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Europe et Union européenne - Page 1140

  • Violation des libertés publiques : L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe rappelle à l’ordre la Turquie, la France et la Suède

    Lors de la procédure dite de débat d’urgence, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté ce 27 juin 2013 par 106 voix contre 15 et 14 abstentions une Résolution intitulée « Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias, et la liberté d’expression » (doc. 13258).

    Cette résolution dont l’objet initial était de dénoncer la répression des manifestations en Turquie a été étendue à la situation française et aux évènements ayant eu lieu à Stockholm. Par cette Résolution, « L’Assemblée déplore les récents cas de recours excessif à la force pour disperser les manifestants et réitère son appel aux autorités de veiller à ce que l’action de la police, si elle est nécessaire, reste proportionnée » ; elle demande en outre à ces Etats de respecter les droits et libertés.

    L’introduction dans cette résolution de la situation française fait suite à l’audience publique organisée le 26 juin 2013 à l’APCE à l’initiative du Parti Populaire Européen et du European Centre for Law and Justice, en présence notamment de Luca Volontè, député, de Ludovine de la Rochère, Présidente de la Manif pour Tous, de Béatrice Bourges, du Printemps française et de Madeleine et Jean-Baptiste, des Veilleurs. Durant cette audience fut présenté notamment un rapport présentant des témoignages de victimes de répressions policières.

    Addendum 15h : Le texte final de la résolution est publié. Le texte final est disponible sur le site de l’APCE.

    Lire ici le texte du projet initial de Résolution

    Le Salon Beige

  • UE : élus pour toucher leurs indemnités journalières

    Lu ici :

    "Tom Staal, l’animateur hollandais de GeenStijl TV, s’est rendu aux parlements européens de Strasbourg et de Bruxelles en compagnie du député européen Daniël van der Stoep, également hollandais. Dans cette vidéo, l’animateur dénonce les gaspillages que leur simple visite a permis de mettre en évidence. Par exemple, les expositions d’œuvres artistiques qui coûtent 20.000 euros par exposition, au cours desquelles le champagne est servi à volonté aux officiels visiteurs (aux environ de 3 :00). « Je passais par là », explique l’un d’eux pour motiver sa venue. Comme presque tous ceux qui sont interrogés, il manifeste de la difficulté à mémoriser le nom de l’artiste dont les œuvres sont exposées.

    Mais il y a pire : le cameraman surprend les évolutions étranges du député européen Miroslav Ransdorf, du Parti Communiste de Bohème et de Moravie, à, l’intérieur du bâtiment (aux environs de 5 :00). Arrivé à 18h00, il en ressort seulement 5 minutes plus tard. Lorsque l’animateur lui demande pourquoi il ne ressort que 5 minutes plus tard, le député explique qu’il habite à proximité. Et lorsque le journaliste insinue qu’il a pénétré dans le bâtiment uniquement pour pouvoir prétendre à son indemnité journalière de subsistance de 306 euro par jour de présence, le député s’emporte, il a des gestes brutaux vers le micro de l’animateur, et refuse de répondre. L’animateur recueille encore plus d’animosité du député italien Raffaele Baldassarre du parti Il Popolo della Liberta, arrivé à 18H30. Feignant initialement de ne pas comprendre les questions de l’animateur, il finit par s’en prendre physiquement à ce dernier."

    Michel Janva  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Chronique du terrorisme islamique : les autorités allemandes déjouent un attentat

    BERLIN (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – Outre Rhin, la lutte contre les filières islamistes se poursuit avec vigueur. La police allemande a procédé à la fouille de neuf locaux. Une enquête pour complot terroriste et blanchiment d’argent est ouverte.

    Aucune arrestation n’a encore été faite : les deux principaux suspects, des Tunisiens, sont activement recherchés.

    Ils auraient bénéficié de la complicité de cinq personnes, toutes d’origine maghrébine. Parmi eux se trouvent plusieurs étudiants de Stuttgart spécialisés en aéronautique. L’idée est plus originale qu’il n’y paraît à première vue. Loin de vouloir rééditer le 11 septembre, ces islamistes souhaitaient commettre leur attentat grâce à de petits avions télécommandés.

