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BOBARD petit Gregory
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"Rehfram" 2015 : la responsabilité des francs-maçons dans le naufrage africain
Plusieurs centaines de francs-maçons africains, européens et caribéens ont rallié Lomé, la capitale du Togo, pour les 23e Rencontres humanistes et fraternelles africaines et malgaches (Rehfram), du 6 au 7 février. Les "fils de la lumière" du continent africain se sont réunis pour travailler sur le thème : « Tomber, ce n’est pas un échec ; l’échec, c’est de rester là où on est tombé. » Sans doute pour répondre à une accusation de plus en plus fréquemment entendue qui met en parallèle le développement raté de la majeure partie des Etats africains depuis la décolonisation avec le fait que ceux qui ont pris en main ce développement sont à la fois des hommes d'affaires, des politiques et... des francs-maçons.
La franc-maçonnerie en Afrique plonge ses racines dans la colonisation elle-même, initiée par des "frères" européens, qui ont eux-mêmes initié leurs "frères" africains : aujourd'hui encore, la majeure partie des hauts dignitaires africains de l'Afrique francophone se rattachent à des loges françaises, ainsi qu'en témoignent les francs-maçons africains interrogés dans cette émission très intéressante de 2012 sur RFI (La 2e partie surtout).
Cinquante ans et plus d'indépendance montrent un continent africain dans un état de délabrement évident, où la "corruption" se retrouve à tous les étages, où la masse de la population est maintenue dans une demi servitude par une pauvreté endémique sous apparence démocratique, pendant que les élites politiques et économiques masquent un train de vie surréaliste en regard de la pauvreté ambiante, derrière d'ostentatoires déclarations d'amour à des peuples qu'au fond elles méprisent et exploitent.
Ces élites, chefs d'Etats (bien qu'ils s'en défendent en général), ministres, hauts fonctionnaires, chefs d'entreprise et militaires, gens de presse et de lettres, appartiennent tous peu ou prou à des réseaux d'initiés qui naviguent entre franc-maçonnerie et réseaux mafieux (on pense notamment aux réseaux Foccart et Pasqua, qui "mouillent" des décideurs des deux continents, tant Français qu'Africains). Cet état de fait est toujours d'actualité.
Une timide mais rapide émergence d'une classe moyenne dans la plupart des pays d'Afrique francophone est intimement liée à la franc-maçonnerie, qui connaît un regain d'intérêt au sein de populations culturellement portées vers tout ce qui est occulte. Là encore, l'Eglise catholique à travers ses évêques et ses prêtres crient dans le désert : de plus en plus de catholiques estiment, contrairement à l'enseignement de l'Eglise, que foi et franc-maçonnerie peuvent cohabiter. Les églises évangéliques, qui ne tiennent pas du tout le même langage, attirent du coup beaucoup de monde, même en France, car les moyens dont elles disposent (une église évangélique rapporterait "plus qu'une boîte de nuit") sont aux yeux des gens simples le gage de la réussite, malgré les mises en garde réitérées à l'égard des faux-prophètes.
Pour en revenir aux Rehfram, cet article de 2011 qui traite de celles de cette année-là à Cotonou (Bénin), montre à quel point ces rassemblements occultes attirent à l'insu des populations concernées tous les décideurs du continent. Les journalistes venus enquêter sont refoulés et les photos interdites. Ce qui se dit dans ces réunions très cachées des "fils de la veuve" du continent noir est à mettre sans aucun doute en parallèle avec les réunions du très sélectif "Siècle" sur le sol français (voir l'enquête d'Emmanuel Ratier "Au coeur du pouvoir"). Dans les deux cas, il s'agit sans aucun doute de décider du sort de populations ignorantes de ce qui les attend, au profit d'une poignée d'initiés.
Quand on entend dire, ce qui appartient d'ailleurs à la "doxa" des pseudo - intellectuels, que c'est la colonisation qui est à l'origine des malheurs actuels de l'Afrique, ce n'est pas tout-à-fait faux. On oublie juste d'ajouter le terme "franc-maçonne" au terme "colonisation". Et la colonisation se poursuit encore aujourd'hui, par ceux-là même qui la dénoncent : les francs-maçons africains. Le jour où leur responsabilité sera ouvertement et publiquement établie et dénoncée comme étant le frein majeur dans le non- développement de leurs pays respectifs, ce jour-là sera un grand jour.
Marie Bethanie http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html
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UMP/PS/FN : un fauteuil pour trois
Pour Guillaume Bernard, la législative partielle du Doubs témoigne de la nouvelle organisation tripartite de la vie politique française.
Derrière le dilemme des consignes de vote pour une élection dont un parti est éliminé du second tour, se profile un enjeu national crucial: avec qui cette formation est-elle potentiellement prête à gouverner? En effet, les élections redessinent depuis 2012 le paysage politique français; il devient tripolaire: gauches et écologistes, centre et droite modérée, droite radicale. L'ambition des deux actuels partis de gouvernement (PS et UMP) est donc d'être présents au second tour de la prochaine présidentielle contre le FN. Ils partent du principe que cela leur assurera automatiquement la victoire. Vraisemblable, ce scénario n'est pour autant pas certain. En outre, il élude commodément l'étape suivante: les législatives. Si un président nouvellement élu a toujours obtenu, sous la Ve République, une majorité parlementaire, la chose devient plus aléatoire avec la transformation du système partisan.
