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Europe et Union européenne - Page 786

  • Les élections à Vienne (Autriche) : une leçon pour la politique française ?

    Les sondages laissaient planer le doute. Durant plusieurs semaines, les instituts autrichiens maintenaient le suspense : le parti patriote et anti-immigration autrichien, le FPÖ, mené par Heinz-Christian Strache, allait-il arriver en tête à l’élection régionale et municipale de la ville-Etat de Vienne ? Le sensationalisme médiatique aidant, cette probable victoire « populiste » dans la capitale autrichienne était devenue une hypothèse convenue.

    Alors, quand les résultats sont tombés dimanche soir, la surprise fut de mise. Le SPÖ (les sociaux-démocrates autrichiens) arriva largement en tête avec 39% des suffrages, 9 points devant le FPÖ de HC Strache.

    Les grands médias ont célébré en Autriche cette victoire des sociaux-démocrates, repris docilement par les médias français (le journal Le Monde a ainsi pu titrer sur son site Internet le soir de l’élection : « La gauche résiste à l’extrême droite à Vienne). De leur côté, les sympathisants n’ont pas pu cacher leur déception, les prédictions omniprésentes dans les journaux télévisés ayant créé un espoir de victoire.

    Si l’on s’écarte de la vision médiatique autrichienne de ces résultats (qui manque de hauteur, car trop proche des événements) et des commentaires de la grande presse française, qui s’est souvent contentée de reprendre les articles de la presse autrichienne sans prise de recul aucune, une analyse à froid montre que le gagnant dans cette élection n’est pas celui que l’on a présenté.

    Tout d’abord, un rappel des résultats s’impose. Le SPÖ a obtenu 39,6% des suffrages, soit 4,75 points de moins qu’à l’élection régionale de 2010. En seconde position, le FPÖ rassemble 30,8% des voix, soit 5 pointsde plus qu’au scrutin précédent. En troisième position, les écologistes Die Grünen obtiennent presque 12% des suffrages, résultat stable par rapport à l’élection précédente (une très légère baisse par rapport à 2010). Quant à eux, les conservateurs de l’ÖVP s’effondrent, passant de 15% à 9% des voix. Enfin, le jeune parti libéral NEOS (qui n’existait pas encore en 2010) obtient 6% des suffrages.

    En termes de progression par rapport à l’élection précédente, les patriotes du FPÖ sont donc les seuls à améliorer leur score par rapport à l’élection régionale précédente. Si l’on regarde brièvement les résultats des élections européennes à Vienne l’an passé, l’évolution est encore plus nette. Les sociaux-démocrates obtenaient 27% des voix, le FPÖ 18%, Les Verts 20% et l’ÖVP 16%. L’importance donnée à la première place dès le premier tour dans le cadre de l’élection régionalo-municipale de dimanche dernier explique en grande partie la bipolarisation de ce scrutin : de quatre grands partis aux élections européennes, seulement deux ont su tirer leur épingle du jeu. Que le SPÖ à gauche ait rassemblé les voix des Verts ne crée pas de surprise. Mais à droite, le FPÖ opère une véritable razzia sur les voix des conservateurs. Phénomène étonnant, vu de France.

    La disparition de la droite classique ?

    La vie politique autrichienne donne un aperçu tout à fait intéressant d’une évolution possible des forces politiques de droite. L’ÖVP, conservateur, comparable à notre parti Les Républicains, se retrouve pris entre deux feux : d’un côté, un nouveau parti jeune, ouvertement libéral, pro-Union européenne, et libertaire en termes de sujets de société, le parti NEOS, et, de l’autre, un parti patriote, social-libéral, anti-immigration et critique vis-à-vis de la construction européenne, le FPÖ. Durant cette élection municipale, la défaite des conservateurs au profit des patriotes est d’autant plus forte qu’elle se déroule à Vienne, réputée ville rouge. L’ÖVP disparaît presque du paysage politique dans cette élection, ce qui pourrait présager un avenir très sombre pour la droite classique (la droite républicaine, dirait-on en France).

    La situation autrichienne montre sous un autre jour les contradictions internes à la droite en Europe. La coexistence dans un même parti de forces radicalement opposées finit par ne donner satisfaction à personne, et chacun à terme prend sa liberté et part dans sa direction propre. Les plus libéraux-libertaires de l’ÖVP s’en sont allés du côté du dynamique parti NEOS, et les patriotes et souverainistes se tournent vers le FPÖ.

