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lobby - Page 1819

  • Liberté d'expression : deux poids, deux mesures...

    Vincent Tournier est maître de conférence de science  politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble. Il réagit sur le site Atlantico à la mise en examen de Dieudonné :

    "Quelle belle occasion pour Dieudonné de se rappeler au bon souvenir du  gouvernement. Il a raison de ne pas se gêner. Tout le monde vient de  clamer son amour pour la liberté d’expression et le droit à l’humour. Il lui  suffit donc de renvoyer l’ascenseur et de dire : vous aimez ça, la liberté,  eh bien chiche ! Dieudonné joue sur du velours, surtout lorsqu’on  se souvient que, l’an dernier, la justice s’en est pris à lui avec des arguments  pour le moins étonnants (...)

    C’est tout le problème de la liberté d’expression. On veut en faire un  principe absolu, mais on oublie que cette liberté a ses limites, lesquelles sont  fixées par l’Etat en fonction des circonstances. L’an dernier, l’Etat a  considéré que Dieudonné constituait une menace pour l’ordre public parce qu’il  entraîne sur son nom une dynamique qui se nourrit de la détestation des juifs et  du système politique. La contradiction entre l’annulation des spectacles et la  proclamation de la liberté est flagrante, mais elle est logique si l’on admet  que la liberté est d’abord une notion politique. Chacun revendique la liberté  pour soi, mais pas pour ses adversaires (...)

    L’argument est toujours le même : il y a deux poids deux  mesures, donc votre liberté est hypocrite. Ce n’est pas totalement faux (...)

    De son côté, la justice est loin d’être très claire sur les  limites de la liberté d’expression. Lorsque Christiane Taubira est comparée à un  singe par une militante du Front national, la sanction est très lourde (9 mois  de prison ferme en première instance) ; mais lorsque Charlie Hebdo  compare Bruno Megret à un "petit rat", il est relaxé. Nicolas Bedos a  également été relaxé lorsqu’il a traité Marine Le Pen de "salope fascisante".  Par contre, l’assistant parlementaire d’un sénateur socialiste a été condamné  pour avoir traité Marion Maréchal-Le Pen de "salope", et on verra ce  qu’il adviendra pour Guy Bedos pour avoir utilisé le même qualificatif à l’égard  de Nadine Morano. Bref, on voit bien que la subjectivité reste très forte. Les  tribunaux tiennent manifestement compte des caractéristiques du locuteur (qui  parle ?) et du contexte (d’où parle-t-il ? à qui ? quand ?). Les intellectuels et les artistes bénéficient d’un statut particulier.Lorsque Jean Baudrillard, au lendemain des attentats du 11-Septembre,  parle de la "jubilation prodigieuse de voir détruire cette superpuissance  mondiale" (Le Monde, 2 novembre 2001), ne fait-il pas l’apologie du  terrorisme ? (...)

    Le gouvernement aura donc beaucoup de mal à répondre à Dieudonné et à ses  soutiens.

    C’est assez paradoxal parce que, finalement, la sacralisation  de Charlie Hebdo n’était nullement donnée d’avance. On a même le sentiment que  les attentats ont quelque peu forcé la main des élites, contraintes de délaisser  une stratégie qui visait plutôt à gagner les faveurs de la population musulmane,  gauche et droite confondues. Souvenons-nous en effet que, en 2006, lors  de la première affaire des caricatures, puis en 2011-2012 lorsque Charlie Hebdo  a décidé d’en remettre une couche, les hauts responsables politiques étaient  très critiques à l’égard des caricatures "

    Philippe Carhon http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Face au faux argument des "apatrides" : Retirer la citoyenneté aux gens qui nous combattent

     

    Parmi les rares écrits sauvables de Sigmund Freud, son introduction à la psychanalyse pourrait être relue à frais nouveaux, en particulier dans la définition qu'il donne de l'hystérique : c'est une personne qui souffre de réminiscences. Sa paralysie mentale découle de ce poids terrifiant d'un passé fantasmé. Les rédacteurs de la Bible en ont fait la légende de la femme de Loth, laquelle "regarda en arrière, et devint une statue de sel." (1)⇓

    La terrible connotation du mot apatride semble ainsi interdire de réfléchir au problème, radicalement nouveau pourtant, que posent à nos sociétés les volontaires pour la prétendue "guerre sainte" que mènent les fous et les criminels ralliés au Néo-Califat s'intitulant "État islamique".

