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lobby - Page 2269

  • Le guépard ne lâche rien, Anne-Sophie et Christiane agents recruteurs du FN

    On prête au défunt roi du Maroc, Hassan II, d’avoir dit un jour que le déclin de son pays serait signé le jour ou s’y construirait des maisons de retraite. Il signifiait par là que cela serait le signe tangible du délitement des liens familiaux d’entraide et de solidarité, notamment entre les générations,  qui font aussi la force d’une nation, cette grande famille élargie…. Quelle aurait été sa réaction en apprenant que sur le modèle communautariste  anglo-saxon, un promoteur britannique a décidé de bâtir une maison de ce type dans un village de l’Aude, mais une résidence de luxe précise le prospectus ,« un oasis privée pour la communauté gay et lesbienne qui souhaite mener une vie active et saine dans le climat chaud, amical et sain du sud de la France ». Imaginons un seul instant la réaction des autorités morales progressistes si un promoteur basait demain sa publicité sur la réalisation d’ une résidence pour « hétérosexuels »  désirant vivre « une vie active et saine dans le climat chaud, amical et sain du sud de la France » Les mots n’auraient plus le même sens…

     Nous l’avons vu en début de semaine avec les réactions indignées du microcosme au passage d’Alain Delon  lundi dans l’émission  C a vous sur France cinq animée désormais par Anne-Sophie Lapix.

    Mme Lapix  était  surtout connue jusqu’alors pour la manière détestable avec laquelle elle recevait Marine Le Pen dans l’émission politique de Canal plus qu’elle animait. Une hargne dont le résultat fut surtout  de faire grimper  par réaction le taux d’adhésion au FN.  Cette fois elle a encaissé sans broncher les propos de la star sur le mariage homosexuel.

     Invité a préciser les propos qu’il avait déjà tenu dans le Figaro Magazine en août , Alain Delon a réaffirmé   qu’il n’avait « rien contre les gays qui se mettent ensemble » mais qu’il considérait l’homosexualité comme étant «contre-nature». « On ne va pas refaire le débat » (sic), s’est contentée de dire la délicate Anne-Sophie,  courageuse, mais pas téméraire…

     Le samouraï il est vrai se contrefout largement du politiquement correct, a tel point qu’il avait invité Jean-Marie Le Pen , les deux hommes se connaissent de longue date, lors de la cérémonie de remise de sa médaille des Arts et lettres…par Jack Lang ! Il insista tout particulièrement  pour que le président du FN soit alors de la fête.

     Dans une biographie qui lui fut consacrée il y a quelques années Delon enfonçait le clou: « Jean-Marie Le Pen est un ami disait-il. Il est dangereux pour la   faune politique parce qu’il est le seul à être sincère. Il dit  tout haut ce que beaucoup de gens pensent  tout bas, et que les hommes politiques  s’interdisent de dire  parce qu’ils sont trop démagogues ou trop trouillards.je vais vous le dire mais Le Pen, avec tous ses défauts et ses qualités, est peut être le seul qui aujourd’hui, pense d’abord aux intérêts de la France avant les siens propres »

     En 1999, à l’occasion des élections européennes, Jean-Marie Le Pen avait publié  ses « Lettres Françaises ouvertes » dont une notamment adressée à Alain Delon dans laquelle il rendait un bel hommage à la carrière exceptionnel d’un acteur hors norme. « Rares sont  ceux qui comme toi, comme Brigitte Bardot, comme Autant-Lara, comme Mathieu osent se dire encore fiers d’être français et osent défendre le génie de la France »

     «Ton indépendance farouche, Alain, ton côté je ne dois rien à personne et je vous emm…, ta vie en marge du show-biz et du prêt à penser conditionné, donne de toi l’image d’un homme libre »,  soulignait le Menhir.

     Une espèce en voie de disparition ? Pas si sûr et dans un article du Point consacré aux jeunes frontistes  mis en ligne sur le site de l’hebdomadaire,  le politologue  Jean-Marc Lech constate (se désole) de ce que la génération montante refuse justement le prêt–à-penser et revendique, défende  des valeurs traditionnelles.

