La République populaire de Chine existe en tant qu’État constitué depuis la victoire de Mao Tsé Toung sur les troupes « nationalistes » de Tchang Kaï Chek en 1949. La France l’a reconnue diplomatiquement en janvier 1964, par la bouche du général de Gaulle, à la grande colère des Etats-Unis : « Du fait que depuis quinze ans, la Chine presque toute entière est rassemblée sous un gouvernement qui lui applique sa loi et, qu’au dehors, elle se manifeste comme une puissance souveraine et indépendante, (…) le poids de l’évidence et de celui de la raison grandissant jour après jour, la République française a jugé, pour sa part, le moment venu de placer ses rapports avec la République populaire de Chine sur un plan normal, autrement dit diplomatique. » Dans cette reconnaissance, la morale et l’idéologie n’ont pas cours : de Gaulle ne se faisait aucune illusion sur la réalité totalitaire du communisme chinois, et il n’était pas communiste lui-même, seuls comptaient pour lui l’équilibre international d’une part, et l’indépendance française d’autre part, en dehors de toute autre considération.
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La puissance chinoise contemporaine. Partie 1 : Quand le libéralisme occidental nourrit le communisme chinois.
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Dédollarisation : Russie et Turquie vont commercer en roubles

Ce 5 août, Poutine et Erdogan ont mené une nouvelle rencontre pour officialiser des négociations économiques, énergétiques et diplomatiques menées en coulisses depuis des semaines.
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Moldavie et Transnistrie, entre guerre et paix

Les peuples sont plus complexes que la réalité politique qui est censée les représenter. Ce qui vaut pour la plupart des pays européens aussi, notamment la France. Ainsi ce reportage fait en Moldavie, cette bande de terre « irréelle » coincée entre la Roumanie et l’Ukraine avec une surréaliste Transnistrie. Tous ces peuples parlent russe mais posent la question de leur identité, certains pro-russes d’autres non. Mais ils sont plutôt lucides sur le conflit ukrainien.
Rappelons que la Moldavie est un petit pays de 2,6 millions d’habitants, capitale Chisinäu, que la langue officielle est le roumain mais que tout le monde (ou presque) parle russe. Quant à la Transnistrie, c’est une bande de terre de 10 km de large sur 405 km de long, une population de 500 000 habitants et qui n’est reconnue par personne. Capitale Tiraspol. Ici, la présence russe est très forte.
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Reportage de Marine de Tilly pour Le Figaro magazine (6/8/2022).
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Zelensky : Comptes offshore et Wagnergate – les affaires secrètes du président
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Vers une implosion des Etats-Unis? par Yves-Marie Adeline 2/2

Mais en dépit de cet effort de propagande cinématographique – dont cette fédération deviendra coutumière – peut-on parler d’une nation au sens classique de ce terme ? L’année suivante paraît un ouvrage de Madison Grant : Le Déclin de la grande race en Amérique, où il forge le concept du « Wasp » : White, Anglo-Saxon, Protestant. Il s’y plaint déjà de ce que les ethnies fondatrices (allemande, nordique, anglaise, réunies sous la bannière anti-papiste) doivent composer avec les Irlandais ou les Italiens catholiques, constituant la principale menace contre l’unité Wasp.
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Taïwan : le plan américain vers la 3è guerre mondiale !
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Des sanctions contre Moscou ou contre nous ?

Par Camille Galic, journaliste et essayiste ♦ Exigées par Volodymyr Zelensky et imposées par Bruxelles, les sanctions contre la Russie se révèlent catastrophiques pour les économies européennes et surtout la nôtre. Les hommes politiques qui les ont appliquées pourraient le payer cher car un réveil des Gilets jaunes ou de mouvements similaires ne peut être exclu.
Le 1er juin déjà, Marine Le Pen avait mis en garde contre la paupérisation des Français suite aux six paquets de sanctions contre la Russie décidés par Bruxelles. Perseverare diabolicum, elle a récidivé dans sa conférence de presse du 2 août, en souhaitant que ces sanctions« disparaissent pour éviter à l’Europe de se retrouver face à un black-out, notamment concernant les importations de gaz », car elles « ne servent strictement à rien, si ce n’est à faire souffrir les peuples européens et, accessoirement, le peuple français ». Et la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale de marteler : « Il faut être vraiment de mauvaise foi pour ne pas constater que, contrairement aux rodomontades de notre gouvernement, l’économie russe n’est pas à genoux et n’est pas en cessation de paiement… Nous sommes beaucoup plus victimes de ces sanctions que ne l’est la Russie qui a trouvé d’autres clients et qui contourne les différents embargos. »
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Amnesty International dénonce la stratégie militaire ukrainienne qui met les civils en danger
Voilà un communiqué qui devrait faire du bruit.
Amnesty International a enquêté sur les frappes russes effectuées depuis avril sur les fronts du sud (Mykolaïv) et de l’est, dans l’ensemble du Donbass.
Et le constat, publié le 4 août, n’est pas tendre : « Le fait de se trouver dans une position de défense ne dispense pas l’armée ukrainienne de respecter le droit international humanitaire », a ainsi déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty.
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Vers une implosion des Etats-Unis? par Yves-Marie Adeline 1/2

Les Etats-Unis sont-ils aujourd'hui engagés dans une fuite en avant qui résulterait du sentiment d'une profonde instabilité interne? On peut interpréter la dangereuse visite de Nancy Pelosi à Taïwan - imposée aux Taïwanais - comme une opération de pure politique intérieure: diviser l'opposition républicaine en ralliant une partie des adversaires politiques de Joe Biden, séduit par ce geste fort vis-à-vis de la Chine. Mais tout cela ne dissimule-t-il pas, au fond, le désarroi de l'oligarchie démocrate devant la division croissante de la société américaine? En observant "l'Amérique" depuis quelques années, on a de plus en plus de raisons de douter de l'avenir du modèle américain d'unification nationale. Yves-Marie Adeline, historien des idées et des pratiques politiques, pose la question sans tabous.
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La lâcheté contre la bravoure
jeudi 4 août 2022Une nouvelle journée noire pour Donetsk...Revenant de mon service, un nouveau massacre perpétré au coeur de Donetsk par les forces ukrainiennes m'empêche provisoirement de terminer un point de situation sur les combats de libération du village de Peski qui se déroulent depuis le 1er août sur les lisières Ouest de l'aéroport (Nord de Donetsk), et si j'écris cela en introduction c'est bien parce que les deux évènements sont liés, les soudards de Kiev ne pouvant opposer à la bravoure des forces alliées libérant le Donbass que leur lâcheté criminelle exacerbée par la rage de l'agonisant. Depuis 2014, sur ce modeste blog je cite régulièrement ce dicton "c'est quand un monstre se noie qu'il fait les plus grosses vagues".


