anarchiste aux groupements royalistes en passant par les formations communistes, socialistes, radicales, centristes, modérées, libérales, gaullistes, collaborationnistes, pétainistes, résistantes, etc. de nos trois républiques et de l'État français (Vichy), tout y est.
    Pour combattre efficacement un adversaire, il faut le bien connaître : comment répondre à un contradicteur de bonne foi si l'on ignore le comportement, l'action et les idées de ceux qui animent les groupements politiques et leurs moyens d'expression ? J'attache une telle importance à la formation politique de nos amis que j'ai moi-même, participé à la rédaction d'un ouvrage de documentation : le Dictionnaire de la Politique Française, dont quatre volumes ont paru (18). Il est difficile de parler de ses propres œuvres et je ne le fais ici que pour répondre au désir exprimé par la rédaction de National Hebdo. François Brigneau et Roland Gaucher ont été parmi les tout premiers à recommander la lecture de ce gros ouvrage aux lecteurs et aux militants qui leur font confiance. La raison ? Tout simplement parce qu'il s'agit là d'un utile pense-bête.
    Jean Mabire National Hebdo du 5 au 11 novembre 1987
    Notes
    - (1) Librairie Française, 27. rue de l'Abbé Grégoire, 75006 Paris.
    - (2) Idem.
    - (3) Plusieurs ouvrages de Drumont viennent d'être réédités par La Librairie Française.
    - (4) Paru dans le Livre de Poche.
    - (5) Chez l'auteur, B.P. 24, 27330 La Neuve-Lyre, et à D.P.F. à Chiré-en-Montreuil, 86190 Vouillé.
    - (6) Idem.
    - (7) Idem.
    - (8) Idem.
    - (9) Ces deux livres à La Librairie Française.
    - (10) Chez l'auteur et à D.P.F.
    - (11) Editions du Porte-Glaive.
    - (12) D.P.F.
    - (13) Réédité récemment par La Librairie Française.
    - (14) Dominique Martin Morin.
    - (15) Albin Michel.
    - (16) Dominique Martin Morin.
    - (17) Publications Henry Coston, B.P. 92-18. 75862 Paris Cedex 18.
    - (18) Idem.

  • L’Archaeoraptor : un mensonge évolutionniste !

    En 1999, les défenseurs de L’évolutionnisme prétendent avoir trouvé le "chaînon manquant" entre le dinosaure et l’oiseau. De quoi s’agit-il ? En Chine, un étrange fossile est découvert dans la province de Liaoning. Il ressemble à une étrange créature, moitié dinosaure, moitié oiseau : un dinosaure avec des ailes et des plumes, ou bien un oiseau avec une queue et des dents de dinosaure.

    On l’appelle l’Archaeoraptor. Le marigot évolutionniste est en émoi. Quelques semaines après, une équipe de chercheurs Chinois déclare que l’Archaeoraptor est faux. Pourtant un grand nombre de scientifiques avaient déclaré avec empressement que ce fossile était un oiseau de la préhistoire(1). Que s’est-il donc passé ? Des paysans chinois très malins réalisent qu’il y a un moyen très simple de gagner beaucoup d’argent en superposant deux vrais fossiles. Le premier est le corps d’un Yanornis, une espèce éteinte d’oiseaux mangeurs de poissons, et le second reproduit la queue d’un petit dinosaure.

    Rapidement et sans réserve, la presse s’empare de l’information. L’impact est énorme ! Car l’Archaeoraptor étaye les dogmes sur l’évolution des espèces. On peut enfin dépoussiérer Darwin et ses écrits fantasmagoriques. Ainsi, peut-on entendre que « les dinosaures n’ont pas disparu. Ils se sont répandus avec prodigalité sur la terre sous la forme d’oiseaux. Les oiseaux descendent donc de dinosaures ». Le célèbre National Geographic(2) donne le ton. Il nomme l’animal fossilisé : Archaeoraptor liaoningensis. Le lectorat de la revue doit être comblé par tant de science. Quel bonheur ! Sous le titre "Feathers for T. Rex" (Des plumes pour T. Rex) Christopher Sloan, un des principaux rédacteurs de la revue, annonce fièrement la nouvelle : « Nous pouvons maintenant dire avec certitude que les oiseaux sont des Therapodes (sortes de dinosaures), comme nous pouvons affirmer que les hommes sont des mammifères ». Des dessins croquant des dinosaures avec des plumes composent l’iconographie du dossier. Tout est convenu, confirmé et tranché par la science des temps modernes. Journaux, revues et parutions populaires de vulgarisation scientifique diffusent l’information à l’unisson.

