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Europe et Union européenne - Page 1150

  • Jean Claude Werrebrouck sur Radio Ici et Maintenant

    Jean Claude Werrebrouck était l’invité de Lisandre sur la radio Ici et Maintenant afin d’évoquer son livre Banques Centrales : Independance Ou Soumission ? A l’occasion de cet entretien Jean-Claude Werrebrouck s’exprime sur la monnaie, la dette publique, les banques centrales, sur le pourquoi et comment la dette publique est volontairement maintenue et non pas combattue, sur pourquoi les banques centrales financent le système bancaire et pas directement les états, sur la planche à billets (et singulièrement sur le cas à part de la planche à billets américaine) et sur le cas du Japon.

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  • Le "Gender pour tous" et les droits des parents : Etat des lieux en Europe

    Les parents qui voudront transmettre certaines valeurs à leurs enfants vont dans les prochains mois se heurter à l’école de la République, telle que l’actuel gouvernement veut la refonder, en particulier à propos de la complémentarité homme-femme, de la sexualité humaine et de la morale.

    Le projet de loi Taubira sur le mariage doit être considéré en lien avec un autre projet fondamental de l’actuel gouvernement : le projet de « refondation de l’école de la République » actuellement discuté à l’Assemblée Nationale. Ce projet de loi sur la « refondation de l’école de la République » prévoit, entre autres dispositions, d’introduire un nouvel enseignement obligatoire de morale laïque et d’éducation civique, ainsi que de lutter dès le plus jeune âge contre les stéréotypes de genre. Dans la presse et à l’Assemblée, le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, a précisé que « le but de la morale laïque est d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »[1]pour « permettre à chaque élève de s’émanciper », car « le but de l’école républicaine a toujours été de produire un individu libre »[2]. Dans la même veine, la Ministre de la Justice, Christiane Taubira a également déclaré à l’Assemblée que « dans nos valeurs, l’Education vise à arracher les enfants aux déterminismes sociaux et religieux et d’en faire des citoyens libres »[3].

    L’un de ces déterminismes serait l’identité de genre ; la déconstruction des stéréotypes de genres est conçue comme un moyen d’émancipation des enfants. Le projet de « refondation de l’école de la République » prévoit à présent que « l’éducation à l’égalité de genre » devienne une mission de l’école élémentaire, dès l’âge de 6 ans, « afin de substituer à des catégories comme le sexe (…) le concept de genre qui (…) montre que les différences entre les hommes et les femmes ne sont pas fondées sur la nature, mais sont historiquement construites et socialement reproduites »[4]. Cette volonté ressort également du récent rapport de l’Inspection Générale des Affaires Sociales[5] qui recommande que l’école s’engage dans la « lutte contre les stéréotypes de genre » « dès le plus jeune âge », qu’elle déconstruise « l’idéologie de la complémentarité » homme-femme pour « tendre vers une société » égalitaire. A cette fin, ce rapport recommande notamment aux enseignants de remplacer les appellations « garçons » et « filles » par les termes neutres « amis » ou « enfants », de raconter des histoires dans lesquels les enfants ont deux papas ou deux mamans, etc. Il s’agit, dit le rapport, d’empêcher la « différenciation sexuée » et l’intériorisation par les enfants de leur identité sexuelle. Outre ces aspects relatifs à la théorie du genre, la morale laïque promue par le projet de « refondation de l’école de la République » est aussi source d’inquiétudes. Ce projet de loi vise à refonder la société via l’école ; il est complémentaire du projet Taubira qui « refonde » la famille via le mariage. Comme l’indique M. Peillon, « le gouvernement s’est engagé à s’appuyer sur la jeunesse pour changer les mentalités, notamment par le biais d’une éducation au respect de la diversité des orientations sexuelles » [6]. [...]

    Grégor Puppinck - La suite sur Zenit.org

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  • Adhésion de la Turquie : l'Europe contre ses peuples

