
Richard Haddad reçoit l’essayiste britannique Bat Ye’or pour évoquer le califat et le statut des minorités religieuses (les dhimmis) dans le monde arabo-musulman.
https://www.tvlibertes.com/geopoles-n21-la-dhimmitude-en-question-avec-bat-yeor
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Richard Haddad reçoit l’essayiste britannique Bat Ye’or pour évoquer le califat et le statut des minorités religieuses (les dhimmis) dans le monde arabo-musulman.
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Chercher à comprendre la géopolitique commence toujours par la lecture d’une carte de géographie. En substance, Napoléon Bonaparte ne disait pas autre chose. En effet, pour appréhender la réalité politique du moment, les frontières délimitant les grands ensembles ethniques, culturels et religieux, l’observation de ces montagnes, fleuves et mers demeure le plus fiable des guides. Si la géographie n’explique évidemment pas tout, elle éclaire néanmoins, non seulement le passé, mais également le présent.
Ainsi, le regain de tension actuellement constaté dans la mer d’Azov, enclave maritime au nord de la mer Noire, avec l’Ukraine à l’ouest, la Russie à l’est et le détroit de Kertch au sud. Là, trois navires de guerre ukrainiens ont été arraisonnés par la marine russe, à la suite d’incidents frontaliers dont chacun reporte sur l’autre la responsabilité. La loi du genre, en quelque sorte.
Historiquement, le berceau historique de la Russie se trouve en Ukraine, à Kiev ; tout comme celui de la Serbie se niche au Kosovo, ce qui peut aussi expliquer nombre d’événements récents. Quant à l’Ukraine, elle est une de ces nations pivots, entre Europe et Eurasie, catholicisme et orthodoxie, chrétienté et islam, condamnée à sans cesse regarder un jour à l’Ouest et l’autre à l’Est. Tout comme la Russie, d’ailleurs, dont l’étendue géographique, allant de Saint-Pétersbourg à Vladivostok, en fait un pays à la fois européen et asiatique.
Cette zone a donc toujours été convoitée par les grandes puissances, et ce n’est pas pour rien que la Crimée, imprudemment offerte, en 1954, à l’Ukraine par l’URSS de Nikita Khrouchtchev, a donné lieu à la guerre du même nom, de 1853 à 1856, conflit opposant alors la Russie à la France et à son allié ottoman. Aujourd’hui, rien n’a fondamentalement changé. Les USA, la nouvelle superpuissance, ne ménage pas ses efforts pour arracher Kiev à l’influence de Moscou, que ce soit par le biais de révolutions colorées et téléguidées de l’étranger ou d’adhésions plus ou moins forcées à l’OTAN. Le tout sur fond de campagnes internationales visant à déstabiliser les dirigeants pro-russes locaux, généralement accusés, au-delà de leur corruption présumée, de ne pas respecter les droits de l’homme, et éventuellement ceux des homosexuels et des journalistes.
À ce titre, la personnalité du président ukrainien, Petro Porochenko, idole de ces mêmes médias occidentaux, est assez révélatrice. Oligarque devenu l’un des hommes les plus riches du pays, à la faveur de la libéralisation économique, il est, avec George Soros, l’un des principaux bailleurs de fonds de la révolution orange de 2004. Dix ans plus tard, il devient président. On notera qu’en 2015, il confie le poste de gouverneur d’Odessa à Mikheïl Saakachvili, l’ancien président de Géorgie, naturalisé ukrainien dans la foulée, et lui aussi parvenu au pouvoir en 2004 à Tbilissi grâce à la révolution des roses, elle encore appuyée par le même George Soros. Depuis, tombé en disgrâce, cet autre homme lige de l’Occident est allé se faire naturaliser ailleurs.
