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lobby - Page 2198

  • L'affaire Dekhar révèle les problèmes français

    Le Monde s'inquiète :

    "Etalés sur plusieurs jours, les événements ont suscité des centaines de réactions dans les discussions liées aux sites d'information. Beaucoup d'entre eux sont porteurs de messages qu'on peut lire de manière récurrente depuis plusieurs mois, d'habitude éparpillés au gré de l'actualité. Ces commentaires se sont ici cristallisés autour d'une affaire où se rejoignent le médiatique, le politique, le fonctionnement de la justice et les questions d'intégration dans la société française."

    Les médias :

    "cette défiance vis-à-vis des médias et de la parole institutionnelle a ressurgi fortement depuis mercredi soir, lorsque l'arrestation d'Abdelhakim Dekhar est annoncée, et que les premiers détails s'accumulent sur son identité et ses antécédents. Sont entre autres pointées les "incohérences" entre le premier signalement diffusé par le procureur de Paris au moment de la traque ("un homme de type européen âgé de 35 à 45 ans, d'une taille de 1,70 m à 1,80 m aux cheveux poivre et sel"). Plusieurs soupçonnent très rapidement des "mensonges d'Etat relayés par les médias"."

    L'immigration :

    "Le nom d'Abdelhakim Dekhar et son origine algérienne ont immédiatement fait réagir quelques personnes ironisant sur "l'appartenance à la France" de l'individu"

    L'extrême gauche :

    "Ces remarques, très partisanes et militantes, s'appuient souvent sur un parallèle avec l'affaire Clément Méric, jeune antifasciste mort le 5 juin après une altercation avec des skinheads, ce qui avait conduit à la dissolution de plusieurs groupuscules d'extrême droite. Des événements qui ont marqué et structuré la défense des militants proches de cette dernière, notamment lorsque l'enquête a montré que les responsabilités dans le déclenchement de la rixe étaient loin d'être claires. L'arrestation de Dekhar a ravivé de fortes critiques contre les milieux d'extrême gauche, que le tireur présumé fréquentait dans les années 1990."

    Le justice :

    "Derrière ces avis se cache le plus souvent une critique classique, lorsqu'un récidiviste est impliqué dans une nouvelle affaire, sur le laxisme de la justice."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • L’UOIF appelle les musulmans à s’inscrire sur les listes électorales “avant qu’il ne soit trop tard” [vidéo]

    PARIS (NOVOpress) – Le communautarisme musulman n’est plus un fantasme mais bel et bien une réalité. Pour preuve, cette vidéo où Hassan Iquioussen, membre de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), et imam de la mosquée d’Escaudain dans le Nord, appelle les jeunes musulmans à s’inscrire sur les listes électorales.

    Et ce au nom d’une conception particulière de la laïcité : « L’avenir n’est pas toujours glorieux pour les citoyens de confession musulmane aujourd’hui qui sont stigmatisés en permanence par certains politiques qui sont sans foi ni loi, qui trahissent les principes de notre République ».

    http://fr.novopress.info/

  • La ferme adhésion aux principes non-négociables n’est pas une utopie naïve

    Le député italien Luca Volontè est interrogé sur Le Rouge & Le Noir. Extrait :

    L"Je n’aime pas l’idée de sécularisation, pas même celle qui définit l’époque actuelle de « post-moderne ». Ce sont des concepts rétrogrades ! Nous devons être clairs, beaucoup de faits nous disent clairement que nous sommes à l’aube d’une nouvelle vague des barbaries. Comment pourrait-on expliquer autrement les décisions sur l’euthanasie infantile et pour les personnes âgées, la pédophilie légalisée, l’exaltation de l’idéologie totalitaire du Gender, l’esclavage oppressif imposé pas les spéculateurs financiers, le nouveau colonialisme occidental et le nouvel esclavage des peuples entiers sur femmes « en location » et les odieux trafics d’organes humains ?

    Face à cette nouvelle barbarie il est indispensable que les chrétiens se mettent en jeu, qu’ils aient le courage de l’engagement public de la vie sainte. Tout ça selon deux manières, l’engagement direct dans les institutions et celui de la « politique antipolitique » suggéré par l’expérience de Vaclav Havel et des ex pays communistes.

