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élections - Page 763

  • Réforme risquée des modes de scrutins pour les élections locales

    PARIS (NOVopress via le Bulletin de réinformation) - Mardi, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi, modifiant les modes de scrutins locaux et repoussant les élections locales à l’année 2015. La loi instaure un mode de scrutin binominal dans lequel les candidatures prendront la forme d’un ticket paritaire homme femme, avec l’obligation d’un suppléant de sexe différent.

    Votée à une courte majorité le gouvernement est en difficulté. Le total de l’opposition, 238 voix contre et 36 abstentions, égale 274, contre 272 voix favorables. Le projet n’a pas fait l’unanimité chez les traditionnels alliés des socialistes. Le détail des votes révèle que les radicaux de gauche et les Verts se sont majoritairement abstenus. Alors que la majorité sénatoriale a volé en éclats, la majorité à l’Assemblée tangue fortement.

    http://fr.novopress.info/

  • Minable : « Le Monde » tente de lier Marine Le Pen à l’affaire Cahuzac

    Ce genre de presse dite "indépendante" -mais de qui et de quoi ?- a au moins une utilité...

     Hier, en fin d'après-midi, « Le Monde » a annoncé que c'est « un proche de Marine Le Pen », l'ancien avocat et ex-membre du GUD Philippe Péninque, qui avait ouvert le compte à l'étranger de Jérôme Cahuzac. Le ton de l’article tend à faire croire à un lien de complicité de l’avocat avec l’ancien ministre tout en laissant planer un air de suspicion sur Marine Le Pen. Amalgames… Sous-entendus… En un mot : MINABLE !...

    Les pigistes du « Monde » n’ont donc rien trouvé de mieux pour essayer une nouvelle fois de salir ceux qui les gênent. En clair, il s’agit pour eux de faire croire à un lien du FN avec l’affaire Cahuzac. Ou au moins de laisser planer un doute, tout simplement pour que l’électorat ne se tourne pas de son côté. Alors, « tous pourris » ?... peut-être pas à ce point concernant les élus. Mais tout « Le Monde » pourri ?... ça va finir par se dire !¢

    Contactée au téléphone, la présidente du FN a réagi par un grand éclat de rire, avant de rétorquer : « Il y a 25 ans, à l'époque où j'étais en licence de droit, quelqu'un qui est devenu mon ami a eu comme client M. Cahuzac et lui a ouvert un compte à l'étranger. Quelle est ma responsabilité ? », demande-t-elle.

    « Ouvrir un compte dans une banque étrangère, ce n'est pas un délit. Le délit c'est de ne pas déclarer les fonds. L'avocat n'en est pas responsable. Et que cet avocat soit par ailleurs l'un de mes amis, c'est parfaitement banal », a-t-elle ajouté.
    Savait-elle que Jérôme Cahuzac détenait ce compte ? « Il (Philippe Péninque) me l'a dit hier » (mardi), répond-elle, avant de conclure par une boutade : « Si le système n'a trouvé que ça, c'est que je mérite vraiment d'être présidente de la République ».
    Une boutade ?... Quoi que…
  • Qui a peur d’un retour aux urnes ?

    Hollande face à la rébellion de la «France normale »

    Bon, c’est l’hebdo «  Minute » qui a trouvé la formule de « France normale ». Mais quoi qu’on pense de ce journal classé à la droite de la droite et qui n’est plus ce qu’il a été, la formule est bonne. La France normale, c’est tout de même plus de 60 % d’une opinion mécontente du couple Hollande-Ayraut, un pouvoir devenu, en quelques mois d’après tous les sondages, largement minoritaire.

    La France normale, ce sont ces ouvriers qui pensaient qu’avec le président socialiste, les licenciements allaient s’arrêter et que les riches allaient payer. Ceux qui comme Mélenchon constatent que le socialisme français est dépendant sinon soumis à la finance internationale apatride….. Il n’a pas employé ce mot mais l’a pensé tellement fort que tout le monde a compris.

    La France normale c’est celle qui considère que le mariage des homos est un sujet mineur et provocant par rapport aux vrais problèmes. La France normale c’est celle qui ne veut pas d’une nouvelle morale imposée par certains. La France normale c’est celle qui estime que l’on accorde trop d’ importance à une jeunesse de banlieues et aux intrusions imposées par cette immigration étrangère à notre fond historique originel.