    Le danger qu'ils nous posent amène bien légitimement au désir, c'est bien là le moindre mal que l'on puisse leur souhaiter, de leur retirer les citoyennetés dont ils se sont volontairement retirés. Ces gens brûlent eux-mêmes leurs passeports français.

    Or, paralysés par la peur de ressembler aux régimes totalitaires du passé, jeune-turc de 1915, bolchevik ou – pire encore du point de vue "mémoriel" – nazi, nous acceptons de baisser les bras.

    En réalité, si nous acceptions de regarder l'Histoire, en face, nous pourrions convenir que ni les Arméniens de l'empire ottoman finissant, ni les Russes blancs, mencheviks et autres prétendus koulaks, ni les Juifs, qui, tous, ont été déchus de leurs citoyennetés respectives contre leur gré ne peuvent être comparés à ceux et celles que nous appelons par commodité "djihadistes" et qui sont partis de leur propre chef.

    Les conformistes acceptent donc de proférer une ânerie quand ils répètent à l'envi qu'il "n'est pas question de créer des apatrides", que ce serait contraire aux principes [récents] de la France éternelle car "la convention de New York de 1954 interdit de rendre une personne apatride". (2)⇓

    La proclamation en juin 2014 d'un État islamique affirmant sa prétention d'exercer un Califat mondial, excusez le pléonasme, nous offre à cet égard une occasion de clarifier les choses.

    Celui qui se rallie à une telle doctrine reconnaît en effet que sa "nationalité", – au sens que la réglementation française accorde à ce mot toujours confondu avec la "citoyenneté", – c'est désormais la communauté des croyants, la Oumma qui englobe tout. (3)⇓

    Dans la rédaction actuelle du code civil, la déchéance de la nationalité est prévue par l'article 25. La dernière rédaction remonte à 1998.  En retrait par rapport aux versions antérieures, au gré de modifications incessantes, on ne saurait dire qu'elle ait été donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï.

    Citons-la tout de même : "L'individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d'État, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride : 1° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ; 2° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III [atteintes à l'autorité de l'État] du livre IV [crimes et délits contre la nation l'État et la paix publique] du code pénal ; 3° S'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ; 4° S'il s'est livré au profit d'un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France."

    Autrement dit, il existe dès maintenant quatre motifs de déchéance de nationalité : le terrorisme, l’espionnage, la haute trahison et l’atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation au profit d’un État étranger.

    La restriction "sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride" ne saurait s'appliquer aux gens qui, par définition, se rallient à la Oumma islamiste et à sa supposée "guerre sainte" – dirigée contre nous. Quand ils ne sont pas déjà bi-nationaux, en droit comme en fait, on doit considérer qu'ils ont acquis de ce fait la citoyenneté correspondant au camp dans lequel ils combattent.

    La procédure actuelle passe par un décret du ministère de l’Intérieur, après avis du Conseil d’État. On doit donc concevoir une doctrine-cadre fixée une fois pour toutes en relation avec la haute juridiction administrative, et des décrets subséquents du ministère de l'Intérieur constatant tout simplement cette réalité.

    On compte depuis les années 70, les statistiques du ministère de l’Intérieur recensent 21 cas, toujours à la suite d’une condamnation pour terrorisme. La guerre dans laquelle l'agression du terrorisme islamique nous a plongés portera sans doute sur des quantités bien plus considérables sans que les principes juridiques soient sensiblement modifiés. Ils seront appliqués avec la rigueur plus ferme qu'imposent les circonstances et le salut du pays.

    La Grande Bretagne est d'ores et déjà entrée dans cette voie.

    Les Romains nous l'ont appris : salus patriae suprema lex esto. La loi suprême est le salut de la patrie.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/

    Apostilles

    1.  Genèse 19,26
    2.  lu dans Libération, testé par de grandes marques 
    3.  sur tous ces sujets on lira avec profit les deux petits livres de Henri Lammens récemment publiés aux Éditions du Trident.
  • Il est interdit de reproduire le prophète Taubira

    En France, "on peut tout dessiner, y compris un prophète", a déclaréaujourd'hui le ministre de la Justice, Christiane Taubira.

    Enfin presque : Taubira, elle, ne peut pas être dessinée. Alors qu'il avait été relaxé, David Miège est de nouveau poursuivi en appel pour avoir osé dessiné un singe, versant une larme, au sujet duquel l'avocat déclarait :

    «Mon client porte plainte pour avoir été odieusement caricaturé en madame Taubira».

