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économie et finance - Page 934

  • Bruxelles : 45 millions d’euros à l’Algérie

    L’UE soutient la transition démocratique. La Commission européenne a débloqué jeudi quelque 45 millions d’euros dans le cadre de programmes de coopération destinés à favoriser la bonne gouvernance et la diversification de l’économie algérienne.

    Le commissaire européen chargé du dossier, Stefan Füle, a assuré vouloir “soutenir l’approfondissement du processus de réformes en Algérie, notamment l’élargissement des libertés fondamentales“, promettant de faire profiter le pays de son expérience en matière de “transition vers une démocratie solide, une économie durable qui profite à tous“.

    Un premier programme, doté d’un budget de 15 millions d’euros, interviendra “en faveur de la diversification de l’économie algérienne et appuiera le développement durable du secteur de la pêche et de l’aquaculture“, a précisé l’exécutif européen dans un communiqué.

    Le deuxième programme, doté d’un budget de 30 millions d’euros, “soutiendra la pleine mise en oeuvre de l’Accord d’association et visera à renforcer la bonne gouvernance au sein de l’administration publique“, a précisé la Commission. L’UE, qui s’est engagée à la faveur du Printemps arabe à soutenir la transition démocratique dans les pays de la région, est liée depuis 2005 à l’Algérie par un accord d’association.

    Europe 1  http://fortune.fdesouche.com/

  • Stendhal, un contre-moderne intempestif

    Stendhal, un contre-moderne intempestifLe 3 décembre 1825, Stendhal publie un opuscule ironique et cruel, le Nouveau Complot contre les industriels, qui lui valut une haine tenace des milieux de la gauche progressiste. Ce pamphlet se présente comme une charge à la hussarde contre le saint-simonisme, le parti des « industrialistes », qui prétendaient accorder à tous les membres « utiles » de la société le droit et le pouvoir de conférer à l’ensemble du corps social les valeurs à partir desquelles on jugerait chacun. Ce texte, tenu étrangement à l’écart ou déprécié par les critiques, surtout de gauche, n’a pas pris une ride.

    Les prétentions exorbitantes des industrialistes

    Stendhal s’attaque à l’auteur du Catéchisme des industriels, Saint-Simon, mort le 19 mai 1825. Le périodique qui transmet sa pensée, c’est le Producteur. Les collaborateurs de cette revue étaient un mélange de « prophètes » un peu timbrés, comme Enfantin, et de renards argentés comme Laffitte (qui la soutenait financièrement) ou ce simplet de Ternaux, que Stendhal tourne en ridicule, parce que son principal titre de gloire (qui lui donnait le droit d’imposer des règles éthiques, politiques et esthétiques) était d’avoir importé des chèvres d’Asie. La prose lyrique de cet hebdomadaire est un improbable magma où s’agglomèrent tant que faire se peut pathos humanitaire, sensiblerie droit-de-l’hommiste, économisme vulgaire, raisonnements laborieux, lourdeur moralisatrice et prophétisme déjanté. Un ragoût que nous avons coutume d’apprécier, mais qui passait à l’époque pour une nouveauté surprenante et inquiétante auprès des esprits libres, raffinés par l’épreuve impitoyable des salons littéraires et le jugement aiguisé des femmes de la haute société. C’est justement cet espace de libre pensée, d’indépendance jalouse, que Stendhal va défendre contre les revendications mégalomaniaques de la « classe industrielle », qui veut soumettre tout ce qui pense, sent, aime et rêve à son idéologie de la machine à vapeur. Sous prétexte que, prétendument, la société aurait été de tout temps régie par le principe du « besoin », tout doit être subordonné à l’impératif de l’utilité et de l’économique, donc à eux-mêmes, c’est-à-dire, comme le souligne Stendhal, fatalement aux plus riches et aux technocrates. Le cinquième de la société qui échappe encore à la logique productiviste (les « frelons ») doit être estimé à l’aune de cette vertu, et être mis en demeure d’intégrer le rang des êtres positifs, de ceux qui contribuent à l’avenir du bien commun, qui ne saurait être que lumineux. Aussi bien l’écrivain, le poète, le philosophe, le prêtre, l’instituteur, l’artiste, le penseur, doivent-ils être enrégimentés dans les bataillons de cette classe universelle des « producteurs ».

    Duplicité de la gauche champagne

    Villèle, à ce moment Président du Conseil ultra de Charles X, met la bourse au premier plan et fait appel aux banquiers « libéraux » (de gauche) comme Laffitte, ou royaliste, comme Rothschild. L’argent n’a pas d’odeur, et les principes « progressistes » peuvent se concilier avec les affaires. Certains financiers de gauche s’acoquinent par exemple avec le pacha d’Egypte, dont ils subventionnent la marine (qui sert à massacrer le peuple grec), ou bien avec le roi d’Espagne, fort occupé à pendre les résistants à l’absolutisme. Le scandale qui domine l’actualité est alors celui de l’emprunt haïtien. Pour éviter l’occupation des troupes françaises, la jeune république noire se soumet à un véritable racket, dont profitent les banquiers qui, par leurs organes publicitaires, parent cette véritable entreprise usurière d’une rhétorique humanitaire et sentimentale. Déjà !

    L’économique remis à sa juste place

    Stendhal, s’il ne nie pas la validité du progrès économique (il n’est pas rousseauiste), insiste sur sa véritable dimension, qui ne saurait être que subalterne. Tout ce qui relève des besoins matériels sera placé au plus bas des valeurs. Les responsabilités afférentes à la production et à la consommation, nécessairement particulières, ne donnent pas le droit de déterminer les valeurs globales. Pour Stendhal, la politique, d’abord, doit dominer l’économique. Avec Bonaparte, un Rothschild n’aurait pas été possible. Les lois institutionnelles sont indépendantes des réquisits du commerce et de la bourse. En outre, ce qui présente véritablement une valeur humaine, sociale et politique, c’est justement ce qui échappe à la loi d’airain du travail et du besoin. La « classe pensante » (non les « intellectuels » infestés par l’idéologie), pour exercer sa fonction, qui est de penser, de créer, de prendre des distance, de critiquer et de juger, doit échapper aux sollicitations du travail productif, acquérir une indépendance de fait, un loisir indispensable à la vraie liberté. Enfin, le seul critère moral susceptible de souder la société autour de valeurs transcendantes est l’héroïsme, militaire, intellectuel, humain. En bon héritier de l’Empire, Stendhal choisit le rouge du dépassement de soi, de l’abnégation et du panache gratuit, contre le noir de l’agent, de la tartufferie et du moralisme.
    Claude Bourrinet http://www.voxnr.com

  • Qui dénoncera cette année l’imposture criminelle du Téléthon ?

