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  • « L’idéologie des droits de l’homme »


    Émission de Thibaut de Chassey, diffusée en direct sur Radio Courtoisie le 19 janvier 2017, avec :

    le père Louis-Marie, du couvent dominicain d’Avrillé (49), et de la revue Le Sel de la terre.

    Jean-Louis Harouel, docteur en droit et agrégé d’histoire du droit, professeur émérite d’histoire du droit à l’Université Paris Panthéon-Assas, auteur notamment des Droits de l’homme contre le peuple, de La grande falsification et de Revenir à la nation.

    Alain Pascal, chercheur, écrivain. Il est l’auteur de La trahison des initiés, de La Pré-kabbale, de La Renaissance, cette imposture, Islam et Kabbale contre l’Occident chrétien, et La Réforme, cette révolution.

    Ont aussi été évoqués : le dernier numéro de L’Héritage, « revue d’études nationales », qu’on peut se procurer en ligne ici, et dont on peut consulter le site ici.

    Le livre de Jean Madiran : Les droits de l’homme DHSD.

    Le livre de Xavier Martin : L’homme des droits de l’homme et sa compagne.

    A voir aussi, sur la question : L’apothéose humaine, de l’abbé Rioult.

    Vous pouvez écouter la radio en direct sur son site ou sur la bande FM :

    À Paris et en Ile-de-France : 95,6 Mhz et DAB+ (canal 6D) | Caen, 100,6 | Chartres, 104,5 | Cherbourg, 87,8 | Le Havre 101,1 | Le Mans, 98,8. Sur les bouquets satellite Canalsat (canal 199 pour la mosaïque des radios et canal 641 pour l’accès direct à Radio Courtoisie) et TNTSAT.
    http://www.contre-info.com/lideologie-des-droits-de-lhomme |

  • Les transports, secteur professionnel très touché par la radicalisation

    Le Parisien a mené une enquête dans le but de recenser les personnes sous surveillance pour radicalisation, ainsi que leur secteur professionnel.

    Il se trouve que les secteurs d’activité les plus touchés par la radicalisation des employés sont : les transports, les métiers de la sécurité, l’administration.

    On compte environ 4 030 personnes radicalisées en Ile de France, dont 167 travaillants dans les transports. La RATP et la SNCF pensent faire face au fléau en demandant à tous leurs employés de signer une charte de laïcité, les obligeant à « proscrire toute attitude ou port de signe ostentatoire ».