    Si loin, si proche

    Deux différences majeures semblent opposer France et Autriche en matière politique, qui n’ont qu’une même origine : le mode de scrutin en Autriche est toujours à un tour, et laisse une place majeure à la proportionnelle, tout à l’inverse de la France. La conséquence est double (et là résident les deux différences) : il n’y a traditionnellement pas de bipolarisme politique, et les coalitions gouvernementales sont la règle. On a souvent pris le contre-exemple de l’Autriche pour expliquer qu’en France aucune place n’existait pour le Front national, troisième voie impossible, en raison du mode de scrutin majoritaire à deux tours. La deuxième différence (les coalitions) n’empêche pas non plus une convergence austro-française : dans les deux pays, la collusion entre les partis traditionnels de la droite et de la gauche est un sentiment populaire répandu.

    On remarque, par ailleurs, empiriquement que le mode de scrutin n’influe que peu sur le vote. Ou plutôt l’obstacle que représente un mode de scrutin est davantage un frein pour de bons scores mais, une fois le frein usé, les résultats des patriotes sont en roue libre et peuvent grimper, grimper, jusqu’à évincer la droite classique. C’est précisément ce qui s’est produit dimanche à Vienne. Au gré d’une élection qui conjoncturellement favorisait le bipolarisme, le FPÖ a su mettre KO le parti conservateur.

    De même en France, le scrutin majoritaire pourrait bien se retourner finalement contre la droite classique, une fois que le Front national aura atteint un seuil de non-retour, et que Les Républicains auront fini de montrer au grand jour leurs contradictions internes, comme le retrait du président des Jeunes de la Droite populaire, Pierre Gentillet, semble le présager.

    Vincent Lefebvre, 15/10/2015

    http://www.polemia.com/les-elections-a-vienne-autriche-une-lecon-pour-la-politique-francaise/

  • Le cordon sanitaire contre le FN se retourne contre la santé de tous

    Exemple assez pitoyable du conformisme politique associé au terrorisme intellectuel :

    "Demandé par une élue FN, le rejet d'un pesticide dangereux pour les abeilles a été refusé par le Parlement européen. Les deux principaux groupes politiques travaillent à des lignes de conduite destinées éviter que leurs élus ne votent des amendements FN.

    C’est une histoire assez classique dans les institutions européennes. La Commission européenne a autorisé, en juillet dernier, la commercialisation d’un insecticide, dangereux pour les abeilles – encore un. Interdit aux Etats-Unis, le Sulfoxaflor produit par Dow Agrosciences est désormais autorisé en UE, où les normes sont d’ordinaire plus draconiennes.

    L’histoire aurait dû susciter le barnum habituel : communiqués indignés des Verts, suivis par la gauche, puis de la droite qui soutient que le pesticide est inoffensif avant que la Commission ne mette tout le monde d’accord en suspendant l'autorisation pour lancer une nouvelle étude.

    Mais rien ne s’est passé comme prévu. Aussi dangereux soit-il pour les abeilles, le sulfoxaflor n’a pas –encore- déchaîné les passions. Mardi 13 octobre, la remise en question de son autorisation n’a même pas été votée par la commission Environnement du Parlement européen, d’ordinaire à la pointe sur ces sujets.

    La raison en est simple : la question est apparue sous forme d'une objection déposée par une députée européenne Front national. Sylvie Goddyn, élue du Nord-Pas-de-Calais, a vu sa proposition rejetée par 31 voix contre, 18 pour et 6 abstentions.

    « Sur le fond, nous déposerons prochainement un autre amendement au sujet du sulfoxaflor. Mais il faut être cohérent politiquement ! Nous ne pouvons pas soutenir des gens qui veulent détruire l’Europe. Tous les membres S&D de la commission environnement ont voté contre », explique Guillaume Balas, eurodéputé socialiste et membre de la commission Environnement (...)

    Le groupe socialiste et démocrate planche (...) sur l’établissement d’une position commune pour éviter qu’un élu de sa formation ne soutienne des amendements du groupe ELN.

    La même initiative a été prise à droite au PPE, où Alain Lamassoure et Françoise Grossetête, membres LR du PPE, veulent aussi mettre le sujet sur la table. Il s’agit de convaincre leurs collègues qui représentent la première force politique de la chambre, avec 217 élus, de ne pas voter les amendements FN."

