Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe et Union européenne - Page 1151

  • La dette et les économistes

    Par Jean-Pierre Béguelin, ancien économiste au sein de la Banque nationale suisse, ancien économiste en chef de la banque Pictet & Cie (Suisse)

    Une erreur de calcul vient d’affaiblir une étude, souvent citée par les austériens, qui concluait que la croissance s’effondre dès que la dette publique dépasse les 90% du PIB. Une telle limite n’a toutefois pas trop de sens car il y a dette publique et dette publique.

    On a souvent besoin d’un plus savant que soi, c’est bien connu. Sauf évidemment lorsque le professeur, distrait comme Tryphon Tournesol, se trompe et c’est ce qui vient d’arriver aux austériens, pour utiliser ce néologisme à la mode fort commode. Récemment encore, politiciens allemands, commissaires bruxellois et soi-disant experts nord-européens justifiaient l’austérité en brandissant un article publié en janvier 2010 par deux professeurs de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, par ailleurs ancien chef économiste du FMI, qui, après avoir collecté et disséqué 3.700 données sur 44 pays, concluaient que la prospérité économique s’effondrait dès que l’endettement public dépassait les 90% du PIB. Entre 1946 et 2009, en effet, la croissance annuelle avait été proche de 3% pour les années et les pays développés où la dette publique relative se trouvait en deçà de cette limite, alors qu’au-delà de celle-ci l’économie stagnait, voire reculait de 0,1% par an, une chute de croissance du même ordre de grandeur étant observée pour les économies émergentes.

    Or, ces moyennes étaient erronées puisqu’elles n’englobaient pas les observations pour les cinq premiers – rangés alphabétiquement – des pays étudiés, à la suite sans doute d’une mauvaise définition du champ des cellules dont on voulait prendre la moyenne, une bévue que tout utilisateur d’un tableur type Excel a sans doute commise ou évitée de justesse une, si ce n’est plusieurs fois.

    C’est pourquoi aucun chercheur honnête ne jettera la pierre aux auteurs pour leur bévue ou plutôt, puisqu’à leur position ils se refusent sans doute à copier-coller des chiffres, pour celle de leur(s) assistant(e(s)) de recherche. Mais, même si ces deux savants ont exprimé leurs conclusions avec une prudence tout académique, on ne peut s’empêcher de penser que s’ils n’ont pas tiqué face à une certaine incohérence de leurs trouvailles alors que l’usage de la médiane donnait des différences moins tranchées, c’est que leurs résultats confirmaient en quelque sorte leurs a priori. Après tout, ne venaient-ils pas de publier un livre remarqué expliquant, d’une façon un peu mécanique, 800 ans de crises économiques par un systématique excès d’endettement.

    Par ironie, cette erreur de codage a surtout changé les résultats pour les pays les plus endettés qui, une fois la correction faite, affichent désormais une croissance moyenne de 2,2% au lieu des –0,1% publiés originellement, une différence que trois professeurs de l’Université du Massachusetts à Amherst – un campus où, fait rare outre-Atlantique, des économistes marxistes ont longtemps donné le ton – se sont fait un malin plaisir de signaler publiquement à leurs prestigieux collègues hantant Harvard Square. Le seuil de 90% ne se traduit donc plus par une annihilation de la croissance mais par une réduction de 0,8 point de pourcentage de celle-ci, un chiffre nettement moins sexy pour les médias et les politiques que l’ancien. Il est en outre beaucoup trop réducteur, car il y a dette et dette.

    Si un Etat emprunte dans sa monnaie nationale et quasi uniquement à ses résidents, le coût pour l’économie tout entière de cette dette est nul car son service consiste à transférer des richesses de la poche des contribuables dans celle des créanciers, le plus souvent de la poche gauche à la poche droite du même pantalon. Dire dans ce cas, comme on l’entend encore trop souvent, que la dette publique obère les générations futures est une aberration qui ignore le fait qu’une économie est un circuit fermé.