     http://fr.novopress.info/

  • LA SOCIETE DE SURVEILLANCE, par Alain de Benoist

    Les sociétés occidentales actuelles disposent de moyens de surveillance et de contrôle dont les anciens régimes totalitaires auraient seulement pu rêver. Elles en usent chaque jour un peu plus. Telle est la constatation que l’on peut faire dans les domaines les plus divers. 
    Un citoyen européen est aujourd’hui fiché en moyenne vingt fois par jour, et devrait l’être jusqu’à soixante fois d’ici dix ans. Le fichage intervient lors des épisodes les plus courants de la vie quotidienne : coups de téléphone, usage d’un portable, navigation sur Internet, passage devant une caméra de vidéosurveillance, entrée dans un parking, paiement par carte de crédit, utilisation d’une carte à puce ou d’un badge d’entreprise, passage dans une station-service, fréquentation d’un lieu public, repas dans un restaurant, visite d’un centre commercial, déplacement sur une autoroute, etc. 
    Le dépouillement des données ainsi recueillies permet de connaître nos déplacements, nos fréquentations, nos relations, notre emploi du temps, nos problèmes de santé, nos préférences alimentaires ou vestimentaires, les produits que nous achetons, les publications auxquelles nous sommes abonnés, les chaînes ou programmes de télévision que nous aimons regarder, les débits et crédits enregistrés sur nos comptes bancaires, le montant de notre salaire, les clubs ou associations dont nous faisons partie, etc. 
    A elles seules, les données dites de connection (téléphone fixe ou mobile, fax, Internet, messagerie, etc.) peuvent révéler l’essentiel de la vie d’un individu. Le téléphone portable, en particulier, est devenu un précieux auxiliaire de la police. Celle-ci peut obtenir rétrospectivement la liste de tous les appels passés et reçus par un appareil mobile, mais aussi connaître la localisation d’un abonné à n’importe quel moment de la journée. Lorsqu’un abonné se déplace, la puce de son appareil envoie régulièrement un signal aux antennes les plus proches de l’endroit où il se trouve, et ce signal est enregistré. La précision de la localisation est de 200 m en ville, d’environ 1 km en milieu rural. 
    Les écoutes téléphoniques clandestines sont évaluées à 100 000 par an. Elles s’ajoutent aux écoutes administratives (environ 5000), aujourd’hui placées sous le contrôle du Premier ministre. La loi Perben II prévoit qu’en plus de ces écoutes téléphoniques, les juges pourront faire installer chez les suspects des caméras et des micros-espions d’une portée supérieure à 100 mètres. Les renseignements ciblés concernent, là encore, la vie professionnelle, les déplacements, les relations, les comptes en banque, la vie privée. 
    Présenté à l’origine comme un moyen de communication totalement libre, Internet est aujourd’hui le premier lieu de flicage du monde. L’espionnage sur Internet est devenu florissant grâce à des logiciels permettant d’intercepter les courriels, de fouiller les corbeilles et les fichiers, d’enregistrer les codes sources, les mots de passe, les cookies, les historiques de navigation, le contenu des disques durs. Le Net est également espionné par des « sniffeurs » à la solde des sociétés commerciales, qui fouillent les forums et les blogs à l’affût de paroles d’internautes qui sont pour elles autant de cibles potentielles. 
    Aux Etats-Unis, le Congrès a voté en novembre 2003 un amendement au Patriot Act permettant au FBI d’exiger des fournisseurs d’accès et de services Internet qu’ils leur remettent toutes les informations personnelles sur les internautes se trouvant en leur possession. En France, où l’on compte 20 millions d’internautes, la Loi sur la sécurité quotidienne (LSQ), votée le 15 novembre 2001, a porté à un an la durée de conservation par les fournisseurs d’accès des archives relatives aux envois et aux réceptions de courriels de leurs clients. La Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), définitivement adoptée en septembre 2004 par l’Assemblée nationale, a quant à elle purement et simplement supprimé le statut de « communication privée » dont jouissaient auparavant les courriels, ce qui leur a du même coup retiré tout droit à la confidentialité
    Entérinée par la loi en 1995, la vidéosurveillance s’est rapidement banalisée. Réservée à l’origine aux banques et à certains endroits publics, elle est désormais partout. On compte en France plus d’un million de caméras, dont 400 000 en région parisienne. Le pays le plus vidéosurveillé du monde est l’Angleterre : 85 % des municipalités sont équipées. Un Londonien moyen est aujourd’hui filmé plus de 300 fois par jour. Et, depuis quelques mois, la chaîne câblée Shoreditch YV propose à ses abonnés de connecter directement leur télévision aux caméras de surveillance de leur quartier. Afin qu’ils puissent mieux surveiller leurs voisins. 
    Outre-Atlantique, on estime à 14 millions le nombre d’employés surveillés en permanence par leur entreprise. Plus de 10 % des cadres sont en permanence placés sur écoute, 15 % voient leurs messageries surveillées, 16 % des salariés sont filmés. Au total, 77 % des grandes entreprises américaines contrôlent leur employés par des procédés électroniques, soit deux fois plus qu’en 1997. Les salariés doivent même parfois porter en permanence un badge électronique assez comparable aux bracelets électroniques dont le port est imposé aux détenus libérés. Ce badge permet de les localiser à tout moment, de savoir ce qu’ils font, ce qu’ils mangent à leurs repas et par quels moyens ils paient leur cantine. En France, plusieurs cabinets de détectives ont fait leur spécialité de ce type de surveillance. 
    Ajoutons que tous les photocopieurs de la nouvelle génération stockent les informations sur un disque dur avant de les imprimer. Des experts en informatique peuvent ensuite les récupérer. Même après effacement, il demeure une trace qui peut être décryptée en laboratoire par magnétisation de la surface du disque. 
    D’autres techniques, plus sophistiquées encore, sont mises au point chaque année. En février 2004, la société Toyota a déjà inventé une voiture qui, en cas d’infraction au stationnement ou de dépassement de la vitesse autorisée, signale automatiquement par radio cette infraction à la police et autorise le prélèvement de l’amende sur la carte de crédit du conducteur alors que celui-ci est encore en train de rouler
    Mais les communications sont également surveillées par de « grandes oreilles » internationales. C’est le cas notamment du célèbre réseau d’écoute et d’espionnage mondial Echelon, qui dépend directement de la National Security Agency (NSA), organisme créé aux Etats-Unis en 1952, qui emploie aujourd’hui 58 000 personnes dans le monde et dont le budget annuel, d’environ 10 milliards de dollars, est supérieur à celui de la CIA. 
    Grâce à ce système, appuyé par huit satellites-espions, quelque 4,3 milliards de communications (téléphone, fax, Internet) sont interceptées chaque jour par 54 stations d’écoute disséminées à l’étranger, soit près de la moitié des 10 milliards de conversation échangées quotidiennement dans le monde. Géré conjointement par les Etats-Unis, l’Angleterre, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, le réseau Echelon peut analyser (sur la base d’un certain nombre de mots-clés) plus de 2 millions de conversations par minute, dont 15 000 font l’objet d’un rapport détaillé quotidien. Son existence n’a été révélée qu’en 1998 par les médias, à l’occasion d’un rapport du Parlement européen. 
    Fin mai 2000, sur intervention du juge Thierry Jean-Pierre, le Parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire, pour « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », sur ce qui est aujourd’hui le plus grand réseau d’espionnage officiel existant dans le monde. Il n’y eut aucune suite
    Depuis les attentats de septembre 2001, les mesures destinées à favoriser la sécurité aérienne n’ont cessé de se renforcer. En décembre 2004, un nouveau règlement a fait obligation à tous les pays de l’Union européenne de mettre en place une nouvelle génération de passeports biométriques équipés d’une puce lisible à distance. Depuis l’an dernier, les étrangers admis à entrer sans visa aux Etats-Unis doivent donner aux douaniers américains, outre leurs papiers, leurs empreintes digitales et une photo d’identité. Ces documents sont numérisés sur place, puis entrés dans une base de données du département américain de la Sécurité intérieure, la base ADIS, pour être comparés aux informations figurant dans différents fichiers de police. Ces identifiants biométriques seront ensuite conservés pendant plusieurs années. 
    En France, la future carte d’identité nationale électronique sécurisée (INES) contiendra deux éléments biométriques : la photographie numérisée et les empreintes digitales. Chaque carte sera dotée d’un code PIN (comme les cartes de crédit), d’une puce et d’une signature électronique. Pour la première fois en France depuis la Deuxième Guerre mondiale, cette carte sera en outre obligatoire. Les pouvoirs publics disposeront ainsi d’un vaste fichier de toute la population. De plus, la puce de la carte INES étant lisible à distance, à l’instar de la carte Navigo de la RATP, il deviendra techniquement possible de contrôler les personnes à leur insu. 