    Cette France est diverse, marxiste parfois, fasciste ou réactionnaire mais l’argumentaire des extrêmes hier marginaux est maintenant repris par ce qui est la majorité de moins en moins silencieuse.

    Une France que tout le monde dit au bord de la révolte

    La France normale est déçue par le président normal qui ne la comprend pas et s’en occupe mal.
    Quand il y a un tel constat dans les vraies démocraties électorales il y a la solution du retour aux urnes. On dissous pour savoir ce que le peuple veut. Dissolution du parlement pourquoi pas ? Les français pourraient dire ce qu’ils pensent vraiment du chômage, de la baisse du pouvoir d’achat, de la criminalité ou du mariage homo.

    La dissolution c’est une hantise des élus Ps. Ils n’en veulent pas. Pour la droite ce n’est pas le moment, pas encore. Pour le Fn, bien sùr, ce serait une formidable occasion. En fait les municipales pourraient obliger le pouvoir à la dissolution. Mais Hollande pourra-t-il tenir jusque là ? Pas sûr. Il le croit, il veut rassurer et gagner du temps pour inverser la tendance. Il veut désamorcer la révolte. Peut-il encore être écouté et entendu ? Personne ne peut le dire. Son intervention est jugée capitale par ses conseillers. Mais ce sont les faits qui comptent et l’image qui s’incruste d’un président pas à la hauteur.

    S’il ne redresse pas le cap, pour éviter le pire reste le remaniement choc, la dissolution à risque. Sarkozy, le mis en examen, jubile, ironise et rayonne en Belgique.
    Finalement c’est normal.

    Jean Bonnevey, Metamag.fr  29/03/2013 http://www.polemia.com

  • France : la révolution est à l’ordre du jour !

    J’aime beaucoup l’expression « printemps français » surgie d’on ne sait où après la manifestation du 13 janvier, et reprise par ceux d’entre nous qui pressentent que la contestation historique à laquelle nous assistons ne se limite plus à la question du mariage homosexuel.

    Je l’aime d’autant plus qu’elle reprend l’expression « printemps arabes », si galvaudée par nos journalistes : car, hormis la contestation d’un pouvoir oppresseur, seuls les naïfs pourraient se laisser abuser par la similitude des expressions. Ces révoltes orientales se sont accomplies au profit des islamistes, alors que la nôtre vise à tout autre chose. À quoi justement ?

    Mais simplement à accomplir une révolution, mes amis ! Eh oui, une révolution ! Sans qu’il soit question de recommencer les horreurs de 1792 ou de 1871, ou de se prendre pour Marat ou pour Louise Michel, de sinistre mémoire. Il faut simplement renverser un système à bout de souffle, qui ne semble solide que parce que la presse et les « gens qui comptent » l’enserrent d’assez près pour nous dissimuler ce qui subsiste de ses petits pieds d’argile… [...]

    François Teutsch - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Lâché par son camp, le gouvernement ajourne son projet de réforme des collectivités

    Face aux critiques suscitées jusque dans les rangs socialistes, le gouvernement a finalement décidé de revoir sa copie sur sa « grande réforme des collectivités », à quelques jours seulement de sa présentation prévue en Conseil des ministres, le 10 avril.

    Devant les sénateurs socialistes, très réticents, Jean-Marc Ayrault a annoncé que l'exécutif allait déposer trois textes distincts, et non plus un seul, dont l'examen par le Parlement sera étalé dans le temps.

    "Compte tenu de la lourdeur, de la complexité lorsqu'on s'attaque au grand chantier des collectivités, il y aura trois parties dans ce texte", a ensuite confirmé le Premier ministre devant la presse.

    Le président du Sénat Jean-Pierre Bel (PS) avait demandé à François Hollande de repousser après l'été le début de la discussion parlementaire. Faute d'avoir eu gain de cause, il avait ensuite annoncé "une concertation" avec "tous les groupes" avant le débat sénatorial.

    Très touffu (175 pages, plus de 120 articles), le projet de loi était promis au départ pour novembre. Mais soumis à d'interminables concertations avec les élus, il a été retardé à plusieurs reprises.

