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Manifestation pour dire NON à la guerre en Syrie - Strasbourg -14/09/13
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IMMIGRATION = ISLAMISATION, par Pieter KERSTENS
Les récentes déclarations du Pape François à Lampedusa ne sont pas faites pour nous rassurer. Depuis quelques années le Proche Orient et le Maghreb sont le théâtre de troubles sanglants et l’engagement des pays occidentaux aux côtés des islamistes n’ont pas arrangé les choses.
Que ce soit en Égypte, en Tunisie, en Lybie et en Syrie, le chaos et la misère ont remplacé des régimes autoritaires certes, mais qui avaient leur place à l’ONU, étaient reconnus par la communauté internationale et garantissaient la paix civile chez eux.
Pourquoi Saddam Hussein a-t-il été pendu suite à une parodie de procès ?
Pourquoi Ben Ali et Hosni Moubarak ont-ils été destitué ?
Pourquoi Mouammar Kadhafi a-t-il été assassiné ? Pourquoi Bachar Al Assad doit-il disparaître ?... Et on peut aussi se poser des questions quant à l’avenir du Maroc, de l’Algérie ou du Liban.
En se mêlant de ce qui ne les regarde pas, les pays de l’OTAN ont ouvert la boîte de Pandore. Pire, Obama, Cameron et Sarkozy ont tracé un boulevard aux bouchers sunnites et aux janissaires wahhabites, recrutés, entrainés, armés et payés par le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Émirats, les USA, la Grande Bretagne et la France pour instaurer la « démocratie » par le fer et par le feu.
Ceux qui prétendent être aux avant-postes de la lutte contre l’islamisation en apportant leur soutien à Israël se trompent lourdement et aggravent encore leur aveuglement en applaudissant à la mort de Kadhafi ou aux défaites de l’armée syrienne de Bachar Al Assad : ce n’est pas en allant à Yad Vashem que l’on va résoudre les émeutes à Trappes, à Birmingham, à Oslo, à Berlin, à Bruxelles ou à Athènes.
Parce que l’islam (la soumission à Dieu) impose le Coran et c’est la loi coranique (charia) qui fixe les 5 devoirs fondamentaux à chaque musulman : la chahada, le salat, le ramadan, le hadj et la zakat. La charia n’est pas dissociable du Coran, c’est un ensemble. Voilà pourquoi l’Islam est incompatible avec la démocratie et que cette évidence est niée par les tarés qui nous gouvernent.
Les guerres civiles (et religieuses) qui vont se propager le long du bassin méditerranéen pourraient déclencher un raz-de-marée de millions d’immigrés vers l’Europe, car la génération arabe d’Internet et de Twitter, cette frange nourrit au Mac Do et biberonnant au Coca, habillée façon Benetton et chaussée Nike, ne supportera pas les contraintes imposées par les ulémas et les mollahs.
Que nos dirigeants prennent garde ! Partout en Europe existent des quartiers noyautés par des mouvements sectaires qui veulent nous imposer leurs us et coutumes (nourriture halal, ramadan, tchador, babouches, niqabs, burqas etc., etc.) ; quartiers sensibles prompts à s’enflammer pour une cause qui n’est pas la nôtre, pour une religion moyenâgeuse, pour une civilisation ennemie de nos peuples. Chez nous, les risques de guérillas urbaines existent et il est urgent de faire taire les gourous de l’immigration à outrance, sous prétextes de souffrance humaine ou de réfugiés politiques…
Dans l’état de délabrement de notre économie et de nos finances, « nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde » depuis longtemps.
En effet, les médias nous parlent de nos dettes publiques monstrueuses qui handicaperont nos enfants et nos petits enfants bien au-delà de 2063. Il est donc impératif de contrôler l’usage de chaque euro issu de nos impôts et des multiples taxes, et se pencher sur des dépenses magnanimes, des annulations de dettes, des dons vers des destinations lointaines ou encore pour des étrangers qui viennent se faire soigner dans nos hôpitaux sans débourser un euro !
Et ne parlons pas du scandale de l’hébergement en hôtel des hors-la-loi qui arrivent chez nous tous les jours, sans prévenir ni réserver… !
http://www.francepresseinfos.com/2013/09/immigration-islamisation-par-pieter.html#more -
L'homme qui a créé les Femen estime qu'elles ne sont que des "salo..."