Car si aucun des trois camps n'obtenait de majorité stable à l'Assemblée nationale, il faudra constituer un gouvernement de coalition. En supposant que la droite modérée gagne la présidentielle, acceptera-t-elle de gouverner avec certaines composantes de la gauche? C'est ce qu'anticipent des dirigeants de l'UMP en préconisant toujours le «Front républicain» contre le FN. Quant à ceux qui avancent la thèse du «ni-ni», leur position confine au nihilisme. Serait-ce l'aveu de leur incapacité à déterminer ceux dont ils sont -bien que ne s'accordant pas sur tout- les moins éloignés? C'est en tout cas le témoignage sinon du vide du moins de l'écartèlement idéologique interne.
Le spectre politique fonctionne par interactions. La progression du FN (due en partie à l'abandon de l'espace idéologique de droite) est telle qu'il n'est pas certain que l'UMP demeure le parti dominant à droite. Cela l'oblige à clarifier ses positions sur des sujets comme le multiculturalisme, le protectionnisme ou encore la fédéralisation européenne. De ces précisions découleront naturellement ses stratégies électorales et alliances gouvernementales, mais également l'endiguement ou l'hémorragie de son électorat de plus en plus séduit par le FN ou à défaut par des alliances avec lui.
Guillaume Bernard
Guillaume Bernard est maître de conférence à l'Institut catholique d'études supérieures. Il a également enseigné à Sciences Po, ainsi qu'à l'Institut catholique de Paris et à l'IPC.
Source : Le Figaro :: lien
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Ukraine : Hollande évoque le scénario de la "guerre"
Pour le président français, les pourparlers menés par la France et l'Allemagne avec la Russie sur le dossier ukrainien constituent "une des dernières chances".
L'initiative pour ramener la paix en Ukraine présentée à Moscou par Angela Merkel et François Hollande pourrait être "une des dernières chances" d'éviter "la guerre", mais il n'est "pas certain" que les discussions aboutiront, ont prévenu samedi 7 février les deux dirigeants.
"Je pense que c'est une des dernières chances. [...] Si nous ne parvenons pas à trouver non pas un compromis mais un accord durable de paix, eh bien nous connaissons parfaitement le scénario : il a un nom, il s'appelle la guerre", a déclaré à la presse le chef de l'Etat français lors d'une visite, samedi, à Tulle, en Corrèze."
"Je savais que ce serait difficile, je savais que c'était risqué mais je savais que c'était indispensable", a ajouté le président de la République. "Je suis donc dans le processus. Je ne veux pas donner de pronostic, je suis aujourd'hui dans la recherche, qui prendra encore quelques jours, pour aboutir à une conclusion".
"Tant que le but n'est pas atteint, tant que l'accord n'est pas signé, il y a un risque", a-t-il prévenu.
Selon lui, "la France joue un rôle majeur avec l'Allemagne mais elle ne peut pas réussir seule. Avec Mme Merkel, nous ne réussirons pas seuls, nous avons pris nos responsabilités, maintenant c'est à toutes les autres parties d'être à la hauteur de ce qui est attendu d'elles".
Angela Merkel : "Ça vaut le coup d'essayer"
"La chancelière et moi-même, nous considérons qu'il y a un risque de guerre aux portes de l'Europe", a martelé François Hollande, rappelant qu'il y a "déjà de nombreuses victimes".
De son côté, la chancelière allemande s'est dite "prudente", samedi, lors d'une conférence à Munich, juste avant de rencontrer le président ukrainien Petro Porochenko et le vice-président américain Joe Biden.
"Il n'est pas certain que ces discussions aboutissent [...] mais cela vaut le coup d'essayer", a lancé Angela Merkel, disant vouloir "relancer" l'accord de paix conclu à Minsk en septembre 2014 et qui n'a jamais été véritablement été appliqué.
5.300 personnes tuées en dix mois de conflit
Les affrontements entre rebelles prorusses et armée ukrainienne dans l'est du pays ont au contraire regagné en intensité depuis le début de l'année, faisant des centaines de morts. En dix mois de conflit, 5.300 personnes ont été tuées, selon l'ONU.
"Nous ne comptons faire la guerre à personne, nous comptons coopérer avec tous", a assuré, de son côté, Vladimir Poutine, cité par l'agence de presse Interfax.
"Ces négociations vont continuer comme vous le savez. Nous estimons qu'il est tout à fait possible d'avoir des résultats et de tomber d'accord sur des recommandations qui permettront aux deux côtés de vraiment dénouer le conflit", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, également présent à Munich.
Les discussions samedi en marge de la Conférence annuelle sur la sécurité, à Munich, devraient contribuer à déblayer le terrain avant une conversation téléphonique à quatre – Petro Porochenko, Vladimir Poutine, Angela Merkel et François Hollande – prévue dimanche.
Avancée dans la rédaction d'un document
Aucune information n'a filtré sur la teneur de la discussion avec Vladimir Poutine vendredi soir à Moscou, si ce n'est qu'elle a permis d'avancer vers la rédaction d'un document.
Confronté à une situation militaire et économique désastreuse, le président ukrainien Petro Porochenko est sous pression face aux revendications des séparatistes, qui réclament plus d'autonomie et la prise en compte de leurs nouveaux gains territoriaux dans les négociations.
Après la rencontre de Petro Porochenko avec Angela Merkel et Joe Biden, le secrétaire d'Etat américain John Kerry doit s'entretenir avec Sergueï Lavrov.
"L'option militaire" en discussion
Moscou a mis en garde contre la livraison d'armes par les Etats-Unis à l'Ukraine pour tenter de rééquilibrer le rapport de force sur le terrain, une option évoquée ouvertement par certains responsables américains.
