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Europe et Union européenne - Page 581

  • La propagande immigrationniste du pacte de Marrakech

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    Le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été adopté par la France sans débat alors que, dans d’autres pays, ce pacte a provoqué des débats parlementaires intenses. Le principal argument des défenseurs de ce pacte est qu’il n’est pas contraignant. Il est, effectivement, précisé dans le texte qu’il est juridiquement non contraignant. Mais des gouvernements xénophiles peuvent se faire un devoir d’appliquer le pacte. Dans ce cas, il devient contraignant dans les pays concernés. C’est, bien évidement, le cas de la France.

    La doxa immigrationniste constitue la base idéologique du pacte. Il est écrit : « Les migrations ont toujours fait partie de l’expérience humaine depuis les débuts de l’Histoire, et nous reconnaissons qu’à l’heure de la mondialisation, elles sont facteurs de prospérité, d’innovation et de développement durable et qu’une meilleure gouvernance peut permettre d’optimiser ces effets positifs. » Toutefois, les peuples européens concernés par les vagues migratoires ont du mal à discerner les « effets positifs ». Les viols commis en Allemagne par des immigrés récemment arrivés sont-ils des effets positifs ?

    Le pacte définit les moyens à mettre en œuvre pour favoriser les migrations. Il est précisé : « Définir des objectifs politiques nationaux à court, moyen et long terme en vue de l’intégration des migrants dans la société, notamment en ce qui concerne le marché du travail, le regroupement familial, l’éducation, la non-discrimination et la santé. » L’ONU veut ainsi imposer aux nations une politique migratoire laxiste. Par exemple, les États n’auront plus le droit de refuser le regroupement familial ni de s’opposer aux migrations répétées. L’ONU s’immisce, en plus, dans la politique éducative et la santé publique. Un gouvernement mondial de bureaucrates non élus se met ainsi en place contre les peuples souverains.

    Les propagandistes favorables au pacte cachent le contenu du texte. Il est mentionné ce que doivent faire les gouvernants : « Inviter les migrants, les responsables politiques, religieux et locaux, ainsi que le personnel enseignant et les prestataires de service, à constater et prévenir les actes d’intolérance, de racisme, de xénophobie et de toute autre forme de discrimination contre les migrants et les diasporas, et appuyer les activités menées à l’échelon local pour promouvoir le respect mutuel, notamment lors des campagnes électorales. » L’ONU incite les gouvernements à pratiquer une répression à l’encontre des opposants à sa politique migratoire laxiste. L’ONU se permet même de définir les orientations des campagnes électorales à venir. Le texte du pacte précise que cette politique est mise en œuvre « dans le plein respect de la liberté de la presse ».

    On atteint le summum de l’absurde et du mensonge. Cette politique ne peut pas être respectueuse de la liberté de la presse. Elle conforte, au contraire, la propagande institutionnalisée des médias cosmopolites et les actions liberticides contre la liberté d’expression sur Internet. Avec ce pacte signé à Marrakech, les Français peuvent constater que Big Brother ne se trouve pas à l’Élysée mais au siège de l’ONU. Il est, toutefois, évident que le locataire de l’Élysée va obtempérer aux injonctions de l’ONU contre la volonté d’une majorité de Français !

    Jean-Luc Tari

    http://www.bvoltaire.fr/la-propagande-immigrationniste-du-pacte-de-marrakech/

  • Bruxelles : les manifestants contre le pacte de Marrakech s’en prennent à la Commission européenne

    Bruxelles : les manifestants contre le pacte de Marrakech s’en prennent à la Commission européenne

    Une manifestation contre le pacte de Marrakech avait lieu aujourd’hui à Bruxelles, en Belgique où le gouvernement a explosé en raison de ce pacte.

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  • Manifestants nationalistes à l’assaut de la Commission européenne à Bruxelles

    Belgique – En marge de la marche contre le Pacte de Marrakech, de nombreux manifestants nationalistes ont pris pour cibles les bâtiments des institutions européennes et notamment ceux de la Commission.

