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entretiens et videos - Page 898

  • Il faut prendre au mot tous ceux qui renient publiquement leur qualité de Français !

    Entretien avec Renaud Camus

    L’arrestation de Mehdi Nemmouche pose de façon brûlante la question des Français partis pour le djihad en Syrie et qui reviennent complètement “endoctrinés”. Que faut-il faire selon vous ?

    L’arrestation de Mehdi Nemmouche pose surtout de façon brûlante la question du sens, du sens des mots, et d’abord de ce mot de français, un Français, trois cents Français, sept cents Français, dont le pouvoir remplaciste se gargarise et dont l’absurdité dans cette acception n’est plus tolérable. Le dogme antiraciste expire. Il n’avait pour lui que la légitimité du “plus jamais ça” qui le fondait. Mais cette légitimité, que nul ne conteste, ne peut pas imposer plus longtemps l’extravagance des contenus, soumis à un nominalisme délirant qui prétend que n’importe qui ou n’importe quoi peut être appelé n’importe comment, sur un coup de tampon. Nemmouche et ses pareils sont français au sens où Germanicus était germain : parce qu’il avait conquis la Germanie. L’antiracisme est un roi légitime, mais dément. On n’a vu longtemps que sa légitimité, incontestable ; on ne distingue plus que son délire.

    Certains parlent de “déchéance de nationalité”. Un mal nécessaire ?

    Un mal ? Pourquoi un mal ? Il n’y a qu’à gagner pour tout le monde à rendre aux mots leur poids et leur épaisseur de sens, et à retirer aux choses, aux êtres, aux significations, les appellations abusives dont on les a revêtus. Il n’y a aucun mal, même pour eux, à exaucer les vœux des djihadistes “français”, et de tous ceux qui renient publiquement leur qualité de Français. Ceux-là, il faut les prendre au mot : la remigration est à ce prix. Le pénible Mundial de football, qui s’annonce, devrait offrir de belles occasions, avec tous les matches prévus de l’équipe d’Algérie, de faire un tri, de mieux connaître les appartenances et les souhaits des uns et des autres, et d’agir en conséquence, en respectant soigneusement les affiliations affichées.

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  • Entretien dans L’AF 2887 avec Yannick Jaffré sur "Vladimir Bonaparte Poutine"

    Entretien avec Yannick Jaffré, auteur de "Vladimir Bonaparte Poutine" chez Perspectives libres, 2014.

    Il est également président du Collectif Racine (FN). 

    L’AF 2887 - Pourquoi vous êtes-vous intéressé à Vladimir Poutine ?

    Yannick Jaffré - J’ai voulu pratiquer un billard à trois bandes historique entre la France consulaire, qui succède à l’épisode du Directoire (marqué par un capitalisme erratique, une ploutocratie qui prospère, un État abaissé dans son autorité, des mœurs commotionnées), la Russie post-soviétique qui a connu, à mon sens, une situation analogue sinon tout à fait identique, et puis, enfin, notre situation présente. Nous oublions aujourd’hui que nous avons eu besoin d’un Bonaparte. Les Russes ont le leur en Poutine. Nous le leur reprochons depuis le confort de nos démocraties libérales atones. Ce confort précaire nous fait perdre de vue les exigences de l’Histoire, de l’incarnation personnelle d’une nation par un chef, les efforts et les patiences qui ont été nécessaires pour que se forment nos États de droit. En outre, je ne cacherai pas à vos lecteurs mes sympathies particulières : j’ai de l’affection pour la grande nation russe, dont je parle un peu la langue et où j’essaie de me rendre aussi souvent que je le peux. J’aime sa littérature, j’aime son peuple, j’aime son histoire. Et puis, il y a le style personnel de Poutine, qui m’a intrigué d’abord, a stimulé ma réflexion ensuite, a rencontré chez moi des affinités éthico-politiques, enfin. A n’en pas douter, l’homme a du style, un style que l’on caricature à l’envi en Occident alors qu’il est un personnage beaucoup plus subtil et dialectique qu’on ne le pense. J’ai souvent l’occasion de rappeler que sa qualité de juriste est au moins aussi importante pour en dresser le portrait que sa trajectoire au KGB. Il a le sens du raisonnement et des formes, pas seulement celui des rapports de force.

    Au-delà de l’intérêt personnel que vous portez à Vladimir Poutine, qu’en est-il de l’intérêt français ? La politique de Poutine lui est-elle favorable ? La France doit-elle s’allier à la Russie ? Marine Le Pen, que vous soutenez, vous semble-t-elle favorable à une telle alliance ? 

    Je crois qu’il est de l’intérêt de la France de se rapprocher de la Russie pour de nombreuses raisons : sa profondeur continentale et énergétique, le contrepoids qu’elle forme face à l’atlantisme dans lequel nos élites nous font plonger, son modèle économique plus productif, territorial, colbertiste, la part essentielle qu’elle prend à la constitution d’une véritable multipolarité. Celle-ci correspond d’ailleurs au destin de la France, qui est d’être une puissance intermédiaire défendant ses intérêts propres, toujours, en s’appuyant souvent sur le droit des autres nations à la conduite souveraine de leurs affaires. La France a besoin de la multipolarité contre les logiques impériales. Il ne s’agit donc pas pour la France de s’arrimer à la Russie mais, dans son intérêt, de s’allier librement à elle pour renouer avec sa propre vocation. Je ne parle ici qu’en mon nom propre. Marine Le Pen, qui s’apprête à exercer la fonction suprême, est une personnalité aussi libre que la France souveraine qu’elle veut faire renaître. Mais je peux dire qu’elle est une amie de la Russie. Elle a très récemment affirmé que Vladimir Poutine était un patriote défendant les intérêts de son pays et de son peuple. J’ajoute qu’il le fait sans messianisme ni démesure.

