
Le candidat à la présidentielle conteste les faits qui lui sont reprochés.
Selon BFM TV, un juge d’instruction va enquêter sur Édouard Philippe pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts et concussion.
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Le candidat à la présidentielle conteste les faits qui lui sont reprochés.
Selon BFM TV, un juge d’instruction va enquêter sur Édouard Philippe pour des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts et concussion.

Deux nouveaux groupes ( les "pourquoi pas?" et un électorat très à droite) ont rejoint le noyau dur historique du RN.
On ne répétera jamais assez que les sondages ne sont pas l'élection et que leurs chiffres sont à prendre avec précaution. Tout autant ceux qui plébiscitent Édouard Philippe que ceux qui accordent 30 % ou plus à Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

Entre ses succès aux municipales de mars dernier et la bataille de la présidentielle, le RN n'a pas l'intention de négliger les sénatoriales de septembre prochain. Ses gains dans les conseils municipaux et la conquête de plusieurs villes vont mécaniquement lui donner les grands électeurs dont il manquait jusqu'à présent. En effet, le RN - et, plus largement, la droite nationale - ne peut compter actuellement que sur trois sénateurs - Christopher Szczurek (Pas-de-Calais), Joshua Hochart (Nord) et Aymeric Durox (Seine-et-Marne) - et, bien sûr, Stéphane Ravier (Bouches-du-Rhône), ex-RN et ex-Reconquête. Pour constituer un groupe au palais du Luxembourg et peser, il en faut au moins dix. Donc six ou sept élus élus supplémentaires. C'est l'objectif que s'est fixé le parti. Un objectif raisonnable mais difficile, comme le soulignait, il y a deux mois, Georges Michel, et qui exige une réelle stratégie en termes de têtes de liste. Depuis une semaine, le voile vient d'être en partie levé sur cette stratégie.

À gauche, Mélenchon est le seul à encore savoir faire de la politique. Sa candidature n’a donc rien d’une surprise. En bon trotskiste, il passe en force. Une fois encore. Une fois de trop ?

En politique, la mémoire collective est courte, elle n’irait pas au-delà de six mois. Cette réalité influence profondément les stratégies de pré‑campagne. Certains responsables politiques misent sur cette amnésie structurelle pour se repositionner, se réinventer, ou se présenter comme neufs, même lorsqu’ils ont déjà occupé des fonctions importantes, ou participé à des décisions majeures. Certains candidats, forts de cette information, se lancent dès à présent dans la course vers l’Élysée. Mélenchon et Edouard Philippe en sont les exemples vivants. Le premier vient de dynamiter la gauche pour tenter de s’accaparer ce qui reste des électeurs socialistes. Il espère faire oublier ses saillies, ses excès, bref apparaître comme blanc, sauf que c’est sa quatrième candidature alors qu’il avait juré qu’il ne se représenterait pas. On se souvient d’une déclaration similaire d’Anne Hidalgo, elle avait réuni 2%. Mélenchon terminera plus haut lui. Mais sera-ce suffisant pour passer le premier tour ? Rien n’est moins certain. L’élection est dans un an, et d’ici là, ce qu’il compte effacer pourrait être remplacé par de nouveaux écarts de sa part.

Lors des élections locales en Angleterre, le parti Reform UK de Nigel Farage a obtenu 1453 conseillers municipaux, soit 1451 de plus qu’aux élections précédentes. Le parti travailliste au pouvoir en perd 1496 et se retrouve nettement derrière. A noter que parmi les « indépendants » qui gagnent 34 conseillers il y a des militants islamiques.

D’habitude, ce sont les Français qui sont à la traîne de la Grande-Bretagne, avec nos bourgeois louchant du côté de la monarchie constitutionnelle lors de notre Révolution, ou le culte thatchériste chez une certaine droite au siècle dernier. Aujourd’hui, les temps changent.

Fêtes et réjouissances chez les élites européennes et la presse mainstream : l’affreux Viktor Orbán est enfin tombé. Champagne et petits-fours, c’est Péter Magyar qui le remplace, et youpi, c’est un progressiste docile !
Vraiment ? Regardons cela.
Peter Magyar, c’est le chef de l’opposition hongroise et du parti Tisza qui, en plus des élections hongroises, devrait même remporter la majorité constitutionnelle qui lui permettrait, au besoin, de modifier la constitution.

Macron souhaite faire adopter une loi destinée à « protéger » la prochaine élection présidentielle des ingérences étrangères. Première question : de quoi a-t‑il si peur? De l’influence russe ? L’argument prête à sourire quand on observe ce qui s’est passé en Roumanie, ou quand on constate qu’aucun des candidats pressentis n’affiche la moindre proximité avec Moscou. À ce compte-là, l’alliance de Mitterrand avec le PCF en 1981 aurait été bien plus susceptible d’inquiéter l’OTAN, et pourtant la démocratie française a survécu sans que les chars soviétiques ne défilent sur les Champs‑Élysées, comme il était promis !