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élections - Page 764

  • Barjot, 1 puis 0 / Beppe Grillo 2.0 Frigide Barjot, 1 puis 0 / Beppe Grillo

    En France comme en Italie, deux comiques sont sur le devant de la scène : Beppe Grillo a rassemblé des centaines de milliers de personnes sur les places italiennes et a recueilli 25% des suffrages pour les élections législatives ; en France, l’égérie du groupe Jalons, animatrice de « Touche pas à mon pape », est la porte-parole de la « manif pour tous » qui a organisé le 13 janvier et le 24 mars 2013 les deux plus puissantes manifestations tenues à Paris depuis trente ans. JYLG.

    Les comiques seraient-ils l’avenir de la contestation dans la post-modernité ?

    Peut-être mais il y a une différence notable entre Frigide Barjot et Beppe Grillo : l’un et l’autre ont dans un premier temps bénéficié d’une certaine aura médiatique mais Beppe Grillo s’en est totalement détaché. Lors de sa campagne législative il a refusé d’aller sur les plateaux de télévision et n’a pas hésité à prendre sans complexe des positions radicalement antipolitiquement correctes sur l’immigration notamment. Le succès de Beppe Grillo est donc une défaite incontestable de la tyrannie médiatique.

    La brillante promotion de Frigide Barjot est d’une nature profondément différente : elle a consisté à mobiliser sur le politiquement incorrect (la lutte contre la dénaturation du mariage) tout en donnant des gages au politiquement correct et à la novlangue : la dénonciation de « l’homophobie », la mise en avant des minorités les plus diverses (genre lesbiennes transsexuelles et végétariennes contre le mariage homo) et, pour finir, la délation, au sein de ses propres troupes, des « factieux » et des « extrémistes ».

    Un logiciel périmé : la grand-messe audiovisuelle du 20 heures

    Cette pratique a assuré à Frigide Barjot et à la « manif pour tous » une certaine visibilité. Elle est devenue nuisible car ses concessions coûteuses sont aujourd’hui parfaitement inutiles : dans le mois qui a précédé la manifestation du 24 mars, Frigide Barjot n’a accédé à aucune grande télévision ; et compte tenu des atermoiements des organisateurs et des manœuvres habiles de la préfecture de police, le lieu du rassemblement n’a été connu que 48 heures avant le jour J. Mais les médias de l’oligarchie et le pouvoir – unis pour annoncer une manifestation squelettique – ont été complètement dépassés par les événements, tout comme Frigide Barjot d’ailleurs. Parce qu’ils ont un logiciel périmé : celui de la grand-messe audiovisuelle du 20h. Celle-ci garde son importance, bien sûr, mais elle est facilement contournable. C’est désormais sur les blogs et les réseaux sociaux que se connaissent et se fixent les lieux de rendez-vous, les modes d’action et les slogans. Et il n’y a là nul besoin de modération politiquement correcte. C’est la parole libre qui s’exprime et la radicalité qui mobilise. Et ce sont les majorités qui se révoltent contre la dictature de toutes petites minorités aussi arrogantes que technologiquement dépassées.

    C’est ainsi que le mouvement du printemps français a vocation à se développer : prochains rendez-vous le 1er mai et le 14 juillet ?

    Jean-Yves Le Gallou
    Polémia
    27/01/2013

     

  • Quand le peuple de gauche rejoint le Front national

    Il y a quelques temps, le Président de la République française, François Hollande, a déclaré que « Marine Le Pen va être à la pointe de la radicalité populaire dans les mois à venir ».

    Cette déclaration, à la fois étonnante mais révélatrice d’un malaise d’impuissance politique incapable de répondre à la crise sociale et économique, s’inscrit dans un constat d’inquiétude populaire face aux déceptions politiques qui ne sont pas à la hauteur des attentes et des promesses exprimées aux citoyens français par les socialistes lors des campagnes présidentielles et législatives de 2012.

    Le changement exprimé par François Hollande et sa majorité de gauche ne sera pas pour maintenant, et ne le sera jamais.

    Avec un bilan de presque un an de présidence Hollande, les électeurs socialistes se détournent progressivement du Parti Socialiste et de leurs leaders. Comment pourraient-ils soutenir un tel gouvernement lorsque celui-ci incarne le contraire de ce qui était annoncé dans le projet présidentiel de François Hollande ?

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 8,5 millions de français vivent avec moins de 964 euros par mois, 3,5 millions de personnes sont mal logées, et 23% de notre jeunesse vit dans la misère sociale et la détresse humaine. En décembre 2012, Eurostat a publié des statistiques qui indiquent que la France dépasse la moyenne européenne avec 25,2 % de jeunes chômeurs de moins de 25 ans.

    Le premier bilan social et économique du tandem Hollande-Ayrault est sans appel. La hausse continue du nombre de chômeurs et les licenciements de masse n’ont jamais été aussi importants à la fin de l’année 2012 : 8300 pour PSA, 5122 pour Air France, 1430 pour Alcatel-Lucent, 1200 pour presstalis, 912 pour Sanofi, 629 pour Acelor-Mittal, 533 pour carrefour, 470 pour Petroplus, 419 pour Electrolux, 170 pour Coca-Cola… 2013 sera probablement une année noire pour la croissance. Ne parlons pas de la hausse des prix du gaz, de l’électricité, du carburant et de la baisse considérable du pouvoir d’achat.

    Face à une droite financière qui a facilité par la loi les licenciements massifs et qui a participé à la précarisation des travailleurs et de la jeunesse, et une gauche mondialiste qui favorise et encourage largement le libre échange des capitaux, des marchandises et des hommes, tout en se soumettant lâchement aux grands groupes industriels et à la puissance de l’argent… les français n’ont plus rien à attendre de ce système politique !

    Oui, effectivement le Front National est devenu la force de la radicalité populaire !

    Oui, le Front National est à la tête d’un grand rassemblement social, populaire et patriotique !

    Oui, le Front National incarne la France des oubliés, celle des salariés, des ouvriers, des artisans, des fonctionnaires, des retraités, des agriculteurs, des étudiants, des commerçants, des professions libérales, des dirigeants de TPE/PME… !

    Cette force populaire, cette force patriotique, cette force de la saine colère incarne les attentes réelles et concrètes ainsi que l’espérance exprimées par les français !

    Lors des élections législatives de juin 2012 dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône, en tant que directeur de campagne, j’avais œuvré pour articuler nos axes de combat politique autour des questions sociales et économiques.