    Les puces à identifiant unique communiquant par ondes radio, dites puces à RFID (Radio- Frequency Identification), sont l’un des procédés de contrôle et de surveillance dont l’avenir est le plus prometteur. Permettant d’identifier un objet sans contact, elles comprennent un dispositif pour récupérer l’énergie de leur rayonnement par radiofréquence, un système d’interprétation et de stockage des données et une antenne émettrice. Leur utilisation est aujourd’hui totalement libre. 
    D’abord été incorporées dans un certain nombre de produits commerciaux pour mieux en assurer la « traçabilité », ces puces sont appelés à terme à remplacer l’actuel code-barre sur les produits de consommation courante. On en prévoit de très nombreux usages matériels. Les voitures équipées d’une puce RIFD, par exemple, peuvent être retrouvées plus facilement en cas de vol (mais quand la voiture n’est pas violée, c’est son conducteur que l’on peut suivre à la trace). Au Japon, les billets de banque à la valeur nominale la plus forte pourraient être « pucés » prochainement. 
    De l’inerte au vivant, le pas est vite franchi. Les premières implantations humaines de puces RFID ont été réalisées en 1998. En octobre 2004, l’Agence de sécurité sanitaire américaine (Food and Drug Administration) a autorisé l’usage de puces à identifiant radio dans le corps humain, notamment à des fins de suivi médical dans les hôpitaux. On envisage maintenant de « pucer » de la même façon les animaux, les grands malades, les détenus, les vieillards atteints de la maladie d’Alzheimer, les sportifs de haut niveau, les navigateurs solitaires, les personnes susceptibles d’être enlevées, etc. Au Mexique, plus de 1000 personnes se sont déjà fait implanter une puce RFID, implantée sous la peau du bras. 
    Cette puce se transforme aisément en outil de surveillance. Pour localiser son porteur, il suffit d’équiper les bâtiments ou les lieux publics de lecteurs placés dans les couloirs, les escaliers, les ascenseurs, etc. On peut ainsi suivre en temps réel tous les déplacements des « pucés » et garder en mémoire leurs itinéraires minutés. 
    La prochaine génération de puces implantables sera dotée d’une mémoire suffisante pour contenir un fichier, ce qui évitera d’avoir à se connecter à une base de données. Des biocapteurs pourront transmettre en continu la température du corps, la tension artérielle, le taux d’oxygène ou de glucose dans le sang. Demain, une balise GPS (Global Positioning Satellite) ajoutée à l’implant permettra de localiser en temps réel son porteur en n’importe quel point de la planète. Certains médecins souhaitent déjà que tous les nouveaux-nés soient greffés à la naissance avec une puce sous-cutanée
    Conçu lui aussi aux Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001, le programme Total Information Awareness (TIA) s’était fixé pour but de réunir des informations sur la vie privée de l’ensemble des citoyens. Abandonné l’année suivante, il a été rebaptisé en 2003 Terrorism Information Awareness, sans qu’ait changé sa raison d’être : ficher la terre entière
    La méthode employée consiste à intégrer les données d’identité, les informations professionnelles, bancaires et médicales, ainsi que celles concernant les communications et les transports, en les croisant pour la première fois avec les renseignements des services secrets, les rapports des caméras de surveillance dans les aéroports, les transactions par cartes de crédit, les réservations d’avions, les enregistrements de communications téléphoniques, les abonnements aux médias, les consultations de sites Internet, les dossiers d’assurance, les informations de la sécurité sociale, les dossiers des hôpitaux et des établissements scolaires, etc. A terme, l’objectif avoué est de collecter une moyenne de 40 pages d’informations sur chacun des 6 milliards d’habitants de la planète
    « Demain, nous saurons tout de vous », déclarait récemment John L. Andersen, président du Arlington Institute. On pense invinciblement au célèbre Panoptique imaginé par Jeremy Bentham. 
    La surveillance totale n’est pas à proprement parler un thème orwellien. Liée au développement incessant des techniques, elle s’apparente plutôt à l’univers décrit par Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes. Mais elle s’accompagne aussi d’une évolution du langage qui, elle, évoque bel et bien l’œuvre d’Orwell. On le voit dans les moyens de justification couramment employés aujourd’hui pour justifier l’utilisation de ces techniques. Les prétextes sont toujours excellents : lutter contre la délinquance, veiller sur notre santé, protéger la jeunesse, etc. L’expérience montre cependant que les mesures adoptées au départ à l’encontre d’un petit nombre sont ensuite toujours étendues à l’ensemble des citoyens. Une fois le principe admis, il n’y a plus qu’à le généraliser. 
    Cette surveillance vient en effet s’ajouter au « politiquement correct », qui cherche à normer l’opinion par l’emploi de mots imposés à tous, à la « pensée unique », qui tend à remplacer le débat par le sermon, à l’hygiénisme envahissant, qui vise à réglementer les usages au nom du Bien, à la réglementation des préférences et des dilections, qui va directement à l’encontre de la liberté d’expression. 
    La privatisation grandissante de la société est allée de pair avec son invasion par l’« appareil thérapeutique » des techniciens et des experts, conseillers et psychologues. Cette « colonisation du monde vécu » sous prétexte de rationalisation de la vie quotidienne a renforcé tout à la fois la médicalisation de l’existence, la déresponsabilisation des adultes, et les capacités de surveillance et de contrôle de l’Etat. Dans une société considérée comme en dette perpétuelle vis-à-vis des individus, dans une république oscillant entre le mémoriel et le compassionnel, l’Etat-Providence, affairé à la gestion lacrymale des misères sociales par le biais d’une cléricature sanitaire et sécuritaire, s’est transformé en Etat maternel et maternant, hygiéniste, distributeur de messages de « soutien » à une société placée sous serre. La société, ainsi docilisée, devient ce «troupeau d’animaux timides et industrieux» dont parlait Tocqueville. 
    La sécurité est devenue ces dernières années une préoccupation politique essentielle. Elle l’est devenue d’autant plus que nous sommes passés, comme l’explique le sociologue Ulrich Beck, d’une société où les dangers étaient généralement localisables et parfaitement identifiables, à une société où le « risque » est omniprésent, mais invisible. Au sein de la « société du risque », l’insécurité réelle ou présumée engendre en outre un climat d’incertitude et de peur, que les pouvoirs publics peuvent utiliser pour placer la société sous contrôle. La prévention du risque peut ainsi se convertir en capital politique. Or, l’expérience historique a mille fois montré que les hommes ne sont que trop disposés à abandonner leurs libertés en échange d’une promesse de sécurité. 
    Hostiles à toute opacité sociale, les démocraties occidentales se sont donné un idéal de « transparence » qui ne peut se réaliser que par le quadrillage social. La société se transforme alors en bunker global protégé par des badges, des codes d’accès, des caméras de surveillance. La multiplication des espaces privatifs les soustrait au flux social et finit par faire disparaître la notion même d’espace commun, qui est celui de la citoyenneté. Les totalitarismes classiques ayant disparu, ce sont d’autres logiques de contrôle, plus subtiles, qui engendrent un nouveau Panoptique, autrement plus redoutable que celui prévu par Bentham, mais dont la fonction est la même : tout voir, tout entendre, tout contrôler
    « On essaie depuis quelques années, écrit le philosophe Giorgio Agamben, de nous convaincre d’accepter comme les dimensions humaines et normales de notre existence des pratiques de contrôle qui avaient toujours été considérées comme exceptionnelles et proprement inhumaines ». Le problème posé ici est évidement celui de la servitude volontaire, qui se nourrit de pessimisme, d’indifférence ou de distraction au sens pascalien du terme. 
    « Il n’y a bien entendu aucune raison, écrivait Aldous Huxley en 1946, dans sa nouvelle préface au Meilleur des mondes, pour que les totalitarismes nouveaux ressemblent aux anciens [...] Un Etat totalitaire vraiment “efficient” serait celui dans lequel le tout-puissant comité exécutif des chefs politiques et leur armée de directeurs auraient la haute main sur une population d’esclaves qu’il serait inutile de contraindre, parce qu’ils auraient l’amour de leur servitude. La leur faire aimer, telle est la tâche assignée dans les Etats totalitaires d’aujourd’hui aux ministères de la propagande, aux rédacteurs en chef de journaux et aux maîtres d’école »
    Quand les normes ont été intériorisées dans les corps et les esprits, il n’est même plus nécessaire de veiller à les faire appliquer. « Quand ce n’est pas le martyre physique, disait Péguy, ce sont les âmes qui n’arrivent plus à respirer »
    Alain de BENOIST