    L’endettement de l’Etat peut alors augmenter tant que les contribuables ne se dérobent pas, soit tant que le taux d’imposition n’atteint pas le niveau où les recettes fiscales se mettent à diminuer, mais rien ne dit a priori que cette limite soit atteinte dès que la dette publique dépasse les 90% du PIB. Si, par exemple, ce rapport est de 100% du PIB, le taux d’imposition de 40% et le taux d’intérêt de 4%, c’est les 10% des impôts perçus par l’Etat – 4% de 40% – qui sont transférés aux créanciers, une proportion somme toute tenable car fort semblable à celle que connaît l’Italie ces dernières années. Dans l’histoire, on a vu bien pire, comme dans l’Angleterre des années 1820-1830 où la dette de guerre était le double du PIB et le service de celle-ci représentait la moitié des impôts perçus, tout cela en pleine révolution industrielle marquée par une croissance économique soutenue.

    Tout autre est évidemment la situation quand l’Etat emprunte en monnaie étrangère. Pour servir cette dette, il doit alors non seulement taxer ses contribuables en monnaie nationale, mais encore se procurer les devises nécessaires pour satisfaire ses créanciers, ce qu’il ne peut faire que si son économie vend plus qu’elle n’achète à l’étranger. Ce supplément d’exportations − constitué de biens produits, mais non utilisés dans le pays − est alors le véritable coût que cette forme d’endettement public fait peser sur les épaules de ses administrés. Il est nettement plus difficile à supporter qu’un transfert purement interne et il ne peut donc s’accroître autant.

    C’est vraisemblablement ce type d’endettement qui explique les résultats obtenus par Reinhart et Rogoff. Ces derniers en sont d’ailleurs conscients, si bien qu’ils ont tenté de distinguer l’effet des deux types de dette publique, mais ils ont été incapables de trouver les chiffres nécessaires pour ce faire.

    Reste le cas de la dette publique émise en monnaie locale, mais détenue par des non-résidents, comme c’est évidemment souvent le cas en Europe, par exemple pour la France, où 60% des créanciers de l’État n’habitent pas le pays. Le service d’une telle dette est toutefois moins contraignant que celui des emprunts en devises puisqu’il ne demande pas une exportation supplémentaire, mais une simple réduction de la consommation et/ou de l’investissement domestique. Ainsi, plus la dette de l’Etat est détenue à l’étranger, plus ces sacrifices sont douloureux pour les résidents et plus la tentation du défaut grandit, d’autant que, ce faisant, un membre de l’Eurozone – Allemagne et France exceptées – ne courrait pas le risque de voir exploser le prix de ses importations à la suite d’un effondrement de l’euro. C’est pourquoi les Allemands jouent avec le feu en poussant les pays les plus endettés à une austérité de plus en plus insupportable.

    Le mieux est toujours l’ennemi du bien, même sur les bords du Rhin.

    Le Temps   http://fortune.fdesouche.com

  • Lettre de Luca Volonté, président du groupe PPE/DC de l'assemblée parlementaire du conseil de l'Europe

    LvIl m'a été adressé ce message du président du groupe parlementaire PPE pour qu'il soit diffusé à tous ceux qui agissent... pour tous : Manifestants, veilleurs, etc.  C'est avec plaisir que je le reproduis ici in extenso pour que chacun puisse non seulement le lire, mais aussi le copier et le transmettre à tous ceux qui sont concernés.

    "Chers amis de la « Manif pour Tous »,

     Vous êtes la plus belle surprise d'Europe de cette année!

    Dans ces derniers mois, du Royaume-Uni à l'Irlande, de la Belgique à la Hollande, nombreux croyants et non-croyants, chrétiens,  musulmans et laïcs descendent dans les rues avec courage et protestent contre les lois et les mesures des gouvernements qui veulent changer la société et la nature humaine. Dans ces derniers mois, il semble être politiquement incorrect de réaffirmer la simple vérité des faits, la vérité de la vie de l’homme, la vérité de tous les siècles, la dignité de la vie humaine de sa conception à sa mort naturelle, la vérité de la famille fondée sur l'amour d'un père et d'une mère, la liberté religieuse d’affirmer ses propres convictions en public… Vous avez été capables, avec spontanéité et esprit pacifique, d’être un signe de vérité dans la société française. "Pour se poser, il faut  s'opposer!",écrivait votre poète Claudel.

    Vous avez fait face, avec courage et audace, persévérance et détermination, à cette barbarie moderne qui voudrait appeler progrès ce qui est simplement un retour aux jours les plus sombres de la décadence de toute l’histoire.

    Vous n'êtes pas seuls, vous devez être sûrs que de toujours et pour toujours il y aura des hommes et des femmes qui, avec vous et comme vous, auront le courage de vivre publiquement dans la vérité et de s’opposer fermement aux décisions injustes du pouvoir provisoire de n’importe quelle majorité.