    Pour M. Bel, il s'agissait d'un projet de loi "additionnant une série de mesures sans ligne directrice clairement perceptible". Comme le patron des sénateurs PS François Rebsamen, il s'est félicité que les élus aient été entendus.

    "Nous partons sur la base de trois textes qui auront chacun un objectif clair", a relevé Jean-Pierre Sueur, président (PS) de la commission des Lois au Sénat qui demandait que le projet soit "profondément revu". "Ce n'est plus une logique de compétences à géométrie variable, mais de clarté dans le +qui fait quoi+", a-t-il ajouté.

    "C'est une sage décision vu le degré d'impréparation de cette loi qui n'était qu'une succession d'intérêts localiers et qui noyait tout pour tenter de contenter tout le monde", a jugé le sénateur PS Christian Bourquin, également président du conseil régional de Languedoc Roussillon.

    Selon Jean-Claude Gaudin, président des sénateurs UMP, "le Premier ministre a tenté d'éteindre un incendie parce que le texte est dangereux pour les libertés communales, il laisse peu de place aux communes en les réduisant aux fonction d'exécutantes et marginalise le rôle du maire".

    "L'échec de ce premier texte doit servir de leçon", écrivent de leur côté les sénateurs communistes. Ils demandent donc "un grand débat", "en évitant d'imposer des solutions toutes faites qui répondent à des impératifs économiques bien éloignés des réalités locales".

    http://www.francepresseinfos.com/

  • NKM, une bourgeoise sans conviction

    Ambitieuse, progressiste : portrait de la probable tête de file de l'UMP à Paris
    Quoiqu'elle s'en défende régulièrement, Nathalie Kosciusko-Morizet est d'abord l'héritière d'une véritable dynastie républicaine, de gauche puis gaulliste : fille du maire UMP de Sèvres, petite-fille d'un ambassadeur socialiste devenu maire RPR de Saint-Nom-la-Bretèche, arrière-petite-fille du sénateur-maire communiste, puis socialiste, de Boulogne-Billancourt. Sa mère, de son côté, très engagée auprès des jésuites, est issue d'une famille bourgeoise et catholique du Poitou.
    Née en 1973 à Paris, polytechnicienne, ingénieur du génie rural (c'est-à-dire les Eaux et Forêts), c'est à l'amitié de son père avec Jacques Chirac qu'elle doit d'avoir été parachutée en 2002 comme député de l'Essonne avant d'être élue maire de Longjumeau en 2008. C'est Nicolas Sarkozy qui en fera, à partir de 2007, une secrétaire d'Etat puis un ministre, utilisant son image et sa sensibilité écologique. Elle s'est mariée avec un énarque socialiste, dont elle a deux enfants.
    Objectif Paris
    Comme Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko-Morizet est emblématique de cette nouvelle générations d'élus UMP qui aspirent aux plus hautes charges de l'Etat tout en reniant conservatisme politique et orientation jugée trop droitière: ils se sont, sans aucun scrupule, abstenus sur le texte concernant le mariage homosexuel, plutôt que de voter contre comme la grande majorité des députés des groupes UMP et UDI. Déjà, en 2011, elle avait écrit un livre assez ridicule sur le FN : Le Front antinational. Elle a récemment fustigé l'influence de Patrick Buisson sur Sarkozy, l'accusant de vouloir la victoire posthume de Charles Maurras...
    Si elle est adhérente à l'UMP, c'est par pure stratégie et ambition personnelle, pas par conviction, sinon une vague adhésion aux principes du libéralisme économique... Avoir une étiquette de droite et peur de son ombre : tout un programme, qui est vite devenu celui de ces « quadras » prêts à tout pour réussir.
    Voyant qu'aucun de ses aînés ou de ses rivaux
    ne concourrait dans la course aux postes de maire de Paris, sur fond de fin de règne de Bertrand Delanoë, NKM n'a pas mis longtemps à délaisser Longjumeau pour se lancer à l'assaut de la capitale à la tête d'une petite bande de fidèles collaborateurs. François Fillon l'a adoubée. Elle est bien décidée à gagner la primaire, à désamorcer une éventuelle candidature de sa rivale Rachida Dati, à s'allier avec l'UDI de Jean-Louis Borloo (qui a désigné le sénateur Yves Pozzo di Borgo comme tête de file dans la capitale) et à disputer la victoire à Anne Hidalgo, dauphine désignée de l'actuel maire de Paris. NKM dispose désormais de son propre courant au sein de l'UMP, la France droite, et s'appuie également sur la vénérable Union des Jeunes pour le Progrès.
    Paris ne vaut pas une messe
    Au passage, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite soigner sa notoriété et sa stature internationale, encore assez faibles. Du 3 au 5 mars dernier, elle était à Washington où elle a profité du congrès des organisations juives américaines, auquel elle était invitée, pour rencontrer le maire de la capitale des Etats-Unis. Si elle l'emporte en mars 2014 à Paris, elle sait que cette victoire sera un tremplin pour 2017, afin de décrocher Matignon en cas de retour de la droite et sans perdre
    de vue son objectif premier : entrer un jour à l'Elysée. S'il le faut, elle abandonnera demain Paris, comme elle vient d'abandonner Longjumeau.
    Ainsi se construit une carrière dans notre République : grandes écoles, réseaux et ambition personnelle. Il reste que l'électorat catholique de la capitale pourrait lui faire payer d'une façon ou d'une autre sa véritable trahison politique lors du débat sur le mariage homosexuel. Il est en effet clair que pour elle, Paris ne vaut pas une messe. Les nombreux élus parisiens qui ont manifesté le 13 janvier sont pourtant la preuve que l'on peut être élu dans la capitale sans avoir peur des représailles du lobby gay.
    Antoine Ciney monde & vie 19 mars 2013