    Rien n’ayant changé, nous resservons ce billet paru l’année dernière (lu sur Daoudal Hebdo) :

    « J’ai beau chercher, je ne vois toujours personne, cette année, en dehors de Jacques Testart, pour dénoncer le Téléthon.
    Pour son 25e anniversaire, l’imposture du Téléthon est donc universellement admise, et il est universellement admis que le Téléthon va encore donner de l’argent à notre docteur Frankenstein de Lutte ouvrière, Marc Pechanski, pour ses charcutages d’embryons.

    Et cela au moment même où la société Geron, pionnière de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, jette l’éponge.
    Il y a pourtant là un argument spectaculaire contre le Téléthon, plus précisément contre le Généthon. Non, la recherche sur les cellules souches embryonnaire ne guérit rien. Non, elle ne sert à rien. Depuis 25 ans on vous raconte des bobards, on jette votre argent par les fenêtres, on se sert en pure perte des plus petits des hommes comme d’un matériau de laboratoire.

    La société américaine Geron avait été la première à obtenir une autorisation de faire des recherches sur l’embryon humain et les cellules souches embryonnaires. Elle avait lancé un programme visant à traiter les lésions de la moelle épinière. Elle vient d’y renoncer, alors que la recherche n’était qu’en phase 1 (qui consiste essentiellement à évaluer la sûreté du traitement). Geron a tenté de faire croire qu’elle arrêtait ses travaux par manque de financement. [...] Les problèmes de financement ne sont pas crédibles. Il y a toujours de l’argent pour la culture de mort. [...] Pour le Pr Privat, « Geron aurait facilement trouvé des financements supplémentaires si son traitement avait montré qu’il était capable d’apporter des améliorations à l’état des patients atteints à la moelle épinière ». « Je pense plutôt que le traitement a été arrêté, soit par manque d’efficacité, soit pour des problèmes de rejets ou de sûreté pour les patients », explique-t-il, rappelant que selon lui le type de cellules souches embryonnaires utilisées par les chercheurs américains sont « incapables de reconstruire les liaisons nerveuses sectionnées ». »

    http://www.contre-info.com

  • Florange : les syndicats critiquent le gouvernement et ArcelorMittal

    Après un nouveau rebondissement embarrassant, le gouvernement et le groupe ArcelorMittal étaient ce vendredi sous le feu des critiques pour leur gestion de l'avenir du site sidérurgique de Florange, où la colère des métallos est montée d'un cran.
    Dans la presse vendredi matin, plusieurs éditorialistes se sont déchaînés contre l'exécutif, parlant d'une "déroute" du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et d'un "échec" du président François Hollande.
    Dans ce contexte, où l'exaspération s'exprime y compris à gauche, l'opposition ne s'est pas privée de mêler sa voix au concert des critiques.
    Jean-François Copé, président proclamé mais contesté de l'UMP, a déploré vendredi un "manque de visibilité" de la politique gouvernementale. L'ancienne ministre de la Justice Rachida Dati (UMP) a regretté le "camouflet honteux" infligé par Mittal avec la "complicité" du gouvernement.
    Jeudi soir, le chef de l'État a tenté d'enrayer la polémique en promettant que les engagements pris par ArcelorMittal envers le gouvernement seraient tenus. "J'en serai, avec le gouvernement, le garant", a insisté M. Hollande.
    Le président a notamment promis de veiller à ce que l'industriel fasse en sorte que le projet expérimental Ulcos, sur lequel se fondent des espoirs de salut de l'usine lorraine, "voie le jour".
    C'est l'annonce jeudi de difficultés techniques concernant ce projet de captage/stockage du CO2, qui pourrait naître en partie sur la base de l'un des hauts fourneaux de Florange, qui a ravivé la colère des syndicats et le flot de reproches adressés au gouvernement.
    La Commission européenne a en effet annoncé qu'ArcelorMittal avait retiré une première version d'Ulcos d'un appel d'offres pour obtenir des financements communautaires. Matignon comme l'industriel ont immédiatement tenté de déminer le terrain, affirmant qu'il ne s'agissait que d'un contretemps, prévu dans leur accord passé la semaine dernière.
    ARCELORMITTAL "SORT LE PROBLÈME TECHNIQUE DU CHAPEAU"
    À bout de nerfs après ce nouveau rebondissement, des métallos CFDT conduits par Édouard Martin ont mené jeudi une action éclair devant les caméras au pied des hauts fourneaux.
    Ils ont affirmé avoir "pris le contrôle de l'alimentation en gaz" des installations et promis qu'ils occuperaient réellement les lieux dès qu'ils seront alertés d'une consigne de la direction de couper le gaz permettant leur maintien en veille.
    ArcelorMittal "n'a jamais mis sur la table les problèmes techniques d'Ulcos", s'est emporté vendredi matin Édouard Martin au micro de France Inter.
    "On l'a mis au pied du mur. La France a dit chiche, on met 150 millions d'euros sur la table" pour Ulcos et l'Europe s'apprêtait à apporter son financement, et il "nous sort le problème technique du chapeau", a-t-il poursuivi.
    "Il va être très difficile que Mittal respecte ses engagements. Ce n'est pas dans sa culture. Il n'en veut pas d'Ulcos, il n'en veut pas de la filière liquide de Florange", a assuré M. Martin.
    À Florange, recouverte de neige vendredi matin, des réunions syndicales sont prévues pour décider d'éventuelles nouvelles actions à mener la semaine prochaine.
    Des syndicalistes ont notamment l'intention d'installer "leur village gaulois" à proximité des hauts fourneaux lorrains.
    Le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a estimé la veille que tous les syndicats pourraient "appeler à occuper" les hauts fourneaux, à la suite de l'appel lancé par la CFDT du site. "Il faut bien comprendre cette réaction de colère. On nous a bananés", a-t-il lancé.

    Avec AFP http://www.francepresseinfos.com/

  • ” …un vainqueur qui s’appelle le Front National “

    Un gouvernement d’enfumeurs : après avoir avalisée le pacte de compétitivité, le traité budgétaire européen, deux engagements déjà du sarkozysme, la gauche trahi de nouveau ses électeurs en se couchant, comme l’UMP au pouvoir avant elle à Gandrange, devant Lakshmi Mittal à Florange. Relevons par ailleurs que l’Etat Français à déjà versé au groupe Arcelor-Mittal des dizaines de millions d’euros, notamment sous forme de crédits d’impôts… M. Mittal est un magnat plus préoccupé par les avis de ses banquiers ou de ses actionnaires que par les admonestations du gouvernement français. Pour être tout à fait juste précisons que l’homme d’affaire ne fait pas plus grand cas des suppliques des exécutifs de la vingtaine de pays dans lesquels Arcelor-Mittal déploie ses dispositifs industriels.