    C’est ce qui s’est passé en Espagne, sous le régime de Zapatero, qui voulait «changer la société, la rendre heureuse». Un rêve des pires idéologies du passé; la politique et les politiciens doivent servir le peuple et non pas appliquer au peuple une théorie qu’ils ont eux-mêmes construit ou qui dérive des lobbies et des marchands sans scrupules. Servir le peuple et gouverner pour le bien du peuple est tout autre chose que de vouloir changer par la loi la nature et la famille humaines. Vous êtes un exemple brillant d'un peuple qui se rebelle contre les lois injustes : rien de plus naturel, rien de plus courageux et prophétique.

    Votre présence quotidienne dans les places publiques avec des bougies allumées, votre silence de réflexion et de prière, sont le bruit le plus résonant que vous pouviez donner au pouvoir français. Un silence qui peut déplacer les montagnes et les aprioris idéologiques dans toute la France et dans toute l'Europe.

    Il y a un énorme mouvement - réduit au silence par les média européen - : c’est le courage de la foi et des raisons de millions de citoyens européens, enfants, jeunes, maris et épouses, professionnels et ouvriers, commerçants et professeurs, qui se mobilisent, sous différentes formes, pour affirmer leurs raisons, leur tradition, le désir d'être conforme à la nature. Oui, nous sommes anticonformistes et avec cette simple conviction profonde, nous sommes l’obstacle le plus gênant au pouvoir idéologique.

    De la Scandinavie à la Hongrie, de la Pologne au Royaume-Uni, des Pays-Bas à la Bulgarie, un peuple laïc et chrétien, juif et musulman se lève pour défendre ses convictions et affirmer sa dignité. Vous n'êtes pas seuls, je vous le dis avec force! Vous avez des exemples lumineux devant vous, de Sainte Jeanne d'Arc qui s’est opposée au nom de l'unité et de la sainteté de la nation française jusqu'à Jacques Maritain, Charles Péguy et  aujourd’hui nombreux d’autres courageux promoteurs de la vérité sur l'homme.

    Défendre les droits des enfants, mais ne pas défendre leur premier droit à vivre dans une famille avec un père et une mère, c’est un paradoxe tragique dans lequel de nombreux politiciens, loin de la réalité de la vie, sont tombés. De quels droits parlent-ils, s’ils ne sont même pas capables de défendre le premier droit des enfants?

    Nombre d’entre nous sont toujours horrifiés devant la violence de la police dans les différents pays du monde. Nous nous souvenons tous de la violence inacceptable de la police à Moscou après les élections ; nous avons eu raison de protester. Pourquoi aujourd'hui, dans cette Europe civilisée, les images de violence sans précédents contre les enfants, les parents, les jeunes et les prêtres en France ne sont pas fournies par la télévision publique et privée? Le vrai problème n'est pas l’anticléricalisme généralisé, la maçonnerie, le vrai problème est la liberté de la presse et l’honnêteté de la profession de journaliste en Europe. Nous devons respecter les droits humains dans notre maison avant d’en demander le respect aux autres pays. Où étaient les organisations telles que «Save the Children» quand les policiers vaporisaient des gaz lacrymogènes contre les enfants dans les rues de Paris?

    On parle beaucoup et à juste titre de la promotion des femmes et de la lutte contre la violence faite aux femmes, mais l’on n'explique pas la violence du commerce d'ovules ou l'utilisation des femmes comme incubateurs pour faire naître des enfants qui vont être cédés par adoption à des couples de même sexe. N’est-ce pas cela la violence faite aux femmes ? Où est la cohérence de la défense de la femme dans tout cela? Pourquoi les féministes de la France se taisent sur cette future barbarie qui se prépare pour les filles françaises?

    Chers amis de la « Manif pour Tous », que ces quelques lignes soient un encouragement et un gage de fidélité.

    Il faudra du courage, de la persévérance et du temps pour gagner cette bataille de civilisation. Votre unité et votre amitié sincère sera votre seule compagnie dans les moments difficiles à venir. Sachez que vous ne serez jamais seuls.

