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Europe et Union européenne - Page 1082

  • Le communautarisme selon Costanzo Preve par Georges FELTIN-TRACOL

     

    Né en Italie en 1943 de parents italo-arméniens, Costanzo Preve est très tôt attiré par la philosophie et l’histoire. Étudiant à Paris, il suit les cours de Louis Althusser et fréquente Gilbert Mury et Roger Garaudy. Le jeune Preve ne cache pas sa sensibilité marxiste. Enseignant la philosophie au lycée de 1967 à 2002, il prend sa carte au P.C.I. en 1973 avant de rejoindre en 1975 la mouvance gauchiste (Lotta Continua, Democrazia Proletaria), puis, ensuite, le Parti de la Refondation communiste. il abandonne tout militantisme à partir de 1991. Les prises de position de certains de ses « camarades » révolutionnaires en faveur de l’intervention occidentale contre l’Irak l’invitent à réfléchir si bien qu’en 2004, il adhère le Camp anti-impérialiste et collabore à des revues d’opinions très variées, de Comunismo e Comunità à Italicum en passant par Krisis, Eurasia, Comunità e Resistenza ou Bandiera rossa

    Auteur prolifique, Costanzo Preve n’a pour l’heure que deux ouvrages traduits en français dont l’un, effectué par son ami Yves Branca qui en assume aussi la présentation, est un Éloge du communautarisme. Bien que préfacé par Michel Maffesoli, l’observateur attentif des nouvelles tribus, des communautés spontanées du temps de la Toile numérique et de la « post-modernité » exubérante, il ne faut pas se méprendre sur son sens. Homme de « gauche » (les guillemets ont leur importance), Costanzo Preve n’est pas un théoricien communautarien, ni un communautariste comme l’entendent les vierges effarouchées décaties de la République hexagonale outragée (qui le mérite bien d’ailleurs)… Son point de vue ne se confond pas « avec les partisans de ces quatre formes pathologiques de communautarisme, qui sont à rejeter résolument et sans remords (p. 27) », à savoir les communautés locales et provinciales, le « communautarisme organiciste », le nationalisme et le fascisme, et le communautarisme ethnique fossoyeur des États-nations. Cet Éloge se veut principalement une réflexion philosophique et historique sur la notion de communauté à l’heure du triomphe du libéralisme. Sa démarche s’appuie sur de solides références intellectuelles : Aristote, Hegel et Marx. D’après ce dernier, « son affirmation de la “ lutte des classes ” est indéniable, mais à ses yeux, la lutte des classes n’était qu’un moyen pour arriver à une fin : la communauté précisément (p. 28) ».

    Avec la modernité et la fin de la société holiste, comment l’individu peut-il s’insérer dans des communautés sans que celles-ci ne deviennent pour lui des cadres d’aliénation ? Telle est la problématique que pose l’auteur avec une évidente sincérité. « Tout éloge véritable qui n’est pas une adulation hypocrite ne doit pas dissimuler les défauts de son propre objet; c’est, au contraire, s’il les met en évidence qu’il mérite le titre d’ “ éloge ” (p. 29). »

    Communautés natales contre communautarisme artificiel

    Après bien d’autres, Costanzo Preve affirme que « l’homme est par nature un être social et communautaire, ou plus précisément un être naturel générique (p. 212) ». Or, « dans la tradition occidentale, l’idée de communauté (ou plus exactement de communauté politique démocratique) naît avec l’élément potentiellement dissolvant qui lui est conjoint, c’est-à-dire l’individu libre et pensant, lequel pense souvent à l’encontre des membres de sa communauté même (p. 30) ». Il précise même : « Si nous entendons sortir d’un enfermement provincial et voulons adhérer à un processus historique d’universalisation humaine qui soit autre chose que son actuelle parodie, laquelle universalise uniquement la forme-marchandise qui uniformise tous les êtres humains selon le seul modèle du producteur et du consommateur manipulé, nous ne pouvons éviter la question cruciale de ce qui peut être le meilleur point de départ d’un dialogue entre les communautés et les civilisations du monde. Ce ne saurait être l’individu isolé, l’individu – atome, qualifié quelquefois tout simplement de “ multiculturel ”, comme si un atome multiculturel pouvait cesser d’être un atome; mais seulement un individu social, ce qui signifie : un individu dans une communauté. Dès lors, je ne vois pas pourquoi l’on ne pourrait appeler “ communautarisme ” le point de vue de l’individu situé dans une communauté, fût-ce, cela va de soi, d’une manière critique et anticonformiste (p. 29). » En dépit de ses défauts, « la communauté est le seul lieu où l’homme contemporain puisse réaliser conjointement sa double nature rationnelle et sociale (p. 239) », d’où son souhait d’un communautarisme universaliste et progressif, car « la solidarité et la liberté sont l’une et l’autre nécessaires (p. 240) ». L’auteur relève toutefois que le processus de modernité n’arrive pas à éliminer la forme communautaire en tant que donnée permanente. Il peut l’écarter, l’exclure, la contenir, mais pas l’effacer. C’est la raison pour laquelle « le capitalisme tend à détruire et à dissoudre les communautés souveraines, pour créer à la place des communautés factices (p. 225) ». Le Système vomit l’enracinement tout en encensant simultanément une soi-disant culture gay élaborée par d’une nouvelle communauté dont la consistance historique serait tout aussi probante que celles des Bretons, des Basques ou des Corses.

    Si le Système valorise des communautés nouvelles à l’appartenance subjective incertaine (à quand des quotas légaux aux élections pour les philatélistes, les ramasseurs de champignons ou les porteurs de lunettes ?), il n’hésite pas, le cas échéant, à fomenter « l’ethnicisation et la régionalisation des conflits [qui] forment par conséquent des terrains d’intervention et d’intrusion contre les peuples et les nations (p. 50) ». Contre ce dévoiement pernicieux, Costanzo Preve qui juge vaines les recherches en faveur d’une troisième voie sérieuse, lie son « communautarisme » à l’idéal communiste. « On peut définir le communisme, brièvement, comme une forme radicale et extrême de communautarisme (p. 73). » Mieux, ce communisme s’épanouit au sein d’un ensemble collectif d’ordre civique. « La politique est une propriété indivise de la communauté toute entière (p. 68). » Un marxisme bien compris devient de la sorte un facteur d’épanouissement. Par conséquent, « oubliez tout ce que vous avez cru savoir sur Marx et le marxisme ! (p. 154) », car « Marx s’est trouvé incorporé dans un appareil idéologique qui ne fut d’abord que politique et syndical, mais qui devint ensuite véritablement étatique et géopolitique (p. 154) ». L’auteur réhabilite la conception marxiste de la nation et mentionne Otto Bauer, les austro-marxistes ainsi que Staline. « L’idée de nation faisait partie intégrante de la tradition marxiste et socialiste (p. 198). »