    On constatera une fois de plus la connivence de vues entre Socialistes et Républicains. UMPS pas morte !

    Philippe Carhon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • En Suisse, la poussée de la droite populiste se confirme

    La projection nationale vient de tomber pour les élections fédérales suisses. Comme les sondages le prévoyaient, la droite fait une poussée au Parlement dimanche 18 octobre. Au Conseil national, l’équivalent de l’Assemblée Nationale en France, le parti d’extrême-droite Union démocratique du centre (UDC), déjà la première formation politique du pays, gagne 11 sièges par rapport à 2007, sur les 200 que compte au total cet organe législatif. A ce stade l’UDC représente 28 % du Parlement.

     

    L’autre grand gagnant des élections est le parti libéral-radical (PLR), qui gagne trois sièges. Même si le parti socialiste suisse reste la deuxième force politique au Conseil national, l’institution penche désormais un peu plus à droite. Pour le président du PS suisse Christian Levrat la législature sera sans aucun doute « un peu plus serrée ».

    Les Verts et les Verts Libéraux subissent de leur côté une défaite cuisante en perdant respectivement 5 et 6 sièges au Conseil national. La coprésidente des Verts suisses, Adèle Thorens Goumaz, se dit « inquiète car c’est le prochain Parlement qui devra voter la stratégie énergétique du pays... ».

    Vu sur Le Monde.fr

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?En-Suisse-la-poussee-de-la-droite

  • La Hongrie ferme sa frontière avec la Croatie, les clandestins visent la Slovénie

    La Hongrie à une nouvelle fois fermée sa frontière avec la Croatie face a l’afflux de clandestins ; seuls les postes de douane officiels resteront ouverts. Les clandestins devront désormais pousser jusqu’en Slovénie pour traverser illégalement la frontière avec l’UE, ce pays ayant annoncé qu’il laisserait passer tout le monde tant que l’Allemagne et l’Autriche les accueilleront.

    http://fr.novopress.info/

  • Victoire de la droite anti-immigration en Suisse

    Ins_wahlaufruf_web_frDéjà premier parti du pays avec 54 députés sur 200, l’UDCde Christoph Blocher,décroche, selon les projections de dimanche soir, 11 sièges de plus au Conseil National, l’équivalent de l’Assemblée Nationale. 

    Cette progression de la droite souverainiste et populiste, s’explique par la crainte d’une poussée migratoire, du fait notamment du contexte international et de la question des réfugiés. Or l’immigration, la préservation de l’identité suisse, c’est le terreau sur lequel l’Union Démocratique du Centre a fondé sa marche. « Rester libre », le slogan de la campagne, a, ces dernières semaines, cédé la place à la lutte contre « le chaos migratoire » que Christoph Blocher a annoncé à chacun de ses meetings électoraux à succès.

    L’autre grand rassemblement de droite, le Parti Libéral Radical, améliore sa représentation de 3 sièges, à 33 députés. L’UDC et le PLR pourraient se rapprocher pour imprimer leur marque dans les prochaines années. En face, le Parti Socialiste Suisse limiterait la casse en perdant seulement 2 de ses 46 députés. Les Verts perdraient 10 de leurs 16 sièges, tandis que les Verts libéraux en perdraient 6 sur 12.

    Michel Janva

  • Invasion migratoire : à Bruxelles, sommet de dupes, la Turquie grande bénéficiaire

    Entre les promesses non tenues qui s’accumulent et les concessions bien réelles à la Turquie, le dernier sommet de l’Union européenne consacré à la crise migratoire ressemble fort à un nouveau marché de dupes.

    Les hotspots destinés à canaliser et comptabiliser les « migrants » ? Promis et pas tenus, sauf deux en sous-effectif flagrant, à Lampedusa (Italie) et Lesbos (Grèce). La zone tampon « démilitarisée » le long de la frontière turco-syrienne afin d’accueillir les réfugiés ? Aux oubliettes. Les renforts pour Frontex et l’EAS0, le bureau européen d’appui à l’asile, l’agence chargée d’aider les pays européens à gérer les frontières extérieures de l’UE ? On les attend encore. Les assauts de fermeté des dirigeants allemands ou français, expliquant que seuls les « vrais » réfugiés seraient accueillis et les migrants économiques refoulés ? Des ronds dans l’eau du marécage médiatique. Sommet après sommet, l’Union européenne accumule les promesses de fermeté non tenues et les renoncements bien réels.

