
Dans les anciens partis de gouvernement, les primaires battent leur plein. Pour des résultats s’annonçant pour les moins incertains, à huit mois de l’élection présidentielle. Revue de détail de cette curieuse rentrée des classes.
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Dans les anciens partis de gouvernement, les primaires battent leur plein. Pour des résultats s’annonçant pour les moins incertains, à huit mois de l’élection présidentielle. Revue de détail de cette curieuse rentrée des classes.

LCI a organisé un débat entre deux poids lourds de la politique, une affiche qui se voulait de rêve, rien que les deux noms devaient procurer un frisson : François Hollande face à Edouard Philippe, ça claque hein ! Le lieu avait dû être choisi à dessein, à Sens, subliminal ! Mais très vite on l’a cherché. Tout de suite on a pu noter l’énergie que les deux candidats ont diffusée sur le plateau, on était plus près de la salle commune d’un Ehpad, que d’une finale de TOP 14. Hollande est entré le premier, toujours aussi dynamique, bouffi, empesé, précieux, avec l’air de se demander ce qu’il faisait là, nous aussi d’ailleurs ! Philippe, lui paraissait inquiet, tel un renard à l’entrée d’un poulailler, scrutant de tous côtés ce qui se passait à moins qu’il ne vérifiât que les souffleurs fussent bien là pour lui sauver la mise. On va dire que c’était le stress.

La vie politique, à défaut d’être un long fleuve tranquille, serait donc un éternel recommencement. Désespérant ! C’est ce qu’on se dit, en découvrant la dernière proposition époustouflante d’Édouard Philippe : créer un « nouveau parti » ou une « confédération de partis » pour rassembler « la droite et le centre », si chers aux Gérard Larcher, Valérie Pécresse et autres rescapés de l’ère chiraquienne, en vue des élections législatives qui se tiendront plus que très probablement après l’élection présidentielle au printemps 2027. Idée maîtresse : avoir un candidat unique dans chaque circonscription. Au fond, ce qui n’est pas idiot.
Nous aimons la langue française plus que tout, et détestons faire des anglicismes dans les titres de nos articles. Seul souci, parfois, c’est difficile à éviter. Ainsi, le rituel des supporters islandais, qui commencent, au son d’un tambour, à taper lentement dans leurs mains, au-dessus de la tête, pour accélérer de plus en plus, est appelé partout « clapping » et nous ne voyons pas un mot français qui illustre aussi bien ce phénomène que nous vous invitons à regarder.
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Je suis très heureux de vous retrouver pour cette nouvelle saison 2026-2027 qui promet d’être aussi riche que dangereuse, pour notre pays comme pour nos finances.
En ce moment de fin de période estivale, c’est l’époque des universités d’été qui font la rentrée notamment politique.
Ce qu’il faut retenir?
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Selon un sondage Odoxa publié à l’occasion de la rentrée du Medef, aucun des huit candidats déclarés ou potentiels à la présidentielle de 2027 ne convainc une majorité de Français sur sa capacité à mener une bonne politique économique : entre 63 % et 86 % des sondés portent un jugement négatif, soit 74 % en moyenne.

Marine Le Pen, qui a passé sans encombre le test du grand débat des candidats devant le MEDEF, même si elle n'a sans doute pas convaincu tous les patrons présents (mais était-ce le but ?), vient de recevoir un coup de booster qui manque cruellement à ses concurrents. Alors que LCI organise un débat surréaliste entre François Hollande (7,5 % dans les derniers sondages...) et Édouard Philippe, chacun cherchant à exister face à ses concurrents du PS ou du bloc central, alors que Glucksmann bataille contre Faure et Mélenchon, Marine Le Pen, déjà au zénith des sondages, est la seule candidate crédible, non seulement à ne pas subir de rival dans son couloir, mais à bénéficier d'un second moteur : celui d'un Jordan Bardella plus offensif que jamais lors de sa rentrée politique sur BFM TV en direct de la foire de Châlons-en-Champagne.

Lu dans Le Parisien :
François Fillon conserve un regard très critique à l’égard des deux quinquennats d’Emmanuel Macron, qui « restera dans l’histoire comme quelqu’un qui a beaucoup abîmé le pays », en ayant « accru la dette », sans effort sur la dépense publique, et pour avoir « affaibli l’image de la France à l’extérieur ». « Il a accéléré de façon brutale la chute du pays », poursuit l’ex-hôte de Matignon, qui « ne voit pas comment quelqu’un qui a été associé de façon importante aux deux quinquennats peut être élu président de la République demain ».

Ils n’ont même pas attendu le mois de septembre, ça y est, les candidats à la présidentielle semblent bel et bien être montés sur le ring. À gauche, on ne sait plus où donner de la tête, tant chacun cherche à se faire remarquer : Glucksmann, enfin (!) candidat, Tondelier, pour l'instant encore candidate, Mélenchon, bien sûr, ça va sans dire, plus candidat que jamais. Et Guetté, qui n'est pas candidate - un jour peut-être..., -, mais qui réussit à se faire remarquer.

Pour sûr qu’il va en falloir du courage aux patriotes pour éviter que soient élus au moins 5 de ces premiers charlots, la plupart ayant participé de près ou de loin à la déconfiture de la France depuis des décennies !
Et si on parlait un peu de Gabriel Attal ?