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lobby - Page 2080

  • Le mouvement contre la dénaturation du mariage a réveillé le peuple de droite

    Minute se penche à son tour sur la campagne pour la municipalité de Versailles. Extraits :

    "Enarque de 53 ans, ancien collaborateur ministériel d’Edmond Alphandéry et de Jean-Pierre Raffarin, François de Mazières s’est emparé par surprise de la mairie de Versailles en 2008 avant de se faire élire député des Yvelines en 2012. A la mairie, il avait battu la liste UMP de Bertrand Devys, successeur désigné d’Etienne Pinte. Valérie Pécresse avait refusé de se présenter, trouvant la ville… trop bourgeoise à son goûtn!

    Issu de l’UDF à la sauce Bayrou, François de Mazières cultive une image de démocrate-chrétien modéré, rêvant d’un poste ministériel. C’est là que le bât blesse : quand on espère un jour devenir ministre de la Culture, quand on songe avec délectation aux ors de la rue Valois, on ne veut pas se mettre à dos un milieu colonisé de longue date par les homosexuels militants. Tout en faisant le minimum syndical François de Mazières a donc délégué à la bataille des anti-mariage gay un de ses jeunes adjoints, François-Xavier Bellamy, 28 ans seulement, par ailleurs professeur de philosophie et auteur de nombreux articles dans la presse. C’était à lui de faire l’essentiel du boulot. A terme, en 2017, lorsque le cumul des mandats deviendra impossible, il serait le futur maire de Versailles. [...]

    Deux listes issues des manifestations de l’an dernier se sont créées en réaction. Celle de Fabien Bouglé, 40 ans, juriste spécialisé dans le patrimoine culturel et père de famille nombreuse (7 enfants), tout d’abord. Il l’a sobrement intitulée « Versailles Famille Avenir ». On devrait, par exemple, y retrouver l’avocat Benoît Sévillia, fils de l’historien et journaliste Jean Sévillia. Soutien politique de poids pour VFA : le ralliement récent de Stéphane Buffetaut, ancien député au Parlement européen sous les couleurs du Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers et actuel premier vice-président du CNIP. En 2008, il figurait sur la liste de Bertrand Devys. Il a accepté cette année d’être le président du comité de soutien de Fabien Bouglé. [...] L’autre liste divers droite est menée par un ancien soutien inconditionnel de François de Mazières, Benoît de Saint-Sernin, qui l’a curieusement intitulée, en usant d’un vocable bobo : « 90000 voisins ». Son animosité envers son ancien mentor semble être son principal moteur. [...] Et n’oublions pas le FN, qui pourrait entrer au conseil municipal, d’autant qu’Henry de Lesquen, le patron de Radio Courtoisie et président du Club de l’Horloge, élu d’opposition divers droite sortant, ne se représente pas. [...]

    C’est un fait, le mouvement contre le mariage homosexuel a réveillé le peuple de droite y compris dans des terres où l’hégémonie culturelle de droite est depuis longtemps établie. [...]"

    Michel Janva

  • Du féminisme au gender

    article d’abord paru sur a-rebours.fr puis dans l’AF2000

    Si l’on considère la distinction classique entre le féminisme universaliste (« la femme est un homme comme les autres ») et le féminisme différentialiste (« la femme est l’avenir de l’homme »), la théorie du genre apparaît clairement comme une proche parente du premier de ces féminismes puisqu’il s’agit de distinguer le sexe biologique d’un prétendu "sexe social" (le terme "genre", décalque de l’anglais gender, servant à désigner ce dernier) dans le but avoué (chez les théoriciens) ou plus ou moins caché (chez les politiques qui adoptent la théorie) de nier la différence des sexes.

    Par scrupule de méthode et aussi pour répondre aux attaques du système politico-médiatique (particulièrement virulentes depuis que des parents d’élèves, catholiques et musulmans notamment, ont manifesté leur hostilité au gender), il apparaît nécessaire de bien établir que la « théorie du genre » peut légitimement être désignée de la sorte, autrement dit que le mot « théorie » rend mieux compte du phénomène que l’expression « études de genre ». Ce faisant, nous justifierons par la même occasion le lien que nous établissons ici entre féminisme universaliste et théorie du genre.