Angela Merkel y est également fermement opposée. "Ce conflit ne peut être réglé militairement", a-t-elle martelé. "Je ne vois pas en quoi un meilleur équipement de l'armée ukrainienne impressionnerait le président Poutine au point qu'il puisse imaginer perdre militairement".
Le général américain Philip Breedlove, qui commande les troupes de l'Otan en Europe, a lui défendu "l'option militaire". "Nous parlons plus spécifiquement d'armes [...] et de capacités" qui font défaut à l'armée ukrainienne, notamment "pour s'attaquer à des problèmes d'artillerie, des problèmes de communication", a-t-il détaillé.
Alors que le ballet diplomatique autour de l'Ukraine se déplaçait à Munich, les bombardements se sont poursuivis sur le terrain dans l'est de l'Ukraine, tuant au moins cinq civils dans la nuit, selon le gouvernement et les séparatistes.
Les tirs au lance-roquettes multiples Grad ont notamment repris de plus belle autour de Debaltseve, tenue par l'armée ukrainienne et presque encerclée par les rebelles prorusses, après une courte trêve qui a permis d'évacuer 753 civils dont 81 enfants.
Source : L'Obs avec AFP :: lien
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Le minaret, oui. La Vierge Marie, non.
Deux nouvelles pratiquement passées inaperçues de la grande presse, et bien entendu des moyens radio-télévisés, m'ont particulièrement choqué, cette semaine.
Deux nouvelles pratiquement passées inaperçues de la grande presse, et bien entendu des moyens radio-télévisés, m’ont particulièrement choqué, cette semaine.
La première. Nous sommes en Haute-Savoie, dans le bourg de Publier. Il y a cinq ans, la municipalité avait choisi de décorer un parc public d’une élégante statue de la Vierge pour un coût assez élevé de 35.000 euros. Eh bien, à la demande d’adeptes forcenés de la laïcité, le tribunal administratif de Grenoble vient d’exiger du maire qu’il enlève cette belle statue pour la déplacer dans un lieu privé ! La vue de la Vierge devait choquer les enfants qui jouaient à ses pieds. Et je ne parle pas du choc que cette statue a dû produire auprès des adeptes d’une autre religion, même si, pour eux, Marie est reconnue comme Myriam, mère du prophète Jésus.
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Un ex-député européen balance tout sur la manipulation de Charlie Hebdo
Roland Dumas Lâche une « bombe » sur la Syrie en plein direct! Né le 23 août 1922 à Limoges (Haute-Vienne), est un avocat et homme politique français.
Proche de François Mitterrand, il a été plusieurs fois ministre, des Relations extérieures de 1984 à 1986 et des Affaires étrangères de 1988 à 1993. Il a ensuite présidé le Conseil constitutionnel de 1995 à 2000.
La chasse aux sorcières et l’hystérie antiterroriste l’emportent sur tout recul critique. En attendant, on nous promet déjà un « patriot act français » pour faire suite à la loi de programmation militaire qui permet d’or et déjà les écoutes téléphoniques. Entre un expert bidon, un premier ministre hystérique et une écervelée qui appel à traquer ceux qui ne sont pas « Charlie », le 21e siècle sera sécuritaire ou ne sera pas
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Public Sénat regardée « par 10 ou 15 personnes » selon Marion Le Pen
via OJIM.FR – Interrogée mardi matin par Jean-Jacques Bourdinsur son altercation avec Gilles Leclerc, patron de Public Sénat, Marion Maréchal-Le Pen est revenue sur la légitimité du personnage.
Lors de la remise du prix de l’« élu local de l’année » à Steeve Briois par le Trombinoscope, le patron de la chaîne parlementaire s’était montré très prudent dans ses déclarations, trop prudent aux yeux des élus FN présents ce jour-là. Après la cérémonie, la jeune député du Vaucluse était aller voir M. Leclerc pour lui signifier : « Mais on va vous avoir ! Mais quand ça va arriver ça va vraiment vous faire mal ! »
Des images capturées par Canal+ et qui avaient fait le tour du web. Devant la polémique, Marion Le Pen a exprimé ses regrets sur BFMTV, sans omettre de glisser un petit tacle à Public Sénat. « C’est important que dans une société où l’on s’indigne de tout en permanence on ne s’indigne pas de l’essentiel », a-t-elle commenté avant de poursuivre : « Parce que ce qui aurait dû indigner les journalistes sur ce sujet-là (…) c’est quand même que Gilles Leclerc qui est patron d’une chaîne publique, Public Sénat, payée par nos impôts et regardée par 10 personnes, peut-être 15, qui se permet de traiter de la sorte (Steeve Briois). »
Dans un communiqué, Gilles Leclerc a rappelé que la chaîne parlementaire était regardée par « 23,6 millions de téléspectateurs », assurant qu’il ne souhaitait pas polémiquer davantage.
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L'anthropologue Emmanuel Todd mal à l'aise avec le mouvement "Je suis Charlie"
L'anthropologue et historien français Emmanuel Todd a confié au quotidien japonais Nikkei être mal à l'aise avec le mouvement "Je suis Charlie", né en France après l'attentat contre Charlie Hebdo, jugeant que les caricatures de Mahomet humilient les faibles de la société.
"Il y a un grand écart entre ce qui se passe actuellement en France et ce que je pense", a déclaré M. Todd au correspondant du Nikkei à Paris.