    Michel Janva

  • 276.000 clandestins (officiels) entrés dans l’UE en 2014 (+ 155 %)

    Le commissaire européen en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos a indiqué que 276.000 clandestins sont entrés dans l’UE en 2014. Soit plus de 2 fois et demie plus que l’année précédente où il y en avait eu un peu moins de 108.000. Et encore faut-il remarquer que ce ne sont là que les clandestins “officiels”, il faudrait y ajouter les clandestins vraiment “clandestins”.

    Sur ce total, 200 000 sont entrés en « franchissant la Méditerranée dans l’irrégularité », a précisé Dimitris Avramopoulos. Et ce alors que « les conflits dans notre voisinage génèrent un afflux constant de réfugiés en Europe » qui va « continuer si une action décisive et coordonnée de l’UE n’est pas prise », a t il mis en garde.

    http://fr.novopress.info/181087/276-000-clandestins-officiels-entres-lue-en-2014-155/

  • États-Unis : une victoire de la liberté pour les patrons pro-vie

    Nos lecteurs se souviennent certainement de l’affaire Hobby Lobby. Cette chaîne d’une centaine de magasins de loisirs, avait refusé de prendre en charge pour ses employées la cotisation pour les abortifs, les pilules, les avortements ; ceci dans le cadre de la mutuelle santé à laquelle souscrivait ce commerce. Rappelons qu’aux États-Unis les Américains ont l’obligation de s’assurer auprès de compagnies privées : l’équivalent de la Sécurité Sociale n’existe pas sauf pour les pauvres et indigents. Bref, Hobby Lobby avait délibérément choisi de ne pas souscrire à cette clause rendue obligatoire par l’Obamacare, le système de soins inauguré par le Président de l’Amérique.

    Les dirigeants de Hobby Lobby, obligés de payer cette part de cotisations se portèrent en Justice. Après de longues péripéties judiciaires, la Cour Suprême leur a donné raison. Victoire importante dans la mesure où par exemple toutes les institutions religieuses étaient obligées de cotiser de même selon le diktat d’Obama. Lequel ne s’est pas incliné pour autant. Il a commencé une sorte de triste guéguerre notamment dans les États où le parti démocrate était majoritaire. Dans un certain nombre de cas, des entreprises se sont retrouvées à la case départ.

    Cela a été le cas de la compagnie Autocalm dirigée par le catholique John Kennedy dans le Michigan. « Je ne peux pas me conformer à une décision allant contre ma conscience ». Ce catholique s’est adressé à un juge fédéral (c’est-à-dire au niveau de la fédération ses États Américains). Celui-ci lui a donné raison confortant la décision de la Cour Suprême.

    Bien sûr les tenants de la liberté religieuse exultent en saluant cette victoire contre le totalitarisme anti-chrétien d’Obama. Celle-ci est aussi un soulagement pour des milliers d’entreprises redevables de millions de dollars en amendes ou en rappels de cotisation. Mais c’est surtout une grande victoire pour le droit à la liberté de conscience reconnue par la déclaration des Droits de l’homme sur le plan international.

    Un tel droit n’existe plus en France dans la mesure où nous sommes tous obligés nolens volens, que cela nous plaise ou non, de payer la Sécurité Sociale qui rembourse l’avortement.

    Jean-Pierre Dickès

    http://www.medias-presse.info/etats-unis-une-victoire-de-la-liberte-pour-les-patrons-pro-vie/22334

  • Témoignage d’un prof du 95 qui laisse J.J.Bourdin sans voix !

     

     
     
     
     
  • Agir vite en restaurant l’État-nation à la française

    Après le temps de l’émotion, c’est l’heure des décisions pour les responsables politiques. Il ne s’agit plus de faire croire que les solutions résident dans de nouveaux textes législatifs. En effet, la quinzième loi contre le terrorisme a montré ses limites. Il suffit de bien faire appliquer avec rigueur les textes existants, par exemple l’interdiction dans la rue des signes ostentatoires de religion, notamment vestimentaires, alimentaires et de langage, qui entretiennent une division malsaine dans la population.

    Si la répression s’impose sans ménagement, la prévention est tout autant urgente. Désormais, en période de guerre ouverte, il faut voir clair, affronter la réalité en face et ne communiquer qu’après avoir pris les décisions et en fonction des résultats. Quelques pistes s’offrent à nos gouvernants.

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  • Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : “Guerre de civilisation” (Présent 8273)

    Avez-vous acheté Charlie Hebdo mercredi ?