    Peut-on considérer Vladimir Poutine comme un "monarque" ? 

    Non, c’est un prince républicain. Il a été capable de coups de force qui attirent au chef cette légitimité charismatique qui n’est ni la légitimité légale, ni la légitimité traditionnelle, pour reprendre la tripartition de Max Weber. Il se situe quelque part entre Machiavel et Hobbes, Bonaparte et De Gaulle. Il conduit l’État, de manière très incarnée, choquant la bien-pensance libérale-démocrate occidentale, restaure un principe d’autorité issu de l’histoire dans les conditions de la modernité libérale, comme l’a fait Bonaparte par rapport à l’Ancien régime. Poutine s’inscrit ici dans la longue durée russe alors que nos élites politiques, nos chefs de l’État eux-mêmes, nous éloignent chaque année davantage de la continuité nationale française. Sans doute aiment-ils la France, je ne sonde pas les cœurs, mais alors qu’ils l’aiment mal ! Comme ces hommes qui battent leur femme en protestant de leur amour... J’aspire pour la France à de nouvelles élites qui respectent sa personnalité propre, sa trajectoire historique, son droit souverain et ses intérêts présents.

    Propos recueillis par Stéphane Blanchonnet - L’AF 2887

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Entretien-dans-L-AF-2887-avec

  • La philosophie est-elle destinée à tous ? Entretien avec Jean de Rouen

    Jean de Rouen est l’auteur d’Apprendre à penser à l’école du réel, initiation à la philosophie (que nous avions évoqué ici, et qui est disponible ici).

    Nous reproduisons ci-dessous l’entretien qu’il a donné au site NDF :

    Jean de Rouen, pensez-vous, en écrivant une initiation à la philosophie, que la philosophie soit destinée à tous ?

    La philosophie est un exercice naturel à l’intelligence humaine. « Tous les hommes désirent naturellement savoir », observe Aristote en exergue de sa Métaphysique. N’est-ce pas ce dont témoigne le questionnement intarrissable de l’enfant ? L’homme est en effet un « animal raisonnable » : il est donc fondamentalement en quête de sens. Or, c’est précisément la philosophie qui portera à son aboutissement la réflexion qui se trouve en tout homme. D’ailleurs, notre manière de vivre, à elle seule, induit une philosophie : c’est dire à quel point il est difficile d’y échapper.

    Si la philosophie est naturelle à l’intelligence humaine, pourquoi a-t-on souvent l’impression qu’elle est réservée à une élite ?

    Pour chaque réalité naturelle, la philosophie recherche l’explication la plus ultime. En ce sens, la philosophie est la plus élevée des sciences. Elle aborde des vérités universelles, non sensibles, qui ne nous sont pas familières parce qu’elles sont les plus éloignées de notre expérience. Aristote nous avise, dans la Métaphysique, que notre esprit se tient, devant les objets les plus élevés de la philosophie, aveuglés comme les yeux d’une chouette devant le soleil.

     

    Cela explique le découragement que peut ressentir l’intelligence devant une science aussi exigente. Un découragement souvent accru car l’on entend trop souvent affirmer, au regard des contradictions qui subsistent dans le domaine des idées, que l’intelligence n’est finalement pas faite pour atteindre des vérités certaines et définitives. Mais affirmer qu’il n’y a pas de vérité, n’est-ce pas déjà affirmer une vérité ?

    Ne faut-il pas adopter une certaine attitude intellectuelle pour entrer en philosophie ?

    La relation que l’intelligence entretient avec le monde extérieur est le creuset d’où jaillit son questionnement. Lorsque l’intelligence affronte le réel, les interrogations qu’elle formule supposent et révèlent son étonnement face à des réalités qui semblent d’abord lui échapper. Ces réalités sont de tous ordres : anthropolgique, éthique, politique, métaphysique, artistique. Il reste que les choses ne répondent qu’aux questions qu’on leur pose : si ces réalités n’éveillent pas d’abord notre curiosité et ne provoquent pas notre questionnement, nous ne progresserons jamais dans leur connaissance. Il faut donc apprendre à s’émerveiller face au réel ! Cette admiration que nous portons sur les choses maintient l’intelligence en éveil. Ensuite, la philosophie s’emploiera à apporter à nos interrogations la plus haute explication susceptible d’étancher notre soif de connaître.

    N’est-ce pas orgueilleux de se prétendre philosophe ?

    Au contraire ! Etymlogiquement, la philosophie signifie l’amour de la sagesse : or, on est toujours privé de ce à quoi l’on aspire. C’est Pythagore qui sera le premier à utiliser le terme de philosophie : alors que ses contemporains le qualifiaient de sage, il récusa lui-même cette appellation, se présentant plus modestement comme un ami de la sagesse.