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  • «Marche contre le pacte de Marrakech» à Bruxelles, dans une ambiance tendue

  • Les trois fléaux qui accablent les Français et les Européens

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    Ligne Droite cliquez ici

    La France va mal. Elle est victime de trois fléaux issus directement de l’idéologie politiquement correcte qui s’impose à elle depuis quelques décennies. Une idéologie qui provoque le chômage de masse, la destruction de nos valeurs et une immigration de peuplement massive et incontrôlée. Aussi les dirigeants du Système qui, malgré ces résultats calamiteux, continuent de mettre en œuvre cette idéologie, sont-ils directement responsables de la situation dans laquelle elle place notre pays. Une situation désastreuse mais qui ne relève pas de la fatalité puisqu’elle a été créée par des chefs politiques déloyaux que l’on pourrait chasser.

    Le fléau de l’ultralibéralisme international

    Les difficultés auxquelles est confrontée notre nation sont en effet directement liées à cette idéologie politiquement correcte qui domine la vie nationale. Sa composante ultralibérale soumet notre économie à la concurrence sauvage des pays émergents. Or, ne respectant aucune de nos règles sociales, fiscales ou écologiques, ceux-ci peuvent organiser un transfert de substance économique à leur profit qui se traduit pour la France par la désindustrialisation et le chômage de masse. Malgré la tentative de nos dirigeants d’atténuer les conséquences catastrophiques de ce phénomène par le recours massif à l’emprunt, cet ultralibéralisme conduit à un appauvrissement du pays qui ira croissant.

    Le fléau de la déconstruction des valeurs

    Parallèlement, les Français sont victimes du volet déconstructiviste de l’idéologie officielle qui s’en prend délibérément à nos valeurs fondatrices. Mise en œuvre au nom d’un prétendu état de droit qui pénalise les discriminations et professe un relativisme généralisé, elle cherche à supprimer les inégalités et surtout à gommer les différences. Ce faisant, elle s’en prend à tout ce qui structure notre société, comme la famille, la nation, le mariage ou encore le mérite, la préférence, l’autorité. Se met ainsi en place une société indifférenciée où ce sont les minorités qui dominent et où les repères traditionnels sont oubliés ou dénigrés, plongeant ainsi les Français dans un univers de moins en moins protecteur.

    Le fléau du mondialisme migratoire

    À cela s’ajoute le mondialisme, la composante la plus néfaste de l’idéologie officielle, celle qui provoque un phénomène d’immigration massive très semblable à une invasion suivie d’une colonisation à rebours. Car les immigrés qui s’installent en France le font la plupart du temps sans notre accord et ne cherchent nullement à se fondre dans notre peuple mais s’efforcent au contraire d’y promouvoir leurs mœurs et leurs traditions. Avec leur religion, ils ont même engagé un processus d’islamisation de notre pays qui vient bafouer des valeurs essentielles de notre civilisation. Atteignant des seuils critiques dans certaines portions du territoire, ce processus d’implantation étrangère qui dure depuis plusieurs décennies s’amplifie d’année en année, porté par les règles implacables de la démographie. Demain, si rien ne vient inverser le phénomène, les Français de souche ne seront plus majoritaires chez eux et notre civilisation aura cédé la place à une autre.

    Le Système, porteur de l’idéologie ultralibérale, mondialiste et déconstructiviste

    Une perspective d’autant plus préoccupante que l’idéologie responsable de tous ces fléaux est portée et mise en œuvre par l’oligarchie qui dirige notre pays. Composée des grands patrons, des hauts fonctionnaires, des politiques, des journalistes et des eurocrates, elle s’est érigée en un Système qui verrouille la vie nationale, imposant à tous cette idéologie ultralibérale, mondialiste et déconstructiviste qui s’affirme comme une pensée unique.

    Désireux d’aller vers un marché sans frontières où les grandes entreprises transnationales pourraient commercer en toute liberté sous la houlette d’un gouvernement mondial, ce Système ne jure que par le libre-échangisme dont il persiste à vanter les mérites. Mais il est favorable aussi à l’immigration massive et à la déconstruction des valeurs car l’une et l’autre détruisent la nation considérée comme le principal obstacle à l’avènement du monde globalisé qu’il appelle de ses vœux. Dans le même esprit, il s’appuie sur l’organisation bruxelloise qui a fait de l’Union européenne un instrument de dissolution et d’assujettissement des nations fonctionnant comme si Bruxelles n’était qu’une étape sur le chemin de la globalisation.