    — Non, je ne l’ai pas acheté. Je suis horrifiée par ce qui s’est passé, j’ai rendu hommage aux victimes — à toutes les victimes —, j’ai défendu la liberté d’expression même si le blasphème n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai jamais acheté Charlie Hebdo, je ne me sens pas obligée de défendre sa ligne éditoriale et je n’aime pas le dévoiement qui est fait du slogan « Je suis Charlie », qui sonne maintenant comme un mot d’ordre. Drôle d’ambiance : ceux qui n’achètent pas Charlie Hebdo seraient-ils complices de l’attentat ?

    Mardi les députés ont chanté la Marseillaise. Etait-ce comme lorsqu’on chante dans l’obscurité – pour se rassurer ?

    Entretien avec Marion Maréchal-Le Pen : "Guerre de civilisation" (Présent 8272)— Je ne sais pas exactement qui l’a entonnée. J’ai l’impression qu’elle venait du public de l’Assemblée, certains disent que c’est un député UDI. En tout cas, ça n’était pas programmé. Il y a eu pendant quelques minutes un vrai moment d’union nationale, loin des slogans d’unité déversés les jours précédents. Ce qui a suivi m’inquiète, par contre. Manuel Valls a été ovationné par tous les bancs de l’Assemblée, mais efface-t-on en un discours trente ans de choix politiques qui nous ont conduits à la situation qu’on connaît ? Marine Le Pen a eu un mot très juste : l’unité nationale ne doit pas devenir le garde-à-vous national. Ne pas applaudir Manuel Valls ne fait pas de nous des citoyens indignes.

     

    Le discours de Manuel Valls ne vous a pas convaincue ?

    — Manuel Valls parle d’augmenter les effectifs des militaires, d’isoler les djihadistes… Encore faudrait-il que cela soit possible dans des prisons surpeuplées où les téléphones leur donnent accès à internet et leur permettent de se radicaliser à loisir ! Les problèmes de fond ne sont pas posés. Il y a d’abord la progression du fondamentalisme islamique. Il est financé par des filières, on sait que les mosquées réparties sur tout notre territoire sont financées par des pays étrangers comme le Qatar et l’Arabie Saoudite dont l’idéologie est celle du fondamentalisme. Les imams qui prêchent dans nos banlieues sont payés par eux également. Il y a ensuite l’immigration incontrôlée : les terroristes étaient français, en dépit de leur totale inassimilation. Dernier problème enfin : la libre circulation des personnes, des biens et des capitaux. Des armes de guerre circulent librement en Europe. Ce n’est pas aux services de renseignements de faire le travail des douaniers.

    — Les socialistes se voilent la face ?

    — Claude Bartolone aussi a fait un discours, très révélateur. Il ne prononce jamais le mot France, il ne dit que République. Lorsque Mohamed Merah ou lorsque les frères Kouachi tuent des policiers ou des militaires en uniforme, ils attaquent l’Etat français et ceux qu’ils appellent des apostats : les musulmans qui portent l’uniforme français, donc de mauvais musulmans. L’objectif est de terroriser les musulmans intégrés. Ni Valls ni Bartolone ne veulent admettre qu’on est entré dans une guerre de civilisation. Les terroristes n’attaquent pas la République, ils attaquent la France dans tout ce qu’elle a de judéo-chrétien et qu’ils exècrent.

    Propos recueillis par Samuel Martin

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  • Du discours de Valls aux contradictions de sa majorité

    L'habile emphase avec laquelle, ce 13 janvier le Premier ministre est intervenu à l'Assemblée nationale ne saurait nous tromper.

    Certes, sa rhétorique a été fortement applaudie, quatre fois ovationnée, quand le chef du gouvernement s'est posé en garant de ce qu'il appelle "l'esprit du 11 janvier". Les députés, de tous les partis, entendaient sans doute ainsi s'associer à ce que l'on a pu ressentir comme une sorte d'émotion nationale et populaire plus ou moins unanime. Celle-ci s'est déployée de toute évidence bien au-delà des petites manœuvres qui avaient précédé l'organisation de la manifestation et dissuadé de nombreux Français d'y participer – précisément ceux qui, peut-être, ont réfléchi au-delà de l'émotionnel.

    Certes aussi, Manuel Valls a énuméré quelques pistes concrètes : "améliorer" le système des écoutes pour le rendre "plus performant", ou encore généraliser l'isolement en prison des islamistes radicaux. On prépare par ailleurs une loi sur le renseignement, et on va rapidement pouvoir mettre en œuvre la loi antiterrorisme votée le 13 novembre 2014.