    Costanzo Preve témoigne son attachement à la nation qui lui paraît la communauté la plus appropriée pour le partage d’un destin commun. Le Système agresse sans cesse l’idée nationale. L’auteur note que « le nouveau cycle de guerres qui s’est ouvert par la honteuse dissolution du communisme historique réel du XXe siècle (qu’il faut appeler ainsi pour le distinguer du communisme utopico-scientifique de Marx – cet oxymore étant évidemment volontaire) a pour logique la formation d’un Nouvel Ordre Mondial (pp. 38 – 39) ». Pis, « le monde actuel, qui se présente sous le mensonge d’une démocratie libérale fondée sur la religion universaliste des droits de l’homme, est en réalité un totalitarisme de l’économie, géré par une oligarchie politique qui se légitime moyennant des référendums périodiques, lesquels supposent la totale impuissance des opposants en fait de projet. La dictature de l’économie ne se présente plus sous la forme de celle, ridiculement faible et instable, de personnages politiques solitaires et charismatiques comme Mussolini, Hitler, Franco, Peron, Staline ou Tito, mais désormais sous la forme infiniment plus puissante de la dictature de forces et de grandeurs rigoureusement anonymes et impersonnelles, et partant invincibles : les “ marchés ”, la “ productivité ”, la “ concurrence internationale ”, le “ vieillissement de la population ”, l’« impossibilité de sauvegarder le système de la sécurité sociale et des retraites », etc. Si la forme personnelle et dilettante des vieilles dictatures politiques charismatiques s’est révélée une espèce fragile d’un point de vue darwiniste, la nouvelle forme “ professionnelle ” de la dictature systémique et impersonnelle de quantités économiques affranchies de tout “ anthropomorphisme ” paraît plus stable (p. 55) ».

    La démocratie subvertie par le mondialisme

    L’auteur souligne enfin que « la démocratie ne garantit pas la justesse de la décision; bien au contraire, avalisant de son autorité des choix criminels, elle est pire encore que la tyrannie, parce que celle-ci, en tant qu’origine constante de décisions arbitraires et criminelles, est au moins facile à démasquer, tandis qu’en démocratie, le style “ vertueux ” et légal des décisions prises à la majorité réussit le plus souvent à cacher la nature homicide de certains choix sous le rideau de fumée des formes institutionnellement corrects (p. 67) ». La célébration irréfléchie de la démocratie moderne individuelle, voire individualiste, bouleverse l’agencement géopolitique planétaire. « Le monde précédent, qu’il s’agit de détruire, est celui du droit international des relations entre États souverains, celui de la négociation entre sphères d’intérêts et d’influence, le monde du droit de chaque nation, peuple et civilisation à choisir souverainement ses propres formes de développement économique et civil (p. 39). » Le Nouvel Ordre Mondial prépare désormais « l’inclusion subalterne de tous les peuples et nations du monde dans un unique modèle de capitalisme libéral, où ce qui sera le plus défendu, même et surtout par les armes, sera moins l’entrée que, justement, la sortie (p. 39) ». Il favorise l’éclatement des États en privilégiant les communautarismes subjectifs, volontaires ou par affinité. « Cent ou cent cinquante États souverains dans le monde sont à la fois trop, et trop peu, pour la construction d’un Nouvel Ordre Mondial. Trop, parce qu’il y en a au moins une trentaine qui sont pourvus d’une certaine consistance et autonomie économique et militaire, ce qui complique les manèges pour arriver au contrôle géostratégique de la planète. Mais en même temps peu, parce que si l’on vise un contrôle géopolitique et militaire plus commode, l’idéal n’est pas le nombre actuel des États; ce serait un panorama de mille ou deux mille États plus petits, et donc plus faibles militairement, plus vulnérables au chantage économique, formés par la désagrégation programmée et militairement accélérée des anciens États nationaux divisés comme une mosaïque selon l’autonomie de toutes les prétendues “ ethnies ” qui sont présentes sur leur territoire (pp. 49 – 50). »

    Dans cette nouvelle configuration pré-totalitaire apparaît la figure utilitaire du terroriste qui « représente un ennemi idéal, parce qu’étant par nature sans territoire propre, il semble avoir été fait exprès pour les forces qui veulent précisément “ déterritorialiser ” le monde entier, en ruinant l’indépendance des peuples et des nations et la souveraineté des États. Pour ces forces, le monde doit être transformé en une sorte d’« espace lisse », sans frontières, adéquat à la rapide fluidité des investissements des capitaux et de la spéculation financière, il faut donc qu’il n’y ait plus de “ territoires ” pourvus d’une souveraineté nationale et économique indépendante (p. 47) ».

    Il existe bien entendu d’autres formes de pression totalitaires. Par exemple, « l’agitation permanente de la bannière de l’antifascisme en l’absence complète de fascisme, ou de celle de l’anticommunisme sans plus de communisme, doit être interprété comme le symptôme d’un déficit de légitimation idéale de la société contemporaine (p. 91) ». Attention quand même aux contresens éventuels. Costanzo Preve ne se rallie pas à l’« extrême droite ». Il affirme plutôt que « l’antifascisme ne fut pas seulement un phénomène historiquement légitime, ce qui est évidente, mais un moment lumineux de l’histoire européenne et internationale (p. 190) ». Il souligne que « Auschwitz est injustifiable, mais l’extermination technologique de la population d’Hiroshima et de Nagasaki l’est tout autant, tout comme l’anéantissement de Dresde, à quelques semaines de la fin de la guerre, dont les auteurs furent récompensés par des médailles, au lieu d’être enfermés dans des prisons spéciales. Treize millions d’Allemands furent déportés par des décisions prises à froid et sans aucune raison stratégique, la guerre étant terminée, à partir de terres allemandes comme la Prusse et la Silésie. Au cours de leur transfert, il y eut plus de deux millions de morts, auxquels s’ajoutèrent un million sept cent mille Allemands qu’après la fin de la guerre, en pleine reprise de la surproduction alimentaire, on laissera mourir de faim dans les camps de concentration français et américains (pp. 192 – 193) ».

    Un communautarisme des Lumières ?

    Sous les coups violents du Nouvel Ordre Mondial, la société européenne se transforme, contrainte et forcée. Dénigrées, contestées, méprisées, les vieilles communautés traditionnelles sont remplacées par des communautés artificielles de production et de consommation marchande. Costanzo Preve décrit avec minutie les ravages planétaires de l’hybris capitaliste. Si « le capitalisme aime habiller les jeunes gens et à leur imposer par là, au travers de nouvelles modes factices, des profils d’identification pseudo-communautaire. Cela se fait surtout par le phénomène du branding, c’est-à-dire du lancement de marques. […] Il est de règle que le capitalisme, non content d’habiller le corps des jeunes déshabille celui des femmes. D’où sa frénésie contre l’islam, dont l’hostilité s’étend jusqu’au foulard le plus discret, mais aussi son irrésistible pulsion vers les minijupes et les showgirls très dévêtues des jeux télévisés (pp. 216 – 217) ». Il perçoit en outre que « le capitalisme ne vise […] pas à faire de vieillards une communauté séparée, mais cherche plutôt à réaliser leur complète ségrégation (p. 219) » parce que « dans l’imaginaire capitaliste, la mort elle-même paraît obscène, parce qu’elle interrompt définitivement la consommation (p. 218) ». Le Système fait assimiler implicitement le vieillissement, la vieillesse avec la disparition physique… Quant à une métastase de ce capitalisme mortifère, le féminisme, ses revendications font que « pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la figure asexuée de l’entrepreneur réalise le rêve (ou plutôt le cauchemar) du pur androgyne (p. 224) ». Le capitalisme illimité dévalue tout, y compris et surtout les valeurs. Favorise-t-il donc un état complet d’anarchie globale ? Nullement ! Le champ de ruines spirituel, moral et sociologique assure le renforcement de la caste dirigeante parmi laquelle le « peuple juif qui de fait est aujourd’hui investi du sacerdoce lévitique globalisé du monde impérial américain, dans lequel la Shoah devra remplacer (ce n’est qu’une question de temps) la Croix comme le Croissant, l’une et l’autre peu adaptés à l’intégrale libéralisation des mœurs que comporte l’absolue souveraineté de la marchandise (p. 194) ».

