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économie et finance - Page 813

  • Moins d’immigrés = moins d’insécurité = moins d’impôts, par Pieter KERSTENS

     

    Chacun a pu constater ces derniers mois un nombre spectaculaire d’occupations illégales, d’agressions, de meurtres et d’émeutes, partout en Europe. La très grande majorité de ces « troubles à l’ordre public » sont dus à des étrangers issus de pays lointains, mais qui nous sont imposés par les gourous du « vivre ensemble » ou les charlatans du « pluriethnique ».

     

     

    Certains de ces bonimenteurs à l’exemple d’Angela Merkel, de David Cameron et de Nicolas Sarközy avaient avoué que la société multiculturelle était un véritable échec. Pourtant rien n’a changé et la plupart des gouvernements européens s’obstinent à diluer leurs peuples dans un melting-pot à base d’immigration invasion.

     

    On pourrait donc définir cette politique de véritable génocide de nos nations. Et rares sont ceux qui osent s’y opposer. POURQUOI ? N’est-il pas grand temps de réagir ?

     

     
    En cette période de vaches maigres où tous les pays européens cherchent désespérément à équilibrer leurs budgets, avant de pouvoir réduire leurs dettes publiques, nous n’avons pas encore vu mesure structurelle importante qui permettrait d’enrayer les déficits.

     

     

    À tous les argentiers qui planchent sur les finances de 2013 et 2014, on pourrait suggérer de stopper l’afflux de clandestins d’abord, puis de limiter fortement l’immigration dans son ensemble et enfin de rapatrier dans le pays de leurs aïeux les millions d’individus qui n’ont aucune raison de séjourner en Europe et ce, aussi longtemps que le chômage ne sera pas stabilisé sous les 3% de la population active. Nos compatriotes n’ont-ils pas la priorité ?

     

     

    Et il ne faudrait pas prétexter que les nationaux refusent un travail dégradant aux yeux de certains. Pas plus tard que le 7 août dernier, des chômeurs aragonais m’ont raconté que des patrons dans la région de la Rioja (célèbre pour ses vins) préféraient donner du boulot à des Marocains (illégaux ?) plutôt qu’à des Espagnols, car ces immigrés acceptaient de travailler à moitié prix pour cueillir le raisin !

     

     

    Ces aragonais se plaignaient aussi de la multitude de vols et d’agressions commis par les gitans, ces « gens du voyage » mais réels pickpockets qui pourrissent le quotidien des citadins de la ville de Jaca. Là comme ailleurs, le laxisme des autorités est patent.

     

     

    Les bonnes âmes qui claironnent dans les médias que l’on ne doit pas stigmatiser un tel ou une telle, seraient mieux inspirées de quitter leur écran durant quelques temps et d’aller constater de visu sur le terrain ce qu’endure chaque jour la majorité de la population. Et ceci ne concerne pas seulement Marseille, Trappes ou le « 9.3 », mais toutes nos provinces et au-delà de l’hexagone…

     

     

    Les conséquences de cette immigration non désirée ont un coût exorbitant dans les différents budgets de l’État (sécurité sociale, enseignement, culture, justice ou intérieur…) et c’est ici qu’il faut agir afin de réduire le déficit, rétablir la loi et l’ordre sur la voie publique et pouvoir enfin rabaisser la pression fiscale à un niveau acceptable par tous.
  • Réponse à Guillaume Lenormand au sujet du socialisme organique.

    Cher Guillaume,

    Je partage avec vous l’idée centrale de votre article consistant à mettre en exergue une faille majeure dans la plupart des milieux nationalistes concernant le peu d’intérêt pour l’économie.

    Or, me parait-il, on ne peut faire fonctionner une société sans argent. A commencer par les groupuscules pour lesquels, à moins de rester dans la figuration, le financement ou plus exactement l’auto-financement est nécessaire. Si très majoritairement les nationalistes, fustigent le nombre toujours croissant de taxes qui frappent les Français, on comprend bien que l’on ne peut limiter une politique économique dans le cadre d’une prise de pouvoir, à une simple suppression de ces taxes.

    Autant en matière de politique étrangère que de politique intérieure, l’histoire postérieure à la seconde guerre mondiale nous montre que le nationalisme révolutionnaire se réclame de la troisième voie, communément appelé tercérisme. Il y a donc depuis près de trois quarts de siècle une prise de conscience dans le cadre de cette idéologie, bien antérieure à celle de la plupart des autres que, et le communisme, et le capitalisme sont malsains. Chez les Nôtres, nous n’avons pas eu besoin d’attendre les écrits et protestations des dissidents soviétiques pour y voir clair. De la même façon, le regain d’intérêt pour le capitalisme qui s’est effectué voici environ 35 ans sur une bonne partie de la planète, consécutive à une nouvelle vague initiée aussi bien par Thatcher que par Reagan, dont on sait qu’il perdure, ne nous a pas séduits. Et d’ailleurs il faut bien remarquer que, ne serait-ce qu’en France, pays qui nous préoccupe au premier chef, ce néo-capitalisme (Giscard était durant les années 70 plus social-démocrate que libéral), les ravages ont déjà bien commencé.