    Enfumage encore et toujours, que l’on a vu à l’œuvre hier soir avec la prestation de Manuel Valls sur le plateau « Des paroles et des actes » sur France 2.

    Membre du club Le Siècle, comme tout bon ministre UMP qui se respecte, le patron de l’Intérieur a achevé sa mue mimétique avec Nicolas Sarkozy. A coups de menton et de formules creuses, de phrases chocs, mécaniques, visiblement apprises par cœur et pondues par ses communicants, M Valls s’est fait le héraut de l’idéologie socialo-libérale d’essence euromondialiste.

    Marine Le Pen, invitée à lui donner la contradiction, a bien mis en lumière le fait que M. Valls, derrière ses mâles déclarations contre le terrorisme et l’expulsion médiatisée de quelques imams barbus, était tout aussi immigrationniste que ses prédécesseurs dont il poursuit vaille que vaille le même projet…

    Sur Le Plus, un blog hébergé par le site du Nouvel Obs, le « communicant » (notamment auprès de l’association communautariste noire le CRAN) Philippe Moreau Chevrolet, a assez bien résumé l’avis général. Il relève que « là où Nicolas Sarkozy était parvenu -en 2002 lors de son débat face à Jean-Marie Le Pen, NDLR- à établir un rapport de force et à dominer l’échange -pas toujours en fait ! NDLR-, Manuel Valls a subi. Il a encaissé les coups et s’est retrouvé constamment sur la défensive, face à une leader populiste (sic) qui est restée sur son terrain à elle – celui de l’immigration (…) Marine Le Pen : 1 – Manuel Valls : 0. Ce tweet de Thomas Wieder, journaliste au Monde, résume la soirée. Une soirée qui ressemble bien, pour Manuel Valls, à une occasion manquée. »

     D’occasion manquée en rendez-vous ratée l’UMP pendant ce temps ne sort pas de sa crise avec l’incapacité de Jean-François Copé et de François Fillon, au terme d’une nouvelle rencontre, à s’entendre sur un calendrier pour que les adhérents puissent de nouveau voter pour désigner leur président.

     Une situation qui fait craindre le pire aux caciques de l’Etablissement et Manuel Valls, pas plus que ses autres petits camarades classés à gauche sur l’échiquier, n’a eu le coeur de se réjouir de la déconfiture du pilier droit du Système. Après Alain Juppé et le sénateur socialiste David Assouline, Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, copéiste, a affirmé lui aussi cette semaine que la mort de l’UMP serait « l’avenir » du Front National.

     Dans le quotidien genevois Le Temps, Catherine Dubouloz relevait 2 décembre que  «la situation qui s’enlise -à l’UMP, NDLR- et ses répercussions sur le FN inquiètent de plus en plus de responsables politiques, à droite comme à gauche. »

    « Il y a peu, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, déclarait sur BFM : Ce que je crains, c’est que ça ne finisse par faire un vainqueur qui s’appelle le Front National, parce qu’il prospère sur tout ça. Il prospère quand la démocratie est dégradée, il prospère quand les idées n’existent plus.Le socialiste n’est pas le seul à pronostiquer que le foutoir ambiant, pour reprendre l’expression crue de l’ancien ministre Xavier Bertrand, risque de renforcer Marine Le Pen »

    La journaliste note comme Bruno Gollnisch avant elle, que la crainte « d’offrir un boulevard électoral à l’extrême droite », c’est-à-dire en termes mieux choisis de précipiter l’inévitable recomposition politique du paysage français, « est peut-être l’une des raisons pour lesquelles la scission de l’UMP n’est pas encore totalement consommée. »

    « Si le mouvement se redivise comme du temps de l’UDF et du RPR, le risque est grand de voir l’un et l’autre partis nés des décombres de l’actuelle formation buter sur le premier tour des futures élections. Ce danger est dans toutes les têtes car il n’est pas très éloigné : les prochaines élections municipales et européennes auront lieu en 2014, et le FN a déjà lancé sa machine préparatoire. Les dirigeants de l’UMP craignent plus que tout d’assister à une vague bleu marine, plutôt qu’à la vague bleue que promet Jean-François Copé. »

    Un premier test grandeur nature aura lieu ce dimanche 9 décembre pour la législative partielle de la 6e circonscription de l’Hérault, à la suite de l’invalidation de l’élection de la socialiste Dolorès Roqué. Le candidat UMP, le copéiste Elie Aboud, avait été battu de dix voix seulement en juin au second tour mais était arrivé en tête au premier avec 33,62 % des suffrages, contre 29,04 % pour la candidate du PS. Guillaume Vouzellaud pour le FN avait obtenu alors 22,54 %.

    C’est France Jamet –qui a reçu notamment le soutien le 30 novembre de Marion Maréchal-Le Pen, à l’occasion d’une conférence de presse commune à Béziers, qui portera dimanche les couleurs de l’opposition nationale dans cette élection. La grande inconnue reste comme souvent le poids de l’abstention. En juin dernier les électeurs de la circonscription s’étaient plus mobilisés qu’ailleurs avec un taux de participation de 61%, soit cinq points de plus par rapport à la moyenne nationale. Allez France !

    http://www.gollnisch.com

  • Budget européen : la ruine annoncée

    Le budget européen souligne que l’Europe est devenue de plus en plus une machine à fabriquer du cash au profit des Eurocrates.

    Les chamailleries sur le projet de budget européen remplissent abondamment les journaux. Chacun des pays veut tirer la couverture à lui tout en accusant bruyamment les autres de faire de même. La Grande-Bretagne et la France se signalent particulièrement à cet égard. La première réclame le maintien du chèque obtenu de haute lutte il y a longtemps par la baronne Thatcher. La deuxième veut la poursuite de la politique agricole commune ou PAC, laquelle est un instrument précieux pour les gouvernements successifs puisqu’elle asservit le monde rural à leur bon plaisir.