    Notre discours a été relayé par une campagne de proximité qui s’est appuyée essentiellement sur la mobilisation d’une équipe de jeunes active et organisée, capable de mener rapidement et efficacement des actions ciblées. Le militantisme traditionnel n’a pas été délaissé pour autant, bien au contraire : affichages, collages d’autocollants, boîtages, tournées des quartiers et des marchés, mise en circulation d’une caravane de campagne, autant d’actions qui ont accaparé les jours et les nuits de nos militants dévoués ! Mais une stratégie de campagne moderne et innovante a été mise en place en parallèle, avec une place particulière faîte au site Internet et les réseaux sociaux.

    Le résultat était à la hauteur de nos espoirs : alors que ce secteur est acquis à la gauche et au clan Guérini, nous avons largement renforcé les assises du FN qui étaient celles de Marine Le Pen à la présidentielle dans cette circonscription. En se qualifiant pour le second tour contre toute attente, le FN-Rassemblement bleu marine a réussi à devancer Lisette Narducci (PS dissident), soutenue par Jean-Noël Guérini, dans son propre bastion dont elle est la maire de secteur. Enfin, sans aucune réserve de voix, le FN-RBM a plus que doublé son score entre les deux tours en captant l’électorat de Lisette Narducci. Cette stratégie que j’ai développé tout au long de cette campagne a abouti à un résultat qui permet de nourrir tous les espoirs pour les prochaines élections municipales…

    Dans le cadre des élections législatives partielles qui ont eu lieu dans l’Oise, notre candidate, Florence Italiani, a réussit à capter 40 à 45% des électeurs socialistes entre le premier et le second tour, face au candidat de l’UMP.

    Ces deux élections doivent nous donner une leçon d’histoire politique ainsi qu’une réflexion profonde afin de rassembler autour de la nation les électeurs socialistes déçu par le PS.

    Comme les électeurs du Parti Communiste Français qui ont rejoint, hier, le Front National sous la présidence de Jean-Marie Le Pen, les électeurs du Parti Socialiste se mobilisent, aujourd’hui, en faveur de ce même Front National présidé par Marine Le Pen.

    Eric Zemmour dans une très récente tribune a déclaré que « Le Front National est devenu l’héritier du Parti Communiste ». C’est une réalité ! Mais l’autre réalité c’est que le Front National va devenir également l’héritier du véritable, de l’authentique socialisme français. Comment pourrait-il en être autrement ?

    En réalité les électeurs de gauche prennent progressivement conscience qu’il n’y a plus rien à attendre et à espérer d’une oligarchie politique libérale, socialiste soit-elle ! Et c’est à nous, patriotes, de les accueillir ouvertement et chaleureusement afin de poursuivre la lutte du peuple qui s’inscrit dans un héritage d’un combat social en faveur du peuple, des travailleurs et de la nation.

    En effet, si l’on ignore qu’il existe un socialisme français, c’est que l’on a toujours confondu le socialisme et le marxisme. Bien avant Marx ou Léon Blum, les bases du socialisme étaient déjà fondées. Aux antipodes de la pensée gauchiste, libertaire et libérale du Parti Socialiste, l’esprit du socialisme français a puisé sa source, sa force et son prestige dans la défense des intérêts collectifs face aux intérêts particuliers. Disons le clairement, les patriotes français sont les héritiers de la radicalité populaire ! Cette radicalité qui prend sa source dans l’engagement désintéressé de grandes figures comme Jaurès, Saint-Simon, Thoumieux, Louis Napoléon, Blanc, Proudhon, Blanqui, Sorel, Salengro… Ils sont les figures et les pionniers de cette aventure politique, sociale et humaine.

    Voici, d’ailleurs, quelques grandes œuvres politiques et sociales réalisées par les Héros du peuple, des travailleurs et de la nation :

    Saint-Simon souligne l’importance de la production dans les rapports sociaux, au début du siècle dernier. Chacun connaît sa célèbre formule : « De chacun selon sa capacité et à chacun selon ses œuvres ». Celle-ci a été dénaturée par Marx et elle donne : « Chacun selon ses besoins » et Freud s’en amuse, il conclut : « Chacun selon ses besoins et ils vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants ».

    Louis Blanc appuie le dialogue social entre les employeurs et les salariés. Il est le premier à donner l’idée du service public.

    Louis Napoléon étend la pensée de Saint-Simon. Son socialisme n’est pas sur les mots. Il est basé sur les actes. Ce sont là : les régimes de retraite, la cité ouvrière, les crèches pour enfants d’ouvriers, la médecine gratuite pour les pauvres, le crédit foncier, les caisses d’assurances, la reconnaissance des syndicats, les prud’hommes, les chambres consultatives d’agriculture, l’assistance judiciaire, les bourses d’étude et bien d’autres…

    Proudhon est le successeur de Saint-Simon bien qu’il l’ait fortement critiqué. Il mène ses recherches sur la répartition et sur le progrès du circuit monétaire. Il est le premier à envisager l’autonomie du travail par la lutte contre le capitalisme. Il blâme rudement le communisme qu’il qualifie de « Ténia ».

    Thoumieux estime que l’internationalisme freine les Communards : « La Commune avait jailli précisément de la colère contre les prussiens et du désir du peuple de venger la Patrie ». Il oppose le « Nationalisme prolétarien » tel qu’il est exprimé par la Commune « face à Versailles et à l’internationalisme de l’AIT».

    Blanqui est le vrai père du Socialisme Français. Bien qu’il n’y ait pas directement participé, il est le héros des ouvriers de la Commune. Il clame le droit au travail et le droit à la propriété pour tous. Pour lui, c’est la défaite du Capitalisme qui mettra fin à la lutte des classes. Blanqui est sans conteste l’un des grands noms de l’histoire du socialisme français. Il passe 36 ans de sa vie en prison. En 1832, à la Cour d’Assise, pour sa défense, il déclarait « Oui, Messieurs, c’est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l’ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu’il se défend quand il est attaqué ». Il créé un club et un journal : « La patrie en danger ».

    Sorel relie la foi et la science tout en traitant les valeurs morales. Il attribue notamment au machinisme un rôle d’éducateur qu’il résume en cette phrase : « On est amené à regarder l’art comme une anticipation de la haute production » Il pense que tout corps de production doit être dirigé par un cadre fort et c’est là l’élite populaire.

