Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

élections - Page 3

  • Pour une Europe européenne

    berlin-elements-sculpture-greek-myths-11884-800x475.jpg

    Dans un monde où surgissent des mastodontes démographiques, économiques, commerciaux, militaires, il est simple de comprendre qu’aucun des pays européens n’a la taille pour s’imaginer seul un avenir totalement libre, indépendant et prospère. L’Europe est donc une nécessité. Mais quelle Europe ?

    M. Macron vient de déclarer qu’elle devait être unie, libre et protectrice. Voilà qui a déjà été dit un certain nombre de fois et qui, dans le principe, ne risque pas de susciter beaucoup d’opposition.

    Mais unie jusqu’où ? Les États européens existent, les nations européennes, pas toujours identifiables strictement aux États, existent. Ces nations ont une histoire, en général une langue, des manières de vivre, des usages, des traditions différentes. Vouloir tout uniformiser à l’usage de 500 millions d’habitants est utopique ; et n’est pas nécessaire. Que les fromages soient au lait cru ou pas, la taille des sièges de WC standardisée ou pas ne doivent pas être des sujets européens.

    Ce qui unit les Européens, c’est un socle culturel de valeurs issues de leur long passé façonné lentement par les religions juive et surtout chrétienne, et par les civilisations grecque et latine. L’islam, si présent maintenant, a été longtemps difficilement maintenu à ses marges et n’y a fait des apparitions que par le fer et par le feu. Du moins, c’était le cas ; jusqu’à une date récente.

    Malgré ses imperfections, ses abus passés qui doivent tout aux hommes et rien aux textes, contrairement à l’islam, c’est tout de même du christianisme qu’ont surgi le modernisme, la démocratie et les droits de l’homme qui sont le socle de notre civilisation.

    L’Europe, c’est une frontière géographique et culturelle ; la Russie en fait partie, mais pas la Turquie. L’islam, qui refuse la loi des hommes sur Terre, ne doit pas en faire partie non plus, à moins d’un aggiornamento qui n’est pas pour demain, hélas.

    M. Macron, qui dit souhaiter une Europe protectrice, se moque du monde alors que, par ses déclarations et ses actes, il encourage avec constance l’invasion migratoire de populations qui nous coûtent cher. La récente signature du pacte de Marrakech par la France est une preuve de plus de ce double langage. Dans sa dénonciation des nationalismes renaissants, il feint de ne pas voir qu’ils sont la traduction de la révolte de peuples qui ne veulent pas mourir. Il n’y pas, en Europe, d’État belliqueux puissant menaçant ses voisins et qui pourrait légitimer en quoi que ce soit une comparaison avec l’Europe de l’entre-deux-guerres. Ameuter les populations en invoquant la peste brune et le fascisme est indigne. Il se croit autorisé à vilipender les chefs des États européens qui n’ont pas sa vision mondialiste angélique de l’humanité. Son exaltation du combat des gentils progressistes européistes contre les méchants populistes nationalistes convaincra-t-il les électeurs ?

    C’est à l’est de l’Europe et en Italie que se trouve le plus de bon sens dans cette appréciation de la situation. Les élections prochaines concernent l’Europe. Ce ne sont pas des élections nationales qui peuvent avoir des conséquences immédiates sur la vie politique du pays, même si leur intérêt pour le futur est évident. Justement, pensons à l’avenir.

    Quitter une Europe imparfaite serait, à mon sens, catastrophique et contre-productif car le salut n’est pas dans le retour à l’émiettement. Nous déplorons souvent que nous soyons soumis à des règles européennes qui prévalent sur les nôtres. Cherchons, alors, à changer l’Europe de l’intérieur de façon que sa gouvernance soit enfin clairement égoïste et tournée vers les intérêts prioritaires des Européens. Les directives qui en émaneront et ruisselleront sur les États membres auront, alors, des chances d’être bienvenues. Ce qui compte le plus, dans cette affaire, ce n’est pas l’économie, ni le social, ni l’écologie, importants, bien sûr, mais pas vitaux, au sens premier du mot. Les problèmes qui les concernent sont anciens ; leur solution restera imparfaite et prendra du temps, tant les divergences sont nombreuses, mais cela viendra ; si nous sommes encore là. L’urgence, c’est la survie. Le bateau coule. Colmatons les voies d’eau et actionnons les pompes d’évacuation. Le reste se fera à l’intérieur d’une enceinte protégée.

    Le 26 mai, il faut aller voter ; mais pour des listes qui mettent clairement en avant leur souci primordial de la résistance à l’invasion.

    Général (2s) Roland Dubois

    http://www.bvoltaire.fr/pour-une-europe-europeenne/

  • Emmanuel Macron et Marine Le Pen incarnent deux pôles antinomiques sur à peu près tous les sujets

    Emmanuel Macron et Marine Le Pen incarnent deux pôles antinomiques sur à peu près tous les sujets

    Jean-Yves Camus, vrai spécialiste de l’extrême droite, est interrogé dans Le Figarovox. Extraits :

    Emmanuel Macron et sa majorité semblent avoir désigné Marine Le Pen comme leur principal adversaire politique. En installant ce duel, le chef de l’État renforce-t-il également l’aura du Rassemblement national?

    Le Président comme le RN ont intérêt à s’installer chacun comme les champions d’un des deux camps qui s’affronteront aux européennes. Mais est-ce un clivage politicien, tactique? Je ne le crois pas. Emmanuel Macron et Marine Le Pen incarnent deux pôles antinomiques sur à peu près tous les sujets. Deux conceptions de la France, de l’Europe, de l’économie et des faits sociétaux. Il est normal et sain qu’à un moment, les électeurs tranchent, et c’est ce qu’ils auront à faire le 26 mai. Ce duel s’impose, selon tous les sondages. Pour casser l’alternative, c’est aux électeurs de LFI, du PS et de LR de jouer en faisant de leur formation la première force d’opposition à la place du RN. Cela dit évidemment, si la présidentielle de 2022 se rejouait aujourd’hui, Marine Le Pen serait l’adversaire idéale pour Emmanuel Macron.

    Longtemps, le vote FN puis RN a été analysé comme un vote de rejet. Mais lorsque 26 % des Français se disent assez ou tout à fait d’accord avec les idées du parti de Marine Le Pen, est-ce le signe d’une adhésion à son projet?

    Je n’ai pas dit autre chose depuis plus de vingt ans! Analyser le vote FN/RN comme un feu de paille populiste devient impossible quand un parti reste pendant 30 ans au-dessus de la barre des 15 %. Ce vote marque une adhésion des électeurs en question à une vision du monde. Celle-ci comprend une part de rejet des élites, de la mondialisation, du multiculturalisme et de l’immigration, des valeurs libérales-libertaires qui ont irrigué la gauche social-démocrate comme la droite libérale. Mais ce rejet n’est pas une forme de nihilisme, c’est une demande d’alternative globale qui s’incarne dans le projet politique du RN, avec ses exigences de démocratie directe, de protectionnisme économique aux frontières tempéré par une adhésion aux règles d’une économie de marché intérieur régulée, de préférence nationale. Sur la question des valeurs traditionnelles, c’est plus compliqué car la question de l’appartenance sociologique et de l’âge rentre en compte. Elles me paraissent mieux représentées par François-Xavier Bellamy que par le RN, dont le créneau est surtout de capter le sentiment diffus du malaise identitaire, du «on ne se sent plus chez nous comme avant».

    On remarque toutefois que les deux tiers des Français estiment que Marine le Pen ne défend pas d’idée neuve. Est-ce que le travail et la réflexion ne sont pas de plus en plus légers au Rassemblement national? Les députés RN à l’Assemblée nationale n’ont pas brillé par leur participation, par exemple…

    Le RN a une formule qui marche: identité-immigration, sentiment de déclassement, sécurité. Il parie qu’elle peut devenir majoritaire. Partant de là, la stratégie est de donner des coups de boutoir dans la porte jusqu’à ce qu’elle cède. Pas de lancer des idées neuves, ce qui ne veut pas dire que le RN n’a pas creusé davantage des sujets auparavant délaissés, comme le localisme, l’agriculture ou le numérique. La participation des parlementaires ne me paraît pas être un étalon de mesure. Ils sont lucides: sans groupe parlementaire et entourés d’un cordon sanitaire, leur rôle est confiné à la figuration et à l’effet de tribune. Le vrai problème me semble que la politique de «dédiabolisation» rend difficile le type de travail idéologique qu’effectuaient, dans les années 90, le conseil scientifique et sa revue théorique, sans parler des cénacles intellectuels qui alimentaient la réflexion mégretiste. Innover, c’est souvent transgresser. Le RN pourrait-il assumer l’opération du col de l’Échelle? Non, alors que les Identitaires le peuvent. Le RN pourrait-il publier un livre intitulé «Discriminer ou disparaître»? Non plus, alors que l’Institut Iliade l’a fait. Les avant-gardes idéologiques sont désormais extérieures au parti.