    Qu’est ce qu’une théorie sinon un ensemble d’idées qui, conformément à l’étymologie du mot (qui a notamment signifié « défilé », « procession » en grec), cheminent dans la même direction, convergent vers un même but, forment une chaîne cohérente ? Or, les « études de genre » présentent à l’évidence ces caractéristiques d’unité. Comme le reconnaît le magazine de référence Sciences Humaines dans un article récent consacré au sujet, il s’agit essentiellement du passage dans le champ des sciences humaines d’un certain nombre de questionnements (et aussi de conclusions !) issus de milieux militants : « Le concept de gender est né aux Etats-Unis dans les années 1970 d’une réflexion autour du sexe et des rapports hommes / femmes. Le mouvement féministe, qui a pris de l’ampleur après la révolution sexuelle, cherche à faire entendre sa voix au sein des institutions de recherche. Il s’agit de faire reconnaître un engagement qui se veut de plus en plus une réflexion renouvelée sur le monde. » (Sandrine Teixido et alii, « Les gender studies pour les nul(-le)s », Sciences Humaines, article en ligne). Un rapide survol des principales références des « études de genre » nous révèle d’ailleurs que celles-ci appartiennent presque toutes aux milieux féministes et/ou homosexuels (lesbiens). Une Judith Butler incarne à merveille cette ambiguïté entre militantisme et recherche scientifique.

    Stéphane BLANCHONNET

    La suite dans A Rebours

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Du-feminisme-au-gender

  • Le CRIF : directeur de conscience de la République ? (2/2) (archive 2010)

    Ce soir , mardi 4 mars 2014, le président de la République présidera le dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) au Pavillon d’Ermenonville à Paris.
    En présence de la quasi-totalité du gouvernement, des chefs de l’opposition (FN exclu), des principaux magistrats et procureurs, des chefs de la police et de la gendarmerie , des principaux dirigeants patronaux et médiatiques. Un évènement politique majeur qui souligne la prétention affirmée du CRIF comme « directeur de conscience de la République ». Une prétention hélas dangereuse pour les libertés, la souveraineté, l’identité, la mémoire et la démocratie françaises.

     


     

    Deuxième partie 

     

    Les libertés, un acquis aujourd’hui menacé

     

    Dans son discours du 3 février 2010, lors du dîner annuel de son organisation, le président Prasquier a tenu des propos qui font froid dans le dos des amoureux de la liberté : « Les juifs sont au cœur des débats où les limites à la liberté d’expression sont sollicitées (…) Internet est un multiplicateur de racisme et d’antisémitisme (…) Nous souhaitons que la politique pénale s’étende au racisme ordinaire sur Internet en faisant connaître les condamnations, en améliorant la surveillance, en s’aidant de ces vigies que sont les associations antiracistes. » En clair, il s’agit d’un appel à la délation, à la répression et à la censure sur Internet. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les premières jurisprudences de censure sur Internet (8) ont été obtenues par une association phare du CRIF, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).

     

    Lors d’un entretien avec le Ministre de la justice Michèle Alliot-Marie (9) Richard Prasquier a même précisé les objectifs de « surveillance » de son organisation : les cibles sont « les forums de discussion, les chats, les emails, les sites web et les blogs ». On a bien lu : « les emails », c’est-à-dire les correspondances privées, ce que seuls les États totalitaires osent envisager.

     

    Il est vrai que dans sa démarche de censure Richard Prasquier avance, toujours dans son exorde du 3 février, un argument qu’il croit de poids : « La liberté d’expression doit se subordonner au respect de la vérité. » Mais qu’est-ce que la vérité ? Dans les pays musulmans (et pas seulement en Iran !) c’est le Coran, en Chine c’est la ligne du parti, en Corée du Nord, c’est la vision du Grand Timonnier. Mais en France, en Europe, c’est tout autre chose : depuis les déclarations des droits des XVIIe et XVIIIe siècles, depuis la Renaissance, depuis la révolution papale des XIe et XIIe siècles et, bien avant, depuis l’Antiquité grecque, est dit vrai ce qui est librement réfutable. Il n’y a pas en matière politique, historique ou scientifique de vérités absolues : il n’y a que des affirmations sans cesse exposées à la libre critique. Dire qu’on censure au préalable ce qui est contraire à la « vérité » c’est s’inscrire à rebours de toute notre culture et de toute notre histoire.

     

    De même l’argument selon lequel il ne s’agirait de censurer les idées « haineuses » ou « odieuses » est dérisoire : ni Staline, ni Mao, ni Castro, ni Kim Il Sung n’ont censuré les idées qu’ils trouvaient sympathiques !