    Socrate lui-même, lorsqu’il affirme « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien », est parfaitement philosophe ! Car il affirme par là qu’il est à la recherche de la vérité : il ne prétend pas la posséder. En ce sens, il est davantage philosophe, c’est-à-dire amoureux de la vérité, que sophiste, c’est-à-dire possesseur du savoir.

    En même temps, pas davantage le savant qui sait déjà ne recherche le savoir, pas davantage l’ignorant qui ignore ce dont il est privé ne le recherche… Le philosophe est donc tout à la fois savant et ignorant : car il ignore et il sait qu’il ignore. Cette prise de conscience est le point de départ de toute recherche philosophique loyale et désintéressée.

    Vous consacrez également, dans votre ouvrage, une partie à la logique et à la méthodologie ? Sont-elles réservées aux étudiants ?

    Non. Pour entamer une démarche philosophique honnête, l’intelligence doit d’abord adopter certaines dispositions dont se font notamment l’écho les exigences méthodologiques auxquelles un étudiant doit faire face.

    Ainsi, pour obtenir les bonnes réponses, il faut d’abord poser les bonnes questions : c’est tout l’art de la problématisation. Celle-ci traduit l’étonnement du philosophe face à un aspect du réel mis en lumière dans le sujet : une bonne problématique suscite une curiosité pour le sujet et rend intellectuellement disponible l’interlocuteur ou le lecteur. Poser un problème, c’est finalement provoquer l’intelligence afin de lui arracher une délibération : lorsqu’elle se heurte à une difficulté et qu’elle s’emploie à la surmonter, elle est alors excitée à développer un discours qui fait progresser la connaissance.

    Une autre exigence dans l’art de penser consiste à conceptualiser, c’est-à-dire définir ce dont on parle avant d’en parler ! Il n’est pas rare, dans une discussion, d’employer les même mots sans leur faire recouvrir la même signification : on ne parle plus alors de la même chose. Dans l’Antiquité grecque, les sophistes tiraient profit des mots mal définis, les vidaient de leur signification intellectuelle, et pouvaient alors affirmer tout et le contraire de tout… Socrate, en réhabilitant le sens de la définition, réhabilitera le sens de la vérité : face aux sophistes, il apparaîtra comme le médecin des intelligences malades et rongées par le scepticisme. La philosophie est sauvée.

    http://www.contre-info.com/la-philosophie-est-elle-destinee-a-tous-entretien-avec-jean-de-rouen#more-32963

  • Obama est agacé par les climatosceptiques. Et pourtant...

    Il a basé une grande partie de sa politique économique et idéologique sur les causes humaines du réchauffement climatique. Forcément, il l'a mauvaise en ce moment et veut redonner un coup d'élan et s'en prend très durement à ceux qui ne pensent pas comme lui... 

    TreLoin des luxueux bureaux de la Maison blanche, un guide de haute montagne travaille depuis 3 ans sur les causes de ce réchauffement qu'il constate aussi. Et pour lui, la situation est claire : 

    "Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi ?

    Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. Celui qui nous fait face par exemple a perdu 100 m depuis que j’ai acheté cet appart en 1989. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons.

    Quelles sont ces raisons ?

    La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.

    Votre second argument ?

    La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison – dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe? J’ai beaucoup de peine à le croire (rires).

    Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles !

    Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an! C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion. Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes!" (suite).

    Le Salon Beige

  • [Entretien] Le comte de Paris à L’AF : " Il faut reconstruire l’Europe autrement. "

    Au lendemain des élections du Parlement européen, marquées par le vote important en faveur des mouvements souverainistes, nous nous sommes entretenus avec Mgr le comte de Paris, duc de France, qui nous a livré sa vision et son analyse à propos de l’avenir de l’Europe et de la France. 

    L’Action Française 2000 – Quelle est votre conception de l’Europe ?

    Mgr le comte de Paris – L’Europe n’a pas attendu M. Monnet, ni M. Delors, pour exister. Depuis des siècles, l’Europe a tenté de se bâtir selon deux schémas que l’on retrouve encore de nos jours. L’Europe fédérale, celle du Saint-Empire germanique, héritière des Romains, a fait souche avec Charlemagne. Ensuite, les Habsbourg ont poursuivi cette œuvre. Cette Europe s’appuyait sur des conquêtes éphémères, mais surtout sur la puissance de l’économie, celle des marchands et des banquiers, ainsi que de la Ligue hanséatique germanique, de la banque Fruger autrichienne et du Zollvereïn de Bismark, premières ébauches modernes d’une Europe sans frontières que nous retrouvons de nos jours au travers de la Banque centrale européenne et de ses affidés aux ordres de Berlin. Face à cette Europe-là, dès le Moyen Âge, des gens riches ou pauvres, artisans, artistes ou étudiants, parcouraient le continent d’un bout à l’autre, à la recherche du savoir. Ils ne craignaient ni les intempéries, ni les brigands. C’est l’Europe de la culture, une Europe spirituelle ou sociale, qui a alors émergé. Les maîtres enseignaient le beau, le bon et le juste. N’oublions pas tous ceux qui allaient révérer les reliques des lieux saints d’Espagne, de Russie, de France ou d’ailleurs... Nous avons de la difficulté à comprendre et à appréhender, nous, esprits matérialistes étroits, ce formidable mouvement qui poussait les hommes, les femmes et les enfants à la recherche de la connaissance et de la foi. C’était éblouissant. Cette autre Europe a été encouragée par les rois capétiens protégeant cette recherche culturelle sans frontières, cette foule de personnes en quête de leur vérité, avec leur besoin de savoir. La papauté, en ces époques, était encore confuse. Elle avait néanmoins su créer un "cordon ombilical" entre tous les États européens. Très vite, les Capétiens ont compris qu’il fallait séparer le pouvoir temporel du pouvoir spirituel. Cette séparation nécessaire a été maintenue jusqu’à nos jours. Elle n’empêchait alors aucunement chacun de vivre sa vie dans la foi.