    Les dirigeants de la France, responsables des fléaux qui la détruisent

    Les fléaux qui accablent les Français ne sont donc pas le fruit d’une fatalité, ils sont voulus par les hommes du Système qui gouvernent notre pays à Paris comme à Bruxelles. Plus grave encore, les épreuves que rencontre notre nation constituent pour eux autant d’évolutions favorables à leur dessein. Aussi n’est-il pas étonnant que la France comme l’Europe restent paralysées face aux dangers qui les menacent : leurs dirigeants ne cherchent pas à les combattre.

    Devant cette situation aussi paradoxale que scandaleuse, Ligne droite estime qu’il n’y a cependant pas de raison de désespérer car la situation ne relève pas de la fatalité. Notre pays n’est pas frappé par une épidémie contre laquelle aucun remède ne serait efficace. Il est victime d’un projet conçu par des êtres humains et, ce que des hommes veulent et s’efforcent de réaliser, d’autres hommes peuvent s’y opposer et le défaire.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2018/12/15/les-trois-fleaux-qui-accablent-les-francais-et-les-europeens-6113199.html

  • La possibilité de changer l’UE de l’intérieur

    La possibilité de changer l’UE de l’intérieur

    D’Olivier Bault dans Présent :

    […] Lors d’un séminaire organisé le 28 novembre par le Club Grande Europe pour les médias européens, et en particulier ceux d’Europe centrale, sous le thème de « la fracture européenne Est-Ouest », Marine Le Pen a expliqué, selon ce qui a été rapporté par plusieurs médias polonais, que beaucoup de choses avaient changé depuis 2017, quand elle prônait un référendum sur le Frexit. Aujourd’hui se dessine en effet la possibilité de changer l’UE de l’intérieur grâce aux victoires électorales en Hongrie, en Pologne, en Italie et en Suède de partis souhaitant, comme le RN, une Europe des nations.

    Cette évolution du Rassemblement national français, semblable à celle de la Ligue en Italie, ne passe pas inaperçue dans les pays du Groupe de Visegrád. Lundi matin à la radio, le Polonais Zdzislaw Krasnodebski, député au Parlement européen et membre influent du PiS, exprimait, à l’instar de ce qui se dit dans les rangs de la Ligue et du RN, l’espoir que les élections européennes de mai prochain permettraient de changer le rapport de force à Bruxelles en faveur des partis hostiles à la vision de Macron et Merkel de l’Europe.

    Nicolas Bay, coprésident du groupe Europe des Nations et des Libertés, était à Varsovie vendredi dernier à l’invitation du Conseil national de la magistrature (KRS), pour une conférence organisée en commémoration du centenaire d’une justice polonaise indépendante. Il arrivait de Hongrie, où il avait eu des discussions confidentielles avec des membres importants du Fidesz. Devant un auditoire qui l’a chaudement applaudi, le député RN au Parlement européen a parlé de la politisation de la justice et de la judiciarisation de la politique en France et en Europe, dénonçant le « deux poids, deux mesures » de Bruxelles vis-à-vis de la Pologne. « Le chantage à l’Etat de droit n’est qu’un prétexte, puisqu’à bien des égards ledit Etat de droit est plus menacé dans certains pays d’Europe de l’Ouest comme la France qu’il ne l’est en Pologne », a conclu le coprésident du groupe ENF.

    Dans le même esprit, la présidente du RN avait estimé en octobre sur LCI que « la Hongrie de Viktor Orban est beaucoup plus démocratique que la France d’Emmanuel Macron », et c’est en effet le même totalitarisme progressiste, libéral-libertaire et européiste que dénoncent les partis dits populistes de droite en Europe occidentale et les dirigeants élus d’Europe centrale.

    Signe fort des alliances qui se dessinent, les pays du Groupe de Visegrad et plusieurs autres pays d’Europe centrale brillaient par leur absence lundi à Marrakech lors de la ratification du Pacte pour les migrations de l’ONU. Or à l’ouest du continent, ce sont justement les droites populistes qui, au contraire des partis élitistes traditionnels, dénoncent ce texte immigrationniste.

  • Des députés tchèques veulent interdire complètement l’islam qui prône «la haine et la violence»

    Islam-Czech-Republic-702x459.jpgLes dirigeants politiques de la République tchèque ont déjà condamné l’islam avec force. À présent, les politiciens du Parlement tchèque discutent de l’interdiction complète de la religion.