Et la suite ? Cet incident devrait tôt se résorber. Chacun montre ses muscles tout en bombant le torse. C’est la loi du genre. On remarquera juste qu’au moment où certains prônent l’abolition des frontières, pour motifs économiques et/ou idéologiques, cette même question des frontières n’aura jamais été aussi prégnante. Car c’est immanquablement là, en ces endroits pas toujours bien définis, que naissent immanquablement les frictions ; Israéliens et Palestiniens le savent mieux que personne. En revanche, ceci demeure avéré : les Occidentaux, à force de pousser, une par une, des nations traditionnellement sous influence moscovite dans l’OTAN, ne peuvent que confirmer le Kremlin dans le sentiment qui est le sien depuis toujours : celui d’être assiégé par un Occident dont il se demande toujours s’il faut le craindre ou le rejoindre.
À ce titre, il est parfaitement consternant de constater que, depuis Jacques Chirac, la France est incapable de comprendre cela. Mais comment parler à la place Rouge quand on n’est même pas capable d’adresser la parole aux gilets jaunes ?
Marc Rousset
« Les actions sont en plein bitcoin », a pu déclarer un gestionnaire d’actifs, comparant les marchés boursiers surévalués aux bulles des crypto-monnaies en train d’éclater. Le CAC 40 a déjà perdu 7 % depuis le début de l’année, Vallourec 65 % et Valeo 58 %, tandis que les banques françaises, balayées par les tensions en Italie, affichent des baisses comprises entre 20 % et 30 %. Le CAC 40, soutenu par les groupes de luxe, a perdu cependant moins que Francfort (13,5 %), Milan (14,5 %), Londres (10 %).
Le déclin du prix du pétrole est inquiétant car il signifie que l’économie mondiale s’affaiblit. Le simple fait que de plus en plus de banquiers centraux achètent de l’or dans le monde doit aussi être considéré comme un signal d’alerte.
Jusqu’à ce jour, l’échéance inéluctable de la faillite des finances publiques dans le monde a été repoussée par le soutien abusif des banques centrales. Le déficit de la France de 83 milliards d’euros ne doit pas être comparé seulement aux fameux 3 % du PIB qui rassurent, mais aux recettes fiscales de 245 milliards d’euros de notre pays, soit 30 % de ces dernières. La France doit être comparée à une entreprise qui, depuis quarante ans, connaîtrait une perte abyssale de 30 % de son chiffre d’affaires ! Au bout d’une seule année, tout chef d’entreprise – n’importe où dans le monde – qui présenterait un compte d’exploitation semblable serait immédiatement démis de ses fonctions par les administrateurs de la société.
La BCE, face à la catastrophe qui s’annonce, mettra fin effectivement, en décembre 2018, à son programme de rachat d’actifs (« QE ») de 2.600 milliards d’euros, mais elle songerait à reporter à l’automne 2019 ou à fin 2019 le relèvement de taux annoncé pour l’été 2019. Il est probable que les trois tours de vis de 0,25 % de la Fed pour l’année 2019 seront, eux aussi, soumis aux aléas de la conjoncture. Mais les banques centrales sont cependant obligées, un jour ou l’autre, de remonter les taux pour briser le cercle vicieux : baisse des taux et augmentation de l’endettement. Sinon, la partie se terminera par la perte de confiance, la fuite devant la monnaie et l’écroulement du système financier hyper-endetté.
Aux États-Unis, l’euphorie du consumériste « Black Friday », repris en anglais dans le texte par les petits singes copieurs européens à court d’idées nouvelles pour vendre encore davantage, masque les déceptions des classes aisées, suite à l’effondrement de 9 % de Wall Street depuis début octobre. L’immobilier et les ventes de véhicules fléchissent, suite à la hausse des taux. Toys“R”Us a fermé ses 800 magasins. Sears est au bord de la liquidation. J.C. Penney, avec ses 865 magasins, est aux abois, tandis que les géants de la distribution Home Depot, Target et Walmart souffrent en se faisant massacrer à Wall Street. À noter qu’en France, Casino, Auchan et Carrefour luttent aussi à contre-courant, suite à la gloire éphémère perdue des hypermarchés.
La dette des ménages américains (marché hypothécaire, crédit revolving, crédit automobile, cartes de crédit et prêts étudiants) a atteint le niveau record de 13.500 milliards de dollars. Pour diminuer leur déficit, les Américains seront, un jour, obligés de dévaluer le dollar alors que la hausse des taux le réévalue, d’où les problèmes insurmontables à résoudre aux États-Unis, du style quadrature du cercle.
