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Zemmour sur les 22% du FN à Marseille : « C’est une ville populaire et pas encore de bobos » (vidéo)
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Elections municipales 2014
Au delà de la soupe politicienne et du partage de gâteau républicain, ces élections municipales envoient des signaux plutôt réjouissants :
- la sévère gifle que prend le parti socialiste, payant l’impopularité du gouvernement et le rejet de sa politique (incapacité de régler des problèmes économiques et sociaux, fiscalisme croissant, politique morale délirante et brutale…)
- une abstention record (35,9 % des inscrits), plus forte à chaque consultation, qui signifie bien le rejet et le dégoût d’une partie grandissante de la population envers le Système politicien. C’est toujours une base de travail qui s’élargit, pour les révolutionnaires…
- la poussée, la percée même, du FN et de listes nationalistes indépendantes, qui traduit globalement un rejet croissant du mondialisme, de l’invasion et de l’UMPS.
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"Lorsque le FN est fort, le PS recule"
Marine Le Pen est interrogée dans Le Figaro. Extraits :
"La surprise est le retour du Front national dans des grandes villes, notamment Perpignan, Marseille, Metz, Lille, Strasbourg, Lyon. Ce retour est l'un des grands enseignements. Ensuite, j'observe que le Front national ramène des électeurs aux urnes puisque dans des villes où il est fort, l'abstention est moins importante qu'ailleurs. Le FN est aussi le mouvement capable de faire échouer le PS. À ce titre, le cas de Marseille est absolument emblématique. [...]
Que ferez-vous au second tour? Quelles seront vos consignes face à d'éventuelles possibilités d'alliances?
La règle générale est le maintien des candidats. Cela concernera l'immense majorité de ces 315 seconds tours car les électeurs du Front national votent Front national pour avoir des élus Front national. Je crois, d'ailleurs, que c'est ce que l'UMP n'a toujours pas compris. Pour le reste, il y aura peut-être quelques exceptions, mais nous ne sommes pas capables de le dire aujourd'hui. Attendez-vous à ce qu'il y en ait peu car ce seront des exceptions. Je n'ai jamais dit «jamais», et j'ai toujours envisagé cette possibilité de fusions de listes avec, pourquoi pas, quelqu'un qui quitterait par exemple l'UMP puisque qu'ils ont annoncé, à l'UMP, qu'ils les excluraient. Je ne parle évidemment que de situations où nous serions en tête. Il s'agit de faire le rassemblement autour de nous. Ce n'est pas nous qui allons fusionner avec une liste. Cela concerne des listes FN avec des candidats arrivés en tête.
Craignez-vous le Front républicain du second tour?
Il est mort. On ne peut donc pas craindre un mort. La pathétique déclaration de Monsieur Ayrault dimanche soir l'a démontré. Il n'y croyait pas lui-même. On aurait dit un disque rayé des années 80! C'était pitoyable. En réalité, il n'y a plus de Front républicain, et le PS le constatera sur le terrain car, évidemment, les candidats PS arrivés en troisième position, sauf à faire une croix sur toute présence au conseil municipal, ne se retireront pas.
Quels sont les symboles les plus importants de ce premier tour?
Le premier est Hénin-Beaumont. On n'a pas assez mesuré le caractère extraordinaire d'un Front national vainqueur dès le premier tour, quand on sait qu'il est si difficile de gagner lorsqu'on n'est pas sortant. C'est donc un résultat exceptionnel. Je peux citer aussi Marseille qui montre que, lorsque le FN est fort, le PS recule. Nous avions déjà fait cette démonstration à Hénin-Beaumont et dans l'ensemble du bassin minier du Pas-de-Calais. Ensuite, Perpignan, une ville de 120.000 habitants, incarne notre retour dans les grandes villes. Mais je pourrais encore citer Villers-Coterêt, Forbach… Notre percée dans l'Ouest, avec 17 % à Fougères, une présence au second tour à Laval, même à Nantes, une ville extrêmement difficile pour le FN où nous ratons le second tour à quelques centièmes."