    Une autre personne était chargée de blanchir de l’argent afin de financer le jihad islamique international.

    http://fr.novopress.info/

  • Conseil de l’Europe : la Russie soutient la Hongrie dans le cadre de la mise sous surveillance et dénonce la répression à l’endroit des opposants du «mariage» homosexuel

    Depuis plusieurs années, la Hongrie dirigée par Viktor Orbán fait l’objet de nombreuses critiques, tantôt pour sa politique économique (qui a notamment consisté à s’attaquer aux déficits en créant des taxes exceptionnelles pour les multinationales étrangères installées en Hongrie), tantôt pour ses réformes politiques, constitutionnelles et sociétales. Cette hostilité est plus ou moins déclarée selon les personnalités (cf. l’article publié lundi sur NDF.fr concernant Viviane Reding).

    En avril, le Conseil de l’Europe – organisme siégeant à Strasbourg et compétent dans le domaine des droits de l’homme, libertés fondamentales – a lancé une procédure de mise sous surveillance de la Hongrie. C’est durant la plénière de cette semaine (24-28 juin 2013) que le cas de la Hongrie va être étudié et qu’il y aura un vote.

    Cette mise sous surveillance est liée à certains points des réformes constitutionnelles mises en œuvre par Orbán depuis 2010. Il est vrai que depuis son retour au pouvoir, avec une majorité absolue des 2/3 pour son parti le Fidesz, Orbán a entrepris de nombreuses réformes de fond en Hongrie car il dispose d’une majorité des 2/3 (nécessaires pour la révision des dispositions constitutionnelles et des lois organiques) jamais vue auparavant et qu’il ne devrait pas retrouver après les élections de 2014 (bien qu’il devrait sans doute remporter de nouveau les élections). [...]

    La suite sur NdF

    http://www.actionfrancaise.net

  • Tout fout le camp!

    ouvriers-fn-bis.jpgPersonnage symbolisant de manière assez caricaturale  l’Europe mondialiste bruxelloise, José Manuel Barroso, piqué au vif que l’on puisse douter de l’intransigeance du combat qu’il mène contre  les  courants et les idées  patriotiques, a répliqué à Arnaud Montebourg. Celui-ci -voir notre article publié hier-  l’avait  accusé  d’être par ses propos et ses actions  « le carburant du Front  National ». Le président de la Commission européenne a donc affirmé que  «  Quand il s’agit de mondialisation, de réformes économiques, de l’Europe et ses institutions, certains souverainistes de gauche et d’extrême droite ont exactement le même discours. Il faudrait que certains responsables politiques français abandonnent l’ambiguïté vis-à-vis de l’Europe et la défendent davantage vis-à-vis du nationalisme, du populisme, voir du chauvinisme. »

     Une gauche coupable aussi aux yeux de la droite européiste   de ne pas savoir tenir son électorat traditionnel qui,  bravant  les oukases et les admonestations,  oserait  désormais voter Front National.Tout fout le camp!

     A dire vrai, le phénomène n’est pas nouveau et le FN  a su rallier à son panache blanc  depuis les années 80,  des électeurs venus aussi  de la gauche de l’échiquier politique et tout autant demandeurs de protections nationales que le peuple de droite. La trahison des catégories populaires par la gauche ne date pas de mai 2012… Certes, après l’impasse Sarkozy-Fillon,   les désillusions croissantes  devant les échecs du gouvernement Ayrault accélèrent le phénomène alors que sur les douze derniers mois,   François Hollande a vu sa cote de confiance   passer de 52 % à 26 %  selon le dernier sondage du JDD.