    Tant que l’Ouest avait face à lui un système dont je reconnais volontiers qu’il n’était pas séduisant, il lui était nécessaire de ne pas être par trop caricatural. Tel n’est plus le cas depuis la levée du rideau de fer, le concurrent majeur ayant été défait. C’est justement peu après ce moment historique que le monde capitaliste a commencé à nous monter son véritable visage ; à titre d’exemple, bénéficiant d’une retraite dont on pouvait profiter dès l’âge de 60 ans, nous entendons seulement 30 ans plus tard, de plus en plus évoqué un recul de cet âge à 70. D’une certaine façon, la thèse de Montesquieu insistant sur l’équilibre des pouvoirs, s’avère tout aussi valide à l’échelle internationale : si une hyperpuissance exerce sa domination sans concurrents, elle écrase tout sur son passage. Alors que les interventions américaines étaient justifiées naguère, bien souvent de manière bien peu honnête, par le monde soviétique, on peut constater qu’aujourd’hui, alors que les Etats-Unis n’ont plus militairement de concurrents majeurs, qu’ils sont omniprésents à l’échelle mondiale et enchainant les interventions militaires. Voilà le capitalisme réel dévoilé, nous montrant son visage authentique.

    A mes yeux donc, le titre de l’ouvrage de Lénine, intitulé « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme », se voit validé dans les faits.

    Croire aussi que la vie économique n’est qu’affaire d’argent est totalement faux. Le statut économique d’une personne a des influences sur le comportement mais aussi les pensées de la plupart des individus. Il va de soi, et le terme n’est pas dépourvu de sens, que la notion « d’intéressement » au travail a des conséquences sur le comportement des salariés. Si en revanche, quelle que soit la vitesse d’éxécution, on est rémunéré de façon similaire, la plupart des individus concernés, ne verront nullement l’intérêt de se presser.
    Entre le « laisser-faire, laisser-passer » du capitalisme qui laisse les personnes sans défense, et la chape de plomb communiste, une forme d’économie mixte sera toujours la bienvenue : ni tout public, ni tout privé, et l’on retrouve de nouveau la notion d’équilibre chère à Montesquieu. Peut être aussi serait-il souhaitable de distinguer nationalisation et étatisation que beaucoup, à tort, considèrent comme synonymes. Il me semble normal dans le cadre d’un pouvoir esercé par le nationalisme-révolutionnaire que les Français, économiquement comme politiquement, soient acteurs de leur montée en puissance.

    Des emplois en Europe, nous en avons beaucoup sous les yeux. Le phénomène de délocalisation dont on nous abreuve depuis peu, n’est pourtant pas du tout nouveau. Lorsque volontairement, les gouvernements ont décidé de fermer sidérurgie et textile, cela n’a pas signifié la fin de ces activités : elles se sont simplement déplacé vers l’Est asiatique lointain. L’une des premières actions d’un exécutif de type national-révolutionnaire, serait donc de mettre économiquement l’Europe sous un globe de pendule, la protégeant ainsi de la concurrence extra-européenne. Ce serait alors toutes les industries perdues depuis une quarantaine d’années qu’il faudrait alors relancer : on imagine la manne en matière d’emplois…

    Philippe Delbauvre. http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EFZyyuEppyirnBkfaJ.shtml

  • UNE MACHINE A FABRIQUER DES PAUVRES (2011)

