
La conscience internationale se réveille en même temps que s'installent aux commandes les talibans. Et de constater que les portefeuilles du gouvernement provisoire de Kaboul sont confiés à des Pachtounes ayant dirigé le pays jusqu'en 2001, avec une mention spéciale pour celui de l'Intérieur qui est donné au chef du réseau indépendant Haqqani, lequel est considéré comme un fondé de pouvoir d'al-Qaïda. Le Premier ministre Akhund (en image), qui était déjà conseiller politique de Mollah Omar dans le premier gouvernement de 1996, dispose d'une légitimité religieuse ancrée au berceau taliban de Kandahar mais d'aucun emploi à la guerre (source), ce qui ne fait pas d'ombre aux commandants provinciaux. Il se trouve être le plus petit commun dénominateur des diverses factions qui s'observent à la Rehbar-e-Shura (conseil de surveillance).

L’affaire de la vente annulée des sous-marins français n’en finit pas de susciter des réactions. Dernière prise de position officielle : celle du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, qui estime ouvertement sur France Info que la France ne peut « plus compter » sur les Etats-Unis pour se protéger. Le patron de Bercy a notamment appelé les Européens à « ouvrir les yeux » et à faire preuve d’indépendance sur le plan stratégique. « La première leçon qu’il faut tirer de cet épisode, c’est que l’Union européenne doit construire son indépendance stratégique.