    Preve n’est pas négationniste. Il observe cependant que dans le Nouvel Ordre Mondial, « la sacralisation de ce droit absolu à la possession de tous est obtenue par une nouvelle religion, qui se substitue à la Croix comme au Croissant, la religion de la Shoah, dans laquelle Auschwitz, détaché de son contexte historique, est érigé en principe universel abstrait exigeant d’abolir le droit international “ de sorte que cela ne puisse plus jamais arriver dans l’avenir ” – tandis que Hiroshima, et ce n’est pas un hasard, a seulement été “ déploré ”, et non pas criminalisé comme Auschwitz, et continue d’être brandi comme une menace toujours possible contre les “ nouveaux Hitler ”… (pp. 116 – 117) ».

    Suite à ses propos qu’on peut sciemment mal interpréter, Costanzo Preve pourrait faire l’objet d’attaques perfides alors qu’il se réclame de l’héritage des Lumières. Pour lui, « l’État est en fait l’organe qui réalise le programme de la modernité des Lumières, mais selon une interprétation communautaire et non point individualiste (p. 145) ». L’« idéologie des Lumières » ne forme pas un bloc monolithique. Si, en France, elle est progressiste, on ignore souvent qu’en Allemagne ou en Angleterre, elle présente un important versant conservateur. Preve cherche-t-il soit une nouvelle synthèse post-moderne, soit une réactivation d’un « conservatisme lumineux » ? Il se déclare ainsi « favorable au mariage des prêtes catholiques (dont le mariage des popes orthodoxes et des pasteurs protestants constitueraient des précédents historiques), à l’ordination sacerdotale des femmes dans la confession catholique et à de pleins droits civils pour les gays et lesbiennes (mais dans les formes du P.A.C.S., non dans celle du “ mariage ”, qui est inutilement provocatrice) (p. 124) ». Il approuve dans le même temps la place historique de l’Église catholique même s’il ignore le rôle majeur joué par le christianisme celtique dans la réévangélisation de l’Europe de l’Ouest au Haut – Moyen Âge. Mutatis mutandis, le christianisme celtique, s’il s’était maintenu, fortifié et développé, aurait été probablement le pendant occidental de l’Orthodoxie et permis la constitution à terme d’Églises catholiques européennes autocéphales aptes à résister aux assauts de la modernité. Au contraire, du fait d’une centralisation romaine continue, l’Église catholique a accepté sa sécularisation.

    Pour preuve irréfragable, Costanzo Preve rappelle que « le théologien Joseph Ratzinger, qui est devenu pape, a du reste posé lui-même d’une manière extrêmement intelligente la question du bilan de la pensée des Lumières dans son débat avec Jürgen Habermas, où il a soutenu que les Lumières n’avaient pas été seulement bonnes, mais providentielles, parce que leur intervention historique avait “ corrigé ” les erreurs et même, dans certains cas, les crimes de l’Église. […] Il […] semble [à Preve] qu’il serait encore plus sot d’être plus traditionaliste et catholique que Joseph Ratzinger (p. 131) ». De pareils propos confirment l’argumentaire sédévacantiste.

    Son appréciation sur Ratzinger est-elle vraiment sérieuse et fondée ? Catholique, Benoît XVI peut l’être dans l’acception d’« universel ». L’Église romaine a toujours cherché à au moins superviser les pouvoirs temporels. Au XXe siècle, un penseur catholique de renom, Jacques Maritain, défend une supranationalité papiste de dimension européenne, occidentale, voire atlantiste. On retrouve cette influence dans l’encyclique Caritas in veritate du 7 juillet 2009. Se référant à une conception dévoyée de la subsidiarité, le souverain pontife énonce que « le développement intégral des peuples et la collaboration internationale exigent que soit institué un degré supérieur d’organisation à l’échelle internationale de type subsidiaire pour la gouvernance de la mondialisation (paragraphe 67) ». Il ajoute qu’« il est urgent que soit mise en place une véritable Autorité politique mondiale […]. Cette Autorité devra […] être reconnue par tous, jouir d’un pouvoir effectif pour assurer à chacun la sécurité, le respect de la justice et des droits. Elle devra évidemment posséder la faculté de faire respecter ses décisions par les différentes parties, ainsi que les mesures coordonnées adoptées par les divers forums internationaux (paragraphe 67) ». Il apparaît clairement que le Vatican est dorénavant un relais sûr du Nouvel Ordre Mondial. À la décharge de Costanzo Preve, son Éloge a été publié en 2007 et il ne pouvait pas deviner la portée mondialiste de ce texte. Benoît XVI n’est pas traditionaliste. N’oublions jamais que le véritable catholicisme traditionnel, communautaire et sacral qui rayonnait à l’époque médiévale fut assassiné par l’incurie pontificale, la Réforme protestante et sa consœur honteuse, la Contre-Réforme catholique !

    Nonobstant ces quelques critiques, cet Éloge du communautarisme demeure une belle réflexion sur une question déterminante pour les prochaines décennies : les communautés humaines natives résisteront-elles au XXIe siècle ?

    Georges Feltin-Tracol http://www.europemaxima.com/?p=3289

    • Costanzo Preve, Éloge du communautarisme. Aristote – Hegel – Marx, préface de Michel Maffesoli, Krisis, 2012, 267 p., 23 €.

  • Europe, es-tu là ? Par Louis-Joseph Delanglade

     

    euroscepticisme.jpg

    Le tout récent sondage plaçant le Front National de Mme Le Pen en tête pour les prochaines élections européennes (24% contre 22 pour l’U.M.P. et 19 pour le P.S.) affole les rédactions et les états-majors politiciens. La France risque, selon eux, d’être le principal pourvoyeur en « eurodéputés eurosceptiques ». Beau paradoxe, en effet. Mais, outre que le contexte national explique en grande partie la poussée du F.N., l’« euroscepticisme » fleurit un peu partout sur le vieux continent, de la Grèce au Danemark et de la Hongrie à la Grande-Bretagne. Au vrai, on se demande même comment il pourrait en être autrement.

    Sur le papier, l’« Europe » est la première puissance mondiale dans les domaines économique et intellectuel. Dans la réalité, ce n’est qu’une association hétéroclite et cacophonique de boutiquiers. Cornaquée par une commission, à raison d’un commissaire par Etat membre, les mesures qu’« elle » prend le sont toujours (en tout cas, paraissent toujours l’être) au détriment de tel(s) ou tel(s) et sont très mal perçues par les opinions publiques. 