    Le système monarchique, en particulier en France, protégeait alors les identités nationales et culturelles spécifiques à chaque État européen. Pensez-vous que la République dénature cette conception ? 

    La Révolution de 1789 a coupé le tronc de l’arbre pour créer une civilisation différente et plus moderne, matrice de toutes les révolutions suivantes, créant dans ses gènes le besoin d’intervenir dans la conduite des autres États et de leur imposer un modèle appelé démocratie, au nom de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est ainsi que ce qu’on appelle le "Printemps arabe" s’est transformé en chaos dont profitent les djihadistes... 1789 a initié les dislocations d’une Europe qui s’était créée de façon naturelle, sur un fondement chrétien sans frontières. Qu’elle le veuille ou non, qu’elle le puisse ou non, la France, de par sa situation géostratégique, a toujours eu un rôle primordial à jouer dans la construction d’une Europe confédérale constituée d’États souverains. Elle se situe, en effet, à la croisée des courants Est-Ouest, qui vont de l’Atlantique à l’Oural, et Nord-Sud, de la Baltique à la Méditerranée.

    Vous faites allusion à un éventuel partenariat avec la Russie, qui est actuellement boudée par l’Union européenne. Peut-on composer avec elle ? [...]

    Propos recueillis par Elie Hatem - La suite dans L’AF 2887

  • «Cyniquement, nos dirigeants ont enterré les classes populaires»