"En France, si on ne touche pas à une personne en particulier, on considère qu'il est possible de tout caricaturer. Avant l'attentat, je critiquais les dessins satiriques de Charlie Hebdo. Je ne peux donc pas être d'accord avec la sanctification de cet hebdomadaire qui a publié des caricatures obscènes du prophète Mahomet", a-t-il ajouté selon des propos rapportés en japonais.
Selon lui, près de quatre millions de Français qui sont descendus dans la rue le 11 janvier, quatre jours après l'attentat qui a décimé Charlie Hebdo, ne sont pas représentatifs de la société française: "beaucoup appartiennent à la classe moyenne, mais les jeunes de banlieue (dont beaucoup d'origine immigrée) et les classes ouvrières, eux, n'y étaient pas", insiste M. Todd que cette situation inquiète.
Il pointe en outre les inégalités dont sont victimes les immigrés et leurs enfants, "qui ne peuvent recevoir un enseignement suffisant et ne trouvent pas de travail en période actuelle de crise économique. Une partie d'entre eux aspirent ainsi au radicalisme du groupe Etat islamique".
"Ce qu'on voit dans les banlieues de nos grandes villes, c'est la plus récente expression de la crise que doivent affronter les sociétés d'Europe de l'Ouest. Les jeunes musulmans qui vivent dans les banlieues sont des Français nés en Occident. L'absence de perspective d'avenir est une des causes de l'aliénation de ces jeunes. Et l'Europe de l'Ouest ferme les yeux sur son propre problème", souligne encore M. Todd.
"Se moquer de soi-même ou de la religion d'un ancêtre est une chose, mais insulter la religion d'un autre est une histoire différente. L'islam est devenu le support moral des immigrés de banlieue dépourvus de travail. Blasphémer l'islam, c'est humilier les faibles de la société que sont ces immigrants", juge le démographe.
Les propos d'Emmanuel Todd retenus par le Nikkei font largement écho à l'analyse d'une partie de la presse et de la population du Japon qui ont du mal à comprendre pourquoi Charlie Hebdo a publié des caricatures de Mahomet malgré les risques connus, et qui jugent les inégalités en France comme une cause de la dérive radicale de certains jeunes.
source : Afp via nouvel obs :: lien
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La France face au multiculturalisme
« Laissez la culture à la gauche, ça lui donnera un os à ronger » avait dit Charles de Gaulle, une erreur majeure dont nous payons encore les conséquences aujourd’hui. A vouloir projeter par la force la France dans le monde d’après, post-historique, les tenants du pouvoir depuis quarante ans ont rendu la France orpheline d’elle-même, expatriée de son être propre. La cohésion et la force d’un ensemble de civilisation, et ce quel que soit son système politique organique, résident dans l’identification culturelle profonde que s’en font ses composantes humaines (subséquemment avec son histoire et son essence), et non pas dans ses richesses territoriales ou matérielles. Les peuples sont attachés à leur(s) histoire(s), nonobstant les positionnements idéologiques d’une élite politique de plus en plus déterritorialisée. L’immigration massive nous a contraints à aménager notre façon de vivre, à noyer notre culture dans un maelstrom informe qui est devenu au fil du temps le théâtre de l’affrontement stérile de micro-tribus antagonistes.
D’aucuns, tel Laurent Bouvet, parlent de « crispations identitaires » ; celles-ci sont le produit d’une déculturation totale, d’une quête de sens inassouvie car rendue impossible par le déracinement des êtres que l’on jette dans le monde comme étant des « fils de personne ». L’homme n’est pas un être jeté là, l’homme n’est pas qu’un animal rationnel animé d’un égoïsme forcené, il est aussi le fruit d’une lignée culturelle. Nous ne savons plus qui nous sommes, et, paradoxalement, l’autre nous est encore plus étranger, nous sommes comme « expatriés du réel ». Aimé Césaire soulignait fort justement qu’une « civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ». Le pouvoir est incapable de résoudre l’insécurité culturelle dans laquelle se retrouve plongé son peuple car il est incompétent pour définir précisément les maux qui affligent notre nation : en effet il en est le responsable direct ! Si la France était incarnée par la république apaisée, voire irénique, que nous présente François Hollande, il n’y aurait pas eu ces attentats, il n’y aurait pas eu ces manifestations de soutien d’une jeunesse en marge qui ne veut plus se reconnaître comme appartenant à l’ensemble culturel dans laquelle se trouve notre identité nationale. Il faut dire qu’on leur a inlassablement répété que la France était désormais multiculturelle (ou de toute éternité pour certains), que son histoire précédente était monstrueuse, qu’elle devait faire repentance ; comment alors vouloir s’assimiler à une nation vidée de sa substance, faible, présentant pour seule transcendance un tout uniformisé et mondialisé qui n’est qu’un rien.
C’est pour toutes ces raisons, extrêmement préoccupantes, que nous devons de toute urgence retrouver notre identité culturelle nationale, et, surtout, la valoriser et la transmettre. Notre culture a pour caractéristique sa capacité à l’examen critique et à la raison, ces deux éléments ayant permis l’émergence du débat d’idées garantissant l’épanouissement des libertés d’expression et d’opinion (qui n’ont pas grand-chose en commun avec l’injure et la dialectique éristique constamment mises en avant sur les plateaux de télévision, mais passons). Plutôt que de subventionner des œuvres qui nient la culture nationale, l’Etat devrait aider une création d’avant-garde qui soit une force de projection de notre culture historique et une arme diplomatique conséquente. Non, nous n’avons pas à nous résoudre à l’abaissement, à la petitesse d’une culture sans relief, sans élévation. L’effacement de notre culture traditionnelle devait faciliter l’intégration de tous dans une société post-nationale. Mais le « vivre-ensemble » à la manière post-moderne est d’abord un « vivre avec », puis un « revivre » sous une autre forme foncièrement différente de celle qui fut auparavant, il n’y a donc pas de volonté d’assimiler des peuples à notre culture mais bien plutôt le projet de tous nous assimiler à marche forcée à une vision du monde globalisante fondée sur une utopie conceptuelle dont on ne peut mesurer les conséquences. L’échec est total, dramatique.
