PARIS (Bulletin de réinformation) - Le mouvement des bonnets rouges, fer de lance de la fronde fiscale a réussi, au moins pour quelques mois, à renvoyer au placard l’écotaxe.
D’aucuns, notamment certains députés, prétendent que l’abandon de l’écotaxe nuirait au financement des infrastructures routières. Est‑ce vrai ?
La France possède le réseau routier le plus étendu d’Europe. Le European Road Network, organisme d’étude, estime à douze milliards d’euros les investissements annuels en France dans l’expansion et l’entretien du réseau. Soit 0,5 % du PIB. D’autre part, les automobilistes et les transporteurs routiers, principaux utilisateurs de ces infrastructures, rapportent 40,6 milliards d’euros à l’État, essentiellement par la taxe sur les produits pétroliers et des péages autoroutiers.
Les utilisateurs de la route payent donc près de 3,5 fois le prix de tous les investissements routiers annuels en France.
http://fr.novopress.info/145917/ecotaxe-les-automobilistes-pompe-fric-de-letat/
économie et finance - Page 784
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Écotaxe : les automobilistes, pompe à fric de l’État
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Paysans en colère ! En cause : la fiscalité et la politique agricole commune imposée par l’Europe…
Les agriculteurs d’Ile-de-France organisent depuis le début de matinée un blocus de Paris. Des barrages filtrant encerclent la capitale. Les agriculteurs d’autres régions manifesteront successivement les 26 et 29 novembre. Cette fronde des agriculteurs s’oppose notamment à la nouvelle Politique agricole commune (PAC) décidée à l’Europe qui se fera au détriment de la France. Le mouvement s’accentue depuis des années : la politique agricole commune est influencée par l’élargissement de l’Union européenne. Lire la suite => http://medias-presse.info/paysans-en-colere-en-cause-la-fiscalite-et-la-politique-agricole-commune-imposee-par-leurope/
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Quand « l’adversaire de la finance » décrète en catimini l’amnistie des banques
« Dans la nuit du 14 novembre, en catimini, le gouvernement du président le plus impopulaire de France a purement et simplement amnistié d’avance les banques de toutes malversations sur l’octroi de crédits. Avec effet rétroactif, cela va sans dire.
Une « aide » tordue
Bien évidemment, l’articulation de cet article (n° 60) de la loi des finances est à la hauteur de l’hypocrisie affichée par notre petite bande de malotrus. Le motif officiel : protéger les collectivités territoriales asphyxiés par les prêts toxiques de Dexia, la banque franco-belge faillie.
Avec une condition qui ne manque pas de sel : on vous accorde une « aide » de 1,5 milliards d’euros au total… à condition que vous remboursiez Dexia de vos dettes, même illégitimes, pénalités incluses, et de manière anticipée.
Avec pour finir une modalité assassine qui achève de pieds et mains lier les infortunées collectivités locales : renoncer à « toute possibilité de contestation légale en cas de défaut de mention du taux effectif global dans les prêts » (Mediapart).
Henri Emmanuelli en acolyte zélé
Il va de soi que les collectivités locales devront AUSSI rembourser le généreux prêt de survie de 1,5 milliards consenti par la bande à Ayrault.
Plus piquant encore, c’est le député auto-revendiqué de gauche Emmanuelli, acolyte zélé, qui s’est chargé lui-même de justifier le coup de force de ses comparses de Matignon : rassurer les marchés qui risquaient de se sentir paniqués par les menaces de poursuites… et couper leurs robinets ! Henri Emmanuelli :
« Supprimer [l’article 60 et ses mesures d’amnistie, ndlr] reviendrait à semer la panique sur les marchés. C’est tout le système [du financement des collectivités locales] qui s’effondrerait alors. »
Moyennant quoi nos grands prêtres de la Vertu financière ont absous leurs ouailles indélicates pour tous leurs péchés.
A propos de fourches et de piques
Car cette affaire lamentable ne s’arrête pas aux seules collectivités locales. La mesure d’amnistie a été généralisée pour TOUS les crédits douteux octroyés à qui que ce soit, particuliers comme groupes constitués, ainsi dissuadés de faire des misères à leurs banquiers.