      « Avant, les jeunes s’engageaient en réaction, pour des causes comme SOS Racisme ou les manifs contre Le Pen de 2002 . Mais avec la Manif pour tous a émergé une génération de droite qui milite pour une cause, le FN », souligne  M. Lech.

     Jeunes et moins jeunes qui ont été confortés dans leurs convictions par le passage hier de Christiane Taubira sur France2 dans l’émission de David Pujadas, Des paroles et des actes , largement consacrée à sa calamiteuse réforme pénale

     Un internaute commentant cette prestation  sur le site du Point a résumé l’opinion de beaucoup de téléspectateurs : Madame Taubira « s’apprête par son laxisme et son idéologie à élargir toutes les voies pour un transfert de voix de certains électeurs socialistes vers le FN. »

     « Hier soir, elle a montré son vrai visage, très orgueilleuse et pas agréable du tout avec ses interlocuteurs, elle s’est inscrite dans une stratégie d’évitement systématique, évoquant des invectives lorsque les questions devenaient précises. »

     Mais qui a dit que Mme Taubira état systématiquement laxiste ?  Dans une circulaire  du 23 juillet, publiée au bulletin officiel le 30 août, elle donne aux parquets des instructions sur la lutte contre l’homophobie.

     Le ministre de la Justice exige des procureurs de la République de« sensibiliser les associations d’aide aux victimes et les services d’enquête de leur ressort sur la question spécifique des violences et discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre ».

     Elle recommande ainsi  aux procureurs de « retenir systématiquement la circonstance aggravante de l’orientation sexuelle de la victime » et s’assurer « que les enquêteurs réunissent les éléments en ce sens ».

     Quant il s’agit de défendre son bout de gras clientéliste constate Bruno Gollnisch  Mme Taubira est capable de fermeté. Et tant pis si le Gaulois lambda ne rentre pas dans ses calculs…

    http://www.gollnisch.com/2013/09/06/guepard-lache-rien-anne-sophie-christiane-agents-recruteurs-du-fn/

  • Attaque chimique en Syrie : des rebelles de la Ghouta avouent l’avoir causée

    Des miliciens syriens dans la banlieue est de Damas dans la Ghouta orientale ont admis qu'ils étaient responsables de l'incident d'armes chimiques de la semaine dernière, imputé par les puissances occidentales aux forces de Bachar Al-Assad.

    Ces aveux ont été faits pour la correspondante de l’agence américaine Associated Press au Moyen Orient, Dale Gavlak, dont la crédibilité est impressionnante. Elle a aussi travaillé pour National Public Radio (NPR) et écrit des articles pour la BBC News.

    Elle assure que des miliciens syriens lui ont rapporté que l’accident a été causé en raison d’une mauvaise manipulation des armes chimiques qui leur avaient été fournies par l'Arabie saoudite. "Dans de nombreux entretiens avec des médecins, des résidents de la Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles,... beaucoup affirment que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l'intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de la perpétration de l'attentat au gaz (mortel)," ajoute Gavlak.

    Les rebelles dévoilent aussi pour Gavlak qu'ils n'ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques ou même informés de ce qu'ils étaient. Il semble que les armes étaient initialement censées être données au front al-Nosra, une émanation d’al-Qaïda.

    «Nous étions très curieux au sujet de ces armes. Malheureusement, certains des combattants les ont manipulées de façon inappropriée déclenchant les explosions », assure un chef de milice nommé J., sous le couvert de l’anonymat. Il rapporte aussi que « les miliciens du front al-Nosra ne coopèrent pas avec les autres rebelles, sauf dans les combats sur le terrain. Ils ne partagent pas les informations secrètes. Ils ont simplement utilisé des rebelles ordinaires pour transporter et utiliser ce matériel ».