      Mais les résultats de la législative partielle  de Villeneuve-sur-Lot apporte de l’eau au moulin à  ceux qui rejettent catégoriquement toute idée d’alliance, même à la base, conjoncturelle  et dans une configuration de plateforme municipale, de la « droite »  avec le Mouvement national. Parmi ceux là,  le politologue spécialiste du FN et professeur à Sciences-po Dominique Reynié. M. Reynié  est  à la tête du  club de réflexion progressiste et européen Fondapol, très  proche de l’UMP, qui prône de longue date   la régularisation des clandestins, la poursuite de l’immigration,  l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, la légalisation de la GPA y compris pour les couples  homosexuels…

     Autant dire que s’il n’ignore pas les sondages récurrents indiquant qu’une  nette majorité des sympathisants du FN et de l’UMP est  favorable à des alliances  électorales entre les deux formations, Dominique Reynié affirmait hier dans un entretien accordé au Parisien que la montée du FN sonne « la fin de cette tentation » des alliances.

    « Ceux qui voulaient l’alliance avec le FN ne le savent peut-être pas encore mais ils sont en train de perdre. Les électeurs qui grossissent les rangs du FN viennent de la gauche. L’UMP s’adressera difficilement à ceux-là ». « Depuis juin 2012, poursuit-il, (le FN)  il fait jeu égal avec le PS à 18-19% lors des premiers tours des cinq dernières partielles en métropole, alors que l’UMP progresse. Le FN vampirise, siphonne les voix du PS et il en sera ainsi jusqu’en 2017». Bref il s’agit pour M. Reynié, ici porte-parole de l’Etat-major de l’UMP,  de légitimer  au travers de ce constat le  maintien du cordon sanitaire autour du FN.

    Si les Français ont ras-le-bol  de ces combinazione et accords tacites entre partis du Systéme pour les contraindre au silence,    les Français, de gauche ou pas,  ne se reconnaissent pas non plus  dans le cortège haineux  qui a défilé dans les rues de  Paris samedi en «hommage à Clément Méric», «  contre le fascisme », « le FN », « l’homophobie », à l’appel de la nébuleuse Antifa, du  NPA, du Parti de Gauche, d’Attac, SOS homophobie, de l’Unef, de la CGT….et du Syndicat de la Magistrature.

     Selon les images de la caméra de surveillance RATP, a-t-on d’ailleurs  appris aujourd’hui   sur RTL, Les images montrent  Méric le jour fatal de son décès,   « se précipiter vers Esteban Morillo, le meurtrier présumé, alors de dos, semble-t-il pour lui asséner un coup. (Esteban Morillo)  se retourne alors et le frappe avec son poing en plein visage ». Cette vidéo démontre  ainsi  que le  militant antifa  était donc l’agresseur,   n a pas été  lynché une fois par terre et  confirme qu’il s’agit bien d’une mort  accidentelle à la suite d’un coup donné.

     Cette  manif antifasciste  de ce samedi   s’est  soldée par une quinzaine d’interpellations suite aux saccages et aux dégradations opérés sur le mobilier urbain et des vitrines de commerce par les défenseurs de la démocratieBien sûr ils ont tous été relâchés (sauf un) , à l’instar des « jeunes » délinquants multirécidivistes qui   ont droit à la mansuétude toute  particulière de la justice (car issus de la diversité ?).

     Une chance que n’a pas eu le  Nicolas, étudiant brillant,  opposant pacifique au mariage pour tous,  appréhendé violemment par la police. Il a été   condamné de manière scandaleuse  le 19 juin par le Tribunal correctionnel de Paris à 4 mois de prison, dont deux fermes (!), avec mandat de dépôt, pour ne pas avoir accepté, comme cela se comprend,  de se livrer à des prélèvements ADN. Bruno Gollnisch dénonce cette condamnation aux relents   politiques, cette répression de la liberté d’expression  et apporte son soutien aux initiatives qui ont vu le jour pour demander la libération de Nicolas.

    Tous les  Français de bonne foi  constatent cette iniquité et apprécient  modérément l’humour à géométrie variable d’un Stéphane Guillon qui a commis le jour même ce tweet d’une grande finesse : « L’opposant au mariage pour tous incarcéré ce soir  à Fleury-Mérogis  va peut être changer d’avis demain matin après sa première douche… » Si M. Guillon laisse entendre que la population très plurielle des prisons françaises est abonnée à ce type de pratique, il semble considérer  ce viol qu’il appelle de ses vœux comme une punition bien méritée pour un opposant au mariage homosexuel.