    Tous smicards : ce n'est pas éventuellement l'objectif (encore que ?), mais c'est le résultat certain de l'extraordinaire machine à fabriquer des pauvres qu'est le Smic.
    Cette année encore la machine se remet en route. Au premier janvier, le Smic horaire va passer de 8,86 euros à 9 euros soit une augmentation de 1,58%. Cet accroissement est permanent depuis longtemps que ce soit sous les gouvernements de la fausse droite ou ceux de la vraie gauche. Depuis quelques années, il n'y a pas de « coups des pouce », lesquels représentaient une augmentation au-delà du minimum prévu par la loi et dont Villepin avait largement usé ; la renonciation au coup de pouce est une sorte d'aveu du pouvoir qui finit par comprendre que le Smic est néfaste sans aller toutefois jusqu'à le supprimer.
    L'intensité de l'augmentation dépend ainsi de l'humeur vagabonde et provisoire des politiques et syndicalistes « fraternellement » unis. Au même moment, ces jours-ci, est publiée la statistique du chômage qui reprend son ascension. Suivant l’OCDE, dans les pays qu’il analyse, 5 points de plus de SMIC donnent 1 point de plus de chômage ; l'Insee sort régulièrement des évaluations semblables.
    Aucun média, et pour cause, n' a mis en relief la coïncidence des deux faits, qui sont pourtant étroitement liés, et nous sommes probablement les seuls à le faire.
    Voici en quoi ce lien existe.
    UN PRIX ARBITRAIRE
    Le Smic est un prix imposé avec la brutalité habituelle des politiques et son évolution répond seulement du bon plaisir momentané des pouvoirs en place. Il fait donc violence aux marchés et, comme à l'habitude, les effets réels se retournent contre les conséquences prétendument recherchées. Le chômage, en particulier, est un de ces effets.
    Le premier effet mathématique est de détruire des emplois en général peu qualifiés. Les pauvres deviennent plus pauvres. Mettant le prix d’un travail au-dessus de la valeur de ce travail pour l’entreprise, il décourage de recruter et pousse, le cas échéant, au licenciement. L’employeur éventuel cherche d’autres solutions, soit investissement, soit renonciation au projet, soit délocalisation. Certaines indusies comme le textile ont été détruites par le Smic. Si le grand commerce ne peut être délocalisé, il investit énormément pour réduire le nombre de caissières.
    Le Smic est aussi une voiture balai qui ramasse progressivement ceux qui se trouvent dans son voisinage Cela explique l'augmentation régulière du nombre de smicards. En 1981, il y avait 840 000 smicards. En 1988, il s'en comptait 1 500 000, soit 8% des salariés, à présent il touche 2 300 000 personnes soit un cinquième des salariés .
    Si l'on ajoute les titulaires de minima sociaux l'on doit arriver à des chiffres effrayants ce qui mesure la cruauté du socialisme qui inspire tous ces systèmes. L'existence de ces minima sociaux complique et aggrave l'analyse. Dans la pyramide des allocations diverses, celles-ci s'accompagnent d'avantages divers non comptés dans les statistiques ; il en résultent que les titulaires n'ont aucune envie de se bouger pour aller travailler au Smic. Une autre conséquence est que le pouvoir, conscient de la calamité dont il est le seul auteur, imagine sans cesse de nouvelles usines à gaz administratives pour persuader les gens d'aller travailler et ceci dans le nuage habituel de complications.
    Voici un exemple de 2002, tout aussi valable aujourd’hui. Un couple marié au chômage avec deux enfants pouvait avec le RMI, l'allocation logement et les allocations familiales, toucher 7 200 francs par mois ou 1097 euros. Si un des conjoints retrouvait un emploi à mi-temps au Smic, le revenu familial était inchangé. S'il travaillait à temps complet, le revenu familial s'accroissait seulement de 600 F, soit 4 F par heure travaillée. Qui peut accepter de travailler pour 4 F ou 0,61 euros l’heure ?
    L'économie tirée vers le bas est alourdie en permanence.
    Autre effet négatif : l'écrasement de la hiérarchie des salaires. De proche en proche l'on arrive aux cadres qui malgré leurs mérites et leurs efforts pour améliorer leurs prestations n'en sont pas récompensés suffisamment. Au sommet de la hiérarchie, les personnes les mieux payées ont tendance, si elles en ont l'occasion, à émigrer pour échapper à l'enfer économique et fiscal français.
    Tout se passe comme si l'économie était tirée vers le bas.
    LES JUSTIFICATIONS
    La première explication qui vient à l'esprit, c'est la charité : il y a des gens que l'on ne peut laisser au bord de la route. Le malheur est que cette prétendue charité est mensongère, puisque, comme indiqué plus haut, beaucoup sont poussés justement en dehors de la route.
    Le Smic est organisé par la loi : la belle affaire. Ce qu'une loi peut faire une autre loi peut le défaire grâce en particulier à une communication adaptée. En Juillet 2007, le pouvoir disposait de tous les moyens et devait abroger beaucoup de lois perverses pour « Libérer » la France; au lieu de le faire il s'est engagé dans une activité législative démentielle noyant toute la partie productive de la nation dans ce torrent destructeur.
    Et aussi, bien sûr, est entendue la sempiternelle chanson du pouvoir d’achat ; distribuer de l’argent développerait de la demande et créerait des emplois ; l’argument est erroné, car il s'appuie sur le faux concept du PIB ; en plus avec la mondialisation une grande partie du pouvoir d’achat distribué va enrichir les travailleurs chinois ou autres travailleurs lointains.
    LES INTERETS
    Il reste évidemment les intérêts. Personne ne l'avouera jamais mais c'est un fait : politiques et syndicalistes cherchent à justifier leur richesse et leur gloire en s'agitant apparemment pour de prétendues bonnes causes.
    Or, ils ont des exemples. Il ne manque pas de pays comme la Suisse, entre autres, où l'absence pratique de Smic a une bonne influence sur la richesse générale avec un chômage modéré et des salaires très élevés.
    Toucher au Smic serait, toutefois, toucher à un tabou et la coalition des intérêts en France est assez forte pour empêcher toute abandon du tabou.
    Michel de Poncins  http://www.libeco.net

  • Les économistes et l’illusion d’un boom pétrolier

    Le mythe du boom pétrolier a la vie dure. Depuis le début de 2012, les économistes et les analystes financiers occupent l’espace média avec un discours triomphant : grâce à l’exploitation des schistes, nous allons nager dans le pétrole et les prix vont bientôt s’effondrer. La plus récente déclaration du genre : celle du président de Gulf Oil, Joe Petrowski, qui déclarait mardi avec une belle assurance que le baril de pétrole se négocierait à 50 $ le baril d’ici la fin de 2013.

    Une certitude d’autant plus étonnante que Gulf ne produit plus elle-même de pétrole – elle se contente maintenant de distribuer des produits pétroliers. Et Joe Petrowski ne peut pas ignorer que la production de sa société mère, Chevron, a atteint son sommet en 2000 et qu’elle a décliné de 7 % depuis, malgré un léger sursaut en 2010. Il sait très bien aussi que le prix du pétrole a augmenté – et non pas diminué – de 20 % depuis trois mois.

    Mettons les chiffres au clair : la production mondiale de pétrole est remarquablement stable depuis 2005, à environ 75 millions de barils par jour, alors qu’elle augmentait de 2 % par année auparavant.