    D’aucuns – avec M. Guetta comme porte-parole militant sur France Inter - considèrent que, pour se sauver, cette « Europe » doit s’affirmer davantage dans tous les domaines en harmonisant les diverses politiques fiscale, militaire, industrielle…; et que, surtout, la zone euro doit se transformer en union politique avec un « vrai » parlement, un « vrai » gouvernement et un chef de l’Etat. Bref, il faudrait abolir les actuelles entités nationales (devenues, dès lors « provinciales » - avec même des regroupements transfrontaliers) au profit d’une impossible Europe supranationale.

    Là où les choses coincent en effet, c’est que le politique viendrait couronner un ensemble de démarches qui lui seraient antérieures. On ne voit donc pas très bien qui pourrait initier lesdites démarches, tant les intérêts nationaux restent divergents. Ne serait-ce pas le contraire qu’il faudrait envisager, c’est-à-dire commencer par une « union » politique ? Mais, nouveau problème, cette « union » peut-elle se décréter ? Qui ou qu’est-ce qui va « faire » l’Europe. Il paraît de toute façon peu probable que les grands pays moteurs (Allemagne et France au premier chef) acceptent de se fondre dans la masse.

    On se rappelle comment De Gaulle se gaussait en 1965 des « cabris » européistes. On se souvient moins que, dès 1953, il donnait à sa pensée politique la forme d’un véritable syllogisme : la politique n’est rien d’autre que l’art des réalités ; la réalité c’est que l’Europe se compose de nations ; c’est donc à partir de ces nations qu’il faut organiser l’Europe.

    Rien à objecter, sauf à être un « cabri » ou à cultiver le phantasme d’un empire au bois dormant.

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Tératogenèses européennes

     

    Les mesures imposées à la Grèce par l’Europe ont eu comme première conséquence la genèse d’une force politique néo-nazie.

    Il faudrait être aveugle et stupide à la fois pour ne pas faire le rapprochement entre les mesures d’austérité, l’image d’un monde politique dévalorisé à force d’accepter l’inacceptable, la dégradation politique sociale et économique, la destruction du tissu social d’une part, et la floraison de ce parti d’extrême droite.

    Entre le début de la « crise » et aujourd’hui, ce groupuscule est passé de moins de deux pour cent à (selon les sondages) plus de douze. Aux élections de l’année dernière il a fait élire dix-huit députés et il serait devenu, si les élections avaient eu lieu il y a dix jours, le quatrième parti de Grèce, bien devant le PASOK, qui fait désormais figure de groupuscule. Ce dernier, qui joue le rôle de canne au parti d’une droite désormais amputée de la moitié de ses électeurs traditionnels, n’était même pas certain d’être représenté au prochain parlement

    En fait, le clivage stratégique, celui qui partage l’opinion citoyenne se situe entre ceux – minoritaires – qui font confiance, ou perçoivent comme une fatalité les réformes imposées par l’Europe et ceux qui les contestent radicalement.

    L’Aube dorée, comme la plupart des partis d’extrême droite contemporains, surfent sur cette vague anti-européenne, version « moderne » de l’antiparlementarisme de l’entre deux guerres, et qui, très concrètement, déplace la cible des causes aux conséquences, des riches aux pauvres, de la finance aux émigrés, de la mondialisation aux frontières. Le vocabulaire de l’Aube dorée, plus radical – et perspicace – qu’ailleurs, avait fini par pénétrer l’opinion grecque. Pour eux, la Troïka c’était « les usuriers internationaux », et les partis au gouvernement « les laquais de Merkel ».

    Même si ces dénominations paraissent pour aucuns excessives, elles font écho à des réactions émises par des personnalités éminemment respectées, dont celle du constitutionnaliste M. Kassimatis qui considère que les mesures imposées à la Grèce sont synonymes d’un coup d’Etat, n’est pas la moindre.

    L’Aube dorée composée – du moins à sa direction -, de nostalgiques de colonels grecs et de leur dictature, avait le désavantage pour le gouvernement grec de fixer au sein de l’arc politique anti-européen une population aux opinions archaïques viscéralement anticommuniste qui votait, selon des vieux schémas désormais éclatés, à droite.

    Mettre en prison ou inculper les dirigeants de ce parti fait partie, bien entendu, d’un plan destiné à ramener au bercail ces brebis égarées d’une droite vieille comme la guerre civile et la collaboration.

    Cependant le calcul ne peut s’avérer que chimérique. En effet (et les premiers sondages non farfelus l’indiquent), la ligne de rupture entre ceux qui gèrent la déchéance de la Grèce et de son peuple et ceux qui les contestent est tellement profonde, que toute redistribution politique se fait et se fera au sein de la vaste palette de partis qui refusent l’inféodation et la décrépitude de leur pays.

    Car si la direction de l’Aube dorée est franchement nazie, son électorat est constitué des premières victimes des « plans de redressement » imposées : boutiquiers, ouvriers, employés, paysans, ayant perdu leur travail ou l’outil de leur travail. Ces lumpenprolétariats des temps modernes, certes peuvent être abusés par une propagande qui n’a rien à [envier à] celle des régimes fascistes, mais continue à considérer les partis du gouvernement comme étant partie du problème et en aucun cas de sa solution.

    La tératogénèse mise en place dès les premiers mois de la « crise de la dette » par l’Europe et le FMI consiste à imposer des gouvernements hybrides, mi-légaux, c’est-à-dire se situant sur la ligne de démarcation séparant un formel ayant l’apparence du légal.

    En fait, cette matrice de monstres impose soit des « techniciens » issus de la technostructure financière (ayant elle même généré la crise financière de 2008), soit des majorités électorales contre nature, elles-mêmes toujours socialement minoritaires. Elle peut se définir comme un coup d’Etat permanent visant la démocratie réelle au nom d’une « solution à venir », et qui permettrait à fermer cette parenthèse anti-démocratique.

    Comme le soulignait un ministre de l’économie allemand : les grecs doivent choisir entre emprunts et démocratie, ce qui indique clairement que les responsables de cette dérive sont pleinement conscients des monstres qu’ils font naître.

    Cependant, la « solution à venir » rassemblant de plus en plus à Godot, le sentiment d’injustice démocratique au nom de solutions qui le sont encore moins est désormais hégémonique partout en Europe. Une large majorité de citoyens, écrasante au sein des pays du sud, non seulement ne croit plus que les mesures imposées sont une chimère supplémentaire, mais elle reste convaincue que les processus mis en place sont une offense criarde à la démocratie.

    Au lieu de chercher des fantasmatiques coups d’Etat et à vilipender des groupuscules néo-nazis qu’ils ont eux mêmes créés, les dirigeants européens devraient enfin comprendre que désormais leurs peuples les considèrent comme des vulgaires dictateurs.

    Cent Papiers

      http://fortune.fdesouche.com/327747-teratogeneses-europeennes#more-327747

  • Espagne: 160 000 anti-indépendantistes manifestent à Barcelone

    Brandissant une bannière géante de 100 mètres unissant drapeaux espagnol et catalan, des dizaines de milliers de personnes sont venues manifester en famille samedi à Barcelone pour l’unité de l’Espagne, en réponse à l’immense chaîne humaine indépendantiste du 11 septembre.