    Le budget qu’il est si difficile de mettre sur pied a une particularité : c’est un budget pluriannuel allant de 2014 à 2020. On comprend que la mafia des Eurocrates qui est au centre du projet y trouve son intérêt. Refusant les économies absolument nécessaires, tout en les saluant distraitement, ils rêvent d’une autorisation de dépenser sur plusieurs années. De ce fait les eurosceptiques en Grande-Bretagne deviennent de plus en plus nombreux. David Cameron osera-t-il sauter le pas et sortir de la CEE ? Cela serait un coup de tonnerre et un bienfait pour tous les Européens étant donné que l’édifice de la CEE est carrément nocif comme nous allons le voir.

    Les faits sont brutaux. L’Europe est devenue de plus en plus une machine à fabriquer du cash au profit des Eurocrates. La fortune des Commissaires européens est célèbre dans le monde entier. Un seul exemple : quand un Commissaire quitte ses fonctions il touche son traitement pendant trois ans pour lui donner le temps de se recaser. Ils sont « combinards » et se recasent tous très vite et le masquent de diverses façons. Les chômeurs qui le sont à cause de l’Europe et ne reçoivent rien pour se recaser apprécieront. Le poste de député européen est un « fromage » dont les multiples saveurs se lisent dans tous les journaux. La richesse des dirigeants s’étend selon l’usage jusqu’aux échelons les plus bas.

    Cette richesse des eurocrates est un des moteurs de l’accroissement de la dictature européenne ; c’est un principe absolu que plus les unités publiques s’agrandissent, plus la richesse des acteurs s’accroît et moins il existe de contrôles !

    La dictature

    Sur le plan économique, la CEE court vers la ruine qui s’inscrit dans les chiffres officiellement publiés. Le chômage atteint des niveaux insupportables dans la plupart des pays. La croissance est désespérément plate. Par ondes successives cette situation délétère se propage dans le monde entier et jusqu’en Chine.

    La raison principale de ces faits est que la CEE est une dictature à 27 têtes. Les 27 Commissaires, une fois nommés, exercent leur pouvoir pratiquement sans contrôle. Par ailleurs, le parlement, théoriquement chargé d’un certain contrôle, est lui-même élu d’une façon extrêmement douteuse. Les votes ont lieu à mains levées, leur convergence étant laissée au « jugement » du président de séance ! Les gouvernements exercent en principe une surveillance, par l’intermédiaire de fonctionnaires non élus, mais ce n’est qu’une gentille parodie de contrôle.

    Pourquoi et comment la ruine

    Au premier chef des explications, se trouve la gigantesque ponction fiscale nécessaire pour alimenter la fabuleuse machinerie. Une autre cause de ruine est le flot ininterrompu de directives et autres réglementations déversées par la CEE ; un Commissaire ne saurait exister sans créer des directives ; la dictature européenne s’occupe de tous les détails de la vie d’un immense continent : cela va de la pêche au thon rouge, aux ascenseurs, et jusqu’au choix des ampoules. Par cette vision socialiste de la politique, elle met le désordre dans une foule d’industries et de consommations.

    La Cour de justice aggrave l’effet du déluge : de son fait personne n’est vraiment sûr du droit et cette incertitude est meurtrière pour la richesse générale. La fraude généralisée s’ajoute : la très coûteuse Cour des comptes européenne refuse depuis plusieurs exercices de certifier les comptes de la CEE ; les dictateurs vivent sur des comptes pourris.

    L’égalitarisme mène également à la ruine. Pour mettre soi-disant à niveau les nouveaux membres, de l’argent est volé aux anciens pour investir chez ces nouveaux et il y a beaucoup de fuites. A cette fausse idéologie peuvent se rattacher des idées folles comme la convergence fiscale franco-allemande ; messieurs les Eurocrates, il faut supprimer les impôts au lieu de chercher des convergences impossibles.

    Actuellement la seule prétendue riposte imaginée à la crise est de demander plus de gouvernance européenne, c’est-à-dire d’accroissement de la dictature ! Pour leur défense, les Eurocrates prétendent que la construction européenne était nécessaire au marché commun : c’est une erreur. La libération des échanges, chemin nécessaire à l’accroissement de la richesse générale, pouvait se faire sans la création de la formidable et ruineuse bureaucratie européenne.

    La construction européenne s’est faite en partie contre la volonté affirmée des peuples. Le projet insensé de budget pluriannuel est un effort pour consolider, malgré les disputes, un édifice branlant. Ira-t-il jusqu’au bout ? Le proche avenir nous le dira.

    Michel de Poncins dans contrepoints

  • Billet du jour : Cécile Duflot a des idées... dévastatrices !

    Les français sont désormais habitués à cet anti-cléricalisme à géométrie variable, aussi féroce contre l’Eglise Catholique que soumis à Israël. La République maçonnique, dans sa tradition anti religieuse et anti-goys (non-juifs), maintient son hostilité à toute forme de contrôle de l’immigration, et persiste à classer à l’extrême droite, tout organisme ou parti politique qui affirme qu’un clandestin doit être reconduit à la frontière sans conditions. 
     
    Rappelons au passage que le Parti Solidaire Français qualifie d'extrême droite l'extrême du capitalisme. En effet, si dans une logique parlementaire la droite est la famille du capital, l'extrême droite ne peut alors être que l'extrême de cette logique financière. L'extrême droite c'était Nicolas Sarkozy, la droite aujourd'hui, c'est François Hollande! Bienvenue dans cette France ou le socialisme du P.S est pro sioniste, capitaliste et se laisse pousser par la tempête mondialiste sans opposer de résistance, bien au contraire.
     
    Le Canard Enchaîné qui n’en est pas encore à militer ouvertement pour le contrôle de l'immigration, publie deux articles qui ont toute leur places dans Minute ou Riposte Laïque, en jouant la carte de la « stigmatisation des populations déjà victimes du racisme et de la discrimination » !
     
    Dans le premier, le « journaliste », Didier Hassoux, nous apprend que l’arrivée massive de « nouveaux étrangers en situation irrégulière » dans le langage Canard Enchaîné (en clair, des clandestins sans autorisation de circuler sur le territoire) risque de mettre, cet hiver, la politique d’hébergement d’urgence dans l’impossibilité de fonctionner en région parisienne!
     
    Selon l’auteur de l’article, il y aurait en Seine-Saint-Denis, plus de 7.000 sans-papiers recensés au 31 juillet 2011, et 1000 de plus en 2012, soit une progression de 15 % en un an
     
    Les malheureux nouveaux venus, sous les conseils judicieux d'élus qui trahissent le Peuple, avaient occupés, non pas une mosquée (comme cela aurait du être le cas pour des musulmans), mais la basilique de Saint-Denis. Matignon, ne voulant pas froisser l’Union européenne, il n'était pas question de les expulser. 
     