    Ces conclusions sont reprises par un autre combattant nommé «K», qui dit Gavlak : «Ils ne nous ont pas dit comment manier ces armes ou comment les utiliser. Nous ne savions pas que c’étaient des armes chimiques. Nous n'avions jamais imaginé qu'ils s’agissait d’armes chimiques ».

    Abou Abdel-Moneim, le père d'un rebelle de l'opposition, a également dit à Gavlak : «Mon fils est venu me voir il y a deux semaines, demandant ce que je pensais des armes qu'il avait été invité à réaliser», les décrivant comme ayant une structure en forme de tube, tandis que d'autres se présentaient sous forme d’énormes bouteilles de gaz.

    Révélant que le milicien saoudien qui a fourni les armes est connu sous le sobriquet Abou Ayesha, Abdel- Moneim assure aussi que les armes ont explosé à l'intérieur d'un tunnel, tuant 12 rebelles dont son fils.

    Dans son article, Gavlak assure aussi que plus d'une douzaine de rebelles interrogés ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien.

    Le site sur lequel l’histoire est apparue à l’origine est Mint Press , une organisation médiatique légitime fondée dans le Minnesota. Il est signalé sur ce site que l’article a été rédigé avec la collaboration de Yahya Ababneh, un freelancer journaliste jordanien qui écrit pour Amman net, Saraya news, Gerasa News et autre.

    Le site rappelle que le rôle présumé de l'Arabie saoudite dans la fourniture d’armes chimiques aux rebelles n'a rien d’une surprise, étant donné les révélations faites plus tôt cette semaine que les Saoudiens ont menacé la Russie d’attaques terroristes aux Jeux Olympiques d'hiver à Sotchi l'an prochain, à moins qu'ils abandonnent soutien le président syrien . " Je peux vous donner une garantie pour protéger les Jeux olympiques d'hiver de l'année prochaine. Les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par nous, " aurait dit le prince Bandar au président russe Vladimir Poutine, rapporte The Telegraph.

    Quant au site Infowar qui a repris l’article, il a indiqué que l’agence Associated Press l’a contacté pour confirmer que Dave Gavlak est correspondante chez elle mais que son histoire n'a pas été publié sous sa bannière.

    Source

    http://www.oragesdacier.info/2013/09/attaque-chimique-en-syrie-des-rebelles.html

  • Frigide Barjot vs La Manif pour Tous

    Suite aux attaques à répétition de Frigide Barjot à l'encontre de LMPT et à ses tentatives de créer la zizanie, et suite à une tentative de conciliation hier soir qui a échoué, LMPT communique :

    "Frigide Barjot avait annoncé en direct à la télévision, le 26 mai dernier, que « La Manif Pour Tous a fait son temps », au moment même où des centaines de milliers de personnes manifestaient pour dire NON à la loi Taubira. Elle ne s’est pas rendue, par ailleurs, aux invitations ultérieures de La Manif Pour Tous (Conseil d’administration et Assemblée générale de l’association, proposition de rencontre informelle « au vert » au cours de la 2e quinzaine d’août). Une discussion a simplement eu lieu ce jeudi 5 septembre, dans un climat de confiance et de franchise.

    Nous constatons que des points de convergences importants existent entre La Manif Pour Tous et L’Avenir Pour Tous (mouvement fondé par Frigide Barjot fin mai 2013), en particulier le refus de l’ouverture de la PMA aux couples de même sexe et de la légalisation des mères porteuses.

    Nous constatons également des points de divergences significatifs dans les nouvelles prises de position publiques et médiatiques de Frigide Barjot. Outre sa volonté répétée de promouvoir une union civile pour les couples de même sexe – pourtant écartée lors du débat parlementaire et qui n’est pas d’actualité compte tenu de l’absence de tout dialogue et du mépris affiché par le gouvernement –, elle se disait favorable à l’adoption simple et déterminée à garantir les droits pour les couples de personnes de même sexe à l’éducation des enfants ou « homo-éducation. » Ces interventions marquent ainsi une rupture avec le positionnement de La Manif Pour Tous depuis son lancement il y a près d’un an.