    ❏ LA VOLONTÉ de la majorité des gouvernements européens d'accélérer l'adhésion de la Turquie à l'Union est illégale dans la mesure où elle est contraire non seulement aux traités internationaux régissant la matière européenne mais aussi aux termes des actes législatifs produits par les autorités européennes elles-mêmes comme le montrent les "décisions" relatives à la désignation des Capitales européennes de la Culture et en particulier celle d'Istanbul. Mais elle est surtout profondément antidémocratique puisque toutes les enquêtes d'opinion montrent l'hostilité des Européens à accueillir Ankara ; le nombre des contre étant passé de 52 % en 2005 à 55 % en 2008, le nombre des pour chutant de 35% à 29%.
    L'hebdo Valeurs actuelles, qui s'est penché sur les résultats de deux sondages Ifop réalisés, le premier en 2004 (5 000 personnes consultées dans les cinq plus importants pays membres de l'Europe occidentale), le second en 2008 (7000 personnes dans les mêmes pays plus la Belgique et les Pays-Bas), pouvait titrer dans son édition du 4 septembre « Turquie, le "non" des Européens ». Les sources font apparaître non seulement le caractère majoritaire dans les sept pays de l'opposition à l'adhésion de la Turquie mais surtout le retournement de l'opinion alors que, le temps passant, elle était mieux informée. Dans les trois pays favorables à cette adhésion en 2004, on constate ainsi que 51 % des sondés - sont devenus opposés en Espagne (soit un bond de 29 %), 57 % des Britanniques (+ 15 %) et 56 % des Italiens (+ 23 %) ; de plus, le rejet atteint des sommets dans les pays déjà réfractaires en 2004. Le non l'emporte en France à 80 % (+ 12 %) et à 76 % en Allemagne (+ 13 %). En Belgique et aux Pays-Bas, les taux de rejet sont de 68 et 67 % respectivement. Le Luxembourg, exclu de l'enquête vu sa petite taille, enregistrerait selon l'Eurobaromètre 2008 un taux de rejet de 75 % proche du maximum.
    L'évolution aussi générale que rapide des opinions se trouve partiellement expliquée par les comportements agressifs de la Turquie et de ses amis, dont l'actualité confirme la permanence. Ainsi le Premier ministre Erdogan a-t-il indigné les Allemands en présentant la tentative d'intégration des immigrés turcs comme un « crime contre l'humanité » ; ainsi le soutien apporté par la Turquie à la Géorgie fait-il songer à un atavisme antirusse du genre territorial déjà présent lors de la guerre de Crimée; ainsi les Etats-Unis ont-ils délibérément plongé dans une forme renouvelée d'affrontement avec la Russie déterminée par des préoccupations moyen-orientales dans lesquelles son alliée la Turquie prétend jouer un rôle majeur mais qui sont largement étrangères aux intérêts européens. Les erreurs commises par les Américains dans la gestion de leur imperium mondial affaiblissent d'ailleurs considérablement la portée de leurs interventions à l'égard de leurs vassaux. Déjà, l'intervention du président Bush le 26 juin 2004, à l'époque cruciale de l'ouverture des négociations d'adhésion, auprès des autorités européennes réunies à Dromoland Castle, suivie par sa visite à Ankara le lendemain, avait été des plus malvenues. L'existence d'un foyer de tension autour de l'Iran, conjuguée à la situation critique en Irak et en Afghanistan, persuade les peuples européens de ne pas se laisser entraîner dans des alliances militaires illimitées.
    La période serait donc favorable à un alignement des politiques européennes à l'égard de la Turquie sur les souhaits exprimés par les seuls peuples européens. Cela mettrait fin à une époque où les autorités chargées d'appliquer les textes de loi les plus clairs se rendaient coupables au moins d'imposture. En particulier le président français (et actuel président de l'Union Européenne), qui s'est fait élire grâce à l'apport des voix des opposants à la Turquie mais dont les représentants aux négociations d'adhésion (qui se poursuivent) autorisaient Libération à titrer le 9 mai 2008 : « À Ankara, Jouyet rassure sur le processus d'adhésion » - à propos duquel le Conseil européen des 11 et 12 décembre prochain pourrait décider de l'ouverture de deux nouveaux chapitres de négociations.
    Imposture ou forfaiture ? De toute façon s'y ajoute le mépris du peuple.
    ✍ Pierre AERTS. Rivarol du 7 novembre 2008

  • L’Allemagne et la Turquie veulent relancer l’adhésion d’Ankara à l’Union européenne

    L’Allemagne et la Turquie veulent relancer l’adhésion d’Ankara à l’Union européenne

     

    Logo du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Crédit photo : DR

    BERLIN (NOVOpress) - Après le Portugal, c’est au tour de l’Allemagne de vouloir relancer le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Ainsi, dans une tribune commune à paraître dimanche dans la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, Les ministres allemand et turc des Affaires étrangères ont déclaré vouloir donner un “nouvel élan” au processus d’adhésion d’Ankara à l’Union européenne.

    “Nous voulons donner un nouvel élan à ce processus, que l’UE et la Turquie doivent faire avancer”, indiquent Guido Westerwelle et Ahmet Davutoglu.

    Ce dernier est à Berlin aujourd’hui et dimanche, jour où il rencontrera son homologue allemand pour le premier “dialogue stratégique germano-turc”, un nouveau cadre de consultations entre les deux pays qui couvrira toutes les questions bilatérales, européennes et de politique internationale.

    “La Turquie a lancé un vaste processus de réformes qu’elle poursuit avec détermination. Ces réformes vont dans le sens de nos valeurs communes: démocratie, droits de l’Homme et Etat de droit”, soulignent enfin les deux ministres.

    http://fr.novopress.info

  • Hollande ne pèse pas lourd au sein de l’UE

    Un an après l'élection de François Hollande, la France peine à se faire entendre dans une Union européenne où, paradoxalement, son message sur la nécessité d'équilibrer réduction des déficits et relance de l'activité semble désormais largement partagé. Cause majeure : l’insignifiance d’un « président » prisonnier de l’imposture de sa campagne électorale.