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Succès du FN : Jean-Marie le Pen répond aux questions des journalistes
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Marine le Pen : "Pour faire un front républicain, il faut être républicain !"
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Quelle sera l'attitude des candidats UMP face au FN ?
Le Front national arrive en tête dans 16 communes de plus de 10 000 habitants et 7 autres villes de moindre importance. Il sera présent dans 229 triangulaires. En 1995, lors du précédent record, il y avait eu 116 triangulaires. Le FN s'offre même une victoire dès le premier tour à Hénin-Beaumont.
Marine Le Pen a annoncé « la fin de la bipolarisation ». « Les Français se sont libérés du faux choix droite-gauche ». Nicolas Bay, secrétaire général adjoint du FN, peut être satisfait, lui qui déclarait :
« Nous devons constituer un maillage territorial important, pour s'y appuyer lors des échéances nationales. C'est un travail sur le long terme ».
A Marseille, Stéphane Ravier se place en seconde position et devance même Patrick Mennucci, le candidat PS. A Perpignan (120 000 habitants), Louis Aliot, vice-président du FN devance le maire sortant, Jean-Marc Pujol (UMP) : 34,20 % contre 30,57 %. Même chose à Béziers où la liste soutenue par le FN obtient 44,9 %.
Le FN aborde donc le second tour en position de force. Dans les villes où il se retrouve en triangulaire, il peut exercer une pression forte sur l'UMP, surtout si sa liste devance celle de droite. Si la règle édictée par Marine Le Pen est de se maintenir systématiquement, des échanges de bons procédés ne sont pas à exclure. Mme Le Pen n'a d'ailleurs pas rejeté cette possibilité :
« La règle est que nous nous maintenions partout où nous en avons la possibilité. Le bureau exécutif se réunira lundi pour examiner les situations locales et décider d'exceptionnels accords de second tour ».
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Elections municipales : quelques résultats (suite)
A Meaux, Jean-François Copé a été réélu pour la quatrième fois avec environ 64% des voix.
Les résultats sur le site du ministère de l'Intérieur.
A Neuilly, Jean-Christophe Fromantin est réélu avec plus de 66% des voix.
Philippe Gosselin est réélu à Rémilly sur Ozon (50).
A Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence), le FN est en tête avec 27,69% des suffrages, talonnée par la liste DVG de Patricia Granet (26,08%) et la liste DVG de Franck Di Benedetto (20,35%). L'UMP Christian Barbero a recueilli 16,54% des voix, le DVD Gérard Segond 9,34%.
A Bordeaux, Alain Juppé est réélu. La ville compte tout de même 44,7% d'abstentionnistes.
Le maire sortant DVD de Versailles, François de Mazières, arrive largement en tête, selon une estimation portant sur 36 des 41 bureaux de vote. Il totalise 54,69% des voix devant Isabelle This Saint-Jean (PS), 14,35%, François Siméoni (FN), 11,19%; Benoït de Saint-Sernin (DVD), 9,53%, Fabien Bouglé (Versailles Famille Avenir), 8,15% et Thibault Mathieu (Versailles nous rassemble), 2,09%.
En Gironde, Yves d'Amecourt, maire UMP de Sauveterre et l'un des maires à avoir saisi le Conseil Constitutionnel contre la Loi Taubira, a été réélu au premier tour.
Philippe Brillault est réélu au Chesnay.
Jean-Marc Nesme est réélu avec 78,8% des voix à Paray-le-Monial.
A Villers-Cotterets, le FN est en tête avec 32% des voix.
Le PS est confronté à un second tour à Nantes, ce qui ne s'était pas produit depuis 1989.
A Brignoles, dans le Var, le FN se retrouve en tête avec 37,07% des voix, devant la liste d’union de la droite, 35,54%. Le PS et le Front de Gauche obtiennent 27,39% des voix.