    Est-il possible d’être chrétien et homme politique ? Pourquoi ne devrait-ce pas être possible ? S’il est possible d’être esclaves du Gender ou du socialisme ou du nouveau conservatisme, alors il est possible aussi d’être pleinement chrétiens et protagonistes dans la vie politique institutionnelle. L’exemple du Serviteur de Dieu Robert Schuman devrait être médité en France. Mais on pourrait faire beaucoup d’autres exemples. Le chrétien veut la sainteté parce qu’il est pleinement heureux et sûr de la bonté de sa vie, et ce faisant il a le devoir de proposer aux autres la même rencontre avec Jésus-Christ qui a changé sa vie. Donc sa ferme adhésion aux « principes non-négociables » n’est pas une utopie naïve, mais c’est une proposition convaincante et riche de sens et de compétence au service du bien commun de la cité. Chacun peut et doit choisir de vivre sa propre expérience politique dans un parti chrétien ou dans un autre parti modéré. Le lieu de l’engagement est secondaire, ce qui est important, c’est la conscience de la tâche que nous avons devant nous. Nous voulons changer le monde actuel, proposer une expérience qui ravive la société et la démocratie, donc nous savons qu’il y aura la barbarie, le préjugé et la dérision comme opposés. Nous sommes une minorité créative et combative, maintenant c’est l’heure de reprendre notre place."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Pourquoi tant de haine ? Gollnisch dans le collimateur des extrémistes

     

    C’est sa  capacité à appeler un  chat un chat,  à parler clairement, sans langue de bois ou de coton qui est aux yeux des Français un des charmes et des grands  atouts du Front National. Un devoir de vérité qui nous commande, par exemple, de nous féliciter de l’accord sur le nucléaire iranien conclu cette fin de semaine a Genève,  entre Téhéran et les pays négociateurs,  malgré le jeu trouble joué par Laurent Fabius lors de ces négociations. En échange d’une neutralisation par l’Iran de ses stocks d’uranium enrichi à 20 %, de l’ arrêt de  l’enrichissement de son uranium au-dessus de 5 % et de l’installation de nouvelles centrifugeuses,  les membres permanents du Conseil de sécurité et l’Allemagne, ne lui  imposeront pas  de nouvelles sanctions  dans les six prochains mois.

    Le  gouvernement iranien s’est félicité de ce  que le programme d’enrichissement d’uranium iranien, son «  droit à la technologie nucléaire »,  un « droit inaliénable »,   ait  été reconnu par les grandes puissances. A contrario, et  les craintes israéliennes peuvent aussi  être entendues et comprises,  le premier ministre de l’Etat hébreu  a dénoncé   une « erreur historique » (des occidentaux) . Le cabinet de  Benjamin Netanyahou  avait déjà évoqué plus tôt  un « mauvais accord, qui offre ce que l’Iran voulait : la levée partielle des sanctions et le maintien d’une partie essentielle de son programme nucléaire ».

    De son côté,  Naftali Bennett,  ministre de l’économie  israélien  et dirigeant du parti d’extrême droite  religieux Foyer juif défendant la colonisation des terres arabes, a assuré qu’Israël n’était « pas engagé par l’accord de Genève ». Pas engagé non plus à l’évidence   par les résolutions  de l’ONU.

    Pour ne pas influer négativement sur les débats en cours sur le nucléaire iranien,  Benjamin Netanyahou avait provisoirement mis sous le boisseau,  le 13 novembre,  un projet de colonisation record portant sur plus de 20 000 logements de colons israéliens. Un  projet de construction porté  par un autre dirigeant d’extrême droite  du Foyer juif,  le ministre du Logement  Uri Ariel.  Colonies « illégitimes » selon  le secrétaire d’Etat des Etats-Unis John Kerry,  colonisation  condamnée plus mollement (ce n’est pas étonnant) par François Hollande lors de son récent voyage en Israël -voir l’article  publié sur le site de l’AEMN.