Pour autant, il serait dangereux de sombrer dans une posture réactionnaire stérile et sclérosante. « Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent le plus haut » avançait le poète provençal Frédéric Mistral, et la France possède une tradition avant-gardiste qu’elle doit à tout prix conserver. Sociologiquement, la culture s’entend comme ce qui a trait au domaine « psycho-affectif », à la « sensibilité », voire très subjectivement au goût qu’entretient, en commun, un collectif d’hommes donné et plus ou moins réduit. Il y a dans la culture nationale, une culture cultivée (conception centrée sur les humanités classiques et les beaux-arts) et une culture populaire (culture de masse). Au sein même de la culture cultivée nationale s’opère une nouvelle division entre la contre-culture d’élite ou d’avant-garde et la culture classique, etc. Le fait culturel prend donc l’aspect d’une poupée russe ou d’une polyphonie. Ce qui signifie que notre société est devenue complexe, et donc polyculturelle, depuis déjà fort longtemps. Cette polyculture ne saurait se confondre avec la multiculture qui est un danger mortel pesant sur un Etat-nation unitaire ; à rebours de la polyculture qui apporte une saine émulation, la multiculture se présente souvent comme une stérile juxtaposition, voire opposition des contraires.
N’hésitons plus à le dire : remporter la bataille culturelle est impératif à un sursaut national. En présentant un contre-modèle fédérateur, les mouvements patriotiques susciteront un élan puissant qui trouvera un écho populaire conséquent. La dialectique sociologique marxiste qui se base sur la relation entre les oppresseurs et les opprimés (hier le colon par rapport aux damnés de la terre, puis le sexe masculin par rapport au sexe féminin, et ainsi de suite, jusqu’à nos jours où les relations entre citoyens ne se conçoivent que dans un rapport de concurrence victimaire) est la norme inversée de notre société. Notre choix est de ne pas reconnaître de communautés autres que la communauté nationale, et la France ne reconnaîtra à son tour publiquement que sa culture historique. Nous préférons élever le peuple (dans son ensemble et sans considération pour les origines particulières de chacun) à la grandeur de son histoire, que le cantonner à cette sous-culture dominante qui s’est imposée partout. C’est à ce prix du ré-enracinement historique que pourra être abattue l’insécurité culturelle propre aux sociétés multiculturelles.
Gabriel Robin, Administrateur du Collectif Culture (Rassemblement Bleu Marine)
Source: Boulevard Voltaire
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“Politique de peuplement” de la France : francophobie d’État
En réponse aux massacres islamiques de janvier, le pouvoir, au delà de mesures sécuritaires inefficaces, veut imposer finalement une immigration et une islamisation accrues par une « politique de peuplement » (expression de Manuel Valls et reprise par François Hollande) sous prétexte de ”mixité sociale”. Il jette de l’huile sur le feu. Comme si la cause des attentats islamiques étaient les ”ghettos”. Toute politique d’”intégration” ou « d’assimilation” étant impossible, vu la massivité de l’immigration, il s’agit maintenant d’organiser de force la dissémination territoriale (habitat et carte scolaire) des populations d’origine immigrée. Le but caché du pouvoir serait-il la destruction de l’identité européenne française ? Le racisme anti-Français a du carburant.
La République contre la Nation
« La République contre la Nation » tel était le titre d’un article de Jean Raspail, paru voici plus de dix ans dans Le Figaro – d’ailleurs poursuivi par des actions en justice. Comme avec son roman prémonitoire Le Camp des Saints (1973), il voyait juste. Mais la République, en métamorphosant la Nation, en favorisant son islamisation, se suicidera. Car les ”nouvelles populations” sont aussi incompatibles avec la francité et l’européanité (la Nation) qu’avec l’idée républicaine. M. Valls et ses apprentis sorciers l’ont-ils compris ?
Après les assassinats terroristes islamiques des 7, 8 et 9 janvier – approuvés par une partie des jeunes immigrés musulmans – le pouvoir, dans un réflexe pathologique classique, en a déduit, non pas qu’une guerre était entreprise sur son sol contre la France, qu’il fallait donc impérativement stopper et inverser les flux d’immigration et l’islamisation, terreau du terrorisme et de la guérilla ; mais, tout au contraire, que les Français étaient coupables d’ ”apartheid” et qu’il fallait leur imposer, partout sur le territoire, de force, la présence des populations immigrées majoritairement musulmanes.
Comme si l’objectif était d’empêcher les Français de souche de se regrouper entre eux, en leur imposant de nouveau la présence d’une population qu’ils avaient fuie et avec laquelle toute cohabitation est impossible. Ceux qui concoctent cette stratégie (imposer la fameuse ”diversité”) vivent, eux, bons bourgeois de gauche caviar, préservés, loin de leurs immigrés chéris, dans des centres-villes ou des villages de luxe qui abritent leur maison de campagne. Manuel Valls propose « une politique du peuplement pour lutter contre la ghettoïsation, la ségrégation », une politique « pas seulement de logement et d’habitat ». Il veut dire par là qu’il veut durcir la carte scolaire, en mélangeant de force les populations de souche et immigrées. Et en augmentant les mesures de ”discrimination positive”, c’est-à-dire de favoritisme, qui aboutissent à l’exclusion de nombreux secteurs des Français de souche, en quelque sorte ”punis”.