    Il faudra une lutte de changement que vous avez déjà commencé en vous-même. Devenir de vrais hommes signifie entrer dans une lutte quotidienne contre le mensonge qui nous entoure partout. Dans cette lutte, déjà gagnée mais pas encore terminée, il faut qu’il ne vous manque jamais l'espérance que l’on voit aujourd'hui dans vos yeux, touchés aujourd’hui dans les mains de vos amis, épouses, maris. On ne pourra jamais vous enlever la vérité et l’espérance, aucun policier qui vous frappera ni aucune loi injuste contraire au bien commun de la nation… rien ne pourra jamais arracher votre cœur et votre âme!

    Je vous laisse avec les paroles de mon écrivain préféré, Chesterton, qui, il y a cent ans avait décrit ainsi notre actualité:

    "Les feux seront allumés pour témoigner que deux et deux font quatre. Les épées seront dégainées pour démontrer que les feuilles sont vertes en été. Nous  nous retrouverons à défendre non seulement les incroyables vertus et l’incroyable signification de la vie humaine, mais quelque chose d'encore plus incroyable, cet immense, impossible univers qui nous regarde en face. Nous allons combattre pour les visibles prodiges comme s'ils étaient invisibles. Nous regarderons l'herbe et les cieux impossibles avec un courage étrange".

    C’est notre même combat !

    A bientôt!

    Votre serviteur;

    Hon. Luca Volonté

    Président du Groupe EPP-CD

    Assemblée Parlementaire CoE"

    Lahire  http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • 23 % ! Le score historique de l’UKIP, le FN britannique

    L’UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) vient de réaliser un score historique de 23 % aux élections locales partielles du 2 mai. Le jeu politique est bouleversé !

    Au programme du parti, arrêt de l’immigration, sortie de l’Union européenne, politique référendaire, ou encore retour à la sélection scolaire.

    À l’annonce des résultats, le charismatique leader du parti, Nigel Farage, pouvait savourer sa pinte de bière dans un pub en fusion. Avec ce score jamais vu, ceux que Marine Le Pen appelle « ses amis » donnent un sacré coup de boule dans la porte de l’establishment british. Les deux grands partis sentent le vent tourner, comme si leur petit jeu d’alternance depuis la nuit des temps allait peut-être prendre fin. Devançant les centristes Libdem bloqués à 14 %, l’UKIP talonne les Tories (droite) à 25 %, tandis que le Labour (gauche) est en tête avec 29 %. [...]

    Joris Karl - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

     
  • L’Europe est-elle aussi responsables des ouvriers bangladais ?

     

    La mort de plus de 400 personnes dans une usine textile au Bangladesh révèle une fois de plus les conditions déplorables dans lesquelles les entreprises occidentales font fabriquer les vêtements. L’UE a raison d’exercer des pressions sur les autorités locales, mais elle devrait aussi regarder ce qui se passe dans d’autres pays.

    C’est une catastrophe dont l’ampleur augmente chaque jour. Il s’agit de l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza, dans la ville de Savar au Bangladesh, qui a coûté la vie à au moins 400 personnes d’après les dernières informations [on en dénombre actuellement 500]. Le compteur s’est mis en marche il y a plus d’une semaine avec 87 morts et 1.000 blessés. Un autre chiffre circule désormais et il ne présage rien de bon, c’est celui des disparus : il serait de 1.000, même si certains sont peut-être comptés deux fois.

    Le complexe de huit étages, dont trois auraient été ajoutés illégalement, abritait entre autres une usine textile. Des ouvriers avaient signalé à leur patron des fissures dans les murs, mais ce dernier les a obligés à venir au travail, en les menaçant de retenir une pénalité sur leur maigre salaire.

    Les importateurs, en partie responsables

    Le propriétaire de l’immeuble a été arrêté. C’est bien, car c’est le premier responsable, mais on est très loin du compte. Il aurait été, par exemple, nettement préférable que les autorités prennent des mesures préventives, compte tenu de l’état périlleux dans lequel l’immeuble se trouvait. Et aussi ailleurs dans le pays, car l’effondrement de ce bâtiment n’est pas un incident isolé. Les conditions de travail abominables au Bangladesh font bien trop fréquemment des victimes.

    Le drame explique le prix du textile dans certains magasins occidentaux. Comme ces t-shirts ou bikinis qui ne coûtent que quelques euros. Cela pourrait faire réfléchir le consommateur, mais il ne faut pas rejeter la responsabilité sur lui. Celle-ci incombe plutôt aux importateurs [comme Mango et Benetton], qui doivent s’assurer, mieux qu’actuellement, des conditions dans lesquelles leurs vêtements sont fabriqués.