  • La dénaturation du mariage a fait passer des non-militants aux actes

    Le Monde consacre un reportage aux électeurs de Sucy-en-Brie. Ils avaient voté Nicolas Sarkozy, lors de l'élection présidentielle de 2012, car ils votent traditionnellement à droite. La victoire de François Hollande les a laissés attentistes. Sauf que, avec le projet de loi Taubira les pousse à l'action. Là, il n'est plus question d'opinion politique, d'option économique, mais de convictions morales.

    Avant cela, François Hollande les laissait plutôt apathiques. Son entêtement à faire passer cette loi inique les a réveillés. En outre, l'UMP ne profite pas de ce regain de militantisme. Ils regrettent les tentatives de récupération de la Manif pour tous par l'UMP. Gérald Darmanin, élu UMP de Tourcoing,  déclare :

    "Il y a un rejet total de la gauche et pas d'adhésion à la droite".

    Un autre élu UMP estime : 

    "Pour les municipales et les régionales, le vrai problème, c'est le Front national." "La base des militants est chauffée à blanc pour des alliances avec le FN et je ne vois pas qui pourra empêcher ça ".

    M. Gosselin voit des militants qui lui demandent chaque jour "d'être plus offensif, de tirer dans le tas".

    Michel Janva   http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L'Italie eurosceptique de Beppe Grillo