    Dans un livre au vitriol sur son ancien parti et son ancienne présidente, l’ex-conseillère régionale Sophie Montel accuse Marine Le Pen et son père de ne jamais avoir cherché sérieusement à gouverner. Est-ce aussi votre avis?

    Dans une entrevue publiée fin 1999 par la revue nationaliste-révolutionnaire Réfléchir et Agir, Jean-Marie Le Pen était déjà interrogé à ce sujet. La question était en substance: «Certains disent que vous n’avez jamais vraiment voulu prendre le pouvoir, est-ce vrai?» Le Pen répondait que, compte tenu du fait qu’il avait absolument tout le monde contre lui, ses scores électoraux n’étaient pas si mauvais et donc que ceux qui lui donnaient des leçons sur la prise du pouvoir, il aurait bien voulu les y voir! Il continuait ainsi: «Un parti politique, contrairement à ce qu’affirment des gens qui n’ont approché le pouvoir que de très loin, ce n’est pas seulement fait pour prendre le pouvoir. C’est certes un objectif admirable mais sa mission est aussi d’influer dans la vie politique de son temps, de retarder ce qui est mauvais, d’accélérer ce qui est bon, et en l’occurrence, sur un marché relativement libre, le fait de nous disputer les voix lors des élections oblige les autres partis à tenir compte de ce que nous sommes, voire dans certains cas à s’aligner sur nous ou même à phagocyter nos idées».

    Était-il possible de faire davantage, j’en doute. Et c’est déjà beaucoup, même si c’est frustrant pour ceux qui militent au FN/RN.

    https://www.lesalonbeige.fr/emmanuel-macron-et-marine-le-pen-incarnent-deux-poles-antinomiques-sur-a-peu-pres-tous-les-sujets/

  • L’ultime manœuvre du clan Bouteflika pour tenter de prolonger le quatrième mandat présidentiel, par Bernard Lugan

    le-president-algerien-abdelaziz-bouteflika-en-novembre-2017-600x400.jpg

    Charles Maurras disait de la République qu’elle gouverne mal mais qu’elle se défend bien. L’on peut dire la même chose d’un régime algérien aux abois qui vient de tenter une ultime manœuvre pour prolonger sa survie.
    Car, en somme, ce qu’ont obtenu les millions d’Algériens qui manifestaient contre un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, c’est tout simplement le prolongement de son quatrième… Avec un report des élections et un régime maître du temps qui va désormais utiliser toutes ses courroies de transmission pour embrouiller la situation, diviser les contestataires et tenter toutes les provocations. Y compris celles qui pourraient conduire à un bain de sang afin de lui permettre d’apparaître comme le garant de la stabilité.

    La manœuvre réussira-t-elle ? Il est permis d’en douter car la ficelle est bien grosse. L’opinion algérienne n’est pas dupe et elle n’a plus peur ; d’autant plus que la police a déjà largement fraternisé avec la foule. Quant à l’armée, elle n’est plus le bloc monolithique des décennies passées et, à force de vouloir « finasser », le vieux général Gaïd Saleh a fini par en perdre le contrôle. Désormais, en son sein, la nouvelle génération n’en peut plus du « chibanisme » ancré sur les références à une histoire que tous savent être fabriquée[1].

    En définitive cet ultime coup de poker du régime pourrait bien au contraire précipiter sa chute avec une épuration totale du système FLN et de ses prébendiers.
    L’Algérie qui vient de sauter de l’avion avec un parachute en torche se demande si le ventral va s’ouvrir…

    [1] Voir à ce sujet mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit

    Bernard Lugan

    Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

    https://fr.novopress.info/

  • La tribune de Macron révélatrice du néant de la pensée de l’oligarchie et de la violente aversion des dirigeants pour nos libertés

    La tribune de Macron révélatrice du néant de la pensée de l’oligarchie et de la violente aversion des dirigeants pour nos libertés

    De Guillaume de Thieulloy dans les 4 Vérités :

  • La propagande apocalyptique de La République en Marche pour les européennes

    Capture-18.png

    De mieux en mieux, ou de pire en pire. C’est selon. « Vous n’avez pas le choix ». Pas d’autre choix que de voter Emmanuel Macron aux élections européennes le 26 mai prochain. Voter Emmanuel Macron, enfin, façon de parler. Il ne sera pas candidat, forcément, mais c’est du pareil au même : Buzyn, Poirson, embrassez qui vous voulez, la vraie tête de liste de La République en Marche sera Emmanuel Macron. La preuve, la campagne est lancée et l’on ne sait pas encore qui sera la tête de gondole.

    « Regardez notre époque, regardez là en face et vous verrez que vous n’avez pas le choix » : c’est justement ce que nous dit Emmanuel Macron dans le clip de lancement de campagne de La République en Marche. Un extrait du fameux « discours de La Sorbonne ». Des paroles proférées sur un ton incantatoire, menaçant, osons le mot… prophétique ! Dieu merci, diront certains, nul n’est prophète en son pays… « Vous n’avez qu’un choix simple, celui de choisir de laisser un peu plus de place à chaque élection aux nationalistes, à ceux qui détestent l’Europe. Et dans cinq ans, dans dix ans, ils seront là. » Comme les envahisseurs. Des paroles mais aussi des images : catastrophe naturelle, émeute, défilé d’extrême droite, migrants, bidonvilles, mer polluée, barbelés, Salvini, drapeaux FN, chars d’assaut, Bannon et, brochant sur le tout, évidemment, Marine Le Pen… « Nous les avons déjà vu gagner. Ici. » Et le clip d’enchaîner d’une image de la présidente du Rassemblement National, d’abord en couleur puis en noir et blanc, à celles, aussi en noir et blanc, de ces femmes et hommes déblayant les décombres dans l’immédiate après-guerre (ils n’ont pas dû oser les camps de concentration). Comprendre de cet enchaînement (car, on est bien d’accord, il s’agit bien d’un clip de campagne pour des élections) : Marine Le Pen, c’est le chaos, la haine, les catastrophes naturelles, la pollution de la planète, la guerre, le malheur – Ach, la guerre, grosse malheur ! L’Apocalypse, c’est maintenant, si vous ne votez pas pour moi ! Ils n’ont pas osé ou pas eu le temps ou pas les moyens, allez savoir, mais on sent bien que s’ils avaient pu ajouter la pluie de sauterelles ou de crapauds, ils l’auraient fait. Plus c’est gros, plus ça passe.

    Puis le clip, enchaîne sur Schuman signant le traité de Rome, la destruction du mur de Berlin (comme si l’Union européenne y avait été pour quelque chose…), Vaclav Havel, Mitterrand-Kohl main dans la main, Chirac embrassant Walesa. Tiens, ils n’ont pas osé De Gaulle. Bizarre. Rien cependant sur l’ex-Yougoslavie des années 90, il est vrai, triste démonstration que l’Europe, ce n’est pas nécessairement la paix… Et enfin, l’appel à la jeunesse, encore la jeunesse, toujours la jeunesse, forcément la jeunesse. Faut reconnaître, c’est de la belle ouvrage. Et puisque, de façon subliminale, ce clip évoque les pires heures de notre histoire, comment ne pas se dire que, finalement, le docteur Goebbels, en matière de propagande, était un petit amateur. Encore un peu, et l’on avait Emmanuel Macron marchant sur les eaux du Rhin, main dans la main avec Merkel.

    La question maintenant est de savoir si cette « propagande absolument délirante », pour reprendre les mots de Natacha Polony, n’est que de la grosse propagande qui tache, ou bien si elle correspond vraiment aux convictions profondes de ses instigateurs. A bien y réfléchir, ce serait le pire.