    Pour se venger de cet accord genevois vécu comme une trahison des occidentaux,  les autorités  israéliennes ont d’ores et déjà autorisé hier   la construction de 829 logements dans plusieurs colonies de Cisjordanie  -« Judée-Samarie » selon la terminologie plus fréquemment utilisée par certains Israéliens .

    Bruno Gollnisch a toujours défendu des positions mesurées  sur le conflit  israélo-palestinien. Il  souhaite, comme beaucoup,  l’existence d’un Etat d’Israël vivant  en paix  dans des  frontières sûres et reconnues et bien évidemment des droits symétriques pour le peuple palestinien.

    Il pourrait donc sembler étonnant  qu’il soit l’objet d’attaques virulentes et récurrentes de certains sites communautaires, si les sites en question n’étaient pas le véhicule d’une idéologie extrémiste et/ou de  simples paravents ou prolongements d’officines ou de partis antinationaux. 

     La dernière charge anti-Gollnisch  en date intervient au détour de  de la pétition mise en ligne notamment  sur le site franco-israélien  JSSnews,  réclamant que  la sénatrice UDI, Sylvie Goy-Chavent,  soit exclue de son parti. Il lui est reproché, au terme d’une campagne ultra-violente qui se poursuit depuis des mois,  de « véhiculer des poncifs antisémites ». Et ce,  au motif qu’elle s’est interrogée  sur la question de la  souffrance animale mais aussi  sur les enjeux financiers de l’abattage rituel  conforme à la loi mosaïque.

    L’élue centriste  demande au nom du droit à l’information et de la liberté de conscience, la mise en place d’un étiquetage « non stigmatisant ». Dans un entretien publié le 1er juillet dernier accordé au site WikiAgri, elle  prenait grand soin de se dire « aux antipodes  du FN ». Mais elle s’élevait contre le fait  que les «sommes (prélevées par le Consistoire  israélite lors de la vente de viande cashére NDLR ), entre autres, permettent à une communauté de soutenir la politique d´Israël. Moi je pense que le consommateur a le droit de manger un gigot sans pour autant, à son insu, financer la politique d´un autre pays que le sien». Menacée de mort  sur des sites extrémistes communautaires,  victime d’insultes racistes, Mme Goy-Chavent a porté plainte,  notamment contre JSSnews. 

    Les auteurs   de la pétition litigieuse  s’adressant aux responsables de l’UDI,   énoncent que «  Mme Goy-Chavent a été dénoncée avec vigueur par le Conseil des Communautés Juives de France et d´Ile de France, par le CRIF, par le Consistoire de Paris, par le Bureau National de Vigilance Contre l´Antisémitisme, par le B´nai B´rith, et par la quasi-totalité de la communauté juive de France» avant d’ajouter : « comment l´UDI peut-il maintenir sa confiance en une sénatrice qui dit tout haut ce que n´oserait même pas dire Bruno Gollnisch ou Jean-Luc Mélenchon ? ».

    Si l’amalgame  pratiqué ici entre M. Mélenchon  et Bruno Gollnisch ne manque pas de surprendre par son étrangeté, la volonté d’associer le nom du  député européen frontiste à un supposé  antisémitisme/antisionisme plus ou moins  rampant, larvé et avançant masqué, est franchement grotesque.

    Car en l’espèce,  la position défendue sur ce dossier de l’abattage rituel par Bruno Gollnisch est une  nouvelle fois mesurée et équilibrée. Il s’était  ainsi félicité dans un communiqué publié le 20 avril 2011,  de ce que la Commission de l’environnement du  Parlement européen, «lors du vote de son rapport sur l’étiquetage alimentaire », « ait adopté un amendement », « voté par les députés du FN ». Ledit amendement,  contre lequel «des députés de l’UMP » avaient mené « une pitoyable campagne », imposait en effet « d’indiquer sur les emballages de viande si l’animal avait été abattu sans étourdissement ».