     

    Alors rappelons-nous le merveilleux Article 1 de la grande loi sur la presse de 1881 : « La presse et la librairie sont libres ». Et ne laissons personne aujourd’hui tenter de museler Internet !

     

    On le voit : si les propos de Richard Prasquier devaient être mis en pratique, c’est une formidable régression qui nous menacerait !

     

    La souveraineté, un principe constitutionnel à défendre

     

    Dans son pacte doctrinal le CRIF a un principe fort : le soutien à l’État d’Israël et à son gouvernement, quel qu’il soit. C’est ce qu’il fait avec constance en approuvant actuellement le gouvernement de Benyamin Netanyahu et de son Ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman ; un gouvernement qui partout ailleurs serait qualifié… « d’extrême droite ». Ceci étant, c’est bien la liberté du CRIF que de défendre une telle équipe ; même si cela conduit Esther Benbassa à qualifier le CRIF de « seconde ambassade de ce pays [Israël] en France ».

     

    Notons toutefois qu’aucun gouvernement français, à moins de renoncer à toute souveraineté et à toute indépendance, ne peut partager de telles positions car ce serait aligner notre politique étrangère sur celle d’un État étranger : il se peut, certes, qu’à tel ou tel moment la France et Israël aient des intérêts communs mais cela ne peut évidemment pas être le cas général. Le CRIF a donc vocation à être en permanence insatisfait.

     

    Observons néanmoins que le démantèlement progressif de la politique d’indépendance du général De Gaulle, le retour de la France dans l’OTAN, le rapprochement diplomatique avec Israël, l’hostilité affichée à l’égard de l’Iran et la réduction des moyens humains et budgétaires du Quai d’Orsay vont dans le sens des souhaits du CRIF. Un tel bouleversement ne peut en revanche que choquer ceux qui comme les gaullistes et les souverainistes « se font une certaine idée de la France ».

     

    La République, un concept au contenu perverti

     

    Le CRIF aime à se parer des valeurs républicaines mais par sa démarche il les pervertit. En France la République s’est voulue et se veut toujours « une et indivisible ». Mais le CRIF se situe à l’opposé de Clermont-Tonnerre déclarant, le 24 décembre 1789, à la tribune de la Constituante : « Il faut refuser tout aux juifs comme nation dans le sens de corps constitué et accorder tout aux juifs comme individus ». Mais qu’est donc le CRIF sinon un corps constitué qui cherche à faire prévaloir son point de vue à l’ensemble de la nation ?

     

    D’autant que le CRIF sert désormais de modèle au CRAN (qui prétend fédérer Antillais et Africains sous l’appellation de « Noirs ») et au CFCM (qui organise ses dîners de fin de ramadan comme les dîners du CRIF). Le CFCM et certains milieux musulmans – comme oumah.com – ont d’ailleurs une attitude ambiguë vis-à-vis du CRIF, mélange d’admiration et de jalousie : l’idée étant : « Ce que le CRIF a obtenu, nous devons l’obtenir ! » Un piège d’autant plus délétère pour l’unité française que les positions de politique étrangère des uns et des autres sont radicalement… opposées et que, dans les banlieues ou les quartiers nord de Paris, certains jeunes Arabes se prennent pour des résistants palestiniens pendant que certains jeunes juifs se voient en guerriers d’Israël.

     

    Identité française, la bien curieuse conception du CRIF…

     

    Marc Knobel, « chercheur au CRIF » et « spécialiste de l’extrême droite », a présenté, en janvier 2010, sur le site de l’organisation et à destination des médias, « le sens du dîner du CRIF » ; on y lit ceci : « Les juifs portent l’étendard des valeurs républicaines, haut au cœur, d’une France dont l’identité est plurielle, d’une France qui doit être accueillante et fraternelle. »

     

    Ce mâle propos suscite quelques interrogations :

     

    • Comment concilier la « République une et indivisible » de notre histoire et la « France plurielle » voulue par le CRIF (qui ici se hasarde à prétendre parler au nom de tous les juifs) ?
    • Comment expliquer que la France ait pu avoir une identité et exister – du moins semble-t-il ! – avant le début des vagues migratoires : la vague migratoire européenne de la fin du XIXe siècle, celle du tiers-monde à la fin du XXe ?

     

    De la position officielle de Marc Knobel on retiendra tout de même deux idées forces :

     

    • La France a une identité « plurielle », c’est-à-dire multiethnique et multiculturelle ;
    • La France plurielle doit être accueillante et fraternelle, c’est-à-dire indéfiniment ouverte à l’immigration.