     C’est ce  mépris de la caste bobo, les mensonges et la collusion du Systéme UMPS,  la haine de ses chiens de garde antifrontistes,  qui ne passent  franchement plus chez les Français.  De droite, de gauche ou d’ailleurs.

    http://www.gollnisch.com

  • Quand l’Allemagne n’a plus besoin de l’euro

    Le groupe Xerfi vient de lancer des synthèses économiques qui rappellent un peu les travaux de Patrick Artus pour Natixis. La première étude, « L’UE, plateforme de production de l’économie allemande », décrit une Allemagne qui n’a désormais plus besoin de la monnaie unique.

    Le grand basculement commercial

    C’est une étude passionnante qui peut se résumer à quelques chiffres. En 2007, l’Allemagne ne réalisait que 35% de son excédent commercial hors de l’UE, 36% dans la zone euro et 29% dans le reste de l’UE. Sur les douze derniers mois, 74% de son excédent commercial est réalisé hors de l’UE, contre 5% dans la zone euro et 21% dans le reste de l’UE. Le solde intra-UE s’est réduit de 77 milliards d’euros, et a progressé de 70 milliards d’euros hors de la zone euro. Il faut noter que la zone euro ne représente plus que 37% des débouchés pour l’Allemagne (contre 47% pour la France).

    Ce grand basculement n’est pas neutre pour la monnaie unique. En effet, quand l’Allemagne réalisait l’essentiel de son commerce et de ses excédents en Europe, Berlin pouvait avoir des réticences à quitter la monnaie unique et accepter la dévaluation consécutive des autres pays (même si elle l’avait supporté dans les années 1990). Mais aujourd’hui, 95% de l’excédent commercial allemand est réalisé en dehors de la zone euro, donc une fin de la monnaie unique, si elle aurait sans doute des répercussions commerciales sur l’Allemagne, n’aurait pas des conséquences insurmontables pour le pays. [...]

    La suite ici

    http://www.actionfrancaise.net

  • Zone euro : accord pour la recapitalisation des banques

    Zone euro : accord pour la recapitalisation des banques

    Ci-dessus : contributions des états au MES (en pourcentage).

    LUXEMBOURG (NOVOPress via Bulletin de réinformation) – Au terme d’une réunion avant-hier soir à Luxembourg, les 17 ministres de l’euroland se sont mis d’accord sur la manière dont le Mécanisme européen de stabilité (le MES) va fonctionner pour la recapitalisation des banques, directe ou rétroactive.

    Le MES est un gigantesque mécanisme supra-étatique doté d’une force de frappe de 700 milliards d’euros.

    Dès le printemps 2012, l’Espagne avait ainsi bénéficié d’un prêt de plus de 40 milliards d’euros d’aide à ses banques.
    La contribution de la France, votée en février 2012 par la majorité UMP de l’époque, est de 143 milliards d’euros, alors même que l’actuelle majorité socialiste, également aux ordres de Bruxelles, entreprend des coupes claires dans tous les budgets sociaux de la nation.

    Crédit image : Wikipédia. http://fr.novopress.info

  • Krach obligataire : la Fed n’est pas seule en cause

    Les écarts de taux obligataires, les “spreads“, entre les pays périphériques de la zone euro et l’Allemagne se creusent. Certes, les tensions autour de la Fed jouent un rôle, mais les inquiétudes ont d’autres excellentes raisons de poindre à l’horizon.

    Et si la crise de la dette souveraine revenait en Europe ? En dépit des incantations de François Hollande qui, voici deux semaines, avait décrété que la crise de la zone euro était terminée, en dépit également de la satisfaction de Mario Draghi qui, lors de sa dernière conférence de presse, a insisté sur l’effet apaisant de l’annonce de son programme OMT, les spreads sont de nouveau à la hausse.