    Le premier ministre, J.M.Ayrault a donc demandé à Cécile Duflot de trouver des solutions. Un lieu d’hébergement leur était proposé dans le Val d’Oise, mais là encore, les clandestins défendus par toutes le officines antiracistes (financées par nos impôts), se sont octroyés le luxe de le refuser, expliquant que ce lieu était trop loin de Paris. Ces derniers ont d’autre part imposés l'exigence de demeurer tous ensemble. 
     
    C'est alors que la République trouve la solution ; un hôtel trois étoiles, à 150 euros la nuit, près du Stade de France à Saint-Denis. Toujours selon l’article, l’hébergement d’urgence, dans la seule Ile-de-France, serait réservé entre 80 et 95 % à des étrangers en situation irrégulière. Ce qui coûte annuellement 410 millions d’euros au contribuable français, en plus du plan d’urgence supplémentaire de 50 millions d’euros réclamé par Cécile Duflot... Car la ministre du Logement à d'autres tours dans son sac à main en nous pondant la douce suggestion de régulariser les 8000 clandestins! Ce qui, d'après elle, leur donnerait accès plus facilement aux logements sociaux...
     
    Premier article décoiffant, mais, à côté de lui, dans le même esprit, un dénommé I.B. nous suggère un papier intitulé : « Allah santé de l’Etat ». On y apprend qu’un ancien « imam » d’Argenteuil, kurde irakien, Yashar Ali, est assigné à résidence, dans une petite ville bretonne, Arostrenen, depuis cinq années et demi. Pour le garder à l’œil, la République lui offre le gite et le couvert, à hauteur de 1.500 euros par mois. Mais avant d’être envoyé en Côtes d’Armor, le sympathique imam avait été logé, durant trois ans, dans un hôtel trois étoiles, en Lozère, à Mende. Depuis huit ans, ce brave disciple du salafisme en France, nous a donc coûté la bagatelle de 155.000 euros.
     
    On est en droit de s’interroger, à la lecture de tels articles, sur la réaction de nos compatriotes, qui, en région parisienne, fréquentent tous les jours les transports en commun, avec ses heures d'attentes interminables, dans des conditions de confort difficiles, avec des retards de plus en plus fréquents. Les clandestins exigent la proximité parisienne, et ils l’obtiennent ! 
     
    Dans un contexte où le gouvernement Hollande-Ayrault demande 33 milliards d’économies en 2013! Après le serrage de ceinture de 7 milliards pour cette année 2012, quel va être l'avenir des millions de retraités, qui ont cotisé toute leur vie, lorsqu'ils apprendront ce à quoi vont servir leurs futurs prélèvements, souvent sur de petites retraites, eux qui, déjà en grand nombre ne peuvent plus se soigner, quand les clandestins bénéficient de l’AME ou de l’ASPA! Bien entendu, sans avoir jamais donné un centime à la France. 
     
    Ceux qui ont des logements précaires ou qui dorment dans leur voiture, faute de pouvoir se payer un toit, apprécieront également les largesses de la ministre du logement. La France déjà victime des banques et de la diaspora de ses richesses, les classes moyennes, qui subissent un véritable holocauste fiscal, et qui doivent s'acquitter des loyers astronomiques, savoureront également ces quelques chiffres 
     
    L’explication est pourtant fort simple : le Parti Socialiste ose parler de justice sociale, quand les Français modestes sont victimes de sa préférence immigrée… Tout est dit... 
     
    Le Parti Solidaire Français, demande au gouvernement de suspendre toutes les aides au logement aux non français et de répondre défavorablement à la demande de régularisation de ces clandestins qui n'ont aucun passe droit sur la population française en règle! Population française qui je le rappel détient le droit à disposer comme il l'entend de l'entière surface de son territoire selon les principes bancales de la démocratie moderne (normalement souveraineté du peuple) et de la République (historiquement, cause de la plèbe et plaidée par le tribun). Toute personne qui prend la décision de quitter sa Patrie pour venir « squatter » celle des autres, se met ouvertement au service du capital apatride, et devient par conséquent un traître  Pour nous le combat de la gauche, la véritable gauche, celle des français qui aiment la France, se situe en premier lieu contre ceux qui exploitent nos travailleurs et ceux qui participent à la destruction de leur outil de travail ainsi qu'à leur droit à disposer d'eux mêmes. La Vraie gauche, reste consciente que « l'immigration est l'arme du capital » et que cette phrase de Karl Marx devrait être inscrite à la porte de tous les grands syndicats nationaux. Sans cela, démagogie, mensonges et spoliations resteront l'avenir des enfants de France! 
     
    Défendez la France face au mondialisme, rejoignez la Révolution Nationale et Socialiste!
     

  • La leçon de Florange

    Lorsque les socialistes sont au pouvoir, la question n’est pas de savoir s’ils vont tenir leurs promesses mais quand ils vont y renoncer. En 1983, il leur avait fallu un peu plus de deux ans pour prendre le « tournant de la rigueur » et passer du « changer la vie » aux sirènes de Bruxelles et du patronat.

    En 1989 avec M. Rocard, comme en 1997 avec M. Jospin, l’état de grâce avait duré moins d’un an, après quoi l’on avait libéralisé et privatisé à tour de bras. M. Hollande fait encore plus fort : six mois à peine après l’élection présidentielle, il ne reste à peu près rien de ses promesses, ni sur l’Europe, ni sur l’Allemagne, ni sur les retraites, ni sur la jeunesse. Et comme aux pires moments du mitterrandisme, voilà qu’on déverse l’argent public à pleines poignées, au nom d’une compétitivité illusoire, dans les poches de grands patrons qui n’auront jamais été aussi avides, aussi nuls et aussi arrogants.

    Mais ce qui vient de se passer à Florange dépasse toutes les bornes. Que les socialistes oublient leurs engagements, passe encore, mais qu’ils le fassent aussi sciemment, avec la parfaite bonne conscience des gens qui n’ont rien à se reprocher, montre que la situation du pays leur échappe totalement. Ce soir, avec la Lorraine, c’est toute la France industrielle qui est en état de choc. La reculade de Florange renvoie un écho terrible à Gémenos chez Fralib, à Saint-Nazaire chez STX France, à Rouen chez Petroplus, à Revin chez Electrolux, à Angers chez Thomson, à Toulouse chez Sanofi et chez tous ceux qui se battent chaque jour, dos au mur et la rage au ventre pour défendre leur emploi et sauvegarder leur usine. Ce soir, ce sont des millions de salariés qui se sentent floués par les mensonges, les bassesses, la lâcheté de ceux qui sont censés nous gouverner et qui, en réalité, ne comprennent plus rien et ne dirigent plus rien.