    La Manif Pour Tous regrette par ailleurs les critiques injustifiées dont elle a été la cible de la part de Frigide Barjot au cours de l’été, dans la presse ou sur les réseaux sociaux. La Manif Pour Tous précise notamment que son ancienne porte-parole, Frigide Barjot, n’a jamais été « virée », contrairement à ce qu’elle a pu affirmer, mais qu’elle a librement décidé de poursuivre son action en dehors de La Manif Pour Tous et ce, dès le 26 mai. La Manif Pour Tous regrette d’ailleurs aussi les critiques de Frigide Barjot sur le mouvement des Veilleurs auquel La Manif Pour Tous renouvelle toute sa sympathie et son soutien.

    La Manif Pour Tous, qui n’a pas changé dans ses objectifs et messages depuis sa création, continue et continuera à se mobiliser contre la loi Taubira, dont elle demande toujours l’abrogation, contre son fondement qu’est le concept du genre, contre ses conséquences logiques - l’ouverture de la PMA aux couples de même sexe, la légalisation des mères porteuses - et contre l’absence de reconnaissance de l’objection de conscience pour les officiers d’état civil forcés de célébrer des mariages Taubira.

    La Manif Pour Tous rappelle que le mariage ne peut être conclu qu’entre un homme et une femme. Elle réaffirme, en rappelant qu’elle condamne toute forme d’homophobie, qu’un enfant ne peut qu’être reconnu issu d’un homme et d’une femme et que, dans la mesure du possible, il a le droit d’être élevé par un père et une mère (Convention internationale des droits de l’enfant). Il ne peut être délibérément privé de père ou de mère, de racines familiales, ni d’altérité sexuelle dans son éducation.

    La Manif Pour Tous est profondément reconnaissante à Frigide Barjot pour l’immense travail qu’elle a réalisé et le rôle qu’elle a joué pour contribuer à l’émergence d’un grand mouvement, aux côtés des autres initiateurs, porte-parole, volontaires et sympathisants de La Manif Pour Tous. Unis dans leur diversité, ils poursuivent tous ensemble leur action commune au service de l’homme, de la femme, de l’enfant, de la famille et du bien commun.

    Au regard des points de convergences importants qui existent, nous proposerons volontiers à Frigide Barjot de s’associer aux événements de mobilisation que La Manif Pour Tous organisera dans le futur contre les projets contraires au bien commun tels que, par exemple, celui de l’ouverture de la PMA aux couples de même sexe."

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Non, Robespierre n’était pas un aimable tendron !

    Malgré son passé de collaborateur à L’Humanité, j’aime beaucoup monsieur Cardoze. Sa plume est alerte, vivace, parfois primesautière mais toujours bien guidée par un français de bonne souche aquitaine. C’est aussi un historien érudit (ils ne le sont pas tous), et je lui ai largement pardonné une erreur de jeunesse après la lecture de son livre sur Jeanne d’Arc...

    ...où il nous livre un beau poème de Christine de Pisan, écrit du vivant de Jeanne.

    En revanche, et après avoir grandement apprécié son évocation d’Olympe de Gouges dans sa dernière livraison « Ça se bouscule au portillon du Panthéon », j’ai sursauté en lisant ce qu’il dit de Robespierre. Je le cite : « Ce pauvre Robespierre mérite mieux, par exemple, que la haine commode dont il fait l’objet souvent (c’est plus commode de lui mettre tout sur le dos et d’en faire le précurseur de Staline. Quelle blague ! [...]). »