Une poignée de Femen est à Venise pour promouvoir le documentaire "Ukraine is not a brothel".Deux des dirigeantes du mouvement ont confié en conférence de presse avoir fui l'Ukraine et être "heureuses d'être dans un endroit sûr aujourd'hui." "C'était nécessaire parce que la politique et les services secrets ukrainiens nous attaquaient durement. Maintenant, notre siège est à Paris et nous avons dix autres endroits où nous sommes présentes à travers le monde."Que des jolies filles parce que ça fait vendre
Le documentaire présenté dans la journée à Venise a notamment révélé que le groupe féministe avait été fondé et contrôlé par un homme, Victor Svyatski. "C'est son mouvement", affirme la réalisatrice australienne Kitty Green. "Il est allé chercher les plus jolies filles parce qu'elles font vendre plus de papier. Les plus jolies filles ont droit à la première page. C'est devenu leur manière de faire pour vendre la marque."Le film prétend que Svyatski est celui qui a envoyé les Femen dans une mission terrifiante au Bélarus. Elles ont été arrêtées, humiliées, dépouillées et abandonnées dans la forêt près de la frontière ukrainienne.La réalisatrice dit avoir compris le rôle de cet homme "férocement intelligent" après avoir passé un an dans un petit appartement à Kiev avec quatre membres des Femen. "Une fois que j'étais dans le cercle intime, je ne pouvais pas ne pas le connaître. Il est Femen." Kitty Green affirme que Svyatski est "horrible avec les filles. Il leur crie dessus et les traite de 'salopes'"."Des salopes faibles"Svyatski a, dans un premier temps, refusé d'être filmé. Mais Kitty Green est arrivé à ses fins. Dans le documentaire, il dit: "Ces filles sont faibles. Elles n'ont aucune force de caractère. Elles n'ont même pas le désir d'être fortes. Elles sont soumises, elles manquent de ponctualité et de bien d'autres choses qui les empêchent de devenir des militantes politiques. Ce sont des qualités qu'il fallait leur enseigner." Il estime que son influence sur les Femen est "positive" même s'il admet avoir fondé le mouvement "pour avoir des filles".Une des militantes des Femen estime que la relation entre les filles et Svytaski ressemble au syndrome de Stockholm, qui veut que les otages ressentent de la sympathie pour leur ravisseur. "Nous sommes dépendantes psychologiquement de lui, même si nous savons que nous pourrions faire tout ça sans lui."http://www.oragesdacier.info/2013/09/lhomme-qui-cree-les-femen-estime.html
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Généralisation de la propagande à l'école en janvier 2014
Lu sur Gènéthique :
"En janvier prochain, de la grande section de maternelle au CM2, les élèves se verront imposer "un programme de lutte contre les stéréotypes sexistes dès l'école appelé 'ABCD de l'égalité' ". Mis en place par le gouvernement sous l'impulsion du ministère des droits des femmes, "l'ABCD de l'égalité" sera expérimenté dans dix académies, soit 600 classes au total, et une généralisation de cette expérimentation est déjà prévue, au printemps 2014.
Le programme sera adapté à l'âge et abordera la question des préjugés dans différentes matières telles que le sport, les sciences, les arts plastiques, le français ou encore l'histoire. L'objectif? "Sensibiliser les élèves aux représentations, aux rôles assignés aux filles et aux garçons [...] et aux limites que les enfants se fixent eux-mêmes, terreau des inégalités hommes-femmes".
Justifiant ce programme, Najat Vallaud-Belkacem, ministre du droit des femmes précise: "alors que l'école est censée être neutre dans le traitement des filles et des garçons, les études montrent que ce n'est pas le cas, en dépit de la bonne volonté des enseignants". Mais l'instauration d'un tel programme inquiète. Ainsi, Jean-Marie Andrès, un des responsable des Associations familiales catholiques (AFC) redoute " 'une démarche de déconstruction' des repères, notamment ceux transmis par les parents". Il estime que " 'les stéréotypes ont bon dos' et la vigilance doit être de mise devant ce type d'initiative"."
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La finance dérégulée nous condamne aux krachs
Pour l’économiste André Orléan, dans un univers boursier par essence spéculatif, la transparence ne sert à rien. Le seul moyen d’éviter les crises à répétition engendrées par les bulles est de définanciariser l’économie.
Un bureau grand comme un mouchoir de poche, grignoté par des piles de dossiers et des rayonnages de livres. Et un pupitre pour tout meuble, surplombé d’une affiche au titre ironique : Manifeste des “sagesses boursières”… jamais respectées.
Justement, les folies financières et les bulles de marché, André Orléan, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, les scrute et les dissèque depuis longtemps à la façon d’un biologiste. Apparemment, pour l’auteur de L’Empire de la valeur (Seuil) et de De l’euphorie à la panique (Editions Rue d’Ulm), la série des krachs entamée depuis une douzaine d’années risque de se poursuivre.