     

    C’est d’ailleurs ce qui explique les prises de position constamment répétées du CRIF en faveur de l’immigration, sa connivence avec les associations « antiracistes » dont il est très proche (LICRA, SOS-Racisme, notamment) et son soutien à la construction de grandes mosquées.

     

    Il n’est pas surprenant, dans ces conditions, qu’une délégation du CRIF ait fait entendre ses récriminations à Eric Besson, Ministre de l’identité nationale et de l’immigration, lors du débat de 2009/2010 sur l’identité nationale. A cette occasion d’ailleurs, le président du CRIF, Richard Prasquier, a publié dans Le Monde du 17 novembre 2009 une tribune libre sur : « Identité française et Identité juive », tribune d’autant plus éclairante… qu’elle nie purement et simplement l’identité française, ramenée à une vague citoyenneté sans racines.

     

    Laissons la parole au président Prasquier :

     

    « Je tiens à dire deux vérités, avec la plus grande clarté.

    « Premièrement, pour en revenir aux mots de Clermont-Tonnerre, les Français juifs ne sont pas, et ne prétendent pas être, une nation dans la nation. Ils sont français, enfants de Marianne, héritiers des Lumières et de cette patrie des philosophes éclairés et des tolérances équitables qui a fait ce que nous sommes. «

    Deuxièmement, et c’est là le plus difficile sans doute à entendre aujourd’hui, les juifs, par-delà les frontières, sont un peuple ; certes, pas un peuple fondé sur le sang, les gènes ou l’enracinement dans un sol. Ce qu’ils ont en commun est un héritage, symbolique et prégnant, fondé sur une loi morale, des textes et des pratiques, héritage parfois accepté partiellement, mais héritage de choix, forgé par des siècles d’histoire tourmentée, maintenu à travers les dispersions et affirmé malgré les persécutions.(…).

    « Les juifs ont une langue, vénérable et ancienne, qu’ils ont ressuscitée. Et ils ressentent aussi, pour la plupart, la force spirituelle d’un foyer commun vers lequel tournent leurs pensées et leurs tendresses : Israël, État non pas juif, car ouvert à tous ses citoyens, mais État du peuple juif. »

     

    Et le président du CRIF de poursuivre :

     

    « Ce que je voudrais exprimer ici, c’est la force complémentaire de ces deux identités : française et juive. C’est la rencontre de deux universalismes, celui des droits de l’homme et celui des Dix Commandements. »

     

    Mais son universalisme des droits de l’homme est un universalisme sans le peuple. Et c’est ce qui surprend dans le texte du président du CRIF : à aucun moment la notion de «peuple français » n’est mentionnée. Or celle-ci apparaît pourtant comme premier mot du préambule de la Constitution de 1958 : « Le peuple français proclame solennellement son attachement aux droits de l’homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu’aux droits et devoirs définis dans la Charte de l’environnement de 2004. » Et d’ailleurs ce sont « les représentants du peuple français » (10) qui ont proclamé en 1789 la fameuse déclaration. Bref, le peuple français précède l’attachement aux droits de l’homme et il y a quelque contradiction à se réclamer des droits de l’homme en niant, au moins par omission, le peuple français qui leur préexiste. Et, selon l’Article 2 de la Constitution, c’est au peuple français qu’appartient la « souveraineté nationale » ; un « peuple français » qui, selon le général De Gaulle, « vient du fond des âges ». Faut-il rappeler au président Prasquier et à tant d’autres que la France a existé avant 1789 et les Lumières ? Faut-il remémorer que la France et son peuple portent en eux un héritage européen, gallo-romain, chrétien, capétien qu’il n’est légitime ni de nier ni même d’oublier. « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne », disait le général De Gaulle.

     

    Le président du CRIF parle aussi de l’hébreu comme d’un élément de l’identité du peuple juif. Il a sans doute raison, mais comment oublier alors la langue française comme élément de l’identité française alors même que l’Article 1 de la constitution en fait : « la langue de la République ? »

     

    En clair, et n’en déplaise aux négationnistes de l’identité française, il y a bien, indépendamment d’affluents historiques divers, une identité française, une identité du peuple français, un socle français, qui ne se réduit pas à l’universalisme des droits de l’homme. Et pour une raison simple : c’est qu’il le précède. Le peuple français n’a pas commencé en 1789.

     

    Et si « Israël est l’Etat du peuple juif », pourquoi la France ne serait-elle pas l’État du peuple français ?