    Oui, il y a eu mensonge et mensonge d’Etat. Depuis des mois, on a volontairement trompé les métallos et les élus lorrains sur les vraies intentions du gouvernement. En dépit des engagements du candidat Hollande, des rodomontades de M. Montebourg, des assurances de M. Ayrault, jamais, au grand jamais, le pouvoir ne s’est donné les moyens d’affronter le trust Mittal et de faire triompher l’intérêt collectif. On a parlé des mois durant d’une loi de réquisition industrielle. Où en est-elle ? Nulle part. On a agité l’hypothèse d’une nationalisation - au point de donner des vapeurs à cette pauvre Mme Parisot – avant de prétendre qu’elle exposerait l’Etat à des risques juridiques. Lesquels ? Mystère. On a soutenu que l’Etat ne saurait pas gérer la sidérurgie, alors qu’il l’a géré pendant des lustres, via le corps des mines. Qui craint-on ? A qui a-t-on peur de déplaire ? A Bruxelles ? A Londres ou à Francfort ? Ou au patronat méprisable [1] qui a pris fait et cause depuis des mois pour le grossium Mittal, contre ses salariés français !

    Oui, le pouvoir s’est conduit avec bassesse et avec lâcheté. On a entretenu l’espoir des salariés de Florange pendant toute la campagne électorale, on leur a fait les mêmes fausses promesses que M. Sarkozy vis-à-vis de ceux de Gandrange. Les élections gagnées, on les a reçus, à grand renfort de presse, en leur assurant qu’ils n’avaient plus rien à craindre. Comment oublier les extases de Mme Filipetti devant les métallos de Florange venus fêter son entrée au gouvernement ? Et les visites sur place, très médiatiques, de M. Montebourg ? Qui pouvait imaginer que le pouvoir continuait à discuter avec M. Mittal ? Que tout en flattant les uns, on cajolait les autres ? Les rumeurs de nationalisation, allègrement colportées dans les médias, n’étaient que de la poudre aux yeux. En réalité, on négociait depuis des semaines sans illusions la fermeture des hauts-fourneaux de Florange. Quant aux fameux repreneurs de M. Montebourg, à supposer qu’ils existent, gageons qu’ils rient encore du rôle qu’on leur aura fait jouer !

    Les socialistes auraient tort de penser que ce dossier sera sans suite. La reculade de l’équipe Hollande va faire le tour du monde et on peut compter sur M. Mittal pour populariser l’image des piètres négociateurs qu’il a eus en face de lui. En France, les effets ne seront guère meilleurs. Les syndicats, qui ont fait confiance à M. Montebourg, ont perdu la face dans le dossier lorrain. Nul doute qu’ils ne fassent, à un moment ou un autre, payer l’addition au pouvoir, notamment si M. Mittal devait s’amuser à ne pas tenir le peu d’engagements qu’il a pris. Florange renvoie également aux salariés l’image d’un Etat irrésolu, velléitaire, et in fine impuissant à assurer leur défense. Voilà qui n’est pas de nature à améliorer un climat social déjà très lourd. Faute d’arbitre, de voie de recours crédible, ne risque-t-on pas de voir les conflits sociaux se radicaliser et la tentation de la violence gagner du terrain, au moment même où le chômage atteint chez nous des niveaux inégalés ? En choisissant la voie de la capitulation à Florange, le pouvoir a-t-il pris conscience du vent qu’il a semé et de la tempête qu’il risque de récolter ?

    Pour le chef de l’Etat et son Premier ministre, ce dossier sera sans doute oublié dans quelques jours. Il est vrai que leurs cotes de popularité auprès des ouvriers peuvent difficilement descendre en dessous des niveaux où elles sont actuellement ! M. Hollande a clairement fait une croix sur la gauche populaire et il attend le moment propice pour provoquer une alliance à l’allemande entre un centre présentable et une social-démocratie décomplexée. Mais les vrais socialistes – car il en reste quelques-uns ? Qu’ont-ils à gagner dans cette affaire ? Et M. Montebourg ? Peut-il rester au gouvernement après un pareil camouflet ? Ses premières explications, hier soir, étaient très embarrassées. Après PSA, après Petroplus, et maintenant après Florange, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour tirer les conséquences de ses échecs et abandonner le navire de M. Hollande avant qu’il n’entre dans les eaux de MM. Borloo et Bayrou. Pour M. Montebourg, le courage, c’est maintenant !

    Que l’on prenne bien garde à la leçon de Florange. Elle illustre ce que nous disons ici même depuis des mois : la question sociale a fait son retour en France [2] et c’est autour de cette question sociale que va s’opérer la recomposition du paysage politique français. Qu’on le veuille ou non, c’est elle qui est à l’origine de la montée du Front national, dans une France industrielle où les hommes, les territoires se sentent repoussés aux marges de notre histoire. C’est elle qui travaille depuis des mois la droite républicaine, jusqu’à provoquer, comme on l’a vu ces derniers jours, la scission entre une aile bonapartiste, populiste, revendicative et une aile européiste, libérale, à l’aise dans la mondialisation. Les mêmes mouvements, les mêmes ruptures menacent la gauche de gouvernement. Qu’une partie de ses troupes, effrayée par la montée du chômage, lassée par l’échec des politiques libérales, inquiète des conséquences d’une guerre classe contre classe, fasse dissidence et « l’arc républicain » s’effondrera. C’est alors qu’en France, tout redeviendra possible.

    Hubert de Marans. http://www.actionfrancaise.net

    La Revue Critique

    Notes

    [1] L’odieuse campagne médiatique déclenchée depuis 10 jours par le grand capital « français » contre la nationalisation du trust Mittal a du ouvrir les yeux de ceux qui gardaient quelques illusions sur le MEDEF de Mme Parisot. On murmure, qu’en interne, les patrons patriotes sont au bord de la révolte. A défaut de nationaliser Mittal, pourquoi ne demandent-ils pas à Montebourg de nationaliser le MEDEF ?

    [2] On se référera notamment aux chroniques de notre ami Henri Valois : « Révoltes ouvrières » (1) à (28).

