Xavier Bertrand en rêvait, le candidat LR de Nîmes l’a fait : faire élire un communiste plutôt que le RN.
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L’INSEE a longtemps été, avec les télés gouvernementales ou subventionnées, une des serpillières du pouvoir UMPS. En grasseyant un discours trompeur s’appuyant sur des statistiques arrangées, ils vous démontraient qu’il y avait très peu d’étrangers en France, encore moins de djihadistes, et que le « sentiment d’insécurité » était un délire propre à des esprits détraqués sinon à des fascistes.

Les municipales de 2026 n’ont pas offert au Rassemblement national de prise symbolique majeure en Bretagne. Aucun maire RN n’a émergé, aucune grande ville n’a basculé sous son étiquette, et le parti demeure loin d’un enracinement comparable à celui qu’il possède dans d’autres régions françaises. Mais le scrutin marque malgré tout une étape. En réussissant à faire entrer plusieurs dizaines d’élus dans les conseils municipaux bretons, le mouvement de Marine Le Pen et Jordan Bardella améliore sensiblement son maillage local et confirme une progression que les précédentes européennes et législatives avaient déjà laissée entrevoir. La progression du vote RN symbolise également le changement progressif, sociétal, ethnique, culturel, moins rapide qu’en France mais de plus en plus visible en Bretagne et qui pousse une partie de la population à se tourner vers le vote considéré comme vote de ceux qui veulent protéger les autochtones.
Michel Festivi
Ce dimanche 22 mars, voyait la région Rhénanie-Palatinat voter pour élire les 101 députés du Landtag, qui est dominé depuis plus de 30 ans par la gauche, le SPD, et qui est actuellement gouverné par une coalition SPD-Verts-FDP (libéraux).
Cette région frontalière de la France, avec Mayence comme capitale, est connue pour ses vins blancs secs de la Pfalz ; la cité de Bingen ou Hildegarde avait établi son abbaye ; Trèves l’une des villes des plus anciennes d’Allemagne ; Ludwigshafen, siège de la plus grande usine chimique au monde BASF ; BioNtech à Mayence ; Kaiserslautern et son équipe de foot, c’était aussi le fief de l’ancien chancelier Helmut Kohl. La région est également frontalière de la Belgique et du Luxembourg.

Le jeune député LFI, plusieurs fois épinglé pour ses propos polémiques, était arrivé largement en tête au premier tour. La dispersion des voix par le maintien des trois autres listes qualifiées lui ouvre les portes de la mairie.

Toulouse, c’est un peu la France en modèle réduit. Et ces élections municipales sont tout simplement très révélatrices du drame dont toutes les composantes sont en train de se mettre en place juste avant que la catastrophe ne survienne. Si l’on voulait prendre une image, on dirait que Toulouse est comme un individu au bord d’un précipice. Ses pieds sont partiellement au dessus du vide. Et il tangue, s’efforçant de conserver son équilibre. Tombera, tombera pas, personne ne peut répondre avec certitude. La seule chose constatable à cet instant est que l’équilibre est très précaire et la chute fatale peut survenir très vite. Il en va à peu près de même pour la France entière mais pour le dire en peu de mots, Toulouse vit en ce moment ce que toute la France vivra prochainement si les évolutions que nous constatons en ce moment ne sont stoppées, voire inversées. Toulouse a un peu d’avance sur le reste du pays et toute personne de bon sens devrait observer avec le plus grand soin ce que les prochains jours vont nous réserver et surtout les conséquences qui en découleront. Pour bien prendre la mesure de ce qui se joue, il faut revenir sur ce qui s’est passé dans les semaines précédentes.

Il faut l’entendre Denis Thuriot, maire sortant, en débat, il n’est pas passé au premier tour, mais c’est la faute de Morel et de Boujlila, ses adversaires et de la mauvaise tenue des débats, dont il a déjà parlé avant le premier tour. Des débats sur les réseaux sociaux sans doute, où l’on voit se déchaîner les partisans du maire sortant et le maire sortant lui-même, traitant ses adversaires de racistes ? Ce qui lui vaut une plainte. Peut-être fait-il allusion à ceux qui ont travaillé, sorti les courbes, les graphiques, les statistiques afférentes à ses deux mandats et qui ne sont pas glorieux ? Séjeau ? Il est de gauche, de « cette gauche qui a mis la ville à plat », explique le maire, ne se souvenant pas qu’il en était, de cette gauche, il a eu sa carte au PS, avant de devenir macroniste revendiqué.
Quand on regarde le résultat des élections du premier tour à Toulouse, les choses paraissent pliées. Moudenc, maire Macron-LR, fait 37 %, le LFI Piquemal 27 %, le socialo Briançon 25 %. Les gauchos font 2 %. Autrement dit, c’est foutu, mais…