    Rien de surprenant donc à la lecture du bilan de celui qui s’est clos hier. Côté nouvelles promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, la création d’un corps de garde-frontière européen… Ce pas acté, mais pour Hollande, « l’idée a progressé »… c’est dire si le projet a peu de chance de voir le jour avant la fin des temps. Afin de soigner l’image humanitaire de tout le monde, l’Union européenne ouvrira six camps d’accueil pour réfugiés dans le sud de la Turquie et pour rassurer la Grèce et la Bulgarie il est prévu une fois de plus un renforcement de la coopération entre Frontex, les garde-côtes grecs et les garde-côtes turcs.

    La Turquie puisqu’on en parle, qui est la principale bénéficiaire des renoncements de l’UE. Le pays, qui accueille plus de deux millions de Syriens, est en effet en position de force face à l’UE. C’est lui qui est en mesure d’ouvrir ou de fermer (du moins partiellement) les vannes des flots de « réfugiés » qui déferlent sur l’Europe.

    Renoncement financier, tout d’abord, puisque Bruxelles, qui envisageait de payer un milliard d’euros à Ankara pour l’aider à garder ses « réfugiés » sur son sol, va finalement en débourser trois. Trois milliards pour avoir l’illusion que la Turquie nous aide à contenir l’invasion migratoire, c’est cher.

    Illusion, car quand bien même le pays en aurait la volonté politique (ce qui reste à démontrer, le contraire étant même assez solidement étayé), l’état de corruption endémique dans lequel il baigne garantit aux « passeurs » la complaisance nécessaire à tous les échelons de l’administration turque pour accomplir leur besogne.

    En tout état de cause, les détails de ce financement, qui est sur la table depuis le 5 octobre, seront discutés par Jean-Claude Junker, qui a carte blanche, et ses homologues turcs. La seule nouveauté du sommet d’hier, c’est que ce sera finalement Angela Merkel qui ira à Ankara dimanche 18 cueillir les lauriers de l’accord, raffermir ainsi la traditionnelle alliance turco-allemande, et confirmer son image de conductrice de l’Union européenne.

    Car c’est évidemment Merkel qui a pesé de tout son poids auprès de ses « partenaires » (vassaux ?) européens pour obtenir cet accord. La chancelière semble enfin avoir réalisé qu’elle a ouvert avec ses promesses d’accueil de « réfugiés » une véritable boîte de Pandore, cherche maintenant à limiter la casse.

    Aussi l’Europe de Bruxelles a-t-elle cédé sur tous les points d’achoppement avec la Turquie. De manière relativement symbolique à ce stade – et en tout cas très floue —, Merkel a annoncé que les Européens avaient convenu de relancer le processus d’adhésion de la Turquie et d’ouvrir de nouveaux chapitres de discussions. Lesquels ? mystère.

    Bien plus concrète en revanche est l’avancée de l’ex-Sublime Porte vers l’intégration dans l’espace Schengen. Première étape, la Turquie sera inscrite sur la liste européenne des « pays sûrs », probablement dès le 18 novembre. Cette liste permettrait de renvoyer plus rapidement certains migrants vers leur pays d’origine au motif qu’il respecte les droits de l’homme et que les migrants qui y seraient renvoyés ne risquent rien à retourner dans leur pays. Plus qu’un outil de régulation des flux migratoires, cette liste valide en fait la conformité du pays en question avec les critères idéologiques européens. elle permet au pays en question d’assister à des sommets européens (quelle veine !) et constitue un préalable aux négociations les plus sensibles…

    Deuxième étape, l’exemption de visas pour les 78 millions de Turcs soit l’entrée de facto dans l’espace Schengen. De nombreux pays européens y rechignent encore, cela se fera donc par étapes, dans l’immédiat par une libéralisation de l’octroi de visas pour les hommes d’affaires et les étudiants turcs.

    François Hollande a cependant dit avoir « insisté pour que, si libéralisation des visas il doit y avoir, avec la Turquie, ce soit sur des bases extrêmement précises et contrôlées ». Une libéralisation des visas sur des critères très souples semble donc à l’ordre du jour.