En Grèce se fait entendre le chant du cygne Aléxis Tsípras, qui prétend, avec son projet de budget miracle 2019, « avoir fait mentir les Cassandre qui prédisaient le désastre de l’économie du pays ». Le désastre est pourtant là avec, malgré l’émigration, un taux de chômage de 19,9 %, un parti d’opposition conservateur avec 16,5 points d’avance sur SYRIZA et des taux d’emprunt prohibitifs à dix ans à 4,5 %, contre seulement 3,4 % pour l’Italie et 0,7 % pour la France. « Ce budget est un trompe-l’œil démagogique à visée électorale, qui ne change rien et empêche la Grèce de redémarrer », dénonce Olivier Delorme, historien spécialiste de la Grèce.
En fait, le danger sévit partout dans le monde : à elle seule, la dette privée en dollars d’environ 230 % du PIB chinois pourrait provoquer une crise mondiale d’envergure, selon l’économiste japonais Kevin Lai, de Daiwa Capital Markets. La chute de la monnaie chinoise provoquerait, en effet, une crise de la dette en Chine, susceptible de dégénérer en désastre mondial.
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Par Antoine de Lacoste
Incroyable ! Le Figaro a décidé de diversifier ses sources et ses analyses sur la guerre en Syrie. Confiné depuis 7 ans dans le politiquement correct, à quelques exceptions près, notre quotidien bien-pensant donne la parole à Sylvain Tesson.
Cet écrivain-voyageur hors norme a roulé sa bosse en Sibérie, sur les traces des évadés du Goulag, le long de la Berezina, à la recherche de la Grande Armée, au bord du Lac Baïkal, dans le silence et la solitude. Et même en France « Sur les chemins noirs » de la ruralité, condamnée par la mondialisation.
Et notre écrivain-voyageur, une fois de plus, ne nous déçoit pas.
Il a arpenté la Syrie où il a vu Damas, Palmyre, Alep, Homs. Il s’est arrêté à Maaloula, le village chrétien martyr. Il a bivouaqué au Crac des Chevaliers, le plus beau château des croisades (photo). C’est l’occasion de rétablir la vérité. Alors que les médias occidentaux nous serinaient que « les rebelles » (appellation commode pour éviter de les appeler islamistes) avaient conquis le Crac, il interroge le conservateur, Hazem Hanna : « Huit-cents terroristes occupaient le Crac. Des Tunisiens, des Tchétchènes, des Algériens, arrivés par le Liban. C’était une plate-forme d’accès vers Homs, comme au temps des croisades ! Ils furent tués au corps à corps. »
Evidemment, quand on écoute les Syriens eux-mêmes et non l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), c’est autre chose.
A Palmyre, il a contemplé les destructions des terroristes de l’Etat Islamique, rappelant opportunément qu’ils n’ont fait qu’appliquer le « 59è verset de la 18è sourate. » Les Russes reconquirent « la perle du désert », donnèrent un concert symbolique dans le théâtre antique et Sylvain Tesson observe que « les puissances occidentales ne pouvaient se contenter d’applaudir Vladimir Poutine et son orchestre. L’OTAN se trouva contrainte de s’engager davantage dans la lutte contre l’Etat Islamique. »
Il aurait pu ajouter que c’était aussi l’occasion pour les Américains d’occuper illégalement un tiers de la Syrie, mais ne soyons pas trop gourmands.
Surtout, Sylvain Tesson nous livre le précieux témoignage de l’archevêque gréco-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart : « J’ai six chantiers [de reconstruction] en cours. Le monastère de Saint Basile est déjà relevé. Je veux aller vite. Pour l’exemple. Les exilés font une erreur pour eux-mêmes de rester en Europe. L’exil n’est une solution pour personne. »
Comme l’observe finement Tesson, comment lui expliquer que l’Occident aujourd’hui a institué « une mystique du déplacement » : « Elle est davantage célébrée que l’éthique de la résistance ou l’esthétique ulyssienne du retour…Jacques Julliard disait que l’immigré était devenu le prolétaire de substitution pour une classe politique qui ne s’intéresse plus aux petites gens. »
Le vent a tourné. N’en déplaise à Laurent Fabius, le Front al-Nosra n’a pas fait « du bon boulot » et sera vaincu. N’en déplaise à Donald Trump, « l’animal » Bachar est toujours en place.