    Hausse des taux et des spreads

     

    Ce jeudi, vers midi, l’écart entre le taux à 10 ans allemand, le Bund, et le taux à 10 ans grec bondissait de près de 30 points de base (0,3 point de pourcentage). Le 10 ans espagnol s’écartait de 16,8 points de base du Bund, l’équivalent italien de 11,7 points de base et l’équivalent portugais de 13,4 points de base. Et le mouvement n’est pas isolé : sur un mois, le spread grec s’est élargi de 2 points de pourcentage… Parallèlement, l’adjudication d’obligations à 10 ans espagnoles a donné lieu à une hausse du taux demandé par le marché par rapport à la dernière offre du 6 juin dernier : 4,77 % contre 4,517 %.

    L’effet Fed

    Evidemment, ce coup de chaud sur les taux des pays périphériques de la zone euro s’explique en grande partie par « l’effet Fed » qui conduit les investisseurs à se débarrasser plus ou moins massivement de toutes leurs obligations dans la crainte d’un « krach obligataire. » Le Bund lui-même a décroché. Mais il n’en reste pas moins que les marchés ne se délestent pas à la même vitesse de toutes leurs obligations. L’évolution des spreads montre très clairement qu’ils vendent d’abord la dette périphérique. Preuve que le regain de confiance de fin avril-début mai était bien précaire : il y a encore des doutes sur la dette des pays du sud.

    Doutes sur Chypre, inquiétudes sur la Slovénie

    Il est vrai que ces doutes ne sont pas entièrement infondés. Chypre est dans une situation quasi inextricable et une nouvelle aide, quoique encore refusée par les pays de la zone euro, semble inévitable. La Slovénie, dont la situation réelle est toujours sujette à interrogations, a revu ce jeudi sa prévision de croissance en forte baisse : le PIB devrait reculer de 2,4 % cette année (contre 1,8 % prévu) et encore de 0,2 % l’an prochain (alors que, jusqu’ici, on tablait sur un retour de la croissance en 2014. Ceci va encore peser sur les mauvaises créances qui encombrent déjà les bilans des banques slovènes et compliquer la tâche de Ljubljana pour restructurer son secteur financier.

    La dette portugaise est-elle tenable ?

    Ce jeudi matin, le Financial Times s’interroge, compte tenu de la hausse des taux, sur le retour sur les marchés de l’Irlande, mais surtout du Portugal. La vraie question demeure de savoir si la dette de Lisbonne, prévue à 130 % à la fin de l’année, est tenable. En fait, la question de la restructuration de la dette portugaise est une option, mais une option qui effraie encore. Selon le FT, l’UE pourrait ouvrir des lignes de crédit « de précaution » pour le Portugal et l’Irlande auprès du MES avant de leur ouvrir, éventuellement, le programme OMT de la BCE. De telles perspectives ne contribuent pas à soutenir les cours.

    L’Espagne

    L’Espagne reste également une raison d’inquiétude. Le FMI, mercredi, s’est ouvertement inquiété du taux de chômage élevé et a exhorté le gouvernement de Madrid à engager des réformes plus amples du marché du travail. Par ailleurs, le risque bancaire demeure important au-delà des Pyrénées. Les propos, la semaine dernière, du ministre des Affaires étrangères espagnol qui a demandé des moyens « illimités » au MES a jeté un doute sur l’ampleur des besoins de recapitalisation des banques du pays. Enfin, malgré des améliorations, la conjoncture et le budget espagnol demeurent des sources d’inquiétudes.

    Risque politique en Grèce

    Il y a aussi la Grèce. La coalition au pouvoir a été très fragilisée par l’affaire de la fermeture précipitée de la radio télévision RTE. Or, si la coalition d’Antonis Samaras venait à tomber, de nouvelles élections mettraient encore en jeu la participation du pays à la zone euro et son désendettement. Actuellement, Syriza, la coalition de gauche, est toujours en dessous, mais très proche dans les sondages de la Nouvelle Démocratie et les néo-nazis dépassent les 10 % des intentions de vote. Surtout, Pasok et Dimar, les deux alliés de gauche d’Antonis Samaras sont en chute libre. Pour stopper cette chute, ils pourraient vouloir obtenir plus de concessions du gouvernement. Mais ce dernier est en difficulté, car il sait que même dans le meilleur des scénarios, il devra en passer par une restructuration.