     « Il ne s’agit pas d’interdire l’abattage rituel, précisait Bruno mais bel et bien de permettre au consommateur de choisir en toute connaissance de cause, de la même manière qu’avec l’indication des lieux de provenance de la viande, ils peuvent choisir d’acheter des produits locaux. »

    « Il ne s’agit pas non plus d’interdire à ceux qui y tiennent de manger casher ou hallal, mais de permettre à ceux qui ne le veulent pas de ne pas acheter à leur insu un produit conforme à des convictions religieuses qu’ils ne partagent pas et abattus selon des procédés qu’ils réprouvent. Or, on sait qu’en France, selon les espèces, entre 28 et 62 % des bêtes sont abattues selon un rite religieux, bien plus que les besoins des communautés concernées. »

    Mais c’était sans compter sur la vigilance de certains censeurs. Ainsi   quelques semaines plus tard, en juillet 2011, Bruno Gollnisch  déplorait  à l’occasion du vote du Rapport Sommer  que cet amendement sur l’étiquetage alimentaire  évoqué plus haut,  « miraculeusement adopté », «se soit transformé  en possibilité de commencer à réfléchir à l’éventualité d’une étude sur le sujet dans plusieurs  années».

     Bref « les défenseurs des animaux, les laïcs, agnostiques, chrétiens et indifférents continueront donc de consommer en toute opacité de la viande produite de manière ultra-excédentaire  selon des pratiques qu’ils réprouvent, récusent, ou, tout simplement, ne veulent pas soutenir… ». Mais depuis quand l’avis de la majorité des Européens, de l’Europe réelle,  est elle vraiment  prise en compte par les Bruxellois ? Les extrémistes, à l’évidence, sont rarement   ceux désignés comme tels par l’idéologie dominante. 

    http://www.gollnisch.com/2013/11/26/pourquoi-tant-de-haine-gollnisch-dans-le-collimateur-des-extremistes/

  • Rapport Estrela : LMPT dénonce un passage en force

    Communiqué LMPT :

    "La Manif Pour Tous dénonce une tentative de passage en force de la commission « Droits de la femme et égalité des genres » du Parlement européen en faveur du Gender et de la PMA pour les couples de femmes.

    Renvoyé en commission le 22 octobre dernier après un vote en séance plénière, le rapport Estrela fait un retour en force brutal demain au Parlement européen. C’est pourtant le même texte qui sera proposé au vote des députés membres de la commission «Droits de la femme et égalité des genres. » Et un vote en séance plénière est même envisagé dès le mois de décembre. Une situation scandaleuse que dénonce La Manif Pour Tous qui s’était fortement mobilisée avec succès en obtenant, à la surprise générale, le renvoi en commission du texte. De très nombreux sympathisants de La Manif Pour Tous avaient en effet écrit à leurs députés pour les sensibiliser aux dangers de ce texte. Cette proposition de résolution entendait et entend toujours promouvoir, au nom du principe de non-discrimination, « la procréation pour tous » (& 84) en permettant « aux femmes célibataires et lesbiennes de bénéficier de traitements de fertilité et de services de procréation médicalement assistée » (& 8). A l’évidence, dans le cas d’une célibataire ou d’un couple de femmes, il ne s’agit pas d’un problème de stérilité !

    Pour la Manif Pour Tous, les mots d’ordre sont clairs :

    • Priorité au respect du droit de l’enfant à avoir un père et une mère !
    • Non à la fabrication d’enfants délibérément privés de leur ère !
    • Non au mensonge sur la conception de l’enfant !

    Parce que cette proposition de résolution entend imposer partout en Europe la fabrication d’enfants délibérément privés de père, l’enseignement obligatoire de l’idéologie du genre à l’école et réduire les parents à un rôle de simple « protagoniste » dans l’éducation de leurs enfants alors même que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme reconnaît qu’ils en sont les premiers éducateurs, La Manif Pour Tous invite ses sympathisants à se manifester auprès des députés européens pour leur faire part des raisons de leur opposition à ce texte."

  • L'antiracisme et son couplet islamiste

    Le 7e couplet de la vraie-fausse bande originale du film "La Marche" (qui se veut un hommage à la "Marche des beurs" de 1983) fait tousser les rédactions :

    "D't'façon y a pas plus ringard que le raciste / Ces théoristes veulent faire taire l'islam / Quel est le vrai danger : le terrorisme ou le taylorisme ? / Les miens se lèvent tôt, j'ai vu mes potos taffer / Je réclame un autodafé pour ces chiens de 'Charlie Hebdo.'"