Mouvements erratiques des actions, chute de l’or, recul des marchés émergents, bulle sur quelques obligations d’Etat… Cette situation d’extrême nervosité sur tous les marchés – et non pas quelques-uns – est-elle inédite dans l’histoire?
Non. Dans les situations de forte incertitude, les investisseurs se replient fréquemment sur les actifs réputés sans risque, quitte à les faire mécaniquement monter au-delà du raisonnable. Aujourd’hui, majoritairement, ce sont quelques emprunts d’Etat, en l’occurrence ceux émis par l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et dans une certaine mesure la France, qui profitent de ce flight to quality alimenté par le déluge de liquidités que les banquiers centraux déversent sur les marchés financiers.
Cette situation est fort risquée. Plus la période est troublée, plus les marchés réagissent de façon binaire, rejetant tous les titres à l’exception des plus sûrs.
Cette absence de discrimination dans les risques n’est en rien une nouveauté. Déjà, en 1931, la faillite de la banque autrichienne Kreditanstalt provoqua une ruée… sur les banques allemandes. La question fut alors soulevée de savoir si les créanciers américains faisaient bien la différence entre l’Autriche et l’Allemagne. De même, en 1994, le krach des emprunts mexicains se propage à l’Argentine, dont l’économie est pourtant dans une situation très différente.
Ces phénomènes de contagion psychologique donnent aux actifs un “faux prix”, trop élevé pour les produits les plus sûrs, trop bas pour les autres. Franchement, l’emprunt italien est-il vraiment huit ou dix fois plus risqué que l’emprunt allemand, quand il y a cinq ans il fallait croire que ces deux pays se valaient sur les marchés ? “Le marché boursier est un vote et non une juste évaluation”, disait l’économiste Benjamin Graham.
Les marchés boursiers nous condamneraient alors à passer d’une bulle spéculative à l’autre, sans répit…
Les successions de bulles et de krachs depuis trente ans, mais plus particulièrement depuis 2000, sont la conséquence directe de la financiarisation et de la dérégulation. L’ère du capitalisme fordien (1945-1970), quant à lui, ne connaît ni crise bancaire ni crise financière : les marchés étaient moins puissants, plus régulés, et les banques finançaient directement l’économie.
La financiarisation de l’économie, qui commence au début des années 80, repose sur l’idée qu’en matière financière il faut laisser faire la concurrence. Or ce précepte fonctionne à peu près bien partout, sauf… en Bourse.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ce paradoxe ?
Sur les marchés ordinaires – ceux des automobiles, des chaises de bureau, des ordinateurs -, quand le prix augmente, la demande décroît. Par ce simple mécanisme, la libre-concurrence fait son oeuvre et réalise à peu près l’équilibre entre l’offre et la demande. Elle empêche que les prix montent à des niveaux absurdes. Or, sur les marchés financiers, la hausse des prix ne provoque pas nécessairement la fuite des capitaux.
Tout au contraire, un titre dont le prix augmente peut parfaitement attirer de nouveaux investisseurs, qui y voient le signe de hausses futures. C’est de cette manière que les bulles se forment. Sur les marchés des biens ordinaires, la logique est tout autre : la hausse des prix produit immédiatement des forces de rappel, parce que les consommateurs refuseront ces marchandises devenues trop chères.
L’univers très mimétique des marchés financiers produirait donc par nature des bulles et des krachs ?
Absolument. C’est inhérent à la finance dérégulée. Elle nous condamne à l’instabilité. D’ailleurs, quand les Néerlandais inventent les grands marchés, au XVIIe siècle, les bulles font immédiatement leur apparition, comme celle sur les bulbes de tulipe, en 1636 et 1637.
Mais pourtant, depuis la faillite de Lehman Brothers, de sommets du G20 en normes de Bâle, de déclarations du FMI en directives européennes, le pouvoir politique multiplie les tentatives pour réguler ce système incontrôlable…
Le problème, avec le diagnostic du G20, c’est qu’il entretient l’idée fausse selon laquelle les marchés financiers seraient la bonne solution pour allouer le capital à l’échelle planétaire. Pour le G20, la crise ne résulte pas des mécanismes financiers eux-mêmes, mais de l’opacité des produits. Il suffirait de rétablir la transparence et tout irait mieux. Erreur. La transparence ne va pas empêcher les bulles d’apparaître. Il n’est que de penser à la bulle Internet, qui a pu se développer dans la plus parfaite transparence des produits et des mécanismes. Celle-ci peut même, en rassurant les marchés, favoriser la spéculation.