  • L'analyse de Zemmour : « Benoît Hamon, le socialiste qui monte parce qu'il promet tout »

    CHRONIQUE - Éric Zemmour voit en Benoît Hamon l'idole montante des étudiants idéalistes et des banlieues où le chômage des jeunes est massif. [Figarovox - 20.01]. Comme toujours ou presque sa critique touche les points sensibles et dégage l'essentiel.  LFAR

    Il est l'homme qui monte. Celui qui remplit les salles. Suscite l'enthousiasme sur les réseaux sociaux. Le Fillon de la primaire socialiste, se réjouit-on déjà dans son entourage.

    Benoît Hamon a tout compris. Celui que Martine Aubry appelait « petit Ben » avec affection a bien grandi. Il a retenu les leçons de ses glorieux aînés. Il a fendu l'armure, comme avait dit Jospin. Et il nous étonne par sa démagogie, comme avait dit Chirac. Rien ne l'arrête ni ne le retient. Son « revenu universel » jongle avec les centaines de milliards d'euros, mais lui ne cille pas d'effroi. On se demande parfois s'il n'est pas comme nos grands-parents qui mélangeaient les anciens francs et les nouveaux !

    Mais Hamon n'en démord pas. Le travail est mort, les robots vont tout prendre ; il faut donc payer les gens à ne rien faire. Avec quel argent ? On trouvera. Les riches sont là pour ça. Et si cela ne suffit pas, la Banque centrale fabriquera les billets nécessaires.