    Paul Véglio - La suite sur Boulevard Voltaire

    http://www.actionfrancaise.net

  • Quelle hypocrisie ! par Alain de CHARENTE

    La communauté internationale s'est émue d'apprendre que dans le conflit qui oppose pro et anti Assad, des armes chimiques ont été utilisées contre une population innocente et désarmée puisque bien entendu il a été décidé d'office que le responsable de ce massacre était forcément le dirigeant Syrien.
    Avec pour « preuve » des images largement diffusées et présentées comme étant irréfutables pour accuser le pouvoir en place, mais qui ne convaincront cependant que les plus naïfs, car insuffisantes pour attribuer sans risque d'erreur une quelconque responsabilité, certains ayant bien compris que la guerre par l'image, même fabriquée de toute pièce, peut être autrement plus efficace que des échanges de tir pour convaincre les plus crédules, ceux qui ne demandent qu'à se laisser berner par la propagande.....
    La France par la voix de son chef des armées, notre « Rambo » national a donc décidé de « punir » le responsable de cette attaque chimique en engageant notre pays dans une guerre de représailles pour sanctionner cet acte « inqualifiable » que la France et les États-Unis ont défini comme étant une « ligne rouge » qui aura été franchie par le président Syrien, acte répréhensible qui ne peut rester sans réponse.....
    Devant cette attitude va-t-en-guerre précipitée, basée sur des éléments dont il est possible de mettre en doute l'objectivité, deux questions se posent qui d'ailleurs n'ont pas été abordées par les médias complices qui ont déjà désigné et condamné l'agresseur :
    1)  Dans le groupe « d'experts » dépêchés par l'ONU pour établir la responsabilité de l'utilisation d'armes chimiques, y avait-il des Chinois, des Russes, des Iraniens..., bref, les alliés de la Syrie de Bachar !...
    2)  Si il devait être formellement prouvé que c'est finalement l'opposition au régime qui a utilisé ces armes, le président Français aurait-il eu la même réaction émotionnelle et larmoyante et aurait-il décidé de bombarder les positions tenues par les rebelles afin de les « punir »......., la réponse est bien entendu NON puisque à l'évidence, il faut que le coupable soit obligatoirement Bachar-El-Assad qui est le méchant loup, les opposants au régime étant de paisibles agneaux en route vers l'abattoir…..
    Mais, pour en revenir à l'utilisation de ces armes dites « chimiques », il faut en déduire que pour supprimer son adversaire en respectant une bienséance de bon aloi, admise et autorisée, il est possible de le cribler de balles de kalachnikov, de le déchiqueter à l'aide de roquettes, de le carboniser au lance-flammes, de l'égorger à l'arme blanche, de le démembrer, de l'éviscérer, de le pendre, de l'écarteler, de le découper en rondelles..., mais surtout pas de l'éliminer via un gaz neurotoxique car ça, c'est formellement prohibé et la preuve d'un manque d'élégance caractérisé car non reconnu dans l'art de la guerre telle qu'elle est conçue dans les salons feutrés des cabinets ministériels... Il y a donc là une incontestable hypocrisie qui ne semble pas chagriner outre mesure ceux qui s'en  rendent complices…..
    C'est vraiment prendre les gens du pays France pour des imbéciles que de laisser croire que l'utilisation d'armes chimiques serait le seul motif de notre implication dans cette guerre, alors que ce conflit ne nous concerne en rien, qu'il s'agit d'un pays souverain, indépendant, qu'il doit être assez grand pour régler seul ses problèmes de cohabitation, et que, au pire, si engagement d'une force armée il devait y avoir, ce devrait être exclusivement dans le cadre d'une résolution du conseil de sécurité de l'ONU, chaque État membre étant dûment mandaté sur la base d'un consensus ultra majoritaire, ce qui est loin d'être le cas…..
    Que les États-Unis souhaitent s'accoquiner avec les opposants au pouvoir en place est bien sûr compréhensible car un engagement militaire en Syrie servira d'écran de fumée et d'alibi pour dissimuler le véritable objectif des Américains qui est de bombarder l'Iran, ce qui deviendra possible et légitimé lorsque Téhéran en réponse aux frappes occidentales sur Damas prendra parti et soutiendra militairement Bachar El Assad, mais par contre, la position de la France reste incompréhensible et irraisonnée car nous le savons, notre pays a choisi une fois de plus de se ranger du côté de la rébellion au système en place, malgré que l'on sache pertinemment que si le président Syrien doit être éliminé, ce sont les religieux musulmans fondamentalistes, intégristes, radicaux, hostiles à l'Occident qui prendront la direction du pays pour le ramener vers le moyen-âge et créer toutes les conditions pour qu'une guerre civile, ethnique et religieuse s'installe durablement dans toute cette région et s'étende comme une tache d'huile aux pays voisins avec le risque quasi-certain d'un embrasement généralisé même au-delà du proche et moyen orient…..
    Il est ahurissant de constater que malgré des précédents pourtant récents qui auraient dû amener à une plus grande réflexion et surtout beaucoup moins de précipitation, avec le résultat calamiteux et même catastrophique du bilan des « Printemps Arabes » qui ont fait long feu, nos dirigeants, qu'il s'agisse de l'actuel ou de celui qui l'a précédé, persistent et signent pour éradiquer toute présence laïque et moderne dans cette région au profit de régimes intégristes, obscurantistes, pires encore que ceux qu'ils ont évincés.....
    http://www.francepresseinfos.com/2013/09/quelle-hypocrisie-par-alain-de-charente.html#more

