
Le président des Républicains Bruno Retailleau a refusé ce matin d’apporter son soutien à Christian Estrosi pour le second tour des élections municipales à Nice, laissant le choix aux électeurs “en leur âme et conscience”.
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Le président des Républicains Bruno Retailleau a refusé ce matin d’apporter son soutien à Christian Estrosi pour le second tour des élections municipales à Nice, laissant le choix aux électeurs “en leur âme et conscience”.

À quelques jours du second tour des municipales, la question de l’union des droites revient avec insistance dans le débat public, portée par des accords locaux, des désistements et des rapprochements qui auraient encore paru improbables il y a quelques années. Dans une note publiée le 18 mars, Jean-Daniel Lévy, pour la Fondation Jean-Jaurès, apporte sur cette séquence un éclairage utile : derrière les tactiques d’appareil, il existe bien une proximité croissante entre les sympathisants des Républicains et ceux du Rassemblement national. Mais cette proximité n’efface pas tout. Elle masque aussi des différences de tonalité, de psychologie collective et de rapport au réel.

Sarah Knafo avec ses 10% se retire de la course à Paris. L’élégance du geste, se confond avec une responsabilisation de l’objectif recherché, qui met en parallèle son futur résultat et la nécessité d’écarter la gauche de la gestion de la capitale. Cette décision procède d’une volonté collective en oubliant sa petite personne, qui par cette conduite se grandit au-delà des contingences individuelles. Evidemment à gauche on grimace, ça passe mal, rendez-vous compte, le résultat n’est plus aussi certain qu’au soir du premier tour. La gauche aurait bien voulu qu’elle se maintienne, mais cela ne se passera pas de cette façon. Knafo par cette décision, remet au centre du débat, non plus les ambitions personnelles, les moi JE, mais l’intérêt général et en l’occurrence celui exprimé pendant sa campagne de redonner du charme à une ville massacrée et enlaidit par des années de socialisme. Sarah Knafo est tout simplement logique avec elle-même, elle poursuit un but, et ce n’est certainement pas en s’accrochant à ses 10% que cet objectif peut être atteint, ni qu’elle en gagnera une reconnaissance politique supplémentaire. Ce raisonnement devrait prévaloir partout où la droite se heurte à la gauche, mais on est encore loin de rencontrer semblable comportement.

La gauche s’allie et se salit. Son engagement solennel à ne pas rejoindre la France Insoumise et ses vitupérations judéophobes n’aura duré que quelques jours. En fait, les socialistes amoraux sont semblables aux multi-délinquants : leur sentiment d’impunité explique leur récidive dans leur ralliement à Jean-Luc Mélenchon et son projet d’une « nouvelle France » islamisée et anti-occidentale. Cette énième trahison de prétendus « humanistes » ajoute au dégoût que les Français disent ressentir, dans les sondages, devant les cuisines politicardes des donneurs de leçons. Mais cette fois, la caution apportée par les « progressistes » en déroute à la France « créolisée » bouleverse les enjeux du second tour des municipales.

La discussion a été très animée, toute la journée, dans la rédaction de Riposte Laïque. Nous savions tous que Sarah Knafo allait avoir un choix difficile à assumer : se maintenir ou se retirer. Les deux solutions avaient des avantages et des inconvénients. La discussion a donc fait rage, entre ceux qui, majoritaires dans l’équipe, souhaitaient qu’elle se maintienne, encore davantage en apprenant que c’est la clique Édouard Philippe, Bournazel et Marlène Schiappa qui avaient mis leur veto à une union allant jusqu’à Sarah, et ceux qui estimaient que la meilleure façon pour la candidate de sortir par le haut était de se retirer, pour faire barrage à la gauche.

Et si l’immigration était devenue, pour certains partis, un moyen discret d’élargir leur base électorale ? L’idée paraissait autrefois extravagante. Puis Angela Merkel, dans une interview récente, a expliqué sans détour qu’il fallait naturaliser massivement pour contenir l’AFD. Difficile, dès lors, de croire que cette stratégie n’aurait germé qu’à Berlin.

Après le chaos politique, le chaos économique ? C’est en tout cas la crainte du monde de l’entreprise. Dans la foulée de l’annonce de la fusion de la liste du socialiste François Briançon et de l’extrême gauche François Piquemal, le Medef de Haute-Garonne tire la sonnette d’alarme. “L’avenir de Toulouse ne peut se construire sans ses entreprises, et encore moins contre elles”. C’est par cette phrase choc que le Medef de Haute-Garonne a réagi à l’alliance “contre nature” passée entre le candidat socialiste et l’insoumis. Le syndicat patronal, qui représente 130 000 salariés en Haute-Garonne dont une grande partie à Toulouse, s’alarme face à cette alliance “contre nature et anti-entreprise”.