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insécurité - Page 905

  • Ignoble : un appel à violer les électrices du FN paraît sur un site d’un média proche du pouvoir

    L’affaire qui suit est incroyable mais vraie. Le site « Le Plus » du magazine l’Obs a publié ce 8 décembre un texte ignoble, véritable appel au viol des électrices du Front National.

    C’est grâce à la réaction scandalisée sur Twitter de Caroline de Hass, féministe et militante de gauche, que la rédaction a retiré ce texte, « non vérifié« . L’explication est légère car il ne s’agit pas d’un simple courrier de lecteur mis en ligne de façon automatique mais d’une tribune libre d’un certain Thierry Lecoquierre, médecin généraliste du Havre.

    Nous reproduisons la capture d’écran du texte infâme pour que nos lecteurs mesurent bien jusqu’où la haine anti-FN peut mener. En l’occurrence à un démentiel appel au viol :

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  • Bruno Tertrais : « Le réchauffement climatique facteur de guerre ? Ce n’est pas sérieux ! »


    A l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP21), Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique, répond à la question : le changement climatique va-t-il provoquer de nouvelles guerres ? Bruno Tertrais est  notamment l’auteur de L’apocalypse n’est pas pour demain. Pour en finir avec le catastrophisme (Éditions Denoël, Paris, 2011).  On pourra lire, en complèment, les actes du colloque organisé par le ministère de la Défense le 14 octobre dernier sur «  Climat et Défense ».

    Faut-il s’inquiéter des conséquences sécuritaires du changement climatique ? En 2007, le Prix Nobel de la paix avait été attribué à deux symboles du combat contre le réchauffement planétaire : le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et l’ancien vice-président américain Al Gore, accréditant ainsi l’idée selon laquelle la lutte contre le réchauffement pouvait être une œuvre de paix.

    Les autorités politiques françaises se sont elles aussi avancées sur ce terrain. Pour le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, « le dérèglement climatique favorisera de plus en plus les conflits violents dans les pays en développement. La détérioration du climat aggrave les crises humanitaires majeures, intensifie la violence et favorise la propagation des conflits dans certaines régions ». Il ajoute : « C’est, en définitive, la question de la paix ou de la guerre pour les générations à venir. »

    On a même vu une ancienne ministre de l’Environnement, préoccupée par le manque d’intérêt, depuis le 13 janvier, pour la COP 21, suggérer que cette dernière contribuera à la décrue du terrorisme ! Vous avez bien lu : l’idée est que la réduction de notre dépendance au pétrole assécherait les ressources du djihadisme combattant…

    Ces thèses ne sont pas sérieuses.

     

    Partons du postulat – discutable – que le changement climatique conduise à des tensions sur la disponibilité des ressources. Cela voudra-t-il dire davantage de guerres ? Il n’y a pas de lien fort entre rareté des ressources et conflictualité. Et lorsque ce lien existe, c’est davantage dans les périodes froides que dans les périodes chaudes ; et il est en diminution depuis les débuts de la Révolution industrielle. Effet de la modernisation des sociétés et de la mondialisation du commerce, qui les rend moins dépendantes de l’agriculture locale…

    Ainsi, la sécheresse ne fut pas une cause essentielle du conflit du Darfour (Soudan) : la chronologie ne colle pas. Les conclusions du GIEC sont sans appel : le Darfour n’était pas une « guerre climatique ». Les conflits sahéliens montrent que les facteurs politiques et humains sont la clé lorsque l’on recherche les causes des guerres. L’équation « changement climatique => diminution des ressources => violence à grande échelle » est fausse.

    Quid d’éventuelles « guerres pour l’eau » ? La diminution des glaciers himalayens va-t-elle conduire à une pénurie en Asie du sud ? Non, car les moussons et la fonte saisonnière des neiges sont la source principale de l’eau dans la région. Le partage des eaux fluviales est une source de contentieux au Moyen-Orient, dans la Corne de l’Afrique et en Asie du Sud. Mais il n’y a jamais eu de conflit majeur dans lequel l’eau était l’enjeu central. Le GIEC conclut : « La nature même des ressources, telles que les ressources hydriques transfrontalières, et l’existence d’institutions permettant la résolution des conflits, ont permis aux rivalités d’être résolues d’une manière qui évite le conflit violent. »

    Autre thèse, plus élaborée : raréfaction des ressources, mais aussi migrations et catastrophes naturelles, conduiraient à une déstabilisation sociétale, un ralentissement du développement et à un affaiblissement de l’Etat, accroissant les risques de guerre civile. S’il existait un lien entre guerre et réchauffement, le nombre de conflits devrait être en augmentation. Or il a sérieusement diminué depuis vingt-cinq ans. Le Prix Nobel de la paix 2007, attribué au GIEC et à Al Gore, aurait donc été usurpé…

    On a tenté d’attribuer les printemps arabes au réchauffement climatique. En 2010, sécheresses et incendies avaient augmenté le prix des céréales. D’où les premières manifestations. Mais le rôle des événements climatiques a été surévalué car d’autres facteurs entraient en ligne de compte : cultures destinées aux biocarburants, spéculation…

    En Syrie, des sécheresses avaient favorisé les migrations et suscité le mécontentement. Mais impossible d’en conclure que la guerre devait découler de ces sécheresses, ou que sans cela, il n’y aurait pas eu de guerre. Des pays voisins ont souffert de la même manière de la sécheresse sans que cela ait eu les mêmes conséquences. La responsabilité du pouvoir syrien fut manifeste : incurie dans la gestion de la crise agricole, répression brutale des premières manifestations.