    Dans un long entretien à FigaroVox, Christophe Guilluy revient sur le résultat des européennes et la réforme territoriale. Pour lui, la classse dirigeante n'a toujours pas pris la mesure de la crise économique, sociale et identitaire que traverse la France périphérique.
    Christophe Guilluy est géographe et consultant auprès de collectivités locales et d'organismes publics. En 2010, son livre connaissent un réel succès critique et plusieurs hommes politiques de droite comme de gauche affirment s'inspirer des analyses de ce dernier essai. Un documentaire intitulé La France en face, réalisé par Jean-Robert Viallet et Hugues Nancy, diffusé sur France 3 le 27 octobre 2013, est également très fortement inspiré de ce livre .
    FigaroVox: Votre travail de géographe a mis en lumière les fractures françaises. Que vous inspire la réforme territoriale? Après la victoire de Marine Le Pen aux élections européennes, celle-ci répond-elle aux véritables enjeux?
    Christophe Guilluy: Lorsqu'on connaît la crise économique, sociale, identitaire que traversent les catégories populaires sur les territoires de la France périphérique, ce débat médiatico-politique sur la bonne échelle régionale paraît totalement anachronique. L'ouvrier à 800 euros par mois qui habite au fin fond de la Normandie se moque de savoir si le duché de Normandie va être reconstitué.
    Après le résultat électoral du 25 mai, lancer un tel débat, c'est dire aux Français, «je ne vous ai pas compris et je ne vous comprendrai jamais!». Pourquoi 14 régions et non pas 6? Si on part du principe que pour être fort, il faut regrouper les régions, je propose de regrouper les 22 régions et d'en faire une méga région qu'on appellerait «la France»!
    Quelles sont ces fractures françaises qui minent le territoire et qui selon vous ne sont pas prises en compte par cette réforme?
    Je suis géographe, mais paradoxalement je crois davantage aux gens qu'aux territoires. Cette réforme hors-sol oublie l'essentiel, c'est-à-dire le destin des catégories populaires des pays développés dans la mondialisation. Depuis ces 40 dernières années, ces dernières sont mises à l'écart des territoires et secteurs économiques qui comptent, des zones d'emplois les plus actives.
    Dans un contexte de mondialisation, ce phénomène n'est pas propre à la France, mais touche tous les pays européens ainsi que les Etats-Unis. Aujourd'hui, pour fonctionner, «la machine économique» a besoin de cadres qui travaillent dans des secteurs de pointe et d'immigrés à exploiter dans les services, le tout réunis dans les grandes métropoles. Les autres catégories sont rejetées à la périphérie.
    Si l'on s'arrête aux critères basiques de création de richesses, c'est un système qui fonctionne puisque la France reste la cinquième puissance économique mondiale. Mais les catégories modestes, qui sont majoritaires puisqu'elles pèsent au moins 60% de la population, ne sont pas intégrées économiquement. La société se cristallise autour de cette nouvelle géographie qui provoque l'émergence de fractures politiques. La victoire de Marine Le Pen aux européennes en est la démonstration.
    Quel rôle la question de l'immigration joue-t-elle dans ces nouveaux clivages sociaux et territoriaux?
    Les logements sociaux des grandes villes se sont peu à peu spécialisés dans l'accueil des flux migratoires que ces catégories populaires, pourtant éligibles au parc social, cherchent à éviter. A la lisière des métropoles, celles-ci vivent dans des endroits moins valorisés foncièrement. Elles sont de moins en moins mobiles et quand elles sont propriétaires, la valeur de leur bien ne leur permet ni de vendre, ni d'acheter ailleurs. Dans cette insécurité sociale et économique, leur toit et leur «village» restent leurs dernières protections. Du coup, le rapport à l'autre devient fondamental. Car, dans une société multiculturelle où «l'Autre» ne devient pas «soi», les gens ont besoin de savoir combien va être «l'Autre» dans leur village. Ce n'est pas quelque chose de typiquement Français, mais d'universel. Posez la question de «l'Autre» et des flux migratoires dans n'importe quel pays, de la Chine à la Kabylie en passant par le Portugal, la réponse sera toujours la même: «je n'ai pas envie de devenir minoritaire chez moi». 
    C'est un ressort essentiel du vote FN et du vote dit populiste partout en Europe. Cela structure complètement la carte électorale et de plus en plus. L'exemple de la Bretagne est particulièrement intéressant. L'idée que les fondamentaux bretons, comme la culture catholique, protégeraient du vote FN est battue en brèche par la réalité. La conjonction de la crise économique et de l'immigration produit les mêmes effets que sur les autres territoires. En revanche, dans les grandes métropoles, le vote FN est moins important car c'est là que se trouvent les gagnants de la mondialisation. Dis autrement, le multiculturalisme à 5000 euros par mois, ce n'est pas la même chose qu'à 500 euros par mois!
    Cette réforme ne risque-t-elle pas paradoxalement d'accentuer les déséquilibres et de creuser les lignes de fracture? Ceux qui craignent un morcellement territorial digne du Moyen-âge ont-ils raison?
    Les difficultés sociales dans la France périphérique sont essentiellement prises en charge par les maires et les conseils généraux. C'est un maillage qui est encore efficace, notamment grâce à la connaissance de terrain d'élus locaux capables de faire pression au niveau national pour ramener des services publics. Dans la France périphérique où les catégories populaires se sentent délaissées, la présence d'institutions et de collectivités visibles assure encore une forme d'intégration. En toute «cohérence», avec la disparition des départements, la France des invisibles accoucherait d'institutions invisibles! La boucle serait bouclée! Derrière une réforme qui peut apparaître comme consensuelle, le projet est toujours le même: renforcer les grandes métropoles mondialisée, mais quid des autres territoires. Je pense que cyniquement nos dirigeantes ont enterré les classes populaires depuis longtemps. Peut-être ont-ils pensé qu'elles n'allaient pas se reproduire et qu'ils pourraient faire une société avec des cadres uniquement? Sauf que les gens continuent à vivre, qui plus est assez vieux. La classe politique se trouve donc confrontée à une réalité sociale imprévue et dispersée dans l'espace. N'ayant pas de contre-modèle, elle n'a d'autre choix que de booster économiquement ce qui fonctionne et de faire un peu de redistribution. Le problème c'est qu'avec la dette, cela devient de plus en plus compliqué de redistribuer et les gens commencent à manifester leur colère comme on peut le voir à travers le vote FN ou à travers le mouvement des Bonnets rouges.
    Alors, comment rapprocher les métropoles de la périphérie? Cela passe-t-il par davantage de décentralisation ou au contraire par une recentralisation?
    Face à des espaces métropolitains économiquement et politiquement riches et puissants, il faut penser un modèle économique pour les autres territoires. Mais rien ne sera possible sans un renforcement du pouvoir politique de cette France périphérique et le partage d'un diagnostic. Or, les dirigeants actuels, qui pour l'essentiel viennent tous des grandes métropoles, ne veulent pas l'entendre. Pour elles, les classes populaires ne comptent pas. Mais une situation comme celle-là ne sera pas viable très longtemps d'autant plus que ces dernières commencent à saisir qu'elles ne sont pas «quantité négligeable», mais qu'elles sont la majorité. Mécaniquement, on va donc assister à une montée des radicalités sociales et politiques. Sur le long terme, c'est jouer avec le feu.

    Christophe Guilluy

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EupkEAAFkZNIYLfthR.shtml

  • Les Occidentaux ont tendance à diaboliser inutilement Poutine…

    Entretien avec Vladimir Fédorovski

    Vous retracez le cheminement du président russe dans votre livrePoutine, l’itinéraire secret : d’après vous, quel est le fait principal de sa vie ?

    En réalité, sa vie est marquée par cinq étapes, cinq clefs pour comprendre son parcours.

    La première, c’est son enfance, pénétrée par ce sentiment de la Russie martyreà cause de la lutte contre les nazis puis ensuite de la guerre froide. Son enfance forge sa personnalité actuelle : Poutine est un homme qui répond toujours coup par coup. Jeune, il était une petite racaille, une sorte de petit caïd vivant dans un quartier défavorisé de Saint-Pétersbourg et évidemment, cette enfance a laissé une empreinte sur sa personnalité actuelle. Il s’est également construit grâce au sport, très important chez lui. Il transforme les faiblesses en force et utilise les failles de ses adversaires pour vaincre : ça, il l’a appris en devenant ceinture noire de judo… Même chose pour les échecs. Il en a tiré le goût de calculer ses coups.