     

    Cela conduit à s’interroger sur la mémoire française.

     

    Mémoire enseignée et mémoire charnelle

     

    Le CRIF, et c’est bien compréhensible, a investi le terrain de la mémoire, en particulier à travers la « Shoah ».

     

    Observons d’abord que le CRIF a joué un rôle déterminant dans la déclaration faite par Jacques Chirac, le 16 juillet 1995 sur le site du Vél’ d’hiv’, une déclaration doublement majeure :

     

    • d’abord parce qu’elle était proprement impensable pour les trois premiers présidents de la Ve République : Charles De Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing ; et qu’elle avait été fermement refusée par un François Mitterrand indigné qu’on le sollicite sur ce point. ;
    • ensuite parce que ces paroles revenaient à étendre à la France la culpabilité de l’Allemagne dans la seconde guerre mondiale.

     

    Les conséquences politiques et morales de cette décision sont évidemment considérables.

     

    Une telle décision sert aussi de base aux campagnes du CRIF sur la mémoire :

     

    • à l’occasion des grandes journées commémoratives (libération d’Auschwitz, rafle du Vél’ d’hiv’) ;
    • pour la mise en valeur de sites mémoriels : Drancy, Vél’ d’hiv’, Maison des enfants d’Izieu, Camp des Milles, mémorial de la « Shoah » et, hors de nos frontières, Auschwitz et Yad Vashem ;
    • pour la généralisation des voyages de classe sur les lieux précités, en intervenant auprès du Ministre de l’éducation nationale, des présidents de Conseils régionaux et généraux et des proviseurs.

     

    Encore une fois cela est bien compréhensible. Reste toutefois qu’on ne peut réduire la mémoire française à la mémoire de la « Shoah ». Bien sûr il est légitime d’évoquer le souvenir des 25 000 victimes juives françaises de la déportation (11) Mais à une condition : ne pas nier ou oublier les autres souffrances françaises des deux guerres mondiales : les 1 400 000 de Poilus tombés aux Éparges, à Verdun, sur la Somme, l’Aisne ou aux Dardanelles ; les 120 000 combattants de mai/juin 1940 dont beaucoup moururent héroïquement et pas seulement les Cadets de Saumur ; les dizaines de milliers de morts de la Résistance et ceux des combats de la Libération. Faut-il aussi taire d’autres souffrances : la dizaine de millions de Français jetés sur les routes de l’exode, les 1 500 000 prisonniers de guerre dont 40 000 périrent en Allemagne et les 80 000 victimes civiles des bombardements anglo-américains ? Que de « pupilles de la nation », que de « morts pour la France » selon les documents officiels qui méritent eux aussi d’être honorés ! Ce n’est peut-être plus la mémoire enseignée aujourd’hui ; et pourtant c’est aussi cela, la mémoire charnelle de la France.

     

    Notons d’ailleurs que jusqu’en 1980/1985, tant que la génération qui a connu la guerre était aux affaires politiques ou culturelles, ce sont ces souvenirs-là qui constituaient l’essentiel de l’enseignement de l’histoire comme de la production philatélique, littéraire, documentaire ou cinématographique. Tout simplement peut-être parce que ce sont ces événements-là qui avaient été réellement vécus par le plus grand nombre. Et il est choquant de voir le président du CRIF dénoncer, le 18 juillet 2010, « les confusions de l’après-guerre [qui] provenaient de l’intérêt trop exclusif qu’on portait aux héros de la Résistance », voire parler de « trivialisation ».

     

    Pourtant la mémoire française de la seconde guerre mondiale ce n’est pas seulement la dramatique déportation des Juifs. Et la mémoire française, ce n’est pas seulement l’histoire des deux guerres mondiales, c’est aussi deux siècles de République, le millénaire capétien, quinze siècles depuis le baptême fondateur de Clovis, deux mille ans depuis les combats de Vercingétorix, et quatre millénaires d’histoire européenne.

     

    N’en déplaise au CRIF, la France, si elle veut s’inscrire dans le futur, doit honorer ses héros et ses morts, magnifier ses hauts lieux, retrouver sa longue mémoire et exprimer la fierté de ses origines, et non se complaire dans une culpabilité morbide.

     

    La démocratie : une valeur à respecter

     

    Nul n’a trouvé de meilleure définition de la démocratie que celle-ci : « La démocratie, c’est le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple. »

     

    A cet égard, la Suisse, qui pratique largement le référendum d’initiative populaire, est de loin le pays le plus démocratique d’Europe.