Mais alors, que proposez-vous?
De définanciariser l’économie. Si on se place dans le court terme, nous aurions dû couper nettement les banques en deux, avec, d’un côté, les établissements de crédit qui distribuent des prêts et des produits d’épargne, et, de l’autre, les activités financières. Cela aurait été un premier pas. Nos sociétés n’ont pas encore pris toute la mesure des risques que la spéculation nous fait courir.
http://fortune.fdesouche.com/320505-la-finance-deregulee-nous-condamne-aux-krachs#more-320505
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L'Education nationale contribue à la falsification historique
Valeurs actuelles - 22/12/2011
Réponses de Jean Sévillia à un entretien sur les manipulations de l'histoire et les ravages de l'historiquement correct.
Toutes les époques sont-elles concernées par la falsification historique ?
Toutes les époques sont concernées, mais les raisons de ces maquillages varient selon les dominantes idéologiques. Pour faire court, l’histoire est instrumentalisée, en Occident, depuis les Lumières : encyclopédistes et philosophes tressent une légende noire de l’Église, dont ils combattent le pouvoir. Au XIXe siècle, le roman national, tel que l’enseigne l’école jusqu’aux années 1950, s’inscrit dans une veine républicaine qui glorifie la Révolution et caricature l’“Ancien Régime”. L’après-guerre est dominée, jusqu’à la fin des années 1960, par l’histoire marxiste, ce qui s’explique par l’hégémonie culturelle du Parti communiste.
Et par l’influence de l’école des Annales ?
À ceci près que Lucien Febvre et Marc Bloch, les fondateurs des Annales, étaient des hommes d’une très grande science, de grands historiens dont les travaux n’ont pas toujours été assimilés par ceux qui les diffusaient ensuite dans les établissements scolaires. Les Annales se sont démarxisées au fil du temps, et bon nombre d’historiens issus de cette école (Georges Duby, Emmanuel Le Roy Ladurie, François Furet, Jacques Le Goff…) sont revenus à une vision classique de l’histoire, parfois à la biographie, voire à l’“histoire-bataille”. Quoi qu’il en soit, le marxisme s’effondre dans les années 1980. Un autre paradigme lui est substitué – les droits de l’homme – , et c’est encore à l’aune de ce paradigme qu’on interprète le passé. C’est cela, l’“historiquement correct” : passer l’histoire au crible de l’idéologie du moment. Ce faisant, on commet un anachronisme préjudiciable à la connaissance historique.
Comment définiriez-vous l’idéologie dominante que vous évoquez ?
Elle relègue la nation dans les limbes de l’histoire, condamne les frontières, rejette tout enracinement géographique et spirituel. Elle fait l’apologie du nomadisme. Elle élève l’individu au rang de valeur sacrée et proclame son libre arbitre comme ultime référence. Est considéré comme juste celui qui respecte les droits de l’homme, comme injuste – donc immédiatement condamné – celui qui les viole. Alors que l’histoire est un domaine éminemment complexe, on cède à la facilité manichéenne (les bons et les méchants) et l’on procède à des réductions abusives en braquant le projecteur sur certains événements, au risque d’en laisser d’autres dans l’obscurité. Anachronisme, manichéisme, réductionnisme : ce sont les trois procédés de la falsification historique, qui sont beaucoup plus subtils que ce qui se faisait en Union soviétique…
Un exemple ?
La Première Guerre mondiale. On ne perçoit plus ce conflit qu’à travers la vie des combattants de base. Ce qu’ils ont vécu fut atroce, mais on insiste tant sur cet aspect qu’on oublie la dimension géopolitique de la guerre. Comme nous sommes attachés par-dessus tout à nos droits individuels, comme nous sommes dans un moment de concorde européenne, nous ne comprenons plus ce qui les animait, ni qu’ils aient largement consenti à ce sacrifice. Nous ne comprenons plus l’expression “faire son devoir”.
Plusieurs controverses ont éclaté sur des sujets de recherche historique, par exemple sur l’esclavage, après la parution d’un livre de l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau, les Traites négrières. Essai d’histoire globale (Gallimard). Est-ce aussi l’effet de l’historiquement correct ?