    Une étude de 2013 parue dans la revue Science a semé le doute : elle concluait à une corrélation entre augmentation de la température ou des précipitations et risque d’affrontements. Mais sa méthodologie était discutable : données à la fiabilité douteuse, absence de distinction entre violence individuelle et collective, confusion entre variations météorologiques et évolutions climatiques, traitement de toutes les études comme indépendantes, non-prise en compte de celles qui n’allaient pas dans son sens…

    Les déplacements liés à des causes climatiques sont progressifs et dépendants des opportunités qui se présentent ailleurs… Citons le GIEC : « Les facteurs environnementaux sont des déclencheurs et non des causes de la décision de migrer ».

    L’émigration peut être une stratégie d’adaptation réduisant les risques dans les localisations vulnérables. Certaines évolutions locales du climat peuvent être associées à une augmentation de la productivité, et réduire les flux migratoires… Les flux de populations liées au changement de l’environnement ou du climat resteront exceptionnels et gérables. Le même raisonnement vaut pour les populations affectées par la montée du niveau de la mer. Pour l’instant, les communautés vivant sur les îles à faible élévation n’ont pas choisi de migrer ou le font pour des raisons économiques. Et certains pays (Bangladesh…) gagneront autant en surface par sédimentation qu’ils n’en perdront du fait de l’érosion. Enfin et surtout, il n’existe aucun lien robuste, dans la littérature scientifique, entre migration et conflit !

    Et les catastrophes ? Le GIEC reste très prudent sur l’évolution des phénomènes extrêmes : il n’a qu’une « confiance modérée » dans la conclusion selon laquelle les vagues de chaleur sont plus fréquentes ou plus longues ; une « confiance faible » dans celle selon laquelle les sécheresses sont plus intenses ou plus longues, et dans la conclusion selon laquelle les ouragans sont plus intenses… Lorsque les désastres surviennent, ils conduisent souvent à réduire le risque de conflit : détente entre la Grèce et Turquie suite aux tremblements de terre de 1999, stabilisation du conflit d’Aceh suite au tsunami de 2004… Comme le souligne le GIEC, « les catastrophes peuvent offrir d’importantes opportunités pour construire la paix et améliorer la gouvernance institutionnelle dans les zones de conflit ».

    Il n’est pas sérieux d’imaginer que la Russie et les pays occidentaux pourraient se faire la guerre pour le contrôle des routes circumpolaires ou celui des ressources inexploitées de l’Arctique. À échéance prévisible, ces routes ne seront ouvertes que quelques mois par an. Quant aux ressources, elles se trouvent pour la plupart à l’intérieur des zones nationales. Certes, la présence russe dans la région se renforce. Mais Moscou y agit de manière plutôt responsable.

    Enfin, la chaîne de causalité qui va du réchauffement climatique à l’accroissement du risque terroriste – via l’affaiblissement de l’Etat – est tellement fragile qu’elle n’a aucun sens. Et penser qu’une éventuelle baisse des revenus pétroliers qui résulterait de la transition énergétique conduirait mécaniquement à limiter le terrorisme relève de l’incompétence géopolitique.

    Les guerres naissent des choix et des erreurs des hommes : la nature de l’Etat est bien plus importante que l’état de la Nature. C’est aussi l’avis du GIEC : « Il est impossible d’établir avec confiance un lien de causalité entre changements climatiques à venir et conflictualité armée : il n’y a ni théorie ni preuve convaincante sur l’existence d’une telle causalité. »

    La version plus subtile de cette thèse, selon laquelle le changement climatique pourrait être un facteur supplémentaire, un « accélérateur » ou un « multiplicateur », ne repose sur aucune démonstration convaincante et n’a donc aucune valeur prédictive. Les « guerres du climat » relèvent d’une vision apocalyptique du futur de la planète. Le changement climatique est porteur d’incertitudes pour l’avenir. Ce n’est pas une raison pour le dramatiser inutilement.

    Source : Secret Défense

    http://www.contre-info.com/bruno-tertrais-le-rechauffement-climatique-facteur-de-guerre-ce-nest-pas-serieux#more-40206

  • Debout avec honneur, dans l’injustice.