    Petit Ben a réponse à tout. A côté de lui, Arnaud Montebourg passe pour un père Fouettard lorsqu'il défend le travail et l'industrie comme socle de la richesse nationale. Evidemment, c'est moins « fun » que la multiplication magique des billets !

    Hamon ne s'arrête pas en si bon chemin. Il condamne toute fermeture des frontières aux migrants. L'honneur de la France, les valeurs, l'accueil, la tradition d'asile, la République… etc. On connaît la chanson. Il tance, tel un prêtre du nouvel ordre moral, Manuel Valls qui a osé dire à Angela Merkel qu'elle avait eu tort d'ouvrir en grand ses bras aux migrants. Hamon ne met à son revenu universel aucune limite ni d'âge ni de nationalité. Et ne supprime par ailleurs aucune allocation déjà existante. C'est open bar !

    Il va faire un tabac à Alger ou à Bamako. Il est déjà devenu l'idole des étudiants idéalistes et des banlieues où le chômage des jeunes est massif. Il a fait les gestes et dit les mots qu'il faut. Il a condamné Israël et exalté la « juste lutte » des Palestiniens. Il a dénoncé le Syrien Assad qui combat Daech. Lorsque les caméras de France 2 ont découvert dans des cafés de banlieue que les femmes y étaient persona non grata, il a aussitôt répliqué que le sexe féminin était de même interdit des bars ouvriers au XIXe siècle. Peu importe que ce soit un odieux mensonge, et que les ouvrières se rendaient dans les bars à l'époque de Maupassant ou de Zola, Hamon n'a cure de la vérité historique ; seule la vérité électorale l'intéresse.

    Hamon n'aime pas les ouvriers mais les chômeurs ; il est féministe lorsqu'il s'agit de défendre le mariage gay dans les bars du Marais ; il l'est beaucoup moins dans les bars de Sevran, où les jeunes hommes lui expliquent « qu'on est ici comme au bled ». Jusqu'où ne montera-t-il pas ?  

    Eric Zemmour          

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/01/24/l-analyse-de-zemmour-benoit-hamon-le-socialiste-qui-monte-pa-5902737.html

  • Sortie (très attendue) à la fin du mois de janvier du livre d'Alban d'Arguin : EOLIENNES SCANDALE D'ETAT

    2821599050.jpgC’est l’ouvrage le plus com­plet sur la ques­tion des éo­liennes à ce jour. L’auteur en cerne les origines à travers l’écologie qui, dépouillée de ses oripeaux de la « bien pen­sance verte », apparaît sous son vrai visage de parti de l’étranger rassembleur des der­niers trotskystes à la solde du mondialisme. Il en démasque aussi la dialecti­que et les enjeux fondés sur trois affirmations hasar­deu­ses : la lutte contre le « réchauffement » climati­que, l’extinction « imminente » des énergies fossiles, et la « nécessaire » sortie du nucléaire.

    La thèse de l’auteur est terri­ble : L’éolien est un scandale d’Etat qui conduira tôt ou tard les politiques français promoteurs de cette aberra­tion devant la Cour de justice de la Ré­publique.

    Ce livre est une arme essen­tielle et exhaus­tive dans le combat, à la disposition des mé­dias objectifs, des politi­ques incorruptibles (il en reste sans doute) et de ceux qui luttent avec courage au quotidien partout en France où sortent de terre de nou­veaux parcs éo­liens.

    Il y a une impérieuse urgence à rejeter les in­jonctions dic­tatoriales de la Commission euro­péenne si on ne veut pas assister à l’agonie de la France défigurée, la France infectée, la France spoliée...

    Eoliennes scandale d'Etat, Alban d'Arguin, Synthèse éditions, collection Pourquoi ?, 178 pages, 20 €

    L'auteur : Alban d'Arguin, DEA de droit public, DEA d'histoire, Études d'actuariat (ISUP Paris) a fait une carrière de manage­ment et de direction générale à l'international dans un grand groupe financier. Il est retiré aujourd'hui dans l'ouest de la France où il travaille à la restauration d'un domaine entouré de vergers anciens. Il collabore épisodiquement à plusieurs re­vues sous forme de chroniques. Passionné par l'ornithologie et les questions environnementa­les, il a participé récemment à la création d'une association op­posée à l'implantation d'un parc industriel dans sa région. Confronté à l'aberration de ce projet "d'énergie du vent", il a décidé d'instruire objectivement et exhaustivement la question de l'éolien en France

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    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Les médias du système veulent lutter contre la présidence Trump

    (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : « La presse politique est composée des pires personnes que je n’ai jamais rencontrées » déclarait Donald Trump voilà quelques mois. Le jugement du nouveau président paraît en phase avec celui de ses concitoyens puisque seulement 40 % d’entre eux déclarent avoir confiance dans les médias.
    Sean Spicer, nouveau porte parole de la Maison Blanche, a vivement critiqué la couverture médiatique de l’investiture de Trump. 
    Il reproche une tendance à minimiser le succès populaire. Un succès dont témoigne par exemple le nombre de personnes ayant suivi l’investiture à la télévision. Les médias ont également eu une couverture biaisée des groupuscules anti-Trump, qui avaient justement pour objectif de faire échouer l’investiture en bloquant les accès à la cérémonie… La chaîne CNN est même allée jusqu’à évoquer en direct un possible attentat contre Trump, le jour de son investiture.