    Ce n'est pas le 3e "vers" mais le dernier qui gêne le plus les journalistes. Le directeur de Charlie Hebdo se dit effaré :

    "J'aimerais simplement que la production m'explique le rapport entre une marche antiraciste et fraternelle en 1983 et un chant religieux communautariste qui appelle à brûler un journal satirique antiraciste en 2013".

    Et de fustiger "l'extrême-droite musulmane" (sic). Le producteur du film s'explique comme il peut :

    "J'ai apporté mon soutien à cette chanson qui n'a jamais été prévue pour la BO du film. J'ai prêté des éléments sonores du film qui ont été intégrés à la chanson et j'ai donné mon accord pour que la typographie de la pochette et de l'affiche du film soit la même. Je n'avais pas à valider les paroles."

    Nulle part ne sont posées les questions qui fâchent :

    • Comment se fait-il qu'une dizaine de rappeurs renommés prenne la peine de composer une chanson, dont le titre est similaire à celui du film, sans obtenir que celle-ci figure dans la bande originale ?
    • Comment une production peut-elle apporter un tel soutien à la composition d'une chanson qui n'est pas destinée à faire partie de sa bande originale ?
    • A supposer que le producteur dise vrai, quelle était donc la destination de cette chanson ?

    Serait-il envisageable qu'elle ait été écrite pour le fameux concert de rap que l'Elysée veut organiser pour rendre hommage à la Marche des beurs ?

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  • Manifestation LMPT à Nantes le 23 novembre : l’AF était au rendez-vous !

    Les bretons étaient à Nantes pour la défense de la famille... et l’Action Française aussi !

    Avec la première vente à la criée de l’AF2000 par les jeunes de l’AFE

    D’autres photos sur le blog de notre ami Soudarded

    nantes@actionfrancaise.net

    nantes.etudiants@actionfrancaise.net

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Manifestation-LMPT-a-Nantes-le-23

  • Depuis quelques années, la limitation de la liberté de conscience s’affirme

    De Guillaume Bernard dans Valeurs Actuelles :

    "Le Conseil constitutionnel a proclamé, le 23 novembre 1977, que la liberté de conscience était un principe fondamental reconnu par les lois de la République. Principe constitutionnel, elle s’enracine dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et l’alinéa 5 du Préambule de la Constitution de 1946. Or, les sages de la rue de Montpensier ont, ce 18 octobre, considéré qu’il n’était pas inconstitutionnel que le législateur n’ait pas prévu de clause de conscience permettant aux officiers d’état civil qui le souhaiteraient de s’abstenir de célébrer un “mariage” homosexuel. Il est vrai que, si la liberté de conscience est un principe général, l’objection de conscience — consistant dans le refus d’accomplir, au nom de convictions morales, certains actes juridiquement exigibles — n’est qu’exceptionnelle : elle doit être explicitement prévue par la loi. Ainsi, existe-t-il des clauses de conscience pour certaines professions (avocats) mais pas pour d’autres : les pharmaciens ne peuvent refuser de vendre, sauf rupture de stock, des produits abortifs ou contraceptifs.

    La position de la haute juridiction pourrait être compréhensible si le maire, à qui l’État confie la tâche de célébrer les mariages, était exclusivement l’un de ses agents. Or, il n’est officier d’état civil que parce qu’il est, d’abord, un élu local choisi en fonction de ses idées. Dans ces conditions, l’absence d’une clause de conscience est, à l’évidence, problématique. Pour s’assurer du bon fonctionnement du service public de l’état civil, le législateur pouvait prévoir que le préfet, en cas d’abstention du maire et de ses adjoints, désigne un fonctionnaire. Une telle disposition aurait permis de ne pas contraindre les élus municipaux (fermes dans leurs convictions…) soit à encourir des sanctions pénales, soit à devoir démissionner de leurs mandats pourtant confiés par les citoyens souverains.