    La seconde clef, c’est qu’il travaille avec tout le monde. Il ratisse d’ailleurs très large. C’est une vraie qualité car il n’a pas d’œillères. Ensuite, et c’est la troisième étape importante, mais en même temps la période la plus désagréable de Poutine : celle des magouilles d’Eltsine. Une époque totalement corrompue durant laquelle Poutine était quand même le chef des services secrets… Il prend d’ailleurs parfois plaisir à se mettre en scène comme une sorte de James Bond.

  • Julien Rochedy: « Je pense que même à l’UMP ils ne savent plus qui ils sont »

    Le FN a réalisé un score très important auprès des jeunes lors des élections européennes. Il montre l’attractivité du parti auprès de cette catégorie de la population française. Pour nous en expliquer les raisons, nous avons pu interroger Julien Rochedy, directeur du Front National de la Jeunesse.

    1)       Julien Rochedy, vous êtes directeur national du Front National de la Jeunesse. Pour aborder les élections européennes, 30% des jeunes auraient voté FN. Qu’est-ce qui explique cette attractivité du FN sur les jeunes ? 

    Plusieurs raisons sont à l’origine de ce très fort vote jeune en faveur du FN, mais elles ont toutes en commun une lucidité sur les partis politiques qui gouvernent la France depuis 30 ans et qui sont donc à l’origine de la situation désastreuse de la jeunesse française. Cette dernière est en effet la première victime de la mondialisation sauvage que la droite et la gauche ont contribué à promouvoir. Dans tous les domaines, économiques, sociaux, identitaires, les jeunes ont le sentiment d’être suspendus dans le vide, livrés à un monde qui ne leur offre ni protections, ni identité, ni perspectives. Or, le Front National de Marine Le Pen propose l’absolu contraire à la France : ils trouvent donc chez nous un espoir, et Dieu sait si nous en avons besoin. 

    2) Dans la foulée, des lycéens ont organisé des manifestations pour protester contre le score du FN. Ces protestations récurrentes, à chaque bon score frontiste, ne donnent-elles pas une impression d’être téléguidées ? N’est-ce pas une raison de leur échec parce que le thème ne mobilise plus ? 

    Ces manifestations lycéennes ont été ridicules : ridicules du fait de leur faible mobilisation d’une part, ridicules dans leurs revendications et protestations d’autre part. Ceci prouve que nous avons enfin quitté l’époque où la jeunesse était manipulée par la gauche. L’antifascisme d’opérette ne prend plus. Les jeunes sont désormais trop éclairés sur les réalités à travers ce qu’ils vivent au quotidien et grâce à des outils d’informations comme internet. 

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  • Fabrice Robert : “Coupe du monde de football : les autorités doivent prendre des mesures contre les supporters algériens !”

    Novopress – En tant que dirigeant du Bloc Identitaire, vous tirez « le signal d’alarme face aux risques d’incidents graves entraînés par les supporteurs algériens » en France. Existe-t-il réellement un risque ?

    Fabrice Robert : "Coupe du monde de football : les autorités doivent prendre des mesures contre les supporters algériens !"Fabrice Robert - Il existe un réel risque d’embrasement de violence durant la coupe du monde de football avec les supporteurs algériens sur le sol français. Depuis le tristement célèbre match entre l’Algérie et la France en 2001, la violence franchit un nouveau palier à chaque événement footballistique où l’équipe d’Algérie évolue. L’après match en 2009, qui avait vu l’équipe d’Algérie se qualifier pour la coupe du monde en Afrique du Sud, avait tourné à l’émeute et à la guérilla urbaine dans plusieurs dizaines de villes ! À Marseille, plusieurs bateaux ont été incendiés, le mobilier urbain détruit et des dizaines de magasins saccagés. À Paris, les Champs-Elysées ont été le théâtre d’affrontements violents entre des supporteurs algériens et les forces de l’ordre. Plus de quatre ans après, les choses ont empiré ! Coupe du monde en Afrique du Sud, coupe d’Afrique des nations, matchs qualificatifs pour la coupe du monde au Brésil… Pratiquement à chaque rencontre de l’équipe d’Algérie, l’on assiste à un déchaînement de violences en France.

    Selon vous, l’arsenal législatif existe pour éviter les débordements. Quelles sont donc les mesures demandées par le Bloc ?

    Pourquoi ce deux poids deux mesures ? On réprimerait des supporters brandissant les couleurs de clubs français mais on fermerait les yeux sur les exactions commises par ceux qui défilent avec des drapeaux étrangers ?