    Si quelqu’un réclame l’assassinat d’infidèles et de juifs, il ne s’agit pas d’une religion de paix, a déclaré le député Jiri Kobza.

    Lui et son parti, Freedom and Direct Democracy, qui est l’un des plus importants au parlement, estiment que l’islam n’est pas seulement une religion, mais aussi une idéologie violente qui devrait être interdite.

    Nous avons suggéré d’interdire toutes les idéologies qui promeuvent la haine et la violence. Une de ces idéologies est l’islam. Et puis nous avons le fascisme et le nazisme, dit-il.

    Il souligne que les musulmans ne veulent ni ne s’intégreront dans des sociétés non musulmanes. Ce n’est pas une migration, c’est une colonisation.

    Une forte méfiance à l’égard de l’islam existe dans l’ensemble du spectre politique en République tchèque, où seulement 0,5% de la population est musulmane.

    Nous ne voulons pas plus de musulmans en République tchèque, a déclaré le social-démocrate puis Premier ministre Bohuslav Sobotka lors d’un entretien l’année dernière.

    Même le président tchèque Milos Zeman, également social-démocrate, a fermement condamné la religion du Moyen-Orient.

    Il a notamment déclaré que l’islam n’appartenait tout simplement pas à l’Europe.

    En ce qui concerne le chaos de l’asile en 2015, Zeman a noté lors d’une critique de l’islam que les migrants musulmans qui ont ensuite pénétré en Europe étaient issus d’ une «culture de meurtriers et de haine religieuse».

    Sources : – Voice of Europe

    – Kristeligt dagblad

  • «Le Brexit maintenant» : des Gilets jaunes britanniques bloquent le pont de Westminster

    BBO20Sgp.jpgVêtu du même gilet jaune que les manifestants français, des Britanniques ont décidé de bloquer le pont de Westminster, en plein centre de la capitale du Royaume-Uni. Ces «Yellow vests» pro-Brexit demandent notamment la démission de Theresa May.

    L’opération a causé une brève interruption du trafic routier sur le pont de Westminster à Londres ce 14 décembre. Vêtu d’un gilet jaune, les manifestants ont entonné le slogan «le Brexit maintenant» et le chant Rule, Britannia ! qui fait office en Grande-Bretagne d’hymne national. Les services de bus ont été momentanément suspendus.

    Certains de ces Gilets jaunes britanniques ont également exigé la démission de Theresa May, le Premier ministre britannique, engluée dans les négociations sur le Brexit avec d’une part le Parlement et son propre parti, et, d’autre part ses interlocuteurs à Bruxelles.

    Après avoir été délogés du pont par la police, les manifestants se sont retrouvés près de Downing Street. L’un d’eux a empoigné un mégaphone pour réclamer une rencontre avec Theresa May (…)

    https://francais.rt.com/international/56820-brexit-maintenant-gilets-jaunes-britanniques-bloquent-pont-westminster

  • Gilets Jaunes : la revanche des « Gaulois réfractaires »

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    Par Etienne Lahyre, haut fonctionnaire, analyste politique ♦ Mercredi 29 août 2018, Emmanuel Macron avait comparé les Français à des « Gaulois réfractaires ». Force est de constater que les Gaulois ont décidé de faire honneur à leur réputation !

    Au terme du cycle électoral de 2017, le parti de la mondialisation avait réussi un tour de force inédit, consistant à se présenter pour la première fois à visage découvert, par le truchement d’Emmanuel Macron, à tirer profit d’un coup d’état des médias et des juges dirigé contre le candidat de la droite parlementaire, et à accéder au pouvoir sans coup férir grâce à la complicité involontaire de sa meilleure alliée objective, Marine Le Pen. Ses opposants étaient sonnés: l’élection avait été volée au peuple, mais celui-ci s’était retiré sur l’Aventin, lassé de perdre systématiquement toutes les élections, hormis le référendum de 2005, dont le résultat avait été annulé par la forfaiture du Parlement qui autorisa en 2008 le Président de la République à ratifier le Traité de Lisbonne. Et le parti de la mondialisation d’espérer secrètement que sa propagande nourrie ait rendus amorphes ces Gaulois réfractaires qu’il méprise : « Il n’y a pas d’alternative possible ! », est-ce bien clair ? « Il ne peut pas y avoir de choix démocratiques contre les Traités européens » avait rappelé M. Juncker. Les Gaulois étaient devenus des Gallo-Romains, les Français des citoyens de l’Union européenne.