    L’Union européenne est le principal partenaire commercial du Bangladesh.

    La menace exprimée cette semaine, dans une déclaration, par le Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Catherine Ashton, et le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, aura peut-être un effet positif. Ils avertissent le Bangladesh que le pays pourrait perdre les avantages dont il profite du fait de son statut de pays en développement, comme l’exonération des droits d’importation dans l’UE.

    Une possible perte de revenus pour le pays

    Le problème de ce type de mesure, et d’un boycott, c’est que le Bangladesh pourrait perdre sa principale source de revenus, et que ces activités seraient alors poursuivies dans un autre pays pauvre, dans des conditions tout aussi lamentables, voire pires.

    L’UE demande à juste titre au Bangladesh de respecter les normes reconnues au niveau international de la RSE, la responsabilité sociale des entreprises. Mais il faut aussi qu’elle l’exige de la part d’autres pays. Les ouvriers exaspérés, qui sont descendus dans les rues du Bangladesh, exigent la même chose, en termes moins diplomatiques. C’est aux autorités bangladaises de mettre fin à ces scandales.

    NRC Handelsblad via Presseurop

    http://fortune.fdesouche.com

  • Dumping social de l'Allemagne sur les produits agricoles : Marion Maréchal Le Pen interroge le ministre de l'agriculture

    Type de questions QE

    Ministère interrogé : AGR – Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt

    Question n° 17-00781 : du :date non fixée

    Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt sur l’attitude du Gouvernement face au dumping social massivement pratiqué par l’Allemagne dans les domaines de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Dans l’élevage, l’arboriculture, le maraîchage ainsi que dans les industries d’abattage et de transformation de la viande, ce dumping, mis en place depuis dix ans, menace des dizaines de milliers d’emplois. L’absence de salaire minimum et d’accord de branche dans ces secteurs Outre-Rhin permet en effet à nos concurrents de tirer un maximum de profit de la directive européenne sur le détachement des travailleurs, en important massivement de la main d’œuvre roumaine, bulgare et polonaise. Ces travailleurs sont payés quatre euros de l’heure, ce qui représente deux à trois fois moins que les salaires pratiqués en France. Le résultat ne s’est pas fait attendre: on constate une baisse très inquiétante de ces productions en France, pourtant vitales à l’économie de nos territoires ruraux, déjà lourdement impactés par la crise. Alors que la Belgique vient de porter plainte contre l’Allemagne pour dumping auprès de la Commission Européenne, il est demandé au Ministre s’il entend faire de même et quelles dispositions il entend prendre face à ces pratiques.

  • Les Polonais n’aiment pas les pédophiles : Cohn-Bendit viré d’un débat

    Ils n’aiment ni les pédophiles ni la crasse, ni la pourriture…
    Le 24 avril, le député européen d’extrême-gauche devait participer à un débat sur l’Europe à l’Institut de Politologie de l’université de Wroclaw, en Pologne. Face à la vague de protestations que cela a soulevé, et craignant sans doute d’y être conspué, « Dany le Rouge » a préféré annuler sa participation.
    Les protestataires reprochaient aux organisateurs d’avoir invité un activiste d’extrême-gauche qui a reconnu dans son autobiographie Le Grand Bazar publiée en 1975 avoir eu des attouchements pédophiles avec des enfants de 5 ans d’une école maternelle de Francfort sur le Main où il travaillait. Des aveux réitérés dans l’émission Apostrophes du 23 avril 1982. (Voir notre vidéo en fin d’article)¢
     
    Une partie de la presse polonaise a cité l’extrait de l’autobiographie de Daniel Cohn-Bendit où celui-ci déclare que, à plusieurs reprises, des enfants de l’école maternelle lui ont ouvert la braguette et ont commencé à le caresser et que lui-même les caressait en retour.
    Le site conservateur « wPolityce.pl » a même mis en ligne un extrait de la fameuse émission après l’avoir sous-titré en polonais. Daniel Cohn-Bendit y déclare : « Vous savez, la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. [...] J’ai travaillé avec des gosses qui avaient entre 4 et 6 ans. Vous savez, quand une petite fille de cinq ans – cinq ans et demi commence à vous déshabiller, c’est fantastique. C’est fantastique, parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque… »
    Ceci accompagné des ricanements stupides de ses interlocuteurs.
    Le metteur-en-scène polonais Grzegorz Braun, auteur de films documentaires et fervent anticommuniste, a même informé le parquet polonais des déclarations pédophiles de « notre Dany franco-allemand » car même si celui-ci revenait sur ses aveux, le simple fait de vanter publiquement la pédophilie est un délit en Pologne. Théoriquement, une enquête pourrait donc être ouverte en Pologne sur le possible passé pédophile de Daniel Cohn-Bendit.¢