    Surprise à l'italienne : aux dernières législatives, le meneur du Mouvement cinq étoiles, a recueilli près de 25 % des suffrages aux élections législatives et sénatoriales de février 2013. Sa particularité: être hostile à l'Europe de Bruxelles.
    Il est Italien, s'appelle Beppe Grillo, et est connu comme humoriste. Ce qu'il est... mais pas seulement. Preuve en est que, le mois dernier, la formation politique de Beppe Grillo, le M5S, a remporté environ un quart des voix transalpines, faisant jeu égal, ou presque, avec Silvio Berlusconi - qu'on disait, pour sa part, fini.
    Devant eux, ce n'est pas Mario Monti, mais la coalition de gauche. Quant à l'ex-président du Conseil imposé à l'Italie par Bruxelles, contraint à la démission au vu des résultats de sa politique, les Italiens, en ne lui accordant que 10 % de leurs suffrages, l'ont renvoyé dans les cordes. Il est vrai qu'aller de Goldman Sachs au Palais Chigi, à Rome, en passant par la Commission européenne, et sans la faveur d'une élection, ne prédispose pas à la popularité.
    Bruxelles, justement, en a des sueurs froides, qui croyait la démocratie devenue son jouet sur l'étendue de son territoire. Or voilà qu'un homme réputé anti-européen, et que l'on voudrait bien traiter de clown - comme certains politiques allemands l'ont fait à leurs dépens -, réussit, par le seul mérite de sa popularité et de sa gouaille, à mettre KO debout son champion - qui ne se gênait pas, jusque-là, et malgré sa situation délicate, pour faire la leçon à son homologue britannique David Cameron. Et par là, à rendre l'Union européenne plus impopulaire encore qu'elle ne l'était...
    En attendant, et malgré les tentatives de certains politiques de relancer le système des urnes, une large majorité d'Italiens manifeste son souhait qu'on lui donne un nouveau gouvernement, plutôt que de recommencer ce qui pourrait bien ressembler à une farce électorale. Et ce, malgré les analyses plus ou moins savantes qui déclarent l'Italie ingouvernable...
    Beppe Grillo ne semble pas étranger à ce sentiment populaire. Non que son programme soit apparemment très clair aux yeux de ses électeurs. Mais il a le mérite de leur dire qu'on ne leur imposera pas, lui présent, plus d'Europe qu'ils n'en peuvent supporter. Raison pour laquelle, notamment, il a renvoyé Pier Luigi Bersani, patron de la coalition de gauche, à son rêve impossible, en refusant de lui prêter main forte pour une alliance gouvernementale. Ni même d'accorder le vote de confiance à un gouvernement, quel qu'il soit, dirigé par ledit Bersani... On ne saurait être plus clair. Et la raison affichée de ce refus est très nette : c'est encore l'Europe.
    L'Italie « K.O. debout »
    Certes, Grillo se défend d'être anti-européen. Il affirme souhaiter seulement un plan B pour l'Europe... mais c'est quasiment la même chose, puisque les européistes les plus convaincus, quelle que soient leur origine, sont d'accord pour affirmer qu'il n'y a jamais eu - mieux : qu'il ne peut pas y avoir - de plan B pour l'Europe. « Qu'est-il advenu de l'Europe ? », répond-il.
    Pour le savoir, il veut remettre la question européenne entre les mains de ses concitoyens : « Je ferai un référendum en ligne sur l'euro, sur la directive Bolkenstein, sur le traité de Lisbonne - tous ces sujets, pour lesquels notre Constitution a été laissée de côté. » Ça ne laisse effectivement guère de place à l'idée d'une coalition avec la gauche de Bersani... à tel point qu'il affirme avoir décidé de quitter la scène politique si les élus de son parti décidaient, contre son avis, d'une telle alliance.
    Il y a à cette volonté de revoir l'Europe une raison essentielle. Et c'est au quotidien économique allemand Handelsblatt notamment, qu'il est allé la donner, en soulignant que l'Italie est « de facto déjà sortie de la zone euro », qu'elle est « KO debout », et qu'il lui faudra « cinq à dix ans » pour retrouver la croissance.
    D'où la nécessité qu'il affirme de renégocier la dette italienne. « Quand les intérêts atteignent cent milliards d'euros par an, on est mort », affirmait-il voilà quelques semaines. Et, précisait-il, la situation est à ce point précaire en Italie que « dans six mois (…) on ne pourra plus payer les retraites et les salaires du service public ».
    Alors, quand on lui parle du soutien de l'Europe, Beppe Grillo rigole. Il est convaincu que les pays en mesure d'aider l'Italie ne le feraient que le temps nécessaire « pour récupérer les investissements de leurs banques dans les obligations italiennes ».
    « Après, claironne-t-il, ils vont nous laisser tomber. »
    Il ne faut pas chercher plus loin la raison de son succès. Voilà un langage, proche de leurs préoccupations, que comprennent les Italiens !
    Olivier Figueras monde & vie 19 mars 2013

  • Manifestation exceptionnelle ce jeudi soir devant France télévision, pour accueillir Hollande