    Le Bloc Identitaire demande l’application du principe de réciprocité. Les supporteurs français subissent depuis plusieurs années un matraquage judiciaire de la part des autorités. On ne compte plus les interdictions pour toute personne considérée comme supporteur comme, par exemple, se déplacer dans une autre ville le jour de match (soit 24 h !). Et la définition d’un supporteur est extrêmement vague dans les arrêtés préfectoraux. D’un côté, il y a les supporteurs français de football dont les violences sont totalement inexcusables certes, mais qui représentent une part infirme des délits en France et qui sont victimes d’une répression sans précédent. De l’autre, les supporteurs de l’équipe d’Algérie responsables de nombreux embrasements de violence à travers le pays et à qui le pouvoir en place ne dit rien et ne fait rien. Pourquoi ce deux poids deux mesures ? On réprimerait des supporters brandissant les couleurs de clubs français mais on fermerait les yeux sur les exactions commises par ceux qui défilent avec des drapeaux étrangers ? Y aurait-il donc en France une préférence étrangère également dans le domaine sportif ?

     

    Le Bloc identitaire demande donc au ministre de l’Intérieur et aux préfets d’appliquer pour les prochains matchs de l’équipe d’Algérie le même arsenal législatif qu’ils utilisent à l’encontre des supporteurs français :

    - Face aux risques de troubles publics, la suspension des visas et l’interdiction d’entrée sur le territoire français des supporteurs algériens pendant toute la durée de la Coupe du monde.
    - L’interdiction de circuler pour les supporteurs algériens dans les zones centrales des agglomérations chaque jour de match de zéro heure à minuit.
    - L’interdiction d’arborer les couleurs de l’Algérie (vert, blanc et rouge), les jours de match de l’équipe d’Algérie.
    - L’obligation pour les supporteurs algériens arrêtés lors des incidents précédents ou connus des services de police de venir pointer à chaque mi-temps lors des matchs des Fennecs.
    - L’interdiction de vendre de l’alcool dans les zones de rassemblement des supporteurs algériens.

    Pour vous, il y a donc un deux poids deux mesures. Avec d’un côté, une répression féroce à l’encontre des Français en général et un laisser-aller total avec les casseurs issus des rangs des supporteurs algériens ?

    Le gouvernement de François Hollande réprime tout ce qui peut apparaître trop Français et se montre d’un laxisme coupable avec la « Diversité ». En clair, le gouvernement socialiste applique la préférence étrangère.

    Cette différence de traitement se voit un peu plus chaque jour et pas simplement dans le monde du football. Il suffit de voir comment les militants des « manifs pour tous » ont été traités par Manuel Valls et François Hollande. Entre les familles aspergées de bombe lacrymogène, les arrestations massives avec parfois plus de 200 à 300 manifestants embarqués, les gardes à vues, les coups de matraque, les policiers en civils dont le comportement a pu paraître provocateurs, le gouvernement socialiste montre ses priorités en matière de répression. On aurait aimé voir une telle énergie déployée contre les supporteurs algériens qui – contrairement aux militants pacifistes de la “Manif pour tous” – profitent des rassemblements pour commettre des exactions et insulter la France et les Français. Le gouvernement de François Hollande réprime tout ce qui peut apparaître trop Français et se montre d’un laxisme coupable avec la « Diversité ». En clair, le gouvernement socialiste applique la préférence étrangère.

    Pensez-vous réellement que le gouvernement socialiste va prendre de telles mesures ?

    Nous l’espérons et juridiquement nous ne voyons pas comment le gouvernement socialiste pourrait ne pas appliquer la loi. Il serait dès lors flagrant que l’on n’a pas les mêmes droits suivant ses origines et que le gouvernement socialiste préfère laisser saccager des magasins et brûler des voitures plutôt que réagir en prenant le risque de franchir la ligne du “politiquement correct”. Ces socialistes qui ont les mots égalité et fraternité plein la bouche pratiquent, en tout cas aujourd’hui, une véritable discrimination à l’encontre des Français de souche. Mieux vaut brûler des drapeaux français et hurler “Nique la France” pendant un match de l’Algérie plutôt que descendre pacifiquement dans la rue pour défendre la famille…

    Voir des centaines de milliers de supporteurs algériens, défilant avec drapeaux et maillots, n’est-ce pas un formidable pied de nez à l’intégration et au vivre-ensemble ?

    La raison idéologique de l’inaction des gouvernements successifs, qu’il soit de gauche ou de droite, est de masquer le fiasco de l’intégration en France. Non seulement, ils défilent par milliers avec un drapeau étranger et en plus ils insultent notre pays et nos concitoyens. Le vivre-ensemble ne veut rien dire, c’est un concept fourre-tout pour demander aux Français de laisser les autres cultures se développer à nos dépens et sur notre sol. En tant qu’Identitaire, nous ne souhaitons pas qu’ils perdent leur identité mais qu’ils soient cohérents.

    Fabrice Robert : "Coupe du monde de football : les autorités doivent prendre des mesures contre les supporters algériens !"L’identité hors-sol n’existe pas et conduit à des attitudes schizophrènes : ils profitent des richesses de la France et de la tolérance des Français tout en chantant un autre hymne et en brandissant un autre drapeau que le nôtre. Vous aimez l’Algérie ? Soyez cohérents alors, retournez là-bas ! C’est pour éviter que la situation ne s’envenime que le Bloc Identitaire préconise la remigration dans la dignité.

    Qu’est-ce que la remigration dans la dignité ?

    La remigration n’est pas un simple concept mais une nécessité. Elle l’est pour les populations d’origine immigrée. Mais ne le serait-elle pas que cela ne changerait rien car la remigration est indispensable pour les Français et les Européens.