  • Déficits : Bruxelles applique à la France le même chantage qu'à la Grèce

    Communiqué de Presse de Marine Le Pen, Présidente du Front National

     

    Les deux ans de délai supplémentaire accordés par la commission européenne à la France afin de ramener son déficit budgétaire sous la barre des 3% sont un véritable chantage.
    Le commissaire chargé des affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, assortit en effet ce délai de conditions qui annoncent un saccage économique et social sans précédent de notre pays et de notre peuple : nouveaux sacrifices pour les retraites, désintégration du marché du travail, privatisations de nouveaux services publics et déréglementations.
    En lui donnant ces « 2 ans », la commission européenne fournit aussi à François Hollande la feuille de route à appliquer. Elle sera impitoyable pour les petits, les travailleurs et les retraités. Elle ressemblera furieusement à ce qu’ont connu avant nous la Grèce, le Portugal ou l’Espagne.
    Elle démontre que nos pays sont victimes d’une Europe devenue dangereuse et folle.
    Nous pouvons faire autrement, sortir de l’hyper austérité : pour cela il nous faut retrouver notre souveraineté nationale et nous réarmer face aux défis de demain par des frontières, une monnaie et un État stratège.
  • Désinfo parisienne contre Cameron

    Faisons comme d'habitude et comme tout le monde, en ce petit matin du 4 mai. Interrogeons dès potron-minet, à 5 heures 08, le moteur de recherche dominant. On sait d'ailleurs que son principal concurrent, devenu si sympathique après la plus récente goujaterie de Montebourg, donne des résultats équivalents. Donc, à la question "royaume uni élections locales" voici la réponse:

     

    "Actualités. Royaume-Uni. Percée des antieuropéens aux élections locales

     

    Le Nouvel Observateur - il y a 14 heures - Autres articles (54).

     

    La formation Ukip inflige un sérieux revers aux Conservateurs et s'impose désormais comme un acteur politique incontournable du pays.

     

    Grande-Bretagne : percée "historique" des antieuropéens aux élections locales

     

    Le Point - il y a 6 heures Élections en Angleterre : Cameron sous la pression de l'UKIP".

     

    Il existe certes 54 autres articles que ceux du Nouvel Obs et du Point. Ils ne font que broder sur le même thème. Et en effet le bruitcourt. Par des bribes de Journal de 20 heures ou autres, nous avons tous cru recevoir la même pseudo-information. David Cameron, son gouvernement, ses réformes de l'assistant, sa coalition réactionnaire, peut-être même la monarchie britannique se trouveraient en graves difficultés. Par ricochet d'ailleurs, ces poussées "populistes" mettant en cause, par définition la commission de Bruxelles et la banque centrale de Francfort, interpellent la, chancelière Angela Merkel, ce pelé ce galeux d'où nous vient tout le mal. Fichus les ultralibéraux, moribonde l'Europe, foin de l'austérité, à nous la croissance keynésienne. Bon anniversaire François Hollande. À défaut d'une Marilyn Monroe pour le lui chanter, ce murmure subliminal vient ici contredire l'impression d'échec qu'il nous avait semblé entrevoir au gré des bilans de cette première année de la présidence Normale de Monsieur Nullot.

     

    Car voici les faits, les résultats de ces élections locales en Angleterre Les conservateurs obtiennent 1 116 sièges de conseillers, leurs alliés libéraux démocrates participant au gouvernement de coalition 352, les opposants travaillistes 538.

     

    Quant au parti "Ukip" sigle du "parti de l'Indépendance du Royaume-Uni", se prononçant en anglais "You keep", sous entendu "vous conservez votre pays" il obtient en effet 147 sièges locaux. Ceci va lui permettra d'aborder les élections européennes dans des conditions favorables. Son chef de file Neil Farage fera d'éclatants discours sarcastiques à la tribune de l’assemblée de Strasbourg. Et il pourra de la sorte constituer aux prochaines législatives britanniques une force d'appoint non négligeable... pour les conservateurs.