    Le Musée d’Histoire naturelle (Museum voor Natuurwetenschappen) de Bruxelles organise du 25 octobre 2002 au 25 mai 2003 l’exposition "Dig a Dino". Rien y est laissé au hasard ! Dans le dossier didactique (page 13) sous le titre Nu bestaan er nog altijd dinosauriërs ! (Les dinosaures existent toujours !), il est écrit : « Les dinosaures n’ont pas complètement disparu. Quelques Theropodes, de petits dinosaures carnivores, ont évolué en oiseaux ! L’Archæoptéryx dont on avait trouvé sept squelettes très bien conservés en Bavière, seraient un de ces premiers oiseaux. La plupart des paléontologues pensent même que les oiseaux sont donc des dinosaures à part entière... » Hallucinant ! Signalons que Fred Hoyle et une équipe de scientifiques ont par ailleurs dénoncé que le "fossile" de l’Archæoptéryx (précédente sorte d’Archaeoraptor) exposé au British Museum avait été fabriqué avec du plâtre et de fins traits de peinture disposés sur une couche initiale de calcaire. Et comble de ridicule, des empreintes digitales des faussaires étaient par endroit restées perceptibles(3).

    Dans un article intitulé Dino’s in je tuin ! (Le Dino est dans ton jardin !), Zonneland écrit sur l’exposition : « Les Dinosaures n’ont pas disparus. Presque tous les scientifiques sont à présent convaincus qu’ils sont les ancêtres des oiseaux. Par conséquent, ce que nous voyons dans nos jardins, sont des versions modernes de dinosaures »(4). Le très réputé journal néerlandais Het Nieuwsblad titre de manière explicite : "Dino is verwant met specht" (Le Dinosaure est parent du pic)(5).

    Loin de ce battage médiatique, des scientifiques (évolutionnistes) ont préféré garder la tête froide. Alan Feduccia, ornithologue de renommée mondiale et l’auteur d’une encyclopédie sur les oiseaux vivants et fossilisés, affirme que les oiseaux ne peuvent pas descendre du dinosaure. En plus d’importantes différences relatives aux structures pulmonaires. embryonnaires, digitales, il explique que l’anatomie générale du dinosaure est trop éloignée de celle de l’oiseau : les dinosaures possèdent une grande queue et de grosses pattes arrières. Ils sont dotés sur la partie supérieure de leur corps de petites pattes. Toujours sous un angle évolutionniste, les datations rendent surtout compte d’une apparition de l’Archaeoraptor des millions d’années après celle des premiers espèces d’oiseaux.

    Par ailleurs, afin d’y chercher un second fossile, des paléontologues chinois se rendent sur les lieux de l’Archaeoraptor. Que constatent-ils ? Des paysans déterrent des fossiles et les acheminent par contrebande à des acquéreurs étrangers. Quand le responsable de l’expédition, le paléontologue Xu Xing trouve un fossile ressemblant étrangement aux photographies du National Geographic, on lui répond alors que l’Archaeoraptor n’existe pas. Il est l’assemblage de deux fossiles, qui a très bizarrement trompé le sérieux et la prudence des "scientifiques" du National Geographic.