    Dans une ambiance festive, les manifestants, dont certains portaient un tee-shirt bleu ciel qui reprenait le slogan « Nous sommes 47 millions » d’Espagnols, ont inondé la place Catalogne aux couleurs jaune et rouge des drapeaux espagnols et catalans.

    « Tenemos un solo corazon » (nous n’avons qu’un cœur) proclamaient aussi certaines pancartes affichant un cœur, moitié drapeau catalan, moitié espagnol.

    Ils étaient entre 30.000, selon la mairie de Barcelone et 160.000 participants, selon l’organisation « Som Catalunya, Somos España » (Nous sommes la Catalogne, nous sommes l’Espagne), soutenue par le Parti populaire, (PP, droite au pouvoir).

    « La majorité silencieuse a rompu le silence. La chaîne humaine indépendantiste n’est pas l’unique image de la Catalogne », a lancé la présidente du PP de Catalogne, Alicia Sanchez-Camacho, qui portait des lunettes aux couleurs catalanes.

    « Nous vivons un moment de crise et aujourd’hui plus que jamais nous devons faire équipe, tous ensemble nous nous en sortirons », ont clamé les organisateurs dans un manifeste lu à la foule par des athlètes espagnols.

    Les organisateurs entendaient répondre aux indépendantistes qui ont formé symboliquement le 11 septembre, pour le Jour de la Catalogne, une immense chaîne humaine de plusieurs centaines de milliers de personnes du nord au sud de cette importante région du nord-est de l’Espagne.

    Dans la foule, nombre de manifestants s’inquiétaient de la radicalisation et de l’indépendantisme, craignant une Catalogne indépendante qui sortirait de l’Union européenne.

    « Moi, je suis espagnole et catalane, les deux choses à la fois. Elles sont très présentes en moi. La seule chose que je demande aux responsables politiques c’est que ce ne soit pas eux qui nous divisent », a dit à l’AFP Maria Luisa Arrota, une retraitée de 67 ans.

    La Catalogne est en proie à une forte poussée indépendantiste depuis plus d’un an, exacerbée par la crise économique.

    Le président nationaliste de Catalogne Artur Mas est en conflit ouvert avec le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy depuis qu’il a rejeté en septembre 2012 un « pacte fiscal » octroyant plus d’autonomie financière à cette région qui compte pour environ un cinquième de la richesse du pays mais qui est lourdement endettée.

    Depuis, Artur Mas, au départ modéré, a durci le ton, poussé par la gauche indépendantiste devenue deuxième force du parlement régional après les élections de novembre, et s’est engagé à organiser un référendum d’autodétermination en 2014. Madrid y est farouchement opposé.

    En marge de ce grand rassemblement, quelques centaines de manifestants d’extrême droite ont défilé, sous haute surveillance policière, dans le centre de Barcelone. Ils se sont rassemblés à l’appel de l’organisation « L’Espagne en marche » qui regroupe des petits partis de La Phalange, l’Alliance nationale ou encore le mouvement catholique espagnol. De nombreux policiers avaient été déployés pour éviter tout incident avec une contre-manifestation de groupes anti-fascistes qui ont défilé sans incident.

    AFP via Libération

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Espagne-160-000-anti

  • La Manif pour tous en Italie

    De notre correspondante à Rome :

     

    DSC_0009"Tandis que le Sénat italien s'apprête à examiner le projet de loi Scalfarotto-Leone instituant un délit d'homophobie, le peuple italien, échaudé par les lois française et britanique sur le « mariage » homosexuel, veut prendre les devants et contester en amont toute tentative de « bâillonnement des consciences ». Dans un pays où la liberté d'expression n'est pas un vain mot – presse quotidienne prolifique, maisons d'éditions encore, pour certaines, indépendantes- et où la police de l'arrière-pensée n'a pas encore édicté ses lois,  nombreux sont ceux qui dénoncent ce qui se cache derrière ce projet de loi .

    DSC_0016 Ainsi, Domenico Airoma, magistrat-expert auprès des intitutions européennes, dans un entretien au magazine Tempi, définit ce projet de loi comme « une mesure qui vient de loin », née d'une conception du droit »qui n'a rien de libéral, qui est l'expression d'un relativisme agressif, qui veut démolir et aller au-delà de toutes les limites, à commencer par le fait naturel ».

    Le député Eugenia Roccella, pour sa part, appelait dès l'été dernier les italiens à prendre modèle sur la Manif pour Tous françaisem. C'est chose faite : hier au Panthéon à Rome, à l'initiative de la Manif Pour Tous Italia s'est tenue une manifestation contre la loi anti-homophobie, contre le bâillonnement des consciences dont le malheureux Guido Barilla fut sans doute la première victime.

    DSC_0019 Environ 300 personnes dont beaucoup de jeunes, « armés » de bougies, de baillons symboliques et de T-Shirt LMPT aux couleurs de l'Italie ont voulu réaffirmer leur droit à la liberté d'expression. Après une tentative – assez symbolique, nous sommes en Italie !- d'observer  une minute de silence avec un baillon sur le visage, les jeunes organisateurs du mouvement ont procédé à une gigantesque distribution de pâtes...Barilla !"

    Lahire  http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

  • Kosovo : Quelques années après le Grand Remplacement

    Kosovo, août 2013 : un étrange mélange d’absurde, d’horreur, de charme et de merveilles.
    Au Kosovo, l’intervention « occidentale » contre la Serbie, effectué au nom de la protection humanitaire des Albanais musulmans, a débouché sur l’épuration ethnique des Serbes orthodoxes. Quatorze ans plus tard, voici le témoignage d’une correspondante italienne sur la situation réelle.
    Polémia.

    Kosovo, août 2013

    L’absurdité d’un « Etat » qui naît de bombardements de civils et d’intérêts étrangers plutôt que d’une histoire et d’une volonté nationales.

    Un « pays » où le choc des civilisations se manifeste en tout : aux noms serbes barrés sur les panneaux ; aux cimetières chrétiens en ruines parce qu’il est interdit aux Serbes de s’y rendre ; aux drapeaux albanais plantés sur les milliers de maisons en construction avant même que celles-ci ne soient finies…

    Le peuple serbe, celui-là même qui baptisa les fleuves, montagnes et villages du Kosovo ; qui y construisit ses splendides monuments ; qui mit en valeur le territoire, y est aujourd’hui enfermé dans des enclaves, prisons à ciel ouvert. Dangereux d’en sortir car chaque contact entre les deux communautés, serbe et albanaise, pourrait dégénérer en un conflit qui enflammerait à nouveau la poudrière balkanique. Et de toutes façons, il n’y a rien ici pour un Serbe hors de son enclave.

    Les Serbes des autres villes et villages de ce qui était encore avant 2008 une région de la Serbie, ne peuvent toujours pas retourner dans leur maison. Ils en furent sauvagement chassés durant les pogroms de 2004 où huit d’entre eux trouvèrent la mort et une grande part de leur patrimoine religieux et architectural fut détruite (1). L’absurde est que cette chasse au Serbe se produisit devant 20.000 soldats des forces militaires internationales, immobiles et incapables de freiner la furie albanaise.