Absolument. En 2004, cet historien – dont l’ouvrage a reçu plusieurs prix – démontre que l’esclavage n’a pas été seulement le fait des Occidentaux. En 2005, il déclare, au détour d’un entretien à la presse, que « les traites négrières ne sont pas des génocides ». La condition des esclaves était certes atroce, mais l’intérêt des négriers n’était pas de les laisser mourir puisqu’ils tiraient profit de leur vente. Aussitôt, diverses associations lancent une procédure judiciaire et nourrissent une campagne si violente qu’elle provoque la réaction de nombreux historiens : un millier d’entre eux signeront un appel rappelant que l’histoire n’est ni une religion ni une morale, qu’elle ne doit pas s’écrire sous la dictée de la mémoire et qu’elle ne saurait être un objet juridique. C’est à cette occasion qu’est née l’association Liberté pour l’histoire, à l’époque présidée par René Rémond.
De nombreux historiens considèrent que le Parlement n’a pas à s’emparer de ces questions. Qu’en pensez-vous ?
Les lois mémorielles entretiennent une concurrence victimaire, indexée sur la tragédie que fut la Shoah. Elles ont aussi nourri des revendications d’ordre politique, de sorte qu’on peut craindre une instrumentalisation de l’histoire. Il est tout à fait légitime d’entretenir la mémoire des tragédies, de toutes les tragédies, mais la mémoire n’est pas toute l’histoire.
Autre polémique, celle qu’a provoquée le livre de Sylvain Gouguenheim, Aristote au mont Saint-Michel (Seuil), en 2008…
Agrégé d’histoire et docteur ès lettres, Sylvain Gouguenheim enseigne l’histoire médiévale à l’École normale supérieure de Lyon. Il souligne dans son livre que l’Occident médiéval n’a jamais été coupé de ses sources helléniques pour au moins trois raisons. Tout d’abord, il a toujours subsisté des îlots de culture grecque en Europe. Ensuite, les liens n’ont jamais été rompus entre le monde latin et l’Empire romain d’Orient. Enfin, c’est le plus souvent par des Arabes chrétiens que les penseurs de l’Antiquité grecque ont été traduits dans les régions passées sous la domination de l’islam. Conclusion : si la civilisation musulmane a contribué à la transmission du savoir antique, cette contribution n’a pas été exclusive ; elle a même été moindre que celle de la filière chrétienne. Ce livre a rapidement déclenché la mise en route d’une machine à exclure visant non seulement à discréditer son auteur comme historien, mais à l’interdire professionnellement !
Pourquoi ?
Parce qu’il est couramment admis que l’Occident n’aurait eu connaissance des textes antiques que par le truchement du monde islamique. L’essor de la culture occidentale ne pourrait donc pas s’expliquer sans l’intermédiation musulmane. Quiconque n’épouse pas cette thèse – enseignée dans les collèges – est voué aux gémonies. Il était naguère impossible de critiquer le communisme, il est aujourd’hui presque interdit d’évoquer l’islam. Il est quand même symptomatique que deux journaux français seulement – Valeurs actuelles et le Figaro Magazine – , aient parlé du livre de Christopher Caldwell, Une révolution sous nos yeux, qui explique que les populations musulmanes sont en train de redessiner l’avenir de l’Europe… Le système médiatique français reste politiquement très homogène.
Les programmes d’histoire n’échappent pas à la polémique. L’Éducation nationale est-elle à l’abri de la falsification historique ?
Je suis navré de le dire, mais l’Éducation nationale est au coeur de ce système. Les commissions des programmes sont constituées d’enseignants qui, pour beaucoup, sont inspirés par le “pédagogisme” ambiant, donc en accord avec l’idéologie dominante. Le retour à la chronologie est infime, l’histoire est toujours enseignée de façon thématique aux enfants. Qu’un agrégé d’histoire fasse du comparatisme entre les sociétés ou à travers les siècles est très intéressant, mais cela n’est guère adapté à des enfants qui n’ont ni les connaissances ni les repères chronologiques nécessaires. Le problème est d’autant plus important que le système scolaire français est très concentré.
Mais l’école de la République, celle d’Ernest Lavisse, diffusait elle aussi un message idéologique…
L’histoire républicaine était nationale. Parfois caricaturalement, mais cette approche avait au moins la vertu de donner aux enfants, qu’ils soient bretons ou provençaux, un patrimoine commun, presque un héritage spirituel. “Nos ancêtres les Gaulois”… Les choses étaient scientifiquement contestables, mais elles avaient un sens. L’histoire, telle qu’on l’enseigne aujourd’hui, sort de ce cadre national, car le credo politique actuel est de mettre à bas les nations. D’où le bannissement des grands hommes de notre histoire.
Comment expliquez-vous que la France doute à ce point d’elle-même ?