Et contrairement à la doxa journalistique, c’est la civilisation qui a gagné.
Retrouvez l'ensemble des chroniques syriennes d'Antoine de Lacoste dans notre catégorie Actualité Monde.
«Qu’en est il du populisme brésilien de Jair Bolsonaro», 19ème entretien-vidéo de la revue Militant réalisé réalisé en novembre 2018 en présence de M. André Gandillon, interrogé par Blandine, Jean et moi-même.
Sommaire :
0:46 – Actualité récente du Brésil qui prépare le terrain au populisme.
10:48 – Déroulement des élections, Bolsonaro et son programme.
38:55 – Petite histoire du Brésil et du Portugal contemporain.
1:00:04 – Petite histoire du Brésil lusitanien.
Le Pacte mondial de l’ONU sur les migrations qui sera ratifié en décembre 2018 s’inscrit dans cette volonté internationale de tentative de régulation des flux migratoires. Ce document formel n’a pas de valeur contraignante, certains pays comme les États-Unis, la Hongrie, Israël et d’autres ont refusé de le signer. Explication de Jean-Paul Gourévitch au micro de Boulevard Voltaire.

L’avantage avec les Américains, c’est qu’ils ne dissimulent pas leurs intentions. Ainsi du discours musclé que vient de tenir Gordon Sondland, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne.
Au printemps dernier, Donald Trump a fait de l’homme d’affaires et financier Gordon Sondland l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique auprès de l’Union européenne. Mardi dernier 13 novembre, invité de l’European Policy Center (EPC), un « think tank » œuvrant en faveur de l’« intégration européenne », il a tenu un discours à la limite de ce qu’autorise le langage diplomatique.
Invité de Richard Haddad, Bruno Gollnisch évoque, avec brio, la situation internationale. A peine rentré de Corée du Nord en qualité d’observateur dans le cadre du Parlement européen, il fête, en cette fin d’année, 30 ans de mandats politiques au service de ses idées et de son pays.
https://www.tvlibertes.com/2018/11/15/26783/geopoles-n20-bruno-gollnisch
Les commentateurs agréés s'interrogent encore. Ils débattent de la raison, ou de la déraison, de l'ire du président américain contre le chef de l'État français, chef des armées, Emmanuel Macron.
D'excellents esprits échafaudent des hypothèses d'ordre philosophique. Donald Trump a osé se proclamer nationaliste[1]; et le dirigeant français appelle au contraire à plus de multilatéralisme, ce que les Américains appellent le "globalisme". Il invoque une vision se disant "progressiste", etc.
Remarquons que sa définition du nationalisme ne s'inspire certes pas de Charles Maurras On se retrouve plutôt dans celle du Petit Larousse de notre jeunesse "préférence déterminée pour ce qui est propre à la nation à laquelle on appartient".
Mais d'autres causes plus terre à terre de l'irritation du président des États-Unis mériteraient d'être explorées. Un affront lui avait bel et bien été infligé par la présence, lors des festivités du 11 novembre, de la chanteuse béninoise Angélique Kidjo supposée représentative d'un hommage aux troupes coloniales. Sans doute, les apprentis diplomates, qui l'avaient choisie, ignoraient-ils le profil politique de cette première diva africaine. Elle est pourtant considérée comme l'une des cent femmes les plus influentes au monde[2]. Or, artiste engagée, elle est plusieurs fois intervenue dans la politique américaine aux côtés du parti démocrate, pour la campagne d'Obama, et même lors de la mobilisation des femmes contre Trump.
Or, on a aussi cherché à ennoblir le débat en l'intégrant à la controverse autour de l'idée d'une Armée européenne.