    Avec le départ forcé d’environ 300.000 Serbes, la situation s’est beaucoup calmée. Pourtant, on tue encore au Kosovo. En avril 2013 un vieil homme serbe a été assassiné pour avoir revendiqué la propriété de sa maison. Oui, ici l’on meurt pour vouloir vivre sur la terre de ses ancêtres (2).

    Alors on reste dans son enclave. Cela signifie ne plus avoir de travail, être coupé du reste du monde, devoir prendre un des rares bus rigoureusement titrés « service humanitaire » pour se rendre chez le médecin… à plusieurs centaines de kilomètres : en général à Kosovska Mitrovica, cette absurde ville coupée en deux par un pont où les positions des snipers (albanais au sud, serbes au nord) sont encore aménagées et prêtes à l’emploi.

    Mitrovica, une ville de la République du Kosovo pour certains, une ville de la Serbie pour d’autres.

    La contradiction de cet Etat fantoche se profile dès que l’on y pénètre, en traversant la douane kosovare d’une part (où sont toujours présents les militaires de la mission européenne Eulex) et, quelques mètres plus loin, une simple ligne administrative de la Serbie qui ne reconnaît pas l’existence de la République du Kosovo et jure qu’elle ne lâchera jamais ses citoyens restés dans le berceau de leur nation.

    Une promesse cependant peu visible dans ces enclaves : pourquoi si peu est-il fait ? Pourquoi est-ce la solidarité internationale, et souvent de petites associations de bénévoles, qui sont là pour fournir le matériel nécessaire à ce qui reste de quelque hôpital quand il y en a un ? Pourquoi sont-ce ces associations (Amici di Decani, Belove Revolution, Solidarité Kosovo) qui, avec les monastères, parviennent à porter un repas quotidien aux Serbes des enclaves les plus isolées ?

    Parce que la réalité des enclaves serbes c’est l’abandon : politique, médiatique, humain.

    En Kosovo et Métochie (3) ce ne sont pas seulement ces situations qui rappellent l’horreur de la guerre et des pogroms, c’est la suie partout visible dans les anciens quartiers serbes ; les traces de bombardements ; les établissements productifs détruits ou abandonnés ; les gravats des monastères démolis ; la présence des soldats internationaux devant chaque site chrétien…

    Et si cette horreur ne saute pas encore aux yeux, les plaques érigées en honneur des  terroristes de l’Uçk s’en chargeront : tous les deux cents mètres un monument, décoré du récurrent drapeau rouge avec l’aigle noir à deux têtes. Car dans la tradition des Albanais, chaque place où a coulé le sang albanais devient terre albanaise. Une autre façon – outre la volonté de se faire identifier comme les seuls « kosovars » (4)  – de légitimer leurs revendications sur ce territoire.

    L’horreur, ce sont aussi les plaques des dizaines ou des centaines de Serbes victimes d’un des plus féroces trafics d’organes de l’histoire (5) ; et aussi les jeunes filles qui vendent leur corps et leur dignité pour quelques euros.

    Ce sont les conditions d’existence d’un peuple européen qui nous ressemble tant, mais qu’une situation politique empêche de vivre comme nous, la dépression qui touche les plus âgés, ceux qui ont connu une vie « normale » avant la guerre et l’indépendance.

    Voici donc le résultat de siècles de déplacements artificiels de populations et de stratégies géopolitiques étrangères.

    Le charme d’un peuple qui a maintenu son identité

    Le Kosovo c’est aussi le charme d’un peuple qui, malgré l’horreur et l’absurdité de sa situation, a maintenu vivante son identité à travers les siècles, pendant lesquels diverses forces et empires ont tenté de faire oublier son histoire et sa culture. Ottomans, Austro-Hongrois, Yougoslaves de Tito, Albanais et Américains. Non, il n’est pas si facile d’effacer l’existence des Serbes en Kosovo et Métochie !

    Une identité forte, faite de fierté et d’obstination, d’extrême hospitalité et dignité. Un des traits de caractère serbes les plus séduisants est leur haut sens de la famille, unie, harmonieuse et nombreuse. La revoilà l’obstination serbe : il vit dans un enclos dévasté mais ne connaît pas le fils unique et continue à faire des enfants !

    Impossible donc de ne pas tomber sous le charme des personnes rencontrées le long du chemin : celles qui ont décidé de rester sur leur terre quoi qu’il en coûte, maintenant, et transmettant la civilisation serbe au Kosovo ; celles qui consacrent leur vie à aider cette minorité ostracisée, à améliorer le monde dans ce petit coin du  continent. Une présence qui procure joie et espérance aux autochtones et qui se concrétise dans la construction de maisons pour les plus démunis, la création d’écoles, de cantines populaires, de fermes sociales, l’approvisionnement hospitalier et pharmaceutique… Une fraternité européenne touchante et… nécessaire, car tout manque ici. Du lait à la liberté.

    Et s’il y en a pour ne pas vouloir partir, c’est aussi parce que le Kosovo est le cœur historique de la Serbie, siège de l’Eglise et du patriarcat serbe orthodoxe (6). C’est en entrant dans un de ses nombreux monastères que l’on en comprend la portée : l‘émerveillement l’emporte. Le patrimoine religieux et architectural est d’une incroyable richesse : depuis les somptueuses icônes qui recouvrent chaque centimètre des intérieurs des monastères jusqu’aux reliques mystérieusement intactes du saint roi de Serbie Stefan, aux premières traces d’alphabet cyrillique reporté sur une antique croix de bois, au grandissime – par taille et importance – chandelier fait de la fonte des armes des héros tombés à la bataille de Kosovo Polje (7). Oui, c’est ici que tout cela se trouve, ici, c’est la terre sacrée des Serbes. Avec la beauté en plus.

    Ces monastères sont bien plus que des lieux de culte ou des galeries d’art. Ils font partie intégrante de la société serbe. Ils sont le refuge instinctif de la population en cas de danger, le lieu de travail de nombreux habitants des enclaves, l’autorité et la représentation pour un peuple séparé de ses institutions. Les prêtres et les moines sont en étroit contact avec la population et font preuve d’une chaleur humaine et d’un sens du réel qui souvent font défaut ailleurs. Leur fonction sociale est évidente : guides spirituels, bien sûr, mais garants d’une identité surtout.

    Pour combien de temps encore cette identité, cette culture, ces personnes résisteront-ils ?