     

    Durant l’automne 2009, les Suisses se sont prononcés à une forte majorité contre l’édification de minarets.

     

    Le CRIF a alors émis de vives protestations, ce qui est pour le moins surprenant :

     

    • le CRIF est une institution juive, d’autant moins concerné par la question des minarets que la tradition des synagogues est plutôt celle de la discrétion ;
    • le CRIF est une institution française dont on voit mal en quoi elle devrait s’ingérer dans les affaires suisses.

     

    Dans cette affaire le CRIF – comme d’autres officines politiquement correctes d’ailleurs – a clairement manqué de respect aux principes de souveraineté et de démocratie. Faut-il rappeler le vieux principe des légistes de Philippe le Bel : « Charbonnier est maître chez soi ». La souveraineté suisse appartient au peuple suisse comme la souveraineté française appartient au peuple français !

     

    Cela étant, les Suisses n’ont pas été seuls à subir des remontrances en 2009 : deux petites démocraties nordiques, la Suède et la Norvège, se sont vu reprocher leurs insuffisances en matière de censure ; et l’ambassadeur de Suède a eu le plus grand mal à expliquer que dans son pays le gouvernement ne contrôlait pas la presse ! Là encore l’éphéméride présentée par Anne Kling est éclairante.

     

    Le pouvoir du CRIF : forfanterie ou réalité ?

     

    Dans une démocratie pluraliste comme la nôtre, le CRIF a bien évidemment le droit de défendre les positions qui sont les siennes. Cela participe du débat. Tout comme en relève la critique que nous en faisons ici :

     

    • intellectuellement, des analyses historiques et philosophiques peu compatibles avec les traditions européennes et françaises et à la cohérence fragile ;
    • politiquement, des prises de position liberticides, incompatibles avec la souveraineté et l’identité françaises et fort éloignées (malgré les bonnes paroles) des principes démocratiques et républicains.

     

    Dans ces conditions, on ne peut qu’être inquiet des déclarations du président du CRIF, le 28 janvier 2010, lors du dîner régional de Lyon. Voici les mots qu’il a prononcés, avec un certain contentement de soi, devant deux ministres, le préfet de région, le recteur d’Académie, le procureur général, le cardinal-archevêque primat des Gaules, le sénateur-maire de Lyon, de nombreux parlementaires et élus et plusieurs consuls généraux : «Nous pouvons être fiers de nous trouver dans un pays où les demandes que nous présentons et les inquiétudes que nous exprimons sont véritablement entendues».

     

    Richard Prasquier se pose ainsi en directeur de conscience de la République. Forfanterie ou réalité ? Au lecteur de se faire une opinion en découvrant la remarquable étude d’Anne Kling.

     

    Jean-Yves Le Gallou, Octobre 2010

     

    Notes :

     

    • (8) D’autres forces militent aussi pour la censure sur Internet, notamment les casinotiers, les sociétés de course et les organismes officiels de jeu, les maisons de disques et les artistes politiquement corrects.
    • (9) Selon le compte-rendu donné par le bulletin électronique du CRIF, en date du 17 novembre 2009, d’un entretien accordé la veille par Madame Alliot-Marie.
    • (10) Première ligne de la Déclaration de 1789.
    • (11) Notamment en réponse à Jean-Pierre Elkabbach.
    • (12) Et des 50 000 juifs étrangers ou apatrides qui furent déportés depuis le territoire français ; soit un ensemble de 75 000 personnes selon le mémorial de Serge Klarsfeld ; 75 000 déportés dont bien peu revinrent en France à l’instar de Simone Veil, née Jacob.

     

    Anne Kling, Le CRIF, un lobby au cœur de la République, Editions Mithra, 294 pages, 18€, à commander. Cliquer ici.

     

    Première partie de la préface : Le CRIF, un lobby qui occupe une place à part. Cliquer ici.

     

    Texte intégral (Pdf) de de la préface par Jean-Yves Le Gallou. Cliquer ici.

    http://www.polemia.com/le-crif-directeur-de-conscience-de-la-republique-22/

  • Julien Dray ruine les efforts de Najat Belkacem contre la rumeur

    Lu sur Le Lab :

    "Najat Vallaud-Belkacem a beau dire, répéter, et répéter à nouveau qu'il n'y a aucun projet d'introduction de la "théorie du genre" à l'école, visiblement, certains socialistes ont du mal à le comprendre. Julien Dray, ancien député socialiste de l'Essonne, parle en effet dans les colonnes de l'Express du 5 mars, de la "théorie du genre" et estime qu'il faut trouver sa source aux États-Unis :

    La théorie du genre à l'école, c'est la conséquence de l'influence d'un féminisme qui s'est radicalisé. Najat [Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, NDLR], elle, est sur la ligne des féministes ultras américaines, qui sont en train d'émasculer les sexes !"