La nation française est une construction de l’État. Or, l’État a été dépossédé – démocratiquement, c’est vrai – des attributs de sa puissance. Au profit de quoi, de qui ? On ne sait pas très bien : de Bruxelles ? De Francfort ? La crise de la nation est évidemment liée à celle de l’État.,
Les choses peuvent-elles évoluer ?
Bien sûr. Les générations passent, les idéologies aussi. Mais ne me demandez pas de prédire l’avenir : nous avons assez à faire avec le passé !
Propos recueillis par Fabrice Madouas
http://www.jeansevillia.com/index.php?page=fiche_article&id=199 -
Syrie: un politologue de renom dénonce la propagande américaine
« Au lieu de cela nous nous engageons dans une propagande de masse ».
Polémia a transcrit une vidéo originale de 2 minutes 14 pour son site. Nos lecteurs trouveront donc le texte intégral de l’intervention de Zbigniew Brzezinski (*) qui s’est exprimé le 14 juin 2013 sur MSNBC. La veille entre 100 et 150 personnes auraient été tuées suite à l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Le président Obama déclarait alors qu’une « ligne rouge inacceptable avait été franchie » par le régime syrien de Bachar el-Assad.
Polémia
Au lieu de cela nous nous engageons dans une propagande de masse.
Ce qui a échoué également c’est la guerre en Irak qui reposait sur des hypothèses fausses. Elle a créé une situation très instable qui continue à se détériorer. L’intervention des Britanniques et de la France en Libye, avec notre soutien, n’a pas donné de résultat probant ; les Français et les Britanniques n’ont pas été efficaces.
Nous nous dirigeons aujourd’hui vers une situation quelque peu similaire en Syrie mais plus dangereuse. Du fait que la Syrie est interconnectée avec l’Iran, cela pourrait représenter un danger pour l’économie mondiale et toucher les intérêts du Japon, de la Chine.
Nous devrions établir une coalition internationale pour imposer une solution. Nous devrions sérieusement négocier avec la Chine et la Russie, ainsi qu’avec le Japon parce qu’il est influent. Même chose avec l’Inde, qui est de fait dépendante du pétrole pour son énergie. C’est ce genre d’action qui aurait une certaine efficacité.
Au lieu de cela nous nous engageons dans une propagande de masse, en parlant de guerre pour la démocratie. Qui se bat pour la démocratie là-bas ? Le Qatar ? L’Arabie Saoudite se bat pour la démocratie !?!
Ceci est une guerre sectaire menée avec une grande violence des deux côtés.
Et je répète : 93.000 personnes ont été tuées dans cette guerre civile ; elles n’ont pas été tuées uniquement par le régime syrien. Il y a deux bords dans ce conflit et aucun des deux ne mène les combats d’une façon sympathique. Le risque, c’est l’escalade, la perte totale de contrôle sur les événements, pas comme nous avions eu en Bosnie.
Par conséquent nous devons être plus stratégiques, plus déterminés et la direction doit être mieux orientée, sur toute l’échelle de décision, y compris le président et ses hauts conseillers en politique étrangère, et pas par les communiquants habituels.
Nous sommes encore dans le flou parce que nous ne savons même pas si ces incidents, qui ont tué 100 personnes ou 150 personnes, ont eu lieu avant ou après la déclaration d’Obama sur la « ligne rouge à ne pas franchir ». Pourquoi le président a-t-il créé cette ligne rouge ? Sur quelle base ? Quel concept stratégique le président a-t-il à l’esprit ?
Tout cela est déconcertant. Nous sommes face à une tragédie et notre manière d’agir est désordonnées. Le conflit peut s’étendre, incluant peut-être la Turquie qui connaît actuellement des troubles internes.
Zbigniew Brzezinski
Video oumma.com
14/06/2013
(*) Zbigniew Brzezinski a été notamment conseiller aux affaires étrangères du président américain Jimmy Carter de 1977 à 1981. (oumma.com)http://www.polemia.com/syrie-un-politologue-de-renom-denonce-la-propagande-americaine/
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L'islam refuse la liberté de conscience
Philippe d'Iribarne, directeur de recherches au CNRS, écrit dans Libération :
"[...] L’affirmation courante selon laquelle l’islam est une religion comme les autres s’accompagne d’un corollaire essentiel : il ne faut pas confondre le vrai islam avec des formes dévoyées, au mieux archaïques, étrangères à son vrai message (l’islam d’Al-Qaeda et du jihad, celui de l’enfermement des femmes et de la burqa). La distinction est sensée. Mais elle pose autant de problèmes qu’elle n’en résout.