    Le quotidien turc Cumhuriyet a publié le 29 mai dernier des images d'obus de mortier, dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire pour la Syrie. Selon des documents officiels, les camions seraient en réalité propriété des services de renseignements turcs. L'interception des armes date de janvier 2014 et a été menée par la gendarmerie turque.

    Le quotidien turc Cumhuriyet a publié le 29 mai dernier des images d’obus de mortier, dissimulés sous des médicaments dans des camions, officiellement affrétés par une organisation humanitaire pour la Syrie. Selon des documents officiels, les camions seraient en réalité propriété des services de renseignements turcs. L’interception des armes date de janvier 2014 et a été menée par la gendarmerie turque.

    Enfin, signalons pour la bonne bouche que rien évidemment n’a été dit au sujet de Chypre, membre de l’UE occupé par la Turquie ni sur le non-respect par la Turquie de la Convention de 1951 sur les réfugiés, qu’elle a signée et ratifiée, mais dont elle refuse de faire bénéficier les millions de Syriens, Irakiens et autres présents sur son sol. Les droits de l’homme régulièrement bafoués sont balayés sous le tapis, les craintes de dérive autoritaire du président islamo-conservateur Erdogan passées par pertes et profits… Quant au soutien passif (refus pendant longtemps de mettre à disposition de l’OTAN ses bases aériennes pour les frappes anti-EI…) ou actif (fournitures d’armes, libre-circulation des djihadistes étrangers vers la Syrie, attaques coordonnées contre les Kurdes…) de la Turquie à l’État islamique, il faudrait perte bien malpoli pour évoquer de telles inconvenances…

    Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles, l’Union européenne, pour régler la crise migratoire est en train d’accorder un brevet de bonne conduite à l’un des boutefeux qui a embrasé la Syrie… et favorisé par tous les moyens ladite crise.

    Charles Dewotine

    http://fr.novopress.info/193739/invasion-migratoire-a-bruxelles-sommet-de-dupes-la-turquie-grande-beneficiaire/#more-193739

  • Hollande vice-chancelier ? un bon toutou prêt à défendre sa patronne, plutôt !

    Marine Le Pen qualifiait François Hollande au parlement européen de « vice-chancelier de la province France », c’était lui faire encore beaucoup d’honneur. Écoutez cette interview donnée en marge du dernier sommet européen, elle vaut le détour. Notre « président » n’a de mots que pour l’Allemagne, que pour ses intérêts, en bon serviteur docile.

    Certes, la construction européenne suppose des solidarités entre pays, mains le niveau de soumission de Hollande à Merkel que révèle cette interview est sidérant. Le « président » de la France se présente comme le VRP des intérêts allemands et n’a pas un mot pour ceux de son pays. Il déclare :

    Oui, il s’agit maintenant de faire sen sorte que l’Allemagne, puisse, avec d’autres pays, être sûre que nous pourrons contrôler les frontières extérieures […] pour éviter qu’il y ait de nouveaux accueils de populations, car l’Allemagne ne pourra le supporter et nous devons le comprendre.

  • Invasion migratoire : Polémia vous révèle ce que les médias vous cachent sur l’Allemagne (2e partie)

    La presse allemande

    Polémia poursuit sa revue de presse sur l’invasion migratoire telle qu’elle est perçue par la grande presse germanique.

    La chancelière voit sa popularité toujours en baisse : des troubles surgissent dans les grandes villes et de violents débats s ‘expriment dans les instances politiques. Voici donc à nouveau quelques titres de la grande presse allemande des 8-14 et 15 octobre que nous devons, tout comme la première partie, à un contributeur que nous remercions vivement.
    Polémia

    DIE WELT :

    L’appel de bienvenue de Merkel se propage jusqu’en Afrique de l’Ouest (14 oct.)
    La « Willkommenskultur » allemande produit son effet au Mali, même chez ceux qui jusqu’ici ne voulaient pas partir. Les images, à la télévision, de gens sympathiques offrant des cadeaux de bienvenue attirent les migrants. Un visa pour l’Allemagne s’achète.

    Destitution du gouvernement : Merkel se bat contre sa propre fraction (14 oct.)
    Lors d’une réunion mémorable du groupe CDU/CSU [au Bundestag], il y a eu un violent débat sur la politique des réfugiés. Certains députés ont exigé de Merkel la fermeture des frontières. La chancelière se bat pour préserver son autorité.