  • Affaire Madoff Les ressorts classiques d'une escroquerie géante (arch 2009)

    La crise financière a mis au jour une colossale escroquerie qui aurait pu se poursuivre, par beau temps, jusqu'à la mort de son instigateur. Le montage imaginé par Bernard L. Madoff a-t-il été permis par des failles dans le système financier mondial ? Quelle est la part de responsabilité des épargnants, des professionnels ou encore des Etats ? Tentative de décryptage.

    A lire certains de nos confrères, l'homme semble presque attachant. Un genre de gentleman cambrioleur qui, grand seigneur, aurait payé ses salariés jusqu'à la dernière minute. Remettons les pendules à l'heure : Bernard Lawrence Madoff est un escroc, un menteur, un malhonnête qui a roulé dans la farine sa propre famille (ses deux fils n'étaient, semble-t-il, pas au courant), ses coreligionnaires et un nombre pour l'heure incalculable de petits et grands investisseurs. Du bagou, sûrement, mais même pas vraiment d'originalité. Le montage qu'il a mis en place, il ne l'a pas imaginé. Il s'agit « tout bêtement », d'une pyramide, ou chaîne, de Ponzi. En 1920, Charles Ponzi avait ainsi réussi à arnaquer des milliers de personnes en promettant 50 % de rendement en 45 jours. Les investisseurs, particuliers ou professionnels, crédules et cupides, confient leur argent et reçoivent leurs premiers bénéfices. Le bouche à oreille suffit généralement à convaincre d'autres clients : l'argent des derniers arrivés paye les intérêts des autres.

    En 1960, quand Madoff crée son entreprise, Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, l'échange des actions (trading) passe encore par le téléphone et le parquet de la Bourse de New York. Madoff comprend avant les autres qu'en automatisant informatiquement les ordres boursiers, il peut gagner en rapidité et en nombre de transactions exécutées. Les techniques de la société sont appliquées pour développer le Nasdaq, aujourd'hui le deuxième marché d'actions des Etats-Unis en volume traité. Grâce à son excellente connaissance des marchés financiers, Madoff améliore sa pyramide de Ponzi en investissant une partie des capitaux que son fonds récolte dans des fonds à risques. Ce qui permettra de masquer ses activités pendant des dizaines d'années, la fraude remontant vraisemblablement aux années soixante-dix. Concrètement, les capitaux à gérer sont limité à 10 millions d'euros. Le Financial Times cite également HSBC pour 1 milliard de dollars. Par le biais de ces établissements réputés, des particuliers sont touchés, sans même s'en être rendu compte : ils ont confié des sommes d'argent à des fonds d'investissement qui les ont placés chez Madoff. Selon l'Autorité des marchés financiers (AMF) une centaine de fonds français ont effectivement acheté des fonds Madoff, mais aucun d'entre eux, assure toujours l'AMF, n'a été distribué massivement dans le grand public.

    Comment une opération d'une telle ampleur a-t-elle échappé aux contrôles pourtant nombreux, aux Etats-Unis ou en Europe ? L'équivalente américaine de l'AMF, la Securities & Exchange Commission (SEC) est pointée du doigt pour ses graves défaillances. En huit ans, trois enquêtes ont été diligentées par le régulateur américain des marchés placés dans un fond d'investissement à risque. Lorsque le placement n'est pas suffisamment performant, au lieu de diminuer le rendement versé à l'investisseur, Madoff compense les manques par des capitaux provenant d'un autre investisseur. Il propose ainsi 11 % de rendement par an, pour un fonds présenté comme très sûr, qui aurait dû être en principe moins rentable. Tant que les investisseurs laissent leurs capitaux chez lui, pas de problème. Mais lorsque la crise s'intensifie, au mois de septembre et que de nombreux épargnants souhaitent récupérer leurs capitaux, Madoff ne peut les rendre. Il fait part de la situation à son fils, qui prévient les autorités.

    Le 11 décembre, il est arrêté par le FEI. Des premiers éléments de l'enquête, il ressort que Madoff n'a gagné de l'argent que grâce aux commissions perçues pour gérer les actifs de ses clients. Il n'aurait apparemment pas détourné de sommes supplémentaires et serait aujourd'hui ruiné, ce qui n'est que justice ! En attendant d'être jugé, Bernard L. Madoff, 70 ans, est assigné à résidence dans son appartement de Manhattan, sous surveillance permanente, porte un bracelet électronique et son passeport a été confisqué. La peine semble, pour le moment, bien légère !
    Isabelle R. Doumic monde & vie 31 janvier 2009

     
    La SEC en échec
    La fraude de Madoff a fait se volatiliser 50 milliards de dollars. À qui appartenait cet argent ? Les premiers touchés font partie de la communauté juive new-yorkaise : riches particuliers mais aussi fondations, comme celles du Prix Nobel Elie Wiesel ou du cinéaste Steven Spielberg. Mais la liste ne s'arrête pas là.
    Des banques sont touchées dans le monde entier. D'après Le Monde, la banque espagnole Santander est la plus exposée à la fraude : elle risque de perdre 2,33 milliards d'euros. Côté français, Natixis évalue à 450 millions ses pertes potentielles, BNP Paribas à 350 millions. AXA à 100 millions, Dexia à 85 millions. Le Crédit agricole, Groupama et la Société générale s'en sortent mieux, enregistrant un préjudice
    contre la société de Bernard L. Madoff, sans que rien ne ressorte. Arthur Levitt, conseiller chez Carlyle Group et coprésident de Promontory Financial Group, interrogé par La Tribune, met en cause la compétence de la SEC : « Dans le cas Madoff, la division en charge de la surveillance de ce domaine n'avait tout simplement pas la compréhension de techniques de trading sophistiquées, impliquant des produits dérivés complexes ».
    Est en cause l'idéologie même des responsables de la SEC, qui souhaitaient une division surveillance moins agressive s'agissant des sociétés. « Du fait de ce positionnement, souligne Arthur Levitt, l'agence a été moins pro-investisseur et davantage pro-business. » Mary Schapiro, nouvelle présidente de la SEC nommée par Barack Obama est quant à elle plutôt pro-investisseurs.
    I. R. D.