    Depuis 2007, la production américaine, il est vrai, est passée de 5 à 7,5 millions de barils par jour (dont deux millions de barils de pétrole de schiste). Mais cette production dépassait déjà les 9,4 millions de barils en 1970 et quant aux besoins quotidiens des États-Unis, ils sont actuellement de l’ordre de 19 millions de barils. La « révolution » est donc bien limitée et l’indépendance énergétique des Américains reste une vue de l’esprit.

     

    Quand l’économie ignore la géologie

    Bien que les données brutes soient implacables, les économistes et les analystes financiers continuent à nous prédire des océans de pétrole, n’hésitant pas à citer les mises en garde des géologues pétroliers à l’appui de leurs belles projections. Le dernier épisode de ce petit jeu remonte à la parution, le 9 juillet, d’un article intitulé « Peak Oil and Energy Independance : Myth and Reality » dans EOS, le bulletin de l’Union géophysique américaine.

    Dans leur conclusion, les auteurs écrivent notamment : « Alors, l’idée d’un pic pétrolier est-elle un mythe? Si les lecteurs s’attendent à une chute abrupte de la production pétrolière, oui, elle l’est. » La presse économique s’est emparée de cet extrait pour claironner partout que le pic pétrolier n’était qu’un mythe, dans une unanimité dont s’inquiétait cette semaine le Journal britannique The Guardian.

    Fin de l’histoire? Pas du tout, car les auteurs de l’étude, plus nuancés, ajoutent que : « Dans la mesure où la production de pétrole conventionnel a atteint un plateau et où de coûteuses sources non conventionnelles demeurent le seul moyen d’augmenter la production à court terme, il est clair que nos sociétés font face à un dilemme. Le prix restera-t-il assez élevé pour développer les sources non conventionnelles et, du coup, limiter la croissance économique? Même si c’est le cas, le rythme de production du pétrole non conventionnel pourra-t-il un jour suffire à matérialiser le concept d’une révolution énergique, sans parler d’une quelconque indépendance pétrolière? »

    Les mises en garde des géologues

    En fait, l’article de trois pages multiplie les mises en garde. Il rappelle que la production pétrolière reste plafonnée et que la croissance du pétrole de schiste américain ne fait que compenser le déclin rapide (de 5 % par année environ) des puits conventionnels ailleurs dans le monde. Il souligne aussi que l’exploitation de ce pétrole n’est rentable qu’en raison des prix élevés et que malgré l’explosion du prix du pétrole depuis 15 ans, l’offre ne parvient pas à suivre la demande.

    De plus, l’exploitation du pétrole non conventionnel exige énormément de travail et d’argent. « Dans le secteur de Bakken dans le Dakota du Nord, écrivent les auteurs, il faut forer 100 nouveaux puits par mois seulement pour maintenir la production au niveau actuel. En mars 2013, 5 047 puits produisaient 705 000 barils par jour à Bakken, soit une production moyenne par puits de 140 barils par jour. Ces chiffres sont insignifiants quand on les rapproche de ceux des puits conventionnels, qui produisent habituellement au rythme de milliers de barils par jour. De plus, il s’agit d’un pétrole coûteux, dont on estime le seuil de rentabilité commerciale entre 80 et 90 $ par baril. »

    Débordant du cadre strict de la géologie, l’article souligne qu’à partir de 110 $ le baril, le prix du pétrole semble provoquer une forte baisse de la demande. Il est donc possible que la production chute un jour non pas en raison de l’épuisement des réserves, mais faute d’acheteurs solvables – un facteur dont les économistes ne tiennent jamais compte. Dans l’état actuel des choses, le plafonnement de la production mondiale entrave également le retour de la croissance économique.

    La société industrielle marche sur la corde raide. D’une part, il faut maintenant garantir des prix de 80 à 90 $ le baril pour que la production de pétrole soit rentable, un prix plancher qui augmentera au fur et à mesure que s’épuiseront les ressources les plus faciles d’accès. Mais d’autre part, la demande plonge sérieusement à partir de 110 $ le baril et en 2008, le pétrole à 150 $ a littéralement démoli l’économie mondiale. Diminuez les prix un peu et la production s’effondrera; augmentez-les un peu et c’est l’économie qui s’effondrera. Mais pour les économistes, tout va pour le mieux.

    voir.ca  

    http://fortune.fdesouche.com/316967-les-economistes-et-lillusion-dun-boom-petrolier#more-316967

  • Le transport au service des individus

    Malgré toutes les réserves qu'elle appelait dès 2007, l'opération Vélib, "plus volés que jamais" (1)⇓, "une réussite et un cauchemar" (2)⇓ compte pour la seule ville de Paris plus de 240 000 abonnés. Ce succès quantitatif démontre au moins, à ceux qui en douteraient, que le besoin de transports est avant tout individuel.

    Le rôle des pouvoirs publics, locaux et nationaux, devrait et pourrait se limiter à l'entretien des voies et au code de la route. Mais les politiques ont progressivement, tout au long du XXe siècle, considéré qu'il leur incombait d'intervenir systématiquement dans la gestion des entreprises de transport collectif, puis dans la rééducation des populations en faveur des moyens de déplacements que l'État contrôle.

    C'est ainsi, par exemple que furent nationalisés à partir des années 1930 les chemins de fer, les métros, la plupart des lignes d'autobus, au point que dans l'esprit d'une large partie du public, ces "grandes conquêtes du front populaire" semblent des institutions irréversibles, incontestables, aussi intouchables que la représentativité de leurs syndicats est supposée "irréfragable".