    L’émergence des trois France

    Le proconsul Macron pensait pouvoir mettre aisément en œuvre ce que ses mandants attendaient de lui : une politique dictée par les « grandes orientations de politique économique » (GOPE) établies annuellement par la Commission de Bruxelles à l’attention de chaque Etat membre, et inspirée par les choix idéologiques des élites mondialisées dont le but ultime est le démantèlement des souverainetés nationales en vue de parvenir à un monde sans frontière, dominé par les multinationales, un monde peuplé exclusivement de consommateurs déracinés et déopolitisés. Un monde post-national et post-démocratique.

    Pour cela, le parti de la mondialisation mène depuis près de cinquante ans une impitoyable lutte des classes. Celle-ci a débuté après le grand malentendu de mai 1968 : les incantations des Cohn-Bendit, Geismar et autres Goupil ont été vaines ; la « convergence des luttes » n’a jamais eu lieu. Certains étudiants voulaient faire la révolution. Les ouvriers, eux, voulaient de meilleures conditions de travail et des augmentations de salaires.  Et le prolétaire, incarnation de l’homme nouveau, est devenu dans la presse anarchiste et libertaire, le plouc réactionnaire et raciste, rétif au changement et au sens de l’histoire ; le beauf de Cabu et le Dupont-Lajoie d’Yves Boisset. La disqualification intellectuelle et morale des classes populaires avait débuté. Mais, le PCF de Georges Marchais, qui appelait à « produire français» et à « stopper l’immigration officielle et clandestine » parvenait, dans les années 1970, à maintenir celles-ci dans le giron électoral de la gauche. Les ouvriers contribueront ainsi grandement à l’alternance de 1981.

    Une fois au pouvoir, les « socialistes » vont une nouvelle fois être les « gestionnaires loyaux des affaires du capitalisme », selon la formule de Léon Blum. Après avoir tenté une politique de relance maladroite en 1981-82, le PS entreprend, au nom de la préservation du Système Monétaire Européen, le tournant de la rigueur en 1983. De là date la vraie rupture entre la gauche de gouvernement et les classes populaires. La politique du franc fort a accru la désindustrialisation et dégradé la compétitivité de l’économie française ;dans les sociétés non financières, la part des salaires dans la valeur ajoutée brute chute passe de 74% en 1982 à 65% en 1989 ;  des territoires entiers, dans lesquels les ouvriers avaient pu accéder à la propriété foncière notamment grâce aux augmentations de salaires consenties après les accords de Grenelle, ont été ravagés économiquement et socialement. Parallèlement, du fait notamment de sa tertiarisation, l’activité économique se concentre dans les grandes métropoles, tandis l’immigration de peuplement encouragée par la gauche, la nébuleuse associative et les grands patrons s’accroit.

    Ce retour en arrière sur les décennies 1970 et 1980 est crucial car tous les éléments de la crise d’aujourd’hui s’y trouvent. Commencent en effet, à émerger culturellement, politiquement et socialement les trois France que Christophe Guilluy décrit dans La France périphérique :

    • Les métropoles mondialisées et gentrifiées, modèle libéral de la « société ouverte », et futurs bastions du macronisme ;
    • Les banlieues ethnicisées adhérant à un système de valeurs en opposition à l’évolution culturelle et sociétale des grandes métropoles ;
    • La France périphérique regroupant les catégories populaires d’origine française ou d’immigration européenne ancienne.

    Une réaction à « la révolte des élites »

    C’est dans la décennie 1990 que les conséquences politiques et électorales de ces basculements deviennent visibles. En 1989, la droite conduite par Jacques Chirac réalise le grand chelem en remportant les vingt arrondissements de Paris lors des élections municipales ; Marie-France Stirbois est triomphalement élue député à Dreux dans le cadre d’une élection législative partielle. En 1995, la droite voit ses positions s’effriter et perd 6 arrondissements à Paris ; Marie-France Stirbois perd, nettement, les élections municipales de Dreux. Et en 2001, la gauche remporte la mairie de Paris ; Mme Stirbois, quant à elle, a quitté Dreux, sachant pertinemment qu’elle ne pourra plus jamais être élue dans une ville comportant une aussi forte population d’origine immigrée.