    De leur côté le New York Times, le Washington Post et NBC se positionnent comme de prétendus résistants face au nouveau pouvoir. CNN a choisi de ne pas diffuser la première déclaration à la presse du porte parole de Trump, décision saluée par la plupart des médias qui souhaitent un rôle « différent » durant la nouvelle présidence.

    Selon Vladimir Poutine, l’oligarchie américaine tente de déstabiliser la présidence Trump, pour saper sa légitimité et réduire sa capacité d’action. En marge d’une rencontre avec son homologue moldave, le président russe a qualifié d’« intox » toutes les polémiques concernant de prétendues frasques sexuelles de Trump en Russie. Poutine a en outre relevé que cette déstabilisation va d’abord contre les intérêts américains.

    http://fr.novopress.info/

  • Marion Maréchal Le Pen : "Vous avez devant vous un 'accident' ... qui préfère aujourd'hui être devant vous... plutôt que d'avoir été avortée"

    Le député FN décoiffe les féministes gauchistes à l'Assemblée. Marion Maréchal Le Pen a a évoqué publiquement son ascendance jeudi matin dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, en plein débat sur l'extension du délit d'entrave à l'IVG :

    "Vous avez devant vous un 'accident' qui se vit bien et qui préfère aujourd'hui être devant vous, à vous dire vos vérités, plutôt que d'avoir été avortée."

    Elle rappelle ainsi les informations publiées en 2013 par le journal L'Express, qui révélait que son père biologique est le journaliste Roger Auque et non pas Samuel Maréchal, qui l'a reconnue quand elle avait deux ans.

    "La réalité c'est que vous êtes des féministes ringardes. Les dinosaures politiques d'un temps 'soixante-huitard' révolu (...) Vous êtes la honte du combat des femmes, obsédées par la couleur du cartable (...) Complètement à côté de la plaque."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Réseaux sociaux contre RT : une «fausse guerre contre fausses nouvelles»

    RT est devenu persona non grata sur les réseaux sociaux américains, visiblemet sans raison valable. D’après l’ex-agent du MI5 Annie Machon, il s’agit du «premier revers dans la guerre auto-proclamée contre les « fake news »».

    RT France : Facebook a – à tort – bloqué le compte de RT à cause de «droits d’auteur non acquis». A quel point le filtre médiatique du réseau social est-il sensible ?

    Annie Machon (A. M.) : C’est le premier revers dans la guerre auto-proclamée par Facebook contre les «fake news». Dans la foulée de la liste présentée par le site obscur propornot, incluant 200 médias du monde entier qui colporteraient de «fausses informations» en offrant une alternative aux entreprises médiatiques américaines – RT y figurait – Facebook et Google ont déclaré soumettre à une censure les médias figurant sur cette liste. Ils utilisent les droits d’auteur comme excuse pour censurer une chaîne d’information légitime et l’empêcher de couvrir les événements qui se passent dans le monde. Mais le reste du monde va les regarder sur d’autres chaînes sans aucun problème.

    RT France : Lors du Forum économique mondial à Davos, un représentant de Facebook a confirmé l’engagement pris par le réseau de s’attaquer au phénomène dit des «fausses nouvelles». Cela en fait-il partie ?

    A. M. : Cela en fait partie. Il n’y a pas que Facebook et Google qui ont dit qu’ils allaient se battre contre ces prétendues «fake news». L’Union européenne a également publié une directive au mois de novembre annonçant la création d’une agence pour traiter le problème des «fausses informations». Des pays comme la France ou l’Allemagne propagent déjà l’idée qu’il pourrait y avoir du piratage et des activités non démocratique lors de leurs élections cette année. Mais il est intéressant de voir que les droits d’auteur servent de prétexte pour exercer la censure. Depuis des années, je dis que les médias sont utilisés par les gouvernements comme des organisations mandataires.

    Il y a un combat en ce moment entre le président élu Donald Trump et les services secrets

    RT France : La suspension a été imposée sur le compte Facebook de RT avant l’investiture de Donald Trump et ne sera levée que le lendemain. Est-ce une coïncidence ?

    A. M. : Pas du tout. Comme je l’ai dit, c’est le premier revers de cette bataille – la fausse bataille contre les «fausses informations». Rappelons-nous comment ce concept de «fake news» est apparu : d’une manière ou d’une autre, les informations du Comité national démocrate ont été divulguées l’année dernière. Les gens ont reçu cette information et WikiLeaks l’a dit sans équivoque : «Il ne s’agit pas de piratage mais d’une fuite.» Cependant, les grands médias américains ont décidé que c’était un piratage russe et que la Russie avait piraté les élections américaines. Rien n’a été prouvé, sinon que certaines de ces choses étaient fausses et Barack Obama a renvoyé 35 diplomates russes avant Noël sans qu’il n’ait de preuve. Cette fausse guerre contre les «fausses nouvelles» est fondée sur un grand mensonge.

    RT France : Par ailleurs, RT a reçu une demande de la part de YouTube exigeant de leur faire savoir si certains de ses employés figuraient sur la liste des sanctions. Aucune justification n’a été donnée. Qu’est-ce qui pourrait motiver cela ?