  • Les points faibles d'une intervention en Syrie

    Du sénateur Bruno Retailleau :

    "« Terribles sont les points faibles de la force » écrivait le poète polonais Stanislaw Jerzy Lec. Des mots qui sonnent comme un avertissement alors que la France, presque deux ans après la fin de l’opération militaire en Lybie, est de nouveau confrontée à la question du  recours à la force dans cet « Orient compliqué » que nous aimons autant qu’il nous inquiète.

    Des points faibles, l’usage de la force en Syrie n’en manque pas.

    Le premier, et non des moindres, c’est le droit. Parce que la preuve est la condition préalable à toute sanction, rien ne doit être décidé avant les conclusions des inspecteurs de l’ONU. Après la désastreuse aventure irakienne, ce principe de présomption est un principe de précaution : on ne déclenche pas une opération sans certitude absolue. S’il est avéré que le gouvernement syrien a délibérément utilisé l’arme chimique contre son peuple – ce qui n’a rien d’impossible au regard de la nature et des agissements du régime sanguinaire de Damas – la communauté internationale doit naturellement réagir, mais dans le cadre de l’ONU. Car c’est ce cadre que nous avons choisi pour assurer ou restaurer, y compris par la force, la sécurité des peuples et la paix du monde. C’est également dans ce cadre que les solutions politiques doivent être trouvées, dans un dialogue constant avec les puissances aux intérêts parfois différents des nôtres. Avons-nous épuisé toutes les voies de la diplomatie avec la Russie ? La question est d’autant plus légitime que la réunion du G20 à Saint Pétersbourg, est une véritable opportunité pour enrayer la crise syrienne avec le concourt du Kremlin. Parce que la Russie est un acteur incontournable sur le dossier syrien, le Gouvernement Français doit donner toutes ses chances à la négociation plutôt qu’à l’intervention.

    Le second point faible d’un usage de la force en Syrie, c’est l’efficacité. En 1998, Bill Clinton avait fait tirer des missiles de croisière sur des cibles en Afghanistan et au Soudan pour affaiblir les groupes terroristes islamistes, puis en Irak suite au refus de Saddam Hussein de se conformer  aux résolutions de l’ONU sur le programme d’armement irakien. Ces opérations n’ont rien empêché : ni le développement d’Al Qaeda en Afghanistan et au Soudan, ni le déclenchement de la troisième guerre du Golfe quelques années plus tard, avec les résultats que nous connaissons. La vérité, c’est qu’ajouter des armes aux armes ne constitue pas, en soi, une solution efficace et pérenne. Pire, le recours à la force armée peut être contre-productif, en radicalisant les opinions et en alimentant le discours de tous ceux qui espèrent un « choc de civilisations ».[lire la suite]"

    http://www.lesalonbeige.blogs.com/

  • Le Bon, Maurras et notre impayable éducation républicaine

    Il faut en finir avec la plus sournoise
    mais la plus odieuse oppression
    intellectuelle qui ait pesé sur un pays.