  • AGRICULTEURS

    Nous avons vu des milliers de tracteurs dans Paris manifestant la colère des céréaliers. Ce n'est pas la première fois, ces protestations permanentes étant rituelles. Il y eut le lait et la pêche avec des manifestations très violentes. En 2009, les producteurs de fruits et légumes protestèrent contre Bruxelles qui avait exigé de la France qu'ils remboursent une partie des aides nationales reçues entre 1992 et 2002 ; la facture adressée par la dictature bruxelloise s'élevait au total à environ 500 millions d’euros. Nous ne savons pas ce qu'est devenue cette odieuse réclamation ; il est probable que le gouvernement a du éteindre l'incendie en prenant de l'argent par la force fiscale à d'autres pour arroser les producteurs de fruits et légumes.
    Ces jours-ci, ce sont les céréaliers qui ont manifesté et qui pourtant sont plutôt favorisés. Après des années fastes en 2006 et 2007 dues à l'envolée des prix des céréales, ils souffrent gravement de l'écroulement de ces prix depuis 2008. Cette apparente contradiction est dans la pure logique du socialisme : lorsque l'on vit des réglementations et aides publiques l'on ne dit rien tant que cela marche et l'on se révolte quand cela s'écroule. A la chute des prix, s'ajoute une redistribution des aides européennes vers les plus nécessiteux. Ils demandent que les États interviennent pour faire remonter les cours ; notons que cette revendication revient à souhaiter la ruine de toutes les populations pour une spéculation tout à fait hasardeuse concernant un produit agricole.
    Ces évènements mettent une nouvelle fois en lumière les divers mensonges en vigueur. ; n'oublions jamais que le mensonge permanent est une des « valeurs »  de la république.
    Il nous est dit que la profession agricole a besoin d'aides : c'est un pur mensonge. Aider une activité quelle qu'elle soit c’est, par définition, la tromper et l'empêcher de s'adapter aux conditions du marché.
    Beaucoup d'agriculteurs sont à la limite de la pauvreté et c'est vrai. Mais le silence se fait sur l'existence du « frère jumeau » qui les saigne. Chaque agriculteur doit supporter un frère jumeau travaillant dans les bureaux avec des conditions de confort qu'il ne connaît pas, lui agriculteur, et faisant bravement ses 32 heures hebdomadaires avec des espoirs de retraite mirifiques par rapport par rapport aux retraites misérables des vrais agriculteurs.
    Pour arriver à ce calcul du frère jumeau, il ne faut pas se limiter aux fonctionnaires du ministère de l'agriculture qui ne forment qu’une goutte d’eau dans le drame. Il faut ajouter tous les fonctionnaires dans les régions, les départements, les mairies, etc. Il faut tenir compte de la cohorte glorieuse des eurocrates, des onucrates, sans oublier la FAO, organisme qui, malgré son titre, ne sert surtout pas à lutter contre la faim.
    Enfin, il est nécessaire d’englober la vraie jungle des organismes qui sont censés défendre les agriculteurs et qui en fait s'enrichissent sur la bête par les prélèvements insupportables infligés à leurs adhérents. C'est un mensonge supplémentaire que de dire que les organismes agricoles défendent les agriculteurs contre le pouvoir. En fait, dans leurs confortables bureaux, il livrent des combats d'arrière-garde pour aménager la catastrophe et pas du tout pour l’endiguer.
    Des rapports de la Cour des Comptes ont montré le désordre complet qui règne dans ces innombrables organismes agricoles avec très souvent des pratiques tout à fait critiquables sur le plan de l'honnêteté, c’est-à-dire des transferts indus en faveur de certains dirigeants ; ils citent des salaires parfaitement extravagants.
    Autre mensonge : la crise des fruits et légumes et celle des céréaliers viendraient de la politique « ultralibérale » de Bruxelles. C'est tout à fait le contraire : Bruxelles en réglementant jusque dans le plus petit détail le travail des agriculteurs fait preuve de pratiques parfaitement dirigistes.
    Autre mensonge : la recherche de l'égalité. L'on nous parle des revenus des agriculteurs en les comparant à d'autres Nous touchons du doigt le mensonge de toute pratique socialiste qui veut absolument réaliser la chimère de l'égalité avec le résultat de ruiner tout le monde.
    Enfin dernier mensonge : le malheur viendrait de la politique agricole commune (PAC), non par son existence même, mais par des erreurs qui seraient aisées à corriger. C'est une contrevérité grave : l’erreur de base est l’existence d’une politique agricole publique, qu'elle soit commune ou nationale. La politique industrielle a détruit l'industrie française et la politique informatique a détruit l'informatique française ; le même phénomène se produit en agriculture.
    L'agriculture ne se distingue pas de tous les autres métiers. Elle a ses particularités comme celui d'être proche de la nature et d’être tributaire des éléments dont le climat ; elle n’est pas la seule dans les activités humaines à avoir ces caractéristiques et doit simplement en tenir compte. La réglementer à partir d'un gouvernement ou encore mieux d'une commission européenne qui règne dans les nuées de l'Olympe est une vue de l'esprit. Quand il s'agit de biens aussi périssables que les fruits et légumes, il faudrait être un « deus ex machina » pour y arriver. Trois dictateurs à Bruxelles règnent sur le lait dans toute l’Europe, avec des milliers d’exploitants qu’ils traitent comme des esclaves leur dictant les prix, la façon de travailler, la qualité du lait, etc.
    Il nous est dit que le prix de la main-d'oeuvre écrase les agriculteurs. Ce qui les écrase, en vérité, ce sont les impôts et charges insensés auxquels ils sont soumis et leurs frères jumeaux dont ils n'ont nul besoin.
    Les réglementations exercent des ravages aussi perturbateurs que les impôts et charges. Un agriculteur passe la moitié de son temps à gérer les primes et à comprendre les réglementations perpétuellement changeantes. Le propriétaire d’une terre qui veut s’installer agriculteur sur sa propre terre doit franchir un véritable parcours du combattant pour y arriver, avec au finish, le Préfet qui lui indique comment faire !
    Personne n'a le droit de dire que le libération de l'agriculture est impossible. La Nouvelle-Zélande a pu émerger du socialisme qui ruinait son économie. L'agriculture, notamment, vivait pour un tiers de subventions et se mourait en silence de ces subventions. Elles ont été supprimées d'un seul coup et l'agriculture est devenue très vite prospère, grâce à la liberté retrouvée des agriculteurs qui ont pu gérer avec efficacité leurs affaires.
    Dans la crise actuelle, il n’est, hélas, aucune chance que la libération nécessaire de l’agriculture se produise d'elle-même : les énarchos-gauchos qui sont au pouvoir ne sont pas formatés pour cela et n’y trouveraient aucun intérêt personnel, car leur richesse vient précisément de leurs aptitudes à gérer la jungle des réglementations qu’ils alimentent sans arrêt.
    Le seul espoir est que les agriculteurs de base finissent par comprendre la vraie nature de leur malheur et c'est pour cela qu'il faut les informer sans relâche.
    Michel de Poncins  http://www.libeco.net/