    Si vous voulez vous faire peur, voir le clip : ici

    Georges Michel

    http://www.bvoltaire.fr/la-propagande-apocalyptique-de-la-republique-en-marche-pour-les-europeennes/

  • Le centre droit a-t-il un avenir ?

    6a00d8341c715453ef0240a444a1b8200c-320wi.jpgEn 2017 les élections présidentielles, puis législatives, ont démontré, tant par le nombre des abstentions, que par celui des votes réputés extrêmes, tant même par le succès inattendu d'un candidat qui semblait nouveau, combien le peuple de France souhaitait ce qu'on appelle désormais le dégagisme.

    Cette aspiration, pourtant, ne conduit pas à grand-chose si l'on n'élabore pas de nouvelles formules, si l'on ne rompt pas avec les modes de fonctionnement, et de raisonnement, périmés, usés jusqu'à devenir écœurants.

    Ne doutons pas que les forces de gauche, elles-mêmes ankylosées et alourdies par plus de 30 ans de mitterrandisme, asphyxiées mentalement par bientôt 150 ans de mainmise de Marx sur l'Internationale, gavées par 80 ans de mensonges sur la Résistance et le Front populaire, ne reconstruiront une part de ce qui mérite d'être retenu de leurs anciens idéaux, qu'après un sérieux décrassage.

    N'éprouvant aucune sorte d'attirance pour ce camp-là, l'auteur de ces lignes ne peut souhaiter qu'une grande lenteur à ce processus d'apocatastase.

    Symétriquement en revanche, on peut considérer l'urgence d'une réflexion nouvelle de la part de ceux qui entendent s'opposer précisément aux forces de destruction.

    On pourrait commencer par le sigle, assez ridicule, de LR, car qu'est-ce que ça veut dire "les républicains" ? S'agit-il d'admirer béatement les constitutions successivement calamiteuses, en tout cas boiteuses, y compris l'actuelle, qui se sont succédé depuis la victoire des jacobins en 1792 ? Alors cela ne représente pas la droite, cependant que l'électorat, lui, attend, de la part des gens qui se veulent, au fond, conservateurs, mais il paraît que le mot fait trembler, qu'on dira antimarxistes et antitechnocrates, puisque le terme libéral fait encore plus peur, en économie, héritiers d'une civilisation nationale et occidentale, qu'ils appliquent enfin leur programme.

    On peut, certes, appeler centre droit l'expression, peut-être plus mesurée, peut-être plus raisonnable, peut-être plus prudente, de cette ligne politique. On peut ne pas considérer comme plus efficace la cocarde noire que la cocarde blanche. Mais à une condition : celle de comprendre que les exclusives au sein de la droite ne servent qu'à alimenter la survie délétère de la vieille gauche pourrie, qui se nourrit de ces hypocrites condamnations morales.

    Tout le monde sait très bien, par exemple, à quoi sert le sempiternel chantage : vous devez perdre les élections pour ne pas perdre votre âme, vous ne devez pas accepter les voix qui sentent le poisson, etc. Appliquer de tels mots d'ordre, venus du camp adverse, c'est précisément trahir, c'est piétiner l'idée dont on se réclame, c'est annoncer d'emblée que l'on fait profession de mentir.

    Une telle attitude s'est affirmée en théorie en 1985, quand Balladur, Chirac et consorts se sont chargés d'inventer la cohabitation. Elle s'est figée en 1988 autour de la provocation montée de toutes pièces à Carpentras. Son plus clair résultat aura été de permettre une meilleure utilisation, par la gauche, des éléments les plus naïfs se voulant les plus purs, à qui l'on a fait croire qu'ils pouvaient vaincre seuls. Cette niaiserie-là, elle aussi, n'a que trop duré.

    Mitterrand en a été le maître. Avant sa victoire électorale de 1981, il l'expliquait sans fard : la France étant majoritairement à droite, la gauche ne peut accéder au pouvoir qu'en divisant ses adversaires. Lui-même au contraire n'a jamais refusé une seule voix venant du parti communiste. Cette réserve halieutique d'un genre un peu spécial étant épuisée, les grands habiles du centre gauche ont déplacé leurs zones de pêches vers les territoires de l'immigration, de l'antifascisme vers l'antiracisme. L'imposture n'a fait que changer de déguisement.

    La présidente de la région Ile-de-France a récemment souligné la situation explosive des banlieues[1] insistant sur la gravité du problème. "La dernière fois que j'ai rencontré Emmanuel Macron, déclare-t-elle, je lui ai dit qu'il existait une crise des banlieues masquée par celle des gilets jaunes. La situation est explosive. 80 lycées ont été attaqués en décembre. Ces attaques étaient perpétrées par des bandes cagoulées, organisées et extrêmement violentes. Elles visaient à mettre le feu aux poubelles, aux voitures, aux lycées… Des enseignants ont été aspergés d'essence. J'ai vécu cela comme un signal d'alerte. Pour la première fois, un mouvement dirigé contre l'institution scolaire n'avait aucune revendication politique. Le seul objectif était la destruction et le chaos."

    Or, jamais les sympathies du peuple français pour la gauche n'ont été aussi basses : 24 % toutes tendances confondues dans les plus récents sondages. Mais toutes les pseudo solutions avancées actuellement s'inspirent de vieux rogatons d'inspiration socialiste.

    Outre la fadeur des propositions concrètes, habituelles à une classe politique, qui persiste à croire aux subventions et à l'école étatique monopoliste, il est clair qu'il faut changer de paradigme et sortir de l'ambiguïté. La fin des exclusives à droite en constitue le préalable.

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. son entretien dans Le Figaro "La situation des banlieues est explosive !".

    https://www.insolent.fr/2019/03/le-centre-droit-a-t-il-un-avenir-.html

  • Le patron de Sud Radio demande au CSA de comptabiliser les interventions audiovisuelles de BHL sur le temps de parole de La République en Marche

    Voici un très intéressant courrier adressé par Didier Maïsto, PDG de Sud Radio, au Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

    Monsieur Roch-Olivier Maistre
    Président
    Conseil supérieur de l’audiovisuel
    Tour Mirabeau
    39-43 quai André Citroën
    75739 Paris Cedex 15

    Paris, le 11 mars 2019

    Monsieur le Président,

    Qu’il me soit permis de solliciter votre attention sur deux points précis.

    1/ Les services de votre Conseil nous ont écrit la semaine dernière, dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, afin que nous comptabilisions le temps de parole des intervenants favorables aux Gilets jaunes, dans l’éventualité d’une ou plusieurs liste(s) présentée(s) par ce mouvement social. Nous le ferons, bien que l’entreprise ne soit pas aisée, dans la mesure où 99% des Gilets jaunes ne souhaitent pas présenter de liste.

    Parallèlement, le 8 mars 2019, Monsieur Bernard-Henri Lévy, qu’on ne présente plus, a donné à Milan une première représentation de sa pièce de théâtre -il est seul sur scène durant 1h30- dans laquelle on peut notamment entendre mot pour mot ceci :
    “Les Gilets jaunes qui, à Paris, ne pensent qu’à casser du flic, du juif et du pédé”.

    Ces propos ont été relayés par la matinale de LCI le 9 mars à 8h10 et postés dans la foulée par la chaîne sur les réseaux sociaux. LCI a par ailleurs interviewé Monsieur Bernard-Henri Lévy, soutien revendiqué du président de la République et du mouvement La République en Marche, qui a déclaré, à propos de Monsieur Macron (sic) : “Sa tribune, elle a été accueillie je crois, ici, à Milan et en Italie, avec un immense soupir de soulagement”.

    Monsieur Bernard-Henri Lévy a ensuite confié à la chaîne qu’il démarrait une tournée européenne qui s’achèvera à Paris le 20 mai prochain, entièrement calquée sur le calendrier de la campagne des élections européennes, le tout en reprenant textuellement les éléments de langage du président de la République : “Progressistes contre populistes”.

    C’est la raison pour laquelle j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir comptabiliser la totalité des interventions audiovisuelles de Monsieur Bernard-Henri Lévy -y compris les extraits de son oeuvre “théâtrale” (qui en réalité n’est pas une fiction mais bien un discours de campagne assumé, et ce, en dépit de son aspect caricatural, diffamatoire et ordurier) sur le temps de parole deLa République en Marche.