    Du Fonds monétaire international (FMI) à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en passant par le G20, Washington et nombre d'économistes, les diagnostics se rejoignent: trop d'austérité pour réduire la dette des pays membres conduit l'Union européenne à la récession.¢ 
    Les Pays-Bas, État parmi les plus vertueux de l'UE, ont reporté d'un an le retour de leurs déficits publics à 3% du PIB. La Commission européenne s'est résignée à voir la France faire de même. La Banque centrale européenne a baissé jeudi ses taux d'intérêt. Même la chancelière allemande Angela Merkel admet que consolidation budgétaire et croissance doivent aller de pair.
    Les faits paraissent donc donner raison à retardement à un président français dont le message n'a guère eu de succès quand il le martelait au début de son mandat.
    "L'Europe, à l'époque, n'était pas prête à entendre ce genre de chose", estime l'économiste Jean Pisani-Ferry, ex-directeur du centre de réflexion bruxellois Bruegel.
    Pour Dominique Moïsi, de l'Institut français des relations internationales (Ifri), "le message sort renforcé mais le messager affaibli et cette contradiction est le problème majeur de la France".
    Le 6 mai 2012, le deuxième président socialiste de la Ve République est élu sur la base d'un programme dans lequel il promet de renégocier le nouveau pacte budgétaire européen pour y faire une place plus grande à la croissance et l'emploi.
    Il s'engage à défendre la création d'euro-obligations et un budget européen 2014-2020 au service de la croissance.
    Un engagement qui ne sera pas respecté puisque le pacte budgétaire européen adopté est le même que celui déjà « négocié » par Sarkozy.
    RAPPORT DE FORCES
    Très vite, cependant, le principe de réalité et un rapport de forces politiques à l'avantage de l'Allemagne et des pays budgétairement "vertueux" d'Europe du Nord s'imposent à lui.
    Dans un mémorandum adressé à ses partenaires, le successeur de Nicolas Sarkozy renvoie à 10 ans la création d'obligations européennes à laquelle Berlin est hostile.
    Le Conseil européen de juin 2012 adopte certes un plan de 120 milliards d'euros pour relancer les investissements et la croissance dans l'UE, en complément du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) signé le 2 mars 2012.
    Mais François Hollande doit se résoudre à faire voter ce pacte budgétaire par le Parlement français sans modification, au grand dam d'une partie de sa majorité, dont plusieurs dizaines d'élus s'abstiennent ou votent contre. Le volet croissance, en général jugé insuffisant, tarde, lui, à produire des effets.
    Pas plus que son prédécesseur de droite, le nouveau président français n'a réussi jusqu'à présent à faire avancer l'idée d'une taxe carbone aux frontières de l'UE.
    Et en février, il doit se résigner, face à une alliance germano-britannique de circonstance, à un budget pluriannuel européen inférieur aux ambitions initialement affichées, malgré le soutien d'un Parlement européen auquel il a promis quelques jours avant, à Strasbourg, de pousser les feux de l'intégration.
    "Sa contribution la plus marquante aura sans doute été de faire émerger et avancer le dossier de l'union bancaire", estime Jean Pisani-Ferry. Mais depuis l'accord de juin 2012, Berlin freine sa mise en œuvre des quatre fers.
    L'affaiblissement de la voix de la France est largement dû au décrochage de son économie, illustré par une croissance nulle et un chômage record, par rapport à une Allemagne que sa santé relative dans une Europe en crise place en position dominante.
    ALLIANCE AVORTÉE AVEC MONTI
    "Si la voix de François Hollande est un peu inaudible, c'est parce que la perception d'une France affaiblie gagne l'ensemble des pays européens, sinon le monde", estime Dominique Moïsi. "Il est le représentant d'un pays affaibli qui doute de lui-même."
    Cet affaiblissement n'est pas nouveau, souligne Jean Pisani-Ferry. "Sarkozy tentait de le masquer en collant à Merkel. Hollande a tenté d'y répondre en se rapprochant de Mario Monti et Mariano Rajoy", rappelle l'ex-directeur de Bruegel.
    Le prédécesseur de droite de François Hollande formait avec la chancelière allemande une sorte de G2, le "Merkozy", qui a orienté la politique de l'UE et de la zone euro cinq ans durant.
    François Hollande est loin d'afficher la même complicité, même s'il est passé au tutoiement public avec Angela Merkel lors du 50e anniversaire du traité de l'Élysée, en janvier à Berlin.