     

    Ceci permettrait alors à David Cameron d'équilibrer l'influence des imprévisibles "lib dems". Ayant promis un référendum pour l'année qui suivra ce scrutin, il pourra négocier avec les 27 États-Membres de l'Union européenne un compromis très favorable aux intérêts de son pays. Et ceci lui permettra au moment décisif où les sujets de Sa Gracieuse Majesté auront à choisir entre rester ou quitter les traités, de se prononcer en faveur du "oui", qui l'emportera. Parallèlement on peut même fort bien concevoir que, aussi bien à Londres qu'à Berlin, on dessine durablement une entente se substituant au fameux couple franco-allemand dont les élites parisiennes s'emploient ces derniers temps à dénigrer l'interlocuteur d'outre Rhin.

     

    Pas sur dans ces conditions que David Cameron apparaisse comme si affaibli par les résultats de ces élections locales.

     

    Mais je ne vous importunerai pas plus longtemps et je laisse maintenant mes lecteurs et amis savourer les désinformations et surinformations de notre presse parisienne, toujours la plus intelligente du monde.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

  • Niveau des dépenses publiques : point de situation par Hervé Juvin


    Le niveau des dépenses publiques par realpolitiktv

    Avec des appellations, avec des niveaux, avec aussi des qualificatifs très divers, le sujet du niveau de dépenses publiques est à l’agenda de l’Union européenne et de combien d’autres pays dans le monde. Il est aussi, surtout pour les contribuables, à l’agenda de l’opinion publique et du débat politique français. Un chiffre résume une grande partie de la situation : c’est dorénavant entre 56 et 58% de l’argent généré par l’activité économique qui passe sous une forme ou sous une autre par les canaux publics. C’est un niveau jamais atteint dans l’histoire.

    Hervé Juvin rappelle qu’il y a un conflit d’intérêt évident : ce sont en majorité des fonctionnaires ou professions assimilées, vivant de l’impôt, qui votent le budget et qui votent l’impôt et les dépenses publiques.

     

    A signaler, une erreur à la fin de la vidéo attribue la présentation à Emmanuel Lincot et non pas à Hervé Juvin, c’est bien Hervé Juvin.

    À propos de l’auteur
    Hervé Juvin est écrivain et conférencier. Auteur d’essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.

    Source : Realpolitik.tv.

    http://fr.novopress.info

  • La Suisse, cauchemar de François Hollande

    Les médias étrangers parlent ouvertement de l’affaire Trierweiler entretenue à l’Élysée –et à quel titre ?- sur les deniers du contribuable. En France, c’est le « black out » total : pas un mot à la TV ni à la radio. Quelques journaux de province commencent toutefois à l’évoquer. Même Mediapart commence aussi à en parler. Mais de Suisse pourrait bien venir le plus mauvais coup porté à François Hollande. Ce ne serait que justice… immanente.

    En effet, François Hollande, lors de sa rencontre avec la conseillère fédérale Evelyne Widmer-Schlumpf début décembre 2012, avait exprimé sa volonté de réchauffer les relations entre la France et la Suisse, peu de temps après avoir décidé unilatéralement que les droits de succession d’un ressortissant français, vivant en Suisse, ne seraient plus acquittés en Suisse, mais en France si ses héritiers y résident…

     

    Fin décembre, sans doute pour réchauffer davantage les relations franco-suisses, François Hollande décide tout aussi unilatéralement, pendant la trêve des confiseurs (entre Noël et Nouvel An), l’abolition des forfaits fiscaux pour les quelque deux mille Français bénéficiaires en Suisse de cette imposition sur les dépenses.¢

     

     
    Il y a une semaine, lors de sa conférence de presse, à l’issue du Conseil des ministres, désignant implicitement la Suisse, François Hollande déclare que sera considéré comme un paradis fiscal «tout pays qui refuserait de coopérer pleinement avec la France», autrement dit qui refuserait l’échange automatique sur les revenus des Français à l’étranger et sur les patrimoines qu’ils y détiennent.

     

     

    Un Français, vivant en Suisse, à Genève, depuis 16 ans, Xavier Kemlin, arrière-petit-fils deGeoffroy Guichard, le fondateur du groupe Casino, près de quatre semaines auparavant, dépose plainte le 14 mars 2013 contre la «first girlfriend» du président de la République française. A l’époque l’info est relayée brièvement par quelques médias qui ne mesurent pas toutes les conséquences d’une telle plainte et la classent sans suite.

