Car c’est ainsi maintenant. Et, par la magie du pouvoir médiata loi n’est pas la même pour tout le monde
En 1996, sa condamnation pour plagiat (que l’on nomme aujourd’hui pudiquement « contrefaçon » !) de « Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué », d’Howard Buten, n’empêche pas l’écrivaine franco-camerounaise Calixthe Beyala d’être primée. Ni, surtout, de poursuivre une carrière de récidiviste.
Peu d’auteurs ont incarné avec autant de morgue le peu d’effet sur un parcours d’un plagiat reconnu par la justice. Condamnée en mai 1996 pour avoir pillé le best-seller d’Howard Buten, confondue de nouveau quelques mois plus tard – sans la moindre suite judiciaire cette fois – pour s’être un peu trop inspirée d’au moins cinq autres auteurs, Calixthe Beyala n’en a pas moins obtenu, dans la foulée de son procès, le Grand Prix du roman de l’Académie française pour Les Honneurs perdus (Albin Michel, 1996) – le livre avait figuré la même année sur les premières sélections du prix Goncourt !