     Audrey D’Aguanno, 8/10/2013

     Notes :

    1. Cent cinquante églises ou monastères y ont été détruits depuis la guerre de l’OTAN de 1999. Pendant la même période, quatre cents mosquées ont été bâties, grâce aux générosités d’autres pays comme la Turquie ou l’Arabie Saoudite.
    2. Après les pogroms les Albanais se sont installés dans les maisons des Serbes, qu’ils continuent d’occuper abusivement. Les archives ayant été brûlées et avec elles les cadastres, impossible pour les Serbes de prouver la propriété de leur demeure, qu’ils devraient de toute façon enregistrer auprès de l’administration ou de la police kosovare… entièrement composées de Kosovars d’ethnie albanaise.
    3. Le nom complet de la région, Kosovo et Métochie, est d’origine serbe. Le second terme faisant allusion à « la terre des monastères » il fut abandonné car témoignant de son passé serbe et chrétien. Ces mots n’ont, en revanche, aucune signification en langue albanaise.
    4. Le terme de kosovar semble désormais désigner les habitants ethniquement albanais du Kosovo, au grand dam des Serbes.
    5. La plupart des enquêtes sur le trafic d’organes (source de financement de l’Uçk) ont été ensablées par l’ONU. L’actuel premier ministre et ex-commandant de l’Uçk, Hashim Thaci, ainsi que plusieurs autres hauts fonctionnaires du Kosovo sont toujours mis en examen pour leur implication dans ce trafic.
    6. La région compte la plus grande concentration de sites sacrés chrétiens des Balkans.
    7. La bataille de Kosovo Polje a opposé, en 1389, 12.000 guerriers serbes à 50.000 soldats de l’armée ottomane. La défaite des Serbes signa le début de la conquête turque des Balkans.

    http://www.polemia.com/kosovo-quelques-annees-apres-le-grand-remplacement/

  • Immigrants à risques (arc 1998)

    Mesures de contrôle sanitaire et politique d'immigration inexistantes, le gouvernement prend volontairement le risque d'importer de nouvelles maladies contagieuses à l'intérieur de nos frontières .
    Actuellement, deux épidémies se propagent en Afrique. Tout d'abord le choléra en Afrique orientale. Parti de Tanzanie en 1994, il a gagné ensuite la Somalie, le Kenya, le Mozambique, puis Djibouti et l'Ouganda début 1998.
    L'autre, beaucoup plus inquiétante, s'est déclenchée en Afrique de l'Ouest, en particulier au Ghana, au Bénin et en Côte-d'Ivoire (au moins quatre mille cas dans ce dernier pays). Qualifiée de « maladie émergente » par l'OMS qui vient de débloquer 500 000 dollars pour y faire face, elle a reçu le nom provisoire d'« ulcère de Buruli ». Elle se caractérise par une dégénérescence des tissus de la face et des membres supérieurs causée par une microbactérie atypique. Cette maladie ne peut être guérie par aucun traitement.
    Il convient d'ajouter à cela les endémies connues : le sida, quatorze millions en Afrique sub-saharienne, le paludisme : trois cents millions de cas dont deux millions de décès et une forme de tuberculose résistant aux antibiotiques connus.
    Ni la France ni aucun pays européen n'a pris de mesures de contrôle sanitaire aux frontières et pour mettre au point sa politique d'immigration, le ministre Chevènement s'entoure de conseillers de haut vol tel que Samir Nair qui a inventé la prime à la délinquance « l'IQF » ou Invitation à quitter la France qui se traduit par une prime de 1 500 à 2 000 F pour tout clandestin acceptant de quitter le territoire. Il a confié au pasteur franco-malien Mobido Diagourago, membre du secrétariat international du mouvement des citoyens, d'établir pour le 30 juin un rapport sur cette action.
    Si, pour l'instant, les épidémies (sida excepté) n'ont pas visiblement atteint l'Algérie, il faut cependant faire preuve d'une extrême vigilance. Le contentieux franco-algérien tourne autour du nombre de visas accordés. L'Algérie veut reprendre la politique de Boumedienne à savoir, expédier en France en aller sans retour chômeurs, et coûteux malades, connus de préférence pour leur opposition au régime et exige une augmentation massive du nombre de visas. Ces exigences sont, bien sûr, appuyées par le PS, en particulier Jack Lang, les Verts, le Quai d'Orsay et les lobbyistes professionnels tel que le préfet Bonnet, ancien directeur de la DST et le commissaire Pélégrini ; ancien de la cellule Prouteau.
    Et, au-delà de l'Algérie, il y a tout le Maghreb. Les ministres de l'Intérieur d'Algérie, de Tunisie, Maroc, France, Espagne, Portugal, Italie se sont réunis les 18 et 19 mai. Chevènement a été clair : les visas pour regroupement familial sont prioritaires et tout refus de visa doit être motivé (!) On peut être certain que les agents consulaires préféreront accorder des visas plutôt que de passer des heures à rédiger des motifs de refus.
    Pour ce mois de juin et pour la Coupe du monde 130 000 supporters sont déjà annoncés, rien que pour la Tunisie et tous ont obtenu leur visas. Y en a-t-il qui rentreront vraiment chez eux ?
    A noter aussi que l'Italie est une véritable «passoire» et que le trafic de visas est, moyennant finances, florissant. C'est ainsi que le juge romain Giuseppe Rosseli, constatant l'apparition de plus de quatre cents prostituées nigériennes la plupart contaminées, en Italie du nord, a lancé une enquête dans les ambassades d'Italie à Alger, Bangkok, Lagos, Tunis et au Caire.
    Jacques DORE National Hebdo du 4 au 12 juin 1998

  • Un projet de Résolution du Parlement européen promeut l’avortement et s’attaque à l’objection de conscience

    Une proposition de résolution « sur la santé et les droits sexuels et génésiques » (SDSG) sera débattue et votée le 22 octobre prochain au Parlement européen.

    Cette résolution, introduite par la députée portugaise socialiste Edite Estrela a été adoptée par la Commission « Droits de la femme et égalité des genres » le 18 septembre dernier.

    Le texte aurait été rédigé par Vicky Claeys, la Présidente de la section européenne de la Fédération Internationale du Planning familial (IPPF EN). Elle a revendiqué publiquement en avoir fait le « drafting » le 19 juin 2013, lors de la présentation au Parlement européen d’un rapport de l’IPPF sur l’accès des femmes aux nouvelles méthodes de contraception.

    Cette résolution promeut l’avortement comme un droit fondamental, s’attaque au droit à l’objection de conscience et aux droits des parents, et demande à l’Union européenne de financer l’avortement dans sa politique extérieure d’aide au développement. Ce texte veut plus d’avortements et moins de droits pour les objecteurs et les parents ; il ne recommande rien pour prévenir l’avortement ni pour soutenir les femmes enceintes.

    Ce projet de résolution s’oppose frontalement à l’Initiative Citoyenne Européenne Un de Nous soutenue déjà par plus de 1.200.000 personnes en Europe qui demandent précisément l’arrêt du financement par l’Union européenne de l’avortement et des pratiques industrielles et scientifiques impliquant la destruction d’embryons humains. [...]

    La suite sur France Catholique

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Un-projet-de-Resolution-du

  • Nouvelle rénovation d’école : Solidarité Kosovo amorce le projet sur le terrain

    Nouvelle rénovation d’école : Solidarité Kosovo amorce le projet sur le terrain

    GRACANICA (NOVOpress) – Fidèle à son engagement humanitaire au Kosovo scellé au mois de mai dernier avec l’Église serbe, l’équipe de l’association française Solidarité-Kosovo est à nouveau à Gračanica pour mettre en œuvre un projet de rénovation d’école.

    C’est le second chantier humanitaire du genre que pilote cette association puisque l’année dernière elle était à l’initiative de la réfection complète de l’école du village de Straža alors lourdement fragilisée suite aux intempéries qui avaient touchées la région.