    Paris et Dreux sont respectivement les symboles de la France des métropoles et de la France des territoires africanisés. Les Français de souche en ont été chassés, pour des raisons économiques et pour des raisons culturelles. Le vote FN, essentiellement urbain dans les années 1980 et au début des années 1990, devient périurbain dans les années 2000 ; il est désormais principalement rural. Initialement vote politique, de droite, il est devenu au fil du temps un vote sociologique et géographique de Français de souche, non urbains, membres des catégories populaires et moyennes, travaillant dans les branches non tertiarisées de l’économie. Les fameux « perdants de la mondialisation », dont beaucoup sont devenus des travailleurs pauvres.

    Depuis 1983, les politiques menées suivent la même inspiration néo-libérale. Tous les traités européens signés depuis cette date obèrent les marges de manœuvre des Etats Nations : les solutions classiques de politique monétaire ou budgétaire ne sont plus possibles dans le cadre d’une monnaie unique, l’Euro (structurellement surévalué pour l’économie française), et du pacte de stabilité, renforcé par le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire, entré en vigueur en 2013.

    Par ailleurs, la montée en puissance économiques des grandes villes a été amplifiée par les évolutions institutionnelles, parachevées par les lois MAPAM et NOTRe, créant le statut de métropole. La métropolisation bénéfique à tous est à l’aménagement du territoire ce que la théorie du ruissellement est à l’économie, une chimère.

    Les politiques économiques et d’aménagement du territoire sont profondément inégalitaires et aggravent la fracture sociale et territoriale.

    Non contents d’être chassés des grandes villes et de leurs banlieues, les nouveaux habitants de la France périphérique, qui n’ont souvent pas d’autres solutions de mobilité que la voiture individuelle, et qui roulent en Diesel, sont accusés d’être des pollueurs. Au discrédit culturel, à la relégation sociale, s’ajoute une mise au ban environnementale. L’oligarchie Kerosen, qui passe son temps en avion pour ses loisirs, morigène la France Gasoil qui attend avec angoisse chaque fin de mois.

    Depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », le mépris des classes s’exprime sans complexe sur les réseaux sociaux : “Ils trouvent que le Diesel coûte trop cher ? Qu’ils se payent une Tesla !”, telle semble être devenue la boutade préférée des partisans du pouvoir. Les « élites » se crispent, elles n’hésiteraient plus à qualifier une bonne partie de leurs compatriotes de « ramassis de gens déplorables », à la manière d’Hillary Clinton. Et ce sont les Cohn-Bendit et les Goupil qui sont désormais en première ligne : ils étaient révolutionnaires en 1968, ils sont le parti de l’ordre aujourd’hui. Quoi de plus normal, puisque ce sont leurs héritiers intellectuels qui ont pris le pouvoir : le macronisme est sans doute l’expression la plus aboutie de l’idéologie de la déconstruction. De la PMA « pour tous » à la souveraineté européenne, il y a une cohérence dans la logique du Président de la République : celle-ci consiste à briser tous les liens qui unissent les Français à leur héritage familial ou national. Le macronisme est un déracinement, c’est une table rase. Ce n’est qu’un avatar de la sempiternelle guerre menée par les nomades contre les sédentaires.

    Quand Macron s’attaque à l’ISF, c’est sa partie assise sur les valeurs mobilières qu’il supprime, le patrimoine immobilier demeure taxé. Le capital est mouvant, fluide, il n’a pas ni patrie, ni attachement, comme Macron. Le foncier a une histoire, souvent familiale, il se transmet, il représente le temps long. Ce lien entre les générations d’une même famille que le chef de l’Etat, qui se targue de n’être « héritier de personne », veut briser.

    Macron a eu au premier tour le soutien massif de la France des métropoles ; puis, au second tour, celui unanime des banlieues de l’immigration. Paris, puis Dreux. Les villes où règne la libre circulation des capitaux, puis celles qui sont le produit de la libre circulation des hommes.