    2/ Concernant l’extrait en question –“Les Gilets jaunes qui, à Paris, ne pensent qu’à casser du flic, du juif et du pédé”– je vous serais infiniment reconnaissant s’il vous était possible de le faire analyser par vos services, car selon moi il est clairement, absolument et définitivement une criante incitation publique à la haine, diffusée par une chaîne d’information de façon brute et sans précaution aucune en matière de maîtrise de l’antenne, qui plus est dans une période où notre pays a besoin d’apaisement et de concorde.

    Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma haute considération.

    Didier Maïsto P-dg de Sud Radio

    https://www.medias-presse.info/le-patron-de-sud-radio-demande-au-csa-de-comptabiliser-les-interventions-audiovisuelles-de-bhl-sur-le-temps-de-parole-de-la-republique-en-marche/105914/

  • Puisque la campagne européenne a commencé

    6a00d8341c715453ef0240a4442975200c-320wi.jpgÀ moins de 3 mois du scrutin, l'élection européenne de mai mériterait qu'on en parle d'une manière un peu plus conforme à la réalité.

    Les médias parisiens ne l'évoquent guère que sur le mode franco-français. Par convention, en effet, on raisonne dans l'Hexagone comme si, Napoléon ayant été vainqueur à Waterloo en 1815, le peuple qu'on disait encore dans mon enfance "le plus intelligent de la terre" pensait, et par conséquent se trouverait habilité à décider pour les autres. C'est dans cet esprit que, plus poliment que d'habitude en l'occurrence, plus courtoisement que lorsqu'il s'adresse à ses concitoyens, mais sans proposition concrète vraiment novatrice et convaincante, le chef de l'État français a entrepris d'écrire ce 4 mars à l'ensemble des électeurs de l'Union européenne.

    Les projections résultant de sondages doivent, dans ce cas plus que jamais, être considérées avec beaucoup de prudence.

    La marge d'erreur reste colossale.

    Mais, un peu comme la géométrie qui consiste à raisonner juste sur des figures fausses, on se permettra ici de se baser sur la dernière projection, certes discutable en date du 6 mars.[1]

    À cette lecture on croit comprendre deux choses : d'une part les listes nationales qualifiées de populistes (pouah) devraient réaliser une poussée, de l'Estonie à l'Andalousie.

    Elles pourraient passer à 80 eurodéputés contre 37 dans l'assemblée sortante.

    Précisons que cette projection, comme les suivantes, résulte d'une anticipation en fonction d'une "dynamique", car les enquêtes réalisées en mars ne donnent que 59 eurodéputés "populistes".

    Et, d'autre part le groupe de centre droit PPE est évalué en "dynamique" à 165, en recul de 52 par rapport à l'assemblée sortante, et après le départ du Fidesz hongrois de Viktor Orban. Même dans ces conditions le centre droit devrait quand même arriver en tête.

    La coopération serait compromise avec les socialistes (140, moins 47) qui reculent dans toute l'Europe.

    La grosse coalition socialo-conservatrice perdrait en effet 99 sièges. Elle a imposé son conformisme mou depuis 40 ans. Elle ne dispose plus d'une majorité qui permettait aux États d'imposer le candidat le plus effacé possible à la présidence de la Commission : Barroso de 2004 à 2014 ? Juncker depuis 2014, autant de mollusques.

    Le parti présidentiel français En Marche, bien qu'il n'ait pas encore désigné sa tête de liste, cherche à s'insérer parmi les libéraux-centristes de l'ALDE. Malgré l'appoint possible du Mouvement Cinq Étoiles italien cette alliance de la carpe et du lapin n'apparaît encore qu'en troisième position, avec une projection à 112 (+45).

    Même par conséquent si de telles hypothèses se révélaient exactes, toute la question resterait de savoir si la présidence de la Commission, conformément aux traités, reflète le résultat du vote des électeurs ou les négociations "au sommet" entre les 27 chefs d'États et de gouvernements.

    L'hypothèse du respect des électeurs reviendrait logiquement alors à imposer le candidat du centre droit. Il s'agit en l'occurrence de Manfred Weber. Issu des rangs des chrétiens sociaux bavarois celui-ci vient encore de rappeler que la Turquie n'a pas sa place en Europe et d'annoncer que s'il présidait demain la Commission les négociations d'adhésion seraient donc définitivement conclues par la négative [Sa phrase exacte est :"La Turquie ne peut pas être membre de l'UE. Si je deviens président de la Commission européenne, je donnerai instruction aux services à Bruxelles de mettre fin aux négociations avec la Turquie sur l'accession à l'Union européenne[1]". Je ne préjuge pas ici de sa sincérité. Je note simplement qu'il s'agit d'un rapprochement métaphorique avec les partisans d'une Europe plus identitaire] Une telle position tend, comme les déclarations de Laurent Wauquiez en France, à se rapprocher prudemment de l'électorat populiste. Elle contredit celles du chef de l'État français.

    À notre aussi que le parti conservateur allemand, par la voix de Annegret Kramp-Karrenbauer, dauphine désignée d'Angela Merkel, s'est clairement démarqué ce 9 mars des propositions d'Emmanuel Macron : "le centralisme européen, déclare-t-elle,l'étatisme européen, la mutualisation des dettes, l'européanisation des systèmes sociaux et du salaire minimum seraient la mauvaise voie."

    JG Malliarakis  

    Apostilles

    [1] cf. "Der europäische Föderalist" 
    [2] cf. Reuters du 6 mars 2019

    https://www.insolent.fr/2019/03/puisque-la-campagne-europeenne-a-commence.html

  • Algérie : une lourde révolte pour la France – Journal du lundi 11 mars 2019

     

    Algérie : une lourde révolte pour la France

    Des milliers de personnes descendent dans les rues en France contre Abdelaziz Bouteflika ! Alors que le président algérien est revenu à Alger dimanche, la contestation ne faiblit pas des deux côtés de la Méditerranée.

    Gilets Jaunes : un acte XVII qui suit la tendance

    A une semaine de la fin du grand débat national lancé par Emmanuel Macron, les gilets jaunes ont de nouveau battu le pavé, samedi. Malgré une baisse de la mobilisation, les gilets jaunes espérent toujours changer la donne

    Européennes : Le vrai départ approche

    A deux mois et demi du scrutin européen, le départ de la campagne semble poussif. Alors que l’essentiel des têtes de listes est désormais connu, la bataille devrait réserver encore son lot de surprises.

    l’Actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/algerie-une-lourde-revolte-pour-la-france-journal-du-lundi-11-mars-2019

  • Au-delà du vote blanc, de l’abstention et de la nullité des suffrages

    dimanche_vote.jpg

    Georges Feltin-Tracol

    Dans le cadre du fameux « Grand Débat national », vaste fumisterie propice à tous les exercices d’enfumage et bel exemple de jacasseries démocratiques futiles, les Français qui y participent suggèrent à défaut du « référendum d’initiative citoyenne » une meilleure prise en compte du vote blanc. On distingue depuis 2014 les suffrages nuls des votes blancs.

    Au second tour de la dernière présidentielle, tandis que l’abstention atteignait 25,44 %, le nombre de suffrages blancs s’éleva à 8,52 % et les votes nuls à 3 %. Comparés à 2012, ces chiffres en hausse expriment paradoxalement par leur non reconnaissance officielle un refus implicite de choisir entre les deux finalistes. Le système électoral hexagonal ignore la pertinence du vote blanc au nom de la fable de la majorité. Cette fiction s’achève enfin.

    Certains « Gilets jaunes » proposent que la prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés permette, le cas échéant, d’annuler l’élection si les bulletins blancs dépassent les 50 %. Ne s’agit-il pas d’une confusion regrettable entre le refus d’entériner le choix (biaisée) proposé et le rejet compréhensible des candidats ? Ne faudrait-il pas plutôt instaurer au côté du vote blanc et du suffrage nul le « vote contre tous les candidats » ? Existe à l’Académie Française une procédure similaire. Les « Immortels » peuvent refuser un candidat en marquant leur bulletin d’une croix noire.