    Charles Maurras

    Quand un personnage l’exaspérait, Bernanos disait qu’il était impayable (par exemple « l’impayable tzigane » pour Esterhazy). Je trouve que le terme convient très bien à notre éducation nationale soviétiforme (mais au moins l’Armée Rouge était respectée !) qui est à la fois impayable par ses résultats et impayable par le prix de revient de ses services : premier budget de l’Etat pour 30 % de chômeurs chez les jeunes et 80 % d’exilés chez les élites jeunes diplômées ! Tout le monde ne sait pas jouer aux cartes comme le fils Fabius pour s’acheter un loft à sept millions !

    Consolons-nous : les merveilleux résultats de notre éducation républicaine, avec son chômage de masse, son inefficacité cyclique et sa prodigieuse propagande humanistique, ont toujours inspiré les bons esprits depuis les lois Ferry. Naguère puissance prestigieuse et mimétique, avec il est vrai une vocation (comme disaient Nietzsche ou Bainville) surtout aristocratique, la France est devenue une puissance de second ordre au milieu du siècle passé avant de sombrer dans le ridicule de nos jours.

    Je trouve ces bonnes affirmations dans la "Psychologie de l’Education" de notre cher et catastrophé Gustave Le Bon, auteur qui d’ailleurs était devenu la référence du président Théodore Roosevelt :

    « On trouverait en France des milliers de personnes capables de reconnaître l’état lamentable de notre enseignement, mais je doute qu’il en existe dix aptes à formuler un projet utile de réformes universitaires. »

    Le Bon a une bonne et rassurante vision des choses puisqu’il sait que la France républicaine est et restera incurable :

    « Il faut donc se résigner à subir l’Université. Elle restera une grande fabrique d’inutiles, de déclassés et de révoltés jusqu’au jour, probablement fort lointain, où le public suffisamment éclairé et comprenant tous les ravages qu’elle exerce et la décadence dont elle est cause, s’en détournera définitivement ou la brisera sans pitié. »

    Comme disaient les bons vieux Shadocks de mon enfance en 1972, quand il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème !

    A l’époque déjà de son livre, publié avec les années 1890, l’Allemagne fait l’admiration de tous les bons esprits par son éducation professionnelle, sa maîtrise de la civilisation industrielle et son faible chômage des jeunes. En voici les raisons :

    « En Allemagne, nous l’avons dit, il y a des établissements spéciaux pour chaque genre d’enseignement, gymnases, réal-gymnases, écoles réales, écoles techniques ; rien n’est mêlé et chaque genre d’enseignement a ses sanctions et débouchés propres ; c’est là le secret du succès des Allemands. En France, au contraire, on veut ouvrir toutes les carrières à tous, en dépit des différences d’instruction et d’éducation, par conséquent de capacité générale. »

    Voilà pour l’aspect technique. Mais il y a aussi l’aspect politique. On peut ici citer Maurras et son beau texte de 1926, "l’Ecole laïque contre la France" (laïcité, que de bêtises on commet en ton nom !). Maurras présente ainsi sa philosophie :

    « Mais l’école laïque a supprimé le catéchisme. Elle l’a remplacé. Elle a substitué au catéchisme le manuel de morale laïque. Elle a substitué à la morale catholique ce stoïcisme germanique de Rousseau et de Kant, qu’il est bien permis d’appeler le dégoût solide et durable de toute raison, l’écoeurement fondamental de toute intelligence claire et de tout esprit bien constitué, le haut-le-coeur essentiel du simple bon sens. »

    Comme s’il annonçait Chevènement et son sauvageon, Maurras décrit les effets de notre belle éducation sur les esprits et les manières :

    « Au total, une fois sur dix, éducation pervertie, neuf fois sur dix, néant d’éducation, d’où il résulte que le "petit sauvage" demeure inéduqué et qu’il se produit un formidable développement de criminalité dans l’enfance et dans la jeunesse. De là, un prodigieux abêtissement. »

    Maurras, qui passe pour un homme d’ordre est surtout un défenseur de la liberté traditionnelle des anciens régimes, quand les CRS ne tapaient pas sur les mères de famille. Cela le rend éternellement moderne.