    Strobl, vice-président de la fraction CDU/CSU [au Bundestag] exprime sa confiance en Merkel (14 oct.)
    Malgré les critiques portées contre sa politique des réfugiés, la chancelière Merkel continue de jouir de la confiance de la fraction CDU/CSU, selon les mots de Thomas Strobl. Nouvelle bagarre à Hambourg. D’autres nouvelles dans le fil d’actualités.

    L’UE promet de l’argent pour les réfugiés – et ne paye pas (14 oct.)
    Mauvais payeurs : plusieurs pays de l’UE avaient promis de débloquer rapidement des milliards pour faire face à la crise des réfugiés. Pourtant, les sommes convenues n’ont toujours pas été versées.

    La disparition des frontières menace l’existence de l’Allemagne (14 oct.)
    La CSU exige des mesures efficaces pour limiter l’immigration. Le ministre de la Justice de Bavière redoute que l’Allemagne ne perde sa souveraineté. L’Etat fédéral doit agir, dit-il, menaçant.

    http://www.welt.de/politik/deutschland/article147567638/CSU-will-das-Recht-auf-Familiennachzug-beschraenken.html

    La CSU veut restreindre le droit au regroupement familial (14 oct.)
    Un demandeur d’asile reconnu a le droit inconditionnel de faire venir sa famille en Allemagne. La CSU veut changer cela : « Sinon, il faudra multiplier les chiffres actuels par un facteur trois ou quatre ».

    La « Willkommenskultur » a mis le feu à l’Espace Schengen (14 oct.)
    La Grande-Bretagne essaie de maintenir les réfugiés à proximité de leur patrie abandonnée. La France défend l’Europe en Afrique du Nord. Seule, l’Allemagne « exhale » sa « Willkommenskultur » et met ainsi l’UE en danger.

    « Ici, on nous traite comme des insectes »(14 oct.)
    Chaque jour, des centaines de réfugiés attendent devant le LAGeSo [Landesamt für Gesundheit und Soziales, Office des affaires sociales et sanitaires] de Berlin pour s’enregistrer. On peut voir ici à quel point l’administration est dépassée. Il manque même les tickets de file d’attente. Une Syrienne raconte.

    7 réfugiés sur 10 interrompent leur formation (14 oct.)
    On a, en Allemagne, un besoin urgent de professionnels. Les réfugiés pourraient être une solution, disent certains experts. Les premières expériences réalisées dans l’artisanat avec des stagiaires laissent cependant extrêmement perplexe.

    Un expert des questions sociales s’attend à des augmentations d’impôt massives (15 oct.)
    L’Allemagne est le « seul pays d’immigration sans règle », déplore l’économiste Raffelhüschen. Les réfugiés s’intégreront au système des prestations sociales – pas au marché du travail. Cela aura des conséquences.

    « Il n’est pas question de discuter qui doit s’aligner sur qui » (15 oct.)
    Le ministre des Affaires sociales de Bavière reproche à l’Etat fédéral de ne pas tenir ses engagements. Les réfugiés devraient en supporter les conséquences, s’ils venaient à fouler au pied les valeurs de la société allemande – comme l’égalité homme-femme.

    HANDELSBLATT :

    « Fermez les frontières! » (14 oct.)
    La chancelière Merkel défend sa politique des réfugiés devant la base est-allemande de la CDU. Dans la ville saxonne de Schkeuditz, les militants écoutent d’abord avec recueillement, puis s’en prennent frontalement à la présidente de leur parti.

    Celle-ci riposte.

    Tusk, président du Conseil de l‘UE : subordonner les aides à la Turquie à la réduction du nombre de réfugiés(14 oct.)
    Le président du Conseil de l’UE, Tusk, a subordonné un accord avec la Turquie à la réduction du nombre de réfugiés. Dans une lettre aux chefs d’Etat et de gouvernement, il met par ailleurs en garde contre une vague plus importante encore, au printemps.

    Crise des réfugiés dans la capitale : recherche désespérément sénatrice en charge de l’intégration (14 oct.)
    A Berlin, une dispute violente a éclaté, en lien avec la crise des réfugiés. La CDU reproche son échec au SPD, son partenaire dans la coalition [Land et ville]. Au centre des critiques : Dilek Kolat, sénatrice en charge de la politique d‘intégration.