    En mai 2012, témoin d’une rixe, je suis intervenu pour protéger une jeune femme de 19 ans sévèrement touchée au visage. Mon intervention, que j’assume, fut légitime et proportionnée. Au-delà de toute surprise, cette intervention me vaut aujourd’hui une condamnation à de la prison avec sursis, rien que ça ! J’ai naturellement formé un pourvoi en cassation.
    Ce jugement rendu est à l’image de la Justice Taubira : partisan, immoral et écœurant. 
    Alors que la Justice est toujours plus laxiste avec la racaille qui pourrit la vie des français, elle décide par idéologie de condamner un citoyen, sans histoire ni passif, qui a défendu une jeune femme lâchement et lourdement frappée au visage. 
    Je rappelle que la victime de l’agression a témoigné en ma faveur à l’audience.
    Je rappelle que la loi m’obligeait à intervenir pour protéger la victime : « non assistance à personne en danger », article 223-6 du Code pénal, plus sévèrement réprimée que les faits pour lesquels j’étais poursuivi. 
    Je rappelle enfin que ma qualité de victime d’agression a été établie. Ainsi, grands seigneurs, les juges m’ont accordé 500€ pour le préjudice moral…
    Mais voilà, au regard du jugement, j’aurai dû laisser faire, passer mon chemin.
    Le système judiciaire est devenu fou. D’ailleurs, lucides, 77% des français considèrent que la justice fonctionne mal en France. 
    Les faits leur donnent raison :
    D’un côté, on critique les français qui avaient fermé les yeux devant l’agression de la jeune femme dans les transports Lillois, de l’autre on condamne ceux qui interviennent. Je pense à l’affaire connue d’Arnaud Gonnet, qui a tout mon soutien, condamné à de la prison avec sursis pour avoir stoppé l’agression sexuelle d’une de ses collègues.
    D’un côté, on relaxe un « humoriste » qui insulte une élue de la République de « conne », de l’autre on condamne Henri Guaino pour avoir critiqué des juges.
    D’un côté, on laisse libres des milliers de multirécidivistes de faits de violences ou de trafics de stupéfiants, de l’autre on condamne à de la prison ferme Nicolas Bernad-Buss, militant de « La Manif Pour Tous », pour avoir refusé des prélèvements d’empreintes digitales et photographiques en protestation de son arrestation arbitraire.
    D’un côté, la justice est incapable de protéger les petits commerçants des braqueurs multirécidivistes, de l’autre elle condamne régulièrement les commerçants obligés de se défendre par eux-mêmes.
    Nous pourrions poursuivre indéfiniment cette liste.
    Me concernant, d’un côté on me condamne, de l’autre on ne prend pas la peine de poursuivre l’agresseur de la jeune femme.
    Vous lisez bien, la plainte de la jeune femme victime de l’agression n’a jamais été instruite devant les tribunaux !
    Au passage, l’un des protagonistes est militant actif du Front de Gauche et de la CGT, leur avocate n’était autre qu’une porte-parole du FDG et avocate de Jean-Luc Mélenchon. D’ailleurs, sans aucun lien avec l’affaire, cette dernière a rappelé aux juges, dans ses conclusions, mon combat politique contre le tout Halal et mon soutien assumé à Éric Zemmour en 2010. 
    Quand on pense au « murs des cons », au Syndicat de la Magistrature et au fait que la balance de la justice penche incontestablement à gauche, chacun est libre d’en tirer les conclusions qu’il voudra.
    Fut un temps, personne n’aurait voulu me condamner pour avoir neutralisé un homme frappant une femme. Mais ce temps est révolu. Aujourd’hui, le citoyen français intègre est coupable. Coupable de quoi ? On ne sait pas. Le délinquant est victime. Victime de quoi ? On ne sait pas, mais cela permet de justifier l’injustifiable.
    Certains parlent du suicide français. Il s’agit en réalité d’un meurtre. Meurtre aussi lent qu’inexorable. Ce meurtre menant la France au déclin est opéré par complicité de pans entiers de la société. De ce meurtre français, certains juges en sont les principaux bourreaux. Ils sont coupables et bientôt, espérons-le, l’Histoire les jugera sévèrement à leur tour.
    Face à cette forfaiture, je suis fier de mon acte. Je suis fier d’avoir défendu cette jeune Bryarde. J’ai la conscience tranquille. Si c’était à refaire, malgré les conséquences que je subis ce jour, je le referais. Mon éducation, ma droiture et mon honneur font qu’il m’est impossible de détourner le regard d’une agression au seul prétexte que la justice gauchisante pourrait me condamner pour cela. Oui, si c’était à refaire, je le referais. 
    Pour le jeune homme que je suis, cette condamnation par la justice Taubira est une distinction d’honneur.
    De manière moins égocentrée, elle est un énième révélateur de la décadence de notre temps où les valeurs morales de l’honnête homme sont renversées, niées et détruites par le système soixante-huitard, par l’anti-France.
    Quant à vous, que feriez-vous face à une agression ? Interrogez votre cœur, posez-vous la question en vérité. 
    Heureusement, il est encore des français pour se lever face aux violences, notamment dans une frange de la jeunesse de France, je la crois de plus en plus conséquente, qui ne courbe plus l’échine. Ni devant la violence inouïe de la société, ni devant ces juges de la honte.
    Je tiens à remercier ici ma famille, mes proches, mes amis et tous ceux qui m’ont soutenu. Je remercie également la victime qui a témoigné en ma faveur et sur qui je sais pouvoir compter. Je remercie enfin les milliers de Bryards qui ont choisi de me soutenir, qui savent ma probité et approuvent mon intervention
    En partie grâces à eux, je reste debout dans l’injustice.
    « Les peuples ne peuvent se passer d’honneur. Nous paierons cher d’avoir cru en nous plutôt qu’en lui. » Georges Bernanos.
    Charles ASLANGUL
    source

  • L’enquête sur les attentats du 13 novembre progresse

    Samedi, un délinquant de 25 ans, Mohamed S., a été mis en examen puis écroué pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle. Il est soupçonné d’avoir aidé à offrir un refuge à Abdelhamid Abaaoud, le chef opérationnel présumé des attentats. Il s’agit de la deuxième mise en examen dans l’enquête sur les attentats de Paris et de Saint-Denis, après celle de Jawad Bendaoud fin novembre. L’homme mis en examen samedi aurait servi d’intermédiaire entre Jawad Bendaoud et Hasna Ait Boulacen, qui recherchait une planque pour Abdelhamid Abaaoud. Par ailleurs, Salah Abdeslam, un des auteurs présumés des attentats, est toujours insaisissable.