    A. M. : Qui sait ? On tire les ficelles depuis les coulisses, surtout en Amérique. Les grandes entreprises médiatiques et d’internet y prouvent depuis des années qu’elles sont très fortement liées à l’Etat américain et aux services secrets. Nous le savons grâce aux révélations d’Edward Snowden. En Amérique, les agences de renseignement ont accès aux bases de données de tous les géants d’internet et des réseaux sociaux. Il y a un combat en ce moment entre le président élu Donald Trump et les services secrets.

    Annie Machon a travaillé pour le MI5, les services secrets britanniques, puis a démissionné à la fin des années 1990 aux côtés de David Shayler pour dénoncer l’incompétence des espions et les tentatives d’intimidation. Elle est à présent conférencière, écrivaine, commentatrice, militante politique et consultante en relations publiques.

    Source

    http://www.voxnr.com/7770/reseaux-sociaux-contre-rt-une-fausse-guerre-contre-fausses-nouvelles

  • Réformes sociétales : enjeu secondaire ? Non enjeu majeur !

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    Dans la situation difficile qui est la nôtre, où tant de nos concitoyens peinent pour joindre les deux bouts, où la terreur islamiste vient encore de sévir, à Berlin cette fois-ci, le gouvernement socialiste n’a rien trouvé de plus urgent que d’essayer de faire passer une loi instituant un « délit d’entrave numérique à l’IVG », alors même qu’existe déjà la loi Neiertz de 1993 visant le même but. L’opposition politique à ce projet ubuesque a été faible, tout comme a été peu dénoncé un autre projet de loi, intitulé « Égalité et citoyenneté », qui, après avoir été rejeté en seconde lecture au Sénat le 19 décembre, a dû être adopté à l’Assemblée trois jours plus tard.

    Les socialistes, sachant qu’ils risquent fort d’être évincés du pouvoir en mai prochain, tentent de faire passer des lois « sociétales » en tablant sur le fait que la droite, comme à son habitude, n’y reviendra pas : ces sujets étant loin d’être accessoires, on aimerait l’entendre et connaître ses intentions !

    En effet, le projet « Égalité et citoyenneté » est un véritable fourre-tout où l’on retrouve l’essentiel des revendications du gauchisme culturel : insertion de la notion de genre dans le code de procédure pénale, interdiction des agissements sexistes et de la fessée aux enfants, aggravation de la répression des comportements discriminatoires, pénalisation du négationnisme, etc.

    Inflation de lois répressives

    Ces deux projets sont symptomatiques d’une absurde inflation normative, la loi, de plus en plus complexe, prétendant imposer avec un arsenal répressif sans précédent le comportement « moralement correct », alors même que l’État dispose déjà d’un pouvoir outrancier en la matière, sans parler de la possibilité donnée à certaines associations de se porter partie civile au moindre « dérapage » de pensée non conforme. En matière de liberté d’opinion, le Rubicon a été franchi depuis longtemps et l’on attend d’un candidat de droite l’engagement ferme d’abolir d’un coup l’ensemble de ces lois liberticides, mesure qui aurait un impact symbolique puissant sans coûter un centime à l’État – au contraire, la cessation immédiate du soutien de toutes les associations gauchistes subventionnées permettrait même quelque économie.

    La droite est mal à l’aise sur ces sujets qu’elle juge électoralement peu « porteurs » : là-dessus, les différents candidats, de François Fillon à Marine Le Pen en passant par Nicolas Dupont-Aignan, se rejoignent plus ou moins. Longtemps, la droite au gouvernement a limité son discours politique à l’économie, laissant à la gauche le monopole du pouvoir culturel. Aujourd’hui, tout le monde comprend que l’économie ne suffit plus, que les questions de souveraineté et plus encore d’identité, en lien avec l’immigration massive et la présence d’un islam de plus en plus revendicatif, sont devenues les préoccupations majeures des Français. Penser, dans ce contexte, que les questions dites de « société » sont un enjeu secondaire qui intéresse peu révèle une grave erreur de perspective, et ce pour plusieurs raisons.

    D’abord parce que la déconstruction de l’anthropologie traditionnelle qui s’opère avec la théorie du genre, le « mariage pour tous », la manipulation du vivant, etc., est l’un des aspects de l’anxiété d’une population qui se sent menacée dans son existence et son identité, et que l’on prive ainsi de ses repères les plus ancestraux. Il demeure, enfoui au plus profond de chacun, un bon sens naturel qui peut assez facilement émerger à nouveau et même se traduire rapidement électoralement.

    L’exemple de l’avortement

    En effet – et c’est la seconde raison -, sur ces questions de société, nos politiques pensent que ne sont « populaires » que les revendications qui vont dans le sens de la déconstruction, du recul incessant des limites, de la satisfaction sans discernement de tous les désirs, bref tout ce que la gauche nomme le « Progrès ». Mais, faute de fermes convictions, la droite a abdiqué sur ce terrain avant même de livrer bataille, comme si elle était au fond persuadée de la légitimité des doléances de la gauche. Mais celles-ci ne sont « populaires » qu’en proportion de l’invraisemblable propagande qui s’exerce en leur faveur, qu’en raison du déséquilibre flagrant dans les médias qui militent tous dans le même sens. Ce sont des sujets sur lesquels n’existe aucun débat, seulement et toujours le même son de cloche, ceux qui tiennent un autre discours étant bannis du système ou ridiculisés.