    Appliqué en Russie entre 1993 et 2006, réintroduit en 2014 pour les élections locales, ce « vote contre tous » en vigueur aussi en Ukraine témoigne de la détermination d’une partie de l’électorat qui se méfie de tous les candidats. À l’élection présidentielle ukrainienne de 2010, le vote contre tous les candidats au second tour obtenait 4 %. Viktor Ianoukovitch était élu avec 48,95 % face à Ioula Tymochenko (45,47 %).

    Plus que l’abstention qui révèle un réel apolitisme/a-civisme, que le suffrage nul qui marque une certaine désinvolture à l’encontre des institutions et que le vote blanc qui exprime un véritable mécontentement impuissant, le « vote contre tous les candidats » représente une indéniable motion de censure populaire aux conséquences considérables. Dans l’hypothèse où ce vote égalerait ou dépasserait la majorité absolue, non seulement la consultation serait annulée, mais les candidats ainsi défiés ne pourraient plus se représenter à la même fonction pour une durée précise. Introduire le « vote contre tous les candidats » correspond en fait à l’ostracisme de la démocratie antique athénienne.

    La reconnaissance du vote blanc, voire du « vote contre tous les candidats », ne suffira pas à déstabiliser la partitocratie. Deux autres mesures électorales affranchiraient mieux l’électeur des pressions partisanes : généraliser pour tous les scrutins de listes le panachage et le vote préférentiel. N’est-il pas temps en effet de rendre la parole au peuple, une parole depuis trop longtemps confisquée par les politicards, les médiats officiels, les partis, les lobbies et les banksters ?

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°115, mise en ligne sur TV Libertés, le 4 mars 2019.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • "Le mouvement des gilets jaunes va suivre Macron pendant tout son quinquennat"

    Gilets-jaunes.pngLa tête de liste du Rassemblement national pour les Européennes estime sur le plateau de BFMTV que le gouvernement n'a pas apporté de réponses aux manifestants.
    Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement nationale pour les Européennes était invité sur notre plateau samedi soir.
    Il est revenu sur la baisse de la mobilisation des gilets jaunes en estimant néanmoins que le mouvement allait "suivre Emmanuel Macron tout son quinquennat".
    “Ce mouvement des gilets jaunes va suivre Emmanuel Macron pendant tout son quinquennat, du moins sur les revendications qui ont été portées", a-t-il déclaré, avant de poursuivre:

    "La mobilisation faiblit mais elle reste très importante, notamment en province. (...) On a tout fait pour empêcher des Français sincères, qui ont du mal à boucler les fins de mois de descendre dans la rue", a-t-il estimé sur notre antenne.
    [...]
    En savoir plus sur  bfmtv.com

    https://www.peupledefrance.com/2019/03/mouvement-gilets-jaunes-suivre-macron-quinquennat.html#more

  • Hervé Juvin : “L’Europe va changer de cap”

    herve-juvin-600x428.jpg

    Les élections européennes approchent. Pour le candidat du Rassemblement national Hervé Juvin, pas de doute : les partis dits populistes sont sur le point de conquérir une minorité de blocage à Bruxelles.

    Hervé Juvin est présenté comme le “nouvel intellectuel” du RN. Alors quelles idées apporte-t-il à Marine Le Pen ? Entretien.

  • Fractures en Jaune et Vert

    Lega-M5S.png

    Georges Feltin-Tracol

    Le partage du pouvoir entre le Mouvement 5 Étoiles (M5S) et la Ligue n’est pas de tout repos. Malgré l’approbation d’un contrat de gouvernement tant par les « Verts » lighistes que par les « Jaune » grillinistes, de nombreuses crispations autour de sujets souvent cruciaux pour l’avenir de l’Italie parcourent l’équipe ministérielle de Paolo Conte.

    La déflagration aurait pu provenir du Diciotti, ce navire qui ne fit pas débarquer des étrangers clandestins sur l’injonction du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini. Le parquet d’Agrigente lança aussitôt une information judiciaire contre le ministre et son chef de cabinet pour « abus de pouvoir et séquestration ». L’enquête requiert la levée de l’immunité parlementaire de Matteo Salvini par le Sénat. La perspective de ce vote plonge les sénateurs du M5S et, plus généralement, les militants dans une grande perplexité. En effet, le M5S combat la corruption politique, dénonce l’emprise de la Mafia et soutient les magistrats. Ses règles sont claires : l’inculpation de tout élu du M5S entraîne sa démission immédiate. Or Matteo Salvini a pris cette décision régalienne en concertation avec le président du Conseil et l’autre vice-président du gouvernement, le chef politique du grillinisme, Luigi Di Maio. Ses membres viennent de trancher par référendum électronique sur la plateforme Rousseau. 59 % rejettent la levée de l’immunité de Salvini. Dans la logique de démocratie impérative propre au M5S, ses sénateurs doivent s’y conformer, sinon ce sera une crise gouvernementale majeure.

    Un autre motif de tension entre partenaires gouvernementaux concerne la ligne à grande vitesse Lyon – Turin (ou TAV) et, plus généralement, la politique de relance de grands travaux d’infrastructures de circulation. Hostile à ces projets propices aux fausses factures et aux rétrocommissions, et au nom d’une vision écologique décroissante, le M5S s’oppose dès l’origine avec l’ultra-gauche à un Lyon – Turin indispensable pour l’essor économique de l’Italie du Nord riche en PME, base électorale de la Lega. Un abandon du TAV mécontenterait l’aile libérale, pro-européenne et régionaliste de la Liguequi n’apprécie guère l’alliance avec les Cinq Étoiles du Sudiste Di Maio. Celui-ci serait-il cependant prêt à renoncer à un point phare de son programme après la transformation du « revenu de citoyenneté » promis en un RSA à la sauce transalpine ?

    Le dernier gros contentieux se rapporte à la diplomatie. Sous la triple attraction de Viktor Orban, de Donald Trump et de Steve Bannon, la Lega a pris des positions eurosceptiques, néo-atlantistes et pro-sionistes. Elle considère le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais comme des formations terroristes, exige le désarmement nucléaire unilatéral de l’Iran et conteste la légitimité du président vénézuélien Nicolas Maduro. Pour le M5S, Nicolas Maduro demeure le président légitime; le Hamaset le Hezbollah sont des mouvements combattants; l’Iran est la victime de l’hégémonie belliqueuse de la Maison Blanche. Cette pondération diplomatique s’explique par l’influence toujours forte de son fondateur, le comique Beppe Grillo, dont la seconde épouse est d’origine iranienne.

    Ces frictions fragilisent l’actuelle coalition. Les récentes élections régionales dans les Abruzzes donnent l’avantage à la Ligue qui récolte maintenant trente années de militantisme sur le terrain tandis que le M5S ne dispose que d’un très faible maillage territorial militant. Il est dorénavant évident que les élections européennes de mai prochain établiront de nouveaux rapports de forces internes. Les grillinistes, élus, militants et sympathisants, seraient-ils prêts à rompre avec la Ligue au risque de déclencher de nouvelles élections législatives et la reconstitution autour de la personne de Salvini d’une union de toutes les droites ? Suivons donc avec attention tout ce qui va se passer dans les prochains mois au-delà des Alpes.

    Bonjour chez vous !

    • « Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°114, mise en ligne sur TV Libertés, le 25 février 2019.

  • LR : la fuite des gauchistes se poursuit

    LR : la fuite des gauchistes se poursuit

    “C’est l’un des aspects positifs de la nomination de François-Xavier Bellamy comme tête de liste aux européennes. Le maire de Morlaix Agnès Le Brun et l’ex-député de la Moselle Marie-Jo Zimmermann ont annoncé qu’elles quittaient Les Républicainsaffirmant ne plus se reconnaître dans les valeurs et le fonctionnement de ce parti.

    Secrétaire départementale de LR depuis 2011, Agnès Le Brun est maire de Morlaix depuis 2008, conseillère régionale de Bretagne depuis 2015 et vice-présidente et porte-parole de l’Association des Maires de France.

    Marie-Jo Zimmermann, élue municipale de Metz depuis 2008 et député entre 1998 et 2017, explique, dans une lettre de démission, qu’elle a milité au RPR “”dès sa création”” en 1976, et qu’elle est depuis

    “”restée au service de notre parti, bien que les idées défendues aujourd’hui par LR soient parfois fort éloignées de celles du RPR de l’époque“”.