À l’agression islamique contre la France, on répond donc par des mesures… contre l’”islamophobie” ! Les fondamentalistes doivent se frotter les mains et se sentir encouragés.
Et en même temps, on envoie une armée exsangue guerroyer au Mali et bombarder les milices islamiques en Irak. Tout en laissant l’immigration à 90% musulmane se déverser sans contrôle. Et en organisant, sous l’égide de Mme Taubira, le laxisme judiciaire et l’impunité des criminels et délinquants. Du délire total. La République ne défend plus la Nation, elle scie la branche sur laquelle elle est assise, elle est devenue folle.
Dérapage sémantique et lapsus de M. Valls
Ce terme de « politique de peuplement » a des relents bizarres, de consonance quelque peu totalitaire. Un lapsus linguae ? Manuel Valls aurait-il voulu dire ”repeuplement”, c’est à dire ”remplacement de population” ? Ou ”colonisation” par une nouvelle population ? Les mots ne sont pas neutres. En conformité avec le laxisme migratoire (clandestins inexpulsables et subventionnés, droit d’asile à tout va, régularisations et naturalisations en hausse constante), ce remplacement de population s’accompagne d’un impératif de répartition territoriale. C’est conforme aux idées de Terra Nova (au nom très parlant, ”nouvelle terre”, nouvelle population”), le think tank du PS : défranciser la population, construire une ”nouvelle France”, si possible islamisée, et, par la même occasion, acquérir un nouvel électorat immigré puisque, de toutes façons, l’électorat populaire de souche abandonnant la gauche (pour le FN) est considéré comme perdu et, de plus, en vieillissement et en déclin démographique. Cette stratégie de dissémination de la population immigrée (la ”peau de léopard”) de Terra Nova et du PS correspond exactement au projet de ceux qui veulent islamiser la France. Il y a une francophobie subliminale dans cette formulation idéologique de M. Valls : ”politique de peuplement”. Pourquoi n’a-t-il pas choisi un autre terme plus passable, plus soft ? Il a commis une bévue, il a dit le mot de trop. Électoralement (c’est sa principale préoccupation, comme celle de tous les autres), il a peut-être commis une grosse erreur. Il a semblé dire qu’il voulait en finir avec le peuple français de souche, le remplacer, le repeupler .Ce qui est positif, c’est qu’il a abattu ses cartes. On sait pour quelle idéologie il travaille : ”politique de peuplement” signifie tout simplement : ”modification autoritaire de la population”. Certains parleront d’ethnocide. Je n’irais pas jusque là… M. Valls adore la France, c’est pour cela qu’il multiplie les régularisations de clandestins et les naturalisations… Mais sa conception de la France, celle de toute sa famille de pensée, est abstraite, désincarnée, déracinée. Elle programme la disparition à terme du peuple français et son remplacement par autre chose dont je vous laisse deviner le nom.
Repeuplement : l’ombre de Staline
La ”politique de peuplement” comprend, dans son principal volet, le durcissement de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) de Jospin en 2000. Les quotas de HLM réservés en priorité aux immigrés passe de 20% à 25 % avec augmentation des pénalités pour les communes réticentes, quintuplées par Cécile Duflot. Relevons les propos staliniens de François Puponni, maire PS de Sarcelles, d’accord avec Valls sur le constat d’apartheid : « si l’on veut vraiment changer tout cela, il faut accepter de parler de quotas sociaux et ethniques ». Le mot est prononcé. Il ajoute : « Il faut aussi que l’État reprenne la main sur les collectivités locales » L’électorat juif, nombreux à Sarcelles et qui subit l’antisémitisme violent de certains musulmans (voir les récentes émeutes) appréciera. Mais il faut dire que l’électorat juif ne compte plus pour cette gauche cynique qui va pourtant faire ses salamaleks au Crif : les Juifs déménagent ou émigrent en Israël et ne mettent plus leurs enfants dans les écoles publiques.
Le ministre de la Ville, Patrick Kanner assène, quant à lui : « il faut que l’État puisse se saisir de terrains disponibles dans ces quartiers et construise à la place des collectivités territoriales ». Ces propos sont curieux de la part de ”décentralisateurs”. Quand il s’agit de détruire le peuple français, on redevient jacobin. Mais on s’amuse à redécouper les régions pour jouer aux ”fédéralistes”.
Laurent Chalard, géographe membre du think tank European Center for International Affairs, estime que cette politique de ”peuplement” forcée et de répartition autoritaire des populations est inefficace : « En règle générale, les politiques de mixité sociale ont peu d’effet car dans le monde actuel, les individus recherchent l’entre-soi et non le mélange […]. Il faut sortir de l’idéologie. Dans les États pluriethniques, les populations ont tendance à se regrouper selon leur communauté d’origine ». (Le Figaro, 24-25/01/2015) On le voit notamment avec les Asiatiques dans le XIIIe arrondissement de Paris. Eux aussi, on va chercher à les ”disperser” ? Staline avait cherché à redéployer et réinstaller les populations de l’Union soviétique selon une cartographie autoritaire de déportation. Les socialistes français, qui n’ont pas oublié leur passé et leur formation idéologique, suivent sa leçon, de manière soft. On est très loin du modèle de démocratie et de liberté. Depuis Robespierre, la gauche a du mal à avaler ces deux notions.