    L’exemple de l’avortement est significatif. Alors qu’aucune parole contradictoire n’est audible, que la liberté d’expression n’existe pas dans les grands médias pour les défenseurs de la vie, on en arrive au stade où dire la vérité sur l’IVG devient un délit passible des tribunaux ! Pourtant, si les Français étaient honnêtement informés (*), beaucoup réviseraient leur position et l’opinion pourrait basculer, c’est bien ce qui inquiète tant ses partisans et c’est pourquoi leur seul recours est de verrouiller le débat.
    Il y a un mouvement de fond qui se dessine marqué par un réveil des peuples et le retour à des fondamentaux plus classiques trop longtemps proscrits : ce serait une erreur stratégique de penser que les questions de société sont étrangères à ce mouvement.

    Enfin, il y a une troisième raison qui est celle de l’honneur de tout responsable politique : sa vocation fondamentale est le service du bien commun, ses préoccupations ne sauraient être qu’électorales et faire fi de la vérité, même lorsque celle-ci n’est pas facile à expliquer. Et n’est-ce pas son rôle que de le faire, même à contre-courant ?

    Christophe Geffroy 14/01/2017

    (*) Droit et prévention de l’avortement en Europe, sous la direction de Grégor Puppinck (LEH Édition, 2016, 270 pages, 20 €) est une mine remarquable qui apporte de forts arguments contre l’avortement. À lire.
    Paru dans www.lanef.net, éditorial janvier 2017

    Christophe Geffroy, né le 14 janvier 1959, Marié – enfants. Directeur fondateur de la revue La Nef, mensuel catholique (1990). Ecole Centrale de Nantes, Institut de Sciences-Politiques (Paris), cadre dans l’industrie automobile.

    Source : Magistro.fr

    http://www.polemia.com/reformes-societales-enjeu-secondaire-non-enjeu-majeur/

  • L'avortement est aussi le sujet du moment aux Etats-Unis

    Lundi 23 janvier, le cardinal Timothy Dolan, archevêque de New York et chef du Comité pour les affaires « pro vie » de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, a salué le décret signé par le nouveau président Donald Trump le même jour afin de retirer des « impôts des contribuables les fonds accordés aux ONG internationales qui promeuvent ou pratiquent des avortements à l’étranger (souvent en violation des lois du pays d’accueil même) ».

    « Il s’agit d’un pas bienvenu vers le rétablissement et le renforcement de politiques fédérales importantes qui respectent le plus fondamental des Droits de l’homme, le droit à la vie –, de même que le consensus de longue date et bi partisan contre l’obligation faite aux Américains de participer à l’acte violent d’avorter ».

    6a00d83451619c69e201b7c8cdb066970b-800wi.jpgPar ailleurs, l'annuelle March for Life aura lieu vendredi 27 janvier à Washington. Donald Trump a mandaté sa conseillère spéciale, Kellyanne Conway, pour l'y représenter. Son ancienne directrice de campagne figure parmi les principaux invités à intervenir à la tribune, aux côtés du cardinal Timoty Dolan.

    Quand on pense que, dimanche dernier à Paris, il n'y avait ni un évêque ni un député pour marcher contre l'avortement...

    Enfin 3e sujet, mais certainement le plus important, Donald Trump révélera la semaine prochaine le nom de son candidat pour occuper le neuvième siège de magistrat à la Cour suprême. La plus haute instance judiciaire des Etats-Unis fonctionne depuis près d'un an, suite au décès du conservateur Antonin Scalia, avec 8 juges, dont 3 réellement conservateurs, 3 réellement progressistes et un, classé conservateur mais qui a tendance à se rallier à la gauche. Barack Obama n'était pas parvenu à imposer son candidat et c'est heureux.

    Donald Trump a précisé :

    "Nous avons des candidats exceptionnels et nous choisirons un juge de la Cour suprême vraiment extraordinaire". "Je suis pro-life et les juges seront pro-life"

    La Cour suprême est appelée à trancher sur des dossiers très sensibles : avortement, dénaturation du mariage,... Ses juges sont nommés à vie par le président. Ils doivent être confirmés par un vote du Sénat.

    Le nouveau président républicain a indiqué qu'il disposait d'une liste de 20 candidats possibles. Pendant la campagne, il avait publié une première liste de 11 candidats potentiels. Parmi eux figuraient

    • Don Willett, un Texan siégeant à la Cour suprême de cet Etat républicain.
    • William Pryor, juge fédéral catholique qui a qualifié la loi autorisant l'avortement de "pire abomination de l'histoire du droit".
    • Diane Sykes a fait parler d'elle en infirmant un jugement restreignant les stands de tirs dans Chicago intra-muros.
    • Steven Colloton, juge fédéral de l'Iowa;
    • Thomas Lee, juge de la Cour suprême de l'Utah et frère du sénateur conservateur Mike Lee;
    • Allison Eid, juge de la Cour suprême du Colorado;
    • Raymond Gruender, juge fédéral du Missouri;
    • Thomas Hardiman, juge fédéral de la Pennsylvanie;
    • Raymond Kethledge, juge fédéral du Michigan;
    • Joan Larsen, de la Cour suprême du Michigan;
    • David Stras, de la Cour suprême du Minnesota.

    Notons que l'une des juges de gauche, Ruth Bader Ginsburg, qui avait effectué une sortie anti-Trump durant la campagne, alors qu'elle est soumise au devoir de réserve, est âgée de 83 ans...

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html