  • Une fois la gauche éliminée…

    Dire que les Français n’attendent rien de l’intervention télévisée ce soir  de François Hollande  est une évidence. Un chef de l’Etat  qui semble attendre la « vague » de la reprise  américaine dont profiterait hypothétiquement  la zone euro pour donner un peu d’air à notre pays ou tous les indicateurs  économiques sont dans le rouge. Hier,   l’Insee a annoncé , selon ses indicateurs,  une baisse du pouvoir d’achat en 2012 (- 0,4%), la première officiellement depuis 1984. Les Français eux, savent plus justement qu’il subissent cette baisse  chaque année depuis dix ans avec  l’abandon du franc au profit de l’euro… Un Hollande dont l’impuissance  incarne assez bien les aphorismes de  son  compatriote corrézien, le radical-socialiste  Henri Queuille, trois fois président du Conseil  sous la quatrième république : «  Il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout » ou encore « La politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent »…

    Après 10 mois à l’Elysée  et des records d’impopularité, nos compatriotes,  les électeurs socialistes et même les élus du PS qui sentent leur base électorale se dérober sous leurs  pieds,  ont compris que le changement n’était pas pour maintenant , ni même pour après-demain. Comme  Marine Le Pen et Bruno Gollnisch l’avaient prédit, la sociale démocratie européiste qui sert  de  mauvaise boussole au chef de l’Etat et au gouvernement,   n’est en  rien une rupture avec le libéral-mondialisme à la sauce Sarkozy. C’est cette idéologie commune à la « droite » et à la gauche  qui lamine les classe moyennes, met nos travailleurs au chômage,  accélère a disparition des derniers pans  de notre industrie,  matraque nos entreprises, nos commerçants et artisans, en un mot  tiers-mondise  notre pays sacrifié sur l’autel  du Mammon Bruxellois.

    Le sondage ifop paru dans le quotidien gratuit Metro ce matin fait état des attentes des Français. Il démontre, sans grande surprise, que nos compatriotes souhaitent que M Hollande s’exprime en priorité  sur le « chômage » (54% de l’ensemble des Français, 66% des sympathisants de gauche, 46% des sympathisants de droite,   42% des sympathisants du FN),  le  «  pouvoir d’achat » (48%, de l’ensemble des Français,  56% des sympathisants FN, 55% des sympathisants de gauche, 35% des sympathisants de droite ),  la « réduction de la dette et des déficits publics » (38% de l’ensemble des Français,  52% des  sympathisant de l’UMP, 38% des sympathisants de gauche, 26% des sympathisants FN) ,  la « fiscalité » (27% de l’ensemble des Français, 34% des sympathisants de droite,  24% des sympathisants de gauche,   23% des sympathisants FN ).

     Viennent ensuite  l’ « immigration » (20% de l’ensemble des sondés ) et de  la « sécurité » (19% de l’ensemble des sondés),  qui  sont appréhendées également  comme prioritaires. Elles restent en tout cas deux questions  centrales pour respectivement  54% et 33%  des électeurs frontistes et marinistes,   contre seulement  26% et 21% des sympathisants UMP et 9% et 13% des sympathisants de gauche.

    Un sondage qu’il n’est pas inintéressant de comparer avec les analyses qui se sont succédées après le score impressionnant réalisé par la candidate FN  Florence Italiani  (48,59%) face à Jean-François Mancel dimanche dernier. Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, a jugé lundi sur RMC  que si le deuxième tour de la législative partielle dans l’Oise avait opposé un PS et un FN, «Si ça avait été PS-FN, le FN aurait gagné».

     Sur le blog du Monde  le  26 mars, une question « embarrassante » (angoissante) était d’ailleurs  posée : «  Des électeurs de gauche ont-ils massivement voté pour la candidate Front national dimanche 24 mars dans la deuxième circonscription de l’Oise ? »

    Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP  relève que la candidate frontiste «  a gagné en une semaine  près de 22 points, soit 5 941 suffrages, et dépassé la barre des 50 % dans quatre des huit cantons de cette circonscription ».  Aussi, « le sondeur émet l’hypothèse que la mobilisation des abstentionnistes du premier tour ne suffit pas à l’expliquer la spectaculaire  poussée du  FN.  L’analyse objective des grandes masses en présence conduit à penser qu’une part significative des électeurs gagnés au second tour provient des rangs de la gauche », estime-t-il.

