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Selon un sondage Odoxa publié le 26 mai 2026 pour Public Sénat et la presse régionale, Jordan Bardella (RN) domine largement les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle de 2027 avec 32 %.
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Selon un sondage Odoxa publié le 26 mai 2026 pour Public Sénat et la presse régionale, Jordan Bardella (RN) domine largement les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle de 2027 avec 32 %.

Ça se bouscule au portillon du bloc central. Après la candidature officielle de Bruno Retailleau, celle, officieuse, d’Édouard Philippe, voici Gabriel Attal qui entre dans la danse. Bref, ça se complique.

Les Français d’abord ! Ce sont eux qui, collectivement, sauveront la nation blessée. Les prétendants à la présidence de la République, enivrés de mots clinquants, perpétuent la rupture entre le peuple et ses élites. Cependant, il reste aux citoyens, expropriés de leur souveraineté par une caste populophobe, à récupérer leur pouvoir dans une démocratie actuellement confisquée. Les actuelles ambitions personnelles sont, de ce point de vue, indécentes. Gabriel Attal assure, dans Le Parisien d’hier, qu’il va gagner.
Dire qu’il est chef de son parti, qu’il a été ministre, puis Premier ministre, et qu’à présent, depuis l’Aveyron, il vient de prévenir les Français qu’il allait se présenter à la présidentielle. Et surtout que tout le monde s’en fout.

On nous répète à longueur d’antenne que la France est une grande démocratie, que l’élection présidentielle est “le rendez‑vous majeur du peuple avec son destin”, que le suffrage universel est sacré. Très bien. Mais alors, pourquoi le peuple n’a‑t‑il jamais le droit de choisir librement ses candidats ? Pourquoi doit‑il se contenter de désigner, parmi une liste soigneusement filtrée par ceux qui ont tout intérêt à verrouiller le jeu ?

Le candidat à la présidentielle conteste les faits qui lui sont reprochés.
Selon BFM TV, un juge d’instruction va enquêter sur Édouard Philippe pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts et concussion.

Deux nouveaux groupes ( les "pourquoi pas?" et un électorat très à droite) ont rejoint le noyau dur historique du RN.
On ne répétera jamais assez que les sondages ne sont pas l'élection et que leurs chiffres sont à prendre avec précaution. Tout autant ceux qui plébiscitent Édouard Philippe que ceux qui accordent 30 % ou plus à Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

Entre ses succès aux municipales de mars dernier et la bataille de la présidentielle, le RN n'a pas l'intention de négliger les sénatoriales de septembre prochain. Ses gains dans les conseils municipaux et la conquête de plusieurs villes vont mécaniquement lui donner les grands électeurs dont il manquait jusqu'à présent. En effet, le RN - et, plus largement, la droite nationale - ne peut compter actuellement que sur trois sénateurs - Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne) - et, bien sûr, Stéphane Ravier (Bouches-du-Rhône), ex-RN et ex-Reconquête. Pour constituer un groupe au palais du Luxembourg et peser, il en faut au moins dix. Donc six ou sept élus élus supplémentaires. C'est l'objectif que s'est fixé le parti. Un objectif raisonnable mais difficile, comme le soulignait, il y a deux mois, Georges Michel, et qui exige une réelle stratégie en termes de têtes de liste. Depuis une semaine, le voile vient d'être en partie levé sur cette stratégie.

À gauche, Mélenchon est le seul à encore savoir faire de la politique. Sa candidature n’a donc rien d’une surprise. En bon trotskiste, il passe en force. Une fois encore. Une fois de trop ?

En politique, la mémoire collective est courte, elle n’irait pas au-delà de six mois. Cette réalité influence profondément les stratégies de pré‑campagne. Certains responsables politiques misent sur cette amnésie structurelle pour se repositionner, se réinventer, ou se présenter comme neufs, même lorsqu’ils ont déjà occupé des fonctions importantes, ou participé à des décisions majeures. Certains candidats, forts de cette information, se lancent dès à présent dans la course vers l’Élysée. Mélenchon et Edouard Philippe en sont les exemples vivants. Le premier vient de dynamiter la gauche pour tenter de s’accaparer ce qui reste des électeurs socialistes. Il espère faire oublier ses saillies, ses excès, bref apparaître comme blanc, sauf que c’est sa quatrième candidature alors qu’il avait juré qu’il ne se représenterait pas. On se souvient d’une déclaration similaire d’Anne Hidalgo, elle avait réuni 2%. Mélenchon terminera plus haut lui. Mais sera-ce suffisant pour passer le premier tour ? Rien n’est moins certain. L’élection est dans un an, et d’ici là, ce qu’il compte effacer pourrait être remplacé par de nouveaux écarts de sa part.