    Dans le même esprit quand on prétend "penser" les futures métropoles, on fait essentiellement dessiner par des architectes urbanistes des schémas de transports collectifs. Et, pour les réaliser, on évalue des investissements colossaux à la charge des contribuables.

    Gorgées de subventions, toutes ces institutions, soigneusement protégées par des barrières anti-concurrentielles sont devenues des gouffres financiers. Aucun économiste sérieux ne peut douter que cette évolution se révèle par nature incorrigible et que, par conséquent, toutes les litotes et les demi-mesures destinées à enrayer ou masquer le désastre sont vouées à l'échec.

    Quand on entend, par exemple, le président de la SNCF (3)⇓ parler de "bénéfices" on doit s'interroger sur son sens de l'arithmétique, peut-être même sur son bon sens. Les utilisateurs captifs de son monopole ne devraient pas ignorer, par exemple, que les TER sont surfacturés à leurs autorités régionales. Les lecteurs les plus distraits des gazettes le savent en revanche : tous les échafaudages financiers et toutes les usines à gaz comptables seront menacés, à échéance proche, par la raréfaction des financements.

    La concurrence s'impose par nature. Telle municipalité a-t-elle entrepris, comme dans le Paris de M. Delanoé, de matraquer l'automobile, de stigmatiser son usage, de supprimer 90 000 places de stationnement, etc. ? Elle se trouve confrontée à une augmentation "imprévue" du nombre des motos et autres deux-roues.

    Certes, entre-temps, les clients du commerce parisien et les artisans se raréfiant, assurent à ces politiques utopiques un résultat tangible – malheureusement négatif.

    Et la pollution augmente du fait même des difficultés de la circulation.

    Il se peut, de la sorte, que l'on soit allé trop loin, ou trop vite, dans les années 1960, pour "adapter la ville à l'automobile." Il est en revanche indéniable que la démagogie et l'idéologie inverses aggravent depuis 10 ans les difficultés de l'existence de nos compatriotes : il est temps, par conséquent, de revenir à la raison en laissant les Français plus libres de leurs déplacements, et l'initiative privée développer l'offre de transport et de stationnement.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1. cf. Libération du 13 août. 
    2. cf. Le Monde du 14 août. 
    3. M. Guillaume Pépy, 55 ans, célibataire, ancien élève de l'École alsacienne et de l'École nationale d'administration, promotion Louise Michel 1984.
  • Le matraquage fiscal des Français finance... des dépenses européennes !

    Les services de Bercy s’en vantent : de juin 2012 à juin 2013, les recettes du budget général de l’Etat ont progressé de 7,4 milliards d’euros (soit environ 5 %). Cette « amélioration des encaissements » s’est bien évidemment faite sur le dos des entreprises et ménages, qu’ils soient contribuables directs – via les impôts – ou indirects – avec la TVA, notamment.
    Les fruits des efforts demandés aux Français sont malheureusement déjà blets, puisque dans le même temps, le déficit s’est creusé de 2,6 milliards, passant de 56,7 à 59,3 milliards d’euros. La faute à l’impéritie gouvernementale dans la gestion des deniers publics certes, mais aussi à la contribution financière « exceptionnelle » de la France au fonctionnement de l’Union européenne. L’hydre technocratique a en effet englouti 4,9 milliards au titre des dotations au Mécanisme européen de stabilité (*) et à la Banque européenne d’investissement.
    Dans ces conditions, les sempiternels objectifs de croissance et de réduction du déficit de l’Etat restent plus que jamais d’obscurs objets d’un improbable désir. La Cour des comptes – comme l’INSEE et le FMI – a d’ores et déjà annoncé un probable dépassement des prévisions de déficit public pour l’année 2013 : au lieu des 3,7 % attendus, celui-ci devrait approcher les 4 % du Produit intérieur brut. Bien loin des 3 % prévus par le Pacte de stabilité européen.
    Pourtant, à Oui-Oui-Land, le président de la République continue d’appliquer la méthode Coué. Contre toute évidence, François Hollande maintient en effet que le déficit reviendra à 3 % en 2014, comme il assure que la courbe du chômage s’inversera d’ici à la fin de l’année en cours. Indécrottables socialistes…
    (*) Le MES, censé voler au secours des pays de l’union ruinés par leurs dirigeants, leurs banques ou… les exigences de Bruxelles !

    http://www.agoravox.fr

     

  • Pourquoi il ne faut plus compter sur la croissance des pays émergents

    Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Turquie… Les grands pays en croissance ralentissent. Un trou d’air qui pourrait s’avérer durable.

    François Hollande comptait sur la croissance mondiale pour entraîner vers le haut l’économie française. Le rebond américain devait se combiner au dynamisme des pays émergents pour aider la zone euro à sortir de la crise économique. Las. À en croire le Fonds monétaire international (FMI), ce scénario optimiste est caduc. Cette année, la richesse mondiale devrait progresser de 3,1 % seulement, pas plus qu’en 2012. Les désormais fameux Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) ainsi que d’autres économies du monde en forte croissance, comme la Turquie, ralentissent.