    En Belgique, huit hommes sont inculpés et emprisonnés à ce jour. Ils semblent intéresser plus directement l’enquête sur la cellule qui a fomenté et mené les attentats, que Mohamed S. et Jawad Bendaoud. Vendredi, le parquet fédéral belge a annoncé que les enquêteurs recherchaient deux hommes contrôlés le 9 septembre en Autriche avec Salah Abdeslam. Non identifiés, ils avaient produit deux fausses cartes d’identité belges au nom de Samir Bouzid et Soufiane Kayal. Deux autres suspects ont été inculpés en Belgique « dans le cadre des attentats de Paris », a déclaré un porte-parole du parquet fédéral, Eric Van Der Sypt. Selon la télévision publique flamande VRT, l’un d’eux est une connaissance d’un des kamikazes des attentats, Bilal Hadfi, qui s’est fait exploser au Stade de France.

  • Attentats de Paris : Les mensonges de la classe dirigeante

    Tribune Libre de Paysan Savoyard

    Les partis de gouvernement et leurs relais intellectuels et médiatiques déploient depuis une semaine tous les artifices de la propagande. Avec un objectif majeur : empêcher que soit mis en évidence le lien de cause à effet entre les attentats et l’immigration. Les Français vont-ils une fois de plus majoritairement tomber dans le panneau ? Pour contribuer à l’éviter, dressons la liste de ces mensonges d’État.

    « Les services de sécurité sont efficaces »

    C’est faux, évidemment. Comme tous les autres attentats précédents, ceux qui viennent de se produire sont au contraire la preuve de l’inefficacité et du laxisme. Inefficacité des services de renseignement d’abord. Au moins deux des sept terroristes étaient fichés comme islamistes radicaux. Merah et Kouachi étaient eux aussi repérés comme radicaux. La surveillance dont tous ces individus faisaient l’objet, paraît-il, ne les a nullement empêchés d’agir (voir ces tribunes).

    Laxisme de la justice ensuite. L’un des terroristes repéré comme djihadiste était également un délinquant de droit commun. Condamné à 8 reprises, il n’avait pourtant jamais été incarcéré. Merah et Kouachi étaient eux aussi des délinquants de droit commun. Et comme tous les délinquants, après avoir le cas échéant effectué un bref séjour en prison, ils s’étaient retrouvés libres comme l’air.

    Laxisme des pouvoirs publics de façon générale. On vient ainsi d’apprendre que le gouvernement, pourtant confronté depuis le début du mandat de M. Hollande à une succession d’attentats et d’assassinats terroristes, a choisi de procéder depuis 2012 à une diminution des effectifs de police.

    « Les attentats ne sont pas liés à l’accueil des réfugiés arrivés ces derniers mois en Europe »

    C’est faux. Il semble établi qu’au moins un des terroristes s’est fait passer pour un réfugié. Deux autres terroristes pourraient avoir suivi la même voie. Différentes sources indiquent que de nombreux djihadistes auraient été infiltrés à la faveur de cette arrivée en masse de réfugiés. Après avoir dénoncé la présence de djihadistes parmi les « réfugiés » comme un fantasme, certains des membres de la classe dirigeante sont aujourd’hui contraints par les événements d’admettrel’évidence. M. Valls lui-même a dû reconnaitre que certains des auteurs des attentats « avaient profité de la crise des migrants (…) pour se glisser » parmi les « réfugiés ».

    Profitons-en pour rappeler les principaux chiffres concernant les énormes flux migratoires qui sont en train de submerger la France et l’Europe. Selon l’UE, 800.000 « réfugiés » sont arrivés en Europe en traversant la Méditerranée depuis le début 2015.  Ces chiffres ne comprennent pas les « réfugiés » arrivés par la terre, en Allemagne en particulier, après avoir traversé les pays balkaniques. L’UE prévoit l’arrivée en Europe de 3 millions de réfugiés d’ici 2017. Concernant la France, le gouvernement a indiqué que 30.000 « réfugiés » seraient accueillis d’ici la fin 2016.

    Ces nouveaux flux viennent s’ajouter à l’immigration « habituelle » qui se produit depuis 40 ans. Rappelons là encore les chiffres concernant la France. Il y a chaque année, en France métropolitaine, 200.000 installations légales d’immigrés provenant de pays non européens (le chiffre pour 2014 est de 209.782)  ). S’ajoutent à cela au moins 50.000 clandestins (ce sont les demandeurs d’asile déboutés, qui ne sont pas expulsés). Il faut tenir compte également des naissances issues de l’immigration : au moins 290.000 naissances par an en France métropolitaine sont issues de parents d’origine africaine ou arabe (37,2 % des 781.167 naissances en France métropolitaine ont fait l’objet du dépistage de la drépanocytose en 2014 ).