    Et nos « gilets jaunes » ont réagi. Vaincus dans les urnes une nouvelle fois, alors que la France périphérique représente 90% des communes et 61% de la population. Que plus d’un Français sur deux vit dans une commune de moins de 10.000 habitants. Mais, Marine Le Pen n’est pas Donald Trump. Le scrutin majoritaire à deux tous n’est pas le vote du collège électoral des Etats fédérés américains. Ils savent qu’en France, ils ne peuvent pas gagner les élections, dans le cadre partisan actuel. Alors, ils ont réagi différemment. Comme aux Etats-Unis, ils ont protesté contre un système fiscal qui avantage les plus aisés, contre une immigration illégale galopante facteur de criminalité, qui fait pression à la baisse sur les salaires et met les « natifs » au chômage, contre ces médias qui les ignorent et les méprisent, et leur préfèrent les jeunes issus de l’immigration, latinos aux Etats-Unis, africains en France. La forte augmentation du prix de gasoil en 2018, ainsi que la hausse annoncée de la taxe intérieure de consommation sur les produits de l’énergie (dont il est d’ailleurs probable qu’elle ne soit affectée que très partiellement au financement de la transition énergétique si l’on en croit ce rapport sénatorial : http://www.senat.fr/rap/a17-113-1/a17-113-1.html?fbclid=IwAR1a7BmE6mCeiKLaVFVu4P3t9lvexL2hku8lUda1eIpQTff3_UORzvKkZBg) ont été les catalyseurs de l’expression d’une colère aussi justifiée qu’ancienne. Le moratoire annoncé par le premier ministre ne répond en rien aux motifs de cette colère.

    Vers un scénario à l’Italienne ?

    La France périphérique est l’équivalent de  « l’Amérique du milieu », selon l’expression de Christopher Lasch, qui désigne  à la fois les Etats non côtiers et la classe moyenne américaine. C’est l’Amérique qui a élu Donald Trump. Celui-ci n’a emporté la victoire que grâce au renfort des Etats de la « Rust Belt », qui votaient traditionnellement démocrate. Les « Trump’s Democrats » du Michigan ou du Wisconsin sont issus de la classe ouvrière blanche : ils ne se sont pas « droitisés », ils ont été abandonnés par le parti démocrate. Ils conservent, sur les questions économiques et sociales, un tropisme de gauche.

    En Italie, une coalition rassemblant populistes de gauche et de droite gouverne. Le premier ministre, Conte, et le ministre de l’Intérieur, Salvini, sont les responsables politiques les plus populaires du pays.

    Le parti de la mondialisation a rassemblé la bourgeoisie qui lit le monde et celle qui lit le Figaro ; le bloc bourgeois est uni. Aujourd’hui autour de Macron, demain autour de celui qui serait éventuellement mieux placé que lui pour défendre ses intérêts. Il bénéficie au deuxième tour du soutien de ses supplétifs immigrés. Comme aux Etats-Unis, les minorités se rejoignent contre l’archipel central, sociologiquement majoritaire.

    Dans la chronique consacrée au second tour de l’élection présidentielle de 2017, nous appelions de nos vœux à constituer un mouvement intitulé « En France ! », symétrique à « En marche » pour défendre et unifier l’archipel central français ; pour rassembler la France périphérique et lui permettre, enfin, de conquérir le pouvoir. Pour cela, nous insistions sur le rejet du clivage droite-gauche, de plus en plus obsolète politiquement, et en tout état de cause inopérant électoralement.

    Les élections européennes de mai 2019 doivent être l’occasion de lancer « En France ! ». Les enquêtes actuelles laissent en présager une érosion des macronistes, du fait de l’impopularité présidentielle, un score en retrait de la France Insoumise (ce qui est prévisible : son électorat, pour une large partie d’origine immigrée, ne vote pas aux élections européennes), et un bon score pour le rassemblement national. Tous les ingrédients sont réunis pour que le scénario de 2014 se reproduise, et que le RN soit, à nouveau, désigné comme l’opposant principal au parti de la mondialisation. Si tel devait être le cas, 2022 verrait à nouveau celui-ci s’imposer, quel que fût son candidat. Nous devons tout mettre en œuvre pour éviter cela, en créant les conditions d’une nouvelle configuration politique : les « Gilets jaunes »expriment de manière confuse et désarticulée certaines revendications que la majorité silencieuse regrette de ne pas voir regroupées au sein d’une même plate-forme électorale. Des revendications disparates, d’inégale pertinence, mais qui aspirent à la restauration de la « Common Decency », face aux extravagances  et aux privilèges des « incroyables et merveilleuses » de la France des métropoles, et face à l’impunité et à la colonisation à rebours de la France des banlieues.