    La vérité est divulguée par d’autres journaux. Par exemple, l’article "Piltdown Bird" (l’oiseau de Piltdown) du mensuel New Scientist de janvier 2000 fait allusion à une autre supercherie, celle de l’homme de Piltdown. Les évolutionnistes avaient encore clamé avoir défriché le "chaînon manquant", celui qui prouverait que l’homme descend bien du singe. Résumons les faits : Piltdown se situe dans le Sud de l’Angleterre. Dans ce comté du Sussex est "trouvé" un crâne qui sera exposé pendant quarante ans au British Museum. Ce crâne est le vulgaire montage d’une mâchoire d’orang-outang dans laquelle ont été fixées des dents limées et teintées pour faire accroire aux dents d’un homme préhistorique. Le tout est ensuite adapté à un crâne d’homme(6). Les hommes de Neandertal, de Nebraska, de Java, Lucy sont également le résultat de bien tristes mystifications, "compilations" scientifiques(7).

    Enfin, les... plumitifs du National Geographic paraissent peu inspirés par les révélations sur l’Archaeoraptor. Son édition de mars 2000 y consacre honteusement dix lignes dans les colonnes du courrier des lecteurs et cinq dans sa parution d’octobre 2000. La grande presse n’est guère plus courageuse. Elle tarde à répercuter l’information sur la vraie nature de l’Archaeoraptor. Trois ans après la sortie du sensationnel dossier du National Geographic et sans panache, Kits s’y résigne dans son n° 7 du 1er décembre 2002 (page 3), Het Nieuwsblad (page 1 des programmes TV) le 5 janvier 2003 ou Gazet van Antwerpen (page 29) le 6 janvier 2003. La presse télévisée néerlandophone fait de même sur les chaînes Overleven et Canvas le 5 janvier 2003 à 21 heures(8).

    « Un peu de science éloigne de Dieu. beaucoup de science y ramène » (Louis Pasteur).

    (1) "Kits" (bimensuel pour adolescents) du 01/12/02 ; p. 3.
    (2) "National Oeograph" N° 196 de novembre 1999 ; pp. 98-107.
    (3) Philip Stott dans "De mythe van de evolutie" (1993) p. 19.
    (4) "Zonneldand" (84e année) n° 5 du 04/10/02 ; p. 16.
    (5) «Het Nieuwsblad" du 20/12/02 ; p. 20.
    (6) "De mythe van de evolutie" ; p. 20.
    (7) Cf. "Créationnisme et géocentrisme, ces autres révisionnismes" ("LJ" n° 307 du 20/11/03), p. 19-a.
    (8) "Leviathan" n° 27 d’avril 2003.
  • Une réponse à Alexandre Latsa au sujet d’une orientation géopolitique majeure pour les décennies à venir (1)