    Il a en revanche tenté de sortir du face à face exclusif avec Berlin en cherchant l'appui de l'Italie de Mario Monti et de l'Espagne de Mariano Rajoy -alliance qui a permis de sceller l'accord de juin sur l'union bancaire.
    Mais Mario Monti a été emporté par les soubresauts de la vie politique italienne et Mariano Rajoy s'avère un allié de peu de poids. En s'érigeant en « chef de file » des pays du sud de l'Europe du sud, François Hollande a en outre pris le risque de voir la France assimilée à ces "hommes malades" de l'UE.
    L'opération militaire française au Mali est pratiquement la seule fois où la France a eu une action internationale décisive depuis un an. Mais Paris n'a pas pu entraîner des partenaires européens dans cette intervention, ce qui peut également être interprété comme le signe d'une influence déclinante.
    AFFAIBLISSEMENT INTÉRIEUR
    Les analystes pointent d'autres facteurs, dont la chute vertigineuse de la cote du chef de l'État dans les sondages, comparée à la popularité exceptionnelle d'Angela Merkel.
    "D'abord, il y a l'affaiblissement du président à l'intérieur (...) On a l'impression qu'il ne fait pas le poids face à la chancelière allemande", souligne Dominique Moïsi.
    François Hollande souffre en matière de politique européenne comme dans d'autres domaines d'une image de dirigeant indécis et soucieux avant tout de ménager les équilibres de sa majorité.
    Sa faiblesse, estime le chercheur de l'Ifri, est de donner le sentiment d'être "assis entre deux chaises et (d'avoir) peur d'un côté des critiques de sa gauche et de l'autre des marchés".
    "Il y a un déficit de courage et un calcul politique qui l'empêchent de faire ce qu'il devrait et le fait arriver toujours en retard", ajoute, sévère, Dominique Moïsi.
    Ce calcul était manifeste dès la formation du gouvernement: ce sont deux chefs de file du "non" au projet de Constitution européenne en 2005, Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve, qui ont été nommés ministres des Affaires étrangères et européennes.
    Le départ de Bernard Cazeneuve au Budget après la démission de Jérôme Cahuzac, emporté par le scandale de son compte suisse, en mars, n'a pas corrigé la donne: son successeur, Thierry Repentin, jusque-là chargé de la formation professionnelle, n'est pas connu pour sa connaissance des dossiers européens et n'aurait accepté qu'à reculons ses nouvelles responsabilités.
    Quant au ministre des Finances, Pierre Moscovici, dont les convictions européennes ne font aucun doute, il n'est pas jugé assez fort par des analystes comme Dominique Moïsi pour tenir tête, par exemple, à son homologue allemand Wolfgang Schäuble.
    SENTIMENT D'INFÉRIORITÉ
    Cet affaiblissement de la voix de la France nourrit un sentiment d'infériorité vis-à-vis de l'Allemagne et un discours très critique à l'encontre de Berlin et de l'UE dans une partie de la majorité et même du gouvernement.
    Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a ainsi prôné la "confrontation" face à l'Allemagne et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a invité le chef de l'État à "ouvrir les hostilités avec l'Union européenne" pour obtenir une réorientation de la politique de l'UE.
    Le Parti socialiste a pour sa part taxé Angela Merkel d'"égoïsme" dans un projet de texte, édulcoré par la suite mais qui n'en dénonce pas moins "l'intransigeance libérale de la droite allemande", sans nommer la chancelière.
    François Hollande, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et plusieurs ministres ont désavoué ces déclarations et protesté de la volonté de Paris de renforcer sa coopération avec Berlin, sans dissiper une impression de cacophonie.
    "La position de la France manque d'allant et de fermeté vis-à-vis de l'extérieur parce que le pays et la gauche sont profondément divisés à l'intérieur", souligne Jean Pisani-Ferry.
    Pour d'autres analystes, la France ne sera crédible que lorsqu'elle a aura redressé ses finances publiques et engagé des réformes susceptibles d'améliorer sa compétitivité.
    "C'est vrai que les Allemands ont une politique économique pas très favorable au reste de l'Europe", dit ainsi un grand patron, qui a requis l'anonymat. "Mais pour le dire et être écouté, il faut d'abord mettre de l'ordre chez soi."
    "Tant qu'il apparaîtra aux Allemands que la confrontation annoncée est un moyen pour les Français de ne pas régler leurs problèmes, la confrontation n'ira pas loin", ajoute-t-il.¢
  • Bruxelles veut criminaliser l’utilisation de semences non enregistrées