Où est donc la frontière ? Ceux qui pourfendent l’islamophobie se gardent bien de s’aventurer sur ce terrain. C’est qu’ils se trouvent confrontés à un dilemme redoutable. Une option est d’offrir une vision restrictive d’un islam dévoyé. Sont alors incluses dans l’islam authentique les diverses manifestations d’un islamisme dit «modéré» : tout ce qui, terrorisme exclu, exprime le projet de construire une société régie par l’islam. On peut alors proclamer que c’est s’attaquer à l’islam même que de s’en prendre aux manifestations d’un tel projet. Mais si l’on adopte cette perspective, comment faire croire aux Français que l’islam est une religion comme les autres ? Le fait d’avoir vu l’islamisme «modéré» à l’œuvre, au cours de ces dernières années, chez les Frères musulmans, l’AKP turc, a bien montré que sa modération est toute verbale, en tout cas dès lors qu’il s’agit de respect des libertés. Regarder avec défiance l’islam ainsi conçu est donc sensé et n’a rien de discriminatoire. Or, si l’on se demande de quel islam la tenue islamique est le symbole, il est difficile de ne pas la rattacher à cette tendance. Une autre option, défendue par certains musulmans, est susceptible de rendre crédible aux yeux de la majorité des Français l’affirmation selon laquelle l’islam est une religion comme les autres. Elle implique d’inclure l’islamisme «modéré», avec ses symboles, parmi ses formes dévoyées. Mais alors, comment affirmer encore que ceux qui s’en prennent à cette conception particulière s’attaquent à l’islam en tant que tel ?
L’impression que peuvent avoir les Français de contradictions mal assumées, voire d’une sorte de double jeu, du côté des musulmans, concerne au premier chef ce qui touche à la liberté de conscience. Cette liberté n’est pas à l’honneur en terre d’islam, et pas seulement dans les pays où sévit un islam wahhabite pur et dur - on le voit bien dans la manière dont sont traités, dans les pays où l’islam domine, ceux qui échappent au ramadan. La déclaration islamique des droits de l’homme refuse la liberté de conscience. Alors, que penser de son invocation par les musulmans vivant en Occident, jusqu’à propos du port de la burqa ? Comment pourrait-on y voir l’expression d’une vraie conviction et pas simplement un usage opportuniste ? [...]"
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Naturalisations : 600.000 électeurs nouveaux pour le Parti socialiste
PARIS (NOVOpress via Kiosque Courtois) – « Ils sont en train de brader la France ! ». Nadine Morano, qui fut pourtant ministre d’un gouvernement particulièrement laxiste en matière d’immigration, n’a pas de mots assez forts pour fustiger l’explosion des naturalisations, en hausse de 14% en l’espace d’un an grâce à l’action zélée du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Lequel s’est félicité de ce « beau combat pour la France ».
Hollande, ne pouvant imposer le droit de vote des étrangers, se livre donc à une véritable entreprise de contournement. Est ainsi acté la quasi-disparition des critères de naturalisation, entre autre l’abrogation de l’obligation de détenir un CDI et la suppression des questionnaires de culture et de langue française. Le fait même d’avoir été clandestin, et donc d’avoir violé la loi française, n’est plus un obstacle à la naturalisation. 2013 s’annonce comme une année record avec un taux d’avis favorable des préfets qui passe de 40 à 61 %. Le chiffre record de 2012 de 100.000 immigrés naturalisés par voie réglementaire, en plus des 20.000 naturalisés par mariage, sera largement dépassé. Afin de saper les derniers îlots préfectoraux de résistances, la prochaine étape vise à harmoniser les pratiques de l’administration par la création de « plates‑formes régionales » pour l’instruction des dossiers.
Ce « grand remplacement », pour reprendre l’expression de Renaud Camus, n’est pas nouveau : déjà sous Sarkozy, l’ancienne majorité y avait largement contribué. Le 3 mai 2010, le quotidien Aujourd’hui en France écrivait : « Les naturalisations explosent à Paris où grâce à la récente simplification des démarches, le nombre des étrangers naturalisés a doublé par rapport au 1er trimestre 2009, soit une augmentation de 52 % ». Fin de citation. Diktat de l’oligarchie cosmopolite, ce phénomène se retrouve dans tous les pays européens. Ainsi en Italie, la ministre de l’intégration, Cécile Kyenge, d’origine congolaise a réaffirmé sa volonté de voir s’instaurer le droit du sol.