    C’est la désignation de François-Xavier Bellamy comme tête de liste LR aux Européennes qui a, écrit-elle à Laurent Wauquiez, déclenché sa volonté de quitter le parti. Mettant en cause “”les options concernant les femmes”” de Bellamy, elle dit ne pouvoir

    “”en aucun cas cautionner ni les prises de positions publiques hostiles à l’avortement, ce qui remet clairement en cause la loi Veil, ni une vision archaïque de la place de la femme dans la société. Je me suis trop battue, pour donner à la femme une place digne dans la société pour pouvoir accepter ces visions””.

    https://www.lesalonbeige.fr/lr-la-fuite-des-gauchistes-se-poursuit/

  • Faites entendre votre voix aux élections européennes, inscrivez-vous sur les listes électorales !

  • Sondage : la cote d'Emmanuel Macron baisse de nouveau

    3f9c865c5478f9542ba32661d6bd39c14e9f32bc130ba6c001917bfd90246db8.jpgIl perd trois points de popularité, là où son Premier ministre en gagne un.
    L'embellie aura duré deux mois. Après un regain de popularité, Emmanuel est à nouveau en baisse début mars, et celle d'Édouard Philippe gagne un point, selon un sondage auprès de 1 009 personnes, diffusé mardi et réalisé par Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio.
    Avec 31% des Français interrogés qui approuvent son action, le chef de l'État retrouve son niveau de septembre, avant la crise des gilets jaunes. Et 69% (en hausse de trois points) jugent négativement son action. 
    La cote d'Édouard Philippe progresse pour sa part légèrement, d'un point, pour le troisième mois consécutif. Il retrouve également son niveau de septembre avec 35% d'avis favorables.
    [...]
    En savoir plus sur lexpress.fr

  • Campagnes électorales : Emmanuel Macron en toute impunité ? – Journal du jeudi 7 mars 2019

     

    Campagnes électorales : Emmanuel Macron en toute impunité ?

    Mairie de Paris : ca bouge en coulisse

    Mounir Mahjoubi, Rachida Dati… les candidatures à la mairie de Paris s’enchaînent pour ravir le trône d’Anne Hidalgo. A un an du scrutin tout paraît encore possible !

    Sécurité : vers un « patriot act » à l’européenne ?

    Alors que la lutte contre le terrorisme bat son plein, les institutions européennes et les États membres mettent en place une batterie de mesures de surveillance et de fichage. Sous couvert de sécurité, la liberté des citoyens et la vie privée des européen se voit de plus en plus piétinée.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/emmanuel-macron-en-toute-impunite-journal-du-jeudi-7-mars-2019

  • Sondages : la remontée d’Emmanuel Macron fait pschitt

    Capture-19.png

    5 février 2019 : « Macron : la remontée spectaculaire » (Paris Match), « L’incroyable remontée »(Actu Orange).

    5 mars 2019 : un nouveau sondage IFOP-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio enregistre une baisse de trois points de popularité pour le président de la République. Ce « coup d’arrêt », après deux mois d’intense matraquage médiatique, indique que l’effet grand débat a trouvé sa limite.

    L’analyse du détail des chiffres montre qu’il ne s’agit pas seulement d’un simple mouvement de yo-yo. Ainsi, Emmanuel Macron continue de progresser dans son propre électorat : +9 % (à 72 %) chez ses électeurs du premier tour de la présidentielle. Il a remobilisé – en partie seulement – ses partisans. L’idole et ses fans se sont retrouvés en campagne, comme aux beaux jours de 2017, et la magie opère toujours sur ces adeptes. Grand bien leur fasse.

    Mais Emmanuel Macron enregistre des baisses spectaculaires dans des électorats qui avaient assuré sa victoire : les retraités (-13 %) et les électeurs LR (-17 %) ! Des électorats très sensibles aux questions de sécurité. L’attaque du détenu djihadiste de Condé-sur-Sarthe et les révélations sur sa « vie de famille » à la prison tout comme les nuits de violences urbaines à Grenoble ne sont pas de nature à rassurer ces électorats sur la politique du Président en la matière.

    Emmanuel Macron subit une autre chute dans un domaine essentiel où l’on aurait pu croire que son image n’était pas atteinte par les questions soulevées par la crise des gilets jaunes : 46 % des Français (-8 %) estiment qu’il ne défend pas bien les intérêts de la France à l’étranger. Est-ce la question du retour des djihadistes ? Le silence sur la crise en Algérie ? Les inquiétudes sur l’avenir de la PAC ? La fermeture de l’usine Ford de Blanquefort et le plan social pour ses 850 salariés ? Un ensemble, certainement.

    Logiquement, ce même sondage montre que le Président est encore en recul sur le thème de la « proximité avec les préoccupations des Français » : -4 %, à 22 % seulement. Et, pour 67 % des Français, le mouvement des gilets jaunes constitue une véritable préoccupation. Un autre sondage ViaVoice publié, lundi, par Libération indique que, pour 65 % des Français, Emmanuel Macron « ne semble toujours pas comprendre la gravité de la crise politique et sociale » des gilets jaunes et que seuls 38 % pensent que le grand débat était « la bonne réponse ».

    Com’ Macron, ou réalité des problèmes : on ne saurait mieux dire l’ampleur du clivage, et peut-être du choix, pour les prochaines élections. On assiste à une sorte ce cristallisation en fonction de ces deux paramètres : la personnalité du Président et la prise en compte de la réalité. La question pour l’électorat, et notamment pour cet électorat de droite et âgé qui a assuré sa victoire il y a deux ans, est désormais : Emmanuel Macron traite-t-il les vrais problèmes sur le fond ? Et visiblement, avec le grand débat, pour ces gens-là, la réponse est : « non ».

    Emmanuel Macron, ou la grande déconnexion.

    Frédéric Sirgant

    http://www.bvoltaire.fr/sondages-la-remontee-demmanuel-macron-fait-pschitt/

  • La lettre d’Emmanuel Micron aux Européens

    macron euro.jpg

    Le billet de Patrick Parment 

    Le sieur Emmanuel Micron est bel et bien entré en campagne pour les élections européennes. Il vient de commettre un texte qui s’adresse aux Européens des 28 pays de l’Union, traduite dans les langues respectives et publiée dans les médias ad hoc. Quoi de nouveau sous le soleil libéral ? Rien.

    Micron pose d’emblée son combat contre le repli nationaliste, entendez par là les mouvements dits populistes qui tiennent désormais la scène politique au sein de l’Union. Des gilets jaunes à l’émergence de droites nationales partout en l’Europe, Micron n’a donc décidément rien compris à la grande lame de fond qui est en train de secouer l’Europe avant, peut-être, de la chambouler. A savoir le refus de l’option libérale qui est en train de détruire nos économies et bien plus grave encore qui porte atteinte à nos identités. Alors, nous faire accroire que Micron serait un homme de culture relève du pur fantasme. Le seul homme de culture que la Ve République ait connu, c’est Georges Pompidou avec un accessit pour François Mitterrand. Sauf que Pompidou avait une vision géopolitique large de la France, là où Mitterrand n’en avait qu’une vision étriquée.

    Alors qu’en est-il de cette vision européenne de Micron ? Rien. Que dalle ! Pas de quoi entraîner les foules peu sentimentales. « Bâtir une renaissance européenne autour de trois dimensions : liberté, protection, progrès » écrit-il. Ça ne veut rien dire. La liberté est perpétuellement bafouée chaque soir à 20h à la téloche, la protection est caduque en matière d’immigration et le progrès est un leurre franc-mac pour gogo socialo-libéral.

    Le reste n’est qu’une liste de bonnes intentions du genre salaire minimum européen, banque pour le climat, régulation des GAFA et mise en œuvre d’une politique de la concurrence pour assumer une préférence européenne face aux Américains et aux Chinois qui nous veulent du mal comme chacun sait.

    Bref, du baratin tant l’essentiel du problème n’est pas là.