    Une nouvelle loi proposée par la Commission européenne veut rendre illégal le fait “de faire pousser, de reproduire ou de vendre” des semences de végétaux qui n’ont pas été “testées, approuvées et acceptées” par une nouvelle autorité, l’Agence européenne des variétés végétales.

    Les jardiniers qui cultivent leurs propres plantes à partir de graines non réglementées seront considérés comme des criminels en vertu de cette loi.

    Le projet de loi, qui a déjà été modifié à plusieurs reprises, est consultable ici.

    “Cette loi va immédiatement stopper le développement des variétés de légumes pour les jardiniers, les cultivateurs biologiques, et les petites agriculteurs”, a déclaré Ben Gabel, jardinier et directeur de “The Seed Catalogue Real”.

    “Les jardiniers ont des besoins très différents. Par exemple, ils cultivent manuellement, pas à la machine, et ne peuvent pas ou ne veulent pas pulvériser des produits chimiques puissants. Il n’y a aucun moyen d’enregistrer les variétés adaptées à une utilisation à domicile selon les critères stricts de l’Agence des variétés végétales, qui est seulement préoccupée d’approuver le type de semences utilisées par les agriculteurs industriels.”

    Théoriquement, toutes les plantes devront à terme, être enregistrées

    Sous le titre IV de la proposition de loi de l’UE :
    Titre IV – Inscription des variétés dans les registres nationaux et de l’Union

    “Les variétés, afin d’être mises à disposition sur le marché dans toute l’Union, doivent être inscrites dans un registre national ou dans le registre de l’Union via la procédure de demande directe au CVPO.”

    Les jardiniers doivent également payer des frais à l’Union Européenne pour l’enregistrement de leurs graines. D’après le texte de la proposition de loi :

    “Les autorités compétentes et le CVPO devront exiger des frais pour le traitement des applications, les examens formels et techniques, y compris les vérifications pour la dénomination de la variété et le maintien des variétés pour chaque année pendant la durée de l’enregistrement.”

    Bien que cette loi peut initialement être uniquement destinée aux jardiniers commerciaux, tôt ou tard, cela concernera également les jardiniers amateurs.

    Les petits acteurs du secteur, notamment l’association Kokopelli, s’insurgent contre ces propositions qu’ils jugent taillées sur mesure pour les poids lourds de l’industrie semencière.

    “En réduisant les droits des paysans à ressemer leurs propres semences, en durcissant les conditions de reconnaissance des variétés par des petits entrepreneurs indépendants, en limitant la circulation et l’échange de graines entre associations et entre planteurs, la Commission européenne balaye 10000 ans d’histoire agricole”, a affirmé l’eurodéputé José Bové, cité dans un communiqué.

    L’office communautaire qui délivre les titres de propriété intellectuelle sur les variétés sera directement chargé du catalogue qui conditionne l’accès au marché des semences. En outre, un suivi électronique des échanges de semences en Europe, géré par l’administration au nom de la sécurité sanitaire, pourrait servir à poursuivre les agriculteurs qui utilisent des graines protégées ou leurs propres variétés de ferme.
    “Au prétexte de simplification, cette proposition place toutes les semences sous le contrôle direct de l’industrie et de ses brevets”, dénonce le Réseau Semences Paysannes dans un communiqué publié mardi 7 mai.“Il s’agit d’un hold-up sur les semences, soigneusement caché sous des centaines de pages de jargon réglementaire”

    Cette loi est la “solution finale” pour Monsanto, DuPont, Pionner, Sygenta et d’autres sociétés de semences, qui ont depuis longtemps admis que leur objectif est le contrôle total de toutes les semences et les cultures de la planète. En criminalisant la culture privée de légumes – faisant des jardiniers des criminels – la commission européenne remet le contrôle de l’approvisionnement alimentaire à des sociétés comme Monsanto.

    Une pétition en ligne contre ce projet réunit déjà près de 50000 signatures.

    Sources : NaturalNews / Lavenir.net / Le Journal du Siècle

    http://fortune.fdesouche.com

  • Débat sur l’Europe avec Paul-Marie Coûteaux - Grand Soir 3 (8 mai 2013)

    Un passionnant débat sur l’Europe avec Paul-Marie Coûteaux !

    A ne pas manquer et à diffuser largement.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=6sFv8ElmrAE

    http://www.actionfrancaise.net

  • Vent de fronde : leur Europe n’est pas la nôtre !

    Le vent de fronde contre l’Europe de Bruxelles a soufflé très fort le 2 mai chez les sujets de sa très gracieuse majesté. A un an des élections européennes,  le Parti pour l’Indépendance du Royaume Uni (UKIP) de Nigel Farage, fondé en 1993 dans la foulée du traité de Maastricht,  a réalisé une percée spectaculaire. Qualifié de rassemblement de « barjos, de cinglés et de racistes » par David Cameron en 2006, lequel a depuis fortement musclé son discours sur l’Europe et les flux migratoires devant le raidissement de l’opinion britannique, l’UKIP (11députés européens depuis les élections de 2009)  a obtenu en moyenne 25% des suffrages aux élections locales dans les 1734  communes où il présentait un candidat.

     L’UKIP devance désormais le Parti libéral-démocrate (Lib-Dem) qui a obtenu 14% des suffrages,  allié avec le parti conservateur de M. Cameron formant la coalition au pouvoir. Il fait donc jeu égal avec  les Tories (droite) à 25 %, tandis que le Labour (gauche) est en tête avec 29 %.

     Joris Karl a évoqué sur Boulevard Voltaire un résultat qui sonne peut être comme « la revanche d’Enoch Powell »  lequel en 1968  « alors favori pour gouverner le pays, avait énoncé sa terrible prophétie :  Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire ».