    Dans la dernière livraison de ses perspectives de l’économie mondiale, le FMI note que la croissance dans les pays émergents et les pays en développement devrait ralentir à 5 % en 2013 et à environ 5,5 % en 2014, soit environ un quart de point de pourcentage de moins que prévu dans les PEM d’avril 2013. Cette année, la hausse du PIB ne devrait pas dépasser 2,5 % au Brésil et en Russie.

    Évidemment, les émergents exportateurs n’ont pas été insensibles à la crise de croissance dans les pays riches. Mais cela n’explique qu’une petite partie de leurs difficultés. Au Brésil par exemple, les deux tiers de la croissance sont portés par le marché intérieur.

    Des politiques monétaires déstabilisantes

    Paradoxalement, c’est l’hypothèse d’une sortie de la politique monétaire ultra-accommodante aux États-Unis qui a fait réaliser aux investisseurs les risques liés à certaines économies. Gavés de dollars par la banque centrale, les investisseurs (banques, fonds de pension, fonds monétaires américains, hedge funds) ont longtemps misé sur les pays émergents pour s’assurer de confortables rendements, alimentant la hausse de leurs indices boursiers. Mais la perspective de voir cette source de financement se tarir les incite maintenant à retirer leur argent, pour l’investir sous des cieux considérés comme moins risqués, comme aux États-Unis. Conséquence de cette fuite des capitaux étrangers : les cours de Bourse baissent, tout comme les monnaies locales. En trois mois, la roupie indienne, le réal brésilien et le rand sud-africain ont chuté de plus de 10 % par rapport au dollar.

    Après s’être longtemps plaint de la surévaluation du réal, sous l’effet des politiques monétaires des pays riches, le Brésil subit une situation inverse. L’effet est bien sûr positif sur les exportations, mais cela renchérit surtout le coût des importations dans un pays où la balance commerciale (le solde entre exportations et importations) est déjà déficitaire et l’industrie encore assez peu développée. Résultat, la banque centrale doit augmenter les taux d’intérêt pour retenir l’argent étranger et ne pas trop déstabiliser les entreprises, au risque d’étouffer une activité déjà fragile.

    L’inflation guette

    Autre exemple, la Turquie. La banque centrale a été obligée d’augmenter en juillet son taux d’intérêt malgré l’approche des élections municipales et présidentielles de 2014 : la fuite des capitaux inquiète, dans un pays très dépendant de l’étranger pour financer sa forte expansion. D’autant que la baisse de la monnaie, en renchérissant le prix des importations, contribue à entretenir une inflation de 8 % en 2012, au moment où le Premier ministre islamiste Recip Tayyip Erdogan doit faire face à une contestation contre son projet de détruire le parc Gezi à Istanbul.

    En Inde, la baisse de la roupie entraîne le renchérissement de nombreux biens de première nécessité, comme l’huile, frappant les populations les plus défavorisées. Face à ce phénomène, la capacité de la banque centrale à intervenir sur le marché des changes ainsi que les réserves de change sont limitées : selon des analystes cités par l’Agence France-Presse, elle disposait début juillet de seulement 7 mois de réserve de devises étrangères pour financer ses importations, soit son plus faible niveau depuis… 13 ans.

    Un ralentissement structurel ?

    Mais le retournement annoncé de la politique monétaire américaine, dont le rythme est encore sujet à interprétation sur les marchés, n’explique pas tout. Dans les années 2000, la forte croissance des pays émergents et les bonnes performances de leur place financière – après une période marquée par des crises à répétitions – ont été tirées par l’intégration de la Chine dans le commerce mondial, ce qui a stimulé les exportations des autres pays ; la hausse continue du prix des matières premières (hydrocarbures, minerais, produits agricoles) ; la baisse des taux d’intérêt qui ont amélioré leur condition de financement et la maîtrise de l’inflation, énumère Goldman Sachs dans une note de juin 2013.

    Or ces facteurs ne devraient plus jouer favorablement, prédit la banque d’affaires américaine. D’abord, l’impulsion liée à l’intégration de la Chine dans le commerce mondial s’atténue. De 10 % par an, la croissance chinoise tourne maintenant autour de 7,5 %, selon les chiffres officiels, probablement surévalués. Les autorités de Pékin doivent gérer le développement incontrôlé du système bancaire parallèle, qui a multiplié les créances opaques, ainsi que le rééquilibrage du modèle de croissance vers la consommation intérieure, ce qui devrait prendre du temps. Ensuite, la période de forte hausse des matières premières “est probablement terminée”. Les pays qui ont dilapidé cette ressource plutôt que de l’investir risquent d’en souffrir (Russie). D’autant que l’inflation ne devrait pas continuer à baisser aussi fortement que pendant la période précédente. Malgré le ralentissement de la croissance, elle pourrait même rester élevée dans certains pays comme la Turquie, le Brésil ou l’Inde (deux pays où les défaillances dans les infrastructures comme les transports entretiennent la hausse des prix et, par ricochet, des salaires), anticipe Goldman Sachs. En Afrique du Sud par exemple, les mineurs font régulièrement la grève pour obtenir une revalorisation à deux chiffres de leur salaire, rogné par une inflation supérieure à 5 %. Quant aux taux de financement, ils ne peuvent que remonter avec la normalisation des politiques monétaires des pays riches. La conclusion de la banque est sans appel : dans leur ensemble, les marchés émergents seront moins profitables aux investisseurs à l’avenir.