Malek Boutih, lucide mais utopique
Curieusement, ce sont souvent les élites issues de l’immigration maghrébine et musulmane qui sont les plus lucides sur la colonisation de la France et qui n’ont pas de mauvaise conscience. Malek Boutih, député PS de l’Essonne, ancien dirigeant de SOS Racisme, le plus indépendant de tous les cadres socialistes, a critiqué en ces termes la loi SRU et la politique de M. Valls : « C’est de la démagogie pure. Ce que refusent les maires, de gauche comme de droite, ce n’est pas de construire du logement collectif, c’est d’attirer une population islamiste. On ne fera pas disparaître les foyers radicaux en les disséminant ». Effectivement : au contraire, on les augmentera. Dans d’autres déclarations, (notamment à Valeurs Actuelles) le député socialiste a dénoncé les petits arrangements entre les municipalités de banlieue et les autorités islamiques locales, complètement contraire à la ”laïcité”.
Malek Boutih, évidemment, croit par ailleurs sincèrement à l’ ”intégration” et à la double appartenance possible (être ” Français” et arabo-musulman en même temps), ce qui relève de l’utopie onirique pure et simple, du jamais vu dans l’histoire, chez aucun peuple. Cette conciliation des contraires, cette double identité, n’est possible que chez des élites policées et minoritaires, pas chez les masses. Cette idée d’appartenance multiple, d’identité plurielle, très prisé par la sociologie à la mode (Maffesoli, Attali) n’est pas applicable en politologie. D’Aristote à Julien Freund, cette dernière démontre que l’unicité d’identité est la loi générale des peuples. La schizophrénie (cohabitation de deux logiciels mentaux) n’est pas viable. Mais cela n’enlève rien à la lucidité de Malek Boutih qui, d’un certain point de vue est tragique parce que sa bonne volonté est une impasse. Sa sincérité est tragique, comme celle de beaucoup d’élites et d’intellectuels d’origine arabo-musulmane qui veulent concilier la ”francité” et leur identité, leur mémoire et leur origine. Eux peuvent résoudre cette équation, pas les masses de leurs coreligionnaires. C’est l’impasse.
La préférence étrangère
Dans une récente manifestation des Verts (gauchistes pseudo-écolos) de soutien aux clandestins, on pouvait lire ce slogan provocateur sur une énorme banderole : « Les étrangers, aimez-les ou quittez la France », en réponse à un autre slogan de la mouvance identitaire ” La France, aimez-la ou quittez-la”. Ce qui signifie : ”Français de souche, partez si vous refusez la colonisation et l’invasion étrangères.” Chasser les Français de chez eux ? (Remarquez, déjà, les jeunes élites autochtones émigrent en masse…) Ce racisme anti-français implicite, Mitterrand, ce démagogue roué et ambigu, l’avait déjà exprimé : « ils sont chez eux chez nous ». C’est la base de cette pathologie ethnomasochiste des élites de gauche qui a abouti à ce ”suicide français” analysé par Eric Zemmour. En ce sens, l’oligarchie française est responsable de ce qui arrive au peuple : pour la première fois dans l’histoire, des Européens organisent leur propre invasion, la programment, sans aucune agression militaire extérieure. Ce n’est plus de la collaboration forcée (1940–1944) mais de la collaboration volontaire.
Patrick Kanner, ministre de la Jeunesse , des Sports et de la Ville (encore une usine à gaz) a déclaré, à la suite des assassinats islamiques de janvier, à propos du Service civique : « les places doivent d’abord aller aux jeunes de banlieue ». Euphémisme pour désigner les jeunes d’origine immigrée. Il revendique ouvertement la « discrimination positive » au nom de « la lutte contre les inégalités, le combat pour l’égalité ». Le but, complètement utopique, est de flatter ces populations, les calmer, d’acheter la paix sociale (pardon, ethnique), d’éviter la radicalisation islamique, notamment par des subventions et aides supplémentaires. Personne n’a vue le nœud de contradictions de cette ”discrimination positive” qui a complètement échoué aux Etats-Unis (affirmative action) : elle contrevient au principe d’égalité individuelle dont on se réclame par ailleurs et elle manifeste un racisme inconscient, puisqu’on victimise les immigrés en sachant très bien qu’ils ne sont pas victimes et en leur donnant l’impression qu’ils sont favorisés parce que moins capables. La même contradiction se retrouve avec les politiques de ”parité” vis-à-vis des femmes. Bref, on met en place sans le dire une politique d’ethnicisation, de racialisation des normes sociales, au détriment principalement du Français de souche des classes populaires, le détesté “petit Blanc”.
Que veut dire « mixité sociale » ?
Nadjat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, qui est aussi féministe militante et adepte de la théorie du genre (gender theory) que muette sur l’oppression des femmes dans les pays musulmans et dans les banlieues islamisées, prône une « action résolue pour favoriser la mixité sociale dans les collèges, pour revoir la carte scolaire, pour que le ministère prenne toutes ses responsabilités dans les affectations des élèves ». Autrement dit, mélanger de force, sans avis des parents, les populations scolaires. Version française du busing américain, qui a totalement échoué et qui a été abandonné. On notera là, encore une fois, un relent de cet autoritarisme totalitaire hérité à la fois des pires moments de la Révolution française et de l’idéologie communiste, qui innerve toujours le PS.