     Les médias europhiles se sont comme de juste inquiétés de cette percée, qui soulignant « les passerelles » entre UKIP et nos amis du  British National Party (BNP), qui   évoquant les « dérapages » de certains de ses candidats.

     Dans les faits l’UKIP véhicule surtout à l’origine une idéologie libérale d’essence Thatchérienne, voire   libertarienne , qui a été modérée sous l’effet de la crise. Le journal britannique The Observer constate en effet assez justement que  « Les principales préoccupations des sympathisants de l’Ukip sont l’immigration, l’identité nationale, l’hostilité à l’Union européenne et la désaffection envers la politique as usual ». Ces thématiques lui ont permis d’élargir la base électorale du parti au-delà « des réactionnaires blancs de classe moyenne »

     C’est dans ce climat de rejet  grandissant des oukases de Bruxelles,  après ce  choc politique au Royaume-Uni  succédant au coup de tonnerre  des élections italiennes et le score du populiste Beppe Grillo dont le parti a aussi  raflé 25% des voix , que Pierre Moscovici a  crié au miracle et à une victoire de la diplomatie française.

     Dimanche,  dans l’émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-I>Télé-Le Parisien,  le ministre de l’Economie et des Finances a assuré que le délai  que la Commission européenne a bien  été obligée d’accorder à notre pays  en récession  pour réduire son déficit public à 3% du PIB  , est «un tournant décisif dans l’histoire de la construction européenne depuis que l’euro existe ».

     « On a assisté à la fin d’une certaine forme d’orthodoxie financière et à la fin du dogme de l’austérité», « c’est une victoire pour les thèses françaises »  qui a été obtenue « parce que nous avons une politique crédible »  a affirmé M. Moscovici.

     Dans les faits, et faute d’agir sur les causes  principales du déclin  français – coût faramineux  de l’immigration, assistanat, fiscalisme confiscatoire frappant entreprises et particuliers, tares de l’Education nationale,refus d’un protectionnisme intelligent, monnaie unique non adaptée, soumission  l’euromondialisme…- gageons que les mesures  « d’austérité » prônées par François Fillon seront finalement  appliquées par les sociaux-démocrates européistes du PS : retour   aux 39 heures, retraite à 65 ans, hausse de 5% de la TVA. Sans grands résultats eu égard à l’ampleur de a crise.

     Le 25 avril dernier, Yves de Kerdrel signait un éditorial dans Valeurs actuelles sous le titre «  Rendre l’Europe aux Européens ». Il relevait que .l’Europe bruxelloise «  est le plus grand gâchis de ces vingt dernières années. Un gâchis économique et financier. Un gâchis humain, surtout (…) ».

    Une Europe «qui tue petit à petit l’industrie, l’agriculture, la banque, l’assurance, le made in France, mais aussi nos villages. Et qui prive chacun de ses libertés à cause d’une multitude de normes aussi ineptes qu’inutiles, ou qui sert de passoire à des centaines de milliers d’immigrants comme à des milliards de produits asiatiques (…) ».

     Bref il s’agit dit-il, de refonder «  une Europe moderne et efficace, qui doit être respectueuse  des États et de ses individus. Cela passe par la reconstruction complète de la gouvernance européenne et de cette administration bruxelloise aussi incompétente qu’inefficace. Cela passe par la redéfinition de vraies frontières (…) des frontières qui protègent chaque pays de l’invasion de populations non désirées et de produits qui viennent détruire nos emplois. Cela passe enfin par une remise à plat complète de la monnaie unique, qui a davantage coûté à l’Europe qu’elle ne lui a rapporté (…) ».

     « Jamais la croissance économique n’a été aussi faible en Europe au cours des cinquante dernières années que depuis la mise en œuvre de l’euro ». Et  M. de Kerdrel de prôner une Europe « de la coopération renforcée entre Etats ,  comme celles faites dans le passé pour l’espace ou l’aéronautique. »

     Il invite également à la réduction de «  ces États providence qui n’ont plus un sou et qui servent d’appel d’air à des immigrants ». « Pourquoi ne dit-on jamais que l’Union européenne, c’est 7 % de la population mondiale, 25 % de la richesse mondiale, mais 50 % des allocations en tout genre versées dans le monde… ? Ce n’est pas en faisant des chèques en bois qui devront être payés par les générations futures que l’on protégera les Européens. À l’heure actuelle, parmi les six pays les plus puissants du monde, trois sont européens. En 2020, parmi les dix pays les plus puissants de la planète, plus un seul ne sera européen. »

     Il est piquant de constater, note Bruno Gollnisch,  qu’en  ce qui concerne notamment la question centrale  de l’Europe bruxelloise, nombreux sont ceux  qui taxaient il y a encore quelques temps,  le FN d’irréalisme, d’extrémisme, de passéisme,  de repli frileux, mais qui se rangent désormais,  au moins en partie, aux  vues, aux souhaits développés par le Mouvement national. Il faut s’en féliciter !