    Michel Janva

  • MAUVAIS GENRE

    Je découvre avec stupéfaction les racines très concrètes de la fumeuse théorie du genre popularisée dans les années 90 aux Etats-Unis par la philosophe Judith Butler qui ne cache pas l’inscription de sa pensée dans la lignée déconstructiviste de Foucault, Deleuze-Guattari et Derrida.

    En 1966, les époux Reimer consultent le docteur John Money (1921-2006), sexologue et psychologue néo-zélandais spécialiste de l’hermaphrodisme à l’université américaine Johns Hopkins. Cet homme affirme depuis 1955 que l’identité sexuelle biologique du mâle ou de la femelle ne suffit pas à constituer le genre sexuel du garçon ou de la fille – la thèse cardinale de la Théorie du Genre. Le problème des Reimer ? La circoncision de David pour des raisons médicales, un phimosis, l’un de leurs jumeaux, a raté : la cautérisation électrique a brûlé le pénis, la verge est calcinée.

    Le Docteur Money saisit l’occasion pour prouver expérimentalement la validité de ses hypothèses théoriques. Il invite les parents à éduquer David comme une fille. David devient Brenda. Il subit un traitement hormonal. Quatorze mois plus tard, on lui retire les testicules. Elle est habillée en fille, traitée comme telle. A six ans, il semble devenu une fille. John Money publie des articles et des livres pour défendre la théorie du genre avec ce qui est devenu dans la littérature spécialisée « le cas John / Joan ».

    Or David/Brenda grandit douloureusement. Sa voix mue à l’adolescence ; il est attiré par les filles. Le médecin veut lui imposer une vaginoplastie ; il refuse. Money contraint les deux jumeaux à simuler des relations sexuelles pour stimuler le désir de David. A treize ans, David menace de se suicider si ses parents continuent à lui imposer les visites à Money. A quinze ans, le jeune homme arrête son traitement hormonal et se fait prescrire de la testostérone. Il subit une mastectomie et deux opérations de phalloplastie. Ses problèmes identitaires le détruisent. Il boit. Il suit un traitement médical pour schizophrénie.

    Devant sa détresse ses parents lui révèlent enfin la vérité. Brenda redevient ce qu’il était : David. Il épouse une femme. Mais ne trouve ni la paix, ni la sérénité. Il se suicide en 2002 par une overdose de médicaments. Son frère Brian met fin lui aussi à ses jours en 2004. Silence de Money qui avait publié Homme & Femme, Garçon & Fille en 1972 en racontant l’histoire qui prouvait selon lui la validité de ses hypothèses. Précisons qu’il défendait par ailleurs la pédophilie et stigmatisait l’hétérosexualité comme une convention à déconstruire…

    Michel Onfray

    La suite sur le site officiel de Michel Onfray

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?MAUVAIS-GENRE

  • Donner la parole au peuple ? Vous n’y pensez pas !

    La liberté, la démocratie et les valeurs républicaines ont parfois de bien curieux défenseurs et suivent d’étranges détours.

    Montrée du doigt, puis mise à l’index et maintenant au piquet… Après avoir condamné l’agression sauvage perpétrée par la Russie contre l’Ukraine, les États-Unis et l’Union européenne, fermement résolus à ne pas s’y opposer par la force, compensent leur inertie dans les faits par une escalade dans les mots. Comme des parents qui discuteraient devant un enfant turbulent de la punition qu’ils lui infligeront, comme des juges qui délibéreraient en présence d’un prévenu, les dirigeants occidentaux, à commencer par un Obama qu’on aurait cru plus maître de ses nerfs, ne s’interdisent d’avance aucune riposte ni, pour commencer, aucun excès verbal face à « la pire crise du XXIe siècle en Europe ».

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  • Accueil de Ayrault à Nantes le 28 février : dictature socialiste

  • Des enseignants ou des saltimbanques ?