    Le mouvement est là, spontané, prêt à être structuré. Il lui manque une incarnation, un visage, un homme providentiel. « Gaulois réfractaires » recherchent Vercingétorix désespérément…

    Etienne Lahyre 11/12/2018

    https://www.polemia.com/gilets-jaunes-la-revanche-des-gaulois-refractaires/

  • Le succès de la coalition autrichienne ÖVP/FPÖ est-il transposable en France ?

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    Voilà tout juste un an, à Vienne, Sebastian Kurz, le leader du Parti populaire autrichien (ÖVP), concluait un accord de gouvernement avec Heinz-Christian Strache, président du Parti de la liberté (FPÖ). On se souvient de l’émoi soulevé dans l’Europe bien-pensante par l’annonce de cette coalition entre la droite conservatrice et l’extrême droite. Chacun souhaitait qu’elle fût éphémère et guettait le faux pas qui la mettrait à terre. Manque de chance, un an après, l’Autriche se porte bien : bonne santé économique et politique, des sondages au plus haut. Un exemple à suivre ?

    Avec une croissance économique de 3 %, un taux de chômage de 5,6 % (l’un des plus bas de la zone euro), des salaires qui progressent de plus de 2,5 % dans la majorité des branches, y compris dans la fonction publique, ce pays pourrait faire envie, si l’on compare sa situation avec celle de la France, dirigée par un prétendu magicien qui a rapidement montré ses limites. Il a fallu le mouvement des gilets jaunes pour qu’il fasse, aux plus modestes, quelques concessions financières, au demeurant très insuffisantes et mal ficelées : une aumône distribuée à la va-vite pour se sortir du pétrin, sans même avoir une idée précise du coût de ces mesures…

    Le secret de la solidité de cette alliance ? D’abord, s’être accordé sur une plate-forme commune qui correspond aux attentes de la majorité de la population : expulsions effectives de migrants déboutés du droit d’asile, fermeture des mosquées salafistes, refus de signer le pacte de Marrakech, indexation des prestations familiales… Tout le contraire de la politique menée en France, où l’on signe le pacte de l’ONU en catimini, où l’on augmente le budget de l’immigration, tout en annonçant qu’on réfléchit à l’immigration dans la consultation nationale, où le pouvoir d’achat des actifs et des inactifs se détériore de jour en jour.

    Ensuite, avoir fait preuve de bon sens en ne se pliant pas au tabou qui interdit toute alliance entre la droite conservatrice et la droite populaire, en cherchant plutôt les points de convergence, en montrant que les besoins de l’économie ne vont pas nécessairement à l’encontre des besoins du peuple, en ne mettant pas sous le coude le problème de l’immigration mais en le saisissant à bras-le-corps. Avoir su, également, faire des efforts de part et d’autre, ne pas mettre publiquement l’accent sur leurs désaccords pour mettre en avant les points d’accord. Ce qui ne peut que susciter la confiance.

    Bien sûr, les situations ne sont pas totalement transposables d’un pays à l’autre, mais l’exemple du FPÖ et de l’ÖVP ne pourrait-il pas inspirer Les Républicains et des partis comme le Rassemblement national ou Debout la France ? Certes, depuis l’élection présidentielle, on a constaté qu’une partie des Républicains se tournait vers Macron : on ne peut guère compter sur ceux qui vont toujours dans le sens du vent (on les voit, d’ailleurs, prêts à tourner leur veste quand leur champion est en mauvaise posture).
    Mais il est une partie des Républicains qui défend sincèrement des valeurs de droite, ne renie pas notre héritage chrétien, ne dédaigne pas le peuple, partage en paroles et, quelquefois, en actes les positions des « populistes », parce qu’ils ont d’abord le souci des Français.

    Est-il utopique de rêver à une union des droites où, comme en Autriche, on se mettrait d’accord sur l’essentiel pour gouverner dans l’intérêt de tous ? Cela supposerait que chacun y mît du sien, mais cela vaudrait la peine d’essayer.

    Philippe Kerlouan

    http://www.bvoltaire.fr/le-succes-de-la-coalition-autrichienne-ovp-fpo-est-il-transposable-en-france/