Cette course folle des politiques européens avait été théorisée un peu avant les élections présidentielles de 2012 par le cercle de pensée Terra Nova, proche du Parti socialiste. Selon ce dernier, le PS s’étant coupé de sa base sociologique ouvrière, c’est dans la masse des immigrés que se trouve pour les socialistes les nouveaux gisements de voix qui doivent les maintenir indéfiniment au pouvoir « La France des quartiers populaires [comprendre des quartiers ethniques] est massivement à gauche (…) la France de la diversité est aujourd’hui la composante la plus dynamique, tant électoralement que démographiquement, de la gauche en France. » (rapport de 2011). Entre 2002 et 2010, il y a eu environ 700.000 naturalisations en France, ce qui, selon Terra Nova, a arithmétiquement produit quelque 600.000 électeurs nouveaux pour le Parti socialiste.
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Le Grand Orient de France veut dicter ses lois à la société
Le nouveau grand-maître du Grand Orient de France déclare dans l'Express :
"Les grandes lois de la IIIe République ont été en moyenne préparées dix à quinze ans en amont par le GODF. Par exemple, la grande loi sur l'Ecole publique, laïque, gratuite et obligatoire de 1882 a été discutée dans les loges dès le début des années 1870. A cette époque, la Franc-maçonnerie est l'antichambre du monde de demain. Il faut aujourd'hui organiser notre réflexion collective afin de redevenir des anticipateurs. [...]
Quelle doit être la démocratie juste de demain? Nous vivons un moment de bascule, à la fin d'un modèle pensé après la guerre et aujourd'hui en crise. Comment donner un nouveau souffle de justice sociale? Cette réflexion ne viendra pas du Grand Maître à travers des déclarations tonitruantes."
Daniel Keller désigne ses ennemis :
"Les nationalismes en Europe, l'extrême droite en France, que l'on a inconsciemment banalisée. Ce sont des menaces, des dangers potentiels. Comme les intégrismes, ou certaines religions pareilles à un nouvel opium, un pansement à la crise."
A quand la séparation de la République et de la franc-maçonnerie ? Pas pour tout de suite visiblement.
En 1985, la Congrégation pour la doctrine de la foi expliquait pourquoi être catholique et franc-maçon est incompatible :
"[...] Il faut rappeler en premier lieu que la communauté des «maçons libres» et ses obligations morales se présentent comme un système progressif de symboles d’un caractère comportant un strict engagement. La discipline rigide de l’occulte qui y règne renforce par ailleurs le poids de l’interaction de signes et d’idées. Ce climat de secret comporte par dessus tout pour les inscrits le risque de devenirl ’instrument de stratégies qui leur demeurent inconnues.
Même si l’on affirme que le relativisme n’est pas assumé en tant que dogme, on propose cependant en réalité une conception symbolique relativiste et, ainsi, la valeur relativisante d’une telle communauté morale-rituelle, loin de pouvoir être éliminée, apparaît au contraire déterminante.
Dans un tel contexte, les diverses communautés religieuses auxquelles appartiennent chaque membre des Loges ne peuvent être considérées que comme de simples institutionnalisations d’une vérité plus vaste et insaisissable. La valeur de ces institutionnalisations apparaît donc comme inévitablement relative en regard de cette vérité plus vaste qui se manifeste au contraire plutôt dans la communauté de la bonne volonté, c’est-à-dire dans la fraternité maçonnique.
Toutefois, pour un chrétien catholique, il ne lui est pas possible de vivre sa relation avec Dieu de deux façons, c’est-à-dire en la scindant sous une forme humanitaire: supraconfessionnelle, et sous une forme interne: chrétienne. Il ne peut entretenir de relations de deux sortes avec Dieu, ni exprimer son rapport avec le Créateur par des formes symboliques de deux natures. Ceci représenterait quelque chose de totalement différent de cette collaboration, évidente pour lui, avec tous ceux qui sont engagés dans l’accomplissement du bien, même à partir de principes différents. D’autre part, un chrétien catholique ne peut pas, simultanément, participer à la pleine communion de la fraternité chrétienne et considérer son frère chrétien, par ailleurs, selon l’optique maçonnique, comme un «profane».
Même, comme on l’a déjà dit, s’il n’y avait pas obligation explicite de professer le relativisme en tant que doctrine, la force relativisante d’une telle fraternité, en raison de sa logique intrinsèque elle-même a cependant en soi la capacité de transformer la structure de l’acte de foi si radicalement qu’elle ne serait plus acceptable pour un chrétien «auquel sa foi est chère» (Léon XIII). [...]"