    Jean Jaurès lui-même, icône du socialisme français contemporain, affirmait « A celui qui n’a rien, la patrie est son seul bien » allant jusqu’à dire que « Jamais nous ne livrerons la patrie ! ».

    Charles Péguy, quant à lui, affirmait que « Le pauvre défend sa patrie et le riche la vend ». C’est à quoi nous assistons aujou’d’hui entre les forces de l’oligarchie de la finance internationale et du mondialisme face au peuple patriote qui entend résister et se faire respecter.

    Si je devais synthétiser cet héritage, cette volonté de résister et de lutter pour le peuple et la nation, par une citation, je rependrais celle du défunt président vénézuélien, Hugo Chavez qui déclarait « Nous sommes révolutionnaires, nous sommes socialistes, nous sommes des humains, nous sommes beaucoup de choses mais dans notre essence nous sommes des patriotes ».

    L’intelligentsia gauchiste du Parti Socialiste au Parti Communiste Français en passant par le Parti de Gauche… a œuvré méthodiquement à la dénaturation du mouvement de la résistance sociale et patriotique. Pourtant, n’en déplaise à nos détracteurs, le Front National est l’héritier légitime des grandes résistances populaires : Valmy, la Commune, les Canuts, Verdun, le Conseil National de la Résistance…

    En réalité, un jeune qui veut lutter contre le mondialisme, un travailleur qui entend défendre son outil de production, un peuple qui entend se faire respecter et affirmer sa souveraineté… n’a plus d’autre choix que de rejoindre le Front National et Marine Le Pen.

    Aujourd’hui la radicalité s’exprime dans un patriotisme de combat ! Et ce patriotisme de combat entend désormais faire changer réellement les choses. Les citoyens de gauche l’ont compris, c’est pour cela qu’ils seront nombreux demain à nous rejoindre, et c’est tant mieux pour la France !

    Grégory Gennaro http://www.voxnr.com

  • Autriche : le FPOe et le FPK se réunifient

    Autriche : le FPOe et le FPK se réunifient

    Christian Ragger, Heinz-Christian Strache et Christian Leyroutz lors de la conférence de presse. Crédit photo : DR

    KLAGENFURT (via le site de Lionel Baland) – Le président national du FPÖ Heinz-Christian Strache a annoncé ce mardi 26 mars 2013 lors d’une conférence de presse donnée en présence du président du FPK(1) Christian Ragger et du président du FPÖ de Carinthie Christian Leyroutz que le FPK et le FPÖ vont être réunifiés.

    L’actuel président du FPÖ de Carinthie, Christian Leyroutz, exercera un mandat de député au Parlement de Carinthie et dirigera le groupe de six élus au sein du Parlement de Carinthie.  Il s’est présenté lors des dernières élections pour le Parlement de Carinthie sur la liste FPK.

    Kurt Scheuch se consacre désormais au travail de base dans sa circonscription de Spittal. Harald Dobernig exercera une fonction dans le privé mais également une fonction de conseiller économique auprès du FPÖ. Gerhard Dörfler renonce à son mandat de député du Parlement de Carinthie et siègera au Sénat pour le parti. Hannes Anton exercera son mandat de député au sein du Parlement de Carinthie.

    (1) Structure autonome en Carinthie issue du FPOe

    http://fr.novopress.info

  • Raz de marais à Beauvais

    Les résultats de l'élection législative partielle à Beauvais ont été annoncés ce dimanche 24 mars en fin d'après midi. Ils ont montré une très courte victoire du candidat sortant de l'Ump (51,41% des voix) sur l'opposition réelle incarnée par Florence Italiani, représentante du Front national.

    Les enseignements que l'on peut tirer de cette élection sont multiples.

    Il est désormais fini le temps où le Front National ne se présentait que pour le premier tour, presque certain d'être éliminé alors pour l'obtention de la victoire. Le Front National concoure maintenant pour gagner. Avec 48,59%, Florence Italiani nous montre que désormais, c'est la moitié du corps électoral qui glisse la bonne enveloppe dans l'urne, malgré toute la propagande distillée par le système umps.

    La gauche aujourd'hui se situe dans un état tel que les consignes de vote que tentent, en vain, ses dirigeants d'imposer aux Français, ne sont plus suivies par le peuple. Probablement écoeurés par moins d'un an de présidence Hollande, les électeurs de gauche se tournent maintenant vers le Front National, probablement conscients que les avancées sociales ainsi qu'une autre forme d'organisation économique profitable à tous ne peuvent être trouvées que chez Marine le Pen.

    Les résultats de cette élection nous montrent aussi que la stratégie du Front National consistant à refuser tout choix entre droite et gauche est la bonne: les Français ont depuis si longtemps été partagés entre gauche et droite qu'il s'en est suivi une détestation réciproque. C'est ainsi que si un électeur vraiment de gauche refusera le plus souvent par principe de voter à droite, il n'aura pas pour autant cette même détestation pour le Front National. De façon similaire, l'électeur de droite, parce que avant tout opposé à la gauche, ne votera jamais socialiste: en revanche, ne serait-ce que pour battre la gauche, c'est avec un malin plaisir qu'il choisira au second tour de voter pour le Front.

    Ils sont de plus en plus nombreux les électeurs qui, indépendamment de leur positionnement politique, reconnaissent que le changement de la couleur politique n'a aucune conséquence sur l'organisation de la cité. «Tous les mêmes» devient désormais le slogan majeur, accusant gauche et droite, entonné par de plus en plus de Français. Et il est vrai que les multiples alternances que la France a vécues depuis plusieurs décennies montrent à l'évidence que les problèmes qui existaient pourtant depuis si longtemps, n'ont jamais été résolus. Le chômage ? En hausse. La délinquance ? En hausse. L'immigration ? En hausse. La morosité et le pessimisme ? En hausse... Pas un secteur qui ne soit aujourd'hui préservé des détestables politiques menées aussi bien par la droite que par la gauche. Cela, et c'est un grand basculement, les Français l'ont compris. Et il est vrai que le Front National qui s'est toujours voulu d'opposition, finit par fort logiquement receuillir les fruits de son dur labeur.

    Bien évidemment, les problèmes qui se posent aujourd'hui en France et de façon plus générale dans toutes les sociétés occidentales vont perdurer et s'accroitrent. Par voie de conséquence, le Front National actuellement crédité de 17,5% des voix va, dans un premier temps atteindre les 22,5% après avoir franchi la barre des 20%, puis monter jusqu'à 25%, devenant ainsi le premier parti de France.