En apparence conforme aux demandes américaines de partage du fardeau financier au sein de l'Otan, ce projet en lui-même ne se réaliserait de toute manière pas pendant les mandats de Donald Trump et d'Emmanuel Macron, même renouvelés.
On confond en effet deux idées. Le président français ne semble guère en mesure de lever cette incertitude.
Une chose s'appelle la politique européenne de défense, que l'on met lentement en place. On ne saurait la concevoir sans développer les partenariats industriels de l'armement, plus réalistes à deux qu'à vingt-sept.
Une autre, l'idée d'une armée, au sens véritable du mot, dotée d'une chaîne de commandement, dépendant donc d'un chef d'État véritable, mutualisant par exemple la force nucléaire, : cela relève encore actuellement de l'uchronie. Elle reste sans doute néanmoins fort sympathique[3], dans le principe. Mais, avant de l'envisager, dans la pratique, un tel projet impliquerait de profondes remises en cause.
En matière de défense européenne on ne doit surtout pas succomber une fois de plus à l'erreur de mettre la charrue européenne avant les bœufs. On devra développer d'abord une convergence quant aux menaces auxquelles nos peuples sont confrontés : islamo-terrorisme, hégémonisme chinois, péril migratoire, néosoviétisme en Europe orientale, mais aussi poussée turque dans les Balkans, etc. Il apparaît assez clairement que les pays baltes, la Suède, la Pologne ou la Finlande n'envisagent pas les mêmes dangers que la Roumanie, la Grèce, Chypre ou la Bulgarie.
Certes si l'on raisonne dans un esprit de véritable solidarité européenne si on se préoccupe d’une géopolitique d’ensemble, et il s’agit bien d’assurer la sécurité de tout le continent
Mais même en se cantonnant aux six pays fondateurs, on ne voit pas les choses de la même manière à Amsterdam ou Luxembourg et à Rome, à supposer que les idées, les traditions et les intérêts la capitale italienne reflètent autant celles de Milan, de Naples, de Palerme, de Gênes ou de Venise.
D'autres dangers, d'autres champs de bataille, ont supplanté ceux de l'invasion terrestre. La conquête des réseaux informatiques, pour les uns, et la préservation des données, pour les autres, sont devenus des terrains encore plus brûlants que ceux du terrorisme. L'arme du Renseignement, comme du reste la bonne vieille gendarmerie, importera autant dans l'avenir que celles de l'infanterie reine des batailles, de la marine ou de l'aviation.
Évoquant la cyberguerre, on peut légitimement situer le danger du piratage pour l'Europe non seulement du côté de la Chine, qui le pratique sur une grande échelle pour le vol massif de nos technologies, ou de la Russie, sur les terrains militaires classiques ou hybrides, ou de la désinformation, mais aussi aux États-Unis comme épicentre des activités criminelles.
Dès la signature, en 1956, du traité de Rome une ambiguïté mélange deux projets : l'espace économique, le marché commun, objet essentiel d'un traité de commerce, et la volonté affirmée, certes dès cette date, d'une communauté d'États, "toujours plus unie". Or, cette ambiguïté elle-même, n'ayant jamais été levée, a produit un édifice institutionnel encore bancal à ce jour.
Les uns parlent de l'Union européenne comme s'il s'agissait d'une Confédération, d’une véritable puissance politique. Dans les années 1990, Mitterrand appelait vainement à sa création. Tant que celle-ci n'aura pas été instituée, le président américain Trump pense certainement qu'il ne doit pas redouter grand chose de la part des gentils petits nains européens.
JG Malliarakis
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Apostilles
[1] cf. son intervention le 22 octobre, dans une manifestation à Houston en soutien au sénateur Ted Cruz, archivée par CBS News. - puis le 23 octobre lors d'un entretien sur Fox News : "je suis un nationaliste et fier de l'être". Pour lui, être nationalsite veut dire aimer son pays.
[2] cf. The Guardian du 8 mars 2011.
[3] cf. l'article publié le 14 novembre dans L'Opinion par Arnaud Danjean: "L’armée européenne ? Slogan sympathique, casse-tête absolu, concept fumeux."
https://www.insolent.fr/2018/11/sur-la-brouille-trump-macron.html