    En tout, en déduisant les départs et les décès, ce sont au moins 400.000 immigrés non européens supplémentaires qui naissent ou s’installent chaque année sur le territoire. Les arrivées de « réfugiés » en cours viennent s’ajouter à ce flot.

    « Ces attentats sont une atteinte à la République et à ses valeurs »

    C’est faux. Les terroristes ne visent ni la république, ni ses valeurs : ce sont là des concepts qui les indifférent. Ils n’attaquent ni les Lumières, ni Voltaire, ni Rousseau, dont ils se contrefichent. Ils cibleraient la France de la même manière si, comme presque tous les pays d’Europe, il s’agissait d’une monarchie constitutionnelle et non d’une république. Ils visent la France, comme ils visent toute l’Europe, en tant que pays chrétien, occidental et peuplé de Blancs.

    « La France est frappée parce qu’elle est en guerre contre Daech »

    C’est faux. La France est une cible depuis plus de vingt ans. Une vague d’attentats commis par des immigrés musulmans a eu lieu en 1995, bien avant que ne s’engage le conflit syrien. De même la France n’était pas engagée en Syrie en 2012 lors des assassinats commis par Merah. Les assassinats terroristes de janvier 2015 n’étaient pas non plus liés à la situation au Moyen-Orient mais avaient pour motif revendiqué « les blasphèmes contre le Prophète« .

    L’intervention de la France en Syrie est certes le motif ou le prétexte de la vague d’attentats d’il y a quelques jours. Mais la France est visée depuis des décennies pour plusieurs raisons entremêlées. Elle est visée en tant qu’allié des États-Unis et d’Israël.

    Elle l’est en tant que pays chrétien et occidental. Au sein du camp occidental elle constitue une cible privilégiée parce qu’elle présente quatre caractéristiques. C’est un pays important, connu et touristique, ce qui donne aux attentats un retentissement particulier. C’est un pays où vit une importante communauté juive. C’est troisièmement un pays faible et défaitiste, gouverné par des politiciens souvent issus du gauchisme, adeptes de l’auto-flagellation et de la culpabilité, idéologues du « vivre ensemble » et de la société multiculturelle.

    C’est un pays, enfin, où vit une très importante population issue de l’immigration, le plus souvent musulmane (l’ancien ministre Azouz Begag a ainsi affirmé il y a quelques semaines qu’il y avait en France 15 millions de personnes de culture musulmane) : cette population immigrée considérable constitue un vivier privilégié pour le terrorisme.

    « Il faut lutter contre l’islamisme radical. Mais on doit rejeter les amalgames : la plupart des musulmans sont paisibles et désireux de s’intégrer »

    C’est faux. Penser régler le problème du terrorisme en voulant rechercher et éliminer les radicaux est une illusion. Il n’existe pas, en effet, de solution de continuité entre les islamistes radicaux et les « musulmans modérés, désireux de s’intégrer et soucieux de respecter les valeurs de la république ». En dépit de leurs différences mutuelles et de la diversité de leurs origines, les musulmans composent une même communauté partageant l’essentiel.

    La plupart des musulmans ne sont pas terroristes, certes. On constate toutefois que les attentats qui viennent de se produire donnent lieu à de nombreuses manifestations de soutien de la part d’immigrés. (voir notamment ici; ici; ici et . Cela avait déjà été le cas à la suite des attentats de janvier.

    En outre, tous les immigrés musulmans, radicaux comme modérés, partagent un certain nombre de fondamentaux. Ils habitent les mêmes quartiers, appartiennent aux mêmes familles, fréquentent les mêmes mosquées. Ils partagent la même religion, violente et anti chrétienne. Ils ont les mêmes opinions anti occidentales. Tous se pensent victimes du racisme des occidentaux. Au sein des communautés immigrées, les terroristes sont comme des poissons dans l’eau.

    Il convient également ne pas oublier que, si les terroristes ne sont qu’une petite minorité, de très nombreuses personnes issues de l’immigration sont des délinquants. Rappelons les chiffres : 3,5 millions de crimes et délits officiellement recensés sont commis chaque année en France, la plupart du temps par des personnes issues de l’immigration. Les délits et plus généralement les actes émeutiers, les incivilités, les provocations et les intimidations commis par les immigrés constituent un « terrorisme du quotidien« , qui pèse sur la vie des Français de souche encore plus lourdement que les attentats.

    Il existe sans doute des immigrés, musulmans ou non, qui ne sont ni islamistes ni délinquants, qui sont de braves gens et qui aiment sincèrement la France : mais ils n’auront pas voix au chapitre et seront contraints de suivre le mouvement impulsé par les radicaux et les violents.

    « L’Islam est compatible avec la République »

    C’est faux là encore. Précisons. L’’islam est peut-être compatible avec la république : mais il est incompatible avec la survie et la pérennité de la France et des Français.