    Philippe Delbauvre http://www.voxnr.com/

  • Rupert Murdoch sait qu'il peut s'asseoir sur l'Umps (archive 2011)

     

    Rupert Murdoch.jpgLe Wall Street Journal édition paneuropéenne, nous annonce que le duel Umps à la présidentielle sera davantage un duel de style qu'un duel d'idées, Rupert Murdoch en bon financier qui détient réellement le pouvoir, est certes au-dessus des partis, bien dessus comme dirait Guitry.

    Néocons aux Usa tout en étant fan d'Obama, financier de Hillary Clinton et plus vert qu'Al Gore, travailliste un coup sur deux en Angleterre, eurosceptique au besoin, admirateur de la Chine communiste, roi du sexe et béni par le pape, membre du Council on Foreign Relations qui sait donc que tant l’Ump que le Ps sont à sa botte, le genre qui gagne à tous les coups.

    N’oublions pas ses paroles : « Nous sommes au milieu d’une phase de l’histoire dans laquelle les nations seront redéfinies et leur avenir fondamentalement modifié ».

    Un de ceux qui organisent le Nouvel ordre éducatif mondial au sein du NOM, pour notre bien cela va sans dire, il a d’ailleurs d’ores et déjà acheté rien moins que 90 % des logiciels éducatifs.

     http://www.youtube.com/watch?v=RGcPzyioi14&feature=pl...

    http://orianeborja.hautetfort.com
  • Les bourgeois socialistes

    En 1981, au lendemain de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, on avait assisté à un phénomène extraordinaire, que je n’ai encore pas vu étudié dans les livres de sociologie, mais qui aurait pourtant mérité une analyse approfondie. Du jour au lendemain, la France, jusqu’ici divisée en deux parties à peu près égales, se retrouvait avec une très large majorité à gauche. Aux législatives qui ont suivi, on avait alors parlé de raz de marée, de vague « rose ». Quelques jours auparavant on ne parlait même pas encore de gens de gauche ou de peuple de gauche. On utilisait le mot « gauchiste » pour les désigner, avec le ton et la manière adéquats pour mieux les ranger dans le camp des intouchables. Tout d’un coup, les français se sont réveillés coiffés de leurs bonnets phrygiens jusqu’ici rangés dans leur mémoire, ressuscitant en eux de vieux thèmes révolutionnaires bien balisés : la Révolution Française de 1789, les trois glorieuses, la révolution de 1848, la Commune, le Front Populaire de 1936, et même le pas si lointain Mai 68. Fini Giscard-Barre, vive la fraternité et le partage des richesses.

    Il ne s’agissait que de cela, en fait : partager les richesses. Tout le monde voulait sa place dans la société de consommation, et les socialistes ont promis de faire le nécessaire pour que cela soit. Pour arriver au pouvoir ils avaient concocté mille recettes leur permettant de remporter l’adhésion à une société encore plus consumériste. Après les élections, je me rappelle une conversation dans laquelle un ami disait d’un autre qu’il n’était qu’un bourgeois socialiste. A l’époque, cela équivalait à une insulte pour ceux qui avaient voté à gauche. Pour eux, la bourgeoisie était l’ennemi à abattre. Et pourtant c’était le cas ; il s’agissait bien d’un bourgeois socialiste.

    La gauche bourgeoise des années 80 est celle qui règne aujourd’hui sur la France. Elle peut se définir en quelques mots : c’est la bourgeoisie avec des habits de gauche. Pour les bourgeois de gauche, l’humanisme, l’égalité, la justice, le partage ou encore la solidarité, ne sont que des mots que l’on peut interpréter à sa guise et même en inverser le sens. Ce qui importe, ce n’est pas le vrai sens des mots, mais se définir et être défini comme un adepte de ces mots. Parfois même ils vont jusqu’à militer pour les défendre ou les imposer.

    Ainsi quand un militant de la gauche bourgeoise va prôner la solidarité, c’est pour réclamer la solidarité des autres. Lui, se considère comme solidaire. Il veut que les autres partagent, mais lui n’a pas assez pour partager. Il réclame la justice et veut que toutes les fautes des autres soient punies, les siennes, en revanche, ne méritent pas l’attention, n’étant que des fautes vénielles nécessaires pour survivre dans cette jungle de menteurs, voleurs, roublards et autres petits malins. Quant à son humanisme, il s’arrête à sa porte. Les autres peuples du monde ? On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Le commerce équitable ? Le pouvoir d’achat, la crise, la croissance, et tout ça… il faut d’abord régler les problèmes internes… Sans oublier la chère liberté d’expression, la leur, bien sûr, et seulement la leur, car pour les autres, une nécessaire surveillance s’impose.

    D’ailleurs le mot même « humanisme » n’est revenu à l’usage que tout récemment. Il avait été occulté par d’autres expressions plus à la mode telles que : niveau de vie, salaires, économie, pouvoir d’achat, etc… Comment n’a-t-on pas vu ce que ce terme « pouvoir d’achat », c’est-à-dire pouvoir acheter, portait de néfaste à long terme ? Lutter et organiser sa vie, juste pour pouvoir acheter, ou se définir en fonction de sa capacité à acheter, ne pouvait que mener à ce que nous vivons aujourd’hui. Ca annonçait surtout une dépendance irréversible vis-à-vis de l’argent, donc vis-à-vis de ceux qui le détiennent et de son système de production. Les bourgeois de gauche n’ont pas vu le piège. Au contraire, ils ont cherché à modifier la société et l’état pour coller à leur mentalité.

    Pour satisfaire leurs exigences (et il y en a des yaka faucon), il leur fallait un gouvernement fort et déterminé, capable de contraindre les autres de remplir leurs devoirs. Leurs exigences ne sont-elles pas nobles ? Toute résistance à la contrainte qu’elles engendrent est un signe d’incivisme, en plus d’être hors-la-loi. D’ailleurs, comment peut-on refuser de si nobles buts si on n’est pas un monstre d’égoïsme, de laideur, de vilenie, bref un salopard et un facho. Oui facho. C’est ainsi qu’ils dénomment tout ce qui n’est pas eux. Ce faisant, ils dévoilent, sans s’en rendre compte, leur vraie nature autoritaire, intolérante et dictatoriale. N’était-ce pas cela le vrai fascisme ? Il est curieux de constater que beaucoup des « intellectuels de gauche » des années 70-80 avaient pour référence des systèmes dirigistes et autoritaires. On trouvait parmi eux des maoïstes, des trotskystes, des léninistes, et diverses autres tendances toutes orientées vers des politiques d’états forts. En revoyant aujourd’hui des Glucksmann et des BHL, qui ne sont que des spécimens parmi tant d’autres, on a une parfaite illustration de ce qu’est la gauche bourgeoise.

