
Le jeune député LFI, plusieurs fois épinglé pour ses propos polémiques, était arrivé largement en tête au premier tour. La dispersion des voix par le maintien des trois autres listes qualifiées lui ouvre les portes de la mairie.
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Le jeune député LFI, plusieurs fois épinglé pour ses propos polémiques, était arrivé largement en tête au premier tour. La dispersion des voix par le maintien des trois autres listes qualifiées lui ouvre les portes de la mairie.

Toulouse, c’est un peu la France en modèle réduit. Et ces élections municipales sont tout simplement très révélatrices du drame dont toutes les composantes sont en train de se mettre en place juste avant que la catastrophe ne survienne. Si l’on voulait prendre une image, on dirait que Toulouse est comme un individu au bord d’un précipice. Ses pieds sont partiellement au dessus du vide. Et il tangue, s’efforçant de conserver son équilibre. Tombera, tombera pas, personne ne peut répondre avec certitude. La seule chose constatable à cet instant est que l’équilibre est très précaire et la chute fatale peut survenir très vite. Il en va à peu près de même pour la France entière mais pour le dire en peu de mots, Toulouse vit en ce moment ce que toute la France vivra prochainement si les évolutions que nous constatons en ce moment ne sont stoppées, voire inversées. Toulouse a un peu d’avance sur le reste du pays et toute personne de bon sens devrait observer avec le plus grand soin ce que les prochains jours vont nous réserver et surtout les conséquences qui en découleront. Pour bien prendre la mesure de ce qui se joue, il faut revenir sur ce qui s’est passé dans les semaines précédentes.

Il faut l’entendre Denis Thuriot, maire sortant, en débat, il n’est pas passé au premier tour, mais c’est la faute de Morel et de Boujlila, ses adversaires et de la mauvaise tenue des débats, dont il a déjà parlé avant le premier tour. Des débats sur les réseaux sociaux sans doute, où l’on voit se déchaîner les partisans du maire sortant et le maire sortant lui-même, traitant ses adversaires de racistes ? Ce qui lui vaut une plainte. Peut-être fait-il allusion à ceux qui ont travaillé, sorti les courbes, les graphiques, les statistiques afférentes à ses deux mandats et qui ne sont pas glorieux ? Séjeau ? Il est de gauche, de « cette gauche qui a mis la ville à plat », explique le maire, ne se souvenant pas qu’il en était, de cette gauche, il a eu sa carte au PS, avant de devenir macroniste revendiqué.
Quand on regarde le résultat des élections du premier tour à Toulouse, les choses paraissent pliées. Moudenc, maire Macron-LR, fait 37 %, le LFI Piquemal 27 %, le socialo Briançon 25 %. Les gauchos font 2 %. Autrement dit, c’est foutu, mais…

Christian Estrosi s’est présenté à l’improviste, vendredi 20 mars, au Palais des expositions de Nice, où se tenait la prière de l’Aïd marquant la fin du Ramadan. Le maire de Nice, candidat à un quatrième mandat, n’avait pas été invité, pas plus que les autres candidats à la mairie, malgré ses insistances auprès du président de l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes.

Un article de Marianne révèle que plusieurs responsables politiques impliqués dans des affaires de violences sexuelles, parfois sur mineurs, ont été largement réélus ou se retrouvent en ballottage très favorable. Avec le cas emblématique d’Edgar Moulin, dans l’Orne. Dans l’urne plus de votes blancs et nuls que de voix pour ce maire mis en examen pour viol, mais étant seul en lice aux municipales, il a été réélu à Saint-Ellier-les-Bois, avec moins de la moitié des voix. C’est, à bien des égards, une singularité française, ou du moins une anomalie dans ce que l’on attend d’une démocratie qui se prétend exemplaire et donne des leçons au monde entier.
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Dans la pampa argentine, la politique française arrive comme l’écho de la houle d’une mer lointaine. De près, l’écume des vagues aveugle l’observateur et brouille les formes. On croit voir un basculement historique, une rupture décisive, parfois même un cataclysme électoral, alors qu’il ne s’agit que d’un remous de surface. De loin, au contraire, la mer retrouve sa logique. On distingue l’onde entière qui se forme au large, avance lentement, se gonfle, puis vient mourir sur la plage avant qu’une autre ne la remplace. Les élections ressemblent souvent à cette mer agitée. Celui qui reste auprès de l’écume croit vivre une tempête permanente. Celui qui regarde depuis la falaise comprend que les vagues obéissent à un rythme beaucoup plus lent.