    Certes,  l’autisme des eurocrates qui vivent sur la « bête », les mains dans le portefeuille des contribuables,  la dictature intellectuelle de  leurs  agents d’influence qui, dans le monde politique comme médiatique,  s’acharnent à expliquer  que « Hors de Bruxelles, il n’y  a point  de salut », ne se dément pas.

    Nigel Farage  a  dressé il y a peu  le portrait psychologique de cette coterie européiste  qui vit dans sa bulle:

    « Ce qui me surprend, c’est qu’alors que 5 pays ont déjà dû bénéficier d’un plan d’urgence dans la zone euro, et qu’un sixième est en train de se présenter, que l’opinion publique de la plupart des pays européens est en train de changer rapidement et de s’élever contre ce modèle centralisé, c’est qu’il y ait encore si peu de personnes au sein de ces institutions qui seraient prêtes à ne serait-ce qu’envisager que quelque chose cloche avec le projet européen. »

    Et de poursuivre : « Maintenant, quand je pénètre dans cet immeuble à Bruxelles, j’ai l’impression d’être entouré par des adeptes de la scientologie, des adeptes d’un culte étrange, qui continuent de croire en leur projet alors même que le désastre est général!»

    Gageons là encore que tout ce petit monde sera lui aussi rattrapé par le réel. Et  la chute sera brutale.

    http://www.gollnisch.com

  • Olivier Delamarche : « Vous allez vous planter lamentablement… comme d’habitude »

    Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 07 mai 2013 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission “Intégrale Placements“, face à Cédric Decoeur.

    « Il n’y a rien de rassurant sur les bancaires – Le PNB  de la Société Générale est en baisse, la totalité de son résultat vient uniquement de la partie marché, ce qui est aléatoire: autant espérer que vous allez gagner tous les ans au loto – La Chine ne viendra pas à notre secours,  sa croissance est à la moitié de ce qu’ils annoncent – Investir sur le marché japonais actuellement est une idiotie complète – Les États-Unis perdent 21 millions d’heures de travail mensuellement. »

  • HISTOIRE ET SYMBOLISME DE LA CROIX CELTIQUE

    Comme l'écrit Thierry Bouzard dans l'introduction de son livre consacré à la croix celtique, cette dernière est « un symbole sur lequel courent de notnbreuses légendes souvent erronées ». De fait, ayant acquis depuis plus d'un demi-siècle une notoriété remarquable, « la croix celtique rayonne sur tous les continents » et elle est souvent présentée par les adversaires de la tradition nationale comme un avatar d'un autre symbole cruciforme qui puise ses sources dans la tradition indo-européenne ... Dans cet ouvrage de plus de cent vingt pages, richement illustré et bien documenté, les lecteurs peuvent, soit parfaire leurs connaissances, soit découvrir l'histoire et la signification de ce symbole qui a traversé les siècles sans prendre une ride. Avec ce premier ouvrage, Thierry Bouzard rentre dans la grande famille des témoins de la mémoire nationale. Ce nouvel ouvrage de la belle collection Prolégomènes qui a déjà à son actif une histoire des Camelots du Roi marque l'originalité de cette collection enracinée.

    National Hebdo - Comment vous est venue l'idée de consacrer un ouvrage à l'histoire de la croix celtique ?
    Thierry Bouzard - Après quelques années de militantisme, il y a déjà un certain temps, j'ai voulu comprendre d'où venait l'engouement des nationalistes pour ce symbole. Mes premières recherches m' ont rapidement fait apparaître qu'aucune étude n' avait été consacrée à ce sujet et que les utilisateurs en avaient des conceptions variées et parfois contradictoires. J' ai donc décidé d'en faire l'étude moi-même car je considère qu'il est important de connaître les raisons qui motivent l'engagement des individus. Le symbolisme constitue un vecteur puissant qui synthétise en quelques traits précisément tracés un concept complexe. Il est considéré comme le langage privilégié de l'esprit, le plus apte à appréhender des réalités inaccessibles au langage ordinaire. C'est un moyen universellement utilisé pour entraîner les hommes.
    Mais la croix celtique ne voulait pas livrer facilement ses secrets. Les ouvrages sur le symbolisme ne l'évoquent que superficiellement et souvent comme un simple dérivé de la croix grecque ou de la croix latine.
    Je me suis donc lancé dans mes recherches sans idée préconçue et je dois dire que je ne m'attendais absolument pas à ce que j'allais mettre au jour. L'aspect de plus étudié concerne les célèbres croix irlandaises. Son utilisation politique moderne est aussi assez connue depuis la réactualisation qu'en a fait Pierre Sidos, mais pas la genèse de celle-ci.
    Ce sera aux lecteurs de dire. si j'ai atteint mon objectif qui était de présenter une vision complète et synthétique de la croix celtique et de son symbolisme.