    Les gilets jaunes ont pourtant tiré la sonnette d’alarme. Outre un réel désir de démocratie qui passe par une réforme du mode de scrutin et le recours au référendum, les gilets jaunes ont bien fait comprendre qu’ils voulaient une Europe qui protège d’abord les peuples européens et leurs  intérêts. Ce qui n’est pas le cas quand on voit Angela Merkel ouvrir la porte à un million de migrants extra-européens ou la Pologne acheter des avions de combat américains. Quelques exemples parmi bien d’autres.

    S’il ne s’agit pas de quitter le navire Europe, il s’agit en urgence d’en réformer l’administration. Quid de Micron sur le sujet ? Néant. Il faut en finir avec la nomination de pantins à la tête de la Commission du genre Barroso hier et Juncker aujourd’hui. Tant qu’on ne changera pas le mode de fonctionnement de l’Europe, celle-ci demeurera sujette aux vents mauvais du capitalisme boursier dont elle est un magnifique terrain de jeu.

    On comprendra aisément que la lettre de Micron aux Européens, c’est un peu celle du petit Jésus soviétique à la Russie de Vladimir Poutine. 

  • Chez Macron, on ne jure plus que par les « fake news » pour faire campagne

    fake-news-845x475.jpg

    Les « fake news » semblent devenues la préoccupation majeure de l’exécutif et de sa majorité : une loi anti-infox a été votée l’an dernier et l’on apprend, sur les réseaux sociaux, que « La République en marche va lancer un groupe public non partisan sur Facebook pour combattre les fake news. » D’après Le Huffpost, l’idée serait de copier le fonctionnement des groupes Facebook des gilets jaunes afin de sortir de l’entre-soi macroniste et de diffuser ainsi plus largement leur déconstruction des « infox ».

    Les Marcheurs disposent déjà d’une cellule interne qui, via la messagerie cryptée Telegram, centralise et diffuse auprès des militants tous les « décodages » des médias afin qu’ils soient relayés sur les réseaux sociaux. Pour la campagne européenne, une conférence de presse hebdomadaire sera organisée sur les « infox ». À quand, les affiches du type « Ils vous mentent » ou « Le parti de la vérité » ? Le problème est que ces slogans nous ramèneraient aux heures sombres – ou très rouges – de l’Histoire. Vérité et politique n’ont jamais fait bon ménage, et quand la seconde s’est entichée de la première, cela a souvent mal fini.

    Néanmoins, cette focalisation sur le « décodage » par le pouvoir est révélatrice. L’arme politique majeure n’est plus le combat d’idées, de visions, l’affirmation de valeurs et d’un projet, mais le décodage des mensonges, des erreurs, des approximations de l’adversaire pour le disqualifier intellectuellement (il se trompe) et moralement (il ment). La victoire politique à l’heure du macronisme se construit sur trois plans : à l’étage supérieur de la fusée, il s’agit de diaboliser la vision ; à l’étage central, d’accumuler les décodages afin de convaincre l’opinion que cette vision repose sur des « infox » et, à l’étage inférieur, notamment quand les deux premiers n’ont pas atteint leur but, il reste la disqualification de l’adversaire par la Justice (affaire Fillon, Marine Le Pen renvoyée devant un tribunal pour la diffusion d’une photo de Daech).

    On pourrait croire que le combat contre les « fake news » est, de tous, le plus louable. Mais il doit faire, lui aussi, l’objet d’un décodage car il a ses limites et ses partis pris.

    D’abord, il est à sens unique. Ouvrons Le Monde cette semaine : un long article de décodage sur des propos de Marine Le Pen, une enquête fleuve sur sept prétendues « idées reçues » (toutes peu ou prou « de droite »). Non seulement Emmanuel Macron bénéficie d’un temps de parole considérable grâce au grand débat national, mais d’un fact checking inversement proportionnel. Ne pas être décodé signifierait-il que vous êtes la bouche de la vérité ? On comprend que les équipes macronistes soient chargées de relayer les décodages réguliers du Monde : les deux mènent le même combat ! Mais cela jette une suspicion sur ces Décodeurs.

    Ensuite, les résultats des traqueurs de vérité produisent, parfois, plus de doute que de certitude, la vérité sur certains sujets étant compliquée. Ainsi, là où on pouvait attendre un « Vrai/Faux », on voit apparaître des notions intermédiaires. On peut saluer le sens de la nuance des journalistes. Mais aussi, parfois, la mauvaise foi de leur titre : quand les Décodeurs du Monde parlent des huit « erreurs » de Marine Le Pen, l’article préfère n’en classer qu’une sous l’infamie du « faux », les sept autres relevant de catégories floues : « contradictoire », « confus », « trompeur », « en partie vrai ». Ce qui n’est pas tout à fait pareil et autorise le retour au débat… politique.

    Certes, le souci d’exactitude et de vérification dans l’information et la politique est salutaire (et les contributeurs de Boulevard Voltaire y sont aussi soumis, comme l’indique la charte du site). Mais la mode du « décodage » et l’instrumentalisation qui en est faite sont suspectes. Le débat politique ne peut se limiter au jeu des huit erreurs.

    Frédéric Sirgant

    http://www.bvoltaire.fr/chez-macron-on-ne-jure-plus-que-par-les-fake-news-pour-faire-campagne/

  • La liberté selon Macron, c’est interdire et bannir

    La liberté selon Macron, c’est interdire et bannir

    Dans son texte plaidant pour l’Union européenne, sans jamais citer les problèmes de l’immigration, de l’islam et du terrorisme (pas d’amalgame svp !), Emmanuel Macron se veut le défenseur de la liberté.

    Il a une conception de la liberté dans la droite ligne de la conception révolutionnaire et robespierriste : pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Nous savons comment cela se termine…

    Ainsi, après avoir proposé l’érection d’une nouvelle usine à gaz avec une Agence européenne de protection des démocraties(sic), il propose d’interdire le financement de certains partis politiques et de bannir d’internet ceux qui pensent différemment.

    Elle n’est pas belle sa démocratie ?

    https://www.lesalonbeige.fr/la-liberte-selon-macron-cest-interdire-et-bannir/

  • Bellamy, Wauquiez : cette droite ne peut que perdre ou trahir – Jean-David Cattin (Les Identitaires)

    bellamy2-1021x580-600x341.jpg

    Plutôt Juncker qu’Orban, plutôt du côté d’Emmanuel Macron que de celui de Marine le Pen. C’est ce que François-Xavier Bellamy, la tête de liste LR aux élections européennes, a confié aux journalistes de l’association Europresse. Depuis le début de la campagne des élections européennes, la tête de liste européenne refuse d’afficher une éventuelle proximité avec la seule droite qui progresse en Europe.

    Selon ses dires, il aurait même trouvé stimulant le projet du candidat Macron. Qui se souvient du lancement d’En Marche à base de guimauve et de bons sentiments saura se faire un avis sur les goûts politiques de Bellamy. Sans compter qu’après la mobilisation inédite des Gilets jaunes et la défiance généralisée à l’égard du gouvernement au sein de la population, une telle déclaration est absurde tactiquement en plus d’être complètement niaise.

    Quand Bellamy dit qu’il veut défendre les frontières extérieures de l’Europe, objectif louable, comment peut-on le croire lorsque dans le même temps il torpille Orban ? Il s’agit pourtant bien du seul homme d’État européen avec Matteo Salvini à avoir concrètement arrêté la déferlante migratoire. Pour se justifier, il déplore les attaques ad hominem qu’aurait subi le président de la Commission. En revanche, le feu roulant pratiqué par toute l’artillerie médiatique et politique européenne depuis des années à l’endroit du président hongrois ne semble pas l’émouvoir.

    Il faut toutefois reconnaitre que l’application des propositions des Républicains sur l’immigration serait un pas dans la bonne direction même si elles sont encore et toujours plus tendres que celles contenues dans le programme du RPR de 1990. Mais qui peut croire qu’un Bellamy ou un Wauquiez auront le courage de les mettre en œuvre une fois élus ? Charles Pasqua avait prévenu : « Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Depuis les renoncements de Nicolas Sarkozy il n’y a plus grand monde pour croire en celles de LR.

    Quand Bellamy dit refuser une alliance avec le Rassemblement national à cause de ses positions philosophico-économiques, c’est qu’il place l’immigration et l’islamisation au second rang, au moins, de ses préoccupations. C’est pourtant à l’heure de l’explosion démographique de l’Afrique la question centrale pour l’avenir de la France et de l’Europe. Soit il ne l’a pas compris, soit il s’en fiche, dans les deux cas il est déjà prêt à trahir les propositions à demi-rigoureuses de LR en la matière.