Martine Orange, un brin écœurée, on le serait à moins :
« Victoire des banques par KO debout face à tous. »
Certains préfets s’alarmeront ensuite de voir ressortir fourches et piques vengeresses sur fond de bonnets rouges. »
Source : Rue89; Mediapart, via : News360x.fr
http://www.contre-info.com/quand-ladversaire-de-la-finance-decrete-en-catimini-lamnistie-des-banques#more-30274 -
Un impôt contraire à la justice et au bien commun ne se justifie pas
Michel Boyancé, doyen de la Faculté libre de philosophie comparée (IPC-Paris), écrit dans l'Homme Nouveau :
"Il semble que les chrétiens doivent répondre par l’affirmative à la question de savoir si payer ses impôts est un devoir civique. Cela est posé explicitement par saint Paul (Rm, 13,7) :
« Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui l’impôt, l’impôt ; à qui les taxes, les taxes (…) ».
Cependant, une certaine conception contemporaine de l’État risque d’absolutiser cet acte de citoyenneté. [...]
La philosophie sociale et politique incluse dans la doctrine sociale de l’Église développe un ensemble de considérations qui relativise ce devoir civique en le subordonnant, de part et d’autre, à la justice (ce que saint Paul mentionne dans le fait de « rendre à chacun ce qui lui est dû »). Celle-ci se déploie en trois dimensions principales : distributive (dans la répartition équitable des biens), commutative (dans les échanges entre particuliers) et générale (en vue du bien de tous). Toute autorité politique et juridique doit se soumettre à ces rapports de justice, toujours en vue du bien commun, c’est-à-dire du meilleur bien des personnes en relation les unes aux autres dans l’unité d’une société politique. [...]
Il s’agit d’aider les personnes à atteindre leur bien dans le respect de leur liberté, notamment celle de conduire leurs affaires et leur vie. Cette aide ne veut pas dire ni que l’État doit laisser faire, ni qu’il doit faire à la place des personnes. Il doit leur donner les conditions, les cadres juridiques notamment, pour atteindre leur fin, assurer la justice (rendre à chacun ce qui lui est dû) notamment distributive, c’est-à-dire, comme le mentionne le Compendium de la doctrine sociale de l’Église (Conseil pontifical Justice et Paix, Compendium de la doctrine sociale de l’Église), pour la solidarité si, et seulement si, les instances intermédiaires ne peuvent le faire par leur propre moyen et discernement. C’est ainsi que l’impôt prélevé peut combler des manques (on pense aux allocations familiales, à des subventions pour aider des organismes à but non lucratif, des réductions d’impôts pour les entreprises, etc), sans tomber dans l’assistanat, destructeur de la liberté car étouffant les initiatives et particulièrement les efforts pour ne pas dépenser sans compter.
On voit donc bien que l’impôt doit être utilisé moralement par l’État et ceux qui sont chargés de la gestion publique. La mauvaise gestion, la gabegie financière, les privilèges exorbitants des personnels de l’État, etc, remettent en cause le principe du versement de l’impôt car le respect du bien commun (justice générale) n’existe plus. Par voie de conséquence, la justice est à la fois la vertu des gouvernants et celle des gouvernés. [...] Une administration pléthorique, tatillonne, étouffant les initiatives légitimes, ne permet pas une vraie justice générale. En ce sens, l’impôt ne se justifie pas.
Cependant, quand est-il légitime de ne plus payer l’impôt ? La réponse relève de la prudence c’est-à-dire du discernement sur le fait que l’État, par des lois injustes, empêche gravement la réalisation de la justice et du bien commun. Il n’y a pas de règles précises. Il s’agit de juger si, à un moment donné, le fait de ne plus payer d’impôts est légitime et s’il n’entraînera pas plus de maux. Autrement dit, le fait de ne plus payer l’impôt ou de se révolter quand manifestement il y a abus des autorités publiques, entre dans le principe général de désobéissance civile. C’est un principe à manier avec précaution mais il peut s’avérer dans certaines circonstances comme le meilleur moyen de signifier à l’État et à ses représentants que la justice n’est pas à sens unique et que la vertu n’est pas dans une seule partie de la société : ceux qui sont assujettis à l’impôt."