    Si on enlève tous les mots dont se drape cette gauche, que reste-t-il ? On constate tout d’abord qu’ils sont souvent plus à droite que la droite française classique. Les mots ne leur avaient servi qu’à cacher cette vérité. Ils sont, comme nous l’avons dit, fervents défenseurs d’un certain type de totalitarisme où seuls l’état et les élites peuvent décider pour tout le monde. Elitistes jusqu’au bout des ongles, ils considèrent les citoyens lambda comme quantité négligeable, pour ne pas dire « tous des cons ». C’est aussi une manière de se démarquer de la « populace ». Ils n’hésitent pourtant pas, quand le besoin s’en fait sentir, à s’habiller des mots de cette populace qu’ils méprisent, pour mieux l’utiliser ou l’écraser pour monter encore plus haut dans leurs ambitions. A un certain niveau de l’échelle, les mots n’ont plus besoin d’être sortis que pour les grandes occasions, les occasions électorales, par exemple. Point trop n’en faut, ne serait-ce que pour préserver d’autres liens tissés avec d’autres élites qui ne sont pas forcément du même bord. En effet, à ce niveau, toutes les élites finissent par se rejoindre dans le même cénacle, pour une même quête du pouvoir. Là, il n’y a plus de solidarité, plus de partage, plus de protection des plus faibles et autres grandes idées. Il n’y a plus que des personnes occupées à se maintenir au pouvoir ou déterminées à le conquérir.

    Ils ne s’en cachent même pas. Tout le monde peut le voir et pourtant, à chaque fois qu’ils revêtent leurs habits mensongers, ils réapparaissent comme des anges descendus du ciel apportant la bonne parole. Drôle de société.

    Avic http://www.agoravox.fr

    Réseau International

  • Le déclin de Marine Le Pen (suite et fin)

    Ici encore je n’aurais pas réagi, la vie d’un parti politique ne m’intéressant pas plus que cela, si l’actualité n’avait rattrapé mes propos une nouvelle fois, avec la fronde de la Moselle, le parachutage déplaisant du favori (on a parlé de la pauvre et grande Dalida, je parlerai plutôt de Cristina Kirchner) et surtout le renvoi très déplaisant de la pauvre Marie d’Herbais, que je connais depuis vingt-cinq ans, et qui accompagnait depuis plusieurs années Jean-Marie Le Pen dans son journal de bord sur le site du Front National. Cela nous permettait de savoir ce que pensait le grand homme, et de savoir aussi qu’il ne changeait pas, tout en gardant sa tête, sa vision, ses expressions. Le reste du site du parti est nul, je le dis comme je le pense, une surboum techno réactive, mais c’est peut-être mieux comme ça, je veux dire mieux adapté au nouvel électorat branché du Front qui n’est ni raciste ni anti-immigration, ni libéral ni socialiste, ni pro-syrien ni anti-américain, ni féministe ni opposé au mariage gay, ni opposé à quoi que ce soit d’ailleurs. Si, peut-être au gouvernement. Lequel ?

    Le néo-frontiste, ce tiers-mondain qui a pris le contrôle du parti, ne veut plus de révolution, de programme ou de présence dans la rue, c’est simplement le quidam qui veut réagir sur BFM. Pour être sincère je rappelle l’article que j’avais écrit de passage à Paris sur la France de 2007, pays qui ne m’inspirait guère confiance avec ses nouvelles cohortes de citoyens postmodernes, frais et dispos de la génération Apple-Picard-Disney. C’est cette France qui est aux commandes maintenant y compris chez les nationalistes ! Zemmour avait prévu un combat final entre les nationaux et les gaullistes, les post-gaullistes auront noyauté les nationaux. Fermez le ban.

    Je reste convaincu que le néo-frontiste qui a pris le pouvoir au Front, et avait commencé à le prendre avec l’islamophile branché Alain Soral il y a au moins dix ans, ne représente pas 20 % de son électorat. Mais c’est comme cela dans tous les partis : les derniers venus, les traîtres et les transfuges y ont toujours le dessus. Eternel triomphe du marais. Le communisme était soluble dans l’alcool, le nationalisme sera soluble dans le Canada Dry.

    La dureté de la sanction qui a frappé Marie d’Herbais coupable de s’être brièvement épanché sur son Facebook, l’outil orwellien de notre temps, a en tout cas confirmé une éternelle loi : moins on a de convictions, plus on a de cruauté. On se demande à quelle sauce sera traité demain le père, et c’est pourquoi j’ai évoqué "le Roi Lear" en incipit. Pas besoin de citer Labiche comme l’avait fait Stéphane Denis en son temps. Blow, crack, rage !  On traduit, vraiment ?

    Le mal vient de plus loin, en tout cas. Un petit rappel. On se souvient en tout cas qu’en 1997 le comportement de Marine Le Pen en avait déjà exaspéré plus d’un ou d’une dans son parti et que cela avait précipité la rupture qui avait failli tout emporter et sans doute limité une performance encore plus extraordinaire au printemps 2002. J’étais complètement hors du coup, n’ayant jamais milité ; je me souviens de Serge Martinez, qui avait été mon directeur à Minute, et qui brandissait la fiche de paye de Régane (ou Goneril) aux journalistes éparpillés devant le Paquebot. Ce geste amusant et désespéré annonçait sans le vouloir ce qui se passerait dans un futur proche : la prise du pouvoir d’une Régane (ou Goneril) qui allait noyer le parti de la colère du peuple dans la tiédeur du média moyen et citoyen. Sans pour autant augmenter ses scores ; parce que, je le dis et je le répète, on était quand même à plus de 20 % en l’an 2002, alors qu’on venait à peine d’entrer dans l’euro et que l’on n’avait pas l’actuel blaireau, comme on dit à Dijon, à l’Elysée. Quand on a un boulevard devant soi, on met si possible le pied sur la pédale (si j’ose dire) de l’accélérateur.