    Selon le baromètre d'un site d'offres d'emploi, le métier le moins attractif en 2013 a été celui d'enseignant.
    Le site d’offres d’emploi jobintree.com publie un baromètre des emplois en fonction de leur attractivité. Il s’agit de comparer le nombre de candidatures que les offres d’emploi reçoivent par profession. Le métier le moins attractif en 2013 a été celui d’enseignant. Il était à la quatrième place du « palmarès » dans le précédent classement ; il passe cette année à la première place.
    Cette étude s’inscrit, hélas, dans une série qui montre le véritable déclassement que subit cette profession. L’OCDE a montré que les enseignants en France sont parmi les plus mal payés des pays développés ; la fondation Varkey GEMS  a relevé qu’ils étaient parmi les plus mal considérés.

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  • Mariage homosexuel : François Fillon toujours égal à lui-même !

    On ne l’avait pas vu beaucoup dans la rue lors de manifestations et il fait partie de ces personnalités UMP qui ont pris leur distance avec le mouvement de mobilisation qui s’était opposé à la légalisation du « mariage » homosexuel. François Fillon s’est encore illustré sur la question du « mariage » homosexuel, qui continue de gêner au sein de l’UMP.

    Dans une interview au journal La Croix, François Fillon a donné sa position pour le moins alambiquée quant à la loi Taubira sur le mariage homosexuel. Pour lui, il s’agira de réécrire la loi et non de l’abroger. On aurait ainsi le mariage hétérosexuel et de l’autre l’union civile homosexuelle. Cette dernière se verrait supprimer la filiation dans le but de restreindre les possibilités d’adoption par les homosexuels. C’est ainsi que la PMA devrait être réservée aux couples hétérosexuels ne pouvant avoir d’enfants. D’autre part, il souhaite l’abrogation de la circulaire Taubira qui facilite la transcription en France de l’état civil des enfants conçus à l’étranger par GPA.

    On comprend donc bien que cette position de ni oui ni non ne satisfera personne, opposants comme partisans de la loi Taubira. On ne peut rester éternellement indécis dans le but de ménager l’un et l’autre dans une démarchee pour le moins électoraliste. Mais venant de François Fillon, on est loin d’être étonné !

    http://medias-presse.info/mariage-homosexuel-francois-fillon-toujours-egal-a-lui-meme/7161

  • Face à la Russie, l'UE est-elle crédible ?

    Nos grands diplomates sont en train de montrer leurs muscles face à la Russie. Tout ceci rappelle l'épopée syrienne qui s'est terminée comme l'on sait par une victoire diplomatique russe et une humiliation des Etats va-t-en guerre.

    La France menace la Russie de sanctions, mais ce matin, Laurent Fabius a précisé que la France n'envisage pas de suspendre ses contrats militaires avec la Russie, et surtout pas la livraison de bâtiments militaires à la Russie. La Russie a passé commande à la France en 2011 de deux bâtiments BPC (bâtiment de projection et de commandement) de type Mistral, et pris une option pour deux autres. Tout cela rapporte de l'argent et des emplois et la France n'a plus vraiment les moyens de cracher dessus.

    L'UE pourrait même se couvrir de ridicule. La nécessaire unanimité européenne face à la Russie risque d'être difficile à trouver, au sommet de Bruxelles, jeudi. Londres tiendrait en effet un double langage sur l'Ukraine. Alors que David Cameron menace officiellement Vladimir Poutine de «conséquences économiques, politiques, diplomatiques et autres» (sic), la fuite d'une note confidentielle permet de douter de sa sincérité. On peut y lire que le Royaume-Uni «ne doit pas pour l'instant soutenir de sanctions commerciales contre la Russie ou lui bloquer la City». Le texte recommande également de «décourager» toute discussion de représailles militaires notamment à l'Otan. 

    Au sein de l'UE, les Allemands sont toujours ceux qui manifestent le plus de réticence lorsqu'il est question de sanctions à l'égard de Moscou. L'Allemagne est le premier exportateur vers la Russie. Et 35% du gaz et 35% du pétrole consommés en Allemagne viennent de Russie.

    Par ailleurs, François Heisbourg estime qu'il faut prendre Poutine au sérieux :

    Poutine est quelqu'un de relativement simple. Quand il parle, comme il vient de le faire, il faut le prendre au sérieux. Il ne faut pas partir du principe qu'il galèje. Quand il dit qu'il est prêt à intervenir en Ukraine ou en Crimée (ce qu'il a fait), je le prends très au sérieux. Poutine est tout sauf un fanfaron. C'est un type structuré et on le voit dans la façon dont il joue ses coups, y compris quand il les annonce."

    Michel Janva