    Pour la droite, les élections et les candidats se suivent et se ressemblent. Bellamy comme Fillon avant lui n’a pas l’étoffe pour relever le défi majeur que pose l’immigration de masse à la France et à l’Europe.

    Jean-David Cattin

    Texte repris du site deLes Identitaires

  • Éric Zemmour : « Bouteflika, symbole du mal-être de l'Algérie »

    338785492.jpg

    CHRONIQUE - Le président algérien incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ». (Figaro Magazine du 1.03). Mais surtout, Zemmour dénonce ici « les lois (...) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene ». L'essentiel est dit. Et le plus grave.  LFAR

    « Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant. »

    Dans les traditions du Maghreb, le chiffre 5 est censé porter bonheur. Les mères bénissent leurs enfants les doigts grands ouverts au-dessus de leurs têtes, ou leur accrochent autour du cou des pendentifs en forme de main. En Algérie pourtant, depuis quelques jours, des manifestations vouent aux gémonies ce chiffre 5. Le porte-bonheur est devenu symbole du malheur algérien. Du mal-vivre de tout un pays gangrené par une démographie exubérante, la corruption endémique, l'aliénation à une économie de rente, fondée sur les deux seules richesses du pays, le pétrole et le gaz. Le chiffre 5, comme le 5e mandat présidentiel que s'apprête à solliciter un Bouteflika moribond, momie mutique, passant sa vie de pantin désarticulé entre Alger et Grenoble, où réside son médecin traitant.

    Bouteflika a symbolisé à son avènement la fin de la guerre civile des années 1990 et la défaite improbable des islamistes. Bouteflika incarne aujourd'hui le chantage exercé par une camarilla d'affairistes et de militaires : Bouteflika ou la guerre, version algérienne du très gaullien « Moi ou le chaos ».

    Quand on parle de l'Algérie, le spectre du général de Gaulle n'est jamais loin. Bouteflika fut ministre du gouvernement Ben Bella en 1962 à l'indépendance algérienne. Il avait 25 ans et était une des vedettes de la dolce vita algéroise de l'époque !

    Bouteflika incarne ce FLN à qui le Général a livré l'Algérie, alors même que l'armée française avait gagné la guerre sur le terrain. Des adversaires impitoyables qui exécutèrent par milliers opposants politiques et harkis fidèles à la France, et chassèrent violemment les pieds-noirs (« la valise ou le cercueil »), alors qu'ils auraient pu stabiliser l'État et l'économie du nouveau pays, à l'instar de ce que fit Mandela avec les Blancs d'Afrique du Sud. Un FLN qui, dès les années 1960, au temps de Boumediene, refusa de prendre des mesures de répression démographique à la manière chinoise, au nom d'une politique de puissance qui a étouffé tout développement économique. Un FLN enfin qui engagea l'arabisation de l'éducation pour extirper les traces de la colonisation française, et fit ainsi le lit des enseignants islamistes.

    Après que l'armée eut gagné la guerre civile, Bouteflika, au nom de la réconciliation nationale, a ouvert les prisons et donné les clés de la société aux islamistes, préparant leur victoire politique future. Il ne faut jamais oublier que la bataille du FLN contre le colonisateur français se fit au nom de l'islam contre « les infidèles ». Des infidèles chez qui toute l'Algérie a pris l'habitude de se faire soigner et de déverser son trop-plein démographique depuis cinquante ans - alors que de Gaulle avait accordé l'indépendance à l'Algérie pour que son village ne devienne pas Colombey-les-deux-Mosquées. Des infidèles assez fous pour avoir multiplié les lois (dans la lignée des accords d'Évian, jamais abrogés) qui permettront demain à des millions d'Algériens de venir retrouver un frère, un père, un cousin résidant déjà en France. Une invasion légale qu'avait prophétisée il y a des décennies le lointain prédécesseur de Bouteflika, Houari Boumediene…   

  • Après les Etats généraux de l’intox et le grand monologue national, voici la Conférence pour l’Europe

    Après les Etats généraux de l’intox et le grand monologue national, voici la Conférence pour l’Europe

    Jamais deux sans trois… Les Etats-Généraux de la bioéthique ont donné lieu à un rapport mensonger, qui ne tient pas compte de l’immense opposition à l’extension de la PMA.

    Le grand débat national faisant suite à la mobilisation des gilets jaunes est une tentative de récupération par Emmanuel Macron, à ses fins de propagande électorale.

    Mais cela ne lui suffit pas. Dans un texte larmoyant (Brexit, manipulations, fausses informations, piège, nationalistes sans solution…) le chef de l’État s’est adressé aux citoyens européens pour vanter sa vision et prôner des mesures concrètes, dans la perspective des élections européennes. Rassurez-vous, il ne compte pas revenir sur le Traité de Lisbonne adopté contre l’avis des “citoyens européens”. Il propose pêle-mêle (ça ne coûte rien de proposer) la remise à plat de Schengen, un traité de défense et même une révision des traités… propositions pour lesquelles il oublie d’expliquer qu’il faudra l’accord des 27 Etats membres à l’unanimité. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…

    Alors il propose une autre mesure :

    d’ici la fin de l’année, avec les représentants des institutions européennes et des États, mettons en place une Conférence pour l’Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique, sans tabou, pas même la révision des traités. Cette conférence devra associer des panels de citoyens, auditionner des universitaires, les partenaires sociaux, des représentants religieux et spirituels. Elle définira une feuille de route pour l’Union européenne traduisant en actions concrètes ces grandes priorités.

    C’est beau comme un grand débat national…

    https://www.lesalonbeige.fr/apres-les-etats-generaux-de-lintox-et-le-grand-monologue-national-voici-la-conference-pour-leurope/

  • Macron : la bulle médiatique repart pour les européennes – Journal du lundi 4 mars 2019

     

    Macron : la bulle médiatique repart pour les européennes

    A moins de trois mois des élections européennes, Emmanuel Macron a donné le départ de la campagne. A coup de tribunes dans la presse des 28 pays de l’UE, le président français compte sur ses appuis médiatiques pour redorer son blason sur la scène nationale.

    Bouteflika : Un mandat pour rien ?

    La candidature d’Abdelaziz Bouteflika a bien été déposée. Le président algérien, malade et grabataire a assuré vouloir briguer un cinquième mandat afin d’organiser une transition pacifique dans le pays.

    Gilets Jaunes : les manifs se suivent et se ressemblent

    Les Gilets Jaunes poursuivent les grandes manoeuvres. Avec un Acte XVI à l’image des précédents rassemblements, le mouvement commence peu à peu à perdre de l’espoir et pourrait se retrouver noyé dans les européennes.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/macron-la-bulle-mediatique-repart-pour-les-europeennes-journal-du-lundi-4-mars-2019

  • Si Bellamy peut faire fuir quelques gauchistes de LR, ce sera cela de pris

    Si Bellamy peut faire fuir quelques gauchistes de LR, ce sera cela de pris

    Alors qu’il est toujours officiellement membre de LR, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin envisage d’apporter son soutien à la liste soutenue par Emmanuel Macron lors des élections Européennes.

    Aussi Laurent Wauquiez aurait adressé un courrier à Jean-Pierre Raffarin pour qu’il s’explique devant le bureau politique de LR organisé le 12 mars :

    « Notre bureau politique […] mérite d’entendre vos suggestions et de connaître directement votre position sur la campagne des élections européennes. Je ne doute pas que vous partagiez cette exigence d’une explication claire devant la première instance de notre mouvement. Nous la devons à tous les soutiens fidèles de notre famille et à tous ces Français auxquels nous voulons redonner goût à la politique ».

    « Jusqu’à présent, hormis dans vos interventions médiatiques, vous n’avez pas souhaité exprimer votre analyse au sein des instances de notre mouvement ou contribuer à l’élaboration de notre projet européen, malgré toutes nos invitations à participer à nos travaux ».

    https://www.lesalonbeige.fr/si-bellamy-peut-faire-fuir-quelques-gauchistes-de-lr-ce-sera-cela-de-pris/