    Jérôme Fourquet ajoute qu’en faisant tourner un modèle statistique sur les 196 bureaux de vote de la circonscription, Joël Gombin, doctorant en sciences politiques à l’université d’Amiens, arrive à la même conclusion. Il évalue même entre 40 et 45 % la part d’électeurs de Sylvie Houssin (la candidate du PS éliminée au premier tour, NDLR),  s’étant portés au second tour sur la candidate frontiste (soit environ  2500 suffrages)  . Et ce en dépit de la consigne de front républicain donnée par la direction du Parti socialiste. Tout se passe, constate le sondeur, comme si le parti lepéniste pouvait compter sur des reports et des renforts très hétéroclites au second tour provenant des abstentionnistes, de la droite, mais aussi de la gauche.  »

    La  candidate frontiste aurait aussi  bénéficié des voix d’environ 3500 électeurs qui s’étaient abstenus au premier tour et grosso modo des   2000 personnes qui avaient voté pour Jean-François Mancel le 17 mars mais qui  auraient  voté FN au second tour… une fois la gauche éliminée.

    « Le contexte local a sans doute aidé à cette agrégation, mais ce qui vient de se passer dans l’Oise sonne comme un avertissement. En pleine crise sociale, et alors que le FN ne cesse de dénoncer la collusion UMPS, la thématique du front républicain ne permet plus de faire barrage à l’extrême droite. Elle semble au contraire favoriser le basculement d’une partie de l’électorat de gauche vers le FN, attirée par le discours  anti-système et anti-élites  de Marine Le Pen » est-il encore avancé.

     Selon la note de l’Ifop, rapportait encore l’Afp «  alors qu’aux législatives de 1997 le FN ne progressait que de 8,9 points en moyenne dans des duels face à la droite, il grimpait de 16,7 points dans ces mêmes duels aux législatives de 2012. L’image de Marine Le Pen, moins sulfureuse que son père, peut être un facteur. Le député PS Malek Boutih y ajoute le sentiment d’impuissance que renvoie la classe politique.Tel qu’il est entendu par les électeurs, le front républicain devient une sorte de syndicat des sortants, une sorte de mot d’ordre pour maintenir un dispositif politique, explique à l’AFP (avec lucidité, NDLR)  l’ancien président de SOS racisme »…                        

    Reste que les explications fournies ici affirme Bruno Gollnisch,   tendent cependant à minorer le fait principal, à savoir que le FN dispose d’un socle  solide d’électeurs convaincus, venus au fil des années  de la gauche, de la droite et même de plus en plus  souvent,   qui ont toujours voté (quasi) systématiquement  FN !  Des  électeurs  qui sont séduits par  son programme et qui se déplacent quand les enjeux sont importants et/ou médiatisés.

    Président du groupe  FN de la région Picardie, Secrétaire départemental de l’Oise, Michel Guiniot a fourni un très remarquable travail de terrain avec les militants lors de cette partielle. Fin connaisseur de la carte électorale de son département, il   a rappelé que le meilleur score enregistré par le FN dans l’Oise ne date pas d’hier mais de  1998, lorsque  Pierre Descaves fut  élu conseiller général dans le canton de Noyon. Il souligne aussi que ce second tour Italiani-Mancel est la  « réplique exacte de la cantonale de Noailles en 2011 »dans laquelle  le candidat de gauche avait été éliminé  au premier tour, laissant face à face au second  Florence Italiani et Jean-François Mancel, ce dernier ne la devançant  que de 210 voix.  La candidate FN avait recueilli 48,33 % des voix.

    Michel constate encore que du fait  de l’abstention très élevée, même au second tour,  la candidate frontiste  n’a pas fait dimanche dernier  le plein  des  voix qui se sont portées sur  Marine le Pen lors du premier tour de la présidentielle, Florence Italiani ayant un déficit de   60000 suffrages par rapport à la présidente du FN, arrivée première dans cette circonscription le 22 avril 2012. Bref,  il n’est pas  nécessaire d’échafauder des théories plus ou moins bien balancées pour expliquer le renforcement du vote national alors que la violence de la  crise valide singulièrement  nos avertissements . Enseignement intéressant qui valide une nouvelle fois les analyses électorales opérées par notre Mouvement, ce sont d’ailleurs  dans les quatre  cantons où l’abstention a été la moins forte que le FN est arrivé en tête devant M.  Mancel dimanche dernier.

    http://www.gollnisch.com