    - Quel est le lien entre les Celtes pré-chrétiens et la croix celtique chrétienne ?
    - Ce sont les druides irlandais qui font le lien entre l'ancienne religion et le christianisme et c'est probablement par eux que le symbole a été transmis. Il faut savoir que les Celtes irlandais sont le seul exemple de populations qui se soient converties au christianisme sans avoir été préalablement conquises par les armées romaines. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les Celtes ne faisaient pas un usage graphique de la croix celtique. En effet, aucun objet précédant la conversion de l'Irlande ne représente le symbole. Par contre je mentionne l'usage qui en est fait dans la géographie sacrée des Celtes irlandais et des Gaulois, ce qui n'est pas étonnant quand on sait que les druides transmettaient leur enseignement exclusivement oralement. Mais c'est en Irlande que la mutation du symbole s'est effectuée, Sans y voir forcément un lien, de cause à effet, on constate que la caste sacerdotale, les druides, ont embrassé la nouvelle religion presque naturellement et quoi de plus logique qu'ils aient voulu enrichir la symbolique de leur nouvelle religion par une lecture originale d'un motif qui leur était familier et dont on trouve la trace en Europe dès le néolithique.
    Concrètement, on constate que la croix celtique, avant de servir dans le cùlte public sous la forme des grandes croix de pierre, a d'abord été utilisée dans le culte privé, gravée sur les pierres tombales. On la retrouve aussi dans l'orfèvrerie.

    - Pouvez-vous retracer l'épopée du père Doncœur qui a redonné vie à la croix celtique ?
    - C'est en effet le père Doncœur qui est à l'origine de l' emploi moderne de la croix celtique. Il en avait fait son symbole personnel sous le nom de "croix cadet". Il est une figure méconnue mais attachante de cette première moitié du XXe siècle. S'il reste méconnu, ses chansons le sont moins et notamment le célèbre Kyrie des gueux qui est devenu un classique du répertoire des Saint-Cyriens. Il est extrait de son carnet de chants le Roland dont plusieurs pages sont illustrées avec la croix celtique.
    C' est la loi sur les congrégations religieuses de 1902 qui oblige le jeune Paul Doncœur à s'exiler. C'est en 1912 qu'il est ordonné prêtre en Belgique. En août 1914, il marche au canon pour partager le sort des soldats français sur le front. Blessé, prisonnier, décoré, c'est surtout après la guerre qu'il se fera remarquer en prenant une part éminente dans la campagne qui va faire céder le gouvernement Herriot en 1924. Le cartel des gauches voulait remettre en application la loi de 1901 et de nouveau expulser les congrégations religieuses. Parallèlement, le père Doncœur participe à la création du mouvement scout en France et spécialement des routiers. En 1939, il devient l'aumônier général de la branche Route et c'est certainement sous son influence qu'est choisi l'emblème des cadets d'Algérie en 1940, puis des Equipes nationales en 1943. Ces deux organisations vont utiliser comme emblème officiel la croix celtique telle que nous la connaissons.

    - Que représente à vos yeux le symbolisme de la croix celtique ?
    - On peut y distinguer plusieurs significations. Tout d'abord, il est incontestable que la croix celtique est une représentation du "signaculum domini", c'est-à-dire des cinq plaies du Christ en croix. Symbole très courant au Moyen Age et connu depuis le IVe siècle. Cette signification méconnue est pourtant explicite sur les premières croix en pierre irlandaises. D'ailleurs, les spécialistes de l'art irlandais ne qualifient-ils pas les cinq cabochons qu'ils remarquent sur ces croix de "têtes de clous" ?
    La croix celtique est aussi l'héritière des anciennes roues solaires de l'âge de bronze. Par là, elle intègre le symbolisme solaire et elle l'enrichit en étant aussi une représentation du cœur. Sans entrer dans tous les détails, on peut dire que lorsque le soleil réchauffe et éclaire, il n'agit que dans un seul. sens tandis que le cœur exerce la même fonction dans les deux sens, par un mouvement à la fois centripète et centrifuge. C'est une image classique du Sacré-Cœur représenté très souvent entouré de rayons solaires.

    - Comment est-elle présente dans nos chants de tradition ?
    - Collectionneur de recueils de chants, je me devais de mentionner, en annexe de mon livre, les chants qui citent la croix celtique dans leurs paroles. S'il est probable qu'il devait exister des chants religieux glorifiant ce type de croix, ils ont apparemment disparu. Il ne reste donc que des chants plutôt militaires et militants. Je les publie avec leurs partitions et ce que je connais de leur historique. Le plus célèbre est Les Lansquenets, moins connu est le chant des mercenaires Le vent menait. Bien entendu, on trouve le chant officiel de l'Œuvre française écrit par Pierre Sidos.
    Propos recueillis par Françoise MONESTIER   National Hebdo mai 1998
    La croix celtique, Collection Prolégomènes, Editions Defi, 1 Place Paul-Verlaine, 92100 Boulogne Billancourt.