    C’est Serge de Beketch qui avait flairé l’ardoise à venir, au point de risquer un affrontement ouvert dont il avait le secret. Il l’avait même mis au rang des nuisibles, la Régane (ou Goneril), parce qu’il sentait monter l’absence de pression. Les ringards, les « vieux cons », comme disait Bruno G., allaient être mis au rancart. Serge ne s’était pas gêné.

    Les rares fois que j’ai croisée la patronne, cela a toujours été avant, pendant ou après une émission, de radio ou de télévision. On est un être généré médiatiquement ou pas, c’est comme ça. Une fois, je m’en souviens très bien, c’était au Paquebot, et, alors que j’avais été gentiment invité par un autre responsable pour discuter géopolitique elle était venue nous dire qu’elle partait pour faire un débat de trois heures (seulement ?) à la télé et que cela « la faisait chier ». Comme ça. Dans ce cas pourquoi y aller ? Dans ce cas pourquoi passer sa vie à la télé, et pourquoi affronter quarante fois Mélenchon que tout présentait comme le cocker de service chargé de relativiser l’alternance nationale du parti de la pensée sauvage (Baudrillard encore et toujours). J’avais senti qu’il y avait là comme une postmoderne attitude comme on dit : on gère l’héritage mais on n’a plus grand-chose à proposer. Après moi le déluge et après le déluge, moi encore.

    On va me dire que c’est le cas de tous les politiques. C’est justement ça le problème en république.

    La république : on n’en aura pas fini avec elle tant qu’elle n’en aura pas fini avec nous, et on a compris que le rassemblement transhumain des clones du gaullisme et des drones du souverainisme qui a pris le contrôle du FN et a éjecté les vieux cathos et profilés vieille France, sans compter tous les révoltés, n’a pas fini de nous enfumer avec une laïcité de comptoir et une technocratie de collège british. Comme dans "le Roi Lear" vu par McLuhan, on passe d’une société de rôles à une société de tâches. On a compris aussi que les joyeux bons règlements de compte à la mode 97 (le fameux pu-putsch qui avait été déjoué mais avait une certaine gueule quand même) était derrière nous, et que maintenant on ferait ses coups en douce en s’en prenant aux mères de famille nombreuse. Qu’est-ce qu’elle va dire la France qui conteste ?

    - Pauvre Cordélia !

    C’est promis j’arrête. Je reprends ma carte de lecteur et vais reparler de John Wayne et de Virgile, des icônes fascistes d’après Le Monde et Alexander Adler, ces gens à qui il ne faut surtout pas déplaire.

    Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info

  • Lui, président de la République – par Yves de Kerdrel

    N
    on seulement François Hollande dévoie la fonction présidentielle, mais surtout il a oublié sa leçon de morale donnée devant des millions de téléspectateurs.
    François Hollande est président de la République depuis plus de neuf mois. Et le bilan est déjà rude. En tous points. Qu’il s’agisse de l’affaissement économique du pays. Qu’il s’agisse de la perte de sens de nos institutions. Qu’il s’agisse enfin de l’image internationale de la France.
    Non seulement le chef de l’État se révèle être un Guy Mollet au petit pied ou un sous-père Queuille. Non seulement François Hollande paraît obsédé par une revanche malsaine sur son prédécesseur. Non seulement il dévoie sa fonction en installant une “compagne” à l’Élysée qui emploie quatre collaborateurs aux frais du contribuable. Mais surtout il a tiré un trait sur la leçon de morale qu’il s’était permis de donner, lors du débat télévisé de l’entre-deux-tours, sous la forme de l’anaphore répétée quinze fois débutant par “Moi, président de la République…” Une tirade de 3 minutes et 21 secondes qui revient aujourd’hui comme un boomerang.¢
    Lui, président de la République, qui avait affirmé ne pas vouloir être le chef de la majorité, s’est renié en moins de trois mois en désignant lui-même Harlem Désir à la tête du Parti socialiste.
    Lui, président de la République, qui n’avait à la bouche que l’expression d’“État impartial”, nomme désormais tous ses amis, ou ses anciens camarades du PS, aux postes clés de la République, dans les préfectures, les entreprises ou des comités Théodule. Au point de placer son ex-compagne à la vice-présidence de la Banque Publique d’Investissement.
    Lui, président de la République, qui s’était juré de donner plus de droits au Parlement, annonce cette semaine qu’il va commencer à légiférer par ordonnances. Ce que son prédécesseur n’avait jamais fait.
    Lui, président de la République, qui avait assuré ne pas avoir l’intention d’intervenir dans la justice, laisse voter une loi d’amnistie qui va protéger des poursuites judiciaires tous les syndicalistes casseurs, mais aussi les auteurs de malversations financières.
    Lui, président de la République, qui avait promis de ne pas nommer les patrons de chaînes de télévision, a désigné au mois de janvier à la tête du CSA, gendarme de l’audiovisuel, Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin.
    Lui, président de la République, qui n’hésitait pas à dire que son « comportement serait en chaque instant exemplaire », persévère dans son rôle de “monsieur petites blagues”. Mais hélas ses plaisanteries sont des insultes, un jour à l’égard des catholiques, un autre à l’égard d’un ancien président. Avec un ministre qui suit son exemple et encense feu le dictateur Hugo Chávez ou un député socialiste qui parle de scandale alimentaire à propos des hosties consacrées.
    Lui, président de la République, qui déclare toujours vouloir instaurer un code de déontologie pour les ministres, ne paraît pas choqué que la garde des Sceaux soit à la fois juge et partie dans une procédure judiciaire ou que Cécile Duflot accorde la majeure partie de son contingent de Légions d’honneur à des militants écologistes.
    Lui, président de la République, qui avait répété des dizaines de fois qu’il ne fallait pas toucher à la TVA, a décidé de porter son taux supérieur au niveau record de 20 % en 2014, et son taux intermédiaire à 10 % (au lieu de 7 %).
    Lui, président de la République, qui se voulait “normal” et a fait un déplacement “spectaculaire” à Bruxelles par le train au tout début de son quinquennat, a vite repris goût au confort des avions de la République qu’il a pourtant dénoncé pendant cinq ans.
    Lui, président de la République, qui plaidait pour un gouvernement resserré et économe, a réussi à se doter de 38 ministres qui eux-mêmes sont entourés par le nombre record de 538 conseillers techniques.
    Lui, président de la République, qui n’a cessé d’évoquer, pendant la campagne électorale de 2012, la grandeur de la fonction et la hauteur de vues, n’a toujours pas endossé les habits de chef de l’État, leur préférant ceux de chef de clan.
    Lui, président de la République, a surtout mis la France en danger en décourageant les investisseurs, en stigmatisant les entrepreneurs, en instaurant un climat de défiance chez nos voisins allemands, en plaidant pour une politique pénale qui consiste à vider les prisons et en ne respectant pas les engagements qu’il a pris en matière de croissance, de réduction des déficits et d’inflexion du chômage.
    Lui, président de la République, donne finalement chaque jour raison à Bonaparte lorsque ce dernier disait : « Le seul crime en politique consiste à avoir des ambitions plus hautes que ses capacités. »¢
    Yves de Kerdrel pour Valeurs Actuelles (posté par Marino)