    PEGIDA, NPD, AfD : la grande peur devant l’Allemagne du côté obscur (14 oct.)
    Dans le contexte de la crise des réfugiés, les manifestations de PEGIDA prennent un tour de plus en plus radical – principalement en Allemagne de l’Est. L’AfD et le NPD s’en mêlent aussi avec entrain. Des politiciens parlent d’un développement très inquiétant.

    Le patron de l’institut Ifo [Leibniz-Institut für Wirtschaftsforschung an der Universität München e.V.], Hans-Werner Sinn, à propos des flots de réfugiés : ce qui vient d’arriver là, nous aurons du mal à l’intégrer (14 oct.)

    Nombreux sont les jours où les réfugiés affluent par milliers. C’est un défi majeur pour tout le pays – mais, selon de nombreux économistes, c’est également une grande chance. Est-ce que cet afflux pourrait même accélérer la croissance économique ? Un entretien avec Hans-Werner Sinn, patron de l’institut Ifo de Munich.

    L’héroïne tragique (15 oct.)
    On pardonne beaucoup à sa patronne, mais rarement qu’elle touche à l’essentiel. Il en est ainsi de Merkel et de sa politique des réfugiés. A l’Est, désormais, la CDU lui tourne le dos – par peur de perdre le pouvoir.

    FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG :

    Le SPD dans la tourmente (8 oct.)
    Après l’interview de la chancelière chez Anne Will, le SPD se déchire sur la conduite à tenir dans la crise des réfugiés. Il pourrait se trouver à l’aube d’une épreuve de vérité analogue à celle qui frappe l’Union.

    Sévère critique à la chancelière lors du congrès de la CDU en Saxe (14 oct.)
    A Schkeuditz, en Saxe du Nord, la critique de la base de la CDU à l’égard de la politique des réfugiés d’Angela Merkel a été particulièrement audible, mercredi soir. Nombreux sont ceux qui ont exprimé publiquement leur souhait d’une nouvelle présidente.

    Le maire de Magdeburg quitte le SPD (14 oct.)
    Lutz Trümper, le maire de Magdeburg, ne veut pas que le SPD le prive de sa liberté de parole sur la question des réfugiés. C’est pourquoi il quitte le parti – non sans conserver son mandat.

    La majorité des Allemands ne veut plus aucun réfugié supplémentaire (14 oct.)
    Tendance claire dans la crise des réfugiés : deux tiers des Allemands ne croient plus à la promesse de Merkel que « Nous allons réussir ». Ils ne sont plus qu’un sur cinq à croire que l’Allemagne peut encore accueillir d’autres demandeurs d’asile. Les partis de l’Union perdent les faveurs des électeurs.

    Demandeurs d’asile : Tusk ne veut d’accord avec la Turquie que si le nombre des réfugiés diminue (14 oct.)
    Le président du Conseil de l’UE met en garde contre une hausse supplémentaire de l’immigration vers l’Europe. Il considère qu’il est du devoir du gouvernement d’Ankara d’agir.

    La polémique, violente, enfle au sein de l’Union – malgré une nouvelle loi sur le droit d’asile (15 oct.)
    Ce jeudi, le Bundestag délibère sur la nouvelle loi sur le droit d’asile, qui est censé limiter le flot des réfugiés. La polémique au sein de l’Union se propage malgré les changements législatifs prévus.

    Une association d’enseignants demande une limitation de la proportion de migrants (15 oct.)
    L’association des philologues met en garde contre la présence d’un trop grand nombre de réfugiés dans les classes. Dès 30% d’enfants non germanophones, on observerait une baisse de performance.

    SÜDDEUTSCHE ZEITUNG :

    Crise des réfugiés : le ministre de la Justice de Bavière considère que l’Etat est menacé dans son existence(14 oct.)
    Bausback, ministre de la Justice de Bavière, craint que les Länder ne soient bientôt plus en mesure de faire face au flot de réfugiés. Il a déclaré à la Frankfurter Allgemeine Zeitung qu’il voyait l’Etat [Staat] menacé dans son existence si l’Etat fédéral [Bund] n’agissait pas.

    DIE ZEIT :

    Des bénévoles du « Tafel » chahutés par des xénophobes (15 oct.)
    Les « Tafeln » [NDT : Organisation caritative] nourrissent 150.000 réfugiés. Récemment, des bénévoles ont été insultés à cause de leur engagement, a déclaré leur président. Des racistes ont demandé que les repas soient réservés aux seuls Allemands.