    « Tout le régime d’enseignement désigné sous le nom de laïcité représente un système complet d’embrigadement et de domestication des intelligences et des consciences populaires. Hors du peuple, dans les classes aisées, moyennes et supérieures, il y a des voies ouvertes toutes grandes pour échapper à cette trituration administrative des cervelles et des coeurs selon le procédé de Rousseau et de Kant qu’imposa la bande des huguenots sectaires et des kantistes bismarckiens qui entouraient Jules Ferry vers 1880 ! »

    Comme s’il avait vu un de nos beaux ministres se pointer inspiré en tablier maçonnique, Maurras décrit très bien l’arrière-cour idéologique de la cour d’école inefficace et anarchique :

    « Ce régime, cet Etat, est un régime de théocratie ou de sacristie, tous les mots d’ordre secret y sont d’ordre religieux et une dogmatique implicite y est imposée à ses adhérents de coeur et d’esprit, à ceux, qui ont véritablement reçu l’initiation aux derniers mystères, ou qui doivent voir, comme ils disent, la lumière du trente-troisième appartement. »

    Le gauchisme, comme on ne dit pas encore, est déjà caricatural dans notre éducation ; et notre auteur de rappeler très bien les faits suivants et de poser la grande question :

    « Si, comme on le prétend, sur 150 000 instituteurs publics, il y en a 15 000 de communistes, n’ayant de patrie qu’à Moscou, c’est tout d’abord un grand malheur dont il faut demander compte au mode de formation de ces fonctionnaires publics. Comment s’y est-on pris pour qu’une élite populaire chargée d’enseigner au peuple l’Etat et la Nation, se soit ainsi tournée contre l’Etat et contre la Nation ? »

    Comme tout honnête homme qui se respecte, Maurras défend les contribuables, associés ou pas. Car pourquoi accepter de financer une telle gabegie ?

    « Mais ces ennemis de la communauté n’auraient pas été fabriqués au nom de l’Etat, organe central de la communauté : les contribuables qui n’aiment pas l’anarchie n’y auraient pas été de leur poche. »

    Maurras fait déjà un bilan qui n’est pas rassurant. Mais Bis repetita placent.

    « Et cette école a donné les affreux résultats dont témoignent : 1° l’état d’esprit d’une forte minorité d’instituteurs socialistes et communistes ; 2° le développement de la criminalité ; 3° la baisse de la natalité et tous les fléaux publics dont ce pauvre Hervé tient le registre plaintif après les avoir aggravés, jadis et naguère, tant qu’il a pu. »

    Comme on sait la baisse de la natalité a été brillamment compensée, et par qui de droit, à Issy (les Moulineaux) ou ailleurs ! Enfin Maurras, comme Cochin, rappelle l’essentiel : la démocratie moderne est une couverture, un prétexte pour quelques-uns, pour notre élite hostile qui s’est arrogée le droit de refaire l’humanité à son goût (ou à son dégoût) :

    « Mais on pourrait négliger ce fait, d’ailleurs patent, que cette école est une très mauvaise école. Du point de vue de la justice, il suffit pour condamner cette école que, enseignant la doctrine de quelques-uns, elle soit payée par tous et obligatoire pour tous, en particulier pour ceux qui n’ont aucun moyen de se défendre contre ses inventions, ses conjectures, ses frénésies et ses fanatismes. »

    Et le reste est littérature.

    On peut lire tout Maurras ou presque sur le site exceptionnel <maurras.net>, très bien réalisé par des fidèles de l’immortel maître de Martigues...

    Et l’on peut lire du Gustave Le Bon sur l’excellent - et très ouvert politiquement - site universitaire québécois <uqac.uquebec.ca>.

    Et n’oublions sur <youtube.com> les non moins immortels Shadocks !

    Nicolas Bonnal http://www.france-courtoise.info/?p=1493#suite