http://www.lesalonbeige.blogs.com/ -
Jacques Sapir: les chiffres américains sont largement sous-estimé
http://www.youtube.com/watch?v=RxKJgfczQ4Y
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Ce n’est pas aider l’Afrique que de laisser entrer en Europe les immigrés clandestins africains
Le magazine flamand Knack publie un entretien décapant avec le professeur d’économie Paul Collier qui enseigne à l’Université d’Oxford. Directeur du Centre d’étude des économies africaines, il est considéré comme l’un des plus intéressants intellectuels au monde par le Foreign Policy Magazine. Surprise ! Ce professeur explique que ce n’est pas aider l’Afrique que d’accueillir en Europe les jeunes immigrés clandestins africains. Et ses propos font parfois penser au « Camp des Saints », le célèbre roman de Jean Raspail…
Professeur Collier : « De nombreux Européens s’imaginent que les gens qui naviguent vers Lampedusa sont les plus pauvres, mais ce n’est pas le cas. Ces réfugiés peuvent se permettre de traverser l’Afrique du Nord depuis l’Érythrée ou la Somalie ; ils sont capables de payer les organisations criminelles spécialisées en trafic humain. Ces gens sont prêts à prendre des risques, car nous leur offrons de nombreuses possibilités. Si en tant que réfugié vous réussissez à débarquer à Lampedusa, on vous submerge de droits de l’homme. Le procès juridique pour vous renvoyer est si compliqué que les autorités italiennes préfèrent vous laisser disparaître dans l’illégalité. Au nom des droits de l’homme, nous commettons un maximum d’injustices. Nous communiquons le message suivant : comme Africain vous n’avez aucune chance d’entrer en Europe, sauf si vous arrivez à débarquer sur l’une de nos plages, dans ce cas il ne vous arrivera rien. Je trouve cela absurde ».
Knack : Il faut donc ériger un mur autour de l’Europe ?
Professeur Collier : « En fait oui, car si nous ne le faisons pas, un pays comme l’Érythrée se videra tout à fait. Ceux qui souhaitent démolir les murs feraient bien d’instaurer un service de ferries entre l’Afrique du Nord et l’Europe pour que plus personne ne se noie. Je vous garantis que les ferries seront remplis à craquer. Des millions de personnes viendront. Une étude à grande échelle de Gallup révèle que 40 pour cent des habitants des pays pauvres de l’Afrique souhaitent se rendre en Europe. Il faut communiquer clairement : ceux qui osent faire la traversée vers Lampedusa seront renvoyés sans état d’âme. »
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Une nouvelle solution pour la Grèce (et pour nous) : l'austérité
Une nouvelle fois, la Grèce, qui prendra la présidence tournante de l'Union au 1er janvier, a tourné au ralenti, le 6 novembre, en raison d'une grève générale de 24 heures - la quatrième depuis le début de l'année - contre les mesures d'austérité imposées par la troïka de ses créanciers, à savoir l'Union européenne, la Banque Centrale européenne et le FMI, et même si les Athéniens semblent fatiguer désormais à descendre dans la rue, les syndicats, tant du privé que du public, ont vu leurs militants observer le mot d'ordre de ne pas travailler. « Nous faisons la grève contre la destruction de notre vie et la dégradation de l'avenir de nos enfants », proclament-ils.
Les créanciers, dont les représentants poursuivaient, sur place, leur audit au début du mois, risquent donc fort d'entendre les échos de cette colère qui ne veut pas se taire, ni observer les manières policées qui sont celles des salons de ces hauts fonctionnaires. Un des manifestants a même été brièvement interpellé par la police pour avoir jeté une poignée de petite monnaie - de petite monnaie d'euro, faut-il le préciser ? - non à la figure, mais au pare-brise du véhicule du Danois Poul Thomsen, représentant du FMI.
Bien que la Commission européenne estime probable la mise en place d'une « solution satisfaisante » - ce qui signifie, pour elle, que la Grèce se pliera aux injonctions de ses créanciers... -, il n'est pas dit que les autorités grecques n'envient pas ce quidam. En désaccord profond avec ses interlocuteurs sur un trou budgétaire pour 2014 (déjà !), le premier ministre Antonis Samaras n'a pas caché sa déception - et peut-être sa colère. Tout d'un coup, a-t-il lancé, la troïka découvre un trou budgétaire en 2014 alors que l'économie va mieux. » Avant d'ajouter, conciliant : « Il s'agit d'une négociation... Nous devons nous défaire de l'idée que c'est une guerre. » D'autant que, au terme de cette nouvelle visite, était attendu le déblocage d'un nouveau prêt d'un milliard. Il n'empêche que, au fond de sa poche, la petite monnaie devait le démanger lui aussi...
D'autant que, bien sûr, la troïka exige de nouvelles mesures d'austérité. Une perspective d'ores et déjà rejetée par le ministre des Finances, Yannis Stoumaras, toute nouvelle coupe dans les salaires et les retraites étant susceptible, en l'état actuel, de mettre définitivement le feu aux poudres !