     

     

    Xavier Kemlin, élisant domicile au cabinet de Maître André Buffard, 15 place de l’Hôtel de ville à St Etienne (42000), devant le Tribunal de Grande Instance de St Etienne, a en fait déposé plainte pour «détournement de fonds publics» contre Madame Valérie Trierweiler, née Massonneau(maîtresse attitrée de Monsieur François Hollande, président de la République française en exercice) :

     

    « En effet en tant que citoyen de nationalité française, j’estime qu’en vue de l’article 13 de la Constitution, mes impôts ne peuvent servir à loger, nourrir, blanchir, vêtir, payer les voyages ainsi que le personnel, d’une dame avec qui la nation n’a aucun lien juridique.»

     

    En vertu de l’article 432-15 du Code pénal français, le détournement de fonds publics est punissable de 10 ans d’emprisonnement et de 150’000 € d’amende…

     

    François Hollande, qui est favorable au mariage pour tous, à l’exception de lui-même, n’a effectivement aucun lien juridique connu avec sa maîtresse. Depuis le divorce de cette dernière, en 2010, tout ce que l’on peut dire est qu’il vit ouvertement à la colle avec Valérie.

     

    À ma connaissance un seul média en a tiré les conséquences qui s’imposent. Il s’agit du blog deH16, Hashtable, dans un article du 11 avril 2013, intitulé « François Hollande veut moraliser la politique? Qu’il montre l’exemple! »

     

     

    QUE DIT LE MYSTÉRIEUX H16?

     

     

    De deux choses l’une :

     

    « Soit Trierweiler n’a pas de lien juridique avec Hollande et dans ce cas, elle doit payer pour ses frais et rembourser ceux qu’elle a déjà faits, le contribuable n’ayant pas à servir de tiroir- caisse. »

     

    « Soit Trierweiler est bien la concubine de notre Président des Bisous, et la déclaration de patrimoine de François Hollande est un faux lamentable. »

     

    Selon sa déclaration officielle de situation patrimoniale, faite au moment du dépôt de sa candidature et publiée, après son élection, au Journal Officiel du 11 mai 2012, le patrimoine de François Hollande comprend principalement trois immeubles d’une valeur totale de 1’170’000 €, c’est-à-dire, en ajoutant ses divers comptes courants et ses meubles, un patrimoine inférieur à 1’300’000 €, qui lui permet d’échapper à l’ISF, impôt sur la fortune.

     

     

    Or, en France, le calcul du patrimoine, pour l’ISF, s’effectue en fonction du foyer fiscal, sans considération du régime matrimonial. Ce qui veut dire que, si Valérie Trierweiler est bien sa concubine, il doit comprendre dans son patrimoine pour l’ISF celui de sa «first girlfriend». François Hollande est donc à tout le moins un fraudeur.

     

     

    Dans sa déclaration patrimoniale de candidat à la présidence, il aurait dû au moins déclarer pour moitié les biens de sa concubine qui ne sont pas de la propriété exclusive de cette dernière…

     

     

    D’aucuns ont, de plus, déjà soulevé que François Hollande aurait dû également déclarer la nue-propriété des biens immobiliers de sa propriété de Cannes, parce que le patrimoine d’un candidat n’a pas le même périmètre que celui de l’ISF et qu’il doit inclure les biens qui font l’objet de droits de mutation à titre gratuit, même s’ils sont exonérés de l’ISF…

     

     

    Dans les deux cas, les effets collatéraux de la plainte de Xavier Kemlin pourraient donc être terribles, si la séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif est effective en France… et le coup vient de Suisse, d’un Français y résidant.

     

     

    Dans le premier cas, comme vu plus haut, Valérie Trierweiler, née Massonneau, encourt une peine de 10 ans de prison et de 150’000 € d’amende.

     

     

    Dans le deuxième cas, l’élection de François Hollande est annulée pour fausse déclaration et ce dernier encourt une amende de 30’000 € et la privation de ses droits civiques.

     

     

    C’est pas facile d’être un président normal et au-dessus de tous soupçons, sinon de la mêlée !¢

     

    Les Observateurs.ch (posté par Xavier Kemlin) http://www.francepresseinfos.com/