    Un trou de 2 milliards d’euros dès cette année dans les comptes grecs ?

    Or, cette dernière pourrait arriver plus tôt que prévu : comme l’indique le quotidien grec Kathimerini, la BCE hésiterait à renouveler les créances grecques qu’elle détient après rachat sur le marché secondaire. Des banquiers centraux mettraient en garde contre le fait qu’un tel renouvellement de la part de la BCE enfreindrait l’interdiction de financer directement les Etats. Du coup, la Grèce pourrait avoir besoin de 1,5 à 2 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année. Et l’on sait que le FMI doit disposer d’une visibilité de 12 mois pour continuer à participer au programme. Autrement dit, la Grèce pourrait devoir revenir au guichet européen rapidement. Dans ce cas, une troisième restructuration de la dette semble inévitable.

    L’énigme OMT

    Le programme OMT de la BCE qui prévoit le rachat illimité de dettes souveraines de la zone euro sur le marché secondaire reste un mystère. Mario Draghi ne cesse d’affirmer qu’il est prêt. Mais la publication du cadre légal se fait toujours attendre. Tout se passe comme si la BCE voulait surtout agiter la menace sans passer à l’acte. Récemment, Mario Draghi a prévenu : il ne rachètera pas de dette pour sauver un Etat. Un an après avoir été dégainée, cette arme pourrait bien commencer à s’émousser. Or, l’OMT n’a été efficace que parce qu’il a fait peur. S’il est testé, il risque de devenir pour la BCE ce qu’est le QE pour la Fed…

    Ce faisceau d’indications et de craintes n’est pas de bon augure pour l’automne. Si Ben Bernanke perd son pari et que les marchés commencent à paniquer et à vendre en masse, la crise de la dette européenne pourrait bien connaître un nouvel épisode. D’autant qu’une épée de Damoclès de la décision, attendue en septembre, du Tribunal constitutionnel de Karlsruhe, continue à peser.

    La Tribune  http://fortune.fdesouche.com

  • L’UE a envoyé 1 milliard d’euros à l’Egypte mais personne ne sait où est passé cet argent

    Mahmud Hams 

    Sur les 7 dernières années, l’UE a donné 1 milliard d’euros à l’Egypte pour soutenir la démocratie et les droits de l’homme, mais les auditeurs de la Cour des Comptes européenne ne savent pas comment cet argent a été utilisé. «Ils n’ont pas du tout rempli les conditions, et néanmoins, l’argent leur a été tout de même remis », note Karel Pinxten, l’eurocrate de la cour qui s’est occupé de ce dossier.

    Les auditeurs ont conclu que le gouvernement de Mohammed Morsi affichait encore moins d’intérêt que celui de son prédécesseur, Hosni Moubarak, pour les programmes de l’UE censés développer les droits de la société civile, ceux des femmes et des minorités. « Il est assez clair que sous le régime de Moubarak, mais aussi maintenant sous celui de Morsi, du côté égyptien, il n’y avait pas une très grande volonté de collaborer avec la Commission. Et c’est encore en dessous de la vérité », affirme Pinxten. Le rapport note même « une aversion croissante envers la société civile et plus largement les droits de l’homme » depuis les soulèvements en Egypte en 2011. Les droits des femmes ont reculé, et ceux des minorités sont de plus en plus menacés, notamment pour les Chrétiens.

    Pire, la cour des comptes européenne est incapable de retracer ce qu’il est advenu de 60% des fonds versés à l’Egypte, et l’on s’inquiète qu’ils se soient vaporisés au travers de fraudes et de gaspillages.

    Pinxten réclame que l’on en réforme la politique d’attribution. « Cette inaction de l’UE tourne sa politique des Droits de l’Homme en plaisanterie », a estimé Guy Verhofstadt, qui préside le groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ALDE) au Parlement européen. Il demande que l’UE envisage de suspendre le versement de ces fonds.

    Source: express.be

    http://lesmoutonsenrages.fr/