Malaise au PS :
Avec ses gros sabots, Libé nous joue le coup du bruit de bottes :
A Nice, Christian Estrosi est contraint au second tour avec 44%, alors qu'il avait fait d’une réélection dès le premier tour son principal objectif. Marie-Christine Arnautu (FN) est créditée de 15% des voix, Olivier Bettati, ancien adjoint de Christian Estrosi, entré en dissidence, obtient 11%. Patrick Allemand, le socialiste, réalise 15 % des voix.
A Chauffailles, Marie-Christine Bignon est réélue avec 67,70% des voix.
A Paris, les résultats sont mitigés. Sur la totalité de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet recueillerait 35,8% contre 34,5% pour Anne Hidalgo. Seulement, la gauche serait en tête sur deux arrondissements clés, le XII° et le XIVe (où se présente NKM), nécessaires pour remporter la Mairie de Paris. Dans le 1er arrondissement : Legaret (UD-UMP) est élu avec 51,72% contre Raoul (UG-PS) 27,36%; Bourguinat (EELV) 10,84%; Rauch (FN) 5,03%.
Xavier Lemoine réélu à Montfermeil, 61,34%.
A Lyon, contrairement à 2008, où il l'avait emporté dès le premier tour, le maire de Lyon Gérard Collomb (PS) est en ballottage, même si sa liste arrive largement en tête d'un scrutin marqué par une poussée du Front national, qui peut se maintenir dans tous les arrondissements.
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Hier soir, petit moral pour la soirée électorale…
Petite forme hier soir pour les membres du gouvernement sur les plateaux télévisés. C’est le problème quand on a fait pendant deux ans sa Catherine II de Russie dans son village Potemkine, le retour à la réalité fait souvent assez mal.
Il faut croire que tous les gueux, les manants, les gagne-petit qui ont protesté, tempêté, manifesté, pétitionné, mis des bonnets rouges, des gilets jaunes, des polos roses, qui ont brandi des pancartes, agité des calicots, fait des opérations escargots, déversé du fumier, brûlé des portiques, affronté les forces de l’ordre dans l’espoir frénétique perpétuellement déçu d’attirer leur attention, sans compter ceux, et ils étaient sans doute les plus nombreux, qui rongeaient leur frein en silence… les attendaient au tournant. Dans la vie, il suffit parfois d’être patient.
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Michel Drac : "Ce qui m'étonne, c'est qu'il y ait encore une majorité de gens pour aller voter !"
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Ces gouvernants qui prennent les Français pour des imbéciles…
Depuis quelque temps déjà, c’est entendu : les gouvernants ne gouvernent plus, ils communiquent. Trois exemples parmi beaucoup d’autres nous ont été offerts récemment. La championne de cette nouvelle forme de politique est Madame Taubira. Engluée dans une affaire que l’opposition a habilement transformée en grave dysfonctionnement judiciaire, elle a improvisé une mise en scène maladroite à la sortie du Conseil des Ministres, en brandissant un document qui démentait ce qu’elle clamait. Mais, pour effacer le mensonge découvert et infamant, l’image que le public retiendra est celle d’une ministre casquée et habillée de rose, entrant à l’Élysée sur un vélo, entourée de deux gardes du corps cyclistes, précédée de sa voiture, et semble-t-il accompagnée d’une voiture et d’une moto également chargées de sa protection. On ne lui reprochera pas. Le quartier n’est pas sûr. On ne cesse de cambrioler les bijoutiers autour du ministère de la Justice. Mais ce grotesque équipage arrivant à l’Elysée dans le but de rassurer l’opinion sur la sérénité de la ministre prend manifestement les Français pour des imbéciles.
Des Français qui n’ont pas tous la possibilité d’aller au travail à vélo, tandis que leur chauffeur les accompagne en voiture. Pourtant, un automobiliste francilien sur deux a dû se priver de sa voiture lundi pour faire preuve de civisme face au pic de pollution. Cette mesure prend à nouveau les Français pour des idiots.
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