    FOCUS :

    Rude automne pour la chancelière : un destin à la Schröder menace-t-il désormais Merkel ? (15 oct.)
    A la CDU et à la CSU, nombreux sont ceux qui tiennent la politique des réfugiés d’Angela Merkel pour une faute. Cette question n’est pas l’unique point de discorde au sein de l’Union. Gerhard Schröder a perdu sa place à cause de telles confrontations. Est-ce ce qui attend Merkel ?

    Duel à distance avec Merkel : Horst Seehofer s’exprime au Landtag [de Bavière] sur la crise des réfugiés (15 oct.)
    Le patron de la CSU, Horst Seehofer, fait une déclaration sur la crise des réfugiés dans le cadre de l’heure des questions d‘actualité au Parlement de Bavière. Le ministre-président va-t-il à nouveau faire feu contre la politique de la chancelière Angela Merkel ? Discours à suivre sur le fil d’actualité.

    Polémia
    15/10/2015

    Voir : Invasion migratoire : Polémia vous révèle ce que les médias vous cachent sur l’Allemagne (1re partie)

    http://www.polemia.com/invasion-migratoire-polemia-revele-ce-que-les-medias-cachent-sur-lallemagne-2e-partie/

  • Invasion migratoire : Polémia vous révèle ce que les médias vous cachent sur l’Allemagne (1re partie)

    La presse allemande.

    ♦ Les médias de propagande présentent Merkel comme un ange et Orban comme un diable. Mais Orban a le soutien de son Parlement et de son peuple. Merkel est contestée par les Allemands et sa majorité. Quoique conformiste, la presse allemande commence à faire émerger les critiques.

    La baisse de la cote de popularité de la chancelière et la disharmonie des responsables politiques allemands sur le dossier des réfugiés fait l’objet de nombreux commentaires dans les journaux allemands.
    Voici, à titre d’exemples, quelques titres de la grande presse allemande des 11 et 12 octobre 2015.
    Polémia


    Dans le quotidien Die Welt :

    Merkel fuit ses responsabilités
    La politique d’immigration sans limites et pour une large part sans contrôle de Merkel est un aveu d’impuissance. Lorsque le dernier gymnase sera plein, tous les citoyens allemands en prendront conscience.

    L’alliance des xénophobes se constitue
    L’AfD, le NPD, les néo-nazis et les micro-partis de droite s’allient dans le combat contre les réfugiés. L’alliance des xénophobes se renforce – et embringue de plus en plus souvent des citoyens intègres.

    Angela Merkel a un plan. Mais lequel ?
    La chancelière a dit clairement ce qu’elle ne voulait pas : être dégueulasse avec les réfugiés, afin qu’ils arrivent moins nombreux. Mais comment veut-elle ralentir le rythme des arrivées ? Jusqu’à maintenant, ses propositions n’ont pas convaincu.

    Madame Merkel, accueilleriez-vous des réfugiés chez vous ?
    Malgré le fait que les musulmans soient majoritaires parmi les demandeurs d’asile, Angela Merkel ne voit aucune menace de l’islam en Allemagne. Pour ce qui est des expulsions, la chancelière admet un manque de rapidité et de cohérence.

    Le pire résultat de sondage depuis les élections pour l’Union
    L’Union perd les faveurs des électeurs et tombe à son plus bas niveau depuis les élections au Bundestag. Presque la moitié des sondés désapprouvent la politique de Merkel vis-à-vis des réfugiés.

    Dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung :

    Les sondages ne sont pas ma référence
    Dans une interview, la chancelière déclare s’en tenir résolument à sa ligne dans la crise des réfugiés. Elle ne peut donner la date de fin de cette vague migratoire. Elle se montre indifférente aux critiques

    Qu’est-ce que c’est que ce pays, Frau Merkel ?
    L’UE est submergée par les réfugiés. Mais chaque espace a ses limites. Angela Merkel devrait le dire clairement, au lieu de susciter de faux espoirs. L’état d’urgence ne doit pas devenir un état permanent.

    Mensonge aux temps de l’immigration
    L’immigration est-elle utile à l’Allemagne. Beaucoup d’études l’affirment. Mais de nombreux chercheurs préfèrent plaire plutôt que dire la vérité.

    Polémia 12/10/2015

    http://www.polemia.com/invasion-migratoire-polemia-vous-revele-ce-que-les-medias-vous-cachent-sur-lallemagne/