Explosif
La partie devient donc serrée pour les représentants de la Commission européenne Matthias Morse, de la Banque centrale européenne Klaus Mazuch et du Fonds monétaire international Poul Thomsen, qui, en plus de la grogne de la rue, savent devoir désormais prendre leurs interlocuteurs politiques avec autant de diplomatie qu'en est capable quelqu'un qui vient parler de gros sous.
Le ministre des Finances le leur avait bien fait sentir en déclarant, à la veille de leur arrivée à Athènes : « Il y a des solutions pour tous les sujets, mais il faut que les deux côtés fassent preuve de réalisme et de flexibilité. »
Mais, compte tenu du fait que ces créanciers trouvent trop timides les propositions gouvernementales que la rue - dans tous les secteurs -trouve, elle, trop raides, il y a fort à parier que ni le réalisme, ni la flexibilité ne fassent partie de leur vocabulaire.
Cela dit, ce n'est pas la Grèce - ou pas fondamentalement - qui est dans une impasse. C'est l'ensemble de l'Europe. Ou faut-il dire, ici, de l'Union européenne ?
Mauvais chiffres européens
En effet, selon les derniers chiffres de l'office européen de statistiques Eurostat, le chômage a atteint un nouveau taux record en Europe de 12,2 %, pour la zone euro, et de 11 % pour l'ensemble de l'Union européenne. Mais, bien sûr, on continue de nous expliquer que les pays bénéficiant de l'euro sont davantage protégés de la crise que les autres, et qu'il serait fou, tout simplement, de vouloir l'abandonner...
Alors, certes, le taux de chômage est de 27,6 % en Grèce ; mais il est de 26,6 % en Espagne, de 17,1 % à Chypre, etc. Ceux qui tirent le mieux leur épingle de ce triste jeu sont l'Autriche, l'Allemagne et le Luxembourg.
Quant à la France, contrairement à ce que serine le docteur Hollande, elle ne parviendra pas, pour l'instant du moins, à redresser la barre. Selon la Commission européenne, notre pays pourrait même connaître de nouveaux risques de dérapages de ses déficits publics. Et ne parlons pas de la courbe du chômage avant 2015...
Pas grave ! « S'il est nécessaire de faire plus » - plus d'économies, bien sûr - « nous le ferons », déclare le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve. Promettant au passage que nous serons dans les clous « à l'horizon 2015 ». Comme nous devions l'être à celui de 2014 ?
Le ministre devait être très préoccupé. Il a oublié de préciser comment cette nouvelle cure d'austérité serait mise en place. En lorgnant de nouveau du côté des impôts, peut-être ?
Olivier Mirande monde & vie 12 novembre 2013 -
La soumission par le crédit...
L’ensemble du système politique ainsi que l’intégralité du personnel qu’il emploie, d’un bout à l’autre de l’échiquier « idéologique », n’ont d’autre finalité que la défense et la prorogation du règne de la marchandise. Il ne s’agit nullement là d’une affirmation polémique mais d’un froid constat qu’il faut être aveugle et sourd pour encore contester. L’évidence de ce fait est d’ailleurs démontrée par la position centrale occupée par le dogme de la croissance dans la totalité des programmes proposés par les différentes composantes du spectre politique français et, plus largement, occidental. Vous pouvez chercher, parmi les groupements politiques « officiels », c’est-à-dire ayant accès à l’espace public et aux instances de représentation via les médias, il n’y a pas la moindre exception. Même les prétendus « radicaux » gauchistes et anti-capitalistes – dont on peut mesurer le degré de subversion à l’aune du nombre de leurs invitations télévisées et autres dimanches après-midi passés en compagnie du très transgressif Michel Drucker – ne parlent que de « réappropriation », de « meilleure distribution » et de « répartition plus juste » des fruits de la croissance, sans jamais remettre en cause le principe même de celle-ci..