    La présence de musulmans en France et en Europe ne constituerait pas une difficulté s’ils s’y trouvaient en petit nombre. Ce n’est pas le cas : ils représentent au moins un quart de la population présente sur le territoire. La proportion est encore beaucoup plus forte si l’on ne prend en compte que les classes d’âge les plus jeunes. De même les immigrés, pour la plupart musulmans, sont majoritaires dans de nombreux quartiers. Dans ces conditions, l’islam et de façon générale l’immigration condamnent les peuples européens à devenir bientôt minoritaires dans leurs propres pays. De même l’immigration, en raison de son ampleur, provoquera si rien ne change la fin inéluctable de la civilisation européenne.

    Notons en outre que la progression de l’islam ne pose pas qu’un problème quantitatif. L’islam est une religion de conquête. C’est une religion qui ignore la séparation du religieux et de la sphère civile et politique. L’islamisation et la conquête de l’Europe par les immigrés constituent une revanche du monde arabo-musulman contre l’occident, qu’il faut punir de ses méfaits et de sa domination passée.

    Pour toutes ces raisons l’islam et l’immigration ne sont pas compatibles avec notre survie : ces phénomènes nous font au contraire courir un danger mortel.

    « Pour mener la guerre contre le terrorisme, la France va prendre des mesures radicales »

    C’est faux là encore. Les mesures évoquées ou décidées par le gouvernement et par ses opposants de droite sont des mesurettes qui resteront, à supposer qu’elles soient appliquées, sans effet significatif et durable. Pour être efficace, une politique de salut national devrait comprendre notamment les mesures suivantes :

    - Changer la loi pour arrêter l’immigration légale.
    - Cesser des délivrer des visas dans les pays d’immigration.
    - Rétablir définitivement les contrôles aux frontières nationales.
    - Rechercher les clandestins et les placer en rétention avant expulsion.
    - Renvoyer les immigrés clandestins et les délinquants.
    - Réserver les allocations, les prestations sociales et l’accès aux services publics aux Français de souche européenne.
    - Supprimer l’accès à la nationalité par le droit du sol
    Toutes ces mesures sont obligatoires et se tiennent l’une l’autre. Sans elles, la fin de la France et des Français est inéluctable.

    « Les Français doivent malheureusement apprendre à vivre avec le terrorisme »

    C’est faux, une fois de plus. Et c’est là une affirmation scandaleuse. Comme nous venons de le dire, il est tout à fait possible de prendre des mesures efficaces pour rétablir la sécurité et permettre aux Français de redevenir rapidement largement majoritaires et maîtres chez eux. L’unique condition de mise en œuvre d’une politique efficace est la volonté de la mener.

    Les Français doivent maintenant choisir. Veulent-ils voir s’appliquer une politique d’arrêt de l’immigration, de reconduite et d’incitation au départ des immigrés ? Ou préfèrent-ils vivre avec les attentats ? Préfèrent-ils vivre également avec la surpopulation dans les villes, la délinquance, la désorganisation des services publics et la ruine des systèmes sociaux, qui sont d’autres conséquences inévitables de l’immigration ?  Préfèrent-ils devoir baisser les yeux et s’effacer devant les nouveaux maîtres ? A eux de choisir.

    **

    On reprendra pour conclure, en le paraphrasant, l’aphorisme souvent cité de Bossuet : quand on ne veut rien changer aux causes, il est risible de venir pleurer sur les conséquences. La cause du terrorisme c’est l’immigration : sans immigration pas de terrorisme. Si l’on veut arrêter les attentats, il faut se débarrasser de l’immigration.

    http://www.fdesouche.com/669937-attentats-de-paris-les-mensonges-de-la-classe-dirigeante

  • Attentat islamiste au couteau dans le métro londonien

    En réponse aux frappes de la Royal Air Force contre l’État islamique en Syrie, un homme a commis un attentat au couteau dans le métro londonien, faisant trois blessés, dont un grave.

    Samedi soir, un individu a attaqué au couteau trois personnes dans le métro londonien. L’une est grièvement blessée, mais ses jours ne sont pas en danger, les deux autres sont légèrement blessées. Le terroriste islamiste aurait agi en réaction aux frappes britanniques contre Daech en Syrie, criant « C’est pour la Syrie » au moment de son attaque. Il a pu être arrêté par la police, qui a confirmé traiter cette affaire comme un acte terroriste.
    Rappelons que l’État Islamique invite les musulmans à frapper les infidèles partout et avec tous les moyens à disposition, couteau, pierre, voiture… De telles attaques ont déjà eu lieu en France, notamment en décembre dernier ; à l’époque elles avaient été traitées comme mes actes de « déséquilibrés ».