    Le Bloc Identitaire constate que la France se libanise un peu plus avec le temps. Loin des fantasmes de « réconciliation » ou d’assimilation massive, nous pensons que le seul moyen d’éviter le chaos qui découle fatalement des sociétés multiculturelles (et donc multiconflictuelles) c’est aujourd’hui d’envisager, de manière pacifique et concertée, la remigration. C’est-à-dire le retour dans leurs pays d’origine d’une majorité des immigrés extra-européens présents sur notre territoire. Si ces mesures peuvent sembler aujourd’hui « impossibles » ou « radicales » à certains, nous sommes persuadés que les temps à venir se chargeront de les rendre à la fois possibles et nécessaires.

    Bien évidemment, certains diront que c’est impossible. Et pourtant, l’Histoire a prouvé le contraire. En 1962, plus d’un million d’Européens ont quitté en un mois l’Algérie pour un voyage sans retour. Pourtant, depuis 130 ans, on leur disait qu’il était chez eux là-bas. Et pourtant, ils ont du partir. Alors rien n’est jamais impossible. Et pas forcément le pire, nos amis Suisses l’ont montré. Il suffit d’avoir derrière soi la volonté populaire et de marquer le territoire politique en inversant le rapport de force idéologique.

    Le Bloc identitaire revendique simplement pour les Français le droit fondamental dont disposent tous les autres peuples : celui de vivre en paix, chez eux, selon leur identité, avec ceux qui leur ressemblent.

    http://fr.novopress.info/168458/fabrice-robert-coupe-du-monde-football-les-autorites-doivent-prendre-mesures-contre-les-supporters-algeriens/#more-168458

  • L'interview de Marine Le Pen qui choque les Allemands

    Dans un entretien au magazine "Der Spiegel", la présidente du FN attaque de front Angela Merkel et appelle à la destruction de l'Union européenne.
    Rarement une interview d'une personnalité politique européenne aura autant semé le trouble en Allemagne. Depuis 24 heures, elle a provoqué beaucoup de réactions sur la Toile, et beaucoup de commentaires catastrophés en "off" de hauts responsables qui se disent "choqués". Marine Le Pen a accordé à l’hebdomadaire de référence Der Spiegel un long entretien, paru ce lundi 2 juin.
    Titré "Attention, Mme Merkel", cette interview a immédiatement provoqué n grand émoi dans les rédactions. D’autant qu’il est très rare que cet hebdomadaire consacre autant de place à des interviews, a fortiori, à des personnalités étrangères (4 pleines pages).
    Les éditorialistes des quotidiens allemands mettent notamment en exergue cette affirmation choc de Marine Le Pen : "Je veux détruire l’Union européenne". Et le tabloïd Bild se demande en «une» qui est "cette femme devant laquelle l’Europe tremble?". L’hebdomadaire Stern note que la patronne du Front national s’exprime de manière "directe et décomplexée".
    "l'Europe c'est la guerre"
    De fait, Marine Le Pen ne mâche pas ses mots. Après avoir affirmé que "la France" voulait "reprendre son destin en main", elle assène que "l’Europe c’est la guerre" (économique), mais aussi "un monstre antidémocratique" et qu'elle veut "éviter qu’il grossisse plus encore". 
    "Je veux détruire l’Union européenne, pas l’Europe", précise-t-elle. Son modèle ? "L'Europe d’Ariane et d’Airbus". A l'opposé de ce qu'elle considère aujourd'hui comme une "Europe soviétique". A la question, "Voulez-vous aller à Bruxelles uniquement pour combattre le système ?", elle répond tout de go: "Et pourquoi pas?"
    Mais ce sont surtout ses saillies contre l'Allemagne qui choque outre-Rhin. S’agissant de la politique menée par Angela Merkel, elle estime qu’elle est "bonne pour l’Allemagne mais nuisible pour tous les autres pays". Marine Le Pen n'hésite pas à tacler la chancelière allemande: "Elle croit qu’on peut faire de la politique contre la volonté des populations", mais, prévient-elle "si elle ne voit pas les souffrances auxquelles sont soumises les autres peuples européens, l'Allemagne se fera détester." Elle agite le spectre d’une implosion de l’Europe et insiste sur cet "euro fort" qui "ruine" la France.
    Une différence de coeur
    Marine Le Pen touche ainsi à deux tabous allemands. L’euro que nos voisins veulent stable, et dont ils refusent de faire varier le taux de change. Et surtout l’image de l’Allemagne au sein du Vieux continent. En 2011-2012, après la crise grecque et les manifestations contre l'Allemagne, Berlin a envoyé ses diplomates prêcher la bonne parole dans toute l’Europe pour répéter, rabâcher même que le pays n’a aucune visée hégémonique.
    La présidente du Front national frappe fort. Elle n’hésite pas à affirmer, au grand étonnement de nos voisins qui ne comprennent pas forcément la connotation historique, que l’Allemagne est le "cœur économique de l’Europe", tandis que la France est "son cœur politique". Et de conclure que ce qui arrive en France aujourd’hui (l’arrivée du Front national) "annonce ce qui va arriver dans le reste de l’Europe: le grand retour des nations, que l’on voulait éliminer". Un discours qui, compte tenu de leur histoire, met toujours les Allemands mal à l’aise.

    Sabine Syfuss-Arnaud

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