Bref, au-delà de divergences cosmétiques à visées électoralistes, tout le monde est d’accord pour communier dans la vénération de la même Loi : point de salut, de bonheur ni d’avenir sans croissance, c’est à dire sans augmentation infinie de la production annuelle de biens et de services. Ce bel unanimisme se révèle d’ailleurs de manière particulièrement flagrante lorsqu’il s’agit de moquer ou de conspuer avec toute la morgue qui sied aux prétendus « réalistes » les tenants de la « décroissance », théorie « fumeuse » voir « fascisante » qui a l’improbable audace d’évoquer les limites physiques et écologiques de notre environnement et ose suggérer que l’accomplissement humain ne se réalise peut-être pas exclusivement au travers de l’entassement d’objets et de la fuite en avant techno-scientiste. Contre ces olibrius et leurs blasphèmes envers les divinités mercantiles, c’est la mobilisation générale, des Verts à l’Ump en passant par le PCF et le les « centristes ».
« Der Kauf macht frei ! » Fermez le ban.
Pour garantir l’immuabilité de cette domination, le système politico-marchand (pléonasme) a trouvé un moyen autrement plus sûr et efficace que l’antique knout ou la police spéciale : le crédit.
Après avoir mis un terme définitif à la lutte des classes en transformant tous les travailleurs en apprentis bourgeois aux « potentialités » consommatrices infinies, le crédit a en effet progressivement métamorphosé l’ensemble de la population en un vaste conglomérat d’ilotes captifs et dépendants, terrorisés par les banques, les fins de mois, les échéances, les huissiers…
Le chômage est évidemment toujours une situation délicate et difficile, mais pour l’homme endetté, bardé de crédits, c’est une perspective absolument dramatique et terrifiante qui peut le mener rapidement à la plus extrême précarité. De ce fait il est généralement prêt, pour conserver son emploi synonyme de possibilité de remboursement, à toutes les acceptations, toutes les résignations, voire toutes les reptations et toutes les compromissions. L’homme du crédit est un homme soumis, un homme vaincu, enfermé dans la cage de fer des traites et des taux d’intérêts, un homme qui ne bougera jamais le petit doigt pour remettre en cause un système qui peut l’écraser en un instant.
En 2008, les ménages français avaient un taux d’endettement approchant les 90% de leurs revenus annuels disponibles (135% de ces mêmes revenus pour les ménages américains). Plus d’un quart de cet endettement est destiné à la consommation de biens et services « non vitaux » tels que du matériel hifi, vidéo ou des séjours de vacances.
Parallèlement, la spéculation ayant fait exploser les prix de l’immobilier, l’accession à la propriété de son domicile devient de plus en plus délicate, exigeant des emprunts aux montants toujours plus considérables et à la durée exponentielle pouvant atteindre les 40 voir 45 ans (50 ans même en Espagne et au Portugal).
Cette double tendance aboutit à la pathétique situation d’hommes et de femmes couverts de gadgets mais ne possédant pas même un toit, un foyer qui est pourtant la première étape de l’autonomie, l’élément constitutif à la fois de la liberté et d’un possible engagement dans la cité. Car contrairement à ce que continuent à professer certains groupement anticapitalistes d’extrême gauche, souvent au nom d’une lecture un peu hâtive et simpliste de Proudhon, la propriété privée individuelle, spécialement de son domicile, n’est ni « le vol », ni la première étape de l’embourgeoisement capitaliste. Bien au contraire, la propriété de son habitat est un socle et une protection pour l’individu face à la perpétuelle fluidité et instabilité des marchandises et des capitaux. C’est le camp de base protégeant les humbles contre cette précarité, cette « angoisse du terme » - si parfaitement décrite par Céline-, cette permanente épée de Damoclès dont use le capital marchand pour s’assurer de la docilité et de l’apathie des peuples. Des cohortes de SDF accrocs à la carte de crédit et aux loisirs virtuels, voilà le matériel « humain » idéal dont rêve le système marchand et qu’il est malheureusement bel en bien en train d’obtenir.Source: Zentropa
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Ministères : brasser du vent coûte de l'argent
Lu ici :
"84,7 millions d'euros, c'est le montant des rémunérations connues dans les 38 cabinets ministériels du gouvernement Ayrault en 2013. Cela représente environ 1,30 euro par Français. Ce chiffre prend en compte, d'une part, le traitement que perçoivent les ministres et ministres délégués et, d'autre part, la rémunération de leurs collaborateurs (fonctionnaires détachés, personnels recrutés sur contrat et personnels mis à disposition par d'autres ministères) ainsi que les primes auxquelles ces derniers peuvent prétendre. En 2013, celles-ci atteignent 20,5 millions d'euros pour les seules équipes des ministres de plein exercice, un montant en hausse de 3% par rapport à 2012."
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Le biocarburant, une réelle alternative au pétrole ?