    Gérer les mécontentements

    La conduite de la politique économique dans les pays émergents s’annonce donc délicate. D’un côté, les gouvernements doivent attirer les capitaux ; de l’autre, ils ne peuvent pas étouffer la croissance avec des taux d’intérêt trop élevés. Ils vont surtout devoir arbitrer entre leur volonté de soutenir une activité en berne et la lutte contre l’inflation, un dilemme plus cornélien encore depuis l’émergence d’une classe moyenne qui a gagné du pouvoir d’achat – souvent en s’endettant – et qui subit aujourd’hui de plein fouet la hausse des prix. Les émeutes liées à l’augmentation du prix des tickets de bus à Rio n’en sont que l’illustration la plus médiatique.

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  • Les banques se retirent du négoce des matières premières physiques

    « L’univers secret et fermé du négoce physique a mis à mal l’image policée des enseignes financières. »
    L’amende de 410 millions de dollars (309,1 millions d’euros) versée le 30 juillet par la banque JP Morgan Chase pour solder les poursuites de manipulation des prix de l’électricité aux États-Unis devrait accélérer le retrait annoncé de l’établissement américain du négoce des matières premières.
    À l’image de JPMorgan, les principaux intermédiaires financiers présents dans le trading de matières premières physiques se séparent aujourd’hui de cette activité à la fois risquée et trop consommatrice en fonds propres.
    En 2006, la banquière Blythe Masters avait reçu comme mission de son PDG, Jamie Dimon, de bâtir de toutes pièces une organisation destinée à faire de JPMorgan la banque leader du négoce des matières premières. Le défi était énorme : chasser du pinacle le leader Goldman Sachs et son challenger, Morgan Stanley.
    Pour ce faire, la responsable avait racheté les opérations de trading de Bear Stearns et une partie de celles d’UBS et de Royal Bank of Scotland, ainsi qu’une société britannique d’entrepôts. En investissant des milliards de dollars dans des hangars, oléoducs, mines ou usines, JPMorgan était devenu numéro deux mondial. Si, dans le pétrole, Goldman Sachs avait conservé son leadership, JPMorgan s’est imposé dans l’industrie des métaux et du gaz naturel.
    Aujourd’hui, Blythe Masters est tombée de son piédestal, comme en témoigne l’annonce, le 27 juillet de la cession de ses opérations de vente des matières premières physiques. Les concurrents de JPMorgan ne sont pas en reste. Goldman Sachs, Morgan Stanley, Deutsche Bank et UBS cherchent aussi à réduire leur présence ou à se séparer d’un négoce physique de moins en moins rentable.
    Une étude récente réalisée par le cabinet de conseil londonien Coalition montre que les revenus des banques tirés du négoce physique sont passés de 14 milliards de dollars en 2008 à 6 milliards de dollars en 2012.

    Spéculation et manipulations
    Comment expliquer un tel recul ? Il y a quelques années, l’achat de sites industriels ou d’infrastructures de transport et de logistique permettait aux banques de se procurer des informations précieuses sur l’offre et la demande. Ces renseignements étaient transférés aux traders, en particulier ceux spéculant sur les contrats à terme liés à des matières premières, alimentant ainsi les profits des banques.
    Depuis la crise, les contraintes réglementaires s’appliquant aux banques se sont renforcées. Les régulateurs et les banques centrales exigent désormais qu’elles augmentent leurs fonds propres. Or, les activités de trading sont grandes consommatrices de capitaux. Aux États-Unis, l’interdiction de la quasi-totalité des opérations des banques sur compte propre ainsi que le resserrement des contrôles des risques ont diminué l’attractivité du secteur.
    Si la Réserve fédérale américaine examine l’abandon de l’autorisation donnée, il y a une décennie, aux banques de posséder des actifs de matières premières physiques, c’est aussi en raison des scandales à répétition qui ont frappé la profession. Argent, pétrole, électricité, gaz naturel, aluminium… ont été éclaboussés par de sombres affaires de manipulation des cours, de délits d’initiés ou d’escroqueries. L’univers secret et fermé du négoce physique a mis à mal l’image policée des enseignes financières.
    Enfin, les banques sont soumises à la rude concurrence des négociants spécialisés en matières premières. Les Glencore, Trafigura ou Cargill disposent d’un réseau d’influence considérable et de moyens techniques, humains et financiers à la hauteur de leurs ambitions.
    Marc Roche, Correspondance Londres, Le  Monde 1/08/2013

    Voir article Polémia : Comment les banques gagnent de l’or en stérilisant des matières premières

    http://www.polemia.com/les-banques-se-retirent-du-negoce-des-matieres-premieres-physiques/

  • Allemagne : Le marché du travail s’américanise

    C’est un phénomène qui se confirme d’année en année : l’américanisation du marché allemand du travail. En d’autres termes, en outre-Rhin, près de 2,66 millions de personnes cumulent deux emplois afin de pouvoir boucler leurs fins de mois. Ce chiffre a augmenté de 2,3 % en un an, selon les données de l’Agence fédérale de l’emploi (BA) obtenues par la députée d’extrême gauche Sabine Zimmermann et publiées dans le quotidien Freie Presse.

    Par

    Près de 9,1 % de la population active dans “l’économie la plus puissante de la zone euro” travaillent ainsi pour deux employeurs différents contre 4,3 % il y a tout juste dix ans.