  • Ah ! les p’tites femmes, les p’tites femmes de Paris…

    Ah ! les p’tites femmes, les p’tites femmes de Paris…Plus l’abstention est forte aux élections, plus les citoyens – qu’ils soient écœurés, blasés ou préfèrent les plaisir d’une partie de pêche le jour du scrutin – se détournent de la politique… et plus on organise de consultations ! À l’évidence, les échéances électorales, pourtant quasi-annuelles, ne suffisent plus. À celles-ci, sensées donner une parfaite image de la démocratie parlementaire jusqu’au plus profond de nos campagnes, voilà l’UMP, après le PS, à désormais organiser des « primaires » avant toute échéance électorale.

    Celle qui vit s’affronter à l’automne François Fillon et Jean-François Copé pour la présidence de ce parti, aurait pourtant dû faire réfléchir les leaders actuels de celui-ci : coup fourrés, contestations, invectives, menaces, procédures arbitraires, promesse d’un nouveau vote à l’automne suivant, puis consensus (enfin !) sur la difficulté à organiser ce dernier, surtout dans la période de vaches très maigres que traverse l’UMP, « endettée de chez endettée »… De plus, aucun des camps n’est vraiment certain que ne se rejoue pas la pantalonnade déjà douloureusement (euphémisme !) vécue par les militants sincères.

    Mais décidément, quand on ne veut pas comprendre, on ne veut pas… et le spectre d’une nouvelle empoignade interne vient d’être programmée sur la place publique.

    Cette fois, c’est pour désigner en juin prochain le candidat de la droite ou du centre pour les municipales à Paris en 2014. Avec promesse de « processus “transparent” pour éviter tout psychodrame. »

    Juré, craché, voté ! Foi d’UMP ! Si je mens, je suis élu !

    T’as qu’à croire ! À peine le coup d’envoi de cette primaire officiellement lancé, celle-ci est contestée par une partie des prétendant(e)s à l’investiture, à commencer par Rachida Dati… Maire de l’excessivement conservateur VIIe arrondissement et accessoirement députée qui s’ennuie au parlement européen, l’ancienne Garde des sceaux ne rêve en effet que de revenir au premier plan de la politique nationale. Via l’Hôtel de ville de la Capitale…

    Sur sa route – outre Anne Hidalgo, actuelle première adjointe au maire de Paris qui portera les couleurs socialistes et sans doute l’écolo-ministrée Cécile Duflot – se dresse Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-porte-parole de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012, que l’on suspecterait facilement, à la voir et à l’entendre, de s’être échappée d’un troupeau de Femen… les nichons et la petite culotte à l’air en moins !

    Gageons que la primaire UMP se jouera, médiatiquement en tout cas, entre ses deux représentantes d’un sexe qui ne saurait être faible pour l’occasion.

    Citons pour mémoire, les autres candidats déjà déclarés – en attendant quelques retardataires avides d’un coup de promotion personnelle bon marché –, soit Jean-François Legaret, Pierre-Yves Bournazel, Franck Margain… et une autre dame, Douce de Franclieu, dont le programme s’annonce particulièrement captivant si l’on en croit sa déclaration de candidature : « Atterrée par la volonté de l’UMP de pousser la candidature de Mme NKM à la tête de la Primaire pour Paris, M. Fillon ayant décliné et Mme Dati et d’autres ayant dit vaguement oui, j’ai décidé de présenter la mienne… »(1) et qui a au moins le mérite d’annoncer la couleur de ses motivations : « ancienne mère de famille maintenant sans profession si ce n’est candidate. »(2)

    On sent tout de suite que l’un des points de la Charte des primaires, demandant aux candidats de « se respecter », « ne pas tenir de propos offensants ou risquant d’amoindrir leurs chances de victoire à l’élection municipale » et surtout de « se rassembler derrière (le futur candidat) et faire campagne en sa faveur », peut faire sourire quelques esprits facétieux.

    Si ce mode de désignation d’un candidat fonctionne aux États-Unis d’Amérique, à l’évidence, il est au mieux inutile, au pire désastreux, de vouloir et de continuer à vouloir l’appliquer en France… Inutile en 2007 où la candidate socialiste issue d’une telle désignation s’est fait largement battre alors par Nicolas Sarkozy… et désastreux pour l’UMP qui offre ainsi, en moins d’un an et à deux occasions différentes, une image de division suicidaire sur fond de rancunes, de jalousies, d’ambitions et plus encore, d’un vide absolu de propositions politiques innovantes.

    Car si un(e) candidat(e) à cette primaire avait un tant soi peu de programme à proposer, soyons certain que celui-ci n’intéressera guère les médias qui préféreront toujours rapporter les bisbilles, noms d’oiseaux et psychodrames des intéressé(e)s… et ces dernier(e)s, ne serait-ce que pour tirer la couverture médiatique à eux(elles), n’hésiteront jamais à les approvisionner régulièrement en « petites phrases » toutes plus croustillantes, mesquines ou assassines les unes que les autres.

    Et comme à l’UMP, on n’est jamais en reste d’un gag, ne boudons pas notre plaisir en rapportant que « par sa mère Bénédicte Treuille, (Nathalie Kosciusko-Morizet) serait une lointaine descendante de Lucrèce Borgia »…

    Du moins à en croire l’encyclopédie en ligne wikipedia… et c’est sans doute trop beau pour ne pas être vrai !
    Philippe Randa http://www.voxnr.com/
    Notes :
    (1) www.ladepeche.fr, 13 mars 2013.
    (2) Sources AFP, 14 mars 2013.

  • Conseil unique d’Alsace. Régionaliser ? Oui mais pas n’importe comment.