    Cette année, l’Église a opéré une présélection portant sur quatre établissements scolaires dont les visites figurent au programme du jour. En guise de préambule, le Père Serdjan, succédant au diacre Bojan dans ses fonctions, présente aux bénévoles français réunis au sein du bureau humanitaire le déroulé des visites. «Dans chacune des écoles présélectionnées, les besoins sont différents. Toutefois, elles possèdent un dénominateur commun : depuis 1999, leurs effectifs d’élèves scolarisés sont en constante progression. Cela indique qu’il existe aux alentours de ces quatre écoles des bassins de vie chrétiens en développement.»

    Ce constat ne manque pas d’être souligné lors de la première visite d’écoles : « cette année, dans notre école sont scolarisés plus de 100 enfants serbes… un record depuis la fin de la guerre ! », annonce le Directeur de l’Établissement scolaire de Babin Most, le visage plein d’espoir. Mais rapidement l’inquiétude assombrit son discours. Systématiquement durant l’hiver, l’école et ses instituteurs font face à de volontaires coupures de courant. Les écoliers se retrouvent plongés dans le noir. La classe est contrainte de s’interrompre parfois durant des heures.

    Nouvelle rénovation d’école : Solidarité Kosovo amorce le projet sur le terrain

    Dans l’école de Babin Most

    La deuxième visite d’écoles s’est déroulée dans le village de Laplje Selo. Cet établissement scolaire, comptant parmi les plus importants du Kosovo-Métochie, est l’un des rares à disposer d’une salle équipée d’ordinateurs. Cela permet aux enfants des villages alentours de se familiariser pour la première fois à l’informatique. Malheureusement, les moyens sont faibles et la toiture du local informatique est complètement dégradée (photo en Une). Chaque averse provoque une fuite d’eau comme en attestent les auréoles causées par l’humidité sur le plafond et dans les coins de la salle où sont dispensés les cours d’informatique aux 300 élèves de l’école. Le directeur pédagogique de l’Établissement s’alarme : « Des travaux de réparation sont aussi urgents que nécessaires car la toiture continuera à se dégrader et je n’ose pas imaginer les conséquences dramatiques que cela provoquera sur ce précieux matériel».

    Nouvelle rénovation d’école : Solidarité Kosovo amorce le projet sur le terrain

    Sur la robe de cloche de l’école reposant au sol est inscrite sa date d’inauguration: 1936 !

    C’est dans l’école de Suvido que s’est poursuivie la visite. Une école de 76 ans d’âge ! « Notre école constitue l’unique patrimoine de notre village. La seule trace qu’il nous reste de la vie de nos aïeux sur ces terres. Une trace vivante quoique très usée par le temps et les évènements… Ces bâtiments scolaires ont subi de nombreux actes de vandalisme pendant mais aussi après la guerre. Lors de ces incidents le clocher de l’école a été fendu » explique le Directeur en pointant du doigt une cloche massive reposant à même le sol, au pied du perron de l’école. Sur la robe de la cloche est gravée la date de 1936 renseignant sur l’année de l’inauguration de l’école à laquelle la cloche avait été adossée. Dans les salles de classe, les bénévoles français constatent l’état de délabrement avancé du bâtiment. L’institutrice indique à son tour que le chauffage ne marche plus.

    Pour rejoindre la dernière école prévue dans le programme de visites, le Père Serdjan conduit les bénévoles français jusqu’à Obilić. Ce village est tristement connu pour avoir été la cible sanglante des pogroms antichrétiens en 2004. En une seule nuit, le village avait dénombré autant de réfugiés qu’il comptait d’habitants. Aujourd’hui, plus une seule âme chrétienne n’y vit. Il faut atteindre l’extrême nord du village pour rejoindre les deux enclaves chrétiennes qui bordent le chemin, comme accrochées au village par son bord. A quelques mètres d’elles, les bénévoles découvrent un petit lot de bâtiments disséminés sur une butte. Des bâtiments qui paraissent à première vue abandonnés. Pourtant, le Père Serdjan gare la voiture. «Nous voici arrivés à l’école d’Obilić ».

    Nouvelle rénovation d’école : Solidarité Kosovo amorce le projet sur le terrain

    Dans une classe d’école du village d’Obilic

    Sur les marches cassées de l’École, le Directeur accueille la délégation. Il officie dans l’école depuis 1976. Témoin de l’histoire de son village, il reste farouchement attaché à son école. Et il semble être le seul : «Beaucoup sont venus visiter notre école. Tous nous ont promis de nous aider. Personne n’est jamais revenu », annonce-t-il aux bénévoles français. Sans trop d’espoir quant aux suites de ce qu’il considère comme une énième visite, il emmène le groupe à la rencontre de ces tristes bâtiments. 40 petites âmes s’instruisent dans cette école où le temps semble s’être arrêté. Les portes de classe sont entaillées. A l’intérieur, les plafonds et les murs sont éventrés, les vitres sont brisées. Les chaises des écoliers n’ont pas de dossiers. Le chauffage est en berne. Dehors, les toilettes sèches sont insalubres. Les jeux pour enfants sont cassés. La visite s’accompagne de peu de mots. Le constat saisissant, criant, suffit à les compléter. Comme si le cruel destin rattrapait les enfants serbes jusque sur leurs bancs d’école où ils étudient entourés de murs qui portent les stigmates de leurs propres existences. Isolés et abandonnés.

    De retour au Bureau humanitaire, l’équipe de Solidarité Kosovo a pu dresser le bilan des visites des écoles de Babin Most, Laplje Selo, Suvido et Obilić. Inutile de se masquer les réalités : chacune mérite de gros travaux. Ne pouvant ignorer la triste réalité, Solidarité Kosovo formule donc le vœu de pouvoir rénover ces quatre écoles. Pour chacune d’entre elles, les travaux à engager ont été identifiés et transmis pour devis aux artisans serbes de la région. Les besoins sont grands, les coûts élevés.

    Pour aider l’association Solidarité Kosovo à réaliser cette action, c’est ici. Solidarité Kosovo étant une association loi 1901 reconnue d’utilité publique vous pourrez déduire de vos impôts 66% du montant de votre don.

    Crédit photos : Solidarité Kosovo.

    http://fr.novopress.info/142068/nouvelle-renovation-decole-solidarite-kosovo-amorce-le-projet-sur-le-terrain/#more-142068

  • Face aux déferlantes migratoires, Bruxelles patauge

    BRUXELLES (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Tandis que l’opinion publique européenne s’émeut du drame des migrants africains noyés il y a une semaine en Méditerranée, Bruxelles cherche toujours une réponse à apporter au problème migratoire.

    Hier, la Commission se réunissait afin de réfléchir à une vaste opération de sécurité et de sauvetage sur l’ensemble du littoral septentrional de la Méditerranée. En première ligne, l’Italie et Malte réclament de l’aide à leurs partenaires européens. La règle en vigueur veut que les clandestins demeurent à la seule charge du pays de débarquement. Berlin n’entend pas toucher à cette règle, au grand dam de Rome et La Valette.

    Les pays du Nord de l’Europe ont pourtant tout à craindre du débarquement massif d’immigrés illégaux chez nos voisins transalpins puisque l’Europe septentrionale a absorbé l’an dernier plus de 70 % des demandeurs d’asile dans l’Union. Bruxelles, nouvelle tour de Babel ?

    http://fr.novopress.info/142053/face-aux-deferlantes-migratoires-bruxelles-patauge/