    Annonce aussi, qui laisse un peu rêveur : "Je ne veux plus qu’il puisse y avoir, sur internet, ces mots effrayants, ces mots de haine que j’ai combattus"

    Or, justement, une fois mesuré l'effet de cette éloquence d'un jour, on peut se permettre de disséquer dans les divers membres de phrase : ils contiennent, juxtaposées, toutes les contradictions d'une coalition qui répugne à s'ouvrir à droite dans la mesure même où elle se ferme à gauche.

    "Oui, la France est en guerre contre le terrorisme, le djihadisme et l'islamisme radical. La France n'est pas en guerre contre l'islam et les musulmans, a-t-il martelé, la France protégera tous ses concitoyens avec détermination et sang-froid."

    On ne veut pas vraiment qualifier le terrorisme par sa motivation islamiste radicale ; au mieux, on additionne les deux nuisances : la nuance ne saurait être tenue pour innocente, quand M. Hollande, de son côté, ne prononce même pas les mots qui déplaisent.

    Le flou du contenu saute aux yeux. Or, ce passage contradictoire du discours, cherchait aussi à recouvrir une alliance dans laquelle figurent les éléments les plus sectaires de la gauche, et parmi eux le parti communiste.

    Car la ligne de ces étranges alliés tend à nier de façon explicite, à longueur d'articles et de prises de positions :
    1° que la situation s'apparente à celle d'une guerre d'un type plus ou moins nouveaunbsp;;
    2° que l'inspiration des terroristes puise dans un certain islamisme radical.

    Comment s'étonner que cette gauche-là ait donc tenu à dénaturer une fois de plus, à détourner de son objet un mouvement spontané́ d’unité́ nationale.

    Ses représentants les plus actifs ont marqué, dans le passé, à de nombreuses reprises leur complaisance à l'égard du terrorisme islamique. En 2012 ce sont deux villes communistes du Pas-de-Calais, Calonne-Ricouart puis Grenay, qui osaient décider de faire du terroriste Georges Ibrahim Abdallah un "citoyen d'honneur de la ville". En 2013 ce fut au tour d'Everbecq, maire communiste de Bagnolet. Cette provocation, saluée par les collectifs activistes, entraîna une protestation du CRIF et la perte de la ville aux élections municipales de 2014, et, enfin, en juillet 2014, l'annulation de cette décision par le tribunal administratif de Montreuil.

    Observons comment dans les événements de la semaine écoulée, les mêmes ont su tirer la couverture à eux, opposant leur sectarisme aux aspirations légitimes à une véritable cohésion nationale

    Dès le 7 janvier, lorsque s'est diffusé "spontanément" le rendez-vous place de la République consécutif à l'attentat contre Charlie Hebdo la tactique semblait choquante, pour ne pas dire obscène : en appeler au "rassemblement des partis de gauche contre le fascisme" plutôt qu'à l'union nationale contre l'islamo-terrorisme sentait le vieil appareillage moisi.

    Charb-votecommunisteAu début cette manœuvre récupératrice du PCF semblait simplement ressortir de sa dialectique ordinaire. En toutes circonstances en effet il faut à cette vieille nuisance, que nous croyons édentée, procéder par unification/exclusion. "Tous ensemble ouais", mais pas les affreux. "Tous" : sauf ceux que depuis l'accession de Dimitrov à la tête du Komintern en 1935 on appelle invariablement des "fascistes". Ce terme épouvantail est ressorti des greniers par le président russe en mai 2005 dans sa tribune libre au Figaro destinée à requalifier Staline comme héros de la démocratie.

    Il a fallu ce qu'on peut appeler "l'affaire Bougrab-Charbonnier" pour que l'on comprenne un peu mieux la persistance de ce sectarisme. On a pu découvrir, un peu tardivement, que le directeur de ce journal "anar", "gauchiste", provocateur, etc. se rattachait lui-même au communisme et que son incartade avec une Jeannette Bougrab, UMP, était ressentie comme une sorte de mésalliance, une impureté que vouliat cacher son propre entourage robespierriste.

    Personne n'y faisait peut-être attention, peut-être même pas dans son équipe rédactionnelle, – mais Charb lui-même le rappelait encore lors de la fête de L'Humanité de juin 2014 à Toulouse : "j'ai quasiment toujours voté communiste".

    Tant que le gouvernement Valls ne se sera pas débarrassé de cette alliance à vocation traîtresse, sa crédibilité antiterroriste restera sérieusement compromise.

    JG Malliarakis http://www.insolent.fr/