    Conseil unique d’Alsace. Régionaliser ? Oui mais pas n’importe comment. En Alsace, le 7 avril, un référendum va porter sur un projet de fusion des deux conseils généraux, du Haut Rhin et du Bas Rhin, avec le conseil régional d’Alsace. Il naitra ainsi, en cas de succés du oui au référendum dans les conditions requises, notamment en termes de pourcentage de votants, un conseil territorial d’Alsace, collectivité unique dotée des attributions auparavant dévolues aux autres. Une collectivité locale à la place de trois. Beaucoup de régionalistes sont pour, et d’antijacobins, ceux-ci employant un terme ambiguë mais consacré car en fait le jacobinisme désigne d’abord un centralisme politique plus qu’administratif, le centralisme à la fois politique et administratif ayant surtout été établi par Napoléon 1er.

    Du côté opposé aux régionalistes (y compris ceux, nombreux, liés aux écologistes), les souverainistes et la direction du Front national ont fait connaître leur opposition à ce projet. Leur principal argument est que l’on ne réforme pas la France par morceaux de territoire. Or le regroupement prévu des conseils généraux et régionaux ne se ferait que dans la région Alsace. Marine Le Pen affirme à propos du projet de conseil territorial d’Alsace : « Par principe, je considère qu’on ne touche pas à l’administration d’un pays région par région – sinon, c’est le foutoir intégral ! Si jamais ce projet devait passer, ce serait un précédent dangereux. Ce serait le début du détricotage de la République, ainsi qu’une grande victoire pour l’Union européenne et les technocrates de Bruxelles, qui œuvrent sans cesse à la dissolution des nations.(…) ». Nicolas Dupont-Aignan parle de son côté de « décentralisation féodale », expression aussi utilisée par la présidente du F.N.

    L’argument de la réforme qui ne se fait par au coup par coup, à la carte selon les régions est de fait très important. Que dirait-on de l’Allemagne si une partie d’entre elle était fédérale et une autre partie directement rattachée au pouvoir central ? C’était d’ailleurs le cas quand le roi de Prusse était en même temps Empereur d’Allemagne, de 1871 à 1918, et cela créait une situation largement faussée. L’argument des souverainistes est donc totalement recevable, pas seulement de leur point de vue, mais du simple point de vue de tous ceux qui souhaitent que la République française (car une République n’est pas de n’importe où, ou alors elle n’est rien) ait encore un sens (ce qui est mon cas). La question n’est aucunement : jacobinisme ou pas. Il peut y avoir un jacobinisme régional, et pas seulement national, et les deux peuvent avoir autant de défauts. La question n’est pas non plus exactement la déconstruction de la France par les régions, argument souvent avancé par les souverainistes (français, précisons, car il existe aussi un possible souverainisme européen). La question des rapports entre l’Europe de Bruxelles et les régions est en effet plus complexe que certains souverainistes ne l’avancent. En un sens, il n’est pas faux d’affirmer que les régions affaiblissent l’Etat central. C’est la fameuse thèse comme quoi la France se vide par en haut, par l’Europe, et par en bas, par les régions. Mais en un autre sens, on constate que l’Etat central est le meilleur relais de l’application des directives européennes, y compris les plus contestables. En d’autres termes, en France, l’Etat met son « savoir-faire » uniformisateur (ou caporalisant pour être plus polémique) au service de l’Europe de Bruxelles. Il n’est même pas exclu que, parfois, le régionalisme puisse être un point d’appui pour des résistances populaires face aux décrets des eurocrates.

    La seule question qui vaille est donc de vouloir faire une réforme dans une région et pas ailleurs. S’il reste un droit français, un droit national, ce n’est pas acceptable. Cette réforme serait-elle d’ailleurs transposable dans son état actuel ? La décentralisation date des lois de 1982-83. Le problème français est qu’elle s’est faite avant tout au profit des départements qui concentrent la plus grande part des impôts locaux par habitant, à part les communes et leurs regroupements. Sur 100 euros d’impôts locaux, 10 vont aux régions, 60 aux communes, et 30 aux départements. Exemple : la région Bourgogne en 2012. Budget régional : environ 800 millions. Total des budgets des 4 départements qui composent la région : presque 2 milliards (Yonne 400 millions, Côte d’or 600, Nièvre 300, Saône et Loire 600. Total 1900 millions). C’est sans doute cette situation qu’il faudrait inverser au profit des régions. Mais faut-il aller jusqu’à supprimer les départements ? Le cas de l’Alsace ne peut-être extrapolé, à supposer d’ailleurs que même pour l’Alsace cette réforme n’amène pas à renforcer le centralisme autour de Strasbourg. L’Alsace n’a que deux départements. Il faut d’ailleurs remarquer qu’elle est amputée du Territoire de Belfort, historiquement alsacien. Dans les autres régions de France, plus étendues, avec plus de deux départements, la suppression de ces derniers supprimerait un échelon de proximité, une référence en termes d’identité et accentuerait l’abandon de certains territoires, à l’écart de tous projets. Reprenons notre exemple de la Bourgogne. A l’ouest de cette région se situe la Nièvre, dont la préfecture Nevers, qui en est aussi la plus grande ville, est aussi excentrée à l’extrême ouest. La Nièvre serait encore plus marginalisée dans le cas d’une suppression des départements. Tout se déciderait à Dijon, capitale de la région Bourgogne. Ce serait encore plus flagrant si les projets européistes de fusion de régions se faisaient. Il est ainsi proposé par certains technocrates de fusionner Franche-Comté et Bourgogne, ce qui excentrerait davantage encore la Nièvre, au rebours de toute politique d’aménagement du territoire, une ambition abandonnée et pourtant plus que jamais nécessaire.
    Il faut donc raisonnablement conserver les départements et les élections départementales mais certainement supprimer la compétence générale donnée aux conseils dits « généraux », à renommer conseils départementaux. Cette compétence générale doit être réservée aux régions et aux groupements de communes. On voit que la vraie question du référendum d’Alsace n’est pas de choisir entre centralisme ou décentralisation, ni entre départements et régions, mais entre une cohérence nationale des réformes territoriales ou l’absence de cohérence. De même que la mauvaise Europe ne cesse de chasser la bonne (et de dégouter tout le monde de l’Europe), une mauvaise décentralisation peut chasser la bonne.

    Pierre Le Vigan http://www.voxnr.com/