    Attaque au couteau dans le métro de Londres : l’arrestation filmée en direct

    http://fr.novopress.info/

  • Les libertés s'enfuient comme les feuilles au vent

    Toute œuvre est une psychanalyse de l'artiste. Les encres de Chine du comte de Paris, présentées à l'Atelier Visconti¹ (Paris VI°), ne dérogent pas à la règle et je laisse au lecteur perspicace le soin d'expliquer le choix d'une mante religieuse sur l'arbrisseau alors que j'y aurais vu une libellule. L'encre de Chine est une affaire aussi sérieuse que l'aquarelle en ce qu'elles ne se rattrapent pas. Poser c'est posé ! Réussi ou raté !...
    C'est un peu comme les lourds dispositifs de sûreté nationale. Une fois déployés, on n'en peut reprendre toute l'organisation, aussi faut-il s'en contenter. Avec le monstre de la National Security Agency enfanté par les services américains (relire No Place To Hide de Glenn Greenwald sur Edward Snowden) les Etats-Unis se sont crus à l'abri des freux de l'islam ! On leur avait vendu l'espionnage généralisé intérieur comme la meilleure garantie contre les terroristes. Il y a eu Boston et les deux Tchéchènes, voici maintenant la tuerie de San Bernardino perpétrée par un couple musulman ayant fait allégeance au calife Abou Bakar al-Baghdadi : quatorze morts. Comme à Paris le mois dernier et en janvier, comme à Londres il y a dix ans, la Bête est native du cru. Qu'est-il besoin d'incinérer la reine des tarentules dans son lointain bunker comme s'apprêtent à le faire l'Occident et la Russie, les soldats rescapés métastaseront partout et, avec le renfort de résidents intégrés qui fourniront la logistique sinon même agiront de conserve, le terrorisme gardera toutes ses chances, ses motifs, ses scores. Malgré un amateurisme certain qui diminue les résultats, grâce à Dieu !
    On peut avoir envie de débiner ces assassins, hommes de peu de foi adonnés aux rites, superstitions et interdits, racailles archétypales. On aurait tort d'en avoir peur. On n'a pas non plus à les comprendre comme nous y incite la ministre de la Justice afin d'en démonter roue par roue le calibre. Que faudra-t-il faire ensuite de toutes ces pièces sur la table ? Un manuel de la radicalisation ? Les « comprendre » n'avancera pas à grand chose, mais il est urgent de les deviner. Et cela ne peut se faire qu'au moment de la conversion entraînant le déphasage.
    (1) Vernissage le jeudi 17 décembre à partir de 18h00C'est le changement de comportement qui doit signaler le surgissement du danger : Le changement concerne les femmes qui sont considérées instantanément comme une sous-humanité impure et les mœurs personnelles, vêture, pilosité, régime alimentaire intégral... Il existe des notices officielles servant de guide dans cette investigation, qui sont diffusées auprès des responsables éducatifs ; reste à faire la dénonciation aux autorités de police. La France, comme tous ses cousins latins, n'a pas la culture de la collaboration avec les forces de l'ordre, même si les concierges de l'Occupation firent fortune dans la délation. C'est une chose de soupçonner fortement la radicalisation du lézard qui habite au-dessus de chez vous, mais qui vous dit que ce n'est pas un fou de Dieu comme les monothéismes en ont produit à million dans le passé ? Le djihadiste présumé peut très bien vouloir faire carrière de saint dans l'érémétisme bédouin. Tous les saints n'ont pas la franche gaîté d'un François d'Assise, et une sale gueule peut cacher simplement un égocentrisme forcené. Cherche-t-on à détecter l'intrus ? Se met en place dans l'Occident décadent la norme obligatoire généralisée pour raison de sécurité. Tous des moutons de la même couleur, dans le même sens (baron au vent) et il sera plus facile de repérer le mouton noir de F'murr. Alors les loups s'achèteront une peau de mouton banal et le tour sera joué. On l'aura dans l'os.
    Il serait plus efficace de vider les réservoirs de haine² qui accumulent tant de ressentiment à l'égard de nos sociétés développées et corrompues. Nous devrons une fière chandelle à celui qui déroulera une théorie de la vidange des haines. Côté société, nous avons des propositions de blanchissage des idées sales qui la détruisent ; côté réservoirs, c'est une autre histoire. A moins de convoquer maintenant les Titans à sa mise en œuvre, nous nous retirerons sur la pointe des pieds...
    (1) Vernissage le jeudi 17 décembre à partir de 18h00

    (2) Feuilleter le dernier bouquin de Marc Ferro, L'Aveuglement
  • Le président de SOS Racisme Rhône-Alpes mis en examen pour violences conjuguales

    Amar Thioune, Président de SOS Racisme en Rhône-Alpes et par ailleurs 18e sur la liste iséroise de Jean-Jack Queyranne (PS) aux élections régionales, a été mis en examen pour violences sur conjoint et viol. 
    Après une garde à vue, ce lundi 30 novembre, Amar Thioune a été présenté au parquet de Grenoble qui a demandé l'ouverture d'une information judiciaire. Il a été placé sous contrôle judiciaire mais laissé libre. 
    Amar Thioune clame son innocence. Sa femme, une ancienne élue de Grenoble,l'accuse de violences et de viol. L'affaire se déroule alors que le couple est en instance de divorce. Âgé de 44 ans, employé du Conseil départemental de l'Isère, Amar Thioune est président de SOS Racisme Rhône-Alpes, adhérent du Parti socialiste et figure donc sur la liste iséroise de Jean-Jack Queyranne. 
    Un "timing" douteux pour Thioune 
    Dans le Dauphiné Libéré, l'homme s'étonne du "timing" de la Justice, sachant que la plainte de son épouse date en fait du mois d'octobre. Il évoque le contexte politique, à savoir les élections régionales. Le procureur assure, lui, que cette affaire a "été traitée comme les autres". 
    Après la médiatisation de sa mise en examen, Amar Thioune a fait savoir qu'il se retirait de la campagne électorale. Son nom figurera toutefois sur la liste PS au premier tour en raison d'un délai trop court pour la corriger. 