    Depuis quelques années, la limitation de la liberté de conscience s’affirme. La loi du 4 juillet 2001 contraint le médecin qui ne veut pas pratiquer d’avortements à rediriger l’intéressée vers des praticiens réalisant de tels actes. En outre, même si le chef d’un service (public) d’obstétrique et de gynécologie ne veut pas faire lui-même d’IVG, il doit les rendre possibles. Quant au Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, il préconise la suppression de la clause de conscience spéciale permettant au personnel soignant de n’être jamais tenu de réaliser un avortement, sous prétexte qu’il existe une disposition générale du même type concernant tous les actes médicaux. Cette recommandation s’inscrit dans l’objectif visant à faire de l’IVG non plus une dérogation — la dépénalisation d’une infraction — mais un droitcréance opposable à la société, voire aux tiers.

    La protection de la liberté de conscience est très relative parce qu’elle s’inscrit dans un système juridique positiviste : est juste ce qui est légal. [...]"

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  • L’antiracisme, outil de domination

    Ex: http://www.minute-hebdo.fr
    L’antiracisme est un cache-sexe : celui d’une France officielle qui n’a d’autres moyens pour cacher ses reniements que le rideau de fumée. Entendons-nous bien : dénoncer  le dogme de l’antiracisme, ce n’est pas – à quelque degré que ce soit – vouloir habiliter le racisme, qui restera toujours une aberration. Mais sortir du manichéisme, c’est si compliqué pour un socialiste…
    La « semaine de la haine » est terminée. Le déferlement s’est tari… jusqu’aux prochains mots d’ordre. Toujours la mê­me « ferveur mimétique de no­tre presse pluraliste. On rivalise dans la colère grave » (Elisabeth Lévy, Les Maîtres censeurs). D’autant que je mettrais ma banane à couper (enfin, façon de parler…) que pas un de ces gueulards n’a lu l’article de « Minute ». Tous ont suivi la meute des cris et des lamenta­tions, qui s’auto-alimente de son pro­pre bruit. « Mimétisme médiatique et hyperémotion », résume Ignacio Ramonet.
    Quelle rigolade pourtant ! Car cet­te gamine, avec sa peau de banane à Angers, méritait une bonne fessée et peut-être ses parents aussi. Pas ce brouhaha de cœur de vierges effarouchées toujours prompt à rejouer l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Parce que, franchement, qui croit vraiment à une « résurgence » du racisme ? De l’antisémitisme, oui, mais de façon circonstanciée, et à cause de certaines franges radicales de l’islam. Mais sinon ?
    Le « transcendantal-coluchisme » se perpétue
    Qu’importe la réalité : voila vingt ans, trente ans même que la gauche en panne d’idées cherche son épouvantail pour se parer de toutes les vertus et faire oublier son ralliement au capital, cacher ses rangs désertés et toutes ses saloperies. Depuis qu’elle n’est plus marxiste, ni sociale, ni politique, la gauche est morale.
    Dès lors, cela fait trente ans que les télés, à la recherche de l’ennemi intérieur, furètent partout en France en quête du moindre crâne rasé pour effrayer la ménagère. Et qu’importe si le mouvement skin n’existe plus depuis plus de vingt ans ! Le vrai danger, c’est le fascisme qu’on vous dit. En France, oui, pays où il n’y eut jamais un seul mouvement fasciste, excepté des groupuscules juste avant la Deuxième Guerre mondiale et quel­ques bandes d’hurluberlus après qui ne perdurent qu’à travers de pauvres gamins déboussolés qui se font « la voix du système » en allant jusqu’à adopter le portrait robot du méchant, dressé par le système lui-même. Mais bref.
    Depuis Carpentras, les bidonnages et accusations risibles se succèdent, sui­vis des mêmes déclarations grandi­loquentes rejouant sans cesse la « mo­bilisation des potes » : quarante ans que « tous les enfoirés du monde se donnent la main » contre la misère, con­tre le sida, contre le mal lui-même, le Front national. Par shows télévisés successifs, la France d’en haut, celle qui ne paie pas d’impôts, celle qui se mo­que du petit franchouillard à longueur de journée s’offre une bonne con­science à grand renfort de larmes qui n’en finissent pas de couler : c’est le transcendantal-coluchisme que Fran­çois-Bernard Huyghes décrivait déjà… en 1987 dans son livre La Soft-idéologie.