    Une réponse à Alexandre Latsa au sujet d’une orientation géopolitique majeure pour les décennies à venir (1)
    Ce n’est pas le fait du hasard si « le choc des civilisations » écrit par Samuel Huntington dissocie la Russie de l’Europe. L’intérêt partisan n’est ici pas absent. Les Etats-Unis veulent certes un allié européen, et dans le passé français, à condition que ceux-ci ne soient pas par trop puissants. Pas question donc de traiter d’égal à égal. L’amour non désintéressé pour les européens de la part des américains est celui du suzerain pour son vassal. On comprendra donc, aussi bien le soutien très relatif des américains aux Français durant la guerre d’Indochine, tout comme le financement du Fln par les américains durant la guerre d’Algérie ; l’idée d’une France présente sur tous les continents et puissante, ne pouvait que déranger le leadership américain bien sur sourcilleux quant à ses intérêts.
    Aujourd’hui, et les observateurs lucides le savent depuis fort longtemps, le temps des conflits nationaux est révolu, n’étant plus l’apanage que des tribus arriérées, en retard sur l’histoire. Même la seconde guerre mondiale fut idéologique avant d’être nationale. Déjà donc à l’époque, le fait national fut subsumé par l’Idée. Aujourd’hui, les lignes de tension nous rappellent que la guerre des blocs est encore présente opposant coalitions, la levée du rideau de fer n’ayant pas fondamentalement modifié la donne. Sans vouloir être caricatural, nous avons encore aujourd’hui l’opposition entre Ouest et Est ou plus exactement entre les occidentaux et leurs opposants. Force est de constater que ces derniers se situent dans la grande majorité des cas à l’ouest de l’Europe de Bruxelles.
    Cette opposition à l’Ouest n’est pas récente, existant déjà au XIX ème siècle par exemple. L’erreur, vers laquelle veulent nous pousser les américains, serait de considérer que cette opposition ne commence qu’avec la Russie. Si le panslavisme et l’exaltation de l’âme russe furent bien des faits, de nombreux penseurs allemands considérèrent que l’Allemagne marquait une ligne de fracture en Europe. Les raisons d’être de l’opposition de bien des allemands à l’occident ne datent pas de la fin de la première guerre mondiale et du traité de Versailles. Bien des romantiques allemands célébrèrent la germanité par l’intermédiaire de l’exaltation d’une personnalité comme celle d’Arminius. Il y a dans le cadre de l’antiquité le fait réel que Rome butta sur le Rhin, un monde mystérieux et fascinant s’y trouvant au-delà. Les nationaux-révolutionnaires allemands structurés après la première guerre mondiale, n’en pensaient pas moins : à l’Ouest du Rhin sévissait un modèle de société incarnant une attitude devant la vie qui n’était pas celle des Allemands, agressif et impérialiste, dont la France et l’Angleterre n’étaient que des bras armés, cachant bien mal la civilisation sans passé donc sans âme que représentaient les Etats-Unis.
    En ce sens, l’idée de savoir si la Russie est d’Orient ou d’Occident est un leurre puisqu’à l’évidence, à bien des égards et pour de multiples raisons, l’Allemagne représente déjà une césure à l’Est. Il ne s’agit pas de contester l’appartenance de l’Allemagne et de la Russie à l’Europe mais de bien considérer qu’à l’Est du Rhin, un monde différent commence. Quelque part, la France n’est qu’un prolongement par continuité, pour reprendre une expression mathématique, entre l’Allemagne et l’Italie, représentée par la fusion entre le latin César et le germain Clovis. Si la France, c’est « la furia francese » - à l’italienne donc – c’est aussi la rigueur toute germanique du cartésiannisme.
    L’Est commence donc à mes yeux historiquement au Rhin, ce que ne peuvent que contester les Etas-Unis, soucieux comme à l’accoutumé de favoriser le bref présent aux dépens d’un passé riche et lointain qu’ils n’ont pas vécu, qui pour l’instant d’un point de vue politique les favorise. Si l’Europe dispose à l’Ouest d’une frontière qui n’est autre que l’océan atlantique, elle n’en a probablement pas à l’Est, si ce n’est l’autre océan qui est le Pacifique. En ce sens, c’est tout naturellement qu’elle aura vocation à intervenir demain dans le probable continent de l’avenir qu’est l’Asie.
    Note :
    (1) Alexandre Latsa - Euramérique, Eurorussie ou Eurasie ?
    http://www.voxnr.com/cc/etranger/EFZZFFkuZEfckKrkKw.shtml

  • Le gender pour masquer l'échec du système scolaire français

    Lu dans Le Figaro :

    "Alors que le nombre de sorties sans qualification du système éducatif ne cesse d'augmenter et que le taux de chômage des jeunes atteint des niveaux records dans notre pays ; alors que les études nationales et internationales démontrent depuis plus de quinze ans que l'école ne parvient plus à remplir ses missions fondamentales - l'enseignement de la lecture, de l'écriture et du calcul -, 40 % des jeunes entrant au collège sans maîtriser ces compétences et près de 20 % d'entre eux sortant du système éducatif illettrés ; que les politiques éducatives menées en France depuis vingt ans ont hissé notre école au rang des plus inéquitables des pays de l'OCDE… cette rentrée scolaire sera marquée du sceau de l'instauration de la théorie du genre à l'école primaire."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/