    Ces chiffres montrent à quel point la situation des employés les moins rémunérés s’est dégradée en république fédérale lors de la dernière décennie. L’Institut allemand de recherche économique (DIW) a ainsi calculé que le salaire moyen outre-Rhin avait chuté de 4,2 % depuis 2003. Une chute à laquelle échappent les plus riches : une personne gagnant l’équivalent de 1 290 euros en l’an 2000 a ainsi perdu 242 euros de revenu mensuel dix ans plus tard, alors qu’un cadre touchant 5 368 euros a dans le même temps perçu une… augmentation de 113 euros. En 1998, la moitié la plus pauvre de la population possédait 4 % de l’ensemble des richesses détenues dans le pays contre à peine 1 % aujourd’hui.

    “Mini-job” et emplois assistés

    Cette dégringolade est bien plus rapide que celle enregistrée dans le reste de l’Union européenne. L’Allemagne est ainsi devenue le second pays en Europe – derrière la Lituanie – qui compte la proportion la plus importante de travailleurs pauvres.

    Près de 25 % de la population active, soit environ 7 millions de personnes, gagnent moins des deux tiers du salaire moyen national qui atteint 9,54 euros bruts de l’heure, selon l’Institut de recherche sur le marché du travail et les professions de Nuremberg (IAB).

    Dans des pays comme la Belgique, le Danemark ou la Finlande, cette proportion d’employés sous-payés ne dépasse pas 10 %. Cette étude rappelle aussi les énormes différences de revenus versés dans les différents pays de l’UE. Ainsi, au Danemark, le salaire horaire moyen s’élève à 15,80 euros alors qu’il ne dépasse pas 1,08 euro en Bulgarie.

    La paupérisation des employés allemands s’explique en grande partie par la libéralisation du marché du travail entamée par le chancelier social-démocrate (SPD) Gerhard Schröder.

    Depuis la mise en place des lois Hartz IV, près de 5 millions de personnes tentent aujourd’hui de survivre avec un “mini-job” payé 450 euros par mois ou un emploi assisté rémunéré 1 euro de l’heure.

    Ces emplois, censés remettre le pied à l’étrier des chômeurs de longue durée, plongent en fait le plus souvent leurs “bénéficiaires” dans une précarité salariée de longue durée.

    Sur les 6,1 millions de personnes qui touchent les subventions liées à Hartz IV, près de 2 millions deviennent en conséquence “presque totalement dépendantes des aides sociales versées par le gouvernement “, condamne la confédération syndicale DGB. Le “modèle allemand” ne manque pas de failles…

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  • « Démonie de l’économie »

    Ainsi donc sommes nous en août, mois privilégié pour les vacances, y compris pour les parlementaires et ministres, comme s’il pouvait y avoir motif à repos les concernant, puisque le travail vital pour la France et la civilisation, n’a bien entendu pas été effectué. La dernière information en date concerne la prohibition du voile islamique au sein des facultés qui bien entendu fait sourire ou haïr selon les tempéraments. Il me semble, et je crois que je suis loin d’être le seul, que le dernier contrôle policier à ce sujet s’est effectué à Trappes avec les conséquences que l’on sait. On peut toujours légiférer sur le sujet, interdisant ce voile dans l’enseignement supérieur, que la loi s’avérerait donc dans son application, immédiatement dans les faits, caduque. Nous pouvons donc en déduire que dans certains domaines désormais, ce n’est plus l’Etat qui fait la loi.

    Bien sur, Cher lecteur, cela, nous le savons depuis très longtemps et c’est là probablement un des motifs majeurs expliquant notre engagement. Alors que beaucoup de Français continuent naïvement à croire que l’Etat est resté souverain, nous ne sommes nous, pas dupes. Pour autant, tant que les Français ne souscriront pas à l’idée hegelienne de la « prière rationnelle » à effectuer tous les jours – la lecture des journaux et la quête d’information – ils seront les victimes des différents gouvernements successifs. Le savoir dont nous disposons vous et moi Cher lecteur, n’est nullement tombé du ciel durant une nuit providentielle; il est le fruit de milliers d’heures de dur labeur nous permettant par la suite de comprendre le monde contemporain. Si je suis l’un des premiers à défendre l’idée d’Etat, ne serait-ce que parce que celui-ci est, surtout durant ces dernières années, particulièrement menacé par Bruxelles, je ne pense pas que nous devons tout attendre de lui : chacun est acteur dans l’histoire et doit par conséquent prendre ses responsabilités.

    Croire pour autant que l’Etat, ou plus exactement l’hyperstructure pour employer une terminologie de type communiste, soit absent, est faux. L’Etat se désengage là où il l’entend mais aussi se fait très oppressif dès qu’il le veut. Ainsi en est-il par exemple de la dissolution récente de deux groupuscules même si je considère qu’il ne s’agit là que d’un écran de fumée. En matière d’économie par exemple, la pesanteur se fait de plus en plus lourde. A titre d’exemple et afin d’imager, la nouvelle baisse du livret d’épargne, placement de prédilection de ceux qui ne sont pas riches, est emblématique de la clef de voûte de l’actuel système.

    Le reste, à commencer par l’interdiction du voile à l’université, ne sert qu’à masquer une mise au pas d’ordre économique.

    « Démonie de l’économie » (Le Baron)

    Alain Rebours http://www.voxnr.com/cc/a_la_une/EFZyFAVkEAmDCLRwKe.shtml