    La « duperie consciente » érigée en système
    Quoi de neuf depuis ? La gauche gar­de une forme olympique : calibrée par le milliardaire BHL, trompée par le millionnaire DSK et incarnée par le triste Hollande, elle n’a d’autre choix que de ressortir les bonnes vieilles formules, aussi éculées soient-elles. Et les baudruches fleurissent : « Les digues ont sauté. La libération de la parole raciste a atteint un niveau d’abjection intolérable dans notre pays », annonce la Licra sur son site. Suivra immanquablement la sempiternelle manif pour toute la « France démocratique », électrisée à l’idée de ne pas manquer le rendez-vous avec l’histoire en s’engageant cou­rageusement contre le fascisme qui vient, cet ennemi intérieur qui n’a ni structure, ni journaux, ni leader, ni militant. Danger imaginaire et fan­­­tas­­mé, celui-ci permet toutes les mobilisations et… toutes les manipulations.
    La réalité rejoint le roman d’anticipation 1 984 d’Orwell. Quand Harlem Désir compare gravement la LMPT à une montée fasciste, personne n’est cen­sé rigoler. Lorsque les bonnets rou­ges sont annoncés être « récupérés par l’extrême droite », en attendant d’ê­tre traités eux-mêmes de fascistes, interdit de rire.
    La novlangue socialiste ne passera pas par nous !
    Aux annonces du loup, tout un « peuple de gauche », parfaitement formaté, répond présent. Voici qu’après « La guerre, c’est la paix » de Big Brother, vient « la tolérance, c’est l’intolérance » du Parti socialiste. C’est la « doublepensée » décrite par Orwell :
    « La doublepensée est le pouvoir de garder à l’esprit simultanément deux croyances contradictoires, et de les accepter toutes deux. […] La doublepensée se place au cœur même de l’Angsoc, puisque l’acte essentiel du Parti est la duperie consciente, tout en retenant la fermeté d’intention qui va de pair avec l’honnêteté véritable. Dire des mensonges délibérés tout en y croyant sincèrement, oublier tous les faits devenus gênants puis, lorsque c’est nécessaire, les tirer de l’oubli pour seulement le laps de temps utile, nier l’existence d’une réalité objective alors qu’on tient compte de la réalité qu’on nie, tout cela est d’une indispensable nécessité. »
    Dans La Révolte des élites (Climats, 1 996), le sociologue Christopher Lasch analysait cette duplicité des nou­velles élites : « Lorsqu’ils sont con­frontés à des résistances, ils révèlent la haine venimeuse qui ne se cache pas loin sous le masque souriant de la bienveillance bourgeoise. La moindre opposition fait oublier aux humanitaristes les vertus généreuses qu’ils prétendent défendre. Ils deviennent irritables, pharisiens, intolérants. Dans le feu de la controverse politique, ils jugent impossible de dissimuler leur mépris pour ceux qui refusent obstinément de voir la lumière – ceux qui ne sont pas dans le coup – dans le langage autosatisfait du prêt-à-penser politique. »
    Ou, pour dire encore autrement ce mépris, « ces gens-là […] ceux qui sont vaincus, du passé, déjà finis. Dévitalisés, desséchés », pour reprendre les mots de Christiane Taubira lors d’un homma­ge à Frantz Fanon, grand ami de la France, ce samedi 16 novembre 2013.
    La novlangue socialiste n’est pas un outil de pacification sociale. Elle s’af­firme plutôt comme un véritable moyen de contrainte tant elle sert à masquer une réalité de plus en plus vio­lente et que l’on n’ose plus dire. De la famille jusqu’au monde du travail, tout vient illustrer des rapports sociaux et humains de plus en plus dégradés, le tout couronné par une pa­role politique creuse, incapable de donner sens.
    Alors, l’interdiction de « Minute » – le rêve de Manuel – serait-elle un progrès ou le symptôme des griffes qui se resserrent ?
    Etienne Mouëdec http://euro-synergies.hautetfort.com/