Le terme même de « mixité sociale » est de la langue de bois. Ça veut dire mixité ethnique et raciale. Le discours ”républicain” essaie de corriger sa myopie idéologique en manipulant le vocabulaire. Et en fabriquant une utopie, rêvée par les intellectuels dépourvus de toute expérience de la vie et de l’histoire. Car le mélange ethnique de grande ampleur n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais, avec un taux d’échec (guerre civile inévitable) proportionnel à la distance ethnique.
La ”mixité sociale” existait partout dans l’habitat urbain et rural jusqu’au milieu du XXe siècle. Bourgeois et prolétaires, riches et pauvres, se mêlaient. Il n’y avait pas de ”lutte de classes”. Dans les immeubles parisiens, les classes sociales cohabitaient, selon les étages, en fonction des revenus, sans conflits. De même, dans les villes moyennes et les villages, les classes sociales se côtoyaient sans heurts. La cohabitation se passait bien parce qu’il existait une homogénéité ethnique (culture, éducation, origine). Aujourd’hui, une telle cohabitation est impossible parce que conflictuelle. Puisque les populations qu’on force à cohabiter n’ont aucune infrastructure ethno-culturelle commune, ni évidemment nationale.
Les bourgeois de gauche ”antiracistes” qui vivent confortablement entre eux et dans des quartiers protégés et qui veulent obliger les ”petits Blancs” à cohabiter avec les populations immigrées refuseraient cette solution pour eux-mêmes. De même, ils s’arrangent pour ne pas mettre leurs enfants dans les écoles publiques, multiethniques, de bas niveau. Sublime hypocrisie. Toute cohabitation pluriethnique a toujours été impossible dans l’histoire et a fortiori avec des populations musulmanes qui ne partagent ni les mêmes valeurs, ni les mêmes modes de vie. L’utopie ”républicaine” est condamnée d’avance. La cohabitation pluriethnique n’est possible que superficiellement, dans des classes supérieures riches et minoritaires, dans un simple réflexe de ”bon voisinage” distant. Dans les masses populaires, elle est explosive. Et la politique qui se dessine va conduire à l’explosion, comme une réaction chimique de base. La mixité ethnique (et non pas ”sociale”), c’est la réunion du salpêtre et du souffre. Boum !
Du désespoir à l’espoir
La radicalisation islamique, la ”salafisation” des cités de banlieue pousse les ”petits Blancs” délaissés par le pouvoir qui méprise les voix ”populistes” à fuir. Ils se sentent victimes de l’assommoir fiscal et d’une hostilité de l’oligarchie contre eux et contre le modèle familial français traditionnel. Ils ressentent l’impression que chez eux, au cœur de leur pays natal, l’islam est favorisé par l’oligarchie. Ils éprouvent une insécurité et une criminalité constantes, peu réprimées, quotidiennes, lancinantes, dont ils connaissent bien l’origine. Cette situation va devenir ingérable par un État (gauche et droite confondues) qui a laissé se déverser des flux migratoires fous. « Fou » : c’est ce terme qu’à employé un homme politique japonais rencontré dans un dîner, qui venait pour la première fois à Paris et auquel j’expliquais les problèmes de l’immigration et sa genèse depuis les années soixante. Il m’a écouté parler et il a conclu : « vous êtes devenus fous ».
Le sentiment d’abandon se répand, ignoré par les élites politiques déconnectées du peuple qui souffre d’insécurité, de dépossession ethno–culturelle face à ce mitage du territoire (occupation) et de l’immigration de masse qui défigure le pays des ancêtres. Les mosquées qui poussent jusque dans les petites villes et les églises en ruine, fermées, désertées, la France profonde en souffre. Le Tribunal de l’Histoire dira un jour : ”vous les avez laissé entrer et nous n’avez pas fait assez d’enfants. Vous êtes responsables de vos malheurs”.
La fable de la cohabitation harmonieuse et de l’intégration, qui ressemble en tout point à une propagande stalinienne, ne convainc que les bobos préservés dans leur quartier. Écoutons par exemple cette formule, mélange de cynisme et de bêtise, d’un Alain Juppé : « j’ai du mal à expliquer pourquoi les Français ont à ce point peur de la mondialisation et de l’immigration, de l’autre ». (entretien à La Revue des deux mondes, septembre 2014). Ce genre de propos est insupportable. Cet aveuglement sur l’état de la ”France périphérique” (cf. La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires. Christophe Guilly. Flammarion) disqualifie le vieux politicien Juppé, pas plus ”homme d’État” qu’une mouche n’est un aigle.
Aller poursuivre les Français qui fuient jusque dans leurs refuges pour leur imposer de nouveau ces populations avec lesquelles ils ne veulent pas cohabiter, cela ressemble à un acharnement sadique. Jadis encensé, le petit peuple de souche est détesté. Le nouvel électorat, la nouvelle population de la ”nouvelle France” de la ”diversité” sont cajolés, subventionnés, favorisés, victimisés, protégés, flattés, excusés. Même si c’est en leur sein que naissent et prospèrent les tueurs du djihad. Les classes populaires de souche paupérisées en zone périurbaines et rurales qui fuient l’islamisation et votent majoritairement FN (pour son programme anti-immigration et non pour son programme économique) sont hors-radar pour l’oligarchie. Le problème est : se révolteront-elles ? C’est un espoir mais pas une certitude.
Guillaume Faye
Source : le blog de Guillaume Faye.
http://fr.novopress.info/182182/politique-peuplement-france-francophobie-detat/
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