  • La progression du salafisme et des frères musulmans est vertigineuse en France

    Fondateur de la Société des Missionnaires de la Miséricorde Divine, l'Abbé Fabrice Loiseau explique le salafisme dans le FigaroVox :

    "Après les attentats du 13 novembre, les responsables catholiques multiplient ‒ dans un souci de paix mais sans discernement ‒ les déclarations pour affirmer que l'Islam est une religion de paix. Les embrassades avec les imams viendront prouver que le vivre ensemble est la valeur suprême à préserver et que toutes les religions ont leurs intégristes à gérer. Mais peut-on comparer nos intégristes, seulement capables de jeter des chapelets et de l'eau bénite, à ces hommes qui tuent à coups de kalachnikovs? [...]

    Le mouvement salafiste est une réalité complexe et ses membres ne sont pas tous favorables au djihad armé. Cependant, sa théologie peut être source de violence. La progression du salafisme et des frères musulmans est vertigineuse en France: congrès au Bourget de l'UOIF, livre La voie du musulman prônant le djihad armé et l'application des articles les plus durs de la charia, interventions d'Hani Ramadan favorable à la lapidation des femmes, cheikh Karadawi faisant l'éloge des «attentats martyrs»… Intellectuels musulmans et imams eux-mêmes parlent de chaos pour la pensée musulmane contemporaine.

    Si l'Église doit inviter à la paix sociale et au dialogue inter-religieux, elle doit aussi faire preuve de vigilance et de discernement. Ne cédons pas à la haine ni à la violence.Cependant le respect et le dialogue n'existent que dans la vérité. Benoit XVI, on s'en souvient, interpellait sur l'importance de la raison dans la compréhension de la Révélation afin d'éviter l'absurdité de la violence. On se souvient de la réaction de nombreux pays musulmans...

    La question est précisément là: quelle est la place de la raison dans l'Islam? La théologie salafiste n'est-elle pas une cause importante de la radicalisation de milliers de jeunes? Luc Ferry le rappelait, la cause de ce terrorisme est religieuse. Il s'agit certes d'une vision dévoyée mais Daech cherche sa légitimité dans l'Islam des origines.

    Nous sommes obligés de sortir des lieux communs pour aborder la question théologique, cause principale de cette radicalisation, particulièrement sur quatre points:

    1) Croire au livre révélé comme parole incréée fait partie des piliers de l'Islam. Cela signifie que le Coran vient de Dieu, sans collaboration aucune avec l'esprit humain. Pour les salafistes, seul le sens premier du Coran est autorisé en matière de foi.Chercher à spéculer ou raisonner dialectiquement serait une innovation hérétique par rapport à la nécessité de suivre les fondamentaux des anciens.[...]

    2) L'imitation du prophète est un pilier de la foi de l'Islam. Pour les salafistes, impossible de contextualiser les faits et gestes du prophète (hadits). Dans la Sunna, les hadiths de Bukhary, Muslim et Tabary révèlent le massacre d'une tribu juive, les assassinats, les mécréants brûlés … Certains comprennent alors que la stratégie de la terreur fut organisée par le prophète lui-même.C'est ce que revendique l'État Islamique ou l' Arabie Saoudite lors de leurs décapitations et des différents actes de barbarie. La sourate 9 ordonne de tuer les associationnistes (ceux qui associent l'humain au divin, c'est-à-dire les chrétiens qui proclament Jésus fils de Dieu). Ces condamnations peuvent être perçues par des esprits fanatiques comme permanentes.

    3) Pour les salafistes, le monde se décompose entre terre d'islam et terre de combat. L'instauration de la charia devient une urgence en terre d'islam et son nombre important de prescriptions implique un régime islamiste. L'islam veut alors absorber la politique, la science, le culturel, la justice, l'hygiène, etc. La liberté religieuse devient très difficile. Impossible en terre d'islam de changer de religion. Nous ne pouvons, en tant que chrétiens, ignorer ces manquements à la liberté religieuse.

    4) Les salafistes prévoient un sens de l'histoire inéluctable: le monde va devenir musulman avant le retour d'Issa (Jésus). Celui-ci enverra les chrétiens en Enfer parce qu'ils l'ont divinisé. Le djihad devient une urgence pour rentrer dans ces fins des temps. Une doctrine en cours explique que le djihad doit être une guerre permanente contre les non-croyants.

    Sans une révision profonde de la pensée salafiste et de la théologie des frères musulmans, nous allons droit vers la terreur. Les imams modérés sont souvent dépassés dans leurs mosquées par la présence de groupes salafistes.

    Si l'enjeu du dialogue est vital, il ne doit pas être aveugle. Aujourd'hui, à l'heure où nous pleurons nos morts, la naïveté et l'alignement sur une pensée unique deviennent gravement coupables. Saurons-nous